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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 09:36
Lu sur Initiative communiste

Ca y est, les USA viennent de l’avouer, les armes qu’ils livrent en Syrie tombent dans les mains d’Al-Qaida et des Islamistes. Et c’est également probablement le cas des armes que livrent le gouvernement français. Y aura t-il un journaliste (courageux) pour poser la question à François ou à Laurent Fabius ?

Et l’on ne pourra pas dire que ces derniers n’ont pas été prévenus. Au-delà des interpellations publiques répétées du PRCF, c’est par exemple le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier qui interpellait le 28 mai 2013 le parlement via la présidente de la Commission Défense alors que l’Union Européenne venait de prendre la décision de lever l’embargo sur les armes à destination de la pour armer les « rebelles » :

Madame la Présidente, [Mme Patricia Adam présidente de la commission défense de l’Assemblée Nationale ndlr]

Les 27 se sont entendus hier pour lever l'embargo sur les armes à destination des rebelles syriens. L’Autriche, la Suède, les Pays-Bas ou la Belgique ont indiqué n’avoir aucune intention d’armer les rebelles. (…) En livrant des armes directement aux rebelles, non seulement la France alimenterait la civile, mais elle répandrait des armes qui ne manqueraient pas d’atterrir entre les mains de groupes terroristes, comme ce fut le cas en ou en Afghanistan auparavant.Par ailleurs, le droit international et humanitaire prohibe tout envoi de matériels qui « risquent de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d’aggraver des tensions ou des conflits existants dans le pays destinataire ».

Alors que nous apprenons par la presse qu' "aucune arme ne devrait être livrée d,ici au 1er août ", quelle est l’analyse de la situation en Syrie ? Quelle est la stratégie de la France ?

Quelle est l’opportunité et la légalité d’équipements militaires létaux ? Comment se déroule actuellement l’assistance technique au bénéfice de la coalition nationale syrienne Je vous serais reconnaissant de bien vouloir organiser une audition spécifique du Gouvernement sur l’action de la France dans cette guerre civile.

Jean Jacques Candelier, Député PCF du Nord – Somain, 28 mai 2013

Devant l’évidence, l’état major des forces armées américaine par la voix de son commandant des forces américaine au moyen orient vient de reconnaitre que les « rebelles » « syriens » formés et équipés par les Etats-Unis ont remis au moins 25% de leurs armes au front Al-Nosra branche combattante d’Al-Qaïda en Syrie. Les Etats-Unis consacre un budget d’un demi-milliards de dollars à l’armement de troupes « rebelles » en Syrie.

Bien évidemment cela ne surprendra pas ceux qui suivent de près ce qui se passent en Syrie et en Irak, ni ceux qui lisent Initiative Communiste et www.initiative-communiste.fr médias du PRCF dénonçant de longue date l’utilisation de forces soit disant « islamistes » par l’ euro-atlantique pour déstabiliser le proche-orient et le moyen-orient et y répandre un chaos favorable à la domination américaine et européenne en faisant tomber les états dont les gouvernements n’étaient pas directement sous leurs coupe. De l’Irak à la Lybie en passant par la Syrie.

Et chacun peut ainsi prendre conscience de la duplicité du double discours occidental, prétendant lutter d’un coté contre Daesh, Al-Qaïda ou le terrorisme et d’autre part le soutenant dans les faits et dans les actes. Chacun peut observer que ce sont bien les mêmes qui arme les terroristes en Syrie, et qui font ensuite voter des lois liberticides et occuper nos rues par des militaires soit disant pour prévenir les attentats que ces mêmes terroristes commettent en France ! Ce sont bien les mêmes qui se lamentent sur la mise à sac de Palmyre par Daesh et ceux qui montent une coalition internationale soit disant pour combattre Daesh, coalition qui comprend en son sein des états qui sont des soutiens déclarés de Daesh !

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:40
Diana Johnstone : «La campagne américaine de dénigrement de la France semble avoir terrifié Paris»

Le président français François Hollande et la secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton Source: Reuters
Le président français François Hollande et la secrétaire d'Etat américain Hillary Clinton

Universitaire, journaliste et écrivaine américaine Diana Johnstone vient de publier le livre Hillary Clinton : la reine du chaos. RT France s’est entretenu avec l’auteur au sujet du dossier syrien et le rôle que peuvent y jouer la Russie et les USA.

 

RT France : Dans votre livre, vous étudiez plusieurs interventions américaines dont les guerres en Irak et en Libye. A quel point le scénario syrien ressemble-t-il aux autres guerres menées par les Etats-Unis ?

Diana Johnstone : Depuis la guerre du Kosovo contre la Serbie en 1999, on voit des variations du même scénario : en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Sous un prétexte ou un autre, les faiseurs d’opinion occidentaux proclament un état d’urgence dans le pays ciblé, dû aux agissements d’un «dictateur» qui «doit partir». En Syrie, comme en Libye et au Kosovo, l’OTAN soutient militairement un groupe de rebelles sans trop se préoccuper de ses antécédents criminels ou de ses objectifs réels, en présentant ses membres comme des «victimes» qui souhaitent installer «la démocratie». Après des bombardements humanitaires, le pays ainsi «sauvé» sombre dans le chaos.

RT France : Est-ce une guerre gagnée pour les Etats-Unis ?

D.J. : La caractéristique principale de ces guerres menées par les Etats-Unis est qu’elles ne sont ni gagnées ni perdues, dans le sens que l’on atteint jamais «la démocratie» proclamée comme objectif. On casse une société, produisant un désordre ingérable dont l’un des résultats est de provoquer des flots de réfugiés qui déferlent aujourd’hui sur l’Europe. C’est vrai, même pour la première guerre de la série. Sait-on que le deuxième plus grand nombre de demandeurs d’asile en Europe depuis des mois sont les Albanais du Kosovo, qui fuient leur pays «libéré» par l’OTAN ?

RT France : Quel est donc l’objectif de ces guerres ?

D.J. : Le véritable objectif de ces guerres n’est que négatif. Il ne s’agit pas de créer des démocraties et de défendre les droits de l’homme, mais de détruire un pays qui ne correspondrait pas aux impératifs de l’hégémonie américaine.

En 2003, la France a eu le courage, applaudie par la plupart des pays du monde, de refuser la guerre américaine qui a détruit l’Irak, guerre qui a fait le lit du soi-disant «Etat Islamique». Malheureusement, la campagne américaine de dénigrement de la France semble avoir terrifié Paris et incité les dirigeants qui ont succédé à Chirac à rentrer dans le rang.  

RT France : Le désaccord entre la Russie et les Etats-Unis sur le dossier syrien dure depuis déjà plus de trois ans. Pourquoi est-ce que la position russe de soutenir el-Assad au nom de la lutte contre l’EI n’est pas prise en considération par l’Occident ? Est-ce que les Etats-Unis et la Russie peuvent trouver à un consensus ?

D.J. : L’accord sur les armes chimiques syriennes a donné la preuve que la coopération entre les Etats-Unis et la Russie pourrait bien fonctionner, et qu’elle pourrait être la base d’un accord pour sauver la Syrie du chaos qui la détruit. C’est pour cela que le «Parti de la Guerre» à Washington a tout de suite mis le paquet pour diaboliser Vladimir Poutine et bloquer le chemin de la paix. Si j’ai écrit un livre sur Hillary Clinton, c’est parce qu’elle est la candidate préférée de ce Parti de la Guerre qui traverse les partis politiques Démocrate et Républicain et qui dirige en coulisses la politique étrangère américaine. Là où le Président Obama hésite parfois, Hillary Clinton se montre empressée, par exemple pour armer les rebelles syriens soi-disant «modérés» contre el-Assad. Aux Etats-Unis, on commence à reconnaître à quel point cette femme est dangereuse, mais en France, on ne le comprend pas du tout. Mon livre l’explique.

RT France : Vous avez également écrit que les Etats-Unis exploitent la nostalgie anti-communiste et antirusse présentant Vladimir Poutine comme la «dernière incarnation du mal». Est-ce que cela fonctionne toujours ?

D.J. : C’est moins une nostalgie qu’une habitude. On voit maintenant que le communisme a largement servi de prétexte pour être hostile à Moscou durant la Guerre froide. Le complexe militaro-industriel, dont je décris le rôle fondamental, a besoin d’ennemis pour se justifier. Il ne suffit pas de détruire de temps à autre un petit pays, il faut un adversaire de taille pour justifier les budgets faramineux du Pentagone. Puis, il y a l’objectif stratégique défini par Zbigniew Brzezinski, de tenir séparées la Russie et l’Europe occidentale, pour mieux dominer les deux.

RT France : Est-ce que cela profite aux Etats-Unis ?

D.J. : Demander si cela profite aux Etats-Unis suppose que la politique étrangère soit plus rationnelle qu’elle ne l’est. Regardez un peu le Congrès des Etats-Unis, où l’ignorance dispute la mauvaise foi. Le pouvoir de l’argent a corrompu le système politique américain, et notamment sa capacité à penser. Malheureusement, les Européens semblent toujours croire qu’il y a un bon pilote dans l’avion. 

RT France : Selon vous Hilary Clinton personnifie «l’orgueil et l’exceptionnalisme américains». En quoi est-ce que c’est mal ?

D.J. :  Tous les pays sont exceptionnels, et je voudrais qu’ils le restent dans un monde riche de diversité, au lieu d’être obligés de se calquer sur un seul modèle, tel que l’impose la globalisation à l’américaine. Mais l’exceptionnalisme américain est très spécial, car il ne se borne pas à la célébration des qualités du pays, qui sont réelles, mais aspire à faire la loi dans le monde entier. Il s’agit de l’idée selon laquelle les Etats-Unis sont le centre de vertu dans le monde, d’origine peut-être divine, et qui sont donc appelés à répandre cette vertu sur la planète, non pas par l’exemple, ce qui serait intéressant, mais par les armes. Cette conviction leur permet de ne voir les millions de morts, de blessés, de vies ruinées résultant de leurs guerres que comme des accidents regrettables d’une entreprise innocente et bien intentionnée. Et cet orgueil est accompagné par une peur maladive de «l’autre», que ce soient les «communistes», ou les «terroristes», vus comme les forces du Mal vouées à la destruction du centre du Bien. En cela, les Etats-Unis ressemblent beaucoup à leur protégé Israël. En passant, la candidature de Hillary Clinton est soutenue par le milliardaire israélien Haim Saban qui déclare sans gêne qu’il mettra autant de dollars qu’il le faut pour la faire élire à la présidence.

RT France : Est-elle capable de remporter l’élection présidentielle ?

D.J. : Elle est non seulement capable de remporter l’élection présidentielle de 2016, mais, depuis des mois elle est donnée comme la gagnante sûre et certaine. Sa campagne est très bien financée, ce qui compte avant tout dans les élections américaines. Le parti républicain en face n’offre qu’un spectacle pathétique de clowns minables. Son seul challenger démocrate jusqu’à présent, le vieux Sénateur du Vermont, Bernie Sanders, était peu connu et est considéré comme trop à gauche pour être pris au sérieux. Mais on vit dans un monde changeant et tout peut changer.

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 15:34

Moins-disant social ?

par Olivier Petitjean sur le site "Observatoire des multinationales"

Le groupe aéronautique européen Airbus vient d’inaugurer en grande pompe une nouvelle usine de production d’avions à Mobile, dans l’Alabama. Cette implantation dans le pré carré de son grand concurrent Boeing a plusieurs avantages pour Airbus : la proximité du marché nord-américain, la possibilité de de se protéger des variations de change... et l’absence de syndicats. Fabrice Brégier, directeur exécutif d’Airbus, ne se prive pas de souligner les avantages de cette situation, ajoutant que l’Europe et ses syndicats devraient « prendre garde ».

 

A Mobile nous n'avons pas de syndicats

« À Mobile, nous avons pas de syndicats. Nous avons de bonnes relations avec les syndicats, mais nous pensons qu’à Mobile, c’est mieux sans eux. C’est une autre culture. Je ne pense pas que nos travailleurs aient besoin d’un syndicat pour avoir de bonnes relations avec Airbus. »

C’est dans ces termes que le le directeur exécutif d’Airbus, le français Fabrice Brégier, se félicite de l’inauguration de la nouvelle usine du groupe à Mobile, Alabama, dans un entretien avec le Welt am Sonntag. À l’arrière-plan de cette inauguration en grande pompe d’une usine qui reste encore relativement marginale dans la production globale du groupe, il y a aussi la question des rapports de forces entre Airbus, ses syndicats français et allemands, et les gouvernements concernés.

« Le marché américain a clairement un avantage concurrentiel... L’Europe doit vraiment faire quelque chose pour sa compétitivité... En France, par exemple, les charges sociales sont beaucoup trop élevées. »

Lorsqu’elle atteindra son rythme de croisière, en 2017, la nouvelle usine d’Airbus emploiera environ 1000 personnes et produira quatre A320 par mois (sur environ 50 produits dans le monde par les salariés d’Airbus). Dans un message à peine voilé aux syndicats européens du groupe, Fabrice Brégier envisage même la possibilité que dans l’avenir, l’usine de Mobile exporte sa production non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le reste du monde.

Une compétitivité en trompe-l’oeil ?

Les moindres coûts de production affichés par Airbus pour son usine américaine sont peut-être liés en partie à des salaires et une fiscalité plus faibles, mais aussi au fait que Mobile bénéficie de moyens de production dernier cri, ainsi que de coûts de transport plus faibles pour le marché local.

Selon l’AFP, toutefois, l’équation économique globale n’est en fait pas si favorable que cela à la future production aux États-Unis : « Un avion assemblé à Mobile va revenir plus cher qu’un appareil fabriqué en Europe à cause des coûts de transport et de la parité euro-dollar actuelle. Les pièces des avions assemblées à Mobile sont produites en Europe, d’autres (pompes à fioul et valves hydrauliques) aux États-Unis et envoyées sur le Vieux Continent avant d’être réexpédiées. »

On rappellera aussi que pour construire cette usine, Airbus a bénéficié d’aides publiques directes et indirectes de l’État de l’Alabama, du comté et de la municipalité de Mobile, pour un montant total estimé à pas moins 158,5 millions de dollars (lire États-Unis : $456,000 dollars de subvention en moyenne pour créer un emploi et le détail des aides et des conditions qui leur sont assorties ici).

Culture anti-syndicale

Contrairement aux régions industrielles historiques des États-Unis, de Detroit à Seattle, le Sud du pays se caractérise par la faiblesse du salaire minimal (7,25 dollars de l’heure en Alabama) et par une très forte culture anti-syndicale. Les constructeurs automobiles ont commencé à s’implanter dans les États du Sud à partir des années 1980 pour profiter de ces conditions favorables - d’abord les japonais comme Nissan, puis les constructeurs européens comme Volkswagen (lire Volkswagen, Nissan et la lutte pour les droits syndicaux dans le Sud des États-Unis).

Boeing possède déjà plusieurs usines en Alabama et en Caroline du Sud, dont certaines ont des syndicats, d’autres non. Le syndicat américain IAMAW (International Association of Machinists and Aerospace Workers), les Machinists, a déjà annoncé son intention de tenter de créer une section syndicale dans l’usine d’Airbus à Mobile.

Olivier Petitjean

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 10:23

Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).

Le 21 septembre 2015.

Le Parti de l’émancipation du peuple considère que la France doit prendre toute sa part à l’accueil de réfugiés en France. C’est la tradition et l’identité de la France que d’offrir protection et accueil aux victimes des guerres et des persécutions. C’est son devoir, c’est le respect de ses engagements auprès de l’ONU. Dans un passé encore récent, nos aînés, dans un contexte tout aussi dramatique, ont accueilli les réfugiés espagnols et italiens fuyant les régimes fascistes, ainsi que tous ceux qui, en Europe, fuyaient le nazisme. Précisons que leur accueil, par les autorités publiques, comme pour les Républicains espagnols, s’est parfois réalisé dans des conditions scandaleuses, dans de véritables camps d’internement. La Syrie s’est vidée d’une grande partie de sa population à cause de la guerre ; face à cet évènement d’une ampleur rarement égalée dans l’histoire, la France doit faire revivre la tradition humaniste et de solidarité internationale de notre pays.

Le Parti de l’émancipation du peuple s’insurge contre le double discours de l’UE et du gouvernement français. Ces derniers ont largement participé à la politique de déstabilisation et de pillage décidée par l’OTAN, des pays d’où viennent les réfugiés : l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, maintenant la Syrie … Ils se posent maintenant comme les chevaliers blancs de l’humanitaire voire de l’humanisme. Toute cette mise en scène autour du volet humanitaire de la question migratoire éloigne les regards des vraies causes et des vrais responsables des migrations vers l’UE. Ainsi les grands médias reprennent l’expression de « crise des migrants » quand il s’agit d’accueillir 600.000 réfugiés sur tout le territoire de l’UE, sans jamais rappeler que les pays du Moyen-Orient en accueillent la majorité (1,2 million en 2014 pour le Liban qui compte 4,2 millions d’habitants !). L’expansionnisme des États-Unis, soutenus par les pays de l’OTAN et l’UE, passe par la prise en main de tous les États qui ne coopèrent pas avec le monde de l’Occident. Après avoir fabriqué le djihadisme pour lutter contre l’URSS, l’Occident a volontairement laissé se construire et avancer l’état islamique (Daesh).

L’Allemagne oublie de rappeler qu’il lui faut compenser son grave déficit démographique par l’accueil d’une main-d’œuvre, si possible mieux formée et plus instruite que les travailleurs turcs. En apparaissant comme un pays généreux, elle occulte les ignominies faites à la Grèce. On voit d’ailleurs que cette générosité a des limites puisque l’Allemagne, assumant sa souveraineté, vient de fermer ses frontières ce que l’on peut parfaitement comprendre.

En France, monter une partie du peuple contre l’autre et exciter la fraction la plus raciste et la plus réactionnaire de l’électorat du Front national semblent être la finalité du discours politique sur l’immigration. Avec 3 millions de mal ou pas logés, plus de 5 millions de chômeurs et des millions de pauvres et précaires, la France annonce qu’elle va faire des efforts pour les réfugiés alors qu’elle ne les fait pas pour toute une partie de sa population qui s’enfonce dans la précarité. Le Front national a alors beau jeu de faire écho au sentiment d’injustice que suscite cette décision parmi les plus précaires.

La politique d’accueil des réfugiés doit obligatoirement s’inscrire dans une politique économique et sociale progressiste afin de ne pas susciter de réactions de rejet. Sur le plan international, il faut à la fois accueillir des réfugiés et, en même temps, agir pour que les causes des migrations cessent. Pour cela, il faut respecter la souveraineté des peuples et mettre un terme à toutes les ingérences qui ont démontré leur pouvoir déstabilisateur en Afrique et au Moyen-Orient.

La crise des migrants et l’aggravation de la fracture sociale dans les États occidentaux ont exactement la même cause : la politique menée par les classes dirigeantes occidentales dominées par les États-Unis et leur complice, l’Union européenne. Le Parti de l’émancipation du peuple accuse ce système : il est responsable de la pauvreté qui sévit à l’intérieur des pays européens et de la crise humanitaire à la périphérie ou dans d’autres continents. Cette mondialisation, avec son système du libre-échange, est mortifère. Il faut démondialiser, sortir de l’euro, de l’Union européenne et de l’OTAN !

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 15:17
ONU : promu au Conseil des droits de l'homme, l'ambassadeur d'Arabie Saoudite crée la polémique
Créé : 21-09-2015 sur Metronews.  Extraits.

POLEMIQUE - Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Conseil des droits de l'homme, a été officialisé ce lundi à la tête de son panel. Un poste stratégique qui, selon les ONG, ne devrait pas revenir à une monarchie qui bafoue régulièrement la liberté d'expression et où les exécutions sont fréquentes.

 

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève,  s’apprête à prendre la tête du panel du Conseil.

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève,  s’apprête à prendre la tête du panel du Conseil.

Capture écran Twitter @KenRoth

 

Entre janvier et mai 2015, l’Arabie Saoudite a exécuté 79 personnes. Quasiment autant que sur l’ensemble de l’année 2014. Cela n’a pas empêché l’ONU de promouvoir ce lundi la monarchie au sein du Conseil des droits de l'homme.

Faisal bin Hassan Trad, l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Genève, s’apprête en effet à prendre la tête du panel du Conseil. Un poste pour lequel il était en concurrence avec ses homologues représentant la Grèce, l'Algérie, le Chili et la Lituanie. Nommé par ses pairs, Faisal Trad obtient un rôle loin d’être seulement honorifique : "En tant que chef d'un groupe de cinq diplomates puissants, le rôle influent donnera à Mr Trad le pouvoir de sélectionner les candidats du monde entier pour plusieurs missions d'experts", rapporte le quotidien britannique The Independent.

[...]

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 14:33
Communiqué de France Palestine Solidarité


A l’annonce d’une tribune sur l’Iran des trois chefs d’État ou de gouvernements européens parties prenantes aux négociations sur le nucléaire, certains pouvaient attendre qu’ils ouvrent des perspectives à la hauteur des bouleversements de la région, à l’heure où, aux États-Unis, Obama vient de franchir l’obstacle du Congrès et peut enfin valider l’accord.

Ils auront été déçus. On n’y apprend en effet à peu près rien, sinon peut-être que « ce n’est pas un accord fondé sur la confiance »…

Mais ce qui est troublant, c’est le paragraphe concernant Israël : « Nous condamnons sans aucune ambigüité la non reconnaissance par l’Iran de l’existence d’Israël ainsi que le langage inacceptable des dirigeants iraniens à propos d’Israël. La sécurité d’Israël est, et restera, une question de la plus haute importance pour nous. Nous n’aurions pas conclu cet accord sur le nucléaire avec l’Iran si nous ne pensions pas qu’il fait disparaitre une menace qui pesait sur la région comme sur le régime de non-prolifération dans son ensemble. ».

Ainsi, alors que Netanyahou n’a cessé de chercher à torpiller l’accord par des ingérences grossières et répétées auprès du Congrès, alors qu’il a constamment falsifié les données sur la « menace iranienne », en contradiction avec ses propres responsables du renseignement, le trio européen n’a aujourd’hui rien d’autre en tête que ressasser un soutien à Israël comme si celui-ci était sous le coup d’une menace existentielle. L’existence, bien réelle d’un puissant arsenal nucléaire israélien, hors contrôle des experts internationaux, ne mérite pas par contre d’être seulement mentionnée. Comme si c’était, aux yeux de nos responsables européens, un « non problème » pour les États de la région et, en tous cas, pas une question de prolifération !

Quant à la condamnation de la non reconnaissance d’Israël, elle a quelque chose de presque cocasse. Que l’on sache la grande majorité des pays arabes ne reconnaissent pas Israël. Et l’initiative de paix arabe présentée dès 2002, saluée par l’UE et soutenue par les 57 pays de l’Organisation de la Coopération Islamique, y compris l’Iran, offre à Israël une normalisation complète des relations en échange de l’évacuation totale des territoires occupés en 1967. Sans avoir suscité de la part des divers gouvernements israéliens la moindre considération. Sans doute parce qu’elle a le tort de trop s’appuyer sur le droit international.

Alors Mme Merkel, MM. Cameron et Hollande, devraient revoir leur copie et enfin montrer l’exemple pour faire bouger l’Iran. Ils le peuvent en reconnaissant sans conditions l’Etat de Palestine dans les frontières d’avant 1967 avec Jérusalem Est comme capitale. François Hollande, après le récent et fort discret sommet inter-gouvernemental franco-palestinien, doit en saisir l’occasion dès mardi en recevant le Président Mahmoud Abbas.

Ce serait, n’en doutons pas, un encouragement à l’Iran pour reconnaître l’État d’Israël… le « moment venu », quand celui-ci saura saisir la main tendue depuis 2002.

Le Bureau national

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 14:58
Entraînés en Turquie, ces "rebelles" sont peu suspects de sympathie pour les combattants kurdes, pourtant efficaces contre Daesh ... Qui combattront-ils ?  Daesh ? Les Kurdes ? ou le régime syrien ?  Au fait : quelle est la position des Etats-Unis et de l'Occident face à Al-Quaïda ? Rebelles modérés ?  Presque modérés ? BHL pourrait-il nous éclairer ? AC.
Un groupe de rebelles entraînés par les Etats-Unis entre en Syrie

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |


Extrait.

Washington a commencé au printemps à former et équiper des rebelles syriens décrits comme modérés pour combattre l’EI en Syrie mais le programme n’a pas réussi à décoller.

Un groupe de rebelles syriens entraînés en Turquie par les Etats-Unis pour combattre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) est entré ce week-end en Syrie, indiquée l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Soixante-quinze nouveaux combattants entraînés dans un camp près de la capitale turque [Ankara] sont entrés en Syrie dans la province d’Alep (nord) entre vendredi et samedi matin », a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de cette ONG.

[...]


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/09/20/un-groupe-de-rebelles-entraines-par-les-etats-unis-entre-en-syrie_4764447_3218.html#4hU2zWuq8zMCQ0A0.99

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 06:55

Plus de trois-quarts des Syriens estiment que "Daesh a été créé par les Etats-Unis et leurs alliés"

Les ruines d'une ville syrienne Source: Reuters
Les ruines d'une ville syrienne
 

Un sondage mené dans les 14 gouvernorats de la Syrie, dans lesquels sont abrités un peu partout des combattants de Daesh, a rendu des résultats intéressants. On y apprend qu’un habitant sur cinq juge positive l’influence de l’organisation terroriste.

L'agence de sondage britannique ORB, qui a eu l’idée de questionner sur leurs états d’âme le peuple syrien subissant les ravages de la guerre depuis déjà quatre années, a reçu des résultats étonnants.

A la surprise de tous, 20% des Syriens interrogés du 10 juin au 2 juillet ont qualifié l’influence de l’Etat islamique, le groupe connu pour ses décapitations et le chaos qu’il sème dans les pays, de «positive». Dans le même temps, une majorité écrasante, 82%, juge que ce sont les Etats-Unis et leurs alliés qui portent la culpabilité de la formation du groupe extrémiste.

Il est à noter que la majorité de la population dénonce l’afflux de combattants étrangers, indiquant qu’ils n’ont fait qu’envenimer la guerre qui fait rage dans le pays depuis 2011. De plus, presque la moitié des personnes interrogées se sont prononcées contre les frappes aériennes menées par la coalition avec les Etats-Unis à sa tête.

Cependant, les gens ne perdent pas espoir : 64% estiment que c’est par la voie diplomatique qu’une solution au conflit sera trouvée, et que les Syriens pourront de nouveau vivre ensemble comme un peuple uni.

 
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 17:34
Repris par le site de l'AFPS

Tribune de Genève avec ATS, jeudi 10 septembre 2015

Fort de son nouveau statut à l'ONU, l'Etat de Palestine a intégré des agences de l'ONU et a rejoint la Cour pénale internationale

Ce drapeau flottant au siège de l’organisation est une victoire pour les Palestiniens qui mènent une intense campagne diplomatique pour faire reconnaître leur Etat.

Une résolution en ce sens devait être soumise à 15h locales (21h suisses) à l’Assemblée générale de l’ONU et son adoption est une formalité, estiment des diplomates. Les seules incertitudes portent sur l’ampleur du soutien que lui accordera l’Assemblée et sur la position des Européens, divisés sur cette initiative à laquelle Israël et les Etats-Unis sont opposés.

Quand la Palestine est devenue un « Etat observateur non membre » de l’ONU le 29 novembre 2012, ce vote historique a été acquis par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions parmi les 193 pays membres de l’Assemblée. Les Palestiniens se démènent depuis plusieurs semaines pour réunir « le plus de votes possibles », souligne leur représentant à l’ONU Riyad Mansour.

« Mesure symbolique »

Il s’agit « d’une mesure symbolique », reconnaît-il. Mais elle va « renforcer les fondations de l’Etat palestinien » et elle offrira aux Palestiniens une « lueur d’espoir » au moment où le processus de paix avec Israël est dans une impasse totale.

Fort de son nouveau statut à l’ONU, l’Etat de Palestine a intégré des agences de l’ONU et a rejoint la Cour pénale internationale. Mais il n’est pas encore devenu membre à part entière des Nations unies bien qu’il soit reconnu par plus de 130 pays.

La résolution demande que les drapeaux des Etats non membres de l’ONU ayant statut d’observateur soient « hissés au siège et dans les bureaux des Nations unies après ceux des pays membres ». Seuls les Palestiniens et le Vatican ont ce statut.

Comme par hasard, la résolution donne aussi vingt jours à l’ONU pour se préparer à hisser le drapeau palestinien, ce qui coïncidera avec la venue à New York du président palestinien Mahmoud Abbas. Celui-ci doit participer à la session annuelle de l’Assemblée générale et à un sommet sur le développement durable. Mahmoud Abbas doit prononcer un discours devant l’Assemblée le 30 septembre.

Drapeau pour le Saint-Siège

L’autre bénéficiaire de la résolution sera le Saint-Siège. Il s’est démarqué de l’initiative palestinienne mais sans s’y opposer et il devrait lui aussi déployer son drapeau. Le Vatican a reconnu de facto l’Etat palestinien. Le pape François doit s’adresser à l’Assemblée le 25 septembre.

Les deux drapeaux pourront aussi être hissés au fronton des autres bâtiments officiels de l’ONU, à Genève ou à Vienne. A New York, les étendards des pays membres s’alignent tout autour du périmètre de l’ONU et il est prévu des emplacements supplémentaires pour en accueillir de nouveaux.

Cette initiative, qui ne manquera pas d’être célébrée dans les territoires palestiniens, n’a pas provoqué pour l’instant de levée de boucliers à Washington ou en Israël. L’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor a accusé l’Autorité palestinienne de « manipuler » les Nations unies « pour marquer des points ». Il a demandé aux instances de l’ONU de l’en empêcher, mais en sachant bien qu’elles sont tenues de respecter la décision de l’Assemblée.

 

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 17:09

Le monarque Hollande a décidé sans consulter le moins du monde ses sujets, comme il le fit pour l'intervention au Mali, et comme l'avait fait auparavant Sarkozy en Libye, d'envoyer les avions français bombarder des localités de Syrie, avec ses compères US et Britanniques, alors même que le gouvernement légitime de Damas ne le veut pas. Cela sous le prétexte de punir les intégristes-terroristes de DAECH, dont le seul ennemi résolu et efficace est l'armée nationale syrienne que les médias parisiens persistent à présenter comme l'incarnation du Mal.


Comment pourrait on croire aux bonnes intentions occidentales, quand le même Hollande ne cesse depuis 10 ans d'affirmer sa volonté de détruire le régime syrien, certes autoritaire, mais dont personne ne peut nier le caractère laïque, protecteur des minorités religieuses et représentatif de la volonté nationale? D'autant que les Alliés occidentaux de Messieurs Fabius et
Hollande, Anglo- Saxons, Turquie de l'OTAN, monarques pétroliers intégristes du Golfe, Saoudiens et Qataris, persistent à laisser s'alimenter en armes et mercenaires le "Djihâd" de DAECH.


Qui peut croire que la destruction de quelques villages syriens et de leurs habitants, combattants et civils mêlés, résoudra les problèmes de la région, qui, déjà, fourmille de foules de réfugiés tentant de fuir la guerre au péril de leur vie en se précipitant vers le mirage européen?
L'hypocrisie est depuis des années commune à tous ces " coalisés " occidentaux, affairés à redessiner à leur profit la carte du Moyen-Orient au détriment des peuples: il y a quelques semaines, le gouvernement islamiste turc Erdogan, un des piliers de l'OTAN, à prétexté intervenir contre DAECH, pour en réalité mener une offensive contre ses opposants kurdes du PKK. Comment ne pas craindre que les frappes françaises et occidentales n'aient pour objectif essentiel la destruction de l'état national syrien, après ceux d'Irak par les USA et de Libye par Sarkozy, avec les résultats de chaos sanglant que l'on sait?


L'intervention militaire impérialiste n'est en aucun cas la solution, elle n'apporte ni la paix ni la démocratie dont les peuples ont besoin, mais le meurtre, les camps de réfugiés et la fuite affolée de " migrants " qui transforment les pays européens en poudrières xénophobes.


Francis Arzalier, Collectif Polex
Le 08/ 09 / 2015

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