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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 06:56
 APRÈS LE BREXIT LA LUTTE CONTINUE [Communiqué du Collectif communiste POLEX]

Depuis sa naissance, l'Union européenne est une machine de guerre du capitalisme transnational contre les Nations d'Europe et la démocratie. Son rôle est d'imposer des politiques d'austérité, la destruction accélérée des conquêtes sociales et politiques des travailleurs (le projet de loi El Khomri n'en est qu'un exemple français), les privatisations, les délocalisations d'entreprises, etc., au seul profit des actionnaires par-delà les frontières et les volontés des peuples : c'est pourquoi notre première réaction est de nous réjouir de la giflé infligée par les travailleurs d'Angleterre aux partisans de l'Union européenne, banquiers, affairistes, politiciens de droite et de « gauche », journalistes à leur dévotion, etc. Ce chœur des pleureuses du capital ne mérite que notre mépris.

Oui, toutes les Nations, de part et d'autre de la Manche, comme dans les autres continents, ont le droit imprescriptible de décider sans ingérence extérieure de leurs lois, de leur politique économique, monétaire et sociale, de leur politique d'emploi et migratoire, etc. : cela se nomme la souveraineté nationale et la souveraineté populaire, que le Capitalisme actuel ne supporte plus, et qui ont toujours fait partie de l'idéal communiste.

C'est justement quand on oublie ces objectifs justifiés contre l'Union européenne, dans un discours opportuniste et irréaliste sur « une autre Europe possible de Gauche » que l'on laisse les partis d'extrême droite s'en emparer par démagogie, se prétendre défenseurs de la démocratie alors qu'ils rêvent de camps de concentration au service du Capital, et détourner en xénophobie et racisme le mécontentement des salariés.

Les mouvements sociaux du printemps français 2016 le prouvent, comme les luttes sociales et politiques qui se poursuivent en Angleterre, Espagne, Italie, Grèce, et ailleurs, sous des formes diverses : on peut imposer des défaites au Capitalisme et aux dirigeants des pays d'Europe à son service, à condition de mener ces luttes avec lucidité, sans les laisser détourner vers la xénophobie, meilleur allié du Capital.

 

Le Collectif communiste POLEX

Le 27 juin 2016

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 13:44
Communiqué de presse du 27 juin 2016 : Non coupables!

Le Mouvement de la Paix apporte son soutien aux militants de la campagne BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) qui sont convoqués de nouveau au tribunal correctionnel de Toulouse, le jeudi 30 juin 2016 prochain, « accusés » d’avoir participé à la distribution de tracts dans le cadre de la campagne BDS.

 

Ces militants sont mis en accusation pour avoir distribué des tracts appelant au boycott de produits israéliens. Il faut signaler que les produits exportés par Israël bénéficient d’exonérations de droits de douane, en vertu de l’accord d’association existant entre l’Union Européenne et Israël. Or cet accord devrait être suspendu car il suppose que le bénéficiaire respecte les droits humains, ce qui n’est pas le cas pour Israël ! Pire encore, certains de ces produits portent indûment la mention « origine Israël », alors qu’ils sont fabriqués dans les colonies, illégalement implantées sur le territoire de l’État de Palestine.

Quelle que soit l’opinion que l’on ait sur le boycott, des actions informant la population française sur cette situation ne peuvent en aucun cas être considérées comme une campagne contre le peuple israélien, encore moins qualifiées d’antisémites. Elles ont comme objectif la reconnaissance des droits du peuple palestinien et s’élèvent contre la politique du gouvernement d’Israël qui bafoue ouvertement le droit international en n’acceptant pas l’existence de l’État de Palestine et en refusant de se soumettre aux résolutions de l’ONU.

Aussi nous considérons comme une atteinte à la liberté d’expression toute condamnation de militants et militantes pour avoir mené des actions pacifiques d’appel au boycott de produits israéliens.

Le boycott est une modalité importante d’exercice de la liberté d’expression. Le TGI de Pontoise, dans une décision du 14 octobre 2010 avait d’ailleurs considéré que l’appel au boycott relevait d’une « critique pacifique de la politique d’un État et du libre jeu du débat politique qui se trouve au cœur même de la notion de société démocratique ». Que dès lors, l’appel citoyen au boycott « entre dans le cadre normal de la liberté d’expression, liberté à laquelle il faut accorder la plus haute importance » et s’ « analyse comme la manifestation d’une opinion et non comme une véritable incitation à une action discriminatoire » (TGI Pontoise, 14 octobre 2010, n°0915305065).

En droit international, une mesure de « boycott-sanction » à l’encontre d’un État peut d’ailleurs être menée dans certains cas, après autorisation du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Nous réitérons notre demande auprès du gouvernement pour que soit enfin abrogée la circulaire Alliot-Marie / Mercier.

Il est impensable que les militants mis en accusation ne soient pas purement et simplement relaxés. La justice française ne peut retenir les accusations portées contre eux dans notre pays où la liberté d’expression est de règle.

Le Mouvement de la Paix Saint-Ouen, le 27 juin 2016

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:59
Brexit : ouvrons le débat sur l'Europe [ Jean-Jacques Candelier, député communiste du Nord ]
 

Brexit

Déjouant tous les pronostics et les pressions de l’oligarchie, les britanniques ont voté massivement pour le Brexit ce 23 juin dans le referendum pour la sortie de l’UE.

La campagne a été marqué par un faux dilemme imposé par les partisans de l’austérité : soit rester dans l’UE néolibérale soit sortir par la droite pour une politique néolibérale en Grande-Bretagne.

Si le rejet de l’UE et de ses politiques est légitime tant il n’y a pas grand-chose à garder de cette Europe de l’austérité, les travailleurs britanniques peuvent craindre que les puissants se servent du Brexit pour accentuer les politiques thatchériennes dans le pays.  Cependant, l’Union Européenne n’est pas un rempart contre l’ultralibéralisme, bien au contraire. La priorité de l’Europe actuelle, c’est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Je ne m’y trompe pas. « L’économie de marché » et la « concurrence libre et non faussée » prescrites par l’Union Européenne sont des prétextes formidables pour permettre au patronat de comprimer les salaires et d’attaquer les services publics ainsi que la protection sociale.

Je suis également fortement attaché au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à exercer leur souveraineté. L’UE peut donc, à beaucoup d’égard, représenter une « prison des peuples ». Cela n’intéressait plus les britanniques.

Contre le piège d’une « sortie de droite » ou d’un « maintien de gauche » dans l’UE, proposons une « sortie de Gauche », pour pouvoir renationaliser les secteurs stratégiques de notre économie cassée, remettre le monde du travail au centre de la vie nationale, coopérer avec tous les pays de tous les continents et rouvrir à notre pays la voie de la coopération internationale.

La reconquête de la souveraineté britannique peut être un appel d’air pour tous les peuples d’Europe qui étouffent sous la poigne des traités supranationaux et néolibéraux de l’UE avec en prime, leur complément belliqueux obligé, l’appartenance à l’OTAN.

La campagne présidentielle et législative pour 2017 doit notamment être l’occasion d’un grand débat populaire sur l’Europe. Il n’y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l’Europe austéritaire.

Jean-jacques Candelier, député communiste du Nord

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 01:18

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Publié le par FSC

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Jeudi 23 juin, les salariés travailleurs et citoyens français se mobilisaient une nouvelle fois pour exiger le retrait du projet de loi travail El-Khomri, décalque des recommandations européennes de destruction du code du travail et des conventions collectives.

Jeudi 23 juin, les citoyens britanniques décidaient de quitter l’Union Européenne.

Un jour sombre certes pour l'oligarchie pas pour les peuples!

 

Le communiqué confédéral de la CGT faisant suite à cette dernière décision des Britanniques pose de sérieux problèmes.

 

Il impute le rejet britannique à la politique d'austérité et au dumping social détruisant la cohésion des peuples en même temps que leurs conquêtes sociales.

Ce qui est exact.

Pour aussitôt qualifier le choix des électeurs comme ouvrant « la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes ».

De toute évidence la campagne actuelle fortement distillée par les médias est destinée à masquer le fait que ce sont les quartiers populaires, les villes ouvrières et les banlieues délaissées, les régions entières désindustrialisées et à l’abandon qui ont massivement voté pour la sortie de l'Union.

Et de masquer qu'il s'agit comme pour nous en 2005 d'un vote de classe contre la politique et l'arrogance de l'oligarchie au pouvoir

En en appelant à une Europe sociale et à poursuivre ce combat avec la Confédération Européenne des Syndicats, la déclaration confédérale stigmatise en partie le choix populaire et renoue avec les illusions euro-constructives comme avec le mythe d'une Confédération Européenne des Syndicats au service des travailleurs et des luttes.

 

Quelle est la réalité de l'UE ?

 

La réalité, c'est qu'il existe de puissantes raisons de gauche et démocratiques de s'opposer à la construction européenne, de contester avec vigueur la remise en cause de la souveraineté des peuples et de leur choix comme cela est arrivé avec notre vote contre la constitution européenne en 2005 !

La réalité, c'est que la concurrence et le dumping sont dans l'ADN même des traités qui structurent cette construction depuis 1957.

Et tous les nouveaux traités et des centaines de directives imposent la privatisation des secteurs publics, la destruction des acquis sociaux et du droit du travail.

Et déjà s'étale la volonté de remettre en question le vote pourtant clair des Britanniques comme ils l'ont fait pour les irlandais !

Bonjour la démocratie !

L'UE est une construction pilotée par les grandes entreprises européennes et les puissances dominantes du continent, à commencer par l’Allemagne, contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Elle vise à construire un empire du capital fondé sur la mise en concurrence des travailleurs et leur éloignement des centres de décision par l'affaiblissement des cadres de souveraineté populaires et des États-nation pour une construction supranationale opaque et antidémocratique où milieux de la finance et de la politique croient pouvoir gouverner contre et à l'abri des peuples.

Ce qu'expliquait J.-C. Juncker, président de la commission de Bruxelles et intime des multinationales et des paradis fiscaux, à propos de la Grèce l'an dernier :

« Suggérer que tout va changer parce qu'il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c'est prendre un rêve pour la réalité, il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités de l'Union Européenne ».

Laisser miroiter contre toute évidence et toute expérience qu’une « Europe sociale » pourrait advenir dans le cadre des institutions de l’Union Européenne, c'est légitimer ces institutions de l’oligarchie économique et financière mondialisée tout en interdisant toute perspective progressiste à la majeure partie des classes populaires désespérées.

Et donc laisser le champ libre à une récupération politique par l'extrême droite des classes populaires légitimement révoltées!

 

La réalité de la Confédération Européenne des Syndicats

 

La CES, qui se présente pompeusement comme le syndicat européen est en réalité une émanation de l'UE, fondée et financée par elle. Dirigée par une bureaucratie qui contraint le syndicalisme au dialogue entre "partenaires sociaux" et à l'acceptation de la construction européenne.

D'ailleurs la CES valide toutes les politiques européennes depuis des décennies : de la casse des secteurs industriels ou des retraites au soutien à la BCE contre le peuple grec en passant par les privatisations et le soutien à la constitution européenne puis l'encouragement bruyant au traité de Lisbonne niant le NON de 2005 du peuple français.

La CES est depuis des mois absolument muette sur les luttes en France contre la Loi El Khomri (ou en Belgique!) comme elle le fut sur la question des retraites en 2003 ou en 2010. Et quand les travailleurs européens se battent au même moment, jamais la coordination des luttes n'est à l'ordre du jour.

Les marques de solidarité avec notre mouvement venant exclusivement des syndicats européens nationaux (FGTB notamment).

De fait, la CES est une véritable bureaucratie syndicale européenne, d'abord dévouée à l'institution !

 

Et maintenant ?

 

Alors que nous nous heurtons à des forces patronales et politiques qu'il nous faut combattre globalement, poursuivre et prolonger le remarquable combat contre la Loi El Khomri suppose la compréhension de l’ensemble des politiques publiques d’austérité et de contre réformes structurelles qui émanent toutes de la même matrice euro-atlantique.

Masquer cela constituerait un obstacle à la convergence des luttes autour de la défense du code du travail et au succès des luttes contre le projet de loi El-Khomri et son monde.

 

Depuis quelques mois, la CGT renouant avec ses traditions combatives a su redonner de la fierté à de nombreux militants en revenant à ses fondamentaux de lutte et en délaissant dans les faits le syndicalisme rassemblé avec une CFDT dont la direction est définitivement passée de l'autre côté de la barricade. Il faut prolonger cette évolution pour renforcer les luttes.

Les travailleurs ont besoin d'une CGT qui ne sème aucune illusion et qui agisse avec la plus grande résolution pour une alternative démocratique et sociale à l'impasse mortifère d'une Union au service exclusif du capital !

 

Le Front Syndical de Classe

25 juin 2016

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 23:25

Pour info : Nous avons cherché les déclarations de FO, de Solidaires, de la FSU à propos du Brexit.  Nous n'en avons trouvé aucune sur leurs sites respectifs.  C'est pourquoi nous ne publions que celle de la CGT.

L’urgence est à l’Europe sociale !

vendredi 24 juin 2016

Le Royaume-Uni a choisi majoritairement de quitter l’Union européenne. Plus d’un million de voix séparent les partisans du Retrait de ceux du Maintien dans un référendum qui a rassemblé plus de 72 % des inscrits, ce qui est un record.

Ce vote est avant tout le résultat d’une construction européenne fondée sur l’austérité et le dumping social.

Loin de contribuer à la cohésion des peuples européens, ces politiques ont entraîné une dégradation des conditions sociales, et des services publics, pesé sur les salaires et généralisé la précarité l’emploi. Elles ont ouvert en grand la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes.

La Cgt rappelle que l’urgence est à la construction d’une Europe fondée sur la solidarité, la démocratie, la coopération, l’égalité de traitement et le progrès social.

La Cgt poursuivra ses efforts au sein de la Confédération européenne des syndicats pour construire cette Europe sociale qu’appellent tous les peuples de leur vœu. Elle assure de son soutien la confédération des syndicats britanniques pour que les travailleurs britanniques ne fassent pas les frais du Brexit.

Elle appelle de rompre immédiatement avec les politiques d’austérité et à mobiliser les moyens et ressources européens pour lutter contre les inégalités et la précarité, augmenter les salaires et les minima sociaux, renforcer les services publics et réaliser les investissements publics comme nous le proposons avec la CES.

C’est pour lutter contre le dumping social que les peuples se mobilisent en Europe notamment en Grèce, en Belgique, en Espagne et bien sûr en France avec la mobilisation contre la loi travail.

La CGT avec six autres organisations syndicales, d’étudiants et de jeunes, appelle les salariés, les privés d’emploi et les retraités à poursuivre cette bataille pour le progrès social et à se mobiliser massivement lors de la prochaine journée d’actions du 28 juin.

Montreuil, le 24 juin 2016

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 02:10

Sur le blog de Liliane Held-Khawam

Brexit trillions.PNG

 

Une incompatibilité entre l’Humanité et le dieu argent ne cesse de se développer. Mais voilà que se développe simultanément une dangerosité systémique et sismique qui touche les  moindres recoins de la planète. Mondialisme oblige.

L’IMPONDERABLE a de nouveau frappé le casino!

L’impondérable est un phénomène  qui échappe à la logique, à la technologie et aux algorithmes les plus sophistiqués envoie régulièrement au tapis des spéculateurs mais aussi des prix Nobel (affaire LTCM en mémoire).  Il échappe donc totalement au calcul des risques des marchés spéculatifs.

Cet impondérable, intimement lié à la nature humaine, génère des situations imprévisibles qui ont coûté en 1 seul et unique jour 2’100’000’000$ à travers la planète! Soit 2,1 trillions de $.

Ces sommes folles perdues seraient dues à la spéculation erronée du casino. Celle-ci a probablement été faussée par la méconnaissance de la nature humaine.

Le casino est aussi tellement coupé de la réalité et du quotidien des gens qu’il a soit sous-estimé la vigueur potentielle d’une démocratie, soit surestimé les capacités de persuasion des dirigeants politiques, soit mal évalué l’échec du management de Bruxelles et ses satellites,…

Des chiffres hallucinants qui prouvent  la dangerosité du casino!!!

Ces 2,1 trillions partis en un seul jour  montrent à quel point la masse monétaire des banques centrales est loin de la réalité d’une monnaie largement créée par les banques commerciales…

La dangerosité du casino vient tout d’abord de sa taille, puis de sa volatilité. Pourquoi le Brexit devrait-il faire perdre une somme pareille à l’ensemble de la planète? En quoi l’existence de l’UE est si essentielle au casino planétaire? Curieux non?

Mais voici que les 400 plus riches du monde ont perdu 127 milliards de $ en 1 jour…

plus riches du monde

Les 15 familles britanniques les plus riches ont perdu 5,5 milliards de dollars en un jour

 

Sérieuses possibilités de devoir renflouer les marchés

Ces pertes démesurées qui sont à l’image du gigantisme du mondialisme et de la volatilité de son casino vont entraîner des conséquences potentielles:

  • Les banques centrales vont devoir renflouer sévèrement les marchés.
  • Il y a de fortes chances pour qu’il y ait sauvetage par les actionnaires (les Qataris qui ont fortement investi dans les banques européennes apprécieront certainement).
  • Les dépôts de tout un chacun peuvent être confisqués d’un jour à l’autre… En principe au-delà des 100’000 francs suisses…
  • L’argent des polices d’assurances peut disparaître avec.
  • L’argent des caisses de pension mis à rude épreuve avec les intérêts négatifs pourrait être sollicité.

Comme à chaque fois que l’impondérable frappe, l’argent public vole au secours du casino. Cette fois ne devrait pas être différente des précédentes. Le Bailout avait frappé dès 2008. Il s’agissait de renflouer les établissements  avec l’argent public.

Actuellement, les Etats sont lessivés et ne peuvent plus se porter garants de quoi que ce soit…

Restera donc à solliciter les actionnaires des établissements concernés, mais aussi  à confisquer les dépôts bancaires des particuliers, des fonds de pension, des assurances,… (1)

En revanche, les créances (crédits) d’un client restent dues même si ses dépôts ont été confisqués. Pas de compensation entre dépôts et crédits…

Lois et ordonnances sont fin prêtes…

Liliane Held-Khawam

A lire également: Les confiscations bancaires sont totalement anti-constitutionnelles, Liliane Held-Khawam

(1) Bail in est une opération de recapitalisation qui agit sur le bilan par:

  • la réduction des passifs dont les dépôts/avoirs
  • Le maintien des actifs dont les crédits

Sauf accord contraire, le client ne peut faire valoir une compensation entre ses dépôts et ses crédits.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 15:45

Jean Quatremer a bien rappelé la consigne du clergé bruxellois :

brexit-69

Extraits de l'article

"Ils demandent donc :

1- que l’article 50 soit activé au plus vite, dès le 28 juin

2- qu’AUCUN accord ne soit conclu avec le Royaume-Uni tant qu’un accord de retrait n’aura pas été conclu. Concrètement, cela signifierait que Londres se retrouverait complètement isolé du marché unique une fois dehors et jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord commercial, ce qui pourrait prendre plusieurs années. Le Parlement demande à être consulté à toutes les étapes des discussions et rappelle qu’il devra ratifier les compromis négociés. Bref, on la fout dehors, et on verra après – les intérêts de nos entreprises et nos emplois n’ont donc aucune importance pour ces fanatiques…

3- de « revoir l’organisation interne » du Parlement pour refléter le vote en faveur du Brexit. Une manière de dire que la suspension du droit de vote des élus britanniques doit être étudiée. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…

4- que le commissaire britannique soit mis en retrait et que son portefeuille (services financiers) soit donné à quelqu’un d’autre. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…

5- et, bien sûr, que soit “immédiatement relancé le projet européen” (2), via une révision des traités (11), en renforçant le coeur de l’Europe, et en prohibant toute forme de “solutions à la carte” (10) en se basant sur deux rapports déjà publiés visant à renforcer le caractère fédéral de l’Union (12)."

  • Et l'intégralité ci-dessous
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 16:09
Brexit : Une victoire pour la souveraineté populaire, une défaite pour l’axe UE-FMI-OTAN. [Communist Party of Britain]

du Communist party of Britain, 24 juin 2016. Lu sur Initiative communiste

Une victoire pour la souveraineté populaire, une défaite pour l’axe UE-FMI-OTAN.

CPB brexit communist party britainTraduction : Taki, pour www.initiative-communiste.fr journal du PRCF

Le résultat du référendum présente un coup énorme et potentiellement désorientant porté à la classe dominante capitaliste en Grande-Bretagne, ses politiciens stipendiés et ses alliés impérialistes dans l’UE, les États-Unis, le et l’OTAN.

Le peuple a parlé et la souveraineté populaire demande maintenant que le Parlement de Westminster accepte et applique sa décision. La gauche doit désormais redoubler d’efforts pour transformer le résultat du référendum en une défaite pour l’ensemble de l’axe UE-FMI-OTAN.

Mais il est clair que le gouvernement Cameron-Osborne a perdu la confiance de l’électorat et on ne peut lui accorder la responsabilité de négocier la sortie de la Grande-Bretagne de l’. Il devrait démissionner immédiatement.

Par ailleurs, le n’a aucune confiance dans le fait qu’un gouvernement conservateur mené par un autre député pro-patronal, pro-impérialiste et pro-néolibéral comme Boris Johnson Michael Gove, Liam Fox et Iain Duncan Smith saurait résister aux pressions de la City, du grand patronat, des États-Unis et de l’OTAN pour empêcher la sortie de l’UE.

Si un gouvernement alternatif ne peut contrôler une majorité à la Chambre des Communes, des élections générales doivent être convoquées sans délai.

Cela rend d’autant plus important le fait que la direction du Labour a immédiatement plaidé pour le respect et l’application totale de la décision du référendum. De plus, cela montrerait sa détermination à négocier les termes de la sortie et les futurs traités avec les pays de l’UE et les autres, sur la bases de nouveaux arrangements qui placent les intérêts des travailleurs, ici et internationalement, avant ceux du grand patronat et du « marché libre » capitaliste.

Dans tous les cas, il sera également vital de contrer la résurgence de la xénophobie et du racisme, déchaînés par les forces dominantes des deux camps de la campagne référendaire.

L’unité et la mobilisation des forces du mouvement ouvrier et progressiste sont essentielles pour expliquer les bienfaits de l’immigration et contrer l’appel diviseur et anti-classe ouvrière de UKIP et d’autres partis de droite et d’extrême-droite.

Nous devons maintenant lutter pour assurer qu’une Grande-Bretagne hors de la « Forteresse  » utilise sa liberté pour accueillir les gens du monde entier afin de travailler, d’étudier, et de vivre ici et conduire l’ à fournir un havre de paix pour les demandeurs d’asiles et les réfugiés.

Lire l'intégralité et le texte en anglais en cliquant sur le lien ci-dessous

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 13:07

Grande-Bretagne : défaite de la City, des multinationales et des marchés...Victoire de la classe ouvrière et du peuple britannique qui disent  NON à l'Union européenne  par Jean LEVY

La surprise - et la joie -  sont immenses, ce matin, à l'annonce du BREXIT. Tous les sondages relayés par l'ensemble de nos médias, prévoyaient un vote de plus en plus favorable au maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne.

La victoire du peuple, celle de la classe ouvrière anglaise et galloise en premier lieu, constitue ce matin un choc immense au sein des couches dirigeantes, proches de la City de Londres et de la Bourse de Paris.

Ce séisme politique ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire de chacun des Etats maintenus au sein de l'UE. Car l'évènement a traversé la Manche. Les conséquences du vote sans appel du 23 juin 2016 met chaque peuple du continent face à ses responsabilités.

Et d'abord une interrogation gagne en ampleur :

Pourquoi ne pas consulter les citoyens pour connaître leur sentiment vis-à-vis de l'appartenance de leur pays au sein de l'Union europénne ?

Pourquoi pas un référendum en France ?

Et qu'on ne nous oppose pas le fait que le Front national l'a immédiatement demandé ! Il est en effet dommage qu'aucune force politique se réclamant de la gauche ne l'ait pas devancé.

Car l'exemple britannique le montre : il s'agit d'un vote de classe. Même les médias français le reconnaissent : France inter ce matin expliquait le vote massif pour le Brexit par l'exaspération des villes ouvrières soumises à la dictature économique exercée par Bruxelles au nom de la libre concurrence et des marchés, relayée par leurs  représentants au 10 Dowing Street, au nom de la bonne santé de la City de Londres et des multinationales. 

Certes, le Brexit n'inverse pas le déséquilibre du rapport de forces d'un ultralibéralisme triomphant, il ouvre cependant un espace de liberté pour ce faire, encore inimaginable hier!

Ce vote,  va naturellement de pair avec l'exigence d'une souveraineté nationale retrouvée. A la politique bruxelloise doit se substituer une politique britannique indépendante, exprimant la volonté  populaire. 

N'a-t-on pas appris durant la Résistance en France que "seule la classe ouvrière est demeurée fidèle à la Patrie profanée" et que "les trusts", comme on disait alors, "sont sans patrie" .

C'est maintenant à notre peuple d'exiger d'être consulté pour ou contre notre propre FREXIT.
 

Le mouvement social de grande ampleur qui se poursuit en France depuis quatre mois exprime la propre exaspération du monde du travail, face à la politique dictée par Bruxelles et mise en oeuvre tant par la droite que par la fausse gauche.

Il est temps de dire STOP. 

Mais ce changement de politique ne peut se réaliser qu'hors de l'appartenance de la France à l'Union européenne. Il est grand temps de mener campagne sur le thème de l'indépendance nationale, inséparable d'une libération sociale.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:36
Du droit à manifester

par sur son blog Russeurope ·

Une menace nette plane désormais sur le droit constitutionnel de manifester. Le gouvernement se saisit du double prétexte des incidents qui ont émaillé la manifestation du mardi 14 contre la loi El Khomri et de la légitime émotion suscitée par l’odieux crime de Magnanville où deux policiers ont été les victimes d’un djihadiste pour tenter d’interdire les manifestations.

 

Ainsi, le Président de la République, François Hollande a annoncé en conseil des ministres le 15 juin qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si la préservation des « biens et des personnes » ne pouvait être « garantie »[1]. Comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement M. Stéphane Le Foll, par ailleurs Ministre de l’agriculture et bien habitué aux manifestations violentes : « A un moment où la France accueille l’Euro, où elle fait face au terrorisme, il ne pourra plus y avoir d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens et des personnes et des biens publics ne sont pas garanties. » L’amalgame est ainsi ouvertement réalisé entre les terroristes, les hooligans, et le mouvement social. Rappelons, pour ceux qui auraient pu l’oublier, que ceci est le fait d’un gouvernement « de gauche » toujours prompt à accoler le qualificatif « d’extrême-droite » sur tous ses opposant. Ces propos sont honteux. Ils sont aussi profondément scandaleux.

Le Premier-ministre, M. Manuel Valls, avait dans la matinée du 15 réaffirmé qu’il ne « changera pas » le projet de loi travail, et il avait dénoncé ce qu’il appelait l’attitude « ambiguë » de la CGT : « Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris et, au cas par cas, car vous savez qu’on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités ». Ces propos répétés, provenant des plus hautes autorités de l’Etat sont donc d’une gravité extrême. Ils mettent en cause directement la paix civile. Ils relèvent de la provocation délibérée.

 

La présence de « casseurs », de gens cherchant délibérément à en découdre dans les manifestations, est un fait qui date de plus de quarante ans. Que cette présence pose un problème est une évidence ; mais elle ne date pas des dernières manifestations. Ce qui est grave aujourd’hui c’est que l’on voit réapparaître du côté de la police et ce depuis plusieurs semaines des pratiques qui avaient disparu depuis la fin des années 1970, voire 1980, comme le tir tendu de grenade, les brutalités à l’encontre des journalistes, voire de collégiens, sans oublier l’usage du flash-ball — deux personnes ont été éborgnées. Il est incontestable que l’on a franchi un nouveau pallier. Des nouvelles victimes innocentes ont été relevées lors de la manifestation du 14 juin.

Ce sont ces pratiques qui ont brisé l’unanimité nationale autour des forces de police, ce que l’on appelait « l’esprit du 11 janvier ». La responsabilité en incombe complètement et totalement au gouvernement.

 

On connaît l’adage du Droit : « le Prince couvre le sujet ». Il faut alors poser des questions à ce gouvernement. La multiplication de ces incidents, combinée à la relative impunité dont ont pu bénéficier certains « casseurs » et qui a été soulignée dans de multiples reportages, soulève des interrogations légitimes. A-t-on donné des ordres spécifiques à la police ou, ce qui semble plus probable – et ce qui en un sens est pire – l’a-t-on laissée sans ordre? Si tel est le cas, qu’est ce que cela révèle dans le fonctionnement des administrations ?

Au-delà des ces questions, le lien entre les consignes européennes et l’entêtement du gouvernement à propos de la loi travail, dite loi El Khomri, est aujourd’hui un facteur supplémentaire de perte de la légitimité du gouvernement et du Président. Le pouvoir apparaît en France comme le fondé de pouvoir d’une instance étrangère. Le mouvement contre la loi travail est en réalité, très profondément, un mouvement de réappropriation de la souveraineté nationale, base de la souveraineté populaire.

 

C’est une situation réellement inquiétante car le comportement d’une minorité de policiers, dont on refuse qu’elle puisse être étendue à l’ensemble de la Police, mais aussi et surtout du ministère de l’intérieur, dont les propos du mardi 14 au soir faisant l’amalgame entre le crime odieux dont deux policiers ont été victimes et le mouvement social, et indirectement du Premier-ministre, durcit les oppositions et fait peser sur les forces de l’ordre un discrédit qui est d’autant plus grave que nous sommes en état d’urgence. Cette situation devrait logiquement conduire le gouvernement à ne pas chercher à antagoniser les oppositions, à retirer – ne serait-ce que provisoirement – la loi El Khomri, et à contrôler le comportement des forces de l’ordre qui sont sous sa responsabilité. Or, il fait aujourd’hui est tout le contraire et rajoute à une situation tendue de dangereuses provocations.

 

Les propos scandaleux, et pour tout dire provocatoires, des membres du gouvernement et du Président de la République dressent aujourd’hui les français les uns contre les autres au moment même où l’on aurait tant besoin de se rassembler. Ils peuvent conduire à la guerre civile. Ils ôtent à ce gouvernement toute légitimité pour pouvoir prétendre continuer à assurer la paix civile et la protection des personnes face à la menace terroriste.

 

 

[1] http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/06/15/valls-appelle-la-cgt-a-stopper-les-grandes-manifestations-a-paris_4950656_3224.html

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