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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 16:04

mercredi 17 février 2016
par   John Groleau

 

Dans l’Humanité du 16 février 2016, journal fondé par Jean Jaurès, on ne peut qu’être consterné devant la conclusion de la chronique de Jean Rouaud p. 15 : « Alors clarifions : le souverainisme est le cache-sexe du nationalisme. Il n’y a pas de souverainisme de gauche. Tout souverainiste est de droite ».

Ainsi en suivant sa logique, Jean Jaurès était de droite, quand celui-ci écrivait le 15 janvier 1888 : « Ils [Les enfants] seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation » [1], ou encore lorsqu’il déclarait dans son discours du 21 novembre 1893 à la Chambre des députés : « Oui, par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement ; ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais, au moment même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage » [2].

Jean Rouaud semble chercher ses réponses dans l’étymologie, il serait souhaitable qu’il le fasse également dans les livres d’Histoire. Il serait temps de savoir qu’en 1789, « peuple et nation étaient des termes équivalents, juste avant que de subtiles juristes adversaires de la démocratie, n’inventent une distinction entre peuple et nation » [3].

Le souverainisme de gauche, c’est celui de la souveraineté populaire encore appelée démocratie.

Et la plus grande des forfaitures de Tsipras est d’avoir balayé la conclusion de son discours du 27 juin 2015 : « Pour nous, pour les générations suivantes, pour l’histoire des Grecs. Pour la souveraineté et la dignité de notre peuple » [4].

Article également publié par Agoravox.

 

[1] Jean Jaurès, « Faire lire les écoliers », La Dépêche de Toulouse, 15 janvier 1888.

[2] Jean Jaurès, Discours du 21 novembre 1893, Chambre des députés.

[3] Florence Gauthier, « Quatorze Juillet : l’histoire parle au présent ! », Le Canard républicain, 14 juillet 2015.

[4] Alexis Tsipras, Allocution télévisuelle, Athènes, 27 juin 2015.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:05
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 09:54

Faudra-t-il à nouveau se battre contre la présence militaire américaine ?

Affiche du Parti communiste Français contre l'installation des bases américaines en France -

Affiche du Parti communiste Français contre l'installation des bases américaines en France -

La France autorise l’installation de bases de l’Otan sur son territoire
 

Le Parlement français a adopté, le 7 avril 2016, le Protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l’Atlantique-Nord.

Ce texte, qui avait déjà été ratifié par la France, en 1955, avait été dénoncé à l’initiative du général De Gaulle, en 1966. Il autorise l’installation de bases de l’Otan sur le territoire national.

Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 04/01/16

 


Le ministre des affaires étrangères et du développement international a présenté un projet de loi autorisant l'accession de la France au protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l'Atlantique Nord.

Le Protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créé en vertu du Traité de l'Atlantique Nord, signé à Paris le 28 août 1952 (ci-après "Protocole de Paris »), définit le cadre juridique du stationnement des quartiers généraux de l'OTAN et de leurs personnels au sein des pays de l'Alliance.

Suite logique de son retour dans la structure de commandement intégrée de l'OTAN, l'accession de la France à ce Protocole entraînera une simplification et une harmonisation des règles et procédures administratives liées à l'accueil de personnel de l'OTAN.

Cette accession permettra de mettre en valeur l'excellence des structures militaires nationales, d'augmenter l'attractivité du territoire et, conformément aux conclusions du "rapport Védrine" de 2012, de renforcer l'influence de la France au sein de l'OTAN.

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 09:19
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:31

Par Antoine Manessis, secrétaire du . sur le site du PRCF "Initiative communiste".

Brecht disait  : « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple. »

élection Portugal - 2016Tel est le but caché des .

Mais, allez-vous dire, c’est exactement le contraire que proclament les initiateurs des ces primaires !

Ce serait oublier la grande leçon de ce début de siècle : dans la novlangue néolibérale actuelle, les mots veulent dire le contraire de ce qu’il sont censés signifier. Réforme veut dire régression. Courage veut dire lâcheté face aux lobbys du grand capital. Gouvernance (entrepreneuriale, gestionnaire et apolitique…) prend la place de gouvernement du peuple. Pédagogie nécessaire pour montrer que le peuple, ignorant et fruste, doit être éduqué par ses bons maîtres. Syndicat réformiste veut dire « jaune » comme Berger qui soutient des CONTRE-réformes. Coût du travail pour faire oublier que le travail produit et que le capital prélève. La Dette (affreuse) qu’il faut rembourser s’élève à 70 milliards d’euros en 2015 et le montant de la fraude fiscale s’élève à 80 milliards d’euros*  auxquels aucun gouvernement ne touchera sérieusement puisque ces gouvernements truffés de Cameron et de Cahuzac sont des gouvernements des riches par les riches et pour les riches.

Mais revenons aux Primaires.

SUFFRAGE CENSITAIRE, LE RETOUR

La première question que l’on doit se poser est qui vote aux primaires  ?

L’Institut CSA nous donne la réponse (tous les sondages sont unanimes) : " Les primaires n’ont pas permis d’atténuer les discriminations à l’œuvre dans le processus électoral. La mise en correspondance des taux de participation avec les caractéristiques sociologiques atteste que la participation aux primaires est d’autant plus élevée que le niveau social est élevé. Plus il y a concentration de catégories populaires, plus le taux de participation est faible. Il y a une relation évidente entre le poids des ménages issus des catégories populaires et la non-participation aux primaires. Cela confirme l’éloignement entre le PS (pour les primaires du parti socialiste) et les catégories populaires. » Quand on sait que 64% des militants du PS sont diplômés de l’enseignement supérieur (contre 14% dans  la société dans son ensemble), on comprend où est la cible du PS. Et l’on voit bien en effet que les primaires non seulement n’amènent pas les abstentionnistes ou les déçus de la politique des gouvernements, c’est-à-dire les classes populaires, à réintégrer le jeu politique mais au contraire les en éloignent de fait.

C’est là une donnée que les états-majors des partis bourgeois (LR et PS) n’ignorent pas.

Au lieu de regretter ce fait, ils en sont fort satisfaits : le peuple, les ouvriers, les couches populaires sont hors-jeu et cela est conforme aux intérêts de classe des ces mêmes états-majors et de ceux qu’ils servent.

Le bobo, en tant que concept idéologico-social, devient l’arbitre des élégances. Même si les « nuits debout » ont le mérite de fixer les mobilisations et d’ouvrir des espaces non institutionnels de discussion politique,les centres-villes de Lyon, Paris, Bordeaux, Dijon, Grenoble ou Nantes deviennent l’épicentre de la recomposition politique et les primaires en sont un moment important.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 07:55

Adieu démocratie, bonjour CETA?

2Who-needs-parliaments-copyde Felix Heilmann

Dans une vraie démocratie c’est le parlement qui a le dernier mot sur toutes les décisions importantes. Mais il semble que ce ne soit pas valable en ce qui concerne les accords de libre-échange : une clause du CETA permettrait à une grande partie de ceux-ci d’entrer en vigueur sans l’accord des parlements, notammment le fort contesté Règlement des Différends entre Investisseurs et États (ISDS).

En ce moment, les dirigeants européens préparent en secret l’entrée en vigueur du CETA par une porte dérobée qui permettra au CETA d’entrer en vigueur dès lors que le Conseil de l’Union européenne – mais non les parlements nationaux – aura donné son accord, porte dérobée qui a récemment été décrite par le Ministère des Affaires économiques allemand comme “parfaitement démocratique”.

Vous pensez qu’on ne peut pas faire pire? Tenez-vous bien! Grâce à une phrase, cachée quelque part à la page 228 de l’accord, les états membres de l’Union pourraient être attaqués en justice par des sociétés, même s’ils ont voté contre l’accord. Et ce pour une durée de trois an pleins! L’article 30.8 du CETA établit que les recours ISDS pourront continuer à être soumis pendant trois ans pleins à compter de la date de la suspension ou de fin de l’accord.

Regardons l’ensemble du tableau: les dirigeants sont actuellement en train de préparer la mise en oeuvre “provisoire” du CETA. Cela signifie que “probablement 95 pour cent” – selon Steve Verheul négociateur en chef pour le Canada – en entrera en vigueur quand 15 des 28 gouvernements des Etats membres auront donné leur accord. Ces 95 pour cent incluent les contentieux avec les sociétés privées, comme l’a admis Bernd Lange, président du comité du Parlement européen sur le commerce international.
En bref, ni le Parlement européen, ni aucun des parlements nationaux n’auraient à donner leur accord pour que le CETA entre en vigueur !

Une fois mis en application provisoire, l’accord pourrait rester indéfiniment en vigueur sans être débattu par les parlements, car il n’y aurait pas de date butoir en ce qui concerne les votes par les parlements nationaux (lesquels conditionnnent son application complète).

Pire encore ! Même si un parlement d’Etat membre décidait de rejeter le CETA, l’Union n’aurait pas l’obligation légale de sortir du traité, comme le reconnaît le comité scientifique du Parlement allemand. Sortir du traité requérerait un vote du Conseil, qui n’est pas tenu par les décisions parlementaires – la décision démocratique de vos parlements ne l’emporterait pas.

Même en supposant que les dirigeants européens écoutent les élus (ce qui devrait se faire en démocratie) et choisissent de suspendre le traité, les états européens – merci la petite phrase de la page 228 – pourraient, dans les trois ans qui suivent, faire l’objet de procès intentés par des sociétés privées. Un exemple choquant de ce à quoi cela peut conduire : en 2014, la Russie a été obligée de payer 50 milliards de dollards à la suite d’un procès ISDS rendu possible par un traité mis en vigueur provisoirement et qu’elle avait d’ailleurs décider de quitter en 2009. A cause d’une clause comparable à celle que l’on peut trouver dans le CETA, la Russie a bien été forcée de payer.

Résumons-nous : suite à sa mise en oeuvre provisoire, un accord ayant de terribles conséquences pour notre démocratie va entrer en vigueur sans aucun débat au sein d’une institution démocratiquement élue – et même si l’accord venait éventuellement à être suspendu, ses clauses les plus nuisibles demeureraient en vigueur.


Photo originale: Wikipedia

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:16
 

Confronté à l’aggravation inévitable de la crise systémique du capitalisme et alors que la fuite en avant dans une pression euro-austéritaire toujours plus dure contre les travailleurs ne peut qu’alimenter la déflation pour préserver à court terme les profits de la classe capitaliste, la Banque Centrale Européenne poursuit sa politique dite d’Assouplissement Monétaire

L’assouplissement quantitatif ou « l’hélicoptère monétaire » pour les banques privées

 Les traités européens fixent un unique objectif à la Banque Centrale Européenne (BCE), c’est à dire à l’Euro : la stabilité des prix. C’est à dire de protéger à tout prix le Capital de l’inflation. Ils fixent également un tabou : le financement direct du budget des États qui sont donc obligés de financer leurs déficits auprès des banques privées, c’est à dire des banques détenues par la classe capitaliste. Ces même banques privées que les Etats ont du sauver en s’endettant très lourdement. Ces dernières ont donc avec la Banque Centrale Européenne le monopole de la création monétaire

Confrontée à la stagflation voire la déflation des prix au sein de la zone euro, et afin de lutter contre la spirale dépressionniste de la crise systémique du capitalisme, la Banque Centrale Européenne (BCE) s’est lancée en 2015 dans une politique dite d’assouplissement quantitatif, c’est à dire de rachat massifs d’actifs publics et privés. Car la BCE comme toutes les banques centrales a le pouvoir de créer de la monnaie. C’est même l’une de ses fonction essentielle. Mais ce qu’il faut bien avoir en tête c’est que ces rachats d’actifs se font auprès des banques privées, puisque l’Euro interdit aux banques centrales l’achat direct de titres de dettes publiques d’état sur le marché primaire. La BCE (ou plutôt les différentes banques centrales nationales) achètent donc massivement des titres de dettes publiques ainsi que des titres privés sur le marché secondaire auprès des banques privées, ces dernières réalisant au passage probablement de confortables bénéfices. Pour ce faire, 60 milliards d’actifs (40 milliards de dette publiques et 20 milliards de dette privée) doivent être rachetés chaque mois jusqu’en septembre 2016. Il s’agit en fait d’une injection massive de liquidités dans le système financier – plus de 50% du PIB annuel d’un pays comme la France – profitant directement aux banques privées. Pour reprendre l’image de l’économiste libéral Friedman, c’est comme si la Banque Centrale Européenne avait envoyé une flotte d’hélicoptères déverser une pluie de billets directement sur les banques privées. Pour fixer les idées, 60 milliards d’euros par mois, cela représente :

  • 838 canadairs C145 vidant leurs soutes remplis de billets de 10€
  • de quoi recouvrir une surface de 7000 terrains de foot
  • ou de remplir une pile de conteneurs remplis de billets de 10€ plus haute que la tour Eiffel
  •  ou une fois mis bout à bout une distance de 762000 km permettant de faire 19 fois le tour de la Terre.
  • Si ces 60 millards d’euro étaient donnés directement à chacun des 340 millions d’habitants de la zone euro, chacun toucherait chaque mois un chèque de 176€
  • 60 milliards d’euros, c’est presque trois fois le montant des prêts annuels accordés par la Troika UE BCE FMI avec le 3e memorandum grec
  • et c’est plus que le déficit budgétaire annuel d’un pays comme la France et deux fois la charge des intérêts de la dette de l’Etat français.
 

De façon implacable, cette création d’énormes quantités d’argent n’a servi qu’à alimenter la spéculation capitaliste et les profits des monopoles bancaires de la classe capitaliste. Logique puisque c’est le but de l’Union Européenne et de l’Euro. Les travailleurs contraint à l’euro austérité salariale n’auront eu droit pour leur part qu’à la poursuite de l’augmentation du chômage et la baisse des salaires directs et indirects. Après un an de ce régime et alors que les prix sont tirés vers le bas par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières, le risque de déflation est toujours le même en février 2016, les prix au sein de la zone euro avaient continué de reculer de 0,2% et le chômage continue de monter jetant des millions et millions de travailleurs à travers l’Europe dans la misère la plus terrible.

Sortir de l’Euro pour s’en sortir : pour le contrôle souverain de la monnaie par les travailleurs au service des travailleurs

france ue carcan euro marianneCe que cet « assouplissement quantitatif » démontre, c’est que de l’argent, des marges de manœuvre, contrairement à ce que répètent à l’envie les ultra libéraux du PS, du FN ou des LR ainsi que leurs chiens de gardes médiatiques, il y en a. Et le peuple n’est pas condamné à l’euro austérité sans fin qui lui est imposé au nom de l’Union Européenne et sous la contrainte de l’Euro. Les peuples, à condition de sortir de l’Union Européenne et de l’Euro et d’imposer le pouvoir démocratique de la classe des travailleurs peuvent construire une alternative de progrès social.

La France, via la Banque de France, est actionnaire à 14% de la banque centrale européenne. Si nous n’étions pas dans l’euro et en faisant l’hypothèse que la Banque de France soit sous le contrôle des travailleurs et qu’elle mène une politique d’assouplissement quantitatif de la même ampleur que celle menée actuellement par la BCE, mais non pas au service des monopoles capitalistes, mais au contraire au service de la classe des travailleurs, elle mettrait à disposition du gouvernement français en 2016 101 milliards d’euros. 101 milliards d’euros c’est une force budgétaire importante, significative. Cela représente 3600€ pour chacun des 28 millions de foyers français ou 8 fois le « trou » de la sécurité sociale.

Sachant que le montant total moyen du salaire annuel moyen dans l’industrie et les service en France est d’environ 34 000 € (d’après Eurostat), cela représente le montant des salaires de près de 3 millions d’emplois ! A comparer au 3,5 millions de chômeurs en catégorie A qui pointe à Pôle emplois. Si – dopées par la BCE – les monopoles bancaires ont affiché des bénéfices records (on parlerait de plus de 11 milliards d’euros pour les 10 premières banques européennes rien qu’au second trimestre 2015) le chômage a continué d’exploser en France. La preuve que la Banque Centrale Européenne est une arme servant à remplir les poches de l’oligarchie capitaliste en faisant celles des travailleurs.

Les médias du Capital, le parti unique capitaliste dans ses différentes tendances (du PS au FN) prétendent qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, aux « réformes structurelles » imposées par l’Union Européenne pour renforcer l’exploitation capitaliste et remplir les coffres des milliardaires. Ce n’est pas vrai.

En sortant de l’UE et de l’Euro par la porte du progrès social et démocratie, comme le proposent les militants franchement communistes du PRCF, celle confiant le pouvoir et la souveraineté monétaire non pas à la dictature de la classe capitaliste mais au peuple c’est à dire à la classe des travailleurs, il serait dont possible de mettre fin immédiatement à l’austérité, de diminuer rapidement et drastiquement le chômage car l’Etat recouvrerait immédiatement les marges budgétaires utiles au financement d’une économie tournée non pas vers la spéculation et les profits exclusifs de la classe capitaliste, mais vers la satisfaction des besoins des travailleurs.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/bce-donne-dizaines-de-milliards-deuros-aux-banques-privees/

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:18

LE MONDE |

 

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/04/14/534x0/4902339_6_423a_seance-du-parlement-europeen-le-8-mars-a_65590618d0509e12b4aba270b6d5d01e.jpg

Séance du Parlement européen, le 8 mars, à Strasbourg.

La directive européenne sur la protection du secret des affaires a été adoptée à une large majorité, jeudi 14 avril, par le Parlement européen, au grand dam de certains élus, de journalistes, de lanceurs d’alerte, d’organisations non gouvernementales (ONG) et de syndicalistes, échaudés par le scandale des « Panama papers ».

De fait, le texte n’aurait sans doute pas connu la publicité actuelle sans la récente publication de millions de documents confidentiels détaillant des informations sur des sociétés offshore et sur leurs actionnaires.

Il avait déjà reçu le feu vert du Conseil européen – les vingt-huit pays membres de l’Union européenne. Il devra désormais être traduit dans les législations nationales d’ici à deux ans.[...] 

Cliquez sur lien ci-dessous pour lire l'intégralité de l'article


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/04/14/le-parlement-europeen-adopte-la-directive-sur-le-secret-des-affaires_4902340_3234.html#JWk1xXSURC11wui7.99

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:02
Chroniques Bruxelloises

par · 15 avril 2016

Les responsables de l’Union européenne semblent être passés en mode « panique » depuis le référendum néerlandais du 6 avril. C’est le sentiment que donnent plusieurs rencontres ces derniers jours à Bruxelles. En témoignent aussi les déclarations multiples, de Martin Schultz le président « socialiste » du Parlement européen aux commissaires européens, qui désormais appellent ouvertement l’UE à entrer dans la « post-Démocratie », c’est à dire un système où l’on ne demande plus son avis aux peuples[1]. Baste, cela se comprend, les peuples pourraient leur donner tort ! Comme aux Pays-Bas, par exemple, où les électeurs ont rejeté massivement le traité entre l’Union européenne et l’Ukraine. Mais, on voit bien que ce qui occupe désormais l’esprit de ces « responsables », c’est le référendum britannique du mois de juin prochain. La perspective du « Brexit » plonge ces dits « responsables » dans les affres de l’effroi. On comprend mieux les enjeux si l’on pense aux débats qui se déroulent aujourd’hui sur le futur de l’Euro. La crise de l’Euro va faire un retour remarqué sur la scène politique européenne d’ici cet été. D’ailleurs c’est bien de l’Euro qu’il est (indirectement) question avec le Brexit. On voit bien que les britanniques sont aujourd’hui inquiets de l’évolution politique de l’Union, mais cette évolution politique est impulsée par l’aiguillon de la crise de l’Euro.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 21:58
Nuits Debout

par · 12 avril 2016

Le mouvement « Nuit Debout » a pris une ampleur surprenante en France, et ce en dépit des pressions policières constantes et multiformes dont il fait l’objet. A partir de Paris, où il fut lancé, il s’est étendu à près de 50 villes dans le pays. Issu du mouvement de protestation contre la « loi El Khomri », il assure une forme de pérennisation de la mobilisation. Mais, il dépasse cette dernière. On voit bien que dans ce mouvement s’exprime une immense frustration politique, qui est à la hauteur des trahisons du P « S » (pardon du DPMP ou Deuxième Parti Du Patronat) mais aussi un immense espoir. Au-delà du nombre de personnes concernées, c’est bien le signe que quelque chose est en train de se produire. Ce mouvement qui est dit « inorganisé », et qui est clairement « a-partisans » mais pas apolitique, et au sein duquel circulent des militants bien identifiables, constitue un phénomène politique qui pourrait être majeur dans les mois à venir. Ceci impose de poser un certain nombre de questions.

 

  1. Quelle extension pour le mouvement ?

Ce mouvement est surtout notoire pour son extension géographique. C’est en cela qu’il est actuellement impressionnant. Il se produit, de quelques dizaines à plusieurs centaines, voire à des milliers de participants, dans des villes de France qui ne sont pas seulement des grandes métropoles ou des villes universitaires. Ce mouvement n’est pas sans rappeler les « assemblées générales » des grands mouvements sociaux que l’on a connus des années 1960 à la fin du vingtième siècle. Il s’en diffère néanmoins parce qu’il se construit dans le contexte d’un désastre politique affectant tant les « Républicains » (à droite) que le P « S » qui n’aura jamais mieux que maintenant mérité son véritable nom de Deuxième Parti Du Patronat. Mais, si l’extension géographique de ce mouvement est une bonne chose, elle ne doit pas masquer le problème de l’extension sociale.

Le nombre de personnes pouvant venir chaque soir et passer une partie de la nuit est nécessairement limité. Le mouvement va devoir se poser le problème de son extension à des couches sociales plus défavorisées. Pour l’instant ces dernières sont beaucoup moins présentes que les étudiants (chômeurs ou non) et les classes moyennes. De ce point de vue, il est bon de ne pas se fonder uniquement sur la composition sociale du mouvement à Paris et des quelques grandes villes. Mais, la capacité de ce mouvement à faire la jonction tant avec les couches populaires des grandes métropoles qu’avec les exclus de la France des petites villes est l’une des conditions de sa survie.

 

  1. La question du débouché politique

Au-delà de cette extension sociale se pose, et se posera toujours plus, la question du débouché politique de ce mouvement. Le mouvement est politique, mais il n’est pas politicien. Il est nait aussi de l’impasse actuelle où à conduit le gouvernement dit « de gauche » présidé par François Hollande. On comprend parfaitement que le naufrage de la soi-disant « gauche de gouvernement » (et qu’il vaudrait mieux appeler la « gauche de pouvoir », celle qui copine avec les milieux d’affaires et se met plein les poches à chaque fois qu’elle peut) est l’un des moteurs du mouvement. On devine que ce même mouvement n’a rien de commun avec les propositions des différents candidats à la candidature des « Républicains », c’est à dire de l’ex-UMP ou de ses satellites centristes. Les propos scandaleux d’un François Fillon, appelant à couvrir du manteau de Noé la fraude fiscale, ne font que confirmer ce que l’on peut deviner dans les discours d’un Alain Juppé, ancien homme à tout faire (y compris le pire) et qui est en voie de passer de la rigidité à la momification, d’un Le Maire, d’un Wauquiez, d’une NKM…

De fait, le mouvement « Nuit Debout » se veut un double refus et de la politique actuelle et du retour à une politique passée. Car, il y a dans ce mouvement le constat, implicite chez certains, explicite chez d’autres, que ces deux politiques n’en font qu’une. Elles ne sont que la traduction du cadre disciplinaire qu’imposent l’Euro, mais aussi l’Union européenne actuelle, à la France. On en a un parfait exemple avec la « Loi El Khomri ». Mais, ce constat ne suffit pas. Un mouvement ne peut s’en contenter. Il lui faut trouver une perspective, tant à court qu’à moyen terme. Les exemples de l’Italie (avec le M5S de Beppe Grillo) et de l’Espagne (avec PODEMOS), montrent que la création de nouvelles forces politiques peut constituer un débouché pour ce mouvement. Mais, en même temps, les incertitudes politiques qui pèsent sur PODEMOS ou qui parasitent le M5S, montrent aussi qu’un minimum de clarification est nécessaire.

 

  1. Quelle organisation ?

Une dernière question doit être posée. Si ce mouvement veut pouvoir durer, la question de sa structuration et de son organisation se posera. On entend beaucoup faire les louanges de la « transversalité » du mouvement. Mais, l’organisation décentralisée ne fonctionne, on le sait, que quand existe une forte homogénéité des représentations parmi ses membres. Cette homogénéité, elle peut être atteinte par une idéologie partagée, ou par ce que l’on appelle une « doctrine »[1]. Or, aujourd’hui, l’homogénéité n’existe que dans le refus d’une situation considérée, à très juste titre, comme inacceptable. Il n’y a pas de « doctrine » capable d’assurer cette homogénéité des représentations qui est nécessaire pour une réelle décentralisation de l’action. Dès lors, le problème se pose du débouché politique du mouvement. Il doit se fixer un débouché à relativement court terme s’il veut maintenir sa capacité de mobilisation. Mais, l’absence d’organisation et de structuration qui actuellement le caractérise, et qui suffisait dans la phase initiale de la mobilisation, risque de lui être fatale dans les semaines à venir. A moins que, progressivement, ne surgisse une forme d’organisation bien mieux constituée. Telle est l’enjeu des semaines à venir.

[1] On lira avec profit sur ce point les derniers chapitres de Van Creveld M., Command in War, MIT press, Cambridge (Mass.), 1985, qui compare les formes d’organisations hyper-centralisées et les formes décentralisées au sein des organisations militaires.

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