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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:15

Publié par Jean Lévy

 Syrie : quand la TV dénonce les bombardements russes sur Al-Qaïda ...! Avec un commentaire de Jean LEVY

Comment et pourquoi les médias nous mentent...

L'exemple de francetvinfo

 

parJean LEVY

 

Dans leur délire anti-Poutine et anti-Assad, les médias français dénoncent les bombardements russes en Syrie visant les bases du Front al-Nostra, comme une agression contre des « combattants de la liberté engagés dans une guerre de libération » contre le régime de Damas.

Or, le Front al-Nostra est une organisation terroriste, filiale d'Al-Qaïda, dénoncé, il y a peu d'années encore, par les Occidentaux comme le Mal en personne.  Son chef était alors Ben Laden, jugé par Washington responsable des attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles de New-York. Au point de déclencher une guerre meurtrière en Irak, et d'éliminer physiquement Ben Laden dans une opération aéroportée au Pakistan. Et, maintenant, les Etats-Unis comme la France arment les terroristes du Front al-Nostra, leur allié de fait dans la guerre qu’ils mènent contre le gouvernement souverain de Syrie…

On mesure ainsi la fourberie de nos gouvernants et des chiens de garde de l’information à leur service…

 

francetvinfo.fr

"L'immense majorité des bombes russes en Syrie

ne tombent pas sur l'Etat islamique

Qui sont les combattants visés par les Russes ? Depuis mercredi 30 septembre, des centaines de cibles ont été bombardées par l'aviation russe en soutien du régime de Bachar Al-Assad. Pour la seule journée du 28 octobre, l'armée russe a annoncé avoir bombardé 118 cibles "terroristes" en Syrie, un nombre record depuis le début de l'intervention. Lorsque l'on se penche sur les zones ciblées par ces frappes, le constat est net : l'immense majorité des bombes ne tombent pas sur des territoires contrôlés par les jihadistes du groupe Etat islamique. 

Nous avons compilé les données produites par l'Institut pour l'étude de la guerre américain (ISW), qui publie de façon régulière un état des lieux de la situation. Pour quelques frappes visant les rives de l'Euphrate, à Raqqa ou Deir ez-Zor (cibles de l'aviation française fin septembre et début octobre), l'immense majorité des autres se situent dans l'ouest du pays, entre les villes de Homs et d'Alep. Ces zones sont contrôlées par les rebelles anti-Assad et les jihadistes du Front al-Nosra. Ce sont les zones dans lesquelles les forces du régime perdaient du terrain avant l'offensive russe et qu'elles tentent désormais de reconquérir, avec peu de succès jusqu'à présent."

 

 Ce qu'en dit Wikipédia:

Al-Qaïda (arabe : القاعدة al-qāʿida, « la Base ») est un mouvement salafiste djihadiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzamet son élève Oussama ben Laden en 1987. D'inspiration sunnite fondamentaliste, il puise ses racines chez des penseurs musulmans radicaux comme Abou QatadaAbou Moussab al-Souri ou Abou Mohammed al-Maqdissi. Il considère que les gouvernements « croisés » (occidentaux), avec à leur tête celui des États-Unis, interfèrent dans les affaires intérieures des nations islamiques et ce dans l'intérêt unique des sociétés occidentales. Il a recours au terrorisme pour faire entendre ses revendications.

Al-Qaïda a émergé de l'organisation Maktab al-Khadamāt, constituée pendant la première guerre d'Afghanistan par Azzam pour alimenter la résistance afghane contre les forces armées d'URSS. Maktab al-Khadamāt servait à relayer de multiples dons en provenance de pays islamiques.

Les actions revendiquées au nom d'Al-Qaïda sont considérées comme des actes terroristes par l'essentiel des États et des observateurs. Le groupe est placé sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de l'Union européenne, du Royaume-Uni, de l'Australie, de la Russie, de l'Inde et de la Turquie. Sans dresser de liste officielle, laFrance considère elle aussi Al-Qaïda comme groupe terroriste

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 14:11

Extraits de presse

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le , mis à jour à

 

Ce mercredi, la police turques a pris d'assaut deux chaînes de télévisions réputées proches de l'opposition. (Capture d'écran Bugün TV)

Ce mercredi, la police turques a pris d'assaut deux chaînes de télévisions réputées proches de l'opposition. (Capture d'écran Bugün TV)

Bugün TV

A seulement quatre jours des éléctions législatives anticipées, la police a donné, en direct, l'assault contre le siège de deux chaînes de télévision proches de l'opposition.

La dérive autoritaire du Président Recep Tayyip Erdogan ne cesse de s'accentuer en Turquie. Ce mercredi, la police turque a en effet pris, de force, le contrôle de Bugün TV et Kanaltürk, deux chaînes de télévision proches de l'opposition. 

A quatre jours des élections législatives anticipées, les forces de l'ordre ont pris d'assaut, en direct devant les caméras, le siège de Bugün TV et Kanaltürk, dont la maison-mère a fait l'objet lundi d'une mise sous tutelle judiciaire très controversée. Le groupe de médias Koza-Ipek est en effet réputé proche de l'imam Fethullah Gülen, "l'ennemi public numéro 1" du chef de l'Etat.

[...]

Nouvel Observateur

Les deux chaînes appartiennent au groupe Koza-Ipek considéré comme proche de l'imam Fethullah Gülen, opposant de Recep Tayyip Erdogan et placé dans la ligne de mire du régime turc.

Face aux policiers usant de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour les disperser, les salariés tenaient des pancartes "Bugün ne se taira pas". D'autres ont capturé les images du coup de force afin de les diffuser sur le site internet de la chaîne.

[...]

Mercredi, 28 Octobre, 2015
Humanite.fr
 
La police turque a pris mercredi le contrôle de force de deux chaînes de télévision proches de l'opposition, relançant les critiques sur la dérive autoritaire du président Recep Tayyip Erdogan à quatre jours des élections législatives anticipées.

A quatre jours des élections législatives anticipées, le régime de Recep Tayyip Erdogan se durcit encore. Ce mercredi au petit matin à Istanbul et en direct devant les caméras, les forces de l'ordre ont pris d'assaut le siège de Bugün TV et Kanaltürk, propriété de la holding Koza-Ipek, réputée proche du prédicateur Fethullah Gülen, en exil aux États-Unis, devenu "l'ennemi public numéro 1" du chef de l'Etat depuis un retentissant scandale de corruption qui a visé son entourage pendant l'hiver 2013.

[...]

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 15:50

23 octobre 2015 sur Investig'action.

Un séjour à Caracas en septembre me conforte dans l’idée de la bonne marche du processus révolutionnaire bolivarien vénézuélien. Les problèmes existent, comme dans tous les pays, surtout ceux en développement, mais sont de bien moindre importance qu’on ne nous les présente dans les médias occidentaux.



La population croit aux bonnes intentions et aux efforts déployés par le gouvernement du Président Maduro, et n’est pas dupe des actions de déstabilisation lancées par les secteurs de l’opposition qui cherchent à tout prix à discréditer les dirigeants du processus bolivarien en les accusant d’incompétence et d’inefficacité.

Une lutte acharnée est engagée entre l’oligarchie, strictement blanche, riche et puissante, et le peuple vénézuélien, dans toute sa diversité, qui a pris les rênes du pouvoir politique grâce à Chavez en janvier 1999. L’élite dirigeait le pays depuis des décennies selon la maxime très peu connue de Voltaire, dans son Essai sur les mœurs et l’esprit des nations : « Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne. ».

Le grand nombre, les masses populaires vénézuéliennes, ont chassé du pouvoir, grâce aux élections, cette petite élite corrompue, mue seulement par ses intérêts personnels et qui laissait la grande majorité de la population vivre dans une extrême pauvreté. Un vote a tout changé : l’élection de Chavez à la présidence de la République.

Pour tous ceux qui ne croient plus en la capacité du pouvoir politique d’agir concrètement sur la vie des gens, je vous invite à aller faire un petit tour au Venezuela. Ce que vous allez y voir est tout simplement incroyable. Petite précaution tout de même dans votre découverte de la nation de Bolivar et dans les futures tentatives de comparaison que vous ferez sûrement avec votre pays, qu’il se trouve en Europe ou ailleurs :

Il faut comparer la situation actuelle du Venezuela avec celle qui prévalait avant l’arrivée de Chavez au pouvoir, et avec d’autres pays du Sud ayant à peu près les mêmes caractéristiques en termes de niveau de développement, de démographie et de ressources naturelles.

Ayant travaillé pour le Groupe des 77 et la Chine de l’ONU, qui regroupe 132 pays en développement sur des projets de coopération Sud-Sud, j’ai eu la chance de visiter plusieurs pays du Sud en Afrique, en Asie et dans le monde arabe, et de côtoyer leurs dirigeants.

La comparaison tourne nettement en faveur du Venezuela, pour qui j’ai décidé de travailler après cette expérience onusienne sur l’accès aux droits économiques, sociaux et culturels tels que définis par l’ONU.

Il s’agit des « droits fondamentaux qui concernent le lieu de travail, la sécurité sociale, la vie familiale, la participation à la vie culturelle et l’accès au logement, à l’alimentation, à l’eau, aux soins de santé et à l’éducation. » (1)

Les nombreux accomplissements de la révolution démocratique bolivarienne, dans ces domaines, sont tout simplement stupéfiants. Les rapports des différentes agences de l’ONU sont là pour l’attester (2).

Un exemple de projet emblématique de Chavez qui a changé la vie des gens : la « Misión Barrio Adentro », qui signifie en français « Mission au cœur du quartier ». Il s’agit d’un programme d’accès aux soins de santé dans tous les quartiers populaires du pays, jusqu’aux régions les plus reculées du Venezuela. Des hôpitaux et dispensaires équipés de tout le matériel, coûtant des millions de dollars, nécessaire à des soins allant de la simple consultation médicale à des thérapies et opérations lourdes, ont été construits par milliers.

Avec l’aide de Cuba et de ses 30 000 médecins et personnels de santé, répartis sur tout le territoire, l’accès au soin gratuit a été généralisé pour tous. Les personnes issues des classes populaires, qui savent combien le manque de moyens empêche de se faire soigner correctement et comment cela nuit au bien-être des familles, comprendront à quel point cet accès à la santé gratuite pour tous est formidable. Une avancée considérable par rapport à l’époque antérieure à Chavez où ces soins étaient réservés à une élite fortunée.

Les autres n’avaient qu’à mourir. Ne croyez pas que j’exagère. C’est encore le cas dans beaucoup de pays. En effet, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, faute de soins de santé « près de 7 millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts en 2011 » (3) et « en 2013, 289 000 femmes sont décédées pendant ou après la grossesse ou l’accouchement. La majeure partie de ces décès se sont produits dans des pays à revenu faible et la plupart auraient pu être évités » (4).

Autre problème rencontré dans les pays du Sud, le prix exorbitant de la santé qui « chaque année dans le monde, met 150 millions de personnes environ dans une situation financière catastrophique et en fait passer 100 millions au-dessous du seuil de pauvreté. » (5). Le Venezuela est épargné par ces drames, tout à fait évitables, grâce à la révolution bolivarienne de Chavez.

Drames également évités en ce qui concerne le logement avec l’accès à des appartements tout équipés pour les habitants des « barrios », l’éducation avec l’éradication de l’illettrisme, la construction d’écoles dans tous les quartiers populaires et la facilitation d’accès à l’enseignement supérieur pour tous, et enfin l’alimentation avec la création de supermarchés vendant les produits de base à des prix accessibles. Voilà pourquoi la révolution bolivarienne, malgré tous les problèmes qui existent et les erreurs commises, a encore de beaux jours devant elle.

La vie du peuple vénézuélien a changé du tout au tout avec Chavez. Un peuple dorénavant éduqué et conscient, qui se battra pour préserver son accès gratuit à ces droits humains fondamentaux. Gratuité qui fait perdre des milliards chaque année aux multinationales et aux oligarques. Ces derniers aussi sont prêts à se battre jusqu’au bout pour récupérer ces bénéfices qui leur échappent depuis maintenant 15 ans. Le peuple a également conscience de cela.

Jean Jaurès a dit : « Sous le régime capitaliste, l’individu est enfoncé dans la matière jusqu’au cœur, sous l’écrasement économique et sous l’obsession militaire. Je veux essayer de créer une cité d’espérance où l’homme s’aperçoit que les étoiles existent ».

Chavez et le Président Maduro ont construit cette cité d’espérance que le peuple doit défendre et continuellement améliorer. Les étoiles n’en seront alors que plus étincelantes.

Notes :

1) http://www.ohchr.org/Documents/Issu...

2) http://www.undp.org/content/dam/und...

3) OMS, Rapport sur la santé dans le monde 2013 : http://apps.who.int/iris/bitstream/...

4) http://www.who.int/mediacentre/fact...

5) http://www.who.int/mediacentre/fact...

Source : Le Journal de Notre Amérique, Octobre 2015

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:32

par Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, président de République Moderne

 

Photo JPC

 

Le terrorisme djihadiste est un défi qu’on ne relèvera que dans  la longue durée. Il faudra assécher le terreau où cette idéologie mortifère plonge ses racines, en particulier les conflits du monde arabo-musulman qui ont leurs causes endogènes mais que les États-Unis ou nous-mêmes avons souvent contribué à allumer, que ce soit en Irak ou en Libye, ou entretenus, comme c’est le cas en Syrie, pays désormais dévasté par la guerre. Afin de rendre possible l’éradication de Daech, à la fois en Syrie et en Irak et dans les délais les plus courts, la France doit hiérarchiser ses priorités, et retrouver un rôle de médiateur et facilitateur dans les relations internationales, sans mélanger droit-de-l’hommisme et politique.

Daech est une menace pour les pays musulmans d’abord mais aussi pour les autres, la Russie comme l’Occident. C’est un défi commun. Avant de former une coalition, il faut définir l’objectif politique. La France n’a rien à gagner à la fragmentation du Moyen-Orient. Elle doit s’efforcer de restaurer ou préserver l’intégrité territoriale et l’unité des États concernés en les rendant vivables pour leurs habitants : un Irak fédéral donnant une place aux sunnites de l’Ouest, une Turquie qui devrait trouver une solution durable et pacifique à la question kurde à l’intérieur de ses frontières, une Syrie, enfin, dont le régime devrait à long terme se démocratiser et s’ouvrir.

Que Bachar el-Assad soit un dictateur brutal ne fait aucun doute, mais son élimination aboutirait à ouvrir les portes de Damas à Daech. D’un côté, les frappes opérées par la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont montré leur insuffisance. De l’autre, les alliés en Syrie, qu’on dit « modérés », n’existent pas. L’« Armée de la conquête », soutenue par l’Arabie saoudite et par la Turquie, et présente dans le nord-ouest de la Syrie, n’est pas une alternative. Elle est en fait composée pour l’essentiel d’un groupe djihadiste, al-Nosra, qui est une filiale syrienne d’Al-Qaïda, et d’un groupe salafiste Ahrar al-Sham. Faut-il préférer Al-Qaïda à Daech ? Le recul et la disparition de Daech ne pourront se faire sans le concours du régime de Bachar el-Assad, ni sans un dialogue avec la Russie, dont les frappes sont efficaces parce qu’elles sont coordonnées avec les forces gouvernementales à terre.

Nous ne devons pas non plus oublier que Daech n’est pas un phénomène né en Syrie. Al-Baghdadi a commencé par proclamer son califat en Irak, dans les régions occidentales dont la population sunnite s’est sentie rejetée par la politique sectaire du gouvernement du Premier ministre al-Maliki. C’est ensuite que cet « État islamique »(EI) s’est étendu en Syrie, en profitant du vide politique créé par la guerre civile.

Toute politique, pour avoir du sens, doit partir des réalités. Notre position « à l’ouest de l’Ouest », comme je l’ai dit à la tribune du Sénat, en septembre 2013, ne peut conduire qu’à l’isolement de la France. On ne combat pas efficacement le terrorisme par des moyens militaires seulement, mais à partir de vues politiques justes. Comme dit l’adage « Il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port ». Seule une coalition des grandes puissances d’une part, mais aussi des puissances régionales de l’autre avec la Turquie, l’Iran, l’Égypte et les pays arabes du Golfe, permettra de vaincre Daech. Nous devons éviter de rentrer dans son jeu en envoyant des troupes au sol, sans parler du risque d’enlisement, faute d’objectif clair, car Daech ne veut rien tant qu’une guerre de civilisations, entre les musulmans ralliés à sa bannière et un « Occident » unique et fantasmé engagé dans une nouvelle croisade. L’éradication de l’EI est d’abord l’affaire des peuples concernés, notamment les peuples irakien et syrien, que nous pourrions aider à s’en débarrasser. Cela pourrait se faire à travers l’appui de forces militaires terrestres, locales de préférence, au besoin soutenues par les grandes puissances dès lors qu’il y aurait un mandat clair de l’Onu.

Énoncer ce défi est une manière d’en prendre la mesure, d’autant que la question migratoire, directement liée au chaos syrien, se fait chaque jour plus pressante. Il s’agira de faire en sorte que les quatre millions de réfugiés qui se trouvent majoritairement en Turquie, en Jordanie, au Liban, mais aussi en Europe, puissent revenir en Syrie et reconstruire leur pays. Le mécanisme d’accueil mis en place au niveau européen est acceptable dans l’urgence afin de venir en aide aux réfugiés qui ont gagné les côtes européennes, mais il faut surtout tarir la source de ces flux de réfugiés, c’est-à-dire rétablir la paix : l’humanisme consiste à abréger un conflit plutôt qu’à le prolonger.

Jean-Pierre Chevènement

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 08:50

Les élites du Sud-Est asiatique ont oublié les dizaines de millions d’Asiatiques assassinés par l’impérialisme occidental à la fin et après la Seconde Guerre mondiale. Elles ont oublié ce qui s’est passé dans le Nord – les bombes incendiaires sur Tokyo et Osaka, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, la liquidation barbare de civils coréens par les forces états-uniennes. Mais elles ont aussi oublié leurs propres victimes – les centaines de milliers, en fait des millions de gens, qui ont été déchiquetés, brûlés par des armes chimiques ou liquidés directement – des hommes, des femmes et des enfants au Vietnam, au Cambodge, au Laos, en Indonésie, aux Philippines et au Timor oriental.

Tout est pardonné et tout est oublié.

Et une fois de plus, l’Empire pivote fièrement vers l’Asie ; il s’en vante même.

Cela va sans dire que l’Empire ne connaît ni la honte ni la décence. Il fanfaronne à propos de la démocratie et de la liberté, tandis qu’il ne prend même pas la peine de laver ses mains du sang de dizaines de millions de gens.

Partout en Asie, les populations privilégiées ont choisi de ne pas savoir, de ne pas se souvenir, ou même d’effacer tous les chapitres terribles de l’Histoire. Ceux qui insistent sur le souvenir sont réduits au silence, ridiculisés ou présentés comme à côté du sujet.

Une telle amnésie sélective, une telle générosité se retourneront très bientôt. Dans peu de temps, elle reviendra comme un boomerang. L’Histoire se répète. Elle le fait toujours, et en particulier l’histoire de la terreur occidentale et du colonialisme. Mais le prix ne sera pas payé par les élites moralement corrompues, par ces laquais de l’impérialisme occidental. Comme toujours, ce seront les pauvres d’Asie qui seront contraints de payer.

***
[...]
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 13:51
L’Ukraine et le livre de J. Geronimo

Par · 21 octobre 2015

L’ouvrage écrit par Jean Geronimo[1] mérite la plus grande attention. Son livre est l’un des plus importants qui ait été écrit sur la crise ukrainienne. Sa lecture s’impose comme l’antidote nécessaire contre la propagande que l’on peut entendre à tout heure sur ce sujet.

Je n’écris pas cela comme préfacier de l’ouvrage mais c’est parce que je le pense que j’ai écris cette préface. Sa lecture s’impose aujourd’hui pour toute personne souhaitant se faire une opinion objective sur ce qui se passe en Ukraine, mais aussi dans le monde. Cet ouvrage présente de manière remarquablement claire les différentes dimensions de la crise ukrainienne. Car l’un des plus grands mérites de Jean Geronimo, universitaire respecté et chercheur connu, est de replacer la crise ukrainienne dans son contexte géopolitique et de montrer comment et pourquoi cette crise a marqué une étape importante dans les relations internationales.

Il est rare d’obtenir dans un ouvrage écrit relativement à « chaud » une telle synthèse. Pourtant c’est ce que Geronimo a réussi pleinement. Sa lecture est donc hautement recommandée.

Unknown

La crise ukrainienne et la fin de l’hégémonie américaine

La crise ukrainienne s’inscrit dans la série des crises qui se sont succédées depuis le début des années 2000 et qui correspondent dans une large mesure à la perte par les Etats-Unis de son hégémonie. Ce pays avait pourtant acquis le statut d’hyperpuissance au début des années 1990[2]. N’ayant pas su gérer sa position prééminente, peut-être parce qu’il lui manque une véritable « culture impériale », il s’est alors engagé dans une logique de déclin[3]. Le Président de l’époque, George H. Bush l’avait d’ailleurs bien senti, lui qui avait déclaré “ par Jupiter, nous avons balancé le Syndrome du Vietnam cette fois pour toujours ”[4].

Les Etats-Unis avaient donc retrouvé ce sentiment de domination militaire. Ils pouvaient aussi constater que ce dernier allait rapidement s’ajouter au pouvoir indirect que leur donnait l’hégémonie du Trésor américain sur les organisations financières internationales, le FMI et la Banque Mondiale, dans le contexte de la transition dans les économies ex-soviétiques. Mais le XXIè siècle a pris une tournure fort différente à ce qui semblait devoir être et qui finalement n’a pas été. Ce changement majeur est survenu à la fois de questions économiques qui n’ont pas pu être gérée, comme la crise asiatique et la crise russe, et de problèmes de sécurité qui n’ont pas été résolus. C’est ce qui a provoqué le “ déraillement ” du siècle américain qui s’annonçait[5].

La tentative des autorités américaines de restaurer leur puissance par des interventions militaires ayant échoué, il leur faut désormais gérer leur déclin progressif. Renouer avec l’idéologie de la guerre froide peut constituer un bon moyen pour arriver à leurs fins.

Encore faut-il convaincre que la Russie soit redevenue un adversaire. On voit cependant bien la logique derrière ce mouvement. La reconstruction de la Russie entreprise depuis septembre 1998 conduisait ce pays à s’opposer non pas directement aux Etats-Unis mais à l’absence de règles théorisé par las Etats-Unis depuis la fin des années 1990. Cette reconstruction poussait aussi la Russie à s’intéresser à l’Extrême-Orient, ne serait-ce que parce que ce dernier était devenu la principale zone de croissance de l’économie mondiale. Les Etats-Unis auraient pu chercher à dissocier la Russie de la Chine. Ils y ont échoué et ont même, en un sens, précipité cette alliance du fait de leur attitude très agressive et des sanctions qu’ils ont décrétées à propos de la crise ukrainienne.

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De l’Ukraine et de l’Europe

C’est d’une Europe fantasmée qu’ont rêvé les manifestants de la place Maïdan en 2013. Une Europe, terre de solidarité, de richesse, d’opportunité, de valeurs démocratiques et de probité, une Europe comme on aurait pu souhaiter qu’elle fût mais comme il nous faut reconnaître qu’elle n’est pas. Mais, c’est de l’Europe réelle, avec ses limites et ses tares, qui a provoqué la crise ukrainienne. Il fut rendre hommage à Jean Geronimo d’analyser le fantasme d’une Europe mythifiée et le rôle de ce fantasme dans la crise ukrainienne.

Le drame ukrainien est que, fasciné par cette UE fantasmée, les ukrainiens, où en réalité une partie d’entre eux, ont choisi de rompre avec la Russie, qui était cependant l’un de leurs plus importants partenaires commerciaux. Cette rupture est au cœur du drame ukrainien. Elle ne pouvait être acceptée par une large partie de la population de l’Ukraine que l’on qualifie abusivement de « russophone » est qui est russe en réalité. En retour, cette fascination pour un fantasme a fait ressurgir un nationalisme outrancier dans une autre partie de l’Ukraine. En réveillant les vieux démons de l’UPA, qui se caractérisa par des massacres tant sur les populations juives (massacres que l’on connaît sous le nom de « Shoah par balles »), que sur des populations russes ou polonaise, c’est le pire de l’histoire ukrainienne qui est ressurgi à la surface.

Il faudra ici tirer le bilan de l’attitude irresponsable de certains dirigeants européens qui ont tout fait pour encourager la croyance d’une partie de la population dans cette Union européenne fantasmée pour mieux l’abandonner par la suite. Le « Sommet de Riga »[6] de mai 2015 en fut la démonstration[7]. La responsabilité des institutions de l’Union européenne est évidente, même si elle est largement indirecte. On ne peut tout rejeter sur les épaules des Etats-Unis, voire sur des maladresses russes. Il faudra bien aussi dresser le bilan exhaustif de ces promesses européennes qui ne furent jamais tenues et qui ont aboutie à pousser une partie de la population ukrainienne dans le précipice d’une rupture avec la Russie.

Le contexte de la crise ukrainienne a donc été profondément marqué par l’évolution – et ici on devrait plutôt par d’involution – de l’Union européenne. La dérive de l’UE vers des attitudes et des politiques de moins en moins démocratique, de plus en plus autoritaires, date du début des années 2000. Alors que l’image de l’UE restait fortement positive à l’extérieur, et en particulier en Ukraine, la réalité de l’action des autorités de l’Union européenne était celle d’un pouvoir de plus en plus tyrannique.

 

Les mensonges de Maïdan

Jean Geronimo apporte des éléments qui sont souvent mal connu du grand public, qui tend à se focaliser sur ce que les médias lui présentent. Et, il faut reconnaître que la couverture de la crise ukrainienne par nos médias, ou par ceux des pays anglo-saxons, a été à la fois partial et partielle. En fait, la partialité des médias, la tonalité « antirusse » qui est aujourd’hui la règle tient largement à ce que l’on ne présente qu’une partie des éléments ; elle découle donc de la nature partielle des informations. En rétablissant un point de vue plus équilibré, à travers de nombreuses sources,

Geronimo corrige largement l’appréciation que l’on a de certains événements, et en particulier des manifestations de la place Maïdan. Il analyse en particulier l’épisode dit des « snipers » de Maïdan et montre que la situation était en réalité bien plus complexe que ce qui nous fut présenté par la presse occidentale[8].

La thèse d’une provocation, dans laquelle le mouvement d’extrême-droite « Secteur Droit » serait largement impliqué, est aujourd’hui la plus probable. Mais, ce livre ne s’en tient pas à cette tâche salutaire. Il développe aussi une analyse en profondeur du contexte géostratégique dans lequel s’inscrit la crise ukrainienne. Il montre ainsi comment elle s’inscrit dans un contexte particulier, celui du déclin de la puissance américaine et de ses tentatives désespérées pour en limiter l’ampleur. Il montre que la crise ukrainienne découle largement de la stratégie américaine qui cherche par tous les moyens à refuser ce déclin. En cela, ce livre est un livre important, qui devrait faire l’objet de nombreuses discussions et controverses. Mais, il faut entendre ce que nous dit Geronimo ; le sujet est aujourd’hui trop central et aura des répercussions nombreuses sur notre futur.

 

[1] Geronimo J., Ukraine, Une Bombe Géopolitique au cœur de la Guerre Froide, Sygest, 2015.

[2] L. Poirier, “ La guerre du Golfe dans la généalogie de la stratégie ”, in Stratégique, n°51/52, 3e/4e trimestres 1991, pp. 69-70.

[3] Sapir J., Le nouveau XXI siècle, Paris, Le Seuil, 2008.

[4] “ By Jove, we’ve kicked the Vietnam syndrome once and for all ” propos rapportés in M. Godon et B. Trainor, The General’s War : the Inside Story of the Conflict in the Gulf, Little Brown, Boston, 1995.

[5] Sapir J., Le Nouveau XXIème siècle, Paris, le Seuil, 2008

[6] EU secretariat, Joint Declaration of the Eastern Partnership Summit (Riga, 21-22 May 2015), http://www.consilium.europa.eu/en/meetings/internationalsummit/2015/05/Riga-Declaration-220515-Final_pdf/

[7] Aslund A., « The Disastrous EU Summit on the European Partnership », 26 mai 2015, http://www.atlanticcouncil.org/blogs/new-atlanticist/the-disastrous-eu-summit-on-the-european-partnership#.VWXepYA-0j4.twitter

[8] Katchanovski, I., « The Snipers Massacre on the Maidan », http://www.academia.edu/8776021/The_Snipers_Massacre_on_the_Maidan_in_Ukraine

Qui est Jean Geronimo ? Docteur en économie, enseignant à l’Université Pierre Mendès France à Grenoble, chercheur spécialiste des questions  économiques et géostratégiques russes, Jean Geronimo est l’auteur de La pensée stratégique russe et vient de publier ce dernier ouvrage sur l’Ukraine.  Il est régulièrement publié dans des revues et sites géopolitiques français, russes et italiens.

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:18

Majed Bamya, mardi 20 octobre 2015

Lu sur le site de l'Association France Palestine Solidarité

Escalade : a lieu chaque fois qu’un Israélien est tué. Il faut que plusieurs centaines de Palestiniens soient tués avant d’évoquer une escalade

Civil : mot non utilisé pour les Palestiniens, y compris les enfants. S’utilise par contre pour des colons armés et des soldats de réserve, et la possibilité d’étendre l’usage de ce terme aux soldats d’occupation en activité est actuellement en cours d’examen.

Sécurité : droit exclusivement réservé aux Israéliens, et qui permet de justifier à peu près tout, y compris des bombardements aveugles, des massacres, un mur dans le territoire palestinien occupé, des arrestations arbitraires massives, des incursions, des assassinats extrajudiciaires, des démolitions de maisons, et d’autres punitions collectives, y compris une siège de plus de 1,8 million de Palestiniens dans la bande de Gaza depuis plus de 7 ans

Regain de violence : terme permettant de mettre dans le même sac l’occupant et le peuple occupé, en négligeant les causes pour se concentrer uniquement sur les conséquences, ce qui permet de dédouaner la puissance occupante de sa responsabilité en tant que source principale et instigateur de la violence

Territoire palestinien occupé : là où presque tout se déroule sans qu’on l’explique clairement. Si vous souhaitez évoquer un colon vivant illégalement dans le territoire palestinien occupé, il est préférable de parler d’un civil sans localisation géographique

Occupation : comment, je ne comprends pas ! Mot trop complexe, l’éviter afin de ne pas créer de confusion à propos de la situation actuelle. Evoquer seulement "les deux parties" ou "les Palestiniens et les Israéliens". De même, les termes "oppression" et "déni de droits" s’appliquent à tous les autres contextes, mais pas au Moyen-Orient

Résistance : apparemment interdite sous toutes ses formes par le droit international quand elle vient des Palestiniens et considérée comme un droit pour tous les autres peuples du monde. Les Palestiniens ont seulement le droit de recourir à des négociations

Négociations : Dialogue au moyen duquel Israël explique, les armes à la main, toutes les raisons pour lesquelles il ne peut pas arrêter les activités de colonisation, ni mettre fin à l’occupation, ni évoquer le retour des réfugiés de Palestine, ni permettre aux Palestiniens de contrôler leurs propres frontières, ni discuter du sort de Jérusalem qui doit rester occupée, tout en dénonçant l’intransigeance palestinienne

BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions, une campagne qui a largement contribué à mettre fin à l’apartheid, et considérée comme héroïque lorsqu’elle était lancée contre l’apartheid en Afrique du Sud, mais c’est de l’antisémitisme pur et simple d’appeler à BDS contre l’apartheid israélien

Paix : cela signifie que les Palestiniens doivent rester calmes alors que l’occupation s’intensifie, que leurs droits sont violés et leurs terres volées. Toute révolte contre l’occupation menace les efforts de paix tandis que l’occupation et la colonisation sont entièrement compatibles avec les efforts de paix

Couverture médiatique : Pour les Palestiniens, c’est comme à la loterie, ils ont une chance sur un million de gagner.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 17:54

Lu sur le site de Michel El Diablo

CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN : Explosion de VIOLENCES (Communiqué de l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide)

 

Communiqué  

CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN  

EXPLOSION DE VIOLENCES  

  

L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide - UJRE 

  • rappelle la position dont elle ne s’est jamais départie depuis le début des années 70 : La fin du conflit passe par le respect du droit international : la reconnaissance mutuelle des deux États, palestinien et israélien, dans des frontières sûres et reconnues, telles que définies par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de la création de l’État d’Israël en 1948.  Toute autre solution, qui exclurait la reconnaissance de l’un de ces deux États, est un encouragement à la poursuite des violences, dues à une politique belliciste.   

  

  • rappelle que si tous les appels à la destruction de l’État d’Israël sont inadmissibles, le droit légitime à son existence ne saurait être un droit à priver le peuple palestinien de sa terre,  

  

  • consternée par la nouvelle escalade de violence qui se manifeste en Israël, du fait d’un conflit qui dure depuis bientôt 70 ans, escalade dont la presse se fait largement l’écho, présente ses condoléances sincères attristées à toutes les familles des victimes,  

  

  • condamne la politique coloniale pratiquée par les gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis 1967,   

  

  • exhorte une nouvelle fois la France à  reconnaître l’État de Palestine, conformément à  la recommandation de son Parlement, et à demander l’admission de la Palestine à l’ONU en tant que membre à part entière,  

  

  • exhorte les instances internationales, à tous les niveaux, à tout mettre en œuvre pour protéger les populations victimes de ce conflit et appliquer les mesures nécessaires à la création effective de l’État palestinien,  

  

  • s’associe à l’appel du Collectif National Pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) et sera présente avec sa banderole au rassemblement prévu le 21 octobre 2015, à 18h00, Place de l'Opéra. !  

UJRE  

Le 18 octobre 2015

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 17:16
Lu sur Boursorama.  Extraits.
AFP le , mis à jour à 13:05

 

Crédit Agricole est sur le point le 20 octobre 2015 de solder le litige qui l'oppose aux autorités américaines sur des violations d'embargo en payant 800 millions de dollars, une amende d'un montant bien inférieure à celle versée en 2014 par BNP Paribas ( AFP/Archives / Jacques Demarthon )

Crédit Agricole est accusé d'avoir violé des embargos américains contre le Soudan, l'Iran, Cuba et la Birmanie, a annoncé mardi un régulateur new-yorkais. 

La banque française est accusée d'avoir effectué des transactions en dollars entre 2003 et 2008 au nom d'entités et de personnes frappées par les sanctions économiques imposées par Washington.

Commentaires : encore une fois une banque française est pénalisée, sans que la France n'élève la voix, pour ne pas avoir respecté des embargos décrétés par les Etats-Unis seuls.  Un précédent avait eu lieu avec la BNP en 2014, beaucoup plus lourdement pénalisée alors.  On attend une réaction du président Hollande et du ministre des Affaires étrangères, Fabius.  Mais ces deux coursiers des Etats-Unis, en Syrie comme en Ukraine, ne risquent pas d'élever la voix contre leur maître américain.

Rappel

Les Etats-Unis mettent le monde à l'amende en dehors de toute légalité
D’après Géopolis en avril 2014 ( auteur : Titouan Lemoine )

En théorie, les seuls régimes de sanctions approuvés au niveau international sont votés par l'assemblée générale des Nations Unies.   
Pourtant, les sanctions économiques et l'embargo sont des mesures régulièrement utilisées de manière unilatérale, et donc techniquement illégales, par les  Etats-Unis qui utilisent leur contrôle sur le dollar pour appliquer leurs sanctions hors de leurs frontières..
Six pays sont visés par de véritables embargos américains, dont trois hors d’un mandat de l’ONU. Le plus emblématique est certainement Cuba. En 2013, l'Assemblée générale de l'ONU a condamné l'embargo cubain pour la 22e fois (une fois par an depuis 1991) par 188 voix contre celles des Etats-Unis et d'Israël. Parmi les pays sous embargo sans approbation de l'ONU, on trouve aussi la Syrie (depuis 1986) et la Birmanie (depuis 1997).
Les autres pays visés (avec approbation de l'ONU) sont le Soudan (2002) et l'Iran (1979).
L’affaire de BNP Paribas a marqué une nouvelle étape dans le rôle de «gendarme du monde» des Etats-Unis. L'amende infligée à la banque française est sans précédent pour un groupe étranger. Si elle a intentionnellement falsifié ses transactions aux Etats-Unis, la banque n’a brisé aucun interdit français ou européen dans ses échanges avec le Soudan, l’Iran et Cuba. 

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 09:34

http://www.france-palestine.org/La-France-doit-repondre-a-la-violence-de-l-occupation

Depuis dix jours les médias mettent l’accent sur le « nouveau cycle de violences » en Palestine et Israël. Le bilan est lourd en effet : 4 morts et une dizaine de blessés israéliens, 25 morts, un millier de blessés palestiniens et 560 arrestations... Ces seuls chiffres devraient amener à s’interroger sur ce qui se joue concrètement sur le terrain. Sur ce que signifie par exemple le tir à balles réelles contre des jeunes de Gaza lançant des pierres contre la barrière frontière avec comme bilan 7 morts et des dizaines de blessés.

On attendait de la France une position à la hauteur d’une situation qui a comme origine le désespoir de toute une jeunesse. Désespoir et révolte devant les conditions toujours plus dures de l’occupation, devant le blocus de Gaza, devant les provocations contre la mosquée Al Aqsa, devant le refus revendiqué par Benyamin Netanyahou de toute solution politique fondée sur le droit international et les résolutions de l’ONU. On a eu droit à une déclaration de l’Elysée qualifiant la situation « d’extrêmement préoccupante et dangereuse » et affirmant la nécessité de tout mettre en œuvre « pour apaiser la situation et mettre fin à ce cycle qui a déjà fait de trop nombreuses victimes ».

Inconsistance dramatique qui refuse de nommer les choses et se garde bien d’établir les responsabilités. Comment évoquer la nécessité d’un « nouvel horizon politique » pour lequel la France dit travailler depuis des mois, en renonçant d’avance à peser sur la situation qu’on prétend dénoncer ? Comme le dit Marwan Barghouthi dans sa tribune au Guardian, « les actions et crimes israéliens (…) menacent de transformer un conflit politique qui peut être résolu en un conflit religieux éternel qui ne fera que déstabiliser plus avant une région qui fait déjà l’expérience de bouleversements sans précédents ».

Il faut entraver la course folle d’un Netanyahou qui ne connaît que la force.

Il faut pour cela prendre des sanctions effectives et immédiates contre Israël, annoncer la fin de toute coopération militaro policière et de tout commerce des armes avec un Etat qui les teste quotidiennement sur la population palestinienne, agir pour la suspension de l’accord UE-Israël.

C’est maintenant qu’il faut reconnaître l’Etat de Palestine !

Ces exigences sont aujourd’hui partagées, nous l’avons vu le 10 octobre, par des secteurs toujours plus nombreux de notre société. Par toutes celles et ceux qui disent qu’il faut arrêter tant qu’il est temps la course à l’abîme où nous entraînent aujourd’hui les dirigeants israéliens.

Le Bureau national

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