Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 13:37

Publié par Michel El Diablo

L’ALLEMAGNE et les MIGRANTS: un accueil pas désintéressé

L'Allemagne s'attend à recevoir 10 000 réfugiés venus de Hongrie via l'Autriche dimanche, un niveau jamais atteint en une seule journée, après en avoir accueilli 7 000 la veille, un chiffre légèrement révisé en baisse, selon la police fédérale. L’Allemagne, qui a assoupli ses règles d'accueil notamment pour les ressortissants syriens, reste la destination favorite des migrants, loin devant les autres pays européens.

Ils arrivent à la gare de Munich les yeux cernés, épuisés, mais soulagés. Originaire de la Syrie, du Pakistan, de l’Erythrée ou d’autres pays encore, ces migrants ont traversé la Méditerranée, la Turquie, la Grèce, la Serbie et la Hongrie pour rejoindre l’Allemagne. Certains ont des photos de la chancelière Angela Merkel dans leurs affaires. D’autres ont écrit le nom de leur destination finale en anglais sur des pancartes : « Germany », ce nouvel eldorado, ce pays dont l’économie tourne à plein régime et qui attire plus que d’autres les migrants en quête d’une nouvelle vie.

Environ 8 000 sont arrivés samedi en Bavière. Les autorités locales s’attendaient à en accueillir autant ce dimanche. La mairie de Munich a transformé une partie du parc d’exposition en centre d’accueil. « Nous sommes bien préparés à gérer cette situation. Depuis une semaine, nous nous sommes améliorés. Nous maîtrisons tous les problèmes logistiques. C’est digne d’une planification militaire. Tous les jours, nous avons des réunions de crise, même le week-end. Nous sommes préparés à accueillir 2000, 3 000 ou 5 000 personnes, sans problème », a ainsi assuré le maire de la ville, Dieter Reiter.

Un manque de main-d’œuvre criant

Mais la plupart des réfugiés ne resteront pas en Bavière. Ils seront acheminés en autocar dès aujourd'hui vers d’autres Länder. La répartition se fait selon un système de quota, en fonction de la richesse et de la densité de population de chaque région. « Je demande à tous les Länder de se montrer solidaires. Sinon, l’Allemagne ne pourra pas relever ce défi. Les réactions à l’étranger sont très positives. Les médias internationaux sont présents ici. Nous donnons une bonne image de l’Allemagne. Et cela fait du bien au pays », s’est encore réjoui Dieter Reiter.

Cet accueil n’est toutefois pas dénué d’intérêt. Car si les migrants voient l’Allemagne comme un nouvel eldorado, celle-ci voit en eux une solution à son manque de main-d’œuvre criant. Pays vieillissant, la première économie européenne manque de 140 000 ingénieurs et techniciens, tandis que l’artisanat, la santé, l'hôtellerie sont en permanence à la recherche de personnel.

Pour le président de la Fédération des industries allemandes, intégrer rapidement les migrants dans le marché du travail c'est les aider et c'est aider l'Allemagne. Les employeurs observent en effet avec intérêt que beaucoup de migrants sont jeunes et pour certains très qualifiés. Ils sont donc prêts à les accueillir dans les entreprises, surtout si certaines mesures sont prises par le gouvernement pour faciliter leur accès à l'emploi. La suppression de l'obligation de prouver qu'aucun Allemand ne convient pour un poste, par exemple, la garantie qu'un nouvel embauché ne sera pas expulsé du jour au lendemain, la reconnaissance rapide des diplômes étrangers, l’enregistrement des qualifications des migrants dès leur arrivée, ou encore le déblocage des financements nécessaires à l'apprentissage de l'allemand. La pratique de la langue reste en effet le principal obstacle à l'emploi des nouveaux arrivants.

 

SOURCE:

L'Allemagne et les migrants: un accueil pas désintéressé

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/l%E2%80%99allemagne-et-les-migra

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 13:30

Lu sur Investig'action

 

En ce moment les syndicats se préparent pour automne chaud. Les réfugiés dans nos rues et les déclarations sentencieuses de politiciens populistes forment un excellent paratonnerre contre cette lutte sociale qui s'annonce.



Nous le savons de par notre propre histoire : la guerre fait fuir les gens en masse. Au cours de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, des centaines de milliers de nos compatriotes ont cherché refuge dans les pays voisins, où ils ont été les bienvenus et ont reçu un bon accueil. C’est la logique même, car tout pays civilisé ouvre ses frontières aux personnes en détresse qui fuient la violence.

Dans le cas de l’afflux actuel, il y a une raison supplémentaire pour accueillir les expatriés. La majorité d’entre eux viennent d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie et de Libye, précisément quatre pays où nous sommes largement responsables de la violence guerrière. L’Occident voulait changer les régimes de ces pays, avec toutes les conséquences possibles. L’invasion de l’Irak a entraîné la naissance de l’État islamique. En Libye, notre intervention militaire a provoqué le chaos total dans le pays. En outre, elle a entraîné une dispersion massive d’armes et donc de violence dans la région. Mais surtout, elle a ouvert les vannes aux réfugiés d’Afrique.

On parle d’une « crise des réfugiés », ce qui n’est pas exact. Ce à quoi nous assistons chez nous n’est pas une crise des migrants, mais bien une crise délibérée de l’accueil, en tout cas en ce qui concerne la Belgique. En ce sens c’est aussi une crise des consciences et du niveau de civilisation dans notre pays. Bien sûr, il y a une crise des réfugiés, mais elle se déroule ailleurs, pas ici. En Syrie il y a dix millions de gens qui fuient leur propre pays. La Turquie accueille 1,7 millions de Syriens, le Liban, 1,1 million, soit un quart de sa population. Heureusement, la Belgique a eu la générosité de bien vouloir en accueillir 5662 …

Ceux qui prétendent ou laissent entendre que nous sommes débordés par les réfugiés sont de mauvaise foi. On s’attend cette année à un million de demandes d’asile en Europe. Cela fait 0,2 % de la population totale. En outre la très grand majorité – 80 % - est accueillie en Allemagne. Ce pays, qui pour ces mêmes politiciens de droite reste le grand modèle, aborde la question sous un angle totalement différent. Là-bas le gouvernement engage justement la confrontation avec les crispations populistes et primitives, au lieu de jeter de l’huile sur le feu. Le taux de vieillissement en Allemagne est le plus élevé d’Europe et à terme, il hypothèque l’économie allemande. Le gouvernement l’a bien compris et il considère l’afflux de réfugiés comme une perfusion bienvenue contre le vieillissement de sa population.

Les populations arabes et africaines sont très jeunes et on aurait du mal à qualifier de fainéants des gens qui ont bravé des déserts et des mers démontées pour arriver jusqu’ici. Des études ont démontré que les immigrants sont toujours plus entreprenants que la population autochtone et qu’ils sont moins enclins à une criminalité lourde. La fable suggérant qu’ils profitent de notre sécurité sociale ne tient pas. Selon une étude récente de l’OCDE (le club des 30 pays les plus riches) la contribution annuelle nette des migrants au trésor représente en moyenne 0,35 % du PIB, et en Belgique ce serait même le double ,soit 0,76 %.

Le refus de prévoir un accueil sérieux et humain est choquant. Pires encore sont les tentatives de certains politiciens d’attiser des sentiments primitifs pour en jouer. L’éditorial de Knack souligne à juste titre : «  On pourrait attendre des politiques qu’ils expliquent à la population que nous ne pouvons abandonner à leur sort des personnes qui fuient la guerre, et qu’elles ont droit à un minimum d’aide. Après les expériences de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale il ne devrait plus y avoir le moindre doute à ce sujet. Le mot « profiter » ne fait rien d’autre que semer le doute ».

Le chaos organisé autour de l’accueil arrange bien ce gouvernement de droite. En ce moment, les syndicats se préparent pour un automne chaud. Les réfugiés dans nos rues et les déclarations sentencieuses de politiciens populistes constituent un excellent paratonnerre pour la lutte sociale qui s’annonce. La question des réfugiés doit nous faire oublier que la facture de l’énergie augmente de 30 %, que nous devons travailler plus longtemps pour une pension réduite, que nous devons avaler un saut d’index, que les malades sont débusqués, etc. Au début de cette année, les militaires déployés dans la rue ont dû détourner l’attention de l’opposition sociale. A présent, c’est au tour des réfugiés. Les images des demandeurs d’asile qui campent autour du bâtiment de l’Office des Etrangers sont carrément honteuses et elles dégradent l’image de marque de notre pays. Dans le passé des ministres ont dû démissionner pour moins que cela.

Références : Knack 2 septembre 2015 ; The Economist 29 août 2015 ; De wereld morgen ; OECD.

Traduction du néerlandais par Anne Meert pour Investig’Action.

Source : Investig’Action

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 14:37

Signalé par Marie Max Moulin

paru dans CQFD n°135 (septembre 2015), rubrique Actualités, par Mathieu Léonard, Mickael Correia, illustré par Lasserpe
mis en ligne le 05/09/2015 par Réveil communiste

 

Le 20 juillet, à Suruç, ville turque frontalière de la Syrie, un attentat-suicide cause la mort de 33 jeunes venus en délégation pour participer à la reconstruction de la ville de Kobané dans le Rojava. Prenant prétexte du choc causé par ce massacre, le président turc Erdogan obtient le blanc-seing de l’Otan pour déclarer la guerre au terrorisme et lancer une offensive contre… l’ennemi intérieur kurde.

Engin Sustam est chercheur en sociologie et spécialiste des questions kurdes à Istanbul. Il a suivi de près l’escalade estivale que connaît actuellement la Turquie : « À Suruç, j’ai perdu deux de mes étudiants. A l’appel du SGDF (une organisation d’extrême gauche) une centaine de jeunes et d’étudiants kurdes issus d’autres organisations – des anarchistes, des membres du parti pro-kurde HDP, des militants LGBT, etc. – s’étaient rassemblés avec pour objectif d’aller à Kobané pour construire des parcs pour enfants, d’y organiser des ateliers de peinture avec eux, une librairie jeunesse, etc. » Selon des témoins, juste après que le kamikaze s’est fait exploser parmi les activistes, la police turque empêchait l’accès aux ambulances venues au secours des victimes et arrosait ces derniers de gaz lacrymogène.

Concernant le massacre de Suruç, non revendiqué mais imputé à Daech par le pouvoir, les militants pro-kurdes pensent assez unanimement qu’il a été en fait le produit d’une manipulation de l’« État profond » turc. Engin rappelle qu’avant Suruç, début juin, à Diyarbakir (à plus de 1 300 km de la capitale), « un double attentat avait déjà fait plusieurs morts et de nombreux blessés lors d’un meeting électoral du HDP » et qu’en mai dernier, « l’AKP (le parti au pouvoir) a arrêté unilatéralement le processus de discussion avec le PKK commencé en 2013, sous prétexte que ce dernier était trop exigeant dans ses revendications ».

 

Plutôt Daech que le PKK

Par ailleurs, l’extrême indulgence dont le gouvernement islamo-conservateur a fait preuve jusqu’il y a peu vis-à-vis de Daech a été documentée, malgré ses nombreuses dénégations. En novembre 2014, sur le site du Huffington Post, l’Institut d’étude des droits humains de l’université Columbia à New York, proche du département d’État américain, publiait un rapport recensant les indices de connivence : livraison d’équipements militaires et logistiques par des militaires turcs à l’état islamique, transports de pétrole entre les zones contrôlées par Daech et la Turquie via des pipelines illégaux, libre circulation de djihadistes entre la Turquie et la Syrie, soins prodigués dans des hôpitaux turcs aux combattants blessés sous de fausses identités, etc. Un membre du bureau politique de l’AKP, Selim Yamur, avait même ouvertement publié ce commentaire sur son Facebook : « Dieu merci, l’État islamique existe… Puissiez-vous n’être jamais à court de munitions. »

De fait, depuis le 20 juillet, les cibles exclusives de la répression du pouvoir turc sont le PKK et les populations kurdes du sud-est du pays, les mouvements d’opposition légaux pro-kurdes et d’extrême gauche, ainsi que certains médias et réseaux sociaux qui se voient censurés. Le coup de poker à quitte ou double que veut jouer Erdogan a deux objectifs : d’une part, juguler le processus d’autonomisation kurde renforcé par le système du Rojava syrien – où combattants et combattantes des YPG et YPJ sont les seuls à se battre au sol contre Daech – ; et d’autre part, contrer l’opposition du HDP, parti pro-kurde qui a obtenu 13 % des voix aux dernières élections législatives et qui a fait obstacle à la dérive autocratique du président turc en lui faisant perdre la majorité absolue. Suite aux élections de juin, Erdogan a décidé, sans l’avis préalable du Parlement, de reconduire les élections. « Si Dieu le veut, la Turquie va revoter pour de nouvelles élections législatives le 1er novembre », a-t-il déclaré le 21 août dernier à la sortie d’une mosquée d’Istanbul. En provoquant les affrontements et en renvoyant dos à dos les « terroristes » du PKK et ceux de Daech, il espère un raidissement patriotique qui lui permettrait de retrouver la majorité absolue aux élections de novembre. Pour Engin, la volonté de « diviser pour mieux régner » est manifeste : « L’offensive de l’AKP contre les Kurdes est une manière de polariser la société turque afin de tenter de renforcer un État autoritaire et nationaliste qui s’effrite. »

Erdogan a d’abord fait bombarder la zone autour des montagnes de Qandil, le sanctuaire de la guérilla, basée sur le territoire irakien, et a renoué avec les pratiques de brutalité qui avaient cours durant la sale guerre des années 1990. Pour exemple, Ekin Van, combattante PKKiste a été torturée, dénudée puis abattue par ses assassins qui ont posté la photo du cadavre comme trophée sur les réseaux sociaux. Le président turc a promis « de poursuivre l’offensive jusqu’à l’éradication des terroristes », mais ce sont les populations civiles qui sont désormais les victimes du bourbier. Début août, Amnesty international attribuait la mort d’au moins huit civils à l’aviation turque, lors d’un bombardement du village de Zergele, proche de Qandil, dans la nuit du 1er août. Autre exemple, le 27 août, dans la ville de Yüksekova assiégée par les blindés, plusieurs civils, dont des enfants, ont été tués lors d’une manifestation contre le couvre-feu imposé par la préfecture. La police a cherché à bloquer l’hospitalisation des blessés.

Les attaques des forces de répression turques ne sont d’ailleurs pas restées sans riposte. Une cinquantaine de policiers et militaires ont déjà perdu la vie dans les combats et des attentats attribués au PKK. Le décompte des morts du côté de la guérilla donne lieu à une bataille de chiffres difficilement vérifiables. Mais l’effet le plus dévastateur pour Erdogan est de voir un sentiment de gâchis humain monter au sein de sa base électorale. Comme le notait Naz Oke sur l’excellent site Kedistan.fr : « Les gens du peuple en ont assez de voir leurs fils tomber pour des politiciens et des corrompus au nom de “causes” qu’ils ne partagent plus. N’oublions pas que ce sont aussi ces petites gens qui firent élire l’AKP en son temps, las d’un gouvernement kémaliste social libéral corrompu. Et les bigots de l’AKP apparaissent comme s’étant à leur tour partagé le gâteau. “La guerre des cercueils” » Ainsi ce lieutenant-colonel hurlant sa rage contre le gouvernement le 23 août, lors des funérailles de son neveu tué dans une attaque du PKK à Irnak : « Qui est son assassin ? Qui est à l’origine [de sa mort] ? Comment se fait-il que ceux qui parlaient hier de paix disent maintenant “la guerre coûte que coûte” ? Ils n’ont qu’à aller faire la guerre eux-mêmes ! » Dans un pays qui vit le déclin du boom économique de la décennie précédente, le coût faramineux de la guerre pourrait aussi jouer contre la politique délétère d’Erdogan.

 

Détruire l’autonomie

La stratégie du PKK prête également à quelques spéculations. Des étudiants d’extrême gauche rencontrés à Istanbul évoquent la possibilité d’une tension au sein du mouvement kurde, entre d’un côté les « apoïstes » et les militants du HDP qui veulent poursuivre la feuille de route pour la paix initiée par le leader emprisonné Abdullah « Apo » Öcalan, et, de l’autre, une supposée ligne dure, séparatiste, prête à relancer la lutte armée. Le 23 août, le leader du HDP, Selahattin Demirtas appelait à un cessez-le-feu bilatéral sans condition : « Pour nous, il n’existe pas d’alternative. Il ne doit plus y avoir de morts kurdes, turcs, militaires, guerillas ou policiers. » De son côté, Cemil Bayik, un des fondateurs du PKK, réfugié depuis 35 ans dans les montagnes de Qandil, réfute l’idée d’une division au sein du mouvement [1]. Se déclarant par ailleurs « hostile à la division de la Turquie et plus généralement opposé au concept d’État-nation et de frontière [2] », il impute l’entière responsabilité de la rupture du cessez-le-feu à l’état turc et réclamait même la médiation des États-Unis pour calmer les ardeurs bellicistes d’Erdogan. Pour Engin, la question d’une scission au sein du mouvement kurde est une « vision de Stambouliote. Le mouvement kurde est certes hétérogène (HDP, léninistes, anarchistes, öcalanistes, etc.), mais il implique néanmoins une constante interaction entre ses différentes composantes ».

Contacté par CQFD, Orhan, membre du réseau des assemblées populaires de Dyarbakir, témoigne du climat qui s’est répandu dans les régions kurdes : « La sale guerre qui se joue actuellement au Bakur (Kurdistan nord, donc sud-est du territoire turc) est meurtrière. Ce sont des jeunes soutenus par la population qui se soulèvent dans les villes et les villages. L’offensive militaire ­d’Erdogan va de plus en plus être confrontée à la détermination des Kurdes qui ont une longue expérience de résistance. Cela ne pourra provoquer que la défaite idéologique de l’État turc. »

Entre les élections du 7 juin et le 26 août, selon une enquête de la commission des droits de l’homme du HDP, 78 civils kurdes ont été tués, 1 628 mis en garde à vue, 298 incarcérés et neuf locaux du parti attaqués. Les personnes arrêtées – de « manière préventive » dans le cadre d’une enquête sur des assemblées soupçonnées de « faire sécession avec les institutions turques » dans une dizaine de districts de Silopi et de Cizre, province de Sirnak – , sont principalement les « co-maires [3] » de villes tenues par le HDP, accusés d’avoir essayé de « détruire l’unité nationale ». « Le projet du confédéralisme démocratique consiste à bâtir l’autonomie démocratique depuis la base par un système d’assemblées, explique Orhan. L’État l’a bien compris et fait tout pour empêcher cette reprise en main du pouvoir politique par la population. »

Pour Engin, la situation a semé un sentiment généralisé de confusion et de désarroi : « Tout le monde, y compris les Kurdes, navigue à vue. Personne ne sait si cela va dégénérer en une véritable guerre civile ou si ça peut encore se calmer. En tout cas, la conviction ­qu’Erdogan a perdu les pédales est largement partagée. Chaque jour, il perd sa base électorale, ce qui l’amènerait tout droit vers une défaite aux élections de novembre. » Le pire n’est donc pas certain.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 08:52

Lu sur Lescrises.fr

"Ce que beaucoup ont tacitement reconnu depuis longtemps a finalement été confirmé durant la nuit quand une analyse des données de la Commission électorale fédérale par Vocativ et The Daily Beast a constaté qu'une soixantaine d'Américains ultra-riches - les méga-donateurs - ont contribué tout autant aux campagnes fédérales de Hillary Clinton et de Jeb Bush et, dix-sept de ces contributeurs ont franchi une étape supplémentaire et ouvert leur porte-monnaie pour financer les deux ambitions 2016 de Bush et Clinton . […] Aujourd'hui, nous obtenons confirmation que ce que Goldman fait relève exactement de la même tactique : «pourquoi soutenir uniquement Hillary Clinton ou Jeb Bush quand vous pouvez couvrir vos paris et faire un don à la fois à ce qui semble être les bons ? » pensent un groupe d'hommes et de femmes puissants et propriétaires d’hippodromes, des banquiers, des barons des médias, des magnats du poulet, des bailleurs de fonds de couverture (et leurs conjoints). Certains d'entre eux ont des valeurs nettes qui peuvent éclipser le PIB des petits pays. Et si rien de tout cela ne saurait être une véritable surprise pour nos lecteurs, il peut s'agir d'un choc pour le reste de l'Amérique. Ou peut-être à en juger par la popularité croissante de ces candidats anti-establishment comme Donald Trump, le fait de réaliser que la gauche et la droite servent tous les mêmes maîtres, a finalement suinté." [NB : la moitié des dons aux candidats pour 2016 provient de 400 familles.]

Source : Zero Hedge

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:07

 

3 septembre 2015

Après avoir découvert la vidéo de réfugiés molestés par la police macédonienne fin août, un Syrien nous témoigne sa colère. Pour des raisons soi-disant humanitaires, la Syrie a été plongée dans le chaos. Mais lorsqu'il s'agit de gérer les conséquences de cette désastreuse entreprise, l'Europe manque à l'appel humanitaire. "J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts", se désole Bassem Khouzam.



Je suis bouleversé par cette vidéo qui montre les atrocités commises par la police macédonienne sur les centaines d’immigrés qui arrivent dans le pays et qui, pour la plupart, sont Syriens.
 

Comme le montre la vidéo, la police a intentionnellement lancé des bombes lacrymogènes sur des familles, y compris des enfants. On voit le choc, la peur, les cris et les larmes des enfants.

Personnellement, je n’ai jamais vu une telle barbarie. La police aurait pu dresser tout simplement une barrière qui empêche les gens d’avancer. Sa réaction me laisse croire que le but était d’envoyer un message aux immigrés clandestins.

Les cris de la petite fille accrochée à la tête de son père - dont on ne sait pas s’il est mort ou s’il a juste perdu connaissance - me rappelle les cris d’une autre petite fille lors de la mort des membres de sa famille abattue par les soldats israéliens sur la côte de Gaza. Sauf que cette fois, pour le désespoir de l’humanité, cette atrocité a été commise sur le sol européen.

D’après ce que j’ai entendu dire par les autres immigrés, la Macédoine n’est pas l’étape la plus difficile sur le chemin d’espoir vers les pays de rêves, ce qui laisse comprendre que ce pays a subi une pression de la part des pays d’accueil les plus ciblés qui ont répercuté cette pression sur d’autres, comme la Macédoine et la Grèce.

En tant que Syrien, je condamne cette action contre mes compatriotes et je suis choqué qu’une telle action barbare soit commise sur le sol européen. Je suis conscient des problèmes engendrés par l’immigration de masse qui n’est pas cette fois "choisie" par les pays d’accueil, mais j’ai une autre solution plus judicieuse et plus radicale à proposer aux gouvernements européens :

Pour éviter de commettre de telles atrocités qui constituent une grande honte pour l’Humanité et non seulement pour l’Europe et ses valeurs, et au lieu de refuser à ces familles le droit de trouver un avenir digne et sauf, je propose de leur laisser trouver cet avenir dans leur pays d’origine.

Je propose que les gouvernements européens concernés arrêtent de nourrir la guerre dans mon pays et dans la région, qu’ils arrêtent de fournir des armes à Al-Qaeda, qu’ils arrêtent leurs efforts contre toute solution politique basée sur autre chose que leurs intérêts, et qu’ils arrêtent leurs sanctions inhumaines tellement efficaces dans la création de l’enfer en Syrie.

Plusieurs gouvernements européens étaient et sont toujours impliqués dans cette "Proxy War" contre le peuple Syrien et, s’ils le cachaient depuis cinq ans, ils ne le cachent plus maintenant. Plusieurs gouvernement européens continuent encore de fournir une couverture politique aux groupes djihadistes d’Al-Qaeda et d’extrémisme "islamiste", ils fournissent les armes et participent au commandement de leurs opérations militaires depuis les "Military Operation Command" (MOC’s) situés en Turquie et en Jordanie contre un état souverain et un peuple.

Je ne crois pas que ce film montre la tragédie la plus émouvante, d’autre histoires non filmées sont plus cruelles encore : je pense aux tirs sur les bateaux pneumatiques qui transportent les immigrés et aux milliers de Syriens qui sont noyés. Je pense aussi à ceux qui luttent pour rester vivants à l’intérieur de la Syrie, ceux qui n’ont même pas les moyens de tenter l’arrivée en Europe, mais souffrent des conséquences des sanctions européennes qui ont créé depuis des années maintenant des crises de nourriture, de carburant, de transport, etc., et qui visent, prétendument, Assad et son gouvernement et non pas le peuple syrien.

L’Europe participe à la guerre d’influence politique et économique des Etats-Unis. Et elle le fait sous prétexte purement humanitaire. Mais l’Europe s’est révélée incapable de traiter les répercussions les moins douloureuses de la guerre. De plus, elle a failli à sa mission humanitaire vis-à-vis de l’immigration des populations, car elle préfère toujours l’immigration sélective des médecins, ingénieurs ou académiciens syriens.

J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts.

Quand je constate que la « sage » Europe persiste à soutenir la politique américaine, je pense que l’état du monde ressemble aux films de fiction : d’un côté, des terres qui permettent une vie florissante, de l’autre, des terres maudites, habitées par des êtres étranges que l’on s’acharne à repousser. En tout cas, s’il y a eu quelqu’un pour penser que commettre une telle atrocité sur le sol européen et en diffuser les images pouvait empêcher les immigrés de fuir leur enfer et de tenter d’arriver en Europe, je crois qu’il s’est lourdement trompé et qu’il n’a pas bien mesuré le désespoir.

Source : Investig’Action

Partager cet article
Repost0
31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:13

Ukraine : Les communistes (KPU) se présenteront sous les couleurs de "l'Opposition de gauche"

Jeudi 13 Août 2015

La coalition "Opposition de gauche" qui regroupe les principales organisations progressistes d'Ukraine (dont le KPU et les Komsomols) se présentera aux élections locales ukrainiennes sous les slogans liberté, égalité, fraternité, pour la paix et la prospérité en Ukraine - traduction Nico Maury
 
Ukraine : Les communistes (KPU) se présenteront sous les couleurs de "l'Opposition de gauche"
 
Le Conseil de coordination de "l'Opposition de gauche" a lancé sa campagne pour les élections locales du 25 octobre 2015. Le principal objectif politique de "l'opposition de gauche" est de permettre l'élection de députés dans les conseils locaux des villes, village, chefs de village et chefs de communautés pour protéger les droits et les libertés des ukrainiens.

Les candidats de "l'Opposition de gauche" porteront une alternative aux politiques menées par le régime nationaliste des oligarques. Ils s'opposeront à la vente de terres agricoles aux multinationales, à la désindustrialisation, à l'effondrement de l'économie nationale, au chômage, à la pauvreté et au génocide sociale et ethnique, à la perte de l'indépendance politique de l'Ukraine qui transforme l'Ukraine en colonie de l'UE et des Etats-Unis.

"L'Opposition de gauche" va se battre pour permettre l'élection de personnes honnêtes qui, aujourd'hui, sont ouvertement opposés à la guerre civile dans le Donbass, opposés à la dictature néonazie, à la persécution politique et à la répression pour des motifs ethniques, linguistiques, idéologiques ou confessionnelle. Les candidats vont se battre pour la victoire de la démocratie, pour les libertés individuelles, pour la paix sur le sol ukrainien.

"L'Opposition de gauche" entend mener la décentralisation rapide du pouvoir et transférer des pouvoirs larges aux communautés locales.

Le Conseil a approuvé les orientations fondamentales, les étapes de la campagne électorale et d’empêcher la falsification des résultats électoraux. Afin de développer et mettre en œuvre des tactiques conjointes pendant la campagne, un siège central de "l'Opposition de gauche" a été établit et les branches régionales des partis politiques et les organisations publiques membres de l'association doivent, d'ici le 20 août 2015, établir des sièges régionaux et de lancer les campagnes.

http://www.kpu.ua/ru/82107/liva_opozytsija_jde_na_vybory_pid_gaslamy_svobody_rivnosti_i_braterstva_za_myr_i_dobrobut_v_ukrajini
Nicolas Maury
Facebook Google + Twitter LinkedIn Del.icio.us Digg Google
Partager cet article
Repost0
28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:22

À propos des élections anticipées

Déclaration du KKE

Le gouvernement SYRIZA-ANEL a récemment démissionné, entraînant de nouvelles élections législatives anticipées (le plus probablement le 20/09)

Comme cela est bien connu, SYRIZA a remporté les élections en janvier 2015, en trompant les travailleurs, en promettant l'abolition des lois anti-populaires qui avaient été adoptées précédemment par les gouvernements PASOK et ND après les accords (memoranda) avec les organisations impérialistes (UE, FMI, BCE).

Le KKE avait averti en temps utile que SYRIZA, un parti opportuniste « de gauche » qui a muté en parti social-démocrate, avait été choisi par la bourgeoisie pour gérer la crise et ne pouvait pas appliquer une ligne politique en faveur du peuple.

Notre parti avait exprimé sa position selon laquelle il ne peut y avoir aucune voie en faveur de la classe ouvrière et des autres couches populaires dans la route de développement capitaliste, l'UE et l'OTAN.

Comme cela a été démontré en quelques mois de gestion du capitalisme, la « gauche » SYRIZA, qui gouvernait avec le parti nationaliste « de droite » ANEL, non seulement n'a pas aboli les deux memoranda précédents et la plupart des 400 lois anti-populaires d'application des gouvernements précédents, mais les a mis en œuvre et a fait voter par le Parlement un troisième accord (memorandum) encore plus douloureux avec les puissances impérialistes. Cet accord a reçu le soutien des partis bourgeois qui l'ont voté au Parlement : la ND « de droite », le PASOK « social-démocrate », le parti « du centre » POTAMI. Cette accord massacre tous les droits qui restaient, impose de nouvelles réductions des salaires et des retraites, abolit des droits à la sécurité sociale, impose encore plus de taxes aux couches populaires, favorise la politique de privatisations, etc.

En outre, le gouvernement « de gauche patriotique » a inscrit régulièrement son action durant ces mois dans le cadre de la participation de notre pays aux unions impérialistes de l'OTAN et de l'UE, de l’ « alliance stratégique » avec les États-Unis. Il a participé à toutes les missions et manœuvres de l'OTAN, il a organisé des manœuvres même avec Israël, il a promis une nouvelle base pour les États-Unis et l'OTAN (sur l'île de Karpathos), il a voté au sein de l'UE pour l'extension et le renforcement de la guerre commerciale avec la Russie, etc.

Donc il a été démontré en pratique que le gouvernement SYRIZA-ANEL est un gouvernement anti-populaire de plus, qui avec des slogans « de gauche » a servi aussi fidèlement la bourgeoisie, l'UE et l'OTAN que les gouvernements précédents l'avaient fait. Aujourd'hui les partis de gouvernement SYRIZA-ANEL, en utilisant les mêmes arguments que ceux que ND et PASOK avaient utilisé dans le passé, défendent le nouvel accord anti-populaire comme le seul moyen de maintenir le pays dans la zone euro et l'UE, ce qu'ils présentent comme le salut du peuple. SYRIZA, tout comme les autres partis bourgeois, sème l'illusion dans la classe ouvrière et le peuple que l'UE et le capitalisme peuvent être humanisés alors que les travailleurs continuent à endurer les mesures anti-populaires.

Dans le même temps, le système politique bourgeois, afin de limiter et de contrôler tout changement radical dans la conscience du peuple qui pourrait être provoqué par la mise en lumière du rôle de SYRIZA, continue à fabriquer de nouveaux partis. Un tel parti, intitulé « Laiki Enotita » (Unité Populaire) a été créé par des députés et d'anciens ministres de SYRIZA. Ces forces, qui étaient actives en tant que « Plateforme de gauche» à l'intérieur de SYRIZA, portent une lourde responsabilité dans la déception du peuple. Ils ont participé, même en tant que ministres, à la mise en œuvre des lois anti-populaires précédentes. Ils ont participé activement à la tentative durant la période précédente de faire croire au peuple qu'il y avait une solution alternative en sa faveur à l'intérieur des murs de l'UE, et ont accepté l'accord anti-populaire signé par le gouvernement SYRIZA-ANEL avec la Troïka le 20 février, avec la proposition de 47 pages soumise par SYRIZA à l'UE etc. Maintenant que les illusions entretenues par SYRIZA ont été cabossées, ces forces font la promotion du retour à la monnaie nationale comme une solution pour le peuple, combinée avec d'autres mesures pour la gestion du système. Ils agissent comme une « protection » contre la radicalisation du peuple, en cherchant à piéger le peuple à l'intérieur du mode de développement capitaliste.

Sur l'ensemble de cette période, le KKE a constamment mis en lumière le rôle de SYRIZA et des autres partis bourgeois, lutté pour l'abolition des memoranda et de toutes les mesures anti-populaires, pour empêcher de nouvelles mesures, pour développer la lutte des travailleurs et du peuple en vue de récupérer ce qu'ils ont perdu et pour la satisfaction de leurs besoins sans perdre de vue la seule solution de rechange qui soit dans l'intérêt de la classe ouvrière et des autres couches populaires :

Le regroupement du mouvement syndical et la construction d'une alliance social-populaire entre la classe ouvrière, les agriculteurs pauvres, les travailleurs indépendants citadins, les jeunes et les femmes des familles des couches populaires en vue de renforcer la lutte antimonopoliste-anticapitaliste pour un vrai renversement, la socialisation des monopoles, le désengagement de l'UE et de l'OTAN et l'annulation unilatérale de la dette, grâce au pouvoir ouvrier-populaire.

Nous menons la lutte selon cette ligne dans le but de renforcer le KKE dans le mouvement ouvrier-populaire et au Parlement en poursuivant résolument la lutte pour les intérêts de la classe ouvrière et sa libération du joug de l'exploitation capitaliste.

24/8/2015

Partager cet article
Repost0
28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 13:44

Publié par Michel El Diablo

« Nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers » :  DÉMISSION de membres de la SECTION SYRIZA de PARIS

DÉCLARATION DE SORTIE DE MEMBRES DE LA SECTION LOCALE DE SYRIZA À PARIS:

 

Les évolutions politiques accélérées des dernières semaines nous contraignent à rendre nos démissions de membres de SYRIZA, puisqie le parti subit une mutation irréversible et  sans précédent, se transformant en parti de soutien aix mémorandums; ceci de l’exclusive responsabilité du groupe qui le dirige.

Les faits qui nous ont conduit(e)s à une telle décision sont de deux ordres essentiellement:

  1. Le détournement des textes programmatiques fondamentaux du parti (décision politique du 1er Comgrès fondateur, programme de Thessalonique) mais aussi des déclarations de programme du gouvernement qui en confirmait les orientations. SYRIZA fut le parti qui, dès le départ, a lutté contre les choix politiques imposées comme des sens uniques: les mémorandums, le néolibéralisme, le déni de démocratie. Les décisions des dernièrrs semaines annulent les orientations essentielles de SYRIZA et conduisent le parti inéluctablement à la soumission à l’establishment autochtone et international dont SYRIZA deviendra dès à présent l’incontournable serviteur.
  2. Le parti ne fonctionne plus, depuis un certain temps, pour ce qui est substantiel. Des décisions concernant la marche du pays et le peuple, portant sur les décennies à venir, ont été prises, non seulement sans la contributions des instances officielles du parti (Secrétariat Politique, Comité Central, éventuellement Congrès) , mais dans leur complète ignorance.
    Même la décision récente au sujet d’élections anticipées (qui prévisiblement allait conduire à la scission du parti) a été prise en cercle fermé sans information préalable des instances du parti.

Nous considérons que nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local,  mais aussi aux maîtres étrangers, d’autant plus que ses instances ne participent nullement à la plannification et à l’exercice de la politique, mais n’ont qu’un rôle ornemental, au sein d’un parti qui dévie vers le bonapartisme et la gestion des mémorandums.

Cependant, en dépit d’une très grande déception, nous considérons que la démobilisation est une option inadaptée.


Citoyen(ne)s grec(que)s de la diaspora, nous considérons que le troisième mémorandum sera dévastateur; il s’impose donc d’apporter toutes nos forces au combat pour l’annuler, d’annuler aussi les mémorandums précédents.

La lutte contre les mémorandums socio-destructeurs, contre la dépendance de l’impérialisme, est une nécessité.


Nous mènerons ce combat au niveau du mouvement social et du politique, à travers un nouveau grand pôle de lutte contre les mémorandums, pour accéder à l’unité du peuple, nécessaire à la lutte pour le démontage des politiques hostiles au peuple.

Nous sommes dans l’attente de soutien des mouvements syndicaux et populaires européens. Soutien à notre combat pour la reconstruction productive progressiste, pour l’émancipation des inatances réactionnaires européennes.


Par conséquent nous diffuserons notre décision à toutes lea forces qui, des années durant, se sont positionnées à nos côtés, en France, dans les luttes communes contre l’austérité, contre le néolibéralisme, contre le déni de la souveraineté nationale.

Apostolidou Eleni – membre de SYRIZA Paris

Goulas Vangelis – coordinateur de SYRIZA Paris

Grigoriadou Lena – membre de SYRIZA Paris

Kosadinos Emmanuel – membre de SYRIZA Paris

Kiriakidis Pâris – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Nestoridis Nestor – vice-coordinateur de SYRIZA Paris

Papageorgiou Chryssa – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Papadomihelaki Alice – membre de SYRIZA Paris

Le 23 août 2015

SOURCE:

Partager cet article
Repost0
22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 14:28

Lu sur le blog Histoire et société

07 août

Moscou détruit les produits sous embargo qui tentent de passer en contrebande. Si tout le monde approuve la mesure un débat s’est instauré sur l’utilité ou non de brûler des vivres, ne vaudrait-il pas mieux les distribuer?

Les Echos, le journal financier de ce vendredi 7 août et samedi 8 août 2015 ne se contente pas de mettre en relation les problèmes de l’agriculture et de l’élevage, avec les contraintes de la grande distribution ou la vente de produits venus de l’Allemagne mais il tente de mesurer l’incidence des mesures de retorsion prises par la Russie. Dans un article signé par Véronique Le Billan, l’accent est mis sur l’incidence de l’embargo décidé par la Russie et encore durcies cet été par la destruction des produits passant en contrebande.

Les filières ont du mal à chiffrer l’impact de l’interdiction: « L’embargo russe se rajoute à d’autres problématiques. Démêler ce qui ressort précisemment de la Russie est très compliqué » juge Henri Brichart, vice président de la FNSEA. Les volumes globaux restent relativement modestes pour la France: en mars, une étude des douanes françaises avait évalué l’effet direct sur les exportations à 244 mllions d’euros (avec 300 exportateurs) et le surcroît potentiel d’importations à 366 millions d’euros. Beaucoup moins que pour l’Allemagne et la Pologne. Mais « l’embargo russe a été un allumeur de crise et un changement d’Etat d’esprit chez les acheteurs de lait » estime André Bonnard, secrétaire général de la fédération nationale des producteurs de lait. « L’embargo s’est malheureusement installé dans le paysage. Alors que nous aurions bien besoin aujourd’hui des 40.000 tonnes de viande bovine qui étaient exportés par les pays de l’Union européenne vers la Russie »juget-on du côté de la Fédération nationale bovine (FNB). Si la France n’exportait guère de boeuf en Russie, cet effet de « second tour »_ les produits interdits des pays voisins se sont retrouvés sur le marché européen- est pointé par toutes les filières comme l’effet principal de l’embargo.

Si les marchés ouverts ont permis de trouver de nouveaux débouchés pour les fruits et légumes, par exemple le Vietnam ou les Etats-Unis poursuit l’article la situation est beaucoup plus difficile pour l’élevage en particulier porcin poursuit l’article. Ce qui avait été suggéré dès l’embargo à savoir première le « second tour », mais surtout la transformation du marché et la réorientation durable russe parait évident surtout si l’on mesure que Moscou a maintenu pour une nouvelle année l’embargo et a décidé de bruler les produits qui tentent de passer en contrebande.

Un autre article dans la même page souligne que l’embargo russe fait des ravages dans la filière porcine, le marché russe ne représentait que 3,5% des débouchés de la production européenne porcine qui se sont reportés quer d’autres zones en Europe provoquant une baisse des prix. En France, la Russie représentait plus de 9% des ventes de viande porcine. Cette fermeture politique des frontières explique l’article a amplifié l’embargo sanitairer à la suite d’un cas de peste porcine en Lituanie. Les marchés que l’Union européenne prétend avoir ouvert en compasation en Asie ont été signés à bas prix. En outre les Russes avhetaient le gras du porc peu consommé ailleurs? les ventes des opérateurs français ont ainsi reculé de 13,9%. Cet embargo s’accompagne d’une augmentation régulière de la production de porc en Allemagne et Espagne.

On a le sentiment qu’il s’agisse des Mistrals ou de nos productions agroalimentaires, cette politique de sanction de l’UE est complètement folle, ceux qui paraissent les plus handicapés sont les pays européens et les Français.

Danielle Bleitrach

Partager cet article
Repost0
6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 15:23

L’ « antiterrorisme » de l’Otan

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 04 août 2015
Otan guerre

« Le terrorisme constitue une menace directe contre la sécurité des pays Otan », a déclaré le Conseil Atlantique Nord, condamnant « les attaques terroristes contre la Turquie » et s’engageant à « suivre de très près les développements à la frontière sud-orientale de l’Otan » Personne n’en doute. En Turquie l’Otan a plus de vingt bases militaires, renforcées par des batteries de missiles étasuniennes, allemandes et espagnoles, en mesure d’abattre des engins volants dans l’espace aérien syrien.  En Turquie encore, à Izmir, l’Otan a transféré le Landcom, le commandement des forces terrestres des 28 pays membres, aujourd’hui en pleine activité. Comme le documentent aussi des enquêtes du New York Times et du Guardian, surtout dans les provinces turques de Adana et Hatay et en Jordanie la Cia a ouvert depuis longtemps des centres d’entraînement de militants islamiques provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays, en les préparant et les armant pour des actions terroristes en Syrie. Y compris ceux qui en Syrie ont formé le groupe armé État islamique pour renverser le gouvernement de Damas et ont ensuite attaqué l’Irak au moment où le gouvernement du chiite al-Maliki prenait ses distances de Washington, en se rapprochant de Pékin et Moscou. Les armes, arrivant surtout via l’Arabie Saoudite et le Qatar, entrent en Syrie à travers la frontière turque d’où transitent chaque jour des centaines de TIR sans aucun contrôle.

Le Secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg lors d’une conférence de presse à la réunion des ministre des Affaires étrangères de l’OTAN à Antalya , en Turquie le 13 mai 2015. ( Reuters )

Maintenant, derrière le paravent de la « lutte contre l’EI » (organisation de fait fonctionnelle à la stratégie USA/Otan), la Turquie attaque les Kurdes du PKK, qui combattent contre le groupe État Islamique (EI). Soutenue par la Maison Blanche qui, par la voix de la porte-parole Alistair Baskey, définit le PKK comme « un groupe terroriste » en affirmant que « la Turquie a le droit de se défendre contre les attaques terroristes des rebelles kurdes ».

En même temps Etats-Unis et Turquie se sont mis d’accord sur un plan pour la création d’une « zone sûre », formellement « libre de l’EI », le long d’une bande d’une centaine de kilomètres en territoire syrien à la frontière turque. Le plan prévoit l’utilisation de chasseurs-bombardiers étasuniens déployés en Turquie et de forces terrestres turques, accompagnées dans des opérations secrètes par des forces spéciales USA/Otan.

Source de la carte : Le Monde, 23 juillet 2015

Cette bande de territoire, sur laquelle va être imposée une « no-fly zone », devrait être contrôlée par ceux que le New York Times définit comme des «insurgés syriens relativement modérés », armés et entraînés par le Pentagone, dont beaucoup ont conflué ensuite dans le groupe État Islamique et dans le Front qaediste al-Nosra.

En autorisant maintenant  des raids aériens pour soutenir les « rebelles » entraînés par le Pentagone, « même si ce seront les forces du président Assad qui les attaqueront », Obama autorise la guerre aérienne USA/Otan contre les forces gouvernementales syriennes. Des groupes « rebelles » sont soutenus aussi par Israël, comme l’a déclaré en personne le ministre de la défense Ya’alon (voir The Times of Israël, 29 juin 2015). La création de la « zone sûre », formellement à des fins humanitaires pour donner refuge aux réfugiés syriens, constitue le début officiel du démantèlement de la Syrie, Etat souverain membre de l’Onu. Etat qui a renoncé aux armes chimiques, au contraire d’Israël qui a aussi celles nucléaires.

L’Otan va aussi « au secours » de l’Irak, menacé par l’État islamique : elle a annoncé le 31 juillet qu’elle entraînera en Turquie et Jordanie des combattants irakiens (sélectionnés par Washington pour la balkanisation de l’Irak). Elle met ainsi en acte la stratégie qui vise à redessiner la carte du Moyen-Orient en effaçant, comme cela a été fait en Europe avec la Yougoslavie et en Afrique du Nord avec la Libye, les Etats considérés comme des obstacles aux intérêts de l’Occident. Provoquant des millions de morts et réfugiés, pendant que la Maison Blanche publie la pétition populaire contre le meurtre du lion Cecil, pour montrer son humanité.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 4 août 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/lantiterrorismo-della-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents