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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:07

Publié par Michel El Diablo

VENEZUELA : Que se passe-t-il dans le chavisme ?

Exerçons une seconde notre mémoire: toutes les batailles électorales qu’a livrées le chavisme furent précédées de phases dures d’agression politique et économique. Coups d’État, sabotages pétroliers, attentats contre le réseau électrique, lock-outs patronaux, boycott économique, violences de l’extrême droite, tentatives de putsch militaire, pression internationale, attaques médiatiques persévérantes, asphyxiantes et généralisées, qui trouvent leur origine dans les cercles politiques et économiques de la droite nationale et internationale. Cette histoire a déjà été racontée : de Pedro Carmona (1) à la plantation Daktari (2), des plans de Fedecámaras (3) à ceux du Département d’État (4).

La seule constante qui a favorisé le chavisme, entre résistance et offensive, fut la clarté de la direction politique et la cohésion populaire : une force unitaire, consciente de son devenir. Depuis 2002 une réflexion s’y incarne collectivement, qu’on peut résumer en paraphrasant l’expression populaire : “nous avons trop nagé pour mourir sur la rive”.

L'article complet (avec photos) sur: https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/10/13/que-se-passe-t-il-dans-le-chavisme/

 
 
VENEZUELA : Que se passe-t-il dans le chavisme ?
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 07:59
SYRIE : En 2012, les Occidentaux ont saboté une occasion de paix

En 2012, les puissances occidentales ont délibérément écarté une possibilité de paix en Syrie. C’est ce qui ressort d’un entretien récemment accordé par l’ancien président finlandais, Martti Ahtisaari, au quotidien britannique The Guardian (1).

M. Ahrtisaari avait reçu le Prix Nobel de la paix en 2008 pour sa carrière diplomatique au cours de laquelle il mena de nombreuses médiations internationales. Quatre ans plus tard, il participait, comme intermédiaire, à des discussions visant à stopper la guerre qui commençait à faire rage en Syrie entre rebelles armés et le pouvoir de Damas. En février 2012, il prenait ainsi part à des discussions engagées entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

Dans l’interview au Guardian, le diplomate fait sur ces contacts des révélations pour le moins dérangeantes. Il raconte ainsi que le 22 février, il a un échange poussé avec le représentant russe, Vitali Tchoukrine. Ce dernier lui fait passer trois messages à l’attention des Occidentaux : « premièrement, nous devrions nous abstenir de toute livraison d’armes à l’opposition armée ; deuxièmement, nous devrions lancer sans délai un dialogue entre Bachar el-Assad et cette opposition ; et, troisièmement, nous devrions trouver ensemble une voie de sortie élégante pour le président el-Assad ».

M. Ahtisaari a bien transmis aux dirigeants américains, français et anglais, en insistant sur l’occasion de sortie de crise. A ce moment, le conflit avait causé la mort de « seulement » 7 500 personnes. Réaction de Washington, Paris et Londres : rien. Car, explique le diplomate, les dirigeants occidentaux « étaient convaincus que Bachar tomberait dans les semaines à venir, et qu’en conséquence, il suffisait d’attendre».

 

Lire la suite sur le site de Ruptures

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:56

Le communiste Kilinkarov (KPU) saisira la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)

Vendredi 16 Octobre 2015

Le responsable du Comité Régional de Lugansk (une partie de l'oblast est encore contrôlée par la junte fasciste de Kiev) du Parti Communiste d'Ukraine (KPU), Spiridon Kilinkarov, a annoncé qu'il saisirait la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) face aux blocages de la "justice" ukrainienne contre le Parti Communiste - article et traduction Nico Maury
 
Le communiste Kilinkarov (KPU) saisira la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH)
 
Le Tribunal administratif du district de Kiev a refusé d'enregistrer la plainte posée par le Parti Communiste d'Ukraine (KPU) contre le Ministère de la justice. Les avocats du KPU a demandé que le Tribunal évalue la légalité de la soi-disant loi de "décommunisation" et vérifie sa conformité vis à vis des dispositions du droit international, en particulier, des exigences de la Convention sur les droits de l'homme.

"Je suis personnellement surpris par la décision prise par le Tribunal. Il règne un véritable chaos judiciaire" déclare le premier secrétaire du Comité régional de Lugansk du KPU, Spiridon Kilinkarov.

Aujourd'hui, le parti communiste en tant que tel n'est pas interdite, mais le Ministère de la Justice décide que le Parti devait être exclus du processus électoral. La base de cette décision vient de la loi sur la "décommunisation" votée par la Verkhovna Rada d'Ukraine. Pour Kilinkarov c'est la première fois dans l'histoire de l'Ukraine que le Ministère de la Justice interdit à un parti légalement enregistré de participer à des élections.

Pour Kilinkarova, cette technique politicienne vise à introduire certaines restrictions contre les forces politiques qui ne sont pas en accord avec le gouvernement. Selon le communiste, le tribunal administratif du district de Kiev n'est plus compétent en matière de justice, cette tâche est maintenant du ressort de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), "elle seule peut passer à travers toutes les instances judiciaires de l'Ukraine".

L'audience du 23 octobre 2015 fixera l'avenir du Parti communiste. L'interdiction du Parti communiste, si elle est prononcée, les communistes feront appel à la Cour d'appel, puis à la Cour suprême, et enfin à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).
Nicolas Maury
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:38
Marwan Barghouthi en direct de la prison de Hadarim cellule n°28.
mercredi 14 octobre 2015
popularité : 25%

 

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté. Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé. Une tribune de Marwan Barghouthi [1]parue dans le journal anglais The Guardian le 12 octobre dernier.

L’escalade n’a pas débuté avec la mort de deux colons israéliens. Elle a débuté il y a longtemps, et s’est poursuivie durant des années. Chaque jour, des Palestiniens sont tués, blessés, arrêtés. Chaque jour, le colonialisme avance, le siège contre notre peuple à Gaza se poursuit, l’oppression et l’humiliation persistent. Alors que certains veulent que nous soyons accablés par les conséquences potentielles d’une nouvelle spirale de la violence, je continue à plaider, comme je l’ai fait en 2002 , pour que l’on s’attaque aux causes de cette violence : le déni de liberté pour les Palestiniens.

Certains ont suggéré que la raison pour laquelle nous ne sommes pas parvenus à conclure un accord de paix est le manque de volonté de feu Président Yasser Arafat ou du manque de capacité du Président Mahmoud Abbas, alors que tous les deux étaient prêts et capables de signer un tel accord.

Le véritable problème est qu’Israël a choisi l’occupation aux dépens de la paix et a usé des négociations comme d’un écran de fumée pour faire avancer son projet colonial. Tous les gouvernements au monde connaissent pertinemment cette vérité élémentaire et pourtant nombre d’entre eux prétendent que le retour aux recettes éculées nous permettra d’atteindre la liberté et la paix.

La folie c’est de répéter sans arrêt la même chose et d’espérer un résultat différent. Il ne peut y avoir de négociations sans un engagement israélien clair de se retirer complètement du territoire qu’Israël a occupé en 1967, y compris en ce qui concerne Jérusalem, une fin de l’ensemble des politiques coloniales, la reconnaissance des droits inaliénables du peuple palestinien, y compris le droit à l’auto-détermination et au retour, et la libération de tous les prisonniers palestiniens. Nous ne pouvons coexister avec l’occupation israélienne, et nous ne capitulerons pas devant elle.

On nous a demandé d’être patients, et nous l’avons été, donnant une chance après l’autre pour la conclusion d’un accord de paix, y compris depuis 2005 et jusqu’à aujourd’hui. Il est peut-être utile de rappeler au monde que notre dépossession, exil et transfert forcés, et l’oppression que nous subissons ont duré près de 70 ans et nous sommes le seul point toujours à l’agenda des Nations Unies depuis sa création.

On nous a dit qu’en ayant recours aux moyens pacifiques et aux cadres diplomatiques et politiques, nous engrangerions le soutien de la communauté internationale pour mettre fin à l’occupation. Et pourtant, comme en 1999 à la fin de la période intérimaire, la communauté internationale n’a pas réussi à adopter une seule mesure significative, y compris mettre en place un cadre international assurant la mise en œuvre du droit international et des résolutions onusiennes, et adopter des mesures pour mettre fin à l’impunité, y compris à travers le boycott, les désinvestissements et les sanctions, en s’inspirant des outils qui ont permis de débarrasser le monde du régime d’apartheid.

En l’absence d’intervention internationale pour mettre fin à l’occupation, et en l’absence d’actions sérieuses des gouvernements pour mettre fin à l’impunité d’Israël, et en l’absence de toute perspective de protection internationale accordée au peuple palestinien sous occupation, et alors même que la colonisation et ses manifestations diverses, y compris les attaques violentes des colons israéliens, s’intensifient, que nous demande-t-on de faire ?

Laisser faire et attendre qu’une autre famille palestinienne se fasse brûler, qu’un autre jeune palestinien se fasse tuer, qu’une nouvelle colonie soit construite, qu’une autre maison palestinienne soit détruite, qu’un autre enfant palestinien soit arrêté, qu’une nouvelle attaque de colons ait lieu, qu’une autre agression contre notre peuple à Gaza soit lancée ?

Le monde entier sait pertinemment que Jérusalem est la flamme qui peut inspirer la paix ou déclencher la guerre. Alors pourquoi demeure-t-il impassible alors que les attaques israéliennes contre le peuple palestinien dans la ville et les lieux saints musulmans et chrétiens, notamment Al-Haram Al-Sharif, continuent sans relâche ? Les actions et les crimes israéliens ne détruisent pas seulement la solution à deux États sur les frontières de 1967 et violent le droit international. Ils menacent de transformer un conflit politique qui peut être résolu en un conflit religieux éternel qui ne fera que déstabiliser plus avant une région qui fait déjà l’expérience de bouleversements sans précédents.

Aucun peuple sur terre n’accepterait de coexister avec l’oppression. Par nature, les êtres humains aspirent à la liberté, luttent pour la liberté, se sacrifient pour la liberté.

Et la liberté du peuple palestinien n’a que trop tardé. Pendant la première Intifada, le gouvernement israélien a lancé une politique « briser leurs os pour briser leur volonté », mais une génération après l’autre, le peuple palestinien a démontré que sa volonté ne peut être brisée et ne doit pas être testée.

Cette nouvelle génération palestinienne n’a pas attendu les pourparlers de réconciliation pour incarner une unité nationale que les partis politiques ont échouée à réaliser, dépassant les divisions politiques et la fragmentation géographique. Elle n’a pas attendu d’instructions pour mettre en œuvre son droit, et même son devoir, de résister à cette occupation. Elle le fait sans armes, alors même qu’elle est confrontée à une des plus importantes puissances militaires au monde. Et pourtant, nous demeurons convaincus que la liberté et la dignité l’emporteront, et que nous triompherons. Et que le drapeau palestinien que nous avonavec l'oppression"s levé avec fierté à l’ONU flottera au-dessus des murailles de la vieille ville de Jérusalem, pas pour un jour, mais pour toujours.

J’ai rejoint la lutte palestinienne pour l’indépendance il y a 40 ans, et fus emprisonné pour la première fois à l’âge de 15 ans. Cela ne m’a pas empêché de plaider pour une paix fondée sur le droit international et les résolutions de l’ONU. Mais j’ai vu Israël détruire méthodiquement cette perspective année après année.

J’ai passé 20 ans de ma vie dans les geôles israéliennes, y compris les 13 dernières années, et ces années n’ont fait que renforcer ma foi en cette vérité inaltérable : le dernier jour de l’occupation sera le premier jour de paix. Ceux qui veulent réaliser cette dernière doivent agir, et agir maintenant, pour précipiter la première.

Marwan Barghouthi prison de Hadarim cellule n°28

Transmis par la_peniche

 

[1] Marwan Barghouthi, leader palestinien emprisonné, député, Président du groupe d’amitié avec la France au Conseil Législatif Palestinien, Membre du Comité Central du Fatah, souvent appelé « le Mandela palestinien »

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 07:20
7 Octobre 2015

Ce 7 octobre, à nouveau 100.000 personnes sont descendues dans les rues de Bruxelles pour protester contre la politique antisociale du gouvernement. Il était frappant de constater le nombre de travailleurs, en particulier les jeunes, qui en ont ras-le-bol des mesures d’austérité et qui exigent que l’on fasse contribuer les nantis. Dans le cortège, on entendait ou lisait un peu partout l’exaspération par rapport au fait que, à chaque fois, ce sont les travailleurs qui doivent payer, alors qu’on laisse les très riches bien tranquilles.

« Au début de cette année, le CD&V a promis un vrai tax shift en échange de la paix sociale. Et il y a eu la paix sociale ; mais, au lieu d’une taxe sur la fortune, le gouvernement a fait passer pendant les vacances un tax shift tout à fait inverse. Le gouvernement espérait que tout le monde avalerait cela sans broncher et que la population s’assoupisse. Mais cette manifestation prouve que ce n’est pas le cas », réagit Peter Mertens, le président du PTB, qui, avec le député fédéral Raoul Hedebouw, s’est adressé d’un podium aux manifestants dans les deux langues.

Egalement frappant : la grande diversité de la manifestation de masse. Beaucoup de Flamands, de Wallons et de Bruxellois ; des syndicalistes verts, rouges, bleus ; des travailleurs des PME et des grandes entreprises, des services publics, de l’enseignement, des maisons de repos…

De très nombreux manifestants portaient également l’autocollant des mouvements citoyens de Tout Autre Chose ou Hart boven Hard, créé voici exactement un an. D’importantes délégations des organisations de lutte contre la pauvreté, du mouvement pour le climat, des réfugiés, des agriculteurs, du secteur associatif et culturel étaient également présentes à la manifestation – toute la variété d’une très large résistance contre le gouvernement Michel - De Wever. Et, aussi, la base immédiate pour une véritable alternative, et très certainement en ce qui concerne une taxe sur les grosses fortunes et une diminution du temps de travail.

« Ce gouvernement fait comme s’il n’avait pas le choix et qu’il "doit" chercher l’argent chez les travailleurs et leur famille, les pensionnés, les isolés ou les malades de longue durée. Or un autre choix est tout à fait possible. Au début de la semaine, nous avons révélé le fait que le gouvernement avait offert un cadeau de 6,5 milliards d’euros aux 50 plus grandes multinationales éludant l’impôt. C’est bien de choix qu’il s’agit. Le gouvernement joue au Père Noël pour ceux qui n’en ont pas besoin. Le tax shift à l’envers du gouvernement doit disparaître. Il est grand temps d’instaurer un vrai impôt sur la fortune, une taxe des millionnaires. Pour pouvoir à nouveau investir dans la société, et passer d’une société du moi à une société du nous. »

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 17:26

Le poète syrien Adonis à une chaîne égyptienne : «Seuls les Algériens ont vraiment combattu !»

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach

Le grand poète syrien Adonis. D. R.

Le grand poète syrien Adonis. D. R.

Dans une déclaration à la chaîne de télévision égyptienne CBC, le grand poète syrien Adonis, de son vrai nom Ali Ahmed Saïd, a estimé que les Arabes «n’ont jamais eu une histoire de lutte digne de ce nom». «Le seul pays qui a vraiment fait la révolution, c’est l’Algérie !» a-t-il clamé, en expliquant que «tous les autres pays, de la Syrie à l’Irak en passant par le Liban, ont obtenu leur indépendance sur un plateau d’argent». Devant l’insistance de la journaliste égyptienne qui tentait de le convaincre de l’existence de «révolutions contre l’occupation», aussi bien en Libye, en Irak qu’en Egypte contre l’occupant britannique, le poète n’a pas transigé, en répétant, sûr de lui, que «seuls les Algériens ont vraiment combattu». «Il ne faut pas nous mentir à nous-mêmes, renchérit-il. Les Arabes n’ont guère lutté, y compris pour leur indépendance.» «Nous avons, certes, organisé des manifestations au Liban, en Syrie et un peu partout, mais le vrai combat révolutionnaire, tel qu’on l’a connu en Algérie, n’a jamais existé dans nos pays», a-t-il insisté. Interrogé, enfin, sur le sens à donner au «soulèvement actuel des Syriens pour arracher leur liberté», le poète syrien s’est montré offusqué par une telle définition, trouvant absurde qu’on puisse parler de révolution, lorsqu’on sait que «60% à 70% des combattants en Syrie, aujourd’hui, sont de nationalité étrangère». «Au nom de quoi combattent-ils ?» s’est interrogé Adonis avec ironie. Adonis est l’un des premiers intellectuels arabes à s’être franchement opposé aux mouvements du «printemps arabe», affirmant qu’ils étaient sans lendemain. Il a, dès le début, prévenu contre la mainmise «fatale» des islamistes sur les protestations populaires qui avaient secoué certains pays de la région, dont son pays, la Syrie. A cause de ses positions, il a été pendant longtemps censuré dans la plupart des médias à la solde des pays du Golfe, où il est jeté en pâture et décrit tantôt comme «un occidentaliste impie», tantôt comme «un agent du régime d’Al-Assad».
R. Mahmoudi

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 17:08
Extrait du film de Stanley Kubrick " Docteur Folamour"

Extrait du film de Stanley Kubrick " Docteur Folamour"

Halte à la guerre ! Un communiqué du Collectif Communiste Polex

Syrie : halte à la guerre !

La Polex dénonce avec force l’engagement militaire et diplomatique, ouvert et assumé, du gouvernement français en Syrie. Celui-ci va jusqu’à revendiquer comme allié de fait le groupe fanatique islamique al-Nosra, considéré comme affilié à Al-Qaïda, une organisation terroriste et dangereuse pour la communauté mondiale.

La Polex condamne l’implication de la France dans le sillage des États-Unis, dans une guerre d’abord civile puis internationalisée par l’impérialisme, à travers l’envoi d’armes et de mercenaires étrangers.

La Polex met notre peuple en garde contre le danger d’une telle politique aventuriste, qui risque chaque jour davantage de mener la France et le monde à une troisième guerre mondiale. 

Signalons que al-Nosra signifie Al-Qaïda en Syrie. Il ne s'agit pas d'un groupe considéré comme affilié, mais d'un groupe qui a revendiqué son affiliation. 
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:59
Allons, avant de me remettre à l’écriture de mon prochain livre (je suis dans la dernière ligne droite), une manifestation de mauvaise humeur maitrisée contre la politique étrangère du couple Fabius – Hollande. Certes, Vladimir Poutine n’est pas exactement le type de démocrate dont on rêverait sous nos climats, il est sans doute machiste et est resté homophobe. Même si la Russie a rarement connu mieux, ce n’est pas un modèle. En revanche, il est à l’évidence le plus redoutable “homme d’État” du moment, de la trempe des grands de l’ancien temps. Bachar Al Assad est  un tyran sanguinaire, pas de doute. Pour autant, quand même ?
Qu’est-ce que c’est que cette politique américano-française (les Français étant les extrémistes dans l’affaire) qui consiste à “bombarder Daesch en Syrie” mais à laisser des colonnes de cette organisation foncer à terrain découvert, puis assiéger des semaines durant, Palmyre sans une seule intervention pour s’y opposer ? Des centaines de soldats syriens seront égorgés, mais ils étaient les mercenaires du “méchant”, alors rien à dire, ils l’avaient cherché…. Le conservateur des antiquités du site sera lui torturé et décapité, Palmyre dynamité.
Qu’est-ce que c’est que cette politique qui consiste à armer “les bons adversaires” du tyran, à entrainer des troupes pour les renforcer alors que tout le monde sait qu’aujourd’hui, sur le terrain, le ‘front uni” contre Assad a comme composante majeure Al Nosra, Al Qaida en Syrie, grand massacreur de soldats et de chrétiens, et d’autres groupes guère moins islamistes et extrémistes. Hélas, trois fois hélas, l’ALS existe surtout par ses portes-paroles dans les grands hôtels de la région.
Qu’est-ce que c’est cette politique qui refuse de voir une évidence : aujourd’hui, plus encore que le Liban, la région du monde qui a connu le plus grand afflux de réfugiés (sa population a été multipliée par quatre), c’est le croissant chiite – alaouite – chrétien adossé à la méditerranée qui résiste encore à l’avancée de Daesch et des autres groupes islamistes, que sa chute serait une catastrophe, un désastre humanitaire encore plus grand que celui épouvantable vécu depuis trois ans ?
Et puis, veuillez excuser la pointe de cynisme, qui aujourd’hui a créé une situation qui menace le monde ? Sont-ce les américains armant les talibans contre les Russes en Afghanistan, chassant d’Irak un tyran laïc pour le remplacer par un pouvoir chiite allié de l’Iran et opposé à des islamistes sunnites ? Sont-ce les Français pourchassant le tyran Kadhafi jusqu’à le livrer à ses ennemis qui le mettront en pièce, et laissant ensuite s’installer à sa place une kyrielle de groupes sunnites extrémistes et djihadistes dans un pays ouvert à tous les trafics et menace mortelle pour toute la région ? Ou bien les méchant russes gouvernés par un méchant Poutine et soutenant un horrible dictateur ?
Une dernière question, maintenant, iconoclaste. Le couple Fabius – Hollande a décidé pour d’honorables raisons commerciales de soutenir l’alliance avec le grand pays inventeur du wahhabisme et décapiteur de têtes qu’est l’Arabie saoudite, avec le Qatar financeur des mouvements salafistes à travers le monde. Presque rien à dire, c’est de la “realpolitics“. Mais cela justifiait-il de soutenir aussi sans nuance  l’intervention de ces pays au Yémen voisin en proie à une rébellion chiite (houtiste) mais aussi aux exactions d’un puissant Al Qaida local, équivalent yéménite d’Al Nosra en Syrie ; intervention anti-chiite favorisant indirectement Al Qaida ? Cela justifie-t-il d’intervenir si mollement contre les évidentes atteintes aux droits de l’homme dans ces pays, ne permettrait-il pas de les rappeler à leurs devoirs envers les réfugiés quittant l’Irak et la Syrie sous la pression principale des groupes qu’ils ont financés ?
Aujourd’hui, le méchant Poutine et les méchant Russes ont décidé d’intervenir pour éviter la chute du croissant chiite – chrétiens en Syrie, soutenant en cela, on ne peut le contester, le tyran Assad. C’est aussi, de leur part, de la “realpolitics” : ils ont là leur dernière base en Méditerranée, importante pour leur volonté de ne pas laisser partout le champ libre aux États-Unis. L’affaire de Sébastopol et de la Crimée témoigne de leur vigilance à défendre ce qu’ils voient comme leurs intérêts stratégiques. Ils sont aussi les défenseurs des chrétiens orthodoxes d’Orient  et, de plus, sont concernés au premier chef par le terrorisme islamiste. Ne pas se faire d’illusion sur les motivations de Poutine justifie-t-il d’emboiter le pas au déluge de propagande anti-russe, dénoncer les morts civils des frappes russes dans le même temps où on ne proteste guère contre la destruction en Afghanistan d’un hôpital de Médeçins sans frontière et la mort de plus de vingt personnes, dont des enfants malades et douze employés de l’ONG ? Est-il si difficile d’admettre que, en toute lucidité, notre intérêt cynique est sans doute que le méchant Poutine empêche le contrôle total de la Syrie par les islamistes, y compris ceux que nous avons rangés dans le camp de “nos amis” ? Merkel semble l’avoir compris, le couple Fabius – Hollande, non.
Axel Kahn, le cinq octobre 2015
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:25

Taoufiq Tahani, Président de l’AFPS, vendredi 2 octobre 2015

Monsieur le Ministre,

Je viens vers vous alors que pour la seconde fois, notre compatriote Salah Hamouri, demeurant à Jérusalem, est l’objet d’un « ordre militaire » le privant de son droit de circuler librement, en l’occurrence de circuler librement dans les Territoires palestiniens occupés.

La liberté de circulation, élément fondamental des droits de l’homme, ne peut souffrir d’exception, sauf cas extraordinaire que seule la justice pourrait requérir.

Salah Hamouri a reçu à nouveau un ordre militaire daté du 24 septembre le privant jusqu’au 22 mars prochain, de la possibilité de circuler en Palestine. Cette interdiction est un « ordre militaire » s’appuyant sur de prétendus éléments de « sécurité » qui, relevant du secret, ne lui sont pas communiqués. C’est d’un arbitraire absolu. Au demeurant, son cas n’est pas isolé ainsi que je vous l’ai déjà signalé. Mais rien ne bouge.

Salah Hamouri, habitant de Jérusalem-Est, est déjà privé du caractère palestinien de sa bi-nationalité. De jure, du fait de l’annexion de Jérusalem, condamnée par la France et la communauté internationale, Salah Hamouri n’est strictement « que » Français. Nous avons donc des devoirs envers lui. Notre pays à des devoirs à faire respecter pour tous ses citoyens. Il ne peut accepter que notre compatriote, après avoir passé 7 ans dans les prisons israéliennes alors qu’aucun fait n’a été établi contre lui, soit à nouveau l’objet de mesures arbitraires restrictives de liberté de la part des autorités israéliennes.

Les démarches entreprises par nos services lors du précédent « ordre militaire » de 6 mois n’ont rien donné. Les autorités israéliennes ne tiennent aucun compte du droit et de nos démarches et recommencent aujourd’hui comme si de rien n’était.

A travers Salah Hamouri, bafoué dans ses droits élémentaires, c’est la France qui est bafouée. Cela doit cesser. Nous disposons, en cas de besoin, de moyens pour faire prévaloir le droit contre l’arbitraire.

Je vous demande donc avec force, Monsieur le Ministre, au-delà d’une simple protestation d’exiger la levée immédiate de cet ordre militaire injuste et inhumain.

Dans l’attente de votre réaction,

Je vous prie, Monsieur le Ministre, de croire en mes salutations les plus distinguées.

Taoufiq Tahani
Président de l’AFPS

 

Lu sur le site de l'AFPS

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 13:59

L’irrésistible ascension du Parti communiste portugais (PCP)

Vendredi 18 Septembre 2015, lu sur editoweb.eu/nicolas_maury

Le Parti communiste portugais (PCP), dans le cadre de son alliance avec le Parti écologiste les verts (PEV), au sein de la Coalition Démocratique Unitaire (CDU) pourrait dépasser les 10% des suffrages lors des élections législatives portugaises du 4 octobre 2015 - article et traduction Nico Maury
 
L’irrésistible ascension du Parti communiste portugais (PCP)
 
En 2011 la Coalition Démocratique Unitaire (CDU), qui allie le Parti communiste (PCP) et les verts (PEV), recueillait 7,91% des suffrages et 16 députés. Aujourd'hui, selon les instituts de sondages, la coalition dépasserait les 10% et obtiendrait 22 députés.

Si les résultats confirment ces sondages, ce serait une victoire historique pour les communistes portugais qui ne disposent plus d'autant de députés depuis 1987 (12,14%). Depuis ces années, le PCP (et la coalition démocratique) ne dépasse plus les 10% aux législatives.

La coalition dirigée par Jerónimo de Sousa devrait bénéficier d'une certaine fragmentation des organisations gauchistes comme le "Bloc de gauche". La CDU devrait remporter de nouveaux députés dans les districts côtiers, tels que Porto, Aveiro, Coimbra, Lisbonne et Setúbal.

 

 
Le Parti communiste portugais et le monde ouvrier

Dans un article de Noticias a o minuto (Nouvelles par minutes) on apprend que la CDU recevrait 17% d'intention de vote dans l'usine automobile de Autoeuropa de Palmela (groupe Volkswagen).

620 ouvriers (sur les 3670 salariés de l'usine) ont signé un appel au vote pour la CDU. "Beaucoup de travailleurs constatent qu'ils trouvent toujours cette force (CDU) en solidarité avec leur lutte et pas que dans le contexte des élections" déclare le Secrétaire général du PCP, Jerónimo de Sousa. Le Secrétaire général du PCP note que "année après année", il y a "une extension du soutien au PCP et à la CDU". cette situation "serait impensable il y a quatre ans", dans ce complexe industriel.

"Une immense masse des travailleurs" s’apprête à soutenir les candidats de la Coalition Démocratique Unitaire.
Nicolas Maury
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