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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 22:00
 

Par Ballast – 27 juillet 2015

Résumons à très grands traits. Le 25 janvier 2015, Syriza remporte les élections législatives grecques sur un programme de rupture ; le 5 juillet, c’est un tonitruant « OXI », à 61 %, qui envoie les petits barons de l’ordre européen dans les cordes ; le lendemain, Yánis Varoufákis, ministre des Finances grec, est poussé vers la sortie ; le lundi 13 juillet, le tout-venant apprend que les dix-huit heures de bataille psychologique, à la fameuse « table des négociations », ont eu raison des espoirs mis dans le gouvernement grec : capitulation en rase campagne, entend-on. La couleuvre de l’austérité avalée contre un hypothétique rééchelonnement de la dette. « J’assume la responsabilité d’un texte auquel je ne crois pas », affirme Tsipras à la télévision publique grecque. Mercredi, le comité central de Syriza rejette l’accord et dénonce « un coup d’État contre toute notion de démocratie et de souveraineté populaire ». Les ministères démissionnaires partent en claquant la porte, le texte passe avec les voix de la droite et de la social-démocratie grecques, les grèves générales repartent et la place Syntagma s’enflamme. « Trahison » ; la messe est dite. Pour Stathis Kouvélakis, philosophe francophone, membre du Comité central de Syriza et figure de la Plateforme de gauche, l’équation s’avère toutefois plus complexe, si l’on tient à prendre toute la mesure de ces récents événements. Entretien pour y voir plus clair et, surtout, organiser la riposte.

Vous émettez des réserves quant à la critique de Tsipras en termes de « trahison », qui revient pourtant fréquemment dans les gauches radicales européennes depuis l’accord du 12 juillet. Pourquoi la considérez-vous comme inefficace ?

Je ne nie pas que le terme de « trahison » soit adéquat pour traduire une perception spontanée de l’expérience Syriza. Il est évident que les 62 % qui ont voté « non » au référendum et les millions de gens qui ont cru en Syriza se sentent trahis. Néanmoins, je nie la pertinence analytique de la catégorie de trahison car elle repose sur l’idée d’une intention consciente : consciemment, le gouvernement Tsipras aurait fait le contraire de ce qu’il s’était engagé à faire. Je pense que cette catégorie obscurcit la réalité de la séquence en cours, qui consiste dans la faillite d’une stratégie politique bien précise. Et quand une stratégie fait faillite, les acteurs qui en étaient les porteurs se retrouvent uniquement face à de mauvais choix ou, autrement dit, à une absence de choix. Et c’est très exactement ce qui s’est passé avec Tsipras et le cercle dirigeant du gouvernement. Ils ont cru possible de parvenir à un compromis acceptable en jouant cette carte de la négociation – qui combinait une adaptation réaliste et une fermeté quant à des lignes rouges, dans le but d’obtenir un « compromis honorable ».

 

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 21:52

70ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki : lettre ouverte de la présidente du Conseil mondial de la Paix, Socorro Gomes

70ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki : lettre ouverte de la présidente du Conseil mondial de la Paix, Socorro Gomes

5 août 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Un terrible anniversaire qui appelle à intensifier notre lutte contre les armes atomiques.

En ce 70ème anniversaire des bombardements criminels américains sur les villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki, nous vous écrivons pour réaffirmer notre solidarité avec le peuple japonais, victime de l’effroyable inauguration de l’usage des armes nucléaires dans le monde. Nous rendons hommage aux milliers de victimes de ce crime de guerre et crime contre l’Humanité perpétré par l’impérialisme américain, qui a toujours des comptes à rendre.

Les victimes ne sont pas des nombres : ce sont des hommes et des femmes dont les vies ont été arrachées par la pire expression du bellicisme et de la brutalité, mais dont le souvenir doit animer notre combat contre les armes de destruction massive et pour la paix.

Au moment où nous adressons l’expression de notre solidarité au peuple japonais et lui apportons notre soutien, nous adressons un appel au renforcement de la lutte commune des peuples pour l’abolition totale de l’arme atomique. Nous regrettons que, 45 ans après son adoption, le Traité de non-prolifération (TNP), un texte superficiel et insuffisant, n’ait pas assuré à l’humanité la délivrance de la menace de guerre nucléaire.

Nous rendons hommages aux 300.000 victimes japonaises et aux victimes des essais nucléaires américains dans des sites comme les îles Marshall, qui souffrent toujours des conséquences des essais réalisés par les Etats-Unis entre 1946 et 1958. Nous réitérons notre appel au monde pour la suppression totale des arsenaux nucléaires qui mettent en danger l’humanité.

En 1950, le Conseil mondial de la Paix lançait l’Appel de Stockholm, qui allait être signé par plus de 350 millions de personnes. Il demandait « l’interdiction absolue de l’arme atomique, arme d’épouvante et d’extermination massive des populations ». Ce document, que nous portons toujours 65 ans après, exhorte « les hommes et femmes de bonne volonté du monde entier à signer l’Appel ». Bien que des millions de personnes aient demandé l’abolition de l’arme nucléaire, les dirigeants de ce monde en sont encore à débattre d’un projet bien moins ambitieux : la simple réduction des arsenaux existants.

L’échec des conférences d’examen du TNP – la dernière a eu lieu en avril 2015 – est le fait des régimes qui y sont le plus opposés, poursuivant leur politiques impérialistes de massacre, de terreur et d’oppression : Israël et les Etats-Unis. Le projet de faire du Moyen-Orient, l’une des régions les plus instables à cause des menées impérialistes, une zone dénucléarisée a suffi à déclencher la réponse d’Israël et à enrayer le processus à travers l’intervention des Etats-Unis.

De leur côté, les Etats-Unis ont fait du théâtre avec la mise en scène de la réduction de leur arsenal, cachant leur effort de « modernisation » : maintenant leur pouvoir nucléaire, ils accroissent les effets meurtriers et l’opérativité de leur arsenal même s’ils le réduisent en quantité. Leur politique, combinée et mise en avant par la plus grande machine de guerre qu’ait connue l’humanité, l’OTAN, est basée sur la menace et sur l’agression contre les peuples de toute la planète.

Aussi, en ce jour de terrible anniversaire, nous affirmons avec force, une fois de plus, notre condamnation du massacre du peuple japonais et de la menace de répétition d’un événement aussi horrible.

Nous intensifions notre lutte déterminée pour l’abolition de l’arme atomique et des autres armes de destruction massive. Dans notre démarche antiimpérialiste, nous sommes sûrs que notre unité mettra en échec les politiques bellicistes et militaristes, parce la volonté des peuples, c’est simplement la paix.

Socorro Gomes, présidente du Conseil mondial de la Paix.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 13:26
Paru le 4 août 2015 sur Solidarité internationale-pcf
Venezuela: Le Parti communiste met en garde contre toute re-privatisation

Dans le contexte de crise économique et de pressions extérieures impérialistes, l’expérience de développement du socialisme au Venezuela est ballotée entre plusieurs options politiques. Le Parti communiste du Venezuela, allié le plus fidèle du processus révolutionnaire bolivarien initié par Hugo Chavez, a déjà exprimé des inquiétudes de façon constructive, tout en mobilisant les travailleurs. Voir notre article d’août 2014: Au Venezuela, le débat au sein des forces révolutionnaires, c'est : « approfondir la révolution ou réformes capitalistes ». Aujourd’hui il met en garde contre la tentation de certains dirigeants de remettre en cause les nationalisations, plutôt que de rechercher les conditions pour les démocratiser. Extrait du journal « Tribuna Popular » du PCV, 28 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Le Parti communiste du Venezuela (PCV) a réagi aux déclarations certains porte-parole du gouvernement qui avaient mis en discussion la privatisation d’entreprises nationalisées. Pour Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, au lieu de restituer au capital privé les entreprises regagnées sur lui au Venezuela, l’Etat devrait s’engager pour promouvoir une gestion participative des groupes par les salariés.

Fuguera a expliqué en quoi le retour des entreprises industrielles et des domaines agricoles dans les mains de leurs anciens propriétaires comme leur transfert dans celles de la bourse constitueraient un recul. Le secrétaire du Parti a également critiqué le fait que, dans certaines entreprises d’Etat, les dirigeants poursuivent une politique destinée à donner l’impression que l’Etat et les travailleurs ne seraient pas capables de produire et de gérer. De cette façon certains cherchent à justifier le démantèlement, la revente ou la restitution des entreprises nationalisées.

Les communistes du Venezuela prônent une intervention de l’Etat dans le fonctionnement des entreprises publiques pour développer un autre mode de gestion, participatif et orienté vers l’intérêt du peuple. Selon la conception du PCV, le travail dans l’entreprise doit être organisé conjointement par les conseils socialistes de travailleurs, des représentants désignés par le gouvernement, les conseils municipaux et les producteurs impliqués. Pour Oscar Figuera, cela approfondirait l’exercice de la démocratie participative dans un domaine aussi central que le développement économique.

Source : Tribuna Popular

 
 
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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 10:31

Publié par Jean Lévy

Libye Printemps 2012 : quand France et Grande- Bretagne faisaient la guerre à Kadhafi pour dépecer le pays en deux entités...

 

Selon les sources officielles étatsuniennes...

Une intervention militaire franco-britannique

   loin des proclamations de ferveur démocratique...

 

 

(BRUXELLES2) Les mails de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton – publiés par le Département d’Etat US – sont une vraie mine d’or pour celui qui enquête sur la géopolitique moderne.

Sur la période de la crise en Libye en 2011, ces échanges électroniques révèlent (ou confirment plutôt) que la division de la Libye en deux entités distinctes non seulement était envisagée mais potentiellement souhaitée par certains acteurs clés du conflit, notamment français et britanniques, voire égyptiens.

Diviser pour mieux régner ?

Nous sommes le 8 avril 2011 — l’opération des alliés, surtout Français et Britanniques est entamée depuis à peine un mois et semble s’enliser (lire :  Un mois après le début de la campagne libyenne, quel bilan ? Pourquoi ça traine ?). Un haut fonctionnaire du Conseil National de Transition (CNT) de Libye avertit la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton « Français, Anglais et d’autres pays européens seraient pleinement satisfaits avec une situation d’impasse qui laisserait la Libye divisée en deux entités rivales ». La méfiance semble de mise dans les rangs du CNT. Un haut fonctionnaire militaire informe ainsi les services américains de ses doutes, « ni les Français, ni les Britanniques ne fournissent suffisamment d’aides pour contrer les forces de Kadhafi ». Suspicieux, les leaders de l’opposition envisagent même à cette époque « d’engager des firmes privées pour fournir entrainement au combat et pour organiser leurs forces ».

La frustration de Nicolas Sarkozy

Dès le début de l’intervention armée (opération Harmattan pour les Français, Ellamy pour les Britanniques), une source européenne informe les Américains que « le commandement militaire français anticipe l’effondrement total de la structure militaire libyenne pour la semaine suivante ». Mais à partir de mars 2011, il devient très difficile d’obtenir des informations provenant du terrain. Ce qui d’après les informations américaines a eu le don d’agacer l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, de plus en plus « frustré » par cette situation. Une source bien informée souligne que le président français « exerce une pression afin que la France émerge de cette crise comme le principal allié extérieur quel que soit le gouvernement qui prendra le pouvoir » en Libye (NB: le 18 mars, Sarkozy est un des premiers a reconnaitre publiquement le CNT comme l’autorité légitime).

Le flegme britannique

Plus pragmatiques, les Britanniques eux ne fondent pas leurs objectifs sur un prétendu prestige qui découlerait de la « protection des populations civiles ». Celle-ci n’est qu’un moyen pour la défense des intérêts du Royaume en Libye.

Informée par des hauts fonctionnaires militaires du Conseil National de Transition de Libye, Hilary Clinton apprend dès mars 2011 l’état des tractations des services de renseignements franco-britannique. Sur le terrain, « en dépit de l’intervention de l’OTAN contre les forces de Kadhafi, le gouvernement britannique utilise ses services de renseignement dans le but de dicter le comportement à la fois du CNT et Kadhafi »affirment des hauts gradés du CNT. 

Les tractations britanniques auprès de Saif Al-Islam Kadhafi mettent en évidence la planification des relations futures si ce dernier succède à son père à l’issue du conflit qui embrase le pays en 2011. Ces mêmes sources informent les Américains que « les services diplomatiques et de renseignement maintiennent des contacts avec les membres du gouvernement de Kadhafi ». La fuite au Royaume-Uni du ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa n’est pas un hasard…

(Johanna Bouquet)

 

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 22:28

Sur Les dossiers du BIP

Publié : 29 juillet 2015 | 

Les mesures sociales que recommande le KKE ainsi que l’urgence de leur mise en œuvre: l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers, les divers comités de solidarité…, sont plus qu’indispensables. Cela permettrait hormis la subsistance, le développement d’un pouvoir politique populaire alternatif, susceptible éventuellement d’offrir un terreau à d’autres développements à la lutte populaire.

Il est manifeste que le KKE avait bien avertit et dénoncé SYRIZA pour son imposture, qui s’est transformée en flagrante trahison de la volonté des citoyens grecs exprimée par le vote «NON» au référendum. On comprend, surtout à postériori, l’appel du KKE à voter par un double «NON» («NUL» au comptage). Il semblerait que l’importance de la victoire du «NON» ait dérangé les calculs de SYRIZA, qui aurait été plus à l’aise dans sa politique avec une «victoire» du «NON» beaucoup plus modeste.

Il est clair aussi que le KKE, par son histoire et son activité en général, syndicale aussi,  a d’importantes et nombreuses loyautés au sein de la classe ouvrière et du peuple en général, mais il a aussi une très grande responsabilité à assumer.

Toutefois, il faut avoir en vue les réalités d’aujourd’hui ainsi que celles de l’histoire récente. La résistance grecque EAM (Front de libération nationale) qui représentait la majorité du peuple grec pendant l’occupation allemande, avait subi à la fin de 1944 l’intervention militaire et les massacres, conduits par les «alliés occidentaux» ayant pour but l’assujettissement du peuple grec et la remise sur le trône du roi Georges II (de la dynastie danoise de Slesvig-Holsten-Sønderborg-Glücksborg) qui avait la faveur des Britaniques. On peut dès lors dire que les Grecs ont chassé les occupants allemands pour être à nouveau occupés, cette fois-ci par leurs «alliés occidentaux». Entre 1946 et 1949 a eu lieu une guerre, dite «civile», où les «alliés» furent bel et bien impliqués. Elle a été perdue bien que les communistes aient eus quelques frontières amies, ce qui n’est pas le cas maintenant. Cette situation anticommuniste répressive a persisté des années après. En 1967 a eu lieu le coup d’état de la junte des colonels, instigué et soutenu par les «alliés» étasuniens avec la même répression qui a duré jusqu’en 1974. Un des résultats en a été l’invasion de Chypre et l’occupation d’un tiers de son territoire par la Turquie.

Nous n’entrerons pas dans le détail de la malfaisance de toutes ces luttes intestines fomentées par nos «alliés»: les morts, les emprisonnements, les exils, les dégâts…. mais elles ont laissé des traces indélébiles, dans les mémoires aussi.

Considérant ce qui est dit plus haut et que l’OTAN a des bases militaires en Grèce (Souda, en Crète), au Kossovo (Bondsteel) voisin et ailleurs dans la région, que les guerres en Ukraine, en Syrie… ainsi que les provocations frontalières de la Turquie attisent délibérément une tension permanente, un changement de régime, risquerait fort de donner lieu à une intervention étrangère en conjonction avec des collaborateurs locaux.

Le KKE aux dernières élections législatives a obtenu 5,47% des suffrages et compte à la Vouli 15 députés sur 300. Si de nouvelles élections devaient avoir lieu demain, il obtiendrait sûrement un large vote en conséquence de la désaffection pour SYRIZA et d’autres partis, toutefois il serait hautement improbable qu’il ait la majorité. Ce serait moins improbable qu’il conduise une coalition, et moins encore d’y participer comme partenaire minoritaire. Une telle alliance, par sa nature même, temporaire, aurait un objectif circonscrit. Cela a été le cas en 1989/90 quand le KKE s’est allié avec la ND et avec le PASOK, un précédent qui montre qu’il n’a pas toujours été hors de question qu’il participe à un gouvernement majoritairement bourgeois si les circonstances le demandaient.

Refuser l’instauration d’une monnaie nationale, parce qu’elle servirait à la bourgeoisie ou à l’impérialisme, implique obligatoirement le soutien passif de l’Euro. Le KKE déconsidère que celle-ci puisse servir à un autre usage. Il ne prend pas en compte le fait que la monnaie nationale est partie intégrante de la souveraineté, qu’elle constitue un de ses attributs régaliens quel que soit le régime: bourgeois, socialiste ou autre. À qui et à quoi servirait-elle, est une autre question. On ne peut pas confondre l’outil et son usage. Il en est de même pour la présence de frontières délimitant le territoire et sa gestion économique, sa langue, son histoire, sa culture, sa dignité; tous ces éléments qui répondent à l’indépendance et à la souveraineté d’un peuple, d’une nation, valent le combat pour les obtenir. Y compris dans le cadre du système capitaliste, c’est préférable que d’être une colonie, une semi-colonie ou «territoire» sous tutelle, quel que soit le terme pour décrire sa situation d’aujourd’hui. C’est une étape intermédiaire nécessaire sur la voie du socialisme.

Donc dans cette affaire et dans le cadre de l’exploitation capitaliste il y a deux enjeux et dans cet ordre de priorité, mais qui se confondent, la lutte du peuple entier pour la souveraineté nationale et la lutte la classe ouvrière avec ses alliés pour le socialisme. Dans le premier cas la lutte est motivée face à la double exploitation des travailleurs: l’exploitation exercée par le capitalisme étranger en collaboration avec la couche compradore de la bourgeoisie nationale, et l’exploitation exercée par la bourgeoisie nationale. Dans le second cas il n’y a que l’exploitation des travailleurs par la bourgeoisie nationale.

Il en découle logiquement, surtout dans une situation de faiblesse du Parti que s’il tient à se battre, il est obligé de faire des alliances avec d’autres forces patriotiques y compris celles de la bourgeoisie nationale contre le capitalisme étranger et ses collaborateurs de la couche compradore de la bourgeoisie. Dans la même veine il est même nécessaire de défendre la bourgeoisie nationale et par exemple la défendre contre toute importation préjudiciable aux producteurs locaux, faire tout son possible pour que le pays devienne autosuffisant.

Au-delà des alliances nationales il est nécessaire de se servir aussi de tous les appuis internationaux avantageux lui permettant de contrecarrer ses adversaires et de renforcer le pouvoir des forces populaires et du progrès, comme par exemple la Russie ou les BRICS.

Dans une situation qui est vraiment difficile, même existentielle, la sortie de la Grèce de l’Union européenne et de la zone-euro, pour le KKE n’est envisageable que par la voie du socialisme, et pour arriver à cette fin il y a tellement de conditions préalables, qu’on n’en voit ni le bout ni le chemin. On ne peut pas faire de vagues allusions au socialisme … et puis proposer comme voie «le renforcement du Parti comme condition préalable» en vue de «la restructuration du mouvement ouvrier» qui «revendiquerait des mesures de soulagement immédiates» du peuple qui permettrait de «changer le rapport-de-forces négatif» pour «renforcer la combativité» «contre le fatalisme et la subordination de la classe ouvrière ….contre ses vieux et nouveaux gestionnaires de la barbarie capitaliste».

Le but n’est pas, en soi, de combattre – ce qui est un processus, un moyen – mais de survivre, de progresser et de vaincre!

28.7.2015

Alexandre MOUMBARIS

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 17:17

ISRAËL, UNE PLAIE AU CŒUR DU PROCHE ET DU MOYEN-ORIENT (partie 1)
 
Par Panthéa Kian, militante politique iranienne, membre du Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 30 juillet 2015.
 
Pour la troisième fois consécutive, Benyamin Netanyahou, le leader du Likoud (droite nationaliste), gagne en mars 2015 les élections législatives. Il disposera ainsi d’une nouvelle période de 5 ans à la tête du gouvernement. Les électeurs israéliens, en majorité des colons surtout de la dernière génération arrivés des pays d’Europe de l’Est, ont affirmé une fois de plus leur volonté de poursuivre la colonisation illégale des terres palestiniennes et le refus de la reconnaissance du droit palestinien à son État souverain sur les terres reconnues par les Accords d’Oslo. Occupation et agression militaire, répression policière et apartheid contre le peuple palestinien, maintien du Proche-Orient en état de guerre permanente : ce sont là les choix d’une majorité d’Israéliens faits par l’élection de Benyamin Netanyahou. Le bilan économique et social d’une décennie de gouvernement Netanyahou est pourtant exécrable. La disparité des revenus dans la société israélienne, en forte augmentation depuis le milieu des années 90, a atteint des sommets. En termes d’inégalités, elle n’a d’équivalents dans le monde « avancé » qu’aux États-Unis. Alors qu’une extraordinaire concentration des richesses se trouve du côté de 1% de la population, la pauvreté relative a plus que doublé en deux décennies pour atteindre 21%. La pauvreté infantile a plus que quadruplé sur la même période pour se situer à 28% et plus.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Israel-une-plaie-au-coeur-du-proche-et-moyen-orient-partie-1

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 14:06

Depuis plus de six jours l'armée turque bombarde les  positions du PKK.  On compte près de 300 morts parmi les militants du PKK disent les medias occidentaux.  Combien de civils ?  Nous l'ignorons.  L'Etat Islamique peut se réjouir des frappes turques, de la position de l'OTAN et des Etats-Unis.  Ainsi, les Kurdes qui les combattent si farouchement sont stoppés par l'armée turque.  Et Erdogan combat avec beaucoup plus de férocité les Kurdes - les seuls vrais combattants anti Daech - que l'Etat islamique lui-même.  Sans que les médias y trouvent beaucoup à redire.  Pour ces gens là, les libertés et les droits de l'homme sont à géométrie variable.  Les Kurdes de Turquie, d'Irak, de Syrie, d'Iran veulent un Etat indépendant.  Ce sont les Occidentaux qui le leur ont refusé après la première guerre mondiale.  Ils voulaient garder le contrôle de l'eau et des ressources de pétrole dans le Kurdistan.  Aujourd'hui les Kurdes meurent, victimes de la politique occidentale d'hier et d'aujourd'hui. YG.

Metronews
Créé : 01-08-2015 15:36

IRAK - Depuis deux semaines, Ankara mène des raids aériens visant les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qu'elle considère comme une organisation terroriste. Environ 260 combattants de la guérilla kurde ont été tués, affirme une agence gouvernementale turque. Une manière de placer le mouvement au même rang que le groupe Etat islamique.

 
 

Visés par des raids aériens de la Turquie, les rebelles du PKK sont désormais indésirables en Irak.

Visés par des raids aériens de la Turquie, les rebelles du PKK sont désormais indésirables en Irak.

Bramm Ianssen / SIPA

Photo :

Octobre 2014. L'aviation américaine affirme avoir largué des armes et des munitions aux combattants kurdes qui se battent face à l'Etat islamique pour Kobané, au nord de la Syrie. La ville devient le symbole de la résistance face aux djihadiste. Au point que la Turquie ouvre sa frontière aux Kurdes, notamment ceux implantés en Irak, voulant défendre la région.

Délégitimer le PKK

Le 23 juillet, Ankara franchit un pas supplémentaire en acceptant de participer aux frappes pour lutter contre Daech et d'ouvrir ses bases à la coalition. Quelques heures plus tard, la même Ankara décide de bombarder les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu'elle considère comme une organisation terroriste. La Turquie affirme alors que le PKK et Daech sont à mettre sur le même plan.

[...]

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Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 

Une brève réunion, une brève déclaration : la session d’urgence du Conseil de l’Atlantique nord demandée par la Turquie, a débouché sur un soutien appuyé à Ankara de la part des ambassadeurs auprès de l’OTAN, mercredi 28 juillet.

Le communiqué publié après la rencontre condamne fermement les récentes attaques menées à Suruç (32 morts, attribués à l’Etat islamique), puis les meurtres de policiers et de militaires turcs (revendiqués par le Parti des travailleurs du Kurdistan). « Le terrorisme, sous toutes ses formes, ne peut jamais être toléré ou justifié », affirme l’OTAN, en manifestant sa « forte solidarité » avec la Turquie et annonçant une poursuite de sa « surveillance étroite » des développements sur sa frontière sud-est, avec la Syrie, et l’Irak. « L’accord est total, unanime, sans faille », a indiqué le secrétaire général, Jens Stoltenberg.

« Ankara voulait un geste de solidarité, de réassurance et l’a obtenu », résume une source diplomatique européenne. Les autorités turques s’appuyaient sur l’article 4 du traité de l’Atlantique nord, qui prévoit des consultations entre les alliés dès que l’une d’eux juge que son intégrité, sa sécurité ou son indépendance sont menacées.

Lire aussi : L’engagement des forces turques ne rassure pas les rebelles syriens

PKK et EI sur le même plan

Le communiqué est volontairement vague et n’évoque pas la double offensive menée actuellement par l’armée turque, qui cible, et met sur le même plan, l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) et les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le texte de l’OTAN n’évoque ni l’une, ni l’autre de ces organisations. Certaines délégations ont toutefois invité leur allié turc à une « réponse proportionnée », afin d’éviter une remise en cause du processus de paix avec les autorités kurdes, même s’il convient de condamner les récentes attaques.

[...]

Lire la suite ici.

Zone du Kurdistan : Les populations kurdes sont installées en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie.

Zone du Kurdistan : Les populations kurdes sont installées en Turquie, en Iran, en Irak et en Syrie.

KURDES : Histoire contemporaine

 
Zone de peuplement Kurdes etablie en 1986.
 

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau.

Le Royaume-Uni et la France se voient confier des mandats sur les nouveaux États : sur l’Irak pour la première, la Syrie et le Liban pour la seconde. Les populations, notamment kurdes, ne tarderont pas à se révolter contre la nouvelle domination européenne.

En Turquie, la transformation kémaliste du pays se fait à partir de 1923 sur la base du déni de l'existence d'une très forte minorité kurde en son territoire. Les Kurdes n'avaient dès lors aucun droit, ils sont sommés d'oublier leur culture et de se fondre dans la société. Ils furent maintes fois réprimés par les forces turques7.

Churchill, secrétaire à la Guerre au Royaume-Uni, fait raser par la Royal Air Force différents villes et villages kurdes. En 1925, une arme chimique, l’ypérite, est utilisée sur la ville kurde de Souleimaniye. Les deux tiers de la population sont atteints par les effets du gaz8,9.

Juste après la seconde guerre mondiale, les Kurdes d’Iran proclament une république kurde indépendante à Mahabad entre 1946 et 1947.

Cinquante ans plus tard, le , Saddam Hussein accorde une autonomie relative au Kurdistan, avec la « Loi pour l’autonomie dans l’aire du Kurdistan » qui stipule notamment que « la langue kurde doit être la langue officielle pour l’éducation des Kurdes ». Cette loi permet aussi l’élection d'un conseil législatif autonome qui contrôle son propre budget. Cependant 72 des 80 membres élus de ce conseil de la première session d'octobre 1974 ont été sélectionnés par Bagdad. En octobre 1977, la totalité du conseil est choisie par le régime.

Les relations avec les Kurdes d’Irak se dégradent considérablement par la suite. Le , Saddam Hussein lance un raid à l’arme chimique sur la vallée du Balisan. Au cours de l’opération Anfal, 182 000 personnes périssent dans des bombardements chimiques10. En décembre 2005, une cour de La Haye a qualifié cette campagne de « génocide ». Le 24 juin 2007, le tribunal pénal irakien a condamné Ali Hassan al Madjid, surnommé « Ali le chimique », et deux autres anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, à la peine de mort par pendaison pour le génocide commis contre les Kurdes au cours de cette opération Anfal.

Au printemps 1991, à l’issue de la première guerre du Golfe, Saddam Hussein réprime sévèrement les populations kurdes (ainsi que les chiites).

Le Kurdistan est devenu une zone de conflit intense impliquant les différents pays limitrophes, mais aussi les États-Unis depuis le début du conflit avec l’Irak en 1991. Cette situation a entraîné un accroissement de l’émigration kurde vers les pays de la région ou vers l’Europe. D’avril à juillet 1991, la France met en place l’opération « Libage », une mission humanitaire de l'armée française destinée à porter secours aux populations kurdes irakiennes qui se dirigeaient vers la Turquie.

L’offensive de Daech dans la région de Mossoul, en juin 2014, crée un front entre les Kurdes et les djihadistes de l’Armée islamique. Une coalition internationale (qui regroupe notamment les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne) apporte aux Kurdes une aide aérienne et logistique dans les combats contre Daech. Le 31 mars 2015, le président François Hollande a reçu une délégation de combattants kurdes, conduite par Bernard-Henri Lévy, à l'initiative de cette rencontre11. A cette occasion, Lévy a rappelé la nécessité pour les démocraties occidentales de soutenir l'armée kurde, la seule force sur le terrain capable, selon lui, « de sauver les chrétiens d’Irak12». Depuis l'offensive de Daech, la plupart des chrétiens irakiens (200 000 environ) se sont, en effet, réfugiés dans des conditions dramatiques au Kurdistan13.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 22:59

Publié le 28 Juillet 2015 par Canaille Le Rouge

L’OTAN donne carte blanche à Erdogan

Turquie : blanc seing pour un massacre

"Une brève réunion, une brève déclaration : la session d’urgence du conseil de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) demandée par la Turquie, a débouché sur un soutien appuyé à Ankara de la part des ambassadeurs auprès de l’OTAN, mardi 28 juillet.

Cela permet à Erdogan de juger « impossible » la poursuite du processus de paix avec les Kurdes.  le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé, mardi, qu’il était « impossible »de poursuivre ce processus tant que le PKK continueraient à « menacer l’unité nationale » par des attaques meurtrières contre les forces de sécurité turques. Lundi, il avait déjà affirmé que la Turquie poursuivrait son offensive militaire contre le PKK en Irak jusqu’à ce que les rebelles kurdes déposent les armes.

Le communiqué publié après la rencontre condamne fermement les récentes attaques menées à Suruç, puis contre des policiers et des militaires. « Le terrorisme, sous toutes ses formes, ne peut jamais être toléré ou justifié », affirme l’OTAN, en manifestant sa « forte solidarité » avec la Turquie et annonçant une poursuite de sa « surveillance étroite » des développements à sa frontière sud-est. « L’accord est total, unanime, sans faille », a expliqué le secrétaire général de l’organisation, Jens Stoltenberg.

« Ankara voulait un geste de solidarité, de réassurance et l’a obtenu », résume une source diplomatique européenne."

 

Voila comment Le Monde rend compte du permis de tuer délivré par l'Otan.

A Tel Aviv les Palestiniens, à Ankara les Kurdes, à l'EI les Syriens les Irakiens les Kurdes. La division du travail continue.

C'est ainsi que l'OTAN poursuit au sud de l'Europe l'offensive engagée contre les peuples, en Ukraine en soutenant les nazis à Kiev, les intégratistes islamistes au pouvoir à Ankara, pendant que la monarchie saoudite depuis sa plage privée de Vallauris passe ses commandes d'armes à la France pour tenir sa partition au moyen orient.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 14:27
Manifestation : les Kurdes veulent faire tomber le masque turc

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Solidarité aux victimes deSuruç./Photo DDM, B.D.

Solidarité aux victimes deSuruç./Photo DDM, B.D.

 

Près de 150 personnes ont manifesté dimanche soir, à l'appel de la Maison Franco-Kurde de Midi-Pyrénées. Rassemblés place du Capitole à Toulouse, ils ont reçu le soutien de plusieurs partis politiques, Parti de Gauche et NPA en tête. Tous ont exprimé leur «solidarité aux familles des 32 victimes et aux blessés de l'attentat barbare qui a frappé la Fédération des Associations des Jeunes Socialistes à Suruç», en Turquie, le lundi 20 juillet. Mais ils ont aussi «dénoncé la désinvolture avec laquelle les forces de l'ordre turques ont traité la sécurité de ce rassemblement». Pour Ali, 49 ans, aucun jihadiste de Daesh n'aurait pu approcher de cette manifestation, en pleine zone kurde, sans la complicité des services secrets turcs. Pour ses amis et lui, la Turquie est complice de Daesh. Et les avions turcs qui pilonnent les camps des combattants du PKK, au Kurdistan irakien, sont une nouvelle illustration de cette complicité. «C'est net et clair que la Turquie aide Daesh, assure Celik, 34 ans. La France et tous les autres pays de la coalition internationale défendent la Turquie. Pourquoi? Est-ce que ce n'est pas assez clair que la Turquie aide Daesh? Ou ils font semblant de ne pas voir? Ce sont quand même les Kurdes qui sont en première ligne pour combattre les terroristes de Daesh!» Pour les Kurdes de Midi-Pyrénées, l'incompréhension est totale. Ils en appellent à François Hollande pour que le PKK soit sorti de la liste des organisations terroristes.

La Dépêche du Midi

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 10:14

Opérations de l'armée turque contre la guérilla kurde au Sud-Kurdistan - Communiqué du KNK

Publié le sur Analyse internationale par anonyme

L’aviation turque bombarde intensivement des positions de la guérilla kurde et des zones d’habitation civile au Sud-Kurdistan (Irak)

La nuit dernière, 24 juillet, des avions de chasse appartenant à l’armée turque ont massivement bombardé des zones où se trouvent des positions de la guérilla kurde ainsi que d’importantes habitations civiles, dans les régions de Qandil, Xakurke, Behdinan, Zap, Gare, Haftanin, Basya, Metina et Avaşin.

Selon des sources locales, ces bombardements auraient fait des morts parmi la population civile ainsi que des dégâts matériels importants.

Cette offensive de grande envergure menée par le gouvernement AKP marque la rupture unilatérale du cessez-le feu qui avait été maintenu jusque-là grâce aux efforts répétés du peuple kurde et de son Leader Abdullah Öcalan. Alors qu’il fait preuve d’une persévérance inouïe pour faire avancer les pourparlers de paix avec l’Etat turc, Abdullah Öcalan subit un isolement carcéral total depuis le 5 avril. Depuis 2013, l’armée turque a mené plusieurs opérations contre les forces de défense kurdes (HPG) alors même que celles-ci étaient en position de cessez-le feu. Cependant, le HPG n’a pas répondu aux provocations. Avec ces derniers bombardements, l’Etat turc a de nouveau déclaré la guerre aux Kurdes et rompu le cessez-le f eu.

La Turquie a ajouté un nouvel échelon à sa coopération avec l’organisation terroriste Daesh en Syrie. Soutenant déjà cette organisation dans le but de briser la révolution du Rojava, l’Etat turc frappe aujourd’hui lourdement la guérilla kurde qui résiste contre les gangs de Daesh, et procède par ailleurs à de grandes vagues d’arrestations dans les milieux kurdes en Turquie.

Le Congrès national du Kurdistan (KNK) appelle le gouvernement régional du Kurdistan d’Irak, les partis politiques, les organisations de la société civile et la population du Sud-Kurdistan à s’opposer à l’intervention armée de la Turquie sur leur territoire.

Il appelle également la communauté internationale, l’ONU en particulier, à juger les crimes contre l’humanité commis par Daesh avec la complicité de la Turquie, à Suruc, à Kobanê et dans le reste du Rojava.

25 juillet 2015

Le conseil exécutif du KNK

Publié dans moyen orient

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