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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 23:24
Cela semble peu de choses mais c'est beaucoup.  Fürth en Franconie est une ville de la banlieue de Nuremberg.  Que les luttes en France aient un écho jusque dans les petites villes européennes en dit long sur l'impact des luttes menées contre la loi Travail partout en Europe.  Cet entrefilet dans un petit journal local d'Allemagne ne fait que rendre plus assourdissant le silence de la CES ...

Cela semble peu de choses mais c'est beaucoup. Fürth en Franconie est une ville de la banlieue de Nuremberg. Que les luttes en France aient un écho jusque dans les petites villes européennes en dit long sur l'impact des luttes menées contre la loi Travail partout en Europe. Cet entrefilet dans un petit journal local d'Allemagne ne fait que rendre plus assourdissant le silence de la CES ...

Reçu par courriel

Cela semble peu de choses mais c'est beaucoup. Fürth en Franconie est une ville de la banlieue de Nuremberg. Que les luttes en France aient un écho jusque dans les petites villes européennes en dit long sur l'impact des luttes en France menées contre la loi Travail partout en Europe. Cet entrefilet dans un journal local d'Allemagne ne fait que rendre plus assourdissant le silence de la Confédération Européenne des Syndicats ...YG.

De province en province....
Christiane et Reinhard R. de Zirndorf/Fürth à nos amis en Normandie

Le journal principal de notre ville "Fürther Nachrichten" a publié le 24 Juin ce message de solidarité avec les travailleurs en lutte en France, que nous voulons transmettre à nos amis d' "Action Ccommuniste"  et auquel nous nous joignons de tout coeur.

"Le Porte-parole du "Forum Social" de la ville Fürth en Franconie (Allemagne), Stephan Stadtbauer, salue les manifestants en France:

La protestation est justifiée, puisque le gouvernement veut dégrader la situation des travailleurs en faveur des entrepreneurs. Il ne faut pas oublier que la France est en concurrence avec l'Allemagne, où des réformes similaires ont déjà été réalisées. En Allemagne, cependant, on n'a pas réussi à organiser une protestation efficace. En conséquence, les Français doivent maintenant payer pour nos échecs. Nos salutations solidaires aux manifestants en France!"

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 23:13

FSM : Réunion internationale à Bruxelles sur les multinationales

Publié le par FSC

FSM : Réunion internationale à Bruxelles sur les multinationales

La Réunion internationale de la FSM intitulée «entreprises multinationales, les politiques de l’UE et le rôle des syndicats » a débuté à Bruxelles.

La réunion a lieu dans la Parlement européen en Belgique.

25 syndicalistes de 11 pays prticipent à cette réunion.

Le Secrétariat de la FSM est représenté par Ahmed Ibrahim, secrétaire financier de la FSM.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 12:59

Mais exige la casse des droits du travail ?

Mais qui exige la casse des droits du travail ?

Ce mardi, les salariés manifestent...

POUR QUE LA BATAILLE SOCIALE SOIT GAGNEE !

Ces dernières semaines, on les cherchait vainement dans les manifestations contre la loi El Khomri, aussi bien à Paris que dans les villes de province : pas la moindre banderole, pas la plus petite pancarte évoquant l'Union européenne pour dénoncer son rôle moteur dans l'offensive tout azimut visant les droits sociaux des peuples et imposant à ceux-ci l'austérité la plus noire. 

Et pourtant, de l'autre côté de la Manche, nos frères britanniques l'ont bien compris en exprimant leur volonté de s'affanchir du joug du capital mondialisé qui règne sur le continent. Et cela à l'encontre des grands partis travailliste et conservateur qui prônaient un choix inverse.

Car ce sont bien les couches populaires des quartiers ouvriers des villes industrielles d'Angleterre, qui ont voté massivement pour le Brexit, pour que la Grande Bretagne se libère de la dictature économique et politique de l'Union européenne et des "directives" de sa Commission de Bruxelles.

En effet,  c'est clair, presque officiel : c'est à Bruxelles que sont élaborées les "directives", les oukases, peut-on dire, qui sont à l’origine des mesures imposées aux salariés,  aux retraités et aux jeunes dans chaque pays de l'UE. Jusqu'au budget de chaque Etat soumis à la vigilante censure des commissaires européens. Et, bien sûr, si notre Code du Travail est mis en cause dans ses fondements, c'est pour répondre à la nécessité d'assurer aux entreprises une plus forte rentabilité, selon les critères établis tant dans capitale belge qu'à Francfort, dans les salons de la BCE. 

Les salariés d'Espagne comme d'Italie, ceux de Grèce comme ceux d'Irlande, de Belgique ou du Portugal, et des autres Etats de l'Union, en sont quotidiennement victimes.

En clair, l'équipe au pouvoir, dans chaque pays, n'est là que pour appliquer les directives européennes. Que ces gouvernements soient de droite ou se prétendent de "gauche", les chefs d'Etat, les ministres ne sont que les prête-noms des grandes sociétés, dont ils assurent la logistique. Parfois même, leur attitude est tellement criante qu'ils donnent l'impression de se caricaturer pour nous prouver qu'ils ne sont que des valets des intérêts privés !

Pas besoin d'en rajouter et d'en faire le dossier complet.

Mais alors, pourquoi sur ce sujet, ce lourd silence des syndicats ?

Pourquoi la dernière position de la direction de la CGT qui se prononce contre le Brexit, sans consulter ses syndicats et ses militants ?

Pourquoi prendre cette attitude alors que la révolte gronde ? 

Pourquoi ne pas crier la vérité et ouvrir les yeux à ceux qui les ont encore fermés ?

Depuis un mois, des centaines de milliers de salariés et de jeunes ont défilé pour faire pression sur le pouvoir afin que celui-ci annule sa loi travail. Ils n'ont pas seulement martelé de leurs pas les pavés, Ils ont parfois bloqué les rues de nos cités et ils ont recommencé, encore plus nombreux, plus déterminés. Et  à nouveau, ils vont se faire entendre  cette semaine. 

La CGT, sans s'en prendre aux donneurs d'ordre, seulement à leurs subordonnés, manifeste, certes, mais comme qui dirait, les yeux bandés. Et leurs discours ne parlent jamais des directives de Bruxelles, de l'oligarchie mondialisée. 

Certes, en France, ce sont Hollande, Valls et Macron qui sont à la manœuvre. C'est d'abord contre eux et leur loi scélérate, qu'il faut manifester pour  les pousser à se déjuger. 

La bataille ne sera pas facile appuyés qu'ils sont au mur argenté du Medef. Mais, il faut ajouter que celui-ci n'est que la  filiale de la maison-mère, BusinessEurope, le patronat qui trône sur notre continent vassalisé.

Pour gagner la bataille sociale, et en premier lieu, imposer le retrait de la loi El Khomri, faut-il voir clair, connaître l'ennemi, bien mesurer les enjeux et frapper fort où ça fait mal.

Gomme l'ont compris les masses populaires d'Angleterre et du Pays de Galles.

C'est la condition pour que la mobilisation populaire de notre peuple conduise à sa victoire.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:59
Brexit : ouvrons le débat sur l'Europe [ Jean-Jacques Candelier, député communiste du Nord ]
 

Brexit

Déjouant tous les pronostics et les pressions de l’oligarchie, les britanniques ont voté massivement pour le Brexit ce 23 juin dans le referendum pour la sortie de l’UE.

La campagne a été marqué par un faux dilemme imposé par les partisans de l’austérité : soit rester dans l’UE néolibérale soit sortir par la droite pour une politique néolibérale en Grande-Bretagne.

Si le rejet de l’UE et de ses politiques est légitime tant il n’y a pas grand-chose à garder de cette Europe de l’austérité, les travailleurs britanniques peuvent craindre que les puissants se servent du Brexit pour accentuer les politiques thatchériennes dans le pays.  Cependant, l’Union Européenne n’est pas un rempart contre l’ultralibéralisme, bien au contraire. La priorité de l’Europe actuelle, c’est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Je ne m’y trompe pas. « L’économie de marché » et la « concurrence libre et non faussée » prescrites par l’Union Européenne sont des prétextes formidables pour permettre au patronat de comprimer les salaires et d’attaquer les services publics ainsi que la protection sociale.

Je suis également fortement attaché au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à exercer leur souveraineté. L’UE peut donc, à beaucoup d’égard, représenter une « prison des peuples ». Cela n’intéressait plus les britanniques.

Contre le piège d’une « sortie de droite » ou d’un « maintien de gauche » dans l’UE, proposons une « sortie de Gauche », pour pouvoir renationaliser les secteurs stratégiques de notre économie cassée, remettre le monde du travail au centre de la vie nationale, coopérer avec tous les pays de tous les continents et rouvrir à notre pays la voie de la coopération internationale.

La reconquête de la souveraineté britannique peut être un appel d’air pour tous les peuples d’Europe qui étouffent sous la poigne des traités supranationaux et néolibéraux de l’UE avec en prime, leur complément belliqueux obligé, l’appartenance à l’OTAN.

La campagne présidentielle et législative pour 2017 doit notamment être l’occasion d’un grand débat populaire sur l’Europe. Il n’y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l’Europe austéritaire.

Jean-jacques Candelier, député communiste du Nord

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:51

Logo ICINITIATIVE COMMUNISTE s’entretient avec , secrétaire national du PRCF. 26 juin 2016 ; Du au «  » PROGRESSISTE, un mode d’emploi possible.


Initiative Communiste : Comment analyses-tu le « Brexit » et comment les progressistes français anti-UE peuvent-ils « rebondir » sur cet évènement ?

Georges Gastaud – Bien entendu, le Brexit n’est pas en lui-même un évènement révolutionnaire ; mais contrairement à ceux qui, en France, nous expliquent que rien ne sera jamais assez beau tant que la dictature du prolétariat ne nous aura pas été fournie sur un plateau, c’est un maître coup de pied au c.. du peuple britannique, spécialement des milieux populaires, aux « élites » européistes, à la City, qui était pour le « remain », à la majorité du parti tory et aussi à la direction travailliste qui a tellement laissé casser de choses en Angleterre que le « Labour » en est à considérer l’ultralibéralisme bruxellois comme un moindre mal !

Georges Gastaud, livre marxisme et universalismeEn réalité, une masse d’ouvriers et de « petites gens » qui REFLECHISSENT et qui, contrairement à certains membres des « couches moyennes supérieures », sont habitués à faire leurs comptes au lieu d’admirer dans la glace leur belle image d’ « Européens-modèles », ont compris que l’UE est entièrement tournée contre leurs intérêts et aussi, tout bonnement, contre le droit élémentaire de chaque peuple à disposer de soi. Ces prolétaires britanniques que les euro-médias présentent odieusement comme des benêts, sont politiquement plus conscients que nombre de pseudo-marxistes français qui n’ont toujours pas compris que l’UE est irréformable du dedans. Honneur aussi aux communistes du CPB qui ont milité contre l’UE tout en dénonçant les xénophobes qui ont pollué la campagne. Mais si ces réactionnaires ont un impact de masse, ce n’est pas par la faute des militants progressistes qui ont milité pour la sortie britannique ; c’est parce que depuis trente ans, la bourgeoisie britannique – conservateurs et « New Labour » en tête – ont utilisé la « libre » circulation de la main-d’œuvre est-européenne (chassée de Pologne, de Bulgarie, etc. par la destruction de l’industrie socialiste) comme un moyen de dynamiter les ultimes acquis sociaux qu’avait laissé subsister le duo Thatcher-Blair ; et c’est aussi parce que la fausse gauche britannique a, comme partout, abandonné à la réaction, aux Johnson et autre Farage, la légitime défense du droit du peuple britannique à s’autodéterminer. Malgré une énorme campagne d’intimidation, le peuple travailleur anglais a réagi comme les Français en 2005 : en se cabrant contre le lavage de cerveau européiste !

En réalité, les plus « embêtés » aujourd’hui, et tant mieux, ce sont les milieux dirigeants du Labour qui n’auront désormais plus d’excuse pour imiter Tsipras en se déclarant impuissants à appliquer leur programme social. Désormais la classe ouvrière britannique va pouvoir régler ses comptes avec « sa » bourgeoisie et avec « sa » social-démocratie sans que les politiciens londoniens puissent ouvrir le parapluie bruxellois et alléguer leur « impuissance ». Bien entendu, toute une partie de la bourgeoisie « bréxiteuse » va chercher à aggraver le thatchérisme, mais pourquoi sous-estimer les ouvriers anglais, fondateurs du syndicalisme moderne, dont les traditions de classe ne sont pas éteintes ?

Peu avant le succès du Brexit, et alors que M. Pierre Laurent appelait sans honte les Britanniques à rester dans l’UE (on ne préside pas un « parti européen » impunément…), j’avais condamné cette ingérence et, si faible que puisse être mon appel à la contre-ingérence, j’avais publié une lettre intitulée « British people, pull out first ! » (MM. les Anglais, sortez les premiers !). Dans cette lettre aux amis britanniques, je disais mon espoir de voir les peuples du continent rejoindre les Anglais à l’extérieur de cette prison des peuples qu’est l’UE/OTAN. Non pas pour s’isoler les uns des autres mais pour flanquer à la poubelle la très totalitaire « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (cœur du Traité de Maastricht) et pour coopérer librement entre eux sur des projets d’intérêt commun, tout en s’ouvrant au monde entier qui comporte, rappelons-le, cinq continents (en réalité, le repli  sur un continent, c’est l’UE !)…

[...]

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 01:18

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Publié le par FSC

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Jeudi 23 juin, les salariés travailleurs et citoyens français se mobilisaient une nouvelle fois pour exiger le retrait du projet de loi travail El-Khomri, décalque des recommandations européennes de destruction du code du travail et des conventions collectives.

Jeudi 23 juin, les citoyens britanniques décidaient de quitter l’Union Européenne.

Un jour sombre certes pour l'oligarchie pas pour les peuples!

 

Le communiqué confédéral de la CGT faisant suite à cette dernière décision des Britanniques pose de sérieux problèmes.

 

Il impute le rejet britannique à la politique d'austérité et au dumping social détruisant la cohésion des peuples en même temps que leurs conquêtes sociales.

Ce qui est exact.

Pour aussitôt qualifier le choix des électeurs comme ouvrant « la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes ».

De toute évidence la campagne actuelle fortement distillée par les médias est destinée à masquer le fait que ce sont les quartiers populaires, les villes ouvrières et les banlieues délaissées, les régions entières désindustrialisées et à l’abandon qui ont massivement voté pour la sortie de l'Union.

Et de masquer qu'il s'agit comme pour nous en 2005 d'un vote de classe contre la politique et l'arrogance de l'oligarchie au pouvoir

En en appelant à une Europe sociale et à poursuivre ce combat avec la Confédération Européenne des Syndicats, la déclaration confédérale stigmatise en partie le choix populaire et renoue avec les illusions euro-constructives comme avec le mythe d'une Confédération Européenne des Syndicats au service des travailleurs et des luttes.

 

Quelle est la réalité de l'UE ?

 

La réalité, c'est qu'il existe de puissantes raisons de gauche et démocratiques de s'opposer à la construction européenne, de contester avec vigueur la remise en cause de la souveraineté des peuples et de leur choix comme cela est arrivé avec notre vote contre la constitution européenne en 2005 !

La réalité, c'est que la concurrence et le dumping sont dans l'ADN même des traités qui structurent cette construction depuis 1957.

Et tous les nouveaux traités et des centaines de directives imposent la privatisation des secteurs publics, la destruction des acquis sociaux et du droit du travail.

Et déjà s'étale la volonté de remettre en question le vote pourtant clair des Britanniques comme ils l'ont fait pour les irlandais !

Bonjour la démocratie !

L'UE est une construction pilotée par les grandes entreprises européennes et les puissances dominantes du continent, à commencer par l’Allemagne, contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Elle vise à construire un empire du capital fondé sur la mise en concurrence des travailleurs et leur éloignement des centres de décision par l'affaiblissement des cadres de souveraineté populaires et des États-nation pour une construction supranationale opaque et antidémocratique où milieux de la finance et de la politique croient pouvoir gouverner contre et à l'abri des peuples.

Ce qu'expliquait J.-C. Juncker, président de la commission de Bruxelles et intime des multinationales et des paradis fiscaux, à propos de la Grèce l'an dernier :

« Suggérer que tout va changer parce qu'il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c'est prendre un rêve pour la réalité, il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités de l'Union Européenne ».

Laisser miroiter contre toute évidence et toute expérience qu’une « Europe sociale » pourrait advenir dans le cadre des institutions de l’Union Européenne, c'est légitimer ces institutions de l’oligarchie économique et financière mondialisée tout en interdisant toute perspective progressiste à la majeure partie des classes populaires désespérées.

Et donc laisser le champ libre à une récupération politique par l'extrême droite des classes populaires légitimement révoltées!

 

La réalité de la Confédération Européenne des Syndicats

 

La CES, qui se présente pompeusement comme le syndicat européen est en réalité une émanation de l'UE, fondée et financée par elle. Dirigée par une bureaucratie qui contraint le syndicalisme au dialogue entre "partenaires sociaux" et à l'acceptation de la construction européenne.

D'ailleurs la CES valide toutes les politiques européennes depuis des décennies : de la casse des secteurs industriels ou des retraites au soutien à la BCE contre le peuple grec en passant par les privatisations et le soutien à la constitution européenne puis l'encouragement bruyant au traité de Lisbonne niant le NON de 2005 du peuple français.

La CES est depuis des mois absolument muette sur les luttes en France contre la Loi El Khomri (ou en Belgique!) comme elle le fut sur la question des retraites en 2003 ou en 2010. Et quand les travailleurs européens se battent au même moment, jamais la coordination des luttes n'est à l'ordre du jour.

Les marques de solidarité avec notre mouvement venant exclusivement des syndicats européens nationaux (FGTB notamment).

De fait, la CES est une véritable bureaucratie syndicale européenne, d'abord dévouée à l'institution !

 

Et maintenant ?

 

Alors que nous nous heurtons à des forces patronales et politiques qu'il nous faut combattre globalement, poursuivre et prolonger le remarquable combat contre la Loi El Khomri suppose la compréhension de l’ensemble des politiques publiques d’austérité et de contre réformes structurelles qui émanent toutes de la même matrice euro-atlantique.

Masquer cela constituerait un obstacle à la convergence des luttes autour de la défense du code du travail et au succès des luttes contre le projet de loi El-Khomri et son monde.

 

Depuis quelques mois, la CGT renouant avec ses traditions combatives a su redonner de la fierté à de nombreux militants en revenant à ses fondamentaux de lutte et en délaissant dans les faits le syndicalisme rassemblé avec une CFDT dont la direction est définitivement passée de l'autre côté de la barricade. Il faut prolonger cette évolution pour renforcer les luttes.

Les travailleurs ont besoin d'une CGT qui ne sème aucune illusion et qui agisse avec la plus grande résolution pour une alternative démocratique et sociale à l'impasse mortifère d'une Union au service exclusif du capital !

 

Le Front Syndical de Classe

25 juin 2016

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 23:25

Pour info : Nous avons cherché les déclarations de FO, de Solidaires, de la FSU à propos du Brexit.  Nous n'en avons trouvé aucune sur leurs sites respectifs.  C'est pourquoi nous ne publions que celle de la CGT.

L’urgence est à l’Europe sociale !

vendredi 24 juin 2016

Le Royaume-Uni a choisi majoritairement de quitter l’Union européenne. Plus d’un million de voix séparent les partisans du Retrait de ceux du Maintien dans un référendum qui a rassemblé plus de 72 % des inscrits, ce qui est un record.

Ce vote est avant tout le résultat d’une construction européenne fondée sur l’austérité et le dumping social.

Loin de contribuer à la cohésion des peuples européens, ces politiques ont entraîné une dégradation des conditions sociales, et des services publics, pesé sur les salaires et généralisé la précarité l’emploi. Elles ont ouvert en grand la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes.

La Cgt rappelle que l’urgence est à la construction d’une Europe fondée sur la solidarité, la démocratie, la coopération, l’égalité de traitement et le progrès social.

La Cgt poursuivra ses efforts au sein de la Confédération européenne des syndicats pour construire cette Europe sociale qu’appellent tous les peuples de leur vœu. Elle assure de son soutien la confédération des syndicats britanniques pour que les travailleurs britanniques ne fassent pas les frais du Brexit.

Elle appelle de rompre immédiatement avec les politiques d’austérité et à mobiliser les moyens et ressources européens pour lutter contre les inégalités et la précarité, augmenter les salaires et les minima sociaux, renforcer les services publics et réaliser les investissements publics comme nous le proposons avec la CES.

C’est pour lutter contre le dumping social que les peuples se mobilisent en Europe notamment en Grèce, en Belgique, en Espagne et bien sûr en France avec la mobilisation contre la loi travail.

La CGT avec six autres organisations syndicales, d’étudiants et de jeunes, appelle les salariés, les privés d’emploi et les retraités à poursuivre cette bataille pour le progrès social et à se mobiliser massivement lors de la prochaine journée d’actions du 28 juin.

Montreuil, le 24 juin 2016

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 21:40
Le Brexit et l’Europe fantasmée de la gauche.

Ce matin, toutes les bourses sont en berne. Tous les assassins économiques sont déçus. Tous les va-t-en guerre sont en colère. Tous les escrocs et incompétents montent au créneau et s’arrachent les micros pour dénoncer un « saut vers l’inconnu »...

Ainsi donc, à la question « voulez-vous que la Grande-Bretagne sorte de l’UE ? », une majorité de Britanniques a répondu « oui ». Aussitôt, les commentaires prévus et prévisibles se sont répandus dans les médias. Première préoccupation exprimée : cela ne risque-t-il point d’encourager d’autres peuples à suivre cette voie ? Deuxième préoccupation exprimée : que vont devenir les Britanniques, abandonnés à leur sort au milieu du jungle de la mondialisation libérale ? Pourront-ils trouver le chemin sans une directive de la Commission européenne ? Comment feront-ils pour manger si Jean-Claude Juncker n’est pas là pour leur expliquer comment qu’il faut faire ? Sauront-ils encore exploiter leurs néo-colonies si Cohn-Bendit n’est plus joignable au téléphone ? Oseront-ils aller bombarder en catimini un pays du tiers-monde sans inviter leurs anciens potes de l’UE ? Bref : Doux Jésus, Marie, Joseph... qu’allons-nous devenir sans eux ?

Oui, ça va être dur. Dur dans quelques années lorsque les Britanniques tenteront de traverser la Manche sur des embarcations de fortune pour rejoindre le Paradis perdu, leurs yeux implorants quelques miettes du festin que nous nous taperons lorsque ça ira mieux.

Mais tout n’est pas perdu. Ce soir, à la radio, un quelconque spécialiste a calmé le jeu en expliquant que les Britanniques ont simplement voulu exprimer leur colère et qu’ils finiront par se calmer et, bien-entendu, revenir à de meilleurs sentiments. Sinon, a-t-il encore expliqué, on attendra qu’une nouvelle génération de Britanniques entre en scène pour redresser cette erreur historique. De la vision à long terme, on peut dire qu’il en a, le spécialiste. Et de la détermination. Et de la constance. Et aussi pas mal de mépris.

Ce qui m’amène directement à la question suivante : pourquoi la volonté exprimée par une majorité de Britanniques pour sortir de l’UE serait-elle mieux respectée que la volonté exprimée par les Français qui ont refusé un projet de Constitution européenne ?

Il paraît qu’aujourd’hui, ce sont la xénophobes, les racistes et les populistes qui ont gagné. Oui, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, l’Europe est une grande fraternité antiraciste, anti-impérialiste, soucieuse du bien-être des peuples. Demandez aux Lobbies de la Pharmacie, de la Chimie. Demandez aussi aux Grecs, aux Libyens, aux Syriens, à nos amis néonazis Ukrainiens. Demandez aux 10000 réfugiés noyés en Méditerranée depuis 2014.

A l’instar de l’esprit « Je Suis Charlie » qui sert d’alibi à une constate érosion de la démocratie, de la liberté d’expression, de la liberté syndicale et qui a été plus efficace que tous les fachos en herbe du continent, le côté « antiraciste », « anti-xénophobe » et « fraternel » affichée par les Européistes et l’UE a fait plus de victimes que tous les racistes, xénophobes et populistes européens réunis. Ca, c’est du concret.

Dans ce monde qui marche sur la tête, il suffit d’ânonner « je suis de gauche » pour imposer à coups de 49.3 une politique de droite extrême contre la volonté d’une écrasante majorité de la population.

L’Europe qu’on nous présente comme un « contre-poids » et qui détourne l’avion de président Bolivien Evo Morales pour complaire au maître d’outre-Atlantique. L’Europe qui réagit aux écoutes de ses « amis » avec sa détermination politique habituelle. L’Europe, qui ne connaît comme remède à tous les maux que le nivellement et la déréglementation. L’Europe qui s’est plantée, se plante et se plantera mais qui persiste.

Alors, amis progressistes Européistes, en réalité, je vous le dis : votre projet de « changer l’Europe de l’intérieur » est voué au même échec que celui de « changer le PS de l’intérieur ». Dit comme ça, ça devrait être clair.

Et tout ça pour quoi exactement ? Pour quoi, concrètement ? Juste pour avoir la possibilité de traverser une frontière sans passer par un guichet de change ? Et à part ça ?

Autour de moi, le constat est cruel : aucun « pro-Européen » n’est capable de me donner un seul élément positif et concret apporté par l’UE.

« Est-ce que cela en valait le prix ? » leur demanderons-nous. « C’est un choix difficile », répondront-ils, « mais nous pensons que le prix... oui, cela en valait le prix ».

Et si cette dernière référence leur échappe, c’est qu’il est temps, grand temps, de sortir de cette maison de fous.

V. Dedaj

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:47
VIDEO. Brexit : "il faut recommencer à expliquer l'Europe", analyse Daniel Cohn-Bendit

L'ancien député européen était invité sur le plateau du 20 heures de France 2 pour réagir à la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. 

Et qu'est-ce qu'il dit l'ex-révolutionnaire de 68 ?  Qu'on n'a rien compris à l'UE ?  Qu'il faut nous expliquer ?  Que les jeunes voulaient rester ? Que c'est dramatique pour eux ?  Quels jeunes ?  Ceux qui sont au chômage ?  Ceux qui sont en CDI ? Ceux qui sont intermittents ? Ceux qui galèrent au Pays de Galles ou dans les régions anciennement industrialisées ?

Non ceux qui regrettent le Brexit ont fait des études et souvent ont un salaire de misère avec leurs diplômes - pas tous, Macron en est un exemple - mais ils croient que la liberté c'est de s'exporter en Europe comme une vulgaire marchandise pour trouver du travail.  Ceux à qui on a dit "citoyenneté européenne" en leur accordant une bourse européenne insuffisante ( Erasmus ) que leurs parents des classes moyennes pouvaient compléter pour aller en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, au Pays-Bas, en France, en Italie faire un an d'études ... Romano Prodi, ancien président de la Commission, initiateur de la chose, avait d'ailleurs expliqué à l'époque qu'il s'agissait de construire une citoyenneté européenne.  En 2002, célébrant le millionième étudiant Erasmus, il disait  en parlant de ces derniers : " Ces étudiants sont les véritables "pionniers de l'Europe", les meilleurs ambassadeurs du projet européen".  Ce sont ces jeunes des couches moyennes qui pleurent l'UE au Royaume-Uni, sans voir qu'ils ont déjà beaucoup perdu avec elle et le dumping social.  Salaires et modes de vie compris. 

Yvette Genestal

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 15:45

Jean Quatremer a bien rappelé la consigne du clergé bruxellois :

brexit-69

Extraits de l'article

"Ils demandent donc :

1- que l’article 50 soit activé au plus vite, dès le 28 juin

2- qu’AUCUN accord ne soit conclu avec le Royaume-Uni tant qu’un accord de retrait n’aura pas été conclu. Concrètement, cela signifierait que Londres se retrouverait complètement isolé du marché unique une fois dehors et jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord commercial, ce qui pourrait prendre plusieurs années. Le Parlement demande à être consulté à toutes les étapes des discussions et rappelle qu’il devra ratifier les compromis négociés. Bref, on la fout dehors, et on verra après – les intérêts de nos entreprises et nos emplois n’ont donc aucune importance pour ces fanatiques…

3- de « revoir l’organisation interne » du Parlement pour refléter le vote en faveur du Brexit. Une manière de dire que la suspension du droit de vote des élus britanniques doit être étudiée. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…

4- que le commissaire britannique soit mis en retrait et que son portefeuille (services financiers) soit donné à quelqu’un d’autre. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…

5- et, bien sûr, que soit “immédiatement relancé le projet européen” (2), via une révision des traités (11), en renforçant le coeur de l’Europe, et en prohibant toute forme de “solutions à la carte” (10) en se basant sur deux rapports déjà publiés visant à renforcer le caractère fédéral de l’Union (12)."

  • Et l'intégralité ci-dessous
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