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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 21:58
Nuits Debout

par · 12 avril 2016

Le mouvement « Nuit Debout » a pris une ampleur surprenante en France, et ce en dépit des pressions policières constantes et multiformes dont il fait l’objet. A partir de Paris, où il fut lancé, il s’est étendu à près de 50 villes dans le pays. Issu du mouvement de protestation contre la « loi El Khomri », il assure une forme de pérennisation de la mobilisation. Mais, il dépasse cette dernière. On voit bien que dans ce mouvement s’exprime une immense frustration politique, qui est à la hauteur des trahisons du P « S » (pardon du DPMP ou Deuxième Parti Du Patronat) mais aussi un immense espoir. Au-delà du nombre de personnes concernées, c’est bien le signe que quelque chose est en train de se produire. Ce mouvement qui est dit « inorganisé », et qui est clairement « a-partisans » mais pas apolitique, et au sein duquel circulent des militants bien identifiables, constitue un phénomène politique qui pourrait être majeur dans les mois à venir. Ceci impose de poser un certain nombre de questions.

 

  1. Quelle extension pour le mouvement ?

Ce mouvement est surtout notoire pour son extension géographique. C’est en cela qu’il est actuellement impressionnant. Il se produit, de quelques dizaines à plusieurs centaines, voire à des milliers de participants, dans des villes de France qui ne sont pas seulement des grandes métropoles ou des villes universitaires. Ce mouvement n’est pas sans rappeler les « assemblées générales » des grands mouvements sociaux que l’on a connus des années 1960 à la fin du vingtième siècle. Il s’en diffère néanmoins parce qu’il se construit dans le contexte d’un désastre politique affectant tant les « Républicains » (à droite) que le P « S » qui n’aura jamais mieux que maintenant mérité son véritable nom de Deuxième Parti Du Patronat. Mais, si l’extension géographique de ce mouvement est une bonne chose, elle ne doit pas masquer le problème de l’extension sociale.

Le nombre de personnes pouvant venir chaque soir et passer une partie de la nuit est nécessairement limité. Le mouvement va devoir se poser le problème de son extension à des couches sociales plus défavorisées. Pour l’instant ces dernières sont beaucoup moins présentes que les étudiants (chômeurs ou non) et les classes moyennes. De ce point de vue, il est bon de ne pas se fonder uniquement sur la composition sociale du mouvement à Paris et des quelques grandes villes. Mais, la capacité de ce mouvement à faire la jonction tant avec les couches populaires des grandes métropoles qu’avec les exclus de la France des petites villes est l’une des conditions de sa survie.

 

  1. La question du débouché politique

Au-delà de cette extension sociale se pose, et se posera toujours plus, la question du débouché politique de ce mouvement. Le mouvement est politique, mais il n’est pas politicien. Il est nait aussi de l’impasse actuelle où à conduit le gouvernement dit « de gauche » présidé par François Hollande. On comprend parfaitement que le naufrage de la soi-disant « gauche de gouvernement » (et qu’il vaudrait mieux appeler la « gauche de pouvoir », celle qui copine avec les milieux d’affaires et se met plein les poches à chaque fois qu’elle peut) est l’un des moteurs du mouvement. On devine que ce même mouvement n’a rien de commun avec les propositions des différents candidats à la candidature des « Républicains », c’est à dire de l’ex-UMP ou de ses satellites centristes. Les propos scandaleux d’un François Fillon, appelant à couvrir du manteau de Noé la fraude fiscale, ne font que confirmer ce que l’on peut deviner dans les discours d’un Alain Juppé, ancien homme à tout faire (y compris le pire) et qui est en voie de passer de la rigidité à la momification, d’un Le Maire, d’un Wauquiez, d’une NKM…

De fait, le mouvement « Nuit Debout » se veut un double refus et de la politique actuelle et du retour à une politique passée. Car, il y a dans ce mouvement le constat, implicite chez certains, explicite chez d’autres, que ces deux politiques n’en font qu’une. Elles ne sont que la traduction du cadre disciplinaire qu’imposent l’Euro, mais aussi l’Union européenne actuelle, à la France. On en a un parfait exemple avec la « Loi El Khomri ». Mais, ce constat ne suffit pas. Un mouvement ne peut s’en contenter. Il lui faut trouver une perspective, tant à court qu’à moyen terme. Les exemples de l’Italie (avec le M5S de Beppe Grillo) et de l’Espagne (avec PODEMOS), montrent que la création de nouvelles forces politiques peut constituer un débouché pour ce mouvement. Mais, en même temps, les incertitudes politiques qui pèsent sur PODEMOS ou qui parasitent le M5S, montrent aussi qu’un minimum de clarification est nécessaire.

 

  1. Quelle organisation ?

Une dernière question doit être posée. Si ce mouvement veut pouvoir durer, la question de sa structuration et de son organisation se posera. On entend beaucoup faire les louanges de la « transversalité » du mouvement. Mais, l’organisation décentralisée ne fonctionne, on le sait, que quand existe une forte homogénéité des représentations parmi ses membres. Cette homogénéité, elle peut être atteinte par une idéologie partagée, ou par ce que l’on appelle une « doctrine »[1]. Or, aujourd’hui, l’homogénéité n’existe que dans le refus d’une situation considérée, à très juste titre, comme inacceptable. Il n’y a pas de « doctrine » capable d’assurer cette homogénéité des représentations qui est nécessaire pour une réelle décentralisation de l’action. Dès lors, le problème se pose du débouché politique du mouvement. Il doit se fixer un débouché à relativement court terme s’il veut maintenir sa capacité de mobilisation. Mais, l’absence d’organisation et de structuration qui actuellement le caractérise, et qui suffisait dans la phase initiale de la mobilisation, risque de lui être fatale dans les semaines à venir. A moins que, progressivement, ne surgisse une forme d’organisation bien mieux constituée. Telle est l’enjeu des semaines à venir.

[1] On lira avec profit sur ce point les derniers chapitres de Van Creveld M., Command in War, MIT press, Cambridge (Mass.), 1985, qui compare les formes d’organisations hyper-centralisées et les formes décentralisées au sein des organisations militaires.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 10:37

par Pierre Lévy

Juillet 2015, référendum en Grèce sur l’austérité européenne : le Non l’emporte à 61,3%. Décembre 2015, référendum au Danemark sur l’intégration judiciaire et policière européenne : le Non l’emporte à 53,1%. Avril 2016, référendum aux Pays-Bas sur les liens entre l’Union européenne et l’Ukraine : le Non l’emporte à 61,1%. En moins d’un an, quelle que soit la question posée, quel que soit le pays, les électeurs signifient un refus déterminé face au « toujours plus d’Europe ».

Retour en arrière. 9 décembre 2015 : le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est en déplacement aux Pays-Bas. Il saisit alors l’occasion pour avertir les citoyens de ce pays : s’ils votaient Non au référendum portant sur le traité d’association entre l’UE et l’Ukraine, cela entraînerait une grave « crise continentale ». [...]

Lire la suite ci-dessous.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 21:46

par · 8 avril 2016

Le rejet lors du référendum qui s’est tenu le mercredi 6 avril en Hollande, de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine constitue à la fois une victoire de la démocratie et illustre la difficulté de l’Union européenne à respecter les règles élémentaires de la démocratie. Ce référendum signe aussi la crise d’une stratégie politique interne, celle qui cherchait à construire l’Union européenne en contournant les peuples, mais aussi une stratégie externe, celle qui faisait de la Russie un « ennemi ». Cette double crise stratégique va peser sur les développements futurs de l’UE.

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 15:47
Au fronton de l’histoire : le camion d’armes d’Henri Maillot
lundi 4 avril 2016
par  Alger republicain

 

Le 5 avril 1956, La Dépêche Quotidienne, organe de la grosse colonisation, ouvre sa « Une » sur une information sensationnelle : « Dans l’après-midi d’hier, mystérieuse disparition d’un important chargement d’armes dans la forêt de Baïnem ».

Le camion capturé contenait 123 mitraillettes, 140 revolvers, 57 fusils, un lot de grenades et divers uniformes. De quoi armer plusieurs commandos. On apprend que l’homme qui a mené l’opération est l’aspirant Henri Maillot, réserviste de la classe 28, rappelé au 57e bataillon des Tirailleurs algériens.

Militant du Parti communiste algérien (PCA) clandestin, Henri Maillot pensa, dès son affectation en octobre 1955 à la caserne de Miliana (ouest d’Alger), à subtiliser des armes à l’armée d’occupation au profit de la résistance armée et de l’Armée de Libération nationale (ALN).

A la fin du mois de décembre 1955, lors d’une permission à Alger, il se confia à son camarade de parti, William Sportisse, qui venait rendre visite à ses parents avant de rejoindre Constantine. La direction du PCA clandestin, informée, donna son accord sans tarder.

L’opération militaire, supervisée par Bachir Hadj Ali, secrétaire du PCA clandestin et coordonnateur des Combattants de la libération (branche militaire du PCA, créée au mois de juin 1955), connut son épilogue le mercredi 4 avril 1956 vers midi. Sorti de la caserne à sept heures du matin, le camion Ford avait pris la route d’Alger avec à son bord Henri Maillot chef du convoi.

Après un arrêt de deux heures à l’Arsenal (ERM) de Belcourt où fut déchargée une partie des armes, le camion fut détourné vers la forêt de Baïnem, à l’ouest d’Alger, où, embusqué dans les broussailles,un commando des Combattants de la libération (CDL), composé de Jean Farrugia, Joseph Grau et Clément Oculi, attendait.

L’opération de transbordement fut rapide.
Pour des raisons de sécurité, la remise du lot d’armes destiné à l’ALN se déroula en plusieurs étapes.

L’acheminement des armes vers les maquis fut assuré par les Combattants de la libération des zones d’Alger et de Blida. La réception d’un premier lot par la direction d’Alger du FLN intervint quelques jours après le détournement du camion, selon le témoignage de Mokhtar Bouchafa, adjoint du commandant de l’ALN de la région d’Alger, Amar Ouamrane, futur colonel de laWilaya IV. Une partie des armes de guerre, transportées à Blida par Jean Farrugia dans le camion de Belkacem Bouguerra, fut remise au groupe Guerrab-Saâdoun-Maillot-Laban, des Combattants de la Libération, en route vers le maquis de l’Ouarsenis.

La fourniture d’armes de guerre à l’ALN fut comme une réponse au souci exprimé par Abane Ramdane dans son courrier, envoyé le 15 mars 1956, à la délégation extérieure du FLN installée au Caire : « … Si les communistes veulent nous fournir des armes, souligne-t-il dans sa missive, il est dans nos intentions d’accepter le Parti communiste algérien en tant que parti au sein du FLN, si les communistes sont en mesure de nous armer … ».

C’est dans ce contexte que la première rencontre eut lieu, les premiers jours de mai 1956 par un après-midi printanier, dans le cabinet dentaire de Mokrane Bouchouchi, place Bugeaud (Place Emir Abdelkader), face au siège du 19e Corps d’armée, au cœur d’Alger, entre Abane Ramdane et Bachir Hadj Ali, assistés respectivement de Benyoucef Benkhedda et de Sadek Hadjerès. Cette rencontre au sommet avait été arrangée par Lakhdar Rebbah, l’homme de confiance de Abane.

Evoquant cette rencontre FLN-PCA, l’officier de l’ALN devenu historien, Mohamed Téguia, écrit dans son livre-témoignage, L’Algérie en guerre : « Elle fut l’objet de félicitations de Abane qui rendit hommage aux communistes… (Il) fit connaître son projet de promouvoir l’aspirant Maillot comme lieutenant, en l’affectant en Kabylie. »

Les discussions aboutirent, au mois de juin 1956, à la signature des accords FLN-PCA.
« Maintenant, il n’existe qu’une seule armée contrôlée par le FLN », déclare le PCA clandestin. L’intégration « en bloc » des Combattants de la libération dans les maquis de la Wilaya IV (l’Arbaâ, Palestro (Lakhdaria), Ténès, Cherchell, Zaccar, Chlef et autres lieux de combat) fut supervisée par Amar Ouamrane.

Dans un communiqué signé de lui et adressé aux agences et organes de presse, Henri Maillot donna la signification de son geste :
« L’écrivain français Jules Roy, colonel d’aviation, écrivait il y a quelques mois :

« Si j’étais musulman, je serais du côté des ‘‘fellagas’’ ». Je ne suis pas musulman, mais je suis Algérien, d’origine européenne. Je considère l’Algérie comme ma patrie. Je considère que je dois avoir à son égard les mêmes devoirs que tous ses fils. Le peuple algérien longtemps bafoué, humilié, a pris résolument sa place dans le grand mouvement historique de libération des peuples … Il ne s’agit pas d’un combat racial, mais d’une lutte d’opprimés sans distinction d’origine contre leurs oppresseurs et leurs valets sans distinction de race … En livrant aux combattants algériens des armes dont ils ont besoin pour le combat libérateur, j’ai conscience d’avoir servi les intérêts de mon pays et de mon peuple, y compris ceux des travailleurs européens momentanément trompés. »

Henri Maillot tomba au champ d’honneur, à l’âge de 28 ans, dans la matinée du 5 juin 1956, dans le djebel Derraga (rive gauche du Chéliff), mitraillé dans le dos par les soldats français. Maurice Laban, Belkacem Hannoun et Djillali Moussaoui sont morts à ses côtés,les armes à la main. Abdelkader Zelkaoui, capturé la veille, avait été froidement assassiné.

En ce mois d’avril 1956, la guerre pour l’indépendance est à son vingtième mois. Le camion d’armes capturé par Henri Maillot entre dans la légende. La date du 4 avril 1956 s’inscrit au fronton de l’histoire.  

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Mohamed Rebah

Chercheur en histoire. Auteur

N.B. La signature des accords FLN-PCA est intervenue quelques semaines avant la tenue du Congrès de La Soummam (20 août 1956).

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A l’occasion du soixantenaire du décès d’Henri Maillot, nous avons jugé utile de republier cet article qui a déjà été publié dans Alger rpéublicain, le 04 avril 2011 : article consultable ici


Eléments bibliographiques :

- Site Socialgérie (l’Opération Maillot)

- Belhocine H. - Le Courrier Alger-Le Caire 1954-1956, Casbah éditions, Alger 2000. (Page 164).

- Téguia M - L’Algérie en guerre, éditions OPU, Alger, (pages 201 à 210).

- Alleg H. - La Guerre d’Algérie, éditions Temps Actuels, Paris, 1981, (tome 2, pages 188 à 194 : Le Front dirige la lutte).

- Bouregaâ L .- Assassinat d’une révolution (paragraphe sur la fourniture des armes au maquis de Ouled Slama), éditions Bouchène (en langue arabe), Alger, 1989.

- Témoignage de Mustapha Saâdoun, vieux dirigeant du PCA, sur son intégration dans l’ALN (début juillet 1956), au maquis de Cherchell où il fut le premier commissaire politique (in mon ouvrage Des Chemins et des Hommes) et le témoignage d’Ahmed Ghebalou - H’mimed dans la collection Mémoria.

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 15:16

Le commissaire letton Valdis Dombrovskis s'est donc félicité de la loi travail en France, qui répond directement à l’analyse de Bruxelles sur les rigidités de l’économie française.  Mais qui a su cette intervention parmi les manifestants ?  Bizarrement aucun syndicat ne s'est élevé avec force contre cette ingérence dans les affaires intérieures françaises.  C'est pourtant le moment de le faire !

 


 

La Commission européenne se réjouit de la loi El Khomri

Par : Aline Robert | EurActiv.fr

1 avr. 2016

Manifestation contre la loi El Khomri, le 31 mars à Paris

 

Le commissaire en charge de l’euro et du dialogue social se félicite de la loi travail en France, qui répond directement à l’analyse de Bruxelles sur les rigidités de l’économie française.

De passage à Paris, jeudi 31 mars, pour participer à une rencontre de l’OCDE, déjeuner avec Emmanuel Macron et dîner avec Michel Sapin, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a eu du mal à honorer ses engagements dans les temps. La faute aux grèves des transports et autres manifestations contre la réforme du travail de la loi El Khomri.

Un sujet qui lui tient justement à cœur, alors que la France est toujours sous le coup d’une procédure pour déficit excessif.  La loi El Khomri « est une initiative qui est destinée à répondre aux rigidités du marché du travail, et qui devrait relancer l’emploi » s’est réjoui le commissaire face à quelques journalistes. Le commissaire letton qui partage la responsabilité des affaires économiques avec le Français Pierre Moscovici, est connu pour ses positions libérales.

Lors des remarques transmises à la France, début mars, sur l’économie française, la Commission européenne a consacré une dizaine de pages de son pensum annuel au marché du travail, qui représente selon elle le principal problème de l’économie française.

En ce jour de manifestation, le commissaire s’est toutefois montré magnanime. « Nous surveillons avec attention le débat politique, et nous comprenons qu’il faille trouver le bon équilibre pour ce texte » a indiqué le commissaire, faisant référence à des mesures déjà retirées du projet de loi concernant notamment les négociations syndicales.

Mais il est clair que la loi est une réponse aux demandes de Bruxelles, dans la droite ligne de son analyse de l’économie française. Le manque de création d’emploi et la faible croissance sont, selon les experts de l’exécutif européen, liés aux rigidités structurelles de l’économie de l’Hexagone, et notamment aux difficultés de licencier des salariés, et non pas à d’autres facteurs comme un manque d’investissement ou l’évolution vers une économie de service peu créatrice d’emplois.

« Il y a 10 % de chômage depuis trop longtemps en France, il est donc important de s’engager dans des réformes rapidement » a indiqué le commissaire, en soulignant la croissance de 1,3 % seulement attendue pour 2016 en France, un niveau nettement inférieur à la fois à celui de la zone euro et celui de l’Europe à 28, qui frôleront dans les deux cas les 2 % de progression de leur activité économique.

Cette analyse n’est pas partagée par tous ; à gauche notamment, l’économiste Thomas Piketty rappelle dans son blog que le chômage en France était inférieur à 7 % avant la crise financière de 2008, et que la mauvaise gestion de la crise et le manque de politique de relance sont les principales causes du chômage.

Une réduction du déficit plus conjoncturel que structurel

Le commissaire a aussi insisté sur la réduction du déficit en cours, saluant des chiffres meilleurs que prévu : la France semble prête à respecter son objectif de déficit pour 2016, soit 3,4 % du PIB.

Ce qui serait une première depuis de longues années.

 

Cette relative modération du déficit est toutefois « plus lié à des critères conjoncturels que structurels » regrette le commissaire letton, qui s’inquiète par ailleurs d’autres mesures qui vont en sens inverse de la réduction du déficit. La faiblesse des taux d’intérêt a en effet réduit les charges de la dette, mais d’autres éléments viendront grever l’équilibre budgétaire, comme le fait que l’État ait renoncé à toucher le dividende d’EDF en cash pour se contenter d’actions, ou encore la hausse des salaires des fonctionnaires annoncée pour juillet prochain. Deux éléments qui alourdiront mathématiquement les frais de fonctionnement de l’État.

Des circonstances exceptionnelles après les attentats

Reconnaissant l’impact négatif sur l’activité économique des attentats subis par la France en novembre dernier puis par la Belgique, l’élu letton a rappelé que le Pacte de stabilité prévoyait une certaine souplesse en cas de circonstances exceptionnelles, dont les attentats faisaient bien sûr partie selon lui, au même titre que la crise des réfugiés qui a déjà été prise en compte dans l’évaluation des budgets 2015 et 2016. Les coûts supplémentaires induits par l’accueil des réfugiés ne sont donc pas comptabilisés dans le calcul des ratios. Les principales dépenses ont néanmoins été faites par l’Allemagne, qui n’a aucun problème de dette publique.

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:59

Une mine d'information sur les méfaits de la politique européenne et les sales coups de la commission et du conseil européens.  De quoi alimenter les tracts ety la réflexion.

Ruptures n°8 est paru

Le n°8 de Ruptures est paru le 24 mars.

L’éditorial évoque la loi du silence dès lors que les responsabilités de l’Union européenne sont en jeu. Il en va ainsi du projet de loi El Khomri, des recommandations édictées par Bruxelles, mais aussi du référendum qui se tient le 6 avril aux Pays-Bas.

La page 2 est consacrée au projet de démontage du code du travail, qui provoque une mobilisation des salariés, étudiants et lycéens : l’analyse de l’historique et des dispositions du texte montre qu’il suit pas à pas les « recommandations » de Bruxelles.

La page 3 rend compte du Conseil européen des 17 et 18 mars. Angela Merkel a réussi à imposer à ses pairs le plan censé résoudre la crise migratoire, qu’elle a discrètement négocié avec Ankara.

La page 4 analyse les récentes élections en Irlande et en Slovaquie. Les deux pays sont peu comparables, mais les scrutins ont en commun d’avoir exprimé un rejet des politiques de l’UE, et d’avoir provoqué un émiettement du paysage électoral.

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 08:53

Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d’être étouffés, ne s’exacerbent jusqu’à se muer en nationalismes et ne conduisent l’Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n’est plus dangereux qu’une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s’exprime sa liberté, c’est-à-dire son droit imprescriptible à choisir son destin. On ne joue pas impunément avec les peuples et leur histoire. »

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 14:13
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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 22:32
Bientôt Ruptures 8 dans votre boîte à lettres

Le n°8 de Ruptures vient d’être bouclé. Il devrait parvenir vendredi aux abonnés.

L’éditorial évoquera la loi du silence dès lors que les responsabilités de l’Union européenne sont en jeu. Il en va ainsi du projet de loi El Khomri, des recommandations édictées par Bruxelles, mais aussi du référendum qui se tient le 6 avril aux Pays-Bas.

La page 2 sera consacrée au projet de démontage du code du travail, qui provoque une mobilisation des salariés, étudiants et lycéens : l’analyse de l’historique et des dispositions du texte montre qu’il suit pas à pas les « recommandations » de Bruxelles.

La page 3 rendra compte du Conseil européen des 17 et 18 mars. Angela Merkel a réussi à imposer à ses pairs le plan censé résoudre la crise migratoire, qu’elle a discrètement négocié avec Ankara.

La page 4 analysera les récentes élections en Irlande et en Slovaquie. Les deux pays sont peu comparables, mais les scrutins ont en commun d’avoir exprimé un rejet des politiques de l’UE, et d’avoir provoqué un émiettement du paysage électoral.

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:35

entretien réalisé par Sophie Wahnich

Lu sur le site AntiK

Entretien avec le fantôme de Maximilien Robespierre

Depuis les attentats du 13 novembre 2015, le mot « guerre » est redevenu prononçable dans l’espace public. Pensez-vous que ce soit une bonne ou une mauvaise chose ?

Je suis adepte d’un langage de vérité, et il est difficile de cacher plus longtemps cet état de fait. La France fait effectivement la guerre à quantité d’organisations islamiques djihadistes, partout elle envoie des soldats, mais aussi des tueurs ou des drones pour accomplir des assassinats ciblés qui ne sont désormais inconnus que de ceux qui ne veulent pas savoir. Depuis ma condition de fantôme, je l’observe depuis un moment. On pourrait dire qu’enfin les Français prennent conscience qu’une guerre se mène en leur nom.

Cette méconnaissance vient à mon sens des institutions de votre Ve République. Elles donnent au président ce que nous, révolutionnaires français, avions réussi dès 1790 à ravir au roi. Ainsi le droit d’examiner si les motifs d’une guerre sont justes ne devait pas être attribué au roi/président/chef de l’exécutif mais à la nation souveraine. Je vous rappelle notre décret du 22 mai 1790 qui était loin d’être parfait mais affirmait malgré tout comme articles constitutionnels que « le droit de la paix et de la guerre appartient à la nation. La guerre ne pourra être décidée que par un décret de l’Assemblée nationale ; « Dans le cas d’hostilités imminentes ou commencées, d’un allié à soutenir, d’un droit à conserver par la force des armes, le roi sera tenu d’en donner sans aucun délai la notification au corps législatif et d’en faire connaître les causes et les motifs. » Et, ce qui me paraît le plus important, « sur cette notification, si le corps législatif juge que les hostilités commencées sont une agression coupable de la part des ministres, ou de quelque autre agent du pouvoir exécutif, l’auteur de cette agression sera poursuivi comme coupable de lèse-nation ; l’Assemblée nationale déclarant à cet effet que la nation française renonce à entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conquêtes, et qu’elle n’emploiera jamais sa force contre la liberté d’aucun peuple. » [1]

« Nous avions inventé un vrai contrôle du droit de paix et de guerre, pour ne pas laisser le pouvoir exécutif décider seul, et ainsi obliger à débattre de ces questions. »

[...]

Lire la suite ici.

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