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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 15:26
Le Brexit : une nouvelle défaite de l’UE.
vendredi 24 juin 2016
 

 

La victoire du camp opposé à l’UE dans le référendum britannique montre encore une fois l’incapacité de l’UE à convaincre les populations de son utilité et de sa nature démocratique. À chaque fois que les populations sont consultées c’est le même résultat : on n’en veut pas !
Ce qui paraît tout a fait normal puisque ceux qui subissent de plein fouet les politiques rétrogrades et autoritaires de l’UE sont beaucoup plus nombreux que ceux qui en profitent.
L’Union Européenne est l’outil au service du capitalisme financier mondialisé pour empêcher les souverainetés nationales de s’exprimer, et empêcher les gouvernements quels qu’ils soient de faire une autre politique que la sienne.

Le meilleur exemple actuel n’est-il pas donné par le gouvernement français qui impose la loi travail demandée par Bruxelles, avec un véritable « oukase » [1], malgré l’opposition majoritaire des citoyens ?
La volonté de s’appuyer sur la souveraineté populaire percute de plein fouet les règles du capitalisme mondial et impose de s’en affranchir. Et c’est là que réside le problème de fond : aucun peuple d’aucun pays ne renonce de bonne grâce à sa liberté.

C’est ainsi qu’apparaît le nationalisme, qui n’est pas un simple et justifie attachement à la nation, mais une conception xénophobe, raciste de la communauté nationale.

Déjà l’extrême droite surfe sur la victoire britannique et réclame une référendum. Mais pour quoi faire ? Faut-il rappeler que dans le logiciel du FN, nulle part n’apparaît la notion de lutte de classes organisée mais au contraire son refus des syndicats qui l’incarnent. Tout simplement parce le FN est attaché au capitalisme qui est justement la cause de tous nos maux.

La défense de la souveraineté nationale est un leurre, si elle n’est pas liée à un combat pour la souveraineté populaire, contre la domination économique, sociale et médiatique de la bourgeoisie, y compris celle qui se prévaut d’ancêtres exclusivement hexagonaux.

Ainsi la lutte nécessaire pour sortir de l’U.E et de l’Euro doit se doubler d’un combat sans concession contre tous les nationalismes xénophobes, (FN en France, Pédiga en Allemagne, PIS en Pologne, FPO en Autriche ...) En détournant contre des boucs émissaires, musulmans, africains, migrants, ... le mécontentement entraîné par les conséquences du Capitalisme, les nationalistes sont ses meilleurs alliés.

Alors ne nous trompons de combat : notre seul ennemi c’est la Finance ! Le patriotisme anticapitaliste est la seule réponse contemporaine aux pathologies nationalistes qui nous menacent.

ANC 24 juin 2016

 

 

[1] Décision autoritaire, arbitraire et sans appel – Larousse

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:58

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

22 juin 2016

Lettre ouverte à Monsieur Valls Premier Ministre
Lettre ouverte à Monsieur Valls, Premier Ministre

Lettre ouverte de l'intersyndicale départementale et dieppoise: CGT, FO, SUD-Solidaire, FSU, UNEF, FIDL.

Monsieur le Premier Ministre,

Vous venez en Seine Maritime ce dimanche 26 juin à Belleville sur Mer pour le banquet de Mme la Députée Le Vern.

Nous souhaitons à cette occasion vous rencontrer.

Ces 4 derniers mois, les salariés, les jeunes, les retraités de Seine Maritime, ont montré avec force, d’une part leur exigence à ce que la loi Dumping Social (= loi travail) soit retirée, et d’autre part, leur volonté de défendre le Code du travail et aussi le maintien de la hiérarchie des normes telles qu’elles sont actuellement.

Cette volonté, très majoritaire, s’est exprimée et continue de s’exprimer par des grèves, des manifestations, des blocages ou des votations citoyennes.

Nous avons lu vos propos récents qui envisagent d’interdire les manifestations. Pourtant il a difficilement pu échapper à vos services de renseignement que les organisations syndicales n’ont rien à voir avec des dégradations commises en dehors des manifestations.

Pourquoi ces amalgames ?

Nous profiterons aussi de votre présence pour connaitre les raisons pour lesquelles vous avez donné, aux forces de polices, l’ordre de gazer des manifestants qui rejoignaient pacifiquement leurs bus, notamment nos camarades venus de Seine Maritime, à Paris le 14 juin ?

Nous viendrons à votre rencontre, à Belleville sur Mer, ce dimanche 26 juin, afin de vous remettre les votations recueillies auprès des salariés et de la population de Seine Maritime concernant le Retrait de la loi travail et vous confirmer notre attachement aux libertés syndicales et au droit à manifester.

Nous sommes convaincus que la volonté de la majorité pourra se faire entendre.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre nos salutations syndicales.

 

RENDEZ-VOUS DIMANCHE À 11H00 SUR LE PARKING DU LIDL À NEUVILLE LES DIEPPE

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:28
Le compteur électrique de la permanence de Janine Dubié a été enlevé de son boitier./ photo Thierry Jouve.
Le compteur électrique de la permanence de Janine Dubié a été enlevé de son boitier./ photo Thierry Jouve.
Ces deux députés de la majorité avaient déjà dû s'expliquer devant une délégation intersyndicale et des représentants de Nuit Debout.  Apparemment, ils n'avaient pas dû comprendre.   C'est sans doute pourquoi l'intersyndicale a dû faire appel à des arguments plus pédagogiques pour leur faire comprendre l'importance du monde du travail et la nécessité de prendre en compte ses revendications.
mardi 10 mai 2016 par Rédaction sur Tarbes-info.com

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires et les membres du collectif « Nuit Debout » ont rencontré lundi midi les députés de la majorité gouvernementale Jeanine Dubié et Jean Glavany sur le parking de la permanence de Madame Dubié à Odos. Un débat houleux a eu lieu pendant plus d’une heure entre les deux députés et près de 80 opposants au projet de loi El Khomri.

La rencontre espérée a enfin eu lieu lundi, en plein air, sur le parking d’une permanence parlementaire d’Odos, entre deux députés des Hautes-Pyrénées, les syndicats opposés au projet de loi El Khomri et des participants aux « Nuits Debout ». Jeanine Dubié, députée PRG et Jean Glavany, député PS, ont pu mesurer, pendant plus d’une heure d’un échange très vif, la colère des 80 personnes présentes qui s’estiment trahies par un gouvernement dont elles croyaient partager les valeurs.

 « Nous pensons que, pour des députés de gauche, être du côté des salariés signifie voter contre cette loi infâme », lance François Dousseau, secrétaire de l’UD CGT. « Jaurès avait dit : ‘la démocratie s’arrête à la porte de l’entreprise’. La relation entre un employeur et un salarié n’est jamais égalitaire. Le Code du travail est conçu pour protéger les plus faibles. Avec cette loi, les renards seront libres de dévaster le poulailler », explique José Navarro, du bureau de l’UD CGT, faisant appel à des images audacieuses. « Vous n’avez pas été élus pour détruire, en quelques jours, 130 ans d’acquis sociaux », ajoute Gérard Omer, secrétaire général de FO 65. « Nous représentons les citoyens, mais aussi et avant tout, les salariés ! ».

Les participants au collectif « Nuit Debout » ne sont pas en reste dans ce débat houleux. « En tant qu’élus, vous devriez donner l’exemple », assure Guillaume, qui demande aux deux parlementaires « de penser à nos enfants quand il faudra voter ». Un autre membre du Collectif suggère aux élus de « consulter l’inspecteur du travail Gérard Filoche, qui pourra leur expliquer la loi El Khomri s’ils ne l’ont pas comprise ».

Face à ce déluge de critiques, les députés se défendent à grand peine. « J’ai déposé 30 amendements, et j’attends de voir s’ils seront ou non adoptés par l’Assemblée », précise Jeanine Dubié, qui souhaite « voter en cohérence avec la position du groupe radical de gauche ». La députée souligne avoir déposé un amendement pour « élargir le périmètre d’évaluation de la situation des entreprises au-delà de la France, à l’échelle de l’Europe et de la Suisse ». Mais elle réfute la critique sur l’inversion de la hiérarchie des normes, tout comme Jean Glavany, qui rappelle avoir « refusé catégoriquement d’adopter la première version de la loi El Khomri ».

Interpellé par José Navarro à propos de l’utilité de la loi concernant l’emploi, Jean Glavany souligne qu’il a « toujours considéré que la facilitation des licenciements n’avait pas d’impact positif sur la création d’emploi ». Il ajoute même : « j’aurais pu proposer un amendement appelé ‘zéro CDD’. Morgane, une participante à « Nuit Debout », lui demande quelle est la base idéologique de ce projet de loi. « La recherche de la flexi-sécurité, pour tenter de redonner de la souplesse à l’économie sans fragiliser les salariés », répond le député, soulevant une vague de désapprobation dans l’assistance. Jeanine Dubié et Jean Glavany assurent essayer de tenir compte des difficultés rencontrées par les patrons des PME et des TPE de leurs circonscriptions.

Gérard Omer évoque la situation des salariés de la plateforme téléphonique de Saint-Laurent-de-Neste, « le bébé Dubié-Durrieu », où une première vague de licenciements n’a pas empêché l’annonce récente d’un nouveau plan social. De son côté, François Dousseau souligne que « nos permanences juridiques sont submergées de salariés maltraités par leurs employeurs, qui ne craignent même plus d’aller devant les Prud’hommes ». Jean Glavany et Jeanine Dubié assurent qu’ils se battront pour que leurs amendements soient pris en compte et que la loi ne soit pas adoptée dans son état actuel. Avant la fin de la rencontre, Gérard Omer leur demande de « prendre soin du Premier Ministre, pour que sa température ne monte pas brutalement de 37°2 le matin à 49°3 l’après-midi ». Un trait d’esprit prophétique, le gouvernement ayant décidé ce mardi après-midi d’engager sa responsabilité en utilisant l’article 49.3 pour tenter de faire passer « en force » la loi El Khomri. Les syndicats ont d’ores et déjà donné rendez-vous aux citoyens dans la rue ce jeudi 12 mai, à 10h30, devant la Bourse du Travail de Tarbes. IIs lancent aussi un appel à tous les salariés pour se rassembler, ce mercredi à 17h, devant la permanence de Jean Glavany à Maubourguet ou devant la permanence de Jeanine Dubié à Odos.

Jean-François Courtille

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:49
L'Union européenne est morte ce soir

Brexit ! L’événement est littéralement historique.

Pour les élites mondialisées, il dépasse les pires cauchemars et était, en réalité, inconcevable.

Pour ceux qui suivent attentivement l’actualité européenne, et sont conscients du rejet populaire croissant que l’UE inspire à juste titre, il était au contraire prévisible.

Tout d’abord, un constat saute aux yeux. Certes, une partie de la bourgeoisie anglaise a soutenu le choix de sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne. Il n’en reste pas moins que le clivage est saisissant : d’un côté, les élites institutionnelles et politiques (et syndicales, à quelques louables exceptions près), la City, les banques, les patrons des grandes entreprises (1300 d’entre eux avaient lancé un ultime appel deux jours avant le scrutin) – et les milieux urbains huppés ; de l’autre, les quartiers populaires, les villes ouvrières et les banlieues délaissées, les régions entières désindustrialisées et à l’abandon.

C’est ce fossé qui a avant tout déterminé le résultat. Il suffit du reste d’écouter les quolibets haineux qui fusent contre ces « milieux défavorisés » dotés d’« un niveau d’éducation inférieur », « irrationnels et mus par la haine ». Ce mépris de classe, rehaussé par la hargne de la défaite, en dit long sur la nature réelle de l’enjeu.

De même qu’en dit long l’interminable liste des membres de la Sainte-Alliance qui, des mois durant, a tout tenté – en particulier un incroyable chantage au chaos – pour éviter le « cataclysme » annoncé : G7, chefs d’Etat et de gouvernement, ministres, dirigeants de multinationales, banquiers, agences de notation, OCDE, FMI… et même OTAN. Les USA remportent à cet égard la palme, avec une visite à Londres tout exprès du président Obama …

Certes, chaque pays a sa propre culture politique. Mais cette opposition entre « le haut » et « le bas » de la société est une constante qu’on retrouve dans toutes les consultations sur l’Europe. Car ce bras d’honneur adressé à Bruxelles est le quatrième en moins d’un an. Les Grecs (juillet 2015), les Danois (décembre 2015) et les Néerlandais (avril 2016) avaient déjà fait entendre un Non retentissant lors des référendums portant sur l’Europe.

Cette géographie sociale du refus de l’intégration européenne avait été particulièrement impressionnante lors du référendum français de mai 2005 qui rejeta le traité constitutionnel européen (TCE). Un scrutin qui constituait en quelque sorte un premier tremblement de terre au sein de l’UE.

A l’époque, ce sont bien les ouvriers, et plus généralement le monde du travail, les exploités, les dominés, qui s’étaient révoltés contre le projet européen dont on pourrait résumer ainsi l’objectif le plus essentiel : enlever aux peuples (« peuples » au sens politique, et non ethnique) la liberté de déterminer les grands choix qui conditionnent leur avenir. Le terme même de « communauté de destin » (comme se définit l’UE) dit tout : interdiction de faire des choix différents de ceux de la « communauté » ; et, surtout, le « destin » dépasse la volonté humaine…

On notera au passage que la plus haute distinction accordée par l’Union européenne s’appelle le « prix Charlemagne ». Un choix qui en dit long sur les ambitions impériales de cette « construction », qui fut, dès l’immédiat après-guerre, activement promue par Washington.

Certes, cette volonté de récupérer sa liberté politique collective – le terme juridique est « souveraineté », un concept souvent caricaturé, alors qu’il s’agit du cadre même de la démocratie réelle – relève plus souvent de l’aspiration collective que d’une motivation explicite de chaque citoyen. Reste que les électeurs britanniques n’ont sans doute pas oublié comment fut bafoué le Non français au TCE, de même que la manière humiliante dont furent traités les Irlandais lorsqu’on leur demanda – par deux fois – de recommencer leur vote parce qu’ils n’avaient pas donné la bonne réponse du premier coup…

Une telle forfaiture ne sera pas possible avec les Anglais. Ceux-ci viennent de délivrer un message simple : on peut s’en aller. La conséquence est certaine : l’Union européenne est morte. Seules la forme et l’échéance de l’agonie sont inconnues.

En 1989, la chute du Mur de Berlin ouvrait une ère où les dirigeants occidentaux ont espéré étendre leur domination sur le monde entier, dessaisir les peuples de leur liberté, et en profiter pour imposer des reculs sociaux littéralement sans précédent.

La suite n’est pas écrite. Mais un formidable retournement du rapport de force s’est esquissé le 23 juin 2016. On suggère à tous les progressistes d’en mesurer l’ampleur.

Et le sens.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 16:09
Brexit : Une victoire pour la souveraineté populaire, une défaite pour l’axe UE-FMI-OTAN. [Communist Party of Britain]

du Communist party of Britain, 24 juin 2016. Lu sur Initiative communiste

Une victoire pour la souveraineté populaire, une défaite pour l’axe UE-FMI-OTAN.

CPB brexit communist party britainTraduction : Taki, pour www.initiative-communiste.fr journal du PRCF

Le résultat du référendum présente un coup énorme et potentiellement désorientant porté à la classe dominante capitaliste en Grande-Bretagne, ses politiciens stipendiés et ses alliés impérialistes dans l’UE, les États-Unis, le et l’OTAN.

Le peuple a parlé et la souveraineté populaire demande maintenant que le Parlement de Westminster accepte et applique sa décision. La gauche doit désormais redoubler d’efforts pour transformer le résultat du référendum en une défaite pour l’ensemble de l’axe UE-FMI-OTAN.

Mais il est clair que le gouvernement Cameron-Osborne a perdu la confiance de l’électorat et on ne peut lui accorder la responsabilité de négocier la sortie de la Grande-Bretagne de l’. Il devrait démissionner immédiatement.

Par ailleurs, le n’a aucune confiance dans le fait qu’un gouvernement conservateur mené par un autre député pro-patronal, pro-impérialiste et pro-néolibéral comme Boris Johnson Michael Gove, Liam Fox et Iain Duncan Smith saurait résister aux pressions de la City, du grand patronat, des États-Unis et de l’OTAN pour empêcher la sortie de l’UE.

Si un gouvernement alternatif ne peut contrôler une majorité à la Chambre des Communes, des élections générales doivent être convoquées sans délai.

Cela rend d’autant plus important le fait que la direction du Labour a immédiatement plaidé pour le respect et l’application totale de la décision du référendum. De plus, cela montrerait sa détermination à négocier les termes de la sortie et les futurs traités avec les pays de l’UE et les autres, sur la bases de nouveaux arrangements qui placent les intérêts des travailleurs, ici et internationalement, avant ceux du grand patronat et du « marché libre » capitaliste.

Dans tous les cas, il sera également vital de contrer la résurgence de la xénophobie et du racisme, déchaînés par les forces dominantes des deux camps de la campagne référendaire.

L’unité et la mobilisation des forces du mouvement ouvrier et progressiste sont essentielles pour expliquer les bienfaits de l’immigration et contrer l’appel diviseur et anti-classe ouvrière de UKIP et d’autres partis de droite et d’extrême-droite.

Nous devons maintenant lutter pour assurer qu’une Grande-Bretagne hors de la « Forteresse  » utilise sa liberté pour accueillir les gens du monde entier afin de travailler, d’étudier, et de vivre ici et conduire l’ à fournir un havre de paix pour les demandeurs d’asiles et les réfugiés.

Lire l'intégralité et le texte en anglais en cliquant sur le lien ci-dessous

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 13:07

Grande-Bretagne : défaite de la City, des multinationales et des marchés...Victoire de la classe ouvrière et du peuple britannique qui disent  NON à l'Union européenne  par Jean LEVY

La surprise - et la joie -  sont immenses, ce matin, à l'annonce du BREXIT. Tous les sondages relayés par l'ensemble de nos médias, prévoyaient un vote de plus en plus favorable au maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne.

La victoire du peuple, celle de la classe ouvrière anglaise et galloise en premier lieu, constitue ce matin un choc immense au sein des couches dirigeantes, proches de la City de Londres et de la Bourse de Paris.

Ce séisme politique ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire de chacun des Etats maintenus au sein de l'UE. Car l'évènement a traversé la Manche. Les conséquences du vote sans appel du 23 juin 2016 met chaque peuple du continent face à ses responsabilités.

Et d'abord une interrogation gagne en ampleur :

Pourquoi ne pas consulter les citoyens pour connaître leur sentiment vis-à-vis de l'appartenance de leur pays au sein de l'Union europénne ?

Pourquoi pas un référendum en France ?

Et qu'on ne nous oppose pas le fait que le Front national l'a immédiatement demandé ! Il est en effet dommage qu'aucune force politique se réclamant de la gauche ne l'ait pas devancé.

Car l'exemple britannique le montre : il s'agit d'un vote de classe. Même les médias français le reconnaissent : France inter ce matin expliquait le vote massif pour le Brexit par l'exaspération des villes ouvrières soumises à la dictature économique exercée par Bruxelles au nom de la libre concurrence et des marchés, relayée par leurs  représentants au 10 Dowing Street, au nom de la bonne santé de la City de Londres et des multinationales. 

Certes, le Brexit n'inverse pas le déséquilibre du rapport de forces d'un ultralibéralisme triomphant, il ouvre cependant un espace de liberté pour ce faire, encore inimaginable hier!

Ce vote,  va naturellement de pair avec l'exigence d'une souveraineté nationale retrouvée. A la politique bruxelloise doit se substituer une politique britannique indépendante, exprimant la volonté  populaire. 

N'a-t-on pas appris durant la Résistance en France que "seule la classe ouvrière est demeurée fidèle à la Patrie profanée" et que "les trusts", comme on disait alors, "sont sans patrie" .

C'est maintenant à notre peuple d'exiger d'être consulté pour ou contre notre propre FREXIT.
 

Le mouvement social de grande ampleur qui se poursuit en France depuis quatre mois exprime la propre exaspération du monde du travail, face à la politique dictée par Bruxelles et mise en oeuvre tant par la droite que par la fausse gauche.

Il est temps de dire STOP. 

Mais ce changement de politique ne peut se réaliser qu'hors de l'appartenance de la France à l'Union européenne. Il est grand temps de mener campagne sur le thème de l'indépendance nationale, inséparable d'une libération sociale.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:49

A Marseille plusieurs milliers de manifestants

Publié le par FSC

Certes au dire des camarades de Marseille et des environs la manifestation de ce 23 juin n'a pas connu l'ampleur du 14 juin;

Mais c'est plusieurs milliers de travailleurs des postes, du port, de la pénitentiaire, des hôpitaux, de la térritoriale ... qui ont bruyamment manifesté du vieux port à la Castellane!.

Preuve que le mouvement qui connaît depuis le début, c'est-à-dire depuis près de 4 mois des pics et des moments de respiration ne s'arrêtera pas, la loi fut-elle votée au 49-3.

N'en déplaise aux journalistes de cour qui depuis avril annoncent la "décrue" du mouvement!

Reflets de la manifestation :

à Marseille plusiers milliers de manifestantsà Marseille plusiers milliers de manifestants
à Marseille plusiers milliers de manifestants
à Marseille plusiers milliers de manifestantsà Marseille plusiers milliers de manifestantsà Marseille plusiers milliers de manifestants
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:16
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:07

Publié le 24 Juin 2016

Bon maintenant un Francexit ?

Hé , camarade syndicaliste,

pourquoi pas s'atteler à un CESxit ?

Par Canaille Lerouge

Le vent se lève

Honneur aux Britanniques !

Tout ce qui fissure, ébranle, affaiblit les miradors du capital est bon à prendre.

Tout ce qui lime les chaînes asservissant la souveraineté est à engranger.

Un peuple qui choisi de s'émanciper des tutelles du capital et fait vaciller les chapeaux melons de la City mérite d'être salué à plus d'un titre. 

La question n'est pas de savoir si la peine de Junker va le conduire à boire de l'eau mais le titre du Figaro de ce matin pose bien la question et quand le Figaro a des frissons , c'est le plus souvent que Canaille le Rouge va bien : 

 

Brexit : le risque d'un effet domino en Europe

Brexit : le risque d'un effet domino en Europe

Le référendum en Grande-Bretagne fait craindre une désintégration progressive de l'Union européenne, si d'autres pays en venaient à organiser à leur tour un référendum sur leur adhésion ...

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/06/22/20002-20160622ARTFIG00079-brexit-le-risque-d-un-effet-domino-en-europe.php

Hier soir un propriétaire foncier britannique pleurait sur le risque de perdre les 3 millioards d'euros annuels de subventions au nom de la PAC (dont 450 millions pour la holding Plantagenet dite famille royale) Quand les nantis pleurent,  les piétinés peuvent sourire. 

Au fait et si on posait la même question en France ?

Pas même besoin, pourquoi la poserait-on en 2016 puisque déjà en 2005 les Français ont dit "non".

Et si on remettait la question sur la table plutôt que de servir la soupe à tous les Zeuroïstes au travers de rendez-vous électoraux déconnectés des urgences de notre pays ? 

Belle entrée en matière pour une redéfinition d'un cadre constitutionel où la souveraineté populaire serait de mise  plutôt que de battre la campagne pour des présidentielles formatées par l'UE.

Question pas si subsidiaire que cela : et si au plan syndical, sans attendre, on s'occupait un peu plus d'un CESxit  ?

La CES a-t-elle une utilité pour les luttes des travailleurs au sein de son espace autodéfini ? Quand en -a-t-elle eu ? Dans quel compartiment du jeu à part avoir donné du ravitaillement à l'équipe d'en face ?

Quel soutien les travailleurs en lutte contre la casse de leurs garanties collectives ont-il reçus d'elle ?

La réponse conduit à revendiquer le CESxit !

P-S : il parait que la CFDT a eu nuitamment de la visite assez invasive. Si Canaille le Rouge n'approuve pas ces pratiques qui n'auront comme résultat que de victimiser les coupables et de fait, comme loups resserrant le troupeau (avec sa part de pertes intégrées), ne servent que le Berger, cela ne réussira pas à émouvoir La Canaille. Que le Berger prenne plutôt et poussé par les travailleurs au plus tôt les routes d'estive (cela l'aidera à prendre de la hauteur ) nous libérera l'espace des luttes. Que les salariés l'isolent avec sa garde rapprochée et le conduisent à chercher pitance chez ses maîtres sera plus efficaces que d'assurer des rentes à St Gobain.

 

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 07:51
mis en ligne sur El Diablo  le 22 juin !
© Neil HallSource: Reuters

© Neil HallSource: Reuters

Si les électeurs britanniques devaient décider d’une sortie de l’UE, cette décision constituerait le signal de la phase finale de cette dernière, estime Pierre Lévy, spécialiste des questions européennes .

A quelques heures du vote britannique, la patience est plus pertinente que les pronostics, forcément hasardeux. D’autant que ces derniers reposent sur des sondages dont les dernières élections générales, en mai 2015, ont montré qu’ils étaient fort aléatoires.

Certains commentateurs partisans du maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE ont eu bien du mal à retenir d’indécents cris de joie à l’annonce du tragique assassinat de la parlementaire Helen Joanne Cox, comptant sur un effet de sidération et de compassion pour casser la dynamique du Brexit.

Dans les dernières semaines de campagne, quasiment tout ce que la planète compte d’élites mondialisées a tenté de convaincre les Anglais des cataclysmes qu’ils risquaient de déclencher en cas de sortie : G7, chefs d’Etat et de gouvernement, ministrespatrons de grandes firmes et multinationales, banquiers, agences de notation, OCDEFMI… Les USA remportent à cet égard la palme, avec une visite à Londres tout exprès du président Obama, et un appel tout à fait inhabituel d’anciens secrétaires d’Etat et chefs des services de renseignement…

 

« Pour la première fois, un pays déciderait de reprendre sa liberté »

Une telle mobilisation donne la mesure de l’enjeu. Si les électeurs britanniques devaient décider d’une sortie de l’UE, cette décision constituerait le signal de la phase finale de cette dernière. Car pour la première fois, un pays déciderait de reprendre sa liberté. Dans le contexte actuel, les stratèges européens savent bien que ce choix conforterait les autres peuples dans leur rejet croissant de l’intégration, puisque ce simple constat s’imposerait : on peut désormais s’en aller.

La question ne serait plus alors de savoir si l’UE est en passe de se déliter, mais combien de temps le processus prendra.

Or l’intégration européenne est un projet politique enclenché à la fin de la seconde guerre mondiale (et très activement promu par Washington), d’abord par des moyens économiques, dont le but ultime est fondamentalement d’effacer le droit et la possibilité pour chaque peuple de décider des grands choix qui déterminent son avenir. La fameuse «union toujours plus étroite», horizon fixé par les traités, signifie précisément que chaque pays est dans l’obligation de plus en plus contraignante de s’aligner sur des politiques uniques ou «harmonisées».

 

« Ce simple constat s’imposerait : on peut désormais s’en aller »

Un Brexit constituerait donc un événement d’aussi grande portée que la chute du Mur de Berlin. Mais avec des conséquences inverses.

La disparition de l’Union soviétique et la dissolution du Pacte de Varsovie avait ouvert une ère où, sur le plan géopolitique, le camp occidental – notamment structuré au sein des organisations jumelles que sont l’UE et l’OTAN – s’est cru libre, dès la décennie 1990, de toute contrainte pour dominer le monde. S’en sont suivies agressions, guerres, et contre-révolutions pilotées à distance. L’agressivité actuelle des dirigeants occidentaux à l’égard de Moscou s’explique par le fait que la Russie n’a plus désormais l’attitude de déférence et de soumission qu’escomptaient initialement les stratèges occidentaux.

Et sur le plan économique et social, le rouleau compresseur de l’ultralibéralisme a triomphé : les salariés et leurs organisations, en particulier en Europe, ont pris de plein fouet le déséquilibre soudain du rapport de forces. Des années Reagan-Thatcher au projet de loi travail aujourd’hui, en passant notamment par la tragédie grecque, rarement autant de reculs sociaux auront été continûment imposés à l’échelle d’un quart de siècle.

 

« Si les électeurs britanniques décidaient de ne pas de sortir de l’Union, les dirigeants européens savent que leur répit ne sera que de courte durée »

Certes, une sortie de la Grande-Bretagne n’inverserait nullement d’un coup de baguette magique cette situation. Elle ouvrirait cependant un espace de liberté encore inimaginable aujourd’hui. Notons cependant qu’au cas où les électeurs britanniques céderaient à la peur en ne décidant pas de sortir de l’Union, les dirigeants européens savent que leur répit ne sera que de courte durée, tant le rejet de celle-ci nourrit les crises, actuelles et futures, qui minent le «projet européen».

Le plaidoyer enflammé pour celui-ci tenu par Barack Obama témoigne, en creux, des intérêts en jeu. Pour sa part, le président du Conseil européen, Donald Tusk, n’a pas hésité à parler de menace de «fin de la civilisation occidentale» en cas de Brexit.

D’autres enfoncent le clou en menaçant : seul Vladimir Poutine sortirait vainqueur du Brexit.

On laissera au président russe le soin de commenter l’événement à sa manière. Mais nul ne peut désormais douter de ce qui coalise désormais la Sainte-Alliance Obama-Merkel-Hollande-FMI-Soros-Goldmann Sachs…

 

Pierre Lévy

 

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