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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:18

Par   sur son blog "Russeurope",  6 juin 2015

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur  Russeurope. 

La situation en Ukraine et dans les zones insurgées du Donbass se détériore progressivement. Les combats de ces derniers jours, assurément limités, mais qui ont été les plus violents depuis janvier 2015 le prouvent. L’accord « Minsk-2 » est en train de ce dissoudre, et ceci largement du fait du gouvernement de Kiev. Cela était prévisible. Il faut donc revenir sur la situation pour tenter de comprendre comment on en est arrivé là.

 

Les ruptures du cessez-le-feu

Le cessez-le-feu décrété après les accords de Minsk-2 n’a jamais été parfaitement respecté. Les observateurs de l’OSCE insistent sur le fait que ces violations sont, le plus souvent, le fait des forces de Kiev. Les bombardements de fin mai sont progressivement montés en puissance, provoquant la « contre-offensive » des forces insurgées sur Mariinka. Mais, après avoir pris le contrôle de cette petite ville, d’où des observateurs guidaient les tirs de l’artillerie des forces de Kiev, les forces insurgées n’ont pas poussé plus loin leur avantage.

A - Carte

Le discours tenu le 4 juin par le Président Poroshenko à Kiev, devant le Parlement (la Rada) où il évoque les milliers, voire les dizaines de milliers de soldats russes dans le Donbass doit être pris pour ce qu’il est : de la propagande[1]. Kiev a visiblement voulu jouer la carte d’une stratégie de la tension pour tenter de ressouder ses soutiens internationaux qui semble aujourd’hui se déliter. Le moins que l’on puisse dire est que cette tentative s’est plutôt retournée contre ses auteurs.

Ces ruptures du cessez-le-feu ne présagent pas à elles seules d’une possible reprise des combats. Elles ne sont significatives que dans la mesure où elles se situent dans un contexte de non-application de l’accord de Minsk-2. Rappelons que l’accord de Minsk-2 prévoyait un important volet politique en plus du volet militaire (cessez-le-feu, échange de prisonniers). Ce volet politique prévoyait une fédéralisation de fait de l’Ukraine et le respect de l’intégrité territoriale du pays, moyennant une très large autonomie conférée aux régions de Lougansk et Donetsk. D’emblée, le gouvernement de Kiev a montré de fortes réticences a mettre en œuvre le volet politique de l’accord. Or, si l’on ne procède pas à la mise en œuvre du volet politique, la question militaire resurgira nécessairement. C’est bien parce que nous sommes dans une impasse politique qu’il y a un risque de reprise généralisée des combats.

 

Le camp de la guerre

Il faut ici dire que, des deux côtés, il y a des personnes qui poussent à cette reprise des hostilités. Du côté des forces de Kiev, les différents groupes d’extrême-droite, voire ouvertement fasciste, poussent à l’évidence à une reprise des combats. Outre l’espoir d’obtenir des victoires sur le terrain, ces groupes ont compris qu’ils ne seront importants dans l’espace politique kiévien qu’en raison du maintien d’une atmosphère d’hostilités et de conflits. Que la tension retombe et ces groupes apparaîtront pour ce qu’ils sont, des bandes de dangereux excités et nostalgiques du nazisme. D’autre forces jettent de l’huile sur le feu : ce sont certains des oligarques, qui forment l’épine dorsale du régime de Kiev, et qui cherchent à prospérer sur l’aide militaire (en particulier américaine). Eux aussi ont intérêt à une reprise des combats.

Du côté des insurgés, il y a des groupes et des personnes qui regrettent que les forces de la DNR (Donetsk) et de la LNR (Lougansk) n’aient pu pousser leur avantage en septembre 2014. A ce moment là, l’armée de Kiev était en pleine déroute. Il eut été possible de reprendre Marioupol, voire d’aller vers Kherson. Si l’offensive des forces de la DNR et de la LNR s’est arrêtée là ou elle s’est arrêtée, c’est du fait de l’intervention russe. Le gouvernement russe a clairement fait comprendre aux insurgés qu’ils devaient s’arrêter. Et ici se place l’un des paradoxes de la crise ukrainienne : les pays de l’Union européenne, et les Etats-Unis, auraient dû prendre en compte cette attitude de la Russie. Il n’en a rien été, ce qui n’a pas peu contribué à persuade les dirigeants de Moscou de la mauvaise foi de leurs interlocuteurs. Si les relations sont tellement difficiles aujourd’hui entre ces pays et la Russie, c’est aussi le produit de leur attitude envers la Russie au moment où cette dernière faisait tout pour calmer la situation militaire.

Les relations de Moscou avec la DNR et la LNR sont complexes. Ceux qui veulent ignorer l’existence d’une autonomie de décision de Donetsk (plus que de Lougansk) commettent une grave erreur. Bien entendu, les dirigeants de la DNR et de la LNR cherchent à être dans de bons termes avec la Russie, mais leurs objectifs ne coïncident pas nécessairement.

[...]

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 21:03

Lu sur le site du Mouvement de la paix

La 9e conférence d’examen du TNP vient de se terminer, sans consensus, à New York

Les armes atomiques sont désormais plus menaçantes encore.

Les commentaires seront peu médiatisés en France. Stratégiques, techniques, politiques ou moraux, ils émaneront de celles et ceux qui se sont déjà résolument engagés pour vivre dans un monde débarrassé des armes nucléaires. Si par accident ces commentaires prenaient trop de place, nul doute que les représentants de l’état réciteraient alors leur crédo sur ces armes de non-emploi, sur leur sécurité absolue qui interdit tout accident, et sur les efforts que la France fait pour réduire son arsenal au strict minimum !

Les Etats dotés d’armes nucléaires, qui à l’instar de la France ne veulent pas s’en débarrasser, ont imposé au reste du monde leur vision d’une sécurité internationale construite sur la menace permanente. C’est inacceptable ! Le Chef de l’Etat et le gouvernement doivent changer d’attitude. Devant la mobilisation internationale grandissante, la parole de la France ne peut rester figée dans une rhétorique datant de la guerre froide!

La délégation du Mouvmanif-TNP-NY-2015ement de la Paix salue l’initiative de l’Autriche, qui entraine derrière elle 107 pays convaincus de renforcer l’arsenal juridique pour condamner la fabrication, les essais et la détention d’armes nucléaires.

Cet engagement de l’Autriche, devenu à New York l’Engagement Humanitaire, et l’accueil de la Palestine comme Etat partie au traité sont pour l’instant les points positifs de cette conférence. Une lueur d’espoir somme toute, après quatre années de travail intense au sein de la campagne ICAN pour obtenir l’interdiction des armes nucléaires!  

Loin d’être démobilisée par une stratégie diplomatique qui place la France du mauvais côté de l’Histoire, la délégation du Mouvement de la Paix appelle la population française à poursuivre ensemble les actions, pour qu’enfin les armes atomiques soient, au même titre que les autres armes de destruction massive, interdites et éliminées.

 

 La délégation du Mouvement de la Paix

le 02 juin 2015

 Contact :

Michel Dolot : michel.dolot@mvtpaix.org

Nathalie Gauchet : nathalie.gauchet@mvtpaix.org

Télécharger le communiqué

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:28

Congrès AFPS des 30-31 mai 2015
Motions adoptées par acclamation à l’issue du Congrès.


1) Une nouvelle Flottille de la Liberté internationale se prépare à se rendre à Gaza. L'un des bateaux, la Marianne, partie de Suède, a fait récemment escale en France (accueillie par l'AFPS et ses partenaires à Brest) avant de poursuivre vers la Méditerranée pour y rejoindre les autres navires.

L'objectif premier est de demander pour les Palestiniens de Gaza la liberté de déplacement, notamment par la mer, espace de liberté, et l'ouverture immédiate du port de Gaza. En appui aux exigences palestiniennes, la Flottille réclame la fin immédiate du blocus illégal imposé par Israël avec la complicité de l'Egypte et le soutien direct ou implicite des grandes puissances. Elle exige la libération de la Palestine.

Réunie en congrès à St Denis les 30 et 31 mai 2015, l'AFPS apporte son plein soutien à la Flottille de la Liberté. Elle demande aux autorités françaises de prendre les mesures nécessaires pour en assurer la protection.



2) Le congrès de l'AFPS tient à exprimer son indignation quant à la politique européenne qui condamne en Méditerranée des dizaines de milliers de migrants à une mort horrible dans leur tentative d'échapper à la misère et à la guerre. Les puissances occidentales en sont les principales responsables à travers leurs politiques néocoloniales et leurs interventions militaires. Parmi ces réfugiés figurent des Palestiniens, une fois de plus chassés, une fois de plus déplacés par la force. Laurent Fabius, dans son discours devant le conseil de sécurité de l'ONU exigeait le droit à un retour rapide pour tous les réfugiés de Syrie et d'Irak. Le Congrès de l'AFPS demande qu'il fasse preuve de cohérence et qu'il agisse en conséquence dès à présent pour la réalisation du droit inaliénable au retour des réfugiés palestiniens en Palestine.
 

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 22:27

Le camp des migrants à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Le camp des migrants à Paris
 

Le journaliste du mensuel progressiste Ruptures, Laurent Dauré, a déclaré dans une interview avec RT France que les migrations sont très liées à la politique étrangère des puissances occidentales.

RT France :  Que passe-t-il à Paris avec ces camps de migrants dans le quartier de la Chapelle ?

Laurent Dauré (L.D.) : C’est un nouvel épisode des drames de l’émigration. On en a vu récemment l’ampleur avec les naufrages en Méditerranée qui ont fait de très nombreuses victimes, environ 800 en un seul jour le 19 avril dernier.

Ici, à Paris, il s’agit majoritairement de Soudanais qui fuient leur pays pour échapper aux conséquences de la partition du Soudan voulue et encouragée par l’Occident, principalement les États-Unis. Ils cherchent simplement à trouver des moyens de subsistance et surtout à garder la vie sauve. Les migrations sont très connectées à la géopolitique et aux choix géostratégiques de l’Occident. Pourquoi ces gens décident de quitter leur pays ? Ce n’est pas par plaisir, ils ne partent pas en vacances, ils y sont contraints et forcés par la misère, par la guerre et il faut examiner les causes de celles-ci pour comprendre la situation.

RT France :  Ces migrants ne sont pas pris en charge, ils sont juste là, au cœur de Paris. Pourquoi les autorités ne font-elles rien ?

L.D. : J’espère que les autorités vont réagir parce qu'il n’est évidemment pas acceptable d’entasser des gens dans ces conditions. La situation ne peut que se dégrader et de façon très prévisible, cela accroît les tensions au sein de la société française ; ces événements cristallisent les passions et les partis politiques utilisent cela pour monter les Français les uns contre les autres et les détourner d'une compréhension globale de ces phénomènes.

RT France : La France a décidé de renforcer les moyens et des dispositifs pour sauver les migrants en mer mais semble ne pas faire grand-chose pour améliorer leurs conditions de vie sur le continent. Qu’en pensez-vous ?

Des migrants clandestins à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Des migrants clandestins à Paris
 

L.D. : C’est l’hypocrisie habituelle de la classe politique qui s'indigne et proclame de belles intentions quand il y a des drames comme on l’a vu en Méditerranée en avril mais qui se garde bien de faire quoi que ce soit de concret quand il y a des situations d’urgence moins médiatisées. On laisse pourrir la situation sans agir sur les causes, en exposant les migrants au mécontentement des habitants. C’est irresponsable et très hypocrite parce qu’on s’en remet en fait aux associations humanitaires, aux associations qui viennent en aide aux migrants, en se disant qu’elles vont effectuer le travail de première nécessité.

RT France : La majorité des migrants vient du Soudan comme vous l’avez indiqué. Il y a quand même beaucoup d’autres migrants qui viennent d’autres pays, notamment de la Libye, de la Syrie, du Mali. Est-ce que la France est partiellement responsable de la situation actuelle ?

L.D. : Bien sûr, puisque nous avons, non seulement approuvé mais participé à la déstabilisation, voire à la destruction, des pays que vous avez mentionnés. Nous sommes à l’origine du chaos que connaissent ces pays, nous sommes donc responsables des conséquences de celui-ci, en l'occurrence les déplacements de population. Les gens fuient les catastrophes que les puissances occidentales ont provoquées. Donc, oui, le pouvoir français a une énorme responsabilité dans cette situation puisque la politique d’ingérence et de guerre produit nécessairement de tels effets. On le sait à l’avance. Quand on entame une opération militaire, quand on déstabilise un régime en utilisant au passage des groupes terroristes, on connaît les conséquences. Il est complètement cynique et hypocrite de prétendre se soucier des répercussions prévisibles de notre politique étrangère.

 Le camp des migrants à Paris © Benoit Tessier Source: Reuters
Le camp des migrants à Paris

RT France :  En quoi la présence de ces migrants, sous le pont de la Chapelle, dérange, en quoi est-elle gênante tant pour les habitants que pour les autorités parisiennes ou françaises ?

L.D. : Il est bien sûr révoltant que des personnes vivent dans de telles conditions. Personne ne devrait avoir à habiter dans une tente sous un métro parisien. Les autorités doivent donc trouver des solutions rapidement. Après, les habitants qui y voient des désagréments… On peut comprendre ce point de vue, mais là encore il ne faut pas regarder les choses par le petit bout de la lorgnette, il faut toujours considérer la situation dans son ensemble et voir quelles sont les causes de tout cela. Il serait injuste de s’en prendre aux migrants qui n’ont pas choisi d’être là, qui préféreraient être ailleurs dans une situation plus favorable. Il ne faut pas jeter la culpabilité et l’opprobre sur des gens qui sont les jouets des événements et qui sont ballotés ici et là en fonction des conflits, de la misère, des politiques migratoires, des choix politiques. Il peut y avoir des désagréments pour les gens qui habitent là, sans doute, mais ils auraient tort de considérer que les gens qu’ils ont sous leurs yeux en sont directement responsables.

RT France :  Vous dites qu’il faut régler la situation. Mais comment peut-on régler cette situation ?

L.D. : Ce que l’on peut faire, c’est cesser la politique d’ingérence dans les pays du Sud, c'est cesser d’imposer des conditions économiques et commerciales aux pays du Sud (via notamment les organismes internationaux comme le FMI, la Banque mondiale et l'OMC) qui sont telles que de nombreux membres des populations concernées n’ont pas d’autre choix pour survivre que de se lancer sur les routes de l’émigration. C’est cela que les pays occidentaux peuvent changer. En cessant de s'ingérer et d'imposer le libre-échange partout (sans parler du système de la dette), ils peuvent faire en sorte que de telles situations se raréfient, que moins de personnes se retrouvent contraintes à prendre des embarcations de fortune…

RT France :  Beaucoup de migrants veulent rejoindre l’Angleterre, cela peut-il dire que la France n’est plus attirante pour les migrants ?

L.D. : Le fait que la situation économique et sociale en France se dégrade sans cesse doit compter. Après, les migrant ne se font pas toujours une représentation correcte des conditions de vie qu’ils trouveront dans le pays qu’ils ont choisi. Mais dans leur esprit, il est préférable d’aller en Angleterre (dont ils sont plus nombreux à parler la langue) où ils ont plus de chances de trouver un travail et actuellement, c’est sans doute vrai.

RT France : Cela veut dire que non seulement  la France n’a pas les moyens pour aider les migrants qui sont déjà sur le sol français mais aussi la France n’a pas les moyens pour les accueillir ?

L.D. : Les moyens, on les a quand il s'agit de faire la guerre ou de renflouer des banques... Donc l’argument des moyens ne tient pas. Cela dit, il faut ajouter un point important : la France, comme vous le savez, appartient à l’Union européenne, elle est liée par des traités européens qui ont un impact très négatif sur l'économie, l'emploi et la protection sociale. Et donc, des moyens, nous pourrions en retrouver en sortant de l’UE, en sortant de l’euro, en renonçant à l'austérité et à cette folle politique de désindustrialisation qui évidemment nous condamne à avoir moins de ressources, moins de rentrées fiscales pour l’État, moins de moyens d’action publique.

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:31
 

En ce 9 mai 2015, nous commémorions le 70ème anniversaire de la victoire contre l’Allemagne nazie. Cette date restera dans les livres d’histoires comme celle ou ce que l’on appelle « l’occident », et qui n’est en réalité que le cercle des alliés européens des Etats-Unis à commis une faute politique majeure. Dans cette faute, la responsabilité du Président François Hollande est importante, et pourrait avoir des conséquences profondes.

2.5.1945 Berlin Reichstag Armbanduhren wegretuschiert.

2.5.1945 Berlin Reichstag
Armbanduhren wegretuschiert.

Poutine isolé ?

Sous les pressions des Etats-Unis, une majorité des pays européens ont renoncé à envoyer un Président ou un Premier ministre à Moscou pour la grande parade commémorant la Victoire. Mais, et ceci est extrêmement important, la Chine, l’Inde et de nombreux pays d’Amérique Latine ont fait le déplacement. Si l’on mesure démographiquement le poids de ces représentants, ils pèsent plus de 50% de la population terrestre. Si l’on mesure économiquement leur contribution, elle est élevée, autour de 40%. Parler dans ces conditions d’un « isolement » de Vladimir Poutine est une absurdité.

Mais, la symbolique politique est encore plus importante. Ont fait le déplacement à Moscou les chefs d’Etat ou les chefs de gouvernement des pays des « BRICS » et des pays de l’OSC, l’organisation de Sécurité et de Coopération. Plus encore, la présence des chinois et des indiens acquière une signification particulière. La population de la Chine a payé d’un prix humain extrêmement lourd un conflit qui, pour elle, a commencé non en 1939 mais en 1937. En fait, elle est – derrière l’URSS – le deuxième pays à avoir le plus souffert. Les atrocités commises par l’armée japonaise ont été abominables. Les troupes indiennes se sont battues, tant contre l’Allemagne et l’Italie que contre le Japon. La participation de contingents des armées chinoises et indiennes au défilé de Moscou a, à l’évidence, une portée qui dépasse la simple commémoration.

Il était donc clair que ce 9 mai allait revêtir une importance particulière. Du fait de l’attitude des Etats-Unis, mais aussi du fait de la couardise, pour ne pas utiliser de mots plus blessants, de dirigeants européens, ce 9 mai 2015 a entériné la coupure du monde en 2. Il a symbolisé l’opposition d’un « ancien monde », celui du bassin atlantique à ce nouveau monde en train d’émerger autour de l’Asie, et qui attire à lui sans cesse de nouveaux pays. On ne peut, à cet égard, que constater que les initiatives chinoises, ou Sino-Russes[1], de la Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures[2] (BAII/AIIB) jusqu’au projet d’union eurasienne ne cessent de prendre de l’ampleur. Ces initiatives auraient pu être conçues dans un cadre ouvert sur « l’ancien monde ». C’est la responsabilité des Etats-Unis, mais aussi de ceux qui par suivisme à courte vue ou par peur leur ont emboité le pas que d’avoir provoqué cette rupture symbolique entre ces deux mondes que l’on a vérifiée avec le défilé du 9 mai.

 

La responsabilité de François Hollande.

Traditionnellement, c’est la France qui cherche à rétablir le dialogue et qui se bat, parce qu’elle a une conception universaliste de certains principes, pour faire tomber les préventions et réduire les hostilités entre blocs. Le Général de Gaulle a prononcé de nombreux discours contre la « politique des blocs », dont celui de Phnom Penh, en 1966, est le plus fameux. En décidant, à la dernière minute, d’envoyer Laurent Fabius, notre Ministre des Affaires Etrangères, non seulement François Hollande a commis une faute lourde, mais il s’est discrédité durablement sur la scène internationale. L’envoi du Ministre des Affaires Etrangères représente clairement un indigne « entre deux ». Si l’on voulait être présent à Moscou, c’était au Président de se déplacer, voire à son Premier ministre (Manuel Valls) qui, rappelons le, dans la Constitution, « dirige la politique du pays ». Mais, François Hollande a préféré aller se mettre au chaud dans les Caraïbes, et Manuel Valls se complaire dans une polémique indigne contre Emmanuel Todd. L’Histoire retiendra cette désertion, à la fois physique et morale, des deux autorités les plus importantes de notre pays.

Mais, le plus grave, est que si, dans le futur, la France s’émeut – à juste titre – de cette résurgence de la « politique des blocs » elle n’aura plus aucune légitimité pour parler contre. François Mitterrand, qui avait un sens de l’Histoire, et de la formule, avait utilisé l’expression de « petit télégraphiste » pour dénoncer la visite de Valery Giscard d’Estaing à Moscou au début (1979) de la guerre d’Afghanistan. Mais aujourd’hui, au moment où il eut été important d’être à Moscou ne serait-ce que pour témoigner par sa présence de l’unité du monde et pour reprendre langue avec ces dirigeants du « nouveau monde », le Président français a préféré jouer les abonnés absents. Son absence est certainement une honte, mais elle est aussi – politiquement – une démission.

 

Les conséquences.

Cette démission aura, n’en doutons pas, des conséquences profondes et durables, du moins tant que ce personnel politique là restera au pouvoir. On oublie, ou bien l’on feint d’ignorer que Vladimir Poutine est, au sein du gouvernement et de la classe politique au pouvoir en Russie, l’un des plus pro-occidentaux[3]. En un sens, il a pris acte des principes de la politique internationale qui fondaient les relations internationales depuis les années 1980, au moment où ces derniers étaient de plus en plus abandonnés par les Etats-Unis et leurs alliés.

La question des principes et des règles qui doivent régir les relations internationales est au cœur de la problématique défendue par Vladimir Poutine depuis le discours qu’il prononça à Munich en 2007[4]. Il est revenu à de nombreuses reprises sur ce thème, et en particulier en 2012[5]. Cette dernière déclaration est particulièrement importante car elle date de bien avant la crise ukrainienne. L’un des points sur lesquels Poutine se prononce est : «La récente série des conflits armés démarrés sous le prétexte d’objectifs humanitaires est en train d’affaiblir le vieux principe de la souveraineté des Etats, créant ainsi un vide légal et moral dans la pratique des relations internationales. Il est souvent dit que les droits de l’homme sont supérieurs à la souveraineté des Etats. Ceci est incontestablement vrai – les crimes contre l’humanité doivent être punis par la Cour International. Mais, quand la souveraineté des Etats est trop aisément violée au nom de ce principe, quand les doits de l’homme sont protégés de l’extérieur sur une base sélective, et quand les mêmes droits d’une population sont piétinés dans le processus d’une telle protection, incluant le droit primordial et le plus sacré – le droit à sa propre vie – ces actions ne peuvent être considérées comme une noble mission mais plutôt comme une totale démagogie »[6] .

Cette question était déjà pendante en 2007 quand Vladimir Poutine avait réclamé la clarification des règles du Droit international. Dès 2003, à propos de l’intervention américaine en Irak, on pouvait voir que cette tendance à interpréter les règles à leur seul profit était une tendance de la politique des Etats-Unis[7]. On sait que cette dérive de la politique américaine vers un « interventionnisme » de plus en plus important n’a fait que se renforcer.

De même, il fait, en 2012, cette réflexion quand à la volonté des Etats-Unis de se constituer en bastion invulnérable : « Par définition l’invulnérabilité absolue pour un pays requiert en théorie que tous les autres pays soient vulnérables. Ceci ne peut être accepté »[8]. On voit bien ici toute la responsabilité de la politique américaine dans le raidissement progressif de la position russe. L’incapacité des Etats-Unis d’admettre que le XXIème siècle ne sera pas le siècle américain est grosse de conflits.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 08:45

Michel El Diablo

La visite du président ukrainien Porochenko à l’Elysée est une honte pour la République [Parti de Gauche]
COMMUNIQUÉ:

La visite de Porochenko à l’Elysée est une honte

pour la République

Le président ukrainien, Porochenko, sera reçu aujourd’hui par François Hollande afin de demander son soutien contre la Russie.

Le président de la République aurait dû refuser cette rencontre. En effet, la France n’a pas à suivre aveuglément les intérêts bellicistes des Etats-Unis. Ensuite la patrie des droits de l’homme ne saurait dérouler le tapis rouge pour un régime aussi criminel et négationniste.

Monsieur François Hollande aura de nombreux sujets à évoquer avec Porochenko :

  • La condamnation par le centre Simon Wiensenthal de la dérive néo-nazie et révisionniste à Kiev;
  • L’épidémie d’assassinats, de "suicides" et "d’accidents" frappant les opposants au régime de Kiev;
  • La nomination de Dimitri Yarosh (leader de Secteur Droit, milice paramilitaire néo-nazie) comme conseiller spécial du chef d’état-major de l’armée ukrainienne;
  • Les ruptures violentes et répétées par les bataillons néo-nazis du cesser-le-feu négocié à Minsk.;
  • Les crimes d’Odessa et les lynchages quotidiens dans tout le pays par les forces obscurantistes proches du régime de Kiev;
  • Des opérations "anti-terroristes" du régime de Kiev qui ont causé la mort de 6000 civils, 20000 blessés et plus d’un million de réfugiés - dont 92% en Russie.
  • Le refus de l’Ukraine (avec les Etats-Unis et le Canada) de voter à l’ONU la condamnation de l’apologie du nazisme;
  • L’effondrement de l’économie ukrainienne et la déliquescence de l’Etat qui vont coûter 20 milliards d’euros par an à l’UE;
  • La prédation d’oligarques dont le niveau de corruption est sans égal dans la région selon les observateurs pourtant conciliants de l’UE et du FMI.

A l’aune de ces quelques points, le Président de la République française aurait mieux fait de méditer le fait que l’aventurisme militaire de l’OTAN en Ukraine menace la paix en Europe.

Mais pour cela, encore eut-il fallu avoir une vision géostratégique pour la France et relu la déclaration universelle des droits de l’homme.

Le 22 avril 2015
 
SOURCE: 
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 12:54
Un coup porté contre la colonisation de Jérusalem Est

AFPS ( Association France Palestine Solidarité), mercredi 25 mars 2015

L’annonce du retrait de Safège (Suez Environnement) du projet de téléphérique entre l’ancienne gare ottomane de Jérusalem et le mont des Oliviers, venant après le démenti de Poma dont le nom avait été avancé pour la réalisation, est un important succès pour les défenseurs du droit.

Pour la première fois la France est passée des déclarations de principe aux actes en intervenant directement pour mettre en garde les entreprises tentées de prêter la main à la colonisation de Jérusalem Est. En cela, elle s’est inscrite dans la ligne de plusieurs de ses partenaires européens, dont l’Allemagne avec le projet impliquant la Deutsche Bahn dans une liaison ferroviaire traversant le territoire palestinien occupé ou les Pays Bas avec le retrait de la Royal Haskoning dans un projet de traitement des eaux à Jérusalem Est.

C’est le résultat d’un travail de longue haleine, notamment de notre association, qui dès 2007 a engagé une action contre l’implication d’Alstom et Veolia dans la construction et l’exploitation du tramway de Jérusalem. Si nous n’avons pas été suivis jusqu’à présent par la justice, le message politique est manifestement passé.

Dès l’annonce de ce nouveau projet de téléphérique, l’OLP était intervenue auprès de Laurent Fabius. L’AFPS, en parallèle avec les démarches palestiniennes, s’était adressée en urgence au Ministre pour souligner le caractère provocateur du projet et lui demander d’agir pour que des entreprises françaises n’y soient pas impliquées. A l’heure où l’OLP se prépare à déposer plainte contre la colonisation auprès de la CPI les entreprises ont tout intérêt à prendre en compte cette réalité.

Les différentes démarches entreprises ont porté leurs fruits et nous nous en félicitons.

C’est la preuve qu’avec une volonté politique il est possible de s’opposer à la consolidation des faits accomplis illégaux qu’il ne suffit pas de condamner verbalement.

Nous posons aujourd’hui la question : qu’attend le gouvernement français pour poursuivre fermement sur cette voie ? Il peut et doit amener Orange à dénoncer son partenariat avec Partner, l’entreprise israélienne de téléphonie omniprésente dans les colonies. Il peut et doit interdire l’entrée sur le marché français des produits des colonies israéliennes dont il rappelle de façon récurrente l’illégalité.

Ce faisant, il montrera qu’il refuse de laisser se poursuivre la course à l’abîme dans laquelle Netanyahou le très probable futur Premier ministre veut entraîner son pays.

Le Bureau national

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 10:30

LeFigaro.fr avec AFP

Décès suspect d'un allié de Ianoukovitch

Un ancien gouverneur a été retrouvé mort aujourd'hui dans le sud de l'Ukraine, a annoncé la police, troisième décès suspect en deux semaines d'un allié de l'ex-président pro-russe déchu, Viktor Ianoukovitch.

Le corps d'Olexandre Peklouchenko, né en 1954, ex-gouverneur de la région industrielle de Zaporijia (sud-est), a été retrouvé dans sa maison de campagne proche de la ville, avec une blessure mortelle au cou infligée à l'arme à feu, a annoncé la police.

"L'hypothèse préliminaire retenue par les enquêteurs est le suicide", a indiqué le ministère ukrainien de l'Intérieur dans un communiqué.

Olexandre Peklouchenko, un temps député et haut responsable parlementaire du Parti des régions d'Ianoukovitch, a été limogé du poste de gouverneur après la fuite de l'ex-président vers la Russie. Il faisait l'objet d'une enquête pour la répression de manifestations pro-européennes à Zaporijia.

Sa mort suit celle de Stanislav Melnik, un autre ex-député du Parti des régions, retrouvé mort dans la nuit de lundi à mardi par son épouse, dans la salle de bain de leur maison dans la région de Kiev. Il se serait suicidé avec un fusil de chasse.

Fin février c'est Mikhaïlo Tchetchetov, encore un ancien haut responsable parlementaire du Parti des régions qui s'est défenestré du 17e étage à Kiev.

 


 

Sur RTL.fr

Ukraine : mystérieuse épidemie de suicides chez des ex-prorusses

L'Ukraine s'interroge après une vague de suicides présumés d'ex-alliés du président prorusse déchu, Viktor Ianoukovitch.

Trois anciens alliés de l'ex-président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch se sont suicidés ces trois dernières semaines. (Archives)
Crédit : SERGEI SUPINSKY / AFP

Trois anciens alliés de l'ex-président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch se sont suicidés ces trois dernières semaines. (Archives)

par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP

Trois hauts responsables de l'ancien régime de Viktor Ianoukovitch renversé en février 2014 après trois mois de contestation proeuropéenne sur le Maïdan à Kiev, réprimée dans le sang, ont été retrouvés morts ces deux dernières semaines. Une vague de suicides qui poussent l'Ukraine à s'interroger.

Peur de poursuites judiciaires, dépression ou liquidation de témoins indésirables? Les enquêteurs disent privilégier l'hypothèse de suicides alors que les prorusses dénoncent une "persécution" de la part du pouvoir contre les opposants.

Un premier suicide après une nouvelle inculpation

Fin février c'est Mykhaïlo Tchetchetov, ancien haut responsable parlementaire du Parti des régions de Ianoukovitch, se serait défenestré du 17 étage après avoir laissé une note à son épouse disant qu'il "n'avait plus de force morale pour vivre". Soupçonné d'abus de pouvoir, Mikhaïlo Tchetchetov avait été arrêté une semaine avant sa mort, mais libéré peu après sous caution de 5 millions de hryvnias (environ 220.000 euros).

Quelques heures avant la mort de Tchetchetov, le procureur général d'Ukraine, Viktor Chokine, avait annoncé à la télévision qu'il s'apprêtait à présenter à l'ex-député de nouveaux chefs d'inculpation. Tchetchetov était l'un de ceux qui avait organisé en pleine contestation du Maïdan le vote au parlement du 16 janvier 2014 sur les lois jugées "dictatoriales" qui limitaient le droit de manifester et prévoyaient des peines de prison pour les contestataires. Ce vote avait contribué à radicaliser la contestation jusque-là pacifique qui se solda en février 2014 par un bain de sang dans le centre de Kiev et la fuite du président Viktor Ianoukovitch en Russie. Mikhaïlo Tchetchetov avait également présidé en 2003-2005 le Fonds des biens d'Etat ukrainien chargé des privatisations.

Sans avancer d'hypothèses sur la mort de Tchetchetov, Igor Loutsenko, responsable parlementaire chargé de la lutte contre la corruption avait aussitôt écrit sur son blog que "sa mort garantissait aux propriétaires d'entreprises vendues pour rien" que les résultats des privatisations opaques ne seraient pas revus. L'oligarque ukrainien et gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, Igor Kolomoïski, a estimé que Tchetchetov qui "connaissait les secrets de la privatisation" avait été "poussé au suicide".

"Un meurtre masqué sous un suicide" ?

Stanislav Melnik, un autre ex-député du Parti des régions, a, lui, été retrouvé mort dans la nuit de lundi à mardi par son épouse, dans la salle de bains de leur maison dans la région de Kiev. Il se serait suicidé avec un fusil de chasse.

Vendredi l'ex-gouverneur de la région industrielle de Zaporijia (sud-est) Olexandre Peklouchenko a de son côté été retrouvé avec une blessure mortelle au cou infligée à l'arme à feu. Il faisait l'objet d'une enquête pour répression de manifestations pro-européennes à Zaporijia.

"Quand un ex-haut responsable risque de se retrouver en prison, cela peut provoquer des troubles psychologiques", estime Mikhaïlo Kornienko qui fut vice-ministre de l'Intérieur. "Mais on ne peut pas exclure que ces morts pourraient profiter à quelqu'un, on ne peut pas exclure qu'au moins un de ces décès est un meurtre masqué sous un suicide", ajoute-t-il.

Comme un air de déjà-vu

Les suicides suspects suivant la chute dramatique d'un régime ne sont pas nouveaux en Ukraine. En 2005, tout juste après la victoire de la Révolution orange et l'arrivée au pouvoir de prooccidentaux, le ministre de l'Intérieur du régime déchu, Iouri Kravtchenko, soupçonné d'implication dans le meurtre retentissant du journaliste Gueorgui Gongadzé, a été retrouvé mort après avoir été convoqué au Parquet.

La version officielle d'un suicide avec deux balles dans la tête a suscité le scepticisme, mais l'enquête a été close. "Les enquêteurs ont décidé qu'il s'agissait bien d'un suicide. Moi je continue de soupçonner que c'était un meurtre", a dit Valentyna Telytchenko, avocate de la famille Gongadzé qui a étudié le dossier Kravtchenko.

Elle estime toutefois qu'il ne faut pas comparer ce cas à la vague de suicides actuelle. "Après un changement de pouvoir, les représentants de l'ancien régime poursuivis savent qu'ils n'ont plus de protecteurs, ils risquent gros", souligne-t-elle. "Ils ne sont pas sûrs que les tribunaux vont agir de façon indépendante", poursuit l'avocate. Pour le procureur adjoint ukrainien, Oleksiï Baganets, il n'y qu'une seule explication à ces suicides : "les gens ont peur de faire face à leur responsabilité".

Pour des informations plus détaillées, allez consultez le site Les crises.fr

Actu’Ukraine semaine du 9 au 15 mars 2015 

Focus de la semaine : Vague de suicides de représentants de l’ancien gouvernement ukrainien et offensive anti-Kolomoysky

• Epidémie de suicides de représentants de l’ancien gouvernement en Ukraine. Nous vous avions parlé de 2 suicides douteux la semaine dernière. Il semble  qu’ils ne soient que la partie émergée de l’iceberg. Ce ne sont en fait  pas moins de 8 fonctionnaires et politiques de haut rang qui se sont suicidés dans des  circonstances douteuses entre le 27 janvier et 14 mars 2015 (rferl.org, courrier international, youtube).

 

 

 

 

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 17:25
Communiqué du Mouvement de la paix
Pour la paix en Ukraine par des moyens pacifiques

Le Mouvement de la Paix se réjouit de la résolution 2202 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies à l’unanimité le 17 février 2015.

Dans ses attendus, le Conseil de Sécurité indique qu’il est « fermement convaincu que le règlement de la situation dans les régions de l’Est de l’Ukraine n’est possible que par des moyens pacifiques », puis demande à toutes les parties « d’appliquer pleinement l’ensemble de mesures, notamment le cessez-le-feu général prévu dans ce document [1] ».

Le Mouvement de la Paix souligne que ces éléments s’inscrivent dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies pour une résolution pacifique et négociée des conflits. De plus cette résolution ayant été adoptée à l’unanimité, engage donc à la fois les USA et la Russie fortement impliqués dans cette crise.

Par ailleurs, le Conseil de sécurité se félicite de la déclaration faite par les 4 chefs d’Etat de Russie, d’Ukraine, de France et d’Allemagne en soutien aux accords de Minsk en date du 12 février 2015. Or dans cette déclaration les 4 chefs d’Etats indiquent qu’ils « restent attachés à la perspective d’un espace humanitaire et économique commun allant de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique, fondé sur le plein respect du droit international et des principes de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) »

Cette dernière position est appréciée positivement par le Mouvement de la Paix qui estime que la paix en Europe et en Ukraine passe par la construction d’une sécurité européenne commune incluant l’ensemble des Etats du continent européen, y compris la Russie, dans l’esprit des principes initiaux de l’acte final d’Helsinki (1975) pour une sécurité commune en Europe.

Le Mouvement de la Paix appelle la population à agir pour demander que le gouvernement français poursuive avec sincérité et opiniâtreté les démarches et négociations de tous ordres pour une solution politique et pacifique.

 

Le Mouvement de la Paix

10 mars 2015

 Contact :

Roland Nivet : roland.nivet@mvtpaix.org

[1] Il s’agit de l’ensemble des mesures en vue de l’application des Accords de Minsk adoptées et signées à Minsk le 12 février 2015

 

Télécharger le communiqué -POUR LA PAIX EN UKRAINE PAR DES MOYENS PACIFIQUES

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 16:27

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_125_art3.htm, reçu par courriel

Djihad et manipulations

 

publié le : 11 mars, 2015

Hollande, Valls, et leurs serviteurs des médias, ne cessent de le répéter en boucle : nous, l’Occident vertueux, L’Union Européenne championne des libertés d’expression et des droits de l’Homme, sommes en guerre avec ces criminels sortis d’un Islam venimeux, ces djihadistes qui tuent à Paris et Copenhague, qui décapitent ou brûlent leurs otages en Syrie, en les filmant pour s’en vanter, qui profanent un cimetière juif en Alsace…. Plus rien d’autre ne compte, nous devons nous unir contre ces menaces effroyables, accepter nos chefs de guerre, seuls capables de résister, passer sur leurs petits travers …
Le problème est que cette version intéressée de la réalité est débile, contraire à tout bon sens.
D’abord parce que l’Occident n’est pas si vertueux ; que l’Union Européenne organise chômage, destruction des industries et concurrence sauvage entre les salariés des différents pays, au profit des seuls privilégiés et actionnaires. Et parce que sa version militaire, L’OTAN, souffle sur les braises de la guerre en Afrique, au moyen orient, en Ukraine, au lieu de les éteindre.
Ensuite, parce que ces djihadistes médiatisés au-delà de toute mesure, enfants perdus qui relèvent plus de la délinquance que de l’idée, prétendent se réclamer d’un Islam qu’ils ignorent, puisque l’islam a toujours condamné le meurtre, en toute circonstance. Ils sont en fait les meilleurs alliés des xénophobes, en leur permettant de présenter les musulmans comme menace potentielle, comme un corps criminogène étranger à nos sociétés organisées.
En s’en prenant aux citoyens juifs de France ou de Danemark, ils permettent à Monsieur Netanyahou, encore éclaboussé du sang des enfants bombardés de Gaza, d’appeler les « Israélites menacés » à Paris ou ailleurs, à rejoindre les colons israéliens pour écraser encore plus les Palestiniens. Ces quelques djihadistes, criminels médiatisés, sont aussi les meilleurs alliés du colonialisme israélien et de l’antisémitisme, qui se nourrissent l’un de l’autre.
Alors que la colère populaire contre le « libéralisme austéritaire » de l’Union Européenne se lève à Athènes, à Madrid et ailleurs, l’opinion française abreuvée des quelques délinquants « djihadistes » est tétanisée au point de ne pas voir qu’elle devrait se joindre massivement à cette lutte. Le jour même où l’attentat de Copenhague et la profanation du cimetière alsacien occupaient les écrans, les lois libérales de Messieurs Macron et Valls, et leurs dispositifs favorisant, plus encore, l’exploitation des salariés par leurs patrons, étaient imposés à l’Assemblée par l’utilisation de l’article 49-3 de la constitution.
Les djihadistes, délinquants et criminels médiatisés, supposés être les farouches ennemis de l’Occident libéral capitaliste, sont en fait les meilleurs auxiliaires des politiciens qui le dirigent.
En fait de guerre, nous vivons une magistrale manipulation des esprits, que même Orwell ne put imaginer. Ces djihadistes là sont si utiles au capitalisme actuel et à ses tares qu’il les eût inventés si, malheureusement, ils n’existaient.

Francis Arzalier

 

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