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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 15:56
sur usinenouvelle.com

sur usinenouvelle.com

Alstom, la financiarisation et le scandale

par ·

La décision de la société Alstom de fermer son usine de Belfort (sauf les travaux de maintenance) a surpris dans le monde politique. D’Arnault Montebourg à Emmanuel Macron, les critiques ont été virulentes. Mais, en réalité, cette décision n’est pas réellement étonnante quand on considère l’état – à court terme – du marché de la construction ferroviaire. Elle est la suite logique du dépeçage d’Alstom, consécutif à la vente à General Electrics de l’ensemble de ses activités dans la production d’énergie. Elle symbolise aussi parfaitement la logique de gestion d’une entreprise ou l’intérêt immédiat de l’actionnaire domine, mais aussi une logique économique où une puissance, les Etats-Unis pour les nommer, impose par la voix d’une justice aux ordres ses impératifs aux autres pays. Il est vrai que l’on pourrait résister à ces pratiques, mais cela impliquerait de faire de la souveraineté nationale un impératif de notre politique et de le défendre becs et ongles. Or, de ceci il n’est plus question depuis des années, et c’est bien cela qui transparaît dans cette décision.

Lire la suite en cliquant ci-après : https://russeurope.hypotheses.org/5224

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 23:28
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 13:13

Des chars allemands à 150 km de Leningrad

Qui connaît ce que fut le sort d’une ville qui s’appelle aujourd’hui St-Pétersbourg ?  Il fut un temps où elle s’appelait Leningrad.

L’ignorance de l’Histoire étant devenue une caractéristique des jeunes générations, rappelons que le siège de Leningrad par les troupes allemandes a commencé début septembre 1941. Parties des pays baltes conquis en juillet-août, les divisions allemandes du groupe d’armée nord de la Wehrmacht sont arrivées à proximité de la ville en quelques jours. Avec l’ordre d’Hitler de « raser Leningrad de la surface de la terre », elles passent à l’attaque et se heurtent à une résistance acharnée au point que les Allemands décident d’en faire le siège. Il a duré 872 jours pour se terminer en janvier 1944. Il a coûté la vie à 1.800.000 personnes, dont 1.600.000 Russes parmi lesquels un peu plus de 600.000 sont morts de faim. Mais la population de la ville et les forces soviétiques ont tenu bon. Cette ville est devenue, avec Stalingrad, un symbole de la résistance à l’envahisseur et des souffrances infligées par la Wehrmacht. Pendant trois ans, la formidable résistance de Leningrad a fixé sur place une partie importante de l’armée allemande, rendant impossible la conquête de l’URSS. La ville de Leningrad est une de ces grandes villes martyres de la Seconde guerre mondiale. Une de ces villes russes, innombrables, dont la conquête, réussie ou pas, a affaibli considérablement les capacités militaires de l’Allemagne d’Hitler.

 

Des infirmières venant en aide aux blessés lors du premier bombardement ( Source www.wsws.org )

 

Aujourd’hui, 72 ans après l’échec allemand devant Leningrad, des blindés allemands, frappés de la croix de fer, héritée de la Wehrmacht et restée le symbole de la Bundeswehr, se déploient, une nouvelle fois, à 150 km de la ville. Précisément dans les pays baltes – aujourd’hui dirigés par des gouvernements d’extrême-droite – d’où ils lancèrent l’offensive vers Leningrad.

On ne peut plus parler aujourd’hui, et nul ne s’en plaindra, de militarisme allemand comme on le faisait à bon droit tant avant 1914 qu’avant 1940. Mais il faut parler dans le même sens donné à cette expression, de militarisme américain. Les Etats-Unis d’Amérique ont besoin d’un ennemi pour justifier leur « leadership » mondial, comme dieu a besoin du diable pour justifier son existence. Et les va-t-en guerre à la tête des armées US représentent une menace permanente pour la paix du monde. D’autant qu’ils peuvent compter sur la servilité des dirigeants européens.

Les engagements pris après la fin de la guerre froide ont été reniés par les Occidentaux.  L’OTAN ne devait pas s’installer aux frontières de la Russie (ainsi que rappelé dans un excellent article de la revue Foreign Affairs, 29 octobre 2014). Les USA, avec des complicités européennes, ont fomenté des révoltes initiées par des ONG locales financées par les USA et l’UE. En utilisant habilement le ressentiment bien légitime des populations pour les épreuves subies du temps de l’Union soviétique, ces révoltes ont d’abord suscité de la part du pouvoir en place, démocratiquement élu, une répression qui a servi de prétexte à des rapports d’ONG internationales de défense des droits de l’Homme, financées elles aussi, par les USA et l’UE. Ces ONG internationales, peu le savent, sont financées pour stigmatiser les gouvernements que les USA et leurs vassaux européens veulent renverser, qu’ils soient démocratiquement élus ou pas. C’est ce qui s’est passé en Ukraine et en Géorgie. En Serbie, pour affaiblir un allié traditionnel de la Russie, le choix fut le démembrement du pays au prix d’une guerre illégale au regard du droit international et la création d’un Etat artificiel, le Kosovo, devenu aujourd’hui un Etat mafieux. Le but : encercler la Russie d’Etats passés sous le contrôle de l’OTAN.

Le renversement en Ukraine d’un gouvernement démocratique remplacé aujourd’hui par un gouvernement où domine l’extrême-droite fascisante et raciste a suscité la réaction de Moscou, mais aussi de populations russophones à l’est du pays ainsi que la rétrocession à la Russie de la Crimée par une population qui ne demandait que cela depuis l’effondrement de l’Union soviétique. En effet, dès 1992, le parlement de Crimée demandait déjà sa sortie de l’Ukraine. Le résultat du référendum approuvant cette rétrocession n’aurait pu être contesté si Moscou avait eu la malice de demander à l’ONU de l’organiser. Mais il est probable que les membres permanents occidentaux du Conseil de Sécurité de l’ONU auraient refusé cet exercice démocratique.

Car, ce que les Occidentaux appellent « l’annexion de la Crimée » leur est trop utile. Il leur offre le prétexte rêvé pour désigner un nouvel ennemi dont ils ont tant besoin pour satisfaire les attentes de leurs complexes militaro-industriels. Et imposer un embargo sur la Russie dont les producteurs Européens sont les principales victimes. Et installer des troupes dans les pays limitrophes de la Russie. Et organiser en Pologne et dans les pays baltes des manœuvres réunissant des dizaines de milliers de soldats qui sont autant de provocations adressées à la Russie.

Après les manœuvres organisées en mai qui ont vu, comme en 1941, des soldats espagnols (la brigade BRILAT aujourd’hui, la Division AZUL hier) aux côtés des troupes allemandes, des décisions récentes prises à Hanovre puis à Varsovie, sur ordre des USA, vont amener des éléments blindés allemands à opérer de nouveau à proximité de la Russie.

De la Mer Baltique à la Mer Noire, l’OTAN a érigé une ligne offensive – a « front line », pour parler comme eux – contre la Russie. L’OTAN met en oeuvre une véritable politique d’encerclement qui peut conduire au pire.

Jusqu’où ira l’obsession guerrière des USA ? Jusqu’où ira la servilité européenne ?

En mai dernier, quelques jours avant le 75e anniversaire du déclenchement de l’opération Barbarossa, nom donné à l’invasion de l’Union soviétique, des chars allemands frappés de la croix de fer se sont déployés de nouveau à 150 km d’une ville qui s’appelait alors Leningrad.

Réfléchissons et résistons.

Raoul Marc JENNAR

22 juillet 2016.

Pour mémoire

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 13:09

8 juillet 2016  sur Agence Medias Palestine

Vol de terres4

(Visuel réalisé par l’Agence Média Palestine)

29 juin 2016

La politique de confiscation de terres par Israël a notablement augmenté dans Jérusalem et en Cisjordanie occupée, avec une hausse de 439% depuis le début de l’année 2016 par rapport à l’an dernier, selon ce que montre un rapport palestinien publié mardi dernier.

L’Institut de Recherche Appliquée de Jérusalem (ARIJ) a fait savoir que les autorités israéliennes ont confisqué 3 145,6 ha de propriétés palestiniennes depuis le début de cette année, soit une augmentation de 439% par rapport à l’an dernier où 583,5 ha avaient été saisis.

[...]

Au cours de la période étudiée, les forces d’occupation israéliennes ont démoli 276 maisons palestiniennes en Cisjordanie, y compris dans Jérusalem Est, alors que 108 maisons avaient été détruites en 2015.

343 équipement agricoles ont aussi été détruits au cours du premier semestre 2016, pour 59 pendant la même période en 2015...

L'intégralité de l'article en cliquant ci-dessous.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 16:09

Le Mouvement kurde publie une déclaration sur la Tentative de Coup d’Etat en Turquie

16 Juil sur le blog "Histoire et société"
16/07/2016 – 11:16 0 1
 

L’organisation à la tête du mouvement kurde, La  Communautés Union du Kurdistan (KCK), lea Co – présidence du Conseil exécutif  a publié une déclaration au sujet de la tentative de coup d’ état hier soir en Turquie.

La déclaration dit;

« Il y a eu une tentative de coup d’Etat par des personnes dont l’identité et le but n’est pas encore  clair. Cette tentative vient juste avant la réunion du conseil militaire, où Recep Tayyip Erdoğan aurait dû désigner  des généraux proches de lui-même pour le haut niveau de l’armée. Une autre dimension frappante de la tentative de coup d’Etat est qu’il intervient à un moment où les discussions sur la politique étrangère du gouvernement de l’AKP fasciste, avaient lieu " .

La tentative de coup est la preuve de l’absence de démocratie

La déclaration faite par KCK dit;

« Peu importe quels  facteurs et  quels  axes politiques internes et externes, et pour quelles raisons une lutte pour le  pouvoir est menée, cette affaire ne relève pas de la défense pour ou contre   la démocratie. Au contraire, cette situation est la preuve d’un manque de démocratie en Turquie. Ces luttes de pouvoir et les tentatives de prise de pouvoir existent  dans les pays non démocratiques où un pouvoir autoritaire fait des tentatives de coup d’Etat pour renverser un pouvoir autoritaire lorsque les conditions se présentent . C’ est ce qui est arrivé en Turquie."

Un coup d’Etat a été organisée le 7 Juin

Il y a un an, Erdoğan et le Palais Gladio (force secrète de Erdoğan), aux côtés du Parti du Mouvement Nationaliste (MHP), tous les milieux fascistes, puissances nationalistes militaires (Ergenekon) et une partie de l’armée, ont organisé un coup d’Etat. Ce fut un coup d’Eat de palais (Erdoğan)  contre la volonté démocratique du peuple [qui ont voté pour le HDP et fait perdre à l'AKP la majorité absolue . Le parti fasciste AKP a fomenté une alliance avec toutes les puissances fascistes et une partie de l’armée dont le chef d’état-major en vue de réprimer le mouvement de libération kurde et les forces démocratiques. Le fascisme de l’AKP a conduit l’armée dans les villes et les villes kurdes, a fait brûler les villes au sol et massacrer des centaines de civils. Récemment, il a adopté de nouvelles lois qui ont donner l’immunité aux forces de l’État, ce qui empêche procès pour les crimes qu’ils ont commis. De cette façon, l’AKP est devenu un gouvernement qui a légitimé et légalisé la tutelle de l’armée sur la politique et  la société démocratique.

Coup d’Etat : tentative d’une faction militaire contre un autre

Il y avait déjà la tutelle militaire en Turquie avant la tentative de coup d’Etat d’hier; ce qui est à la base de la tentative d’un coup d’Etat par une faction militaire contre une autre . Ceci est la raison pour laquelle une section de l’armée a pris parti pour Erdoğan, parce qu’il y a déjà la tutelle militaire en Turquie.

Le fait que le MHP et les cercles nationalistes chauvins ont pris parti avec le palais Gladio (Erdogan) et ses alliés fascistes révèle très clairement que ce n’est pas un incident de lutte entre ceux qui revendiquent  la démocratie et ceux qui l’empêchent..

Faire d’ Erdoğan un démocrate est dangereux

En décrivant Erdoğan et la dictature fasciste AKP comme si elles étaient démocratique après cette tentative de coup d’Etat est une approche encore plus dangereuse que le coup d’Etat lui-même. Décrire la lutte pour le pouvoir entre des forces autoritaires, despotiques et anti-démocratiques comme une lutte entre les partisans et les ennemis de la démocratie ne servira qu’à légitimer le gouvernement fasciste et despotique au pouvoir..

Les forces de la démocratie ne sont pas d’un côté ou de l’autre

La Turquie ne dispose pas d’un groupe civil au pouvoir, ce n’est pas une lutte entre les forces existanteset les putschistes démocrates. La lutte actuelle est de savoir qui devrait diriger le système politique actuel, qui est l’ennemi de la démocratie et du peuple kurde. Par conséquent, les forces de la démocratie ne soit pas d’un côté ou de l’autre. .

Le coup d’Etat contre la démocratie est celle menée par l’AKP fasciste

S’il y a un coup d’Etat contre la démocratie, il est celui réalisé par le gouvernement de l’AKP fasciste. Le contrôle du pouvoir politique sur le pouvoir judiciaire, la mise en œuvre des lois et politiques fascistes par une majorité parlementaire, la suppression des immunités parlementaires, l’arrestation de co-maires, la suppression des co-maires de leurs positions, et l’emprisonnement de milliers de militants politiques du HDP et DBP ont constitué plus qu’un coup d’Etat réel. Le peuple kurde subit les attaques génocidaires, fascistes et colonialistes sans précédent dans le Kurdistan.

L’AKP faitt glisser la Turquie dans des affrontements

Ce qui a amené la Turquie à ce stade est le gouvernement de l’AKP, qui s'est transformé en un gouvernement de guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie. Avec son caractère moniste, hégémonique et anti-démocratique, il a placé la Turquie dans le chaos et les conflits. Avec sa guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie, il a gardé la Turquie dans un état de guerre civile. La dernière tentative de coup d’État montre que la Turquie a besoin de se débarrasser du gouvernement AKP fasciste et besoin d'un gouvernement démocratique. Les développements récents rendent urgent  pour la Turquie de démocratiser et de se débarrasser de son  gouvernement hégémonique et fasciste.

Pour résumer, les forces de la démocratie doivent faire face à la légitimation des politiques du gouvernement AKP fasciste sous le déguisement de la démocratie, et de créer une alliance démocratique qui serait vraiment démocratiser la Turquie. Cette tentative de coup d’Etat, montre qu’il est  nécessaire pour nous de ne pas ralentir la lutte contre le fascisme de l’AKP mais de l’améliorer afin que le chaos et les affrontements en Turquie aient une fin et qu'une nouvelle Turquie démocratique  émerge " .

Quelques liens en complément d'information

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 21:59

par ·

Jusqu’où l’Union européenne pourra-t-elle aller trop loin ? Cette question s’impose alors que montent les oppositions populaires, qu’elles s’expriment dans des votes (comme lors de l’élection présidentielle en Autriche) ou dans un référendum (comme en Grande-Bretagne), mais que montent aussi les raison objectives d’être écoeuré par la politique de l’Union (comme avec les « sanctions » prises contre l’Espagne et le Portugal) comme par les comportements de ses dirigeants ou anciens dirigeants. Le cas de José-Manuel Barroso est encore frais dans les mémoires, mais il est loin d’être le seul et il y aurait bien à dire sur le comportement de Jean-Claude Juncker. En quelques semaines, alors que l’UE est prise entre le « BREXIT » et la crise des banques italiennes, on a eu droit au catalogue complet des pathologies européistes.

Mais, cette question s’impose aussi, et peut-être surtout, quand on considère les pratiques collectives qui se tissent autour de l’UE, qu’il s’agisse de l’absence totale de transparence (dans le cas des négociations du TAFTA), de la volonté de faire passer un autre traité (comme le CETA avec le Canada), ou qu’il s’agisse de l’absence évidente de respect de la règle démocratique. Si l’Union européenne est aujourd’hui haï par une large partie des peuples qu’elle est censée unir, cela ne tient ni aux « eurosceptiques », ni à des accidents, mais cela traduit un véritable bilan politique. L’UE n’apporte, depuis plus de 15 ans que malheurs et misères aux peuples qui la composent. Il est significatif, à cet égard, que l’UE soit mise en cause dans de nombreux pays, de la Hongrie au Pays-Bas en passant par la Pologne. Il est aussi significatif qu’en dépit des pressions multiples exercées sur eux, des pays comme la Suisse ou l’Islande aient décidé de renoncer à toute perspective d’adhésion.

 

Un échec économique

L’Union européenne paye en premier lieu une politique économique entièrement soumise au néo-libéralisme et dont le seul objectif semble bien devoir être la destruction définitive des institutions de l’État social qui s’était mis en place dans les pays d’Europe occidentale à la suite de la deuxième guerre mondiale. Cette politique économique se masque derrière divers fétiches, de la volonté de « sauver la zone Euro », à celle de résoudre la « crise des dettes publiques ». Mais, elle plonge les pays qui s’y soumettent dans une dépression sans retour, une chute de l’investissement dramatique, un démantèlement des services publics au nom de la sacro-sainte « concurrence ».

Ces crises ont de graves conséquences sociales, directes, comme la montée du chômage, et particulièrement celui des jeunes dans les pays d’Europe du Sud, ou indirectes avec la montée des régionalismes. Ces crises à répétition entre les pays, les dresse les uns contre les autres, et menace la coopération européenne. Par dessus tout, l’Euro constitue un danger pour l’état d’esprit européen, tel qu’il s’était développé depuis le traité franco-allemand de 1963 et jusqu’à la chute du mur de Berlin. Ce sombre constat est partagé par de nombreux économistes. Qu’il s’agisse de Lord Mervyn King, l’ancien gouverneur de la Bank of England ou Banque centrale du Royaume-Uni, qui vient de publier un livre[1] où il étrille l’Euro, ou de Joseph Stiglitz qui publie lui aussi un livre entièrement consacré au risque que l’Euro fait peser sur l’Union européenne[2]. Avec le traité sur la coopération et la gouvernance, le TSCG, que François Hollande fit ratifier en septembre 2012, c’est la maîtrise du budget, élément essentiel de notre souveraineté, qui est en passe d’être retiré aux élus de la Nation. Les politiciens organisent ainsi leur propre impuissance pour fuir leurs responsabilités et, quand ils l’ont fait, partent pantoufler à Bruxelles, à l’instar de Pierre Moscovici, en attendant de se faire recruter par une grande banque d’affaires américaine.

 

Un échec politique

Nous sommes aujourd’hui dans une impasse, et de ce fait nous sommes condamnés à la crise. Ne pouvant plus ajuster la politique monétaire aux besoins de l’économie, le gouvernement découvre qu’il doit se plier à des règles strictes dans le domaine budgétaire et fiscal. Si un pouvoir extérieur fixe désormais la politique monétaire, il faudra à terme que le même pouvoir fixe les règles budgétaires et fiscales. . Si le processus budgétaire échappe au contrôle du gouvernement il en va de même pour le processus fiscal. Or, le fondement de TOUTE démocratie réside dans le fait que la représentation du peuple, le parlement, doit avoir – et lui seul – le dernier mot en matière de budget et d’impôt. L’Euro, alors, détruit lentement les vieilles nations au sein desquelles s’était construite et consolidé la démocratie et menace désormais d’un retour en arrière au monde d’avant 1789.

La question de la compatibilité entre l’Euro et un système démocratique se pose donc. Cette monnaie a imposé à la France de céder sa souveraineté monétaire à une institution non élue, la Banque centrale européenne. Ce processus avait déjà commencé dans la période antérieure (de 1993 à 1999) avec l’établissement d’un statut d’indépendance de la Banque de France. Mais il ne faisait sens qu’en raison de la mise en place à venir de l’Euro. L’indépendance des Banques centrales résultant du processus de sa mise en. Or, ce qu’implique ce premier abandon de souveraineté est encore plus important que cet abandon lui-même. Une fois que vous avez laissé à d’autres le choix de la politique monétaire, vous devez admettre que ces « autres » vont déterminer par leurs actions les règles budgétaires que vous devrez suivre. Mais, cette question de la compatibilité avec le système démocratique, elle est désormais posée par le fonctionnement même de l’Union européenne. Si l’on en veut une preuve, rappelons cette citation de Monsieur Jean-Claude Juncker, le successeur de l’ineffable Barroso à la tête de la commission européenne : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Mais il ne faisait ici qu’imiter le dit Barroso, dont les talents renardiers sont indiscutables[3]. Ce divorce entre élite et peuple trouve une de ses justifications dans le délitement de la souveraineté nationale qui marche de concert avec le délitement de la démocratie. Certes, des élections se tiennent régulièrement en France. Mais, ont-elles encore un pouvoir de changer la politique, voire de changer l’élite dirigeante ? On peut en douter. Ce délitement de la souveraineté nationale s’est mis en place avec le traité de Maastricht. Il s’est amplifié par petit pas. Victor Hugo le disait déjà[4], et comme en son temps on peut écrire que l’on «nous retire petit à petit tout ce que nos quarante ans de révolution nous avaient acquis de droits et de franchises.(…) Le lion n’a pas les mœurs du renard [5]».

 

Une crise de la démocratie

C’est la cause de la crise de la démocratie que nous subissons. Elle se manifeste d’abord par une abstention importante lors des différents scrutins. Cela se manifeste aussi par un repli vers différentes communautés et la montée du « communautarisme ». Les Français, se sentant désormais de moins en moins citoyens, et ce d’autant plus que l’on a de cesse de galvauder ce mot dans des emplois ridicules qui sont autant de contresens, se replient sur ce qui semble leur offrir une protection : communautés religieuses, communautés d’origines…Ce faisant ils se précipitent en réalité vers la guerre civile. C’est bien là la critique la plus radicale que l’on puisse faire à l’Euro et à l’Union européenne : celle de déchirer de manière décisive le tissu social et de dresser, à terme, les Français les uns contre les autres. Il n’est dans la logique de l’Euro d’autre avenir que celui décrit par Hobbes : la guerre de tous contre tous. Mais, soyons sûrs que cette guerre ne sera pas sans profits pour certains.

L’Euro a entraîné les économies des pays membres de la zone dans une logique de divergence de plus en plus forte. Cette logique a conduit à des plans d’austérité de plus en plus violents, qui exaspèrent les populations et qui dressent celles des pays ayant moins de problèmes contre celles des pays qui en souffrent le plus. Loin d’être un facteur d’unité et de solidarité, l’Euro entraîne le déchaînement des égoïsmes des uns et des autres et la montée des tensions politiques.

 

La fin de l’UE

Ce qui est donc étonnant n’est pas l’hostilité contre l’Union européenne, mais que cette dernière s’exprime sous des formes aussi policées, comme avec regret. Ce que l’on peut d’ailleurs comprendre. L’idée de la construction européenne, même si elle fut largement utopique, reste une belle idée. Mais, l’Union européenne n’est pas l’Europe. Elle n’est qu’une des formes possibles, et aujourd’hui une forme hideuse, que prend la construction institutionnelle en Europe. Le besoin de coopération entre les nations européennes est évident. Mais il faut convenir aujourd’hui que l’UE est plutôt un obstacle à cette coopération. Le besoin de coopération s’exprime dans une demande politique ; à cela l’UE ne répond que par une anti-politique : le marché unique. Il nous faut aujourd’hui retrouver le sens profond de la construction européenne, et pour cela répondre à cette demande politique par des solutions politiques. Il ne faut pas se voiler la face. L’Euro a contaminé l’Union européenne. Il serait bon que, profitant du choc provoqué par une dissolution de l’Euro (qu’elle soit contrôlée ou non), on puisse remettre à plat un certain nombre de problèmes, et en particulier les règles du « marché unique » ou les procédures de négociation qui sont aujourd’hui en cours autour du « grand marché transatlantique ». Ceci impose qu’un gouvernement qui se fixerait comme objectif de sortir de l’Euro ait aussi des idées précises sur ce que pourrait être la coopération entre pays européens, mais aussi entre les pays européens et le reste du monde.

Cela ne pourra passer que par cette Communauté des Nations Européennes, une communauté qui sera nécessairement ouverte à la Russie, et qui devra remplacer cette Union européenne aujourd’hui agonisante. Pour cela, il faudra écrire un nouveau traité, remplaçant l’ensemble des traités existants et les frappant par là même de caducité. C’est à cette tâche qu’il faut aujourd’hui s’atteler.

[1] King, Mervyn A., The End Of Alchemy: Money, Banking And The Future Of The Global Economy, Londres, Little, Brown, 2016.

[2] Stiglitz Joseph E., The Euro: And its Threat to the Future of Europe, New Yok, Allen Lane, 31 mai 2016.

[3] Barroso J-M., Speech by President Barroso: « Global Europe, from the Atlantic to the Pacific », Speech 14/352, discours prononcé à l’université de Stanford, 1er mai 2014.

[4] Voir sa plaidoirie devant le TRIBUNAL DE COMMERCE, lors du « PROCES DE MONSIEUR VICTOR HUGO CONTRE LE THEÂTRE-FRANCAIS, ET ACTION EN GARANTIE DU THEÂTRE-FRANCAIS CONTRE LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS » en 1832.

[5] http://librairie.immateriel.fr/fr/read_book/9782824701387/chap_0035

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:22
Lu sur El Diablo
Elena Radzikovskaïa

Elena Radzikovskaïa

Andreï Brajevski, ingénieur de 27 ans, est décédé dans l’incendie 
de la Maison des syndicats, à Odessa, le 2 mai 2014. À 60 ans, 
sa mère se bat depuis plus d’un an pour qu’une enquête indépendante s’ouvre enfin.

Le long des côtes de la mer Noire, la cité impériale d’Odessa a gardé son attrait. Le conflit qui frappe l’Ukraine n’a que peu de prise au premier abord sur l’un des plus importants ports marchands du pays. Les touristes continuent d’affluer par milliers pour profiter des charmes de la métropole fondée par l’impératrice Catherine II, au XVIIIe siècle. Dans le centre, la cicatrice des affrontements (7 000 morts) qui secoue la jeune République depuis le printemps 2014 apparaît distinctement dans le quartier de la gare. L’immeuble de la Maison des syndicats dévoile les stigmates du drame. Devant l’immense bâtiment noirci, des bouquets de fleurs sont déposés quotidiennement devant les portraits des quelques victimes. Parmi les 50 morts, le fils d’Elena Radzikovskaïa, Andreï Brajevski, un jeune ingénieur, qui militait auprès de l’organisation de gauche, anarchiste Borotba, âgé de 27 ans. « Il protestait avec de nombreux jeunes, des journalistes, des syndicalistes, des étudiants, des enseignants contre le coup d’État et les premières mesures du gouvernement Iatseniouk. Un campement avait même été dressé réunissant des centaines de personnes anti-Maïdan et un autre pro-Maïdan. Des provocations ont eu lieu à plusieurs reprises jusqu’aux violents affrontements qui ont éclaté en marge de la rencontre de football entre le Metalist de Kharkov et le club local, Tchornomorets », raconte Elena. Après une longue pause, elle reprend. « Aujourd’hui encore, cela m’apparaît inimaginable. Comment un tel drame a pu survenir dans notre cité ?… Et nous ne savons toujours pas exactement combien de nos proches, amis, camarades, collègues sont morts ce jour-là. Selon les témoignages que nous avons pu recueillir, ils sont plus d’une soixantaine à avoir péri le 2 mai », explique-t-elle.

Cette professeure d’histoire à l’université se bat désormais pour que justice soit rendue et poursuit des actions au sein du Collectif pour la paix en Ukraine. La soixantaine,
 Elena n’a jamais caché ses opinions et sa défiance vis-à-vis des nouvelles autorités ukrainiennes qui ont pris le pouvoir, en février 2014. « Comme beaucoup, j’émettais quelques doutes vis-à-vis de ce mouvement de contestation sur la place Maïdan à Kiev et sa récupération politique. Nous avions déjà assisté au même scénario il y a dix ans avec la révolution orange. L’Europe n’a jamais rien fait pour aider à lutter contre la corruption ou les inégalités. Bien au contraire », estime en remettant ses lunettes cette proche du Parti communiste, où elle a milité durant des années.

Les interrogations autour 
de cet incendie criminel demeurent

Le collectif cherche à obtenir l’ouverture d’une enquête officielle, sillonnant l’Europe pour trouver des soutiens auprès des médias, des partis politiques, des syndicats, des associations de défense des droits de l’homme. Sur place, l’ouverture d’une investigation indépendante est compliquée. Les interrogations autour de cet incendie criminel demeurent. Simple dérapage, règlement de comptes entre hooligans, crime politique… Tout le monde a son avis. Mais la discussion peut rapidement dégénérer, révélant les positions antagonistes bien entretenues par les médias gouvernementaux et russes. « C’est pour cela que nous réclamons une enquête indépendante. Malgré les menaces et les violences, nous avons poursuivi notre collecte d’informations. Même si de plus en plus de gens craignent de venir témoigner au tribunal, par crainte de représailles des forces fascistes comme Praviy Sektor. »

La colère et l’incompréhension des familles demeurent intactes : comment des affrontements ont-ils pu éclater en plein cœur de la ville et terminer par un incendie sans aucune intervention des forces de l’ordre ? « Ils s’en sont pris aux manifestants pacifiques – retraités, journalistes, syndicalistes, militants communistes, enseignants, écologistes – qui défendaient entre autres une option fédérale. Malgré des preuves matérielles nombreuses, des témoignages, on nous interdit de poursuivre en justice les responsables. Pire, certains d’entre eux participent actuellement à la vie politique de notre pays… Voilà notre belle démocratie qui favorise la montée de la haine et fracture notre société », analyse Elena, qui vit dans l’inquiétude de se faire arrêter ou attaquer par des membres de Pravy Sektor.

La tragédie du 2 mai a constitué un véritable tournant en Ukraine en accélérant la fragmentation de la société et la polarisation des positions qui contribuera au début du conflit dans le Donbass. À Odessa, les rassemblements de l’opposition se font plus rares, par crainte de représailles en étant accusés de terrorisme ou de séparatisme. L’intervention militaire menée par Kiev depuis avril 2014 dans l’est du pays se nomme « opération antiterroriste ». « Le pouvoir peut ainsi cibler toute force alternative, parler d’éléments étrangers. Mais je ne suis ni séparatiste, ni terroriste. Je veux faire entendre une opinion différente qui le dérange. Comment peut-on tuer des gens pour une opinion différente ? Le silence autour de ce drame est le plus détestable. L’Europe et ses dirigeants, si prompts à défendre les droits de l’homme, que font-ils pour les victimes d’Odessa et de cette guerre fratricide ? »

Vadim Kamenka

le 19 août 2015

UKRAINE : Elena Radzikovskaïa, veut connaître la vérité sur la mort de son fils

Le Parti communiste ukrainien interdit   Le gouvernement dirigé par Arseni Iatseniouk et le président Petro Porochenko ont choisi de poursuivre leur logique répressive 
et antidémocratique. 
Fin juillet, un décret ministériel interdit au Parti communiste ukrainien (KPU) de participer 
aux processus électoraux ! Autrement dit, il s’agit d’interdire au Parti communiste de participer 
à la vie politique, donc d’exister. Il s’inscrit dans une longue série 
de mesures d’atteinte 
à la démocratie comme 
la censure d’artistes et d’intellectuels russophones ou l’interdiction à des parlementaires européens de se rendre en Ukraine.

 

SOURCE:

Pour mémoire un article de Marianne paru en Mai 2014 à propos du silence entourant ce massacre dans les médias occidentaux.  Ce n'était pourtant pas moins grave que la tuerie de Charlie.

Mais personne ne s'est ému en France au point de porter une pancarte "Je suis la Maison des syndicats d'Odessa".

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 13:38
Le numéro 11 de Ruptures est arrivé! Ci-dessous l'édito signé par Pierre Lévy

Donc on peut s’en aller. C’est la leçon essentielle qui découle du référendum britannique. En dépit de l’incroyable brouhaha politico-médiatique et de l’extraordinaire confusion que les mauvais perdants ont tenté de semer.

Car on aura tout entendu, du plus classiquement éculé au plus audacieusement grotesque : les Britanniques ont voté par « inadvertance », dans un « moment d’égarement » ; ils voulaient juste donner un avertissement au Premier ministre ; ils regrettent déjà leur vote ; du reste, un référendum devrait n’être valable qu’avec 60% de votes positifs ; avoir lancé consultation populaire est « irresponsable », voire « criminel ». Par ailleurs, le divorce d’avec l’UE est « matériellement impossible » ; en outre, le parlement peut encore défaire ce que les citoyens ont tranché ; et finalement, la procédure de divorce pourrait bien ne jamais être enclenchée…

L’Europe a une longue expérience en matière d’inversion des verdicts populaires. Mais cette fois, il va falloir que ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités s’y fassent : la sortie aura lieu. Ni le levier écossais (aléatoire et lointain), ni la (malheureusement réelle) désinvolture des Tories pro-Brexit (mais qui n’avaient nullement le monopole de la campagne anti-UE) n’y changeront rien.

L’événement est de même magnitude que la chute du Mur de Berlin. Mais là où cette dernière avait enclenché l’extension de la domination occidentale, antisociale et belliqueuse, sur le monde, le choix du peuple britannique sape les fondements d’un des piliers majeurs de cette hégémonie. La « contagion » constitue dès lors la grande terreur des dirigeants européens. Comme s’en désespère l’ultra-fédéraliste Guy Verhofstadt : « ce n’est qu’une question de temps avant qu’on voie d’autres pays se lancer dans des demandes similaires ».

Les maillons faibles sont déjà connus (mais n’excluent pas des surprises) : le Danemark et les Pays-Bas, mais aussi l’Italie… Et bientôt le tour de la France ? Dès 2004 – date de la signature de feu le traité constitutionnel, suivie quelques jours plus tard d’une gifle monumentale manifestée par l’abstention massive aux élections européennes – les premières fissures sont apparues. Les Non français et néerlandais de 2005 ont provoqué de profondes lézardes. Le Brexit creuse une brèche si béante que la digue ne peut désormais plus être réparée.

Certains seconds couteaux vendent la mèche, tel Alain Lamassoure qui plaide « pour un divorce très couteux et très douloureux pour le Royaume-Uni » (avis aux volontaires suivants), ou bien l’ancienne présidente de l’europarlement Nicole Fontaine, qui se réjouit déjà : « quand on va constater les conséquences économiques qui vont frapper la Grande-Bretagne, ça peut calmer les pays tentés par cette contagion ».

Au fond, l’UE ressemble furieusement à une secte : si un membre veut quitter l’organisation pour retrouver sa liberté, on le harcèle, on le dénigre, on le menace des pires conséquences – bref, on s’efforce de lui pourrir la vie ; pour le punir, mais aussi et surtout pour tétaniser ceux qui seraient tentés de le suivre.

Les coups tordus et les obstacles ne manqueront donc pas, ce qui laisse ouverts les formes et le délai de la sortie du Royaume-Uni. Mais pas sa survenance. Notamment parce que le vote populaire a eu pour facteur essentiel « la rébellion des dominés contre les dominants et des laissés-pour-compte contre les décideurs » selon les termes du présentateur vedette de la BBC Andrew Marr. De fait, c’est bien dans les villes ouvrières et les régions désindustrialisées (en Angleterre du Nord, en particulier) que la victoire a été assurée.

Les quolibets haineux qui fusent contre ces « milieux défavorisés » dotés d’« un niveau d’éducation inférieur », « irrationnels et mus par la haine » témoignent jusqu’à la caricature d’un mépris de classe rehaussé par la hargne de la défaite, qui s’est illustré en particulier parmi les milliers de manifestants londoniens – jeunes « citoyens du monde » des bobos quartiers auxquels se mêlaient des expatriés – qui ont réclamé l’annulation du vote exprimé par plus de 17 millions d’électeurs, s’appuyant sur une pétition en ligne ouverte à la signature de la planète entière…

Tout cela sera vain. Car un spectre hante l’Europe, qui a été formidablement résumé par le président allemand Joachim Gauck trois jours avant le scrutin, dans un mélange de lucidité et d’effroi : « les élites ne sont pas le problème, ce sont les peuples qui sont pour le moment le problème ».

Tout est dit.

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 13:55

Un appel solennel du Parti communiste Français appelant avec force à sortir de l'OTAN serait le bienvenu.  Il ne suffit pas, sur une question d'intérêt national, de s'en remettre aux déclarations individuelles, fussent-elles celles d'un député communiste.  Cela mériterait une vraie bataille de masse.  D'autres organisations militent pour la sortie de la France de l'OTAN.  Il y a place pour un véritable front pour la sortie de l'OTAN et pour la paix.

Qu'est-ce qui freine donc le PCF ?

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 23:18

par ·    sur le site Russeurope.  Extraits.

Le Brexit oblige les divers dirigeants des pays de l’Union européenne à une prise de conscience de la crise que connaît cette dernière. On constate que ce sont les dirigeants français qui ont le plus de mal à intégrer cette nouvelle réalité et à y faire face. La sortie du monde des illusions semble particulièrement pénible, que ce soit pour François Hollande ou pour Manuel Valls. Pourtant, ce retour aux réalités s’impose car la question aujourd’hui posée n’est plus celle d’une « réforme » de l’UE mais de sa transformation radicale, actant par là la fin du projet fédéraliste. Tel était le sens de l’appel signé par vingt intellectuels, dont votre serviteur[1]. La nécessité de maintenir entre les pays européens, et TOUS les pays européens, des structures permettant des formes adaptées de coopération est évidente. Mais, les institutions de l’UE ne sont plus en mesure d’assurer cette fonction. En ce sens l’UE est morte.

 

Cette mort de l’UE implique que l’on prenne conscience des réalités. Or, certaines d’entre elles sont particulièrement déplaisantes pour un cerveau qui fut abreuvé par la propagande européiste, comme c’est le cas pour une large partie de notre classe politique.

1- Le « couple » franco-allemand est mort.[...]

2- Les divergences entre Allemands et Français quant au futur de l'UE sont irréconciliables.[...]

3- Ces divergences ont été révélées crûment par le Brexit et la question de l'attitude à adopter vis-à-vis de la Grande-Bretagne.[...]

4-  L'inachèvement structurel de la zone Euro et de l'Union Economique et Monétaire a atteint désormais son seuil critique. [...]

 

Lire la suite et l'intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous

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