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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 22:04

Jeudi 23 juin 2016 est la dixième journée de mobilisation nationale contre la loi Travail. Caen, Rouen et Le Havre restent mobilisées.

Mise à jour : 23/06/2016 à 17:36 par Julien Bouteiller

 

Jeudi 23 juin 2016, dans la matinée, les manifestants anti-loi Travail ont distribué des tracts sur le pont de Normandie avant la manifestation prévue au Havre (Seine-Maritime) à 10h30 (photo ©Rey Kubecki)

Jeudi 23 juin 2016, dans la matinée, les manifestants anti-loi Travail ont distribué des tracts sur le pont de Normandie avant la manifestation prévue au Havre (Seine-Maritime) à 10h30 (photo ©Rey Kubecki)

Les opposants au projet de loi Travail ne désarment pas. Jeudi 23 juin 2016, c’est la dixième journée de mobilisation nationale contre la loi controversée de Myriam El Khomri, journée marquée par le couac gouvernemental autour de la manifestation parisienne.
 

En Normandie, plusieurs manifestations se sont déroulées, à Caen (Calvados), Rouen, Le Havre et Dieppe (Seine-Maritime). Les quatre cortèges ont donné le départ entre 10h30 et 11h. Cette nouvelle journée d’action semble avoir moins mobilisé que les précédentes. Selon la police, ils étaient 1.350 à Rouen, 3.400 au Havre et 400 à Dieppe. À Caen, environ un millier de personnes ont pris part au rassemblement.

Rappelons que la Normandie était fortement mobilisée, mardi 14 juin 2016, lors de la précédente manifestation.

Des distributions de tracts ont également eu lieu. Au Havre, dès 7h du matin, l’intersyndicale était mobilisée sur le pont de Normandie. À Alençon (Orne), des tracts ont été distribués dès 11h30. Dans la Manche, à Cherbourg, Avranches et Saint-Lô, des points de rencontre pour faire signer la votation citoyenne sont organisés.

12h45. Fin de la manifestation à Rouen
La manifestation de Rouen se termine là où elle a commencé, cours Clemenceau. Elle aurait réuni 5 000 personnes selon les manifestants. La mobilisation est également terminée à Dieppe. Le cortège était composé d’environ 500 à 600 personnes.

Le cortège de Rouen (Seine-Maritime) a rejoint le cours Clemenceau pour clore la manifestation (photo ©Élodie Armand/Normandie-actu)

Le cortège de Rouen (Seine-Maritime) a rejoint le cours Clemenceau pour clore la manifestation (photo ©Élodie Armand/Normandie-actu)

12h30. Les manifestants du Havre arrivent cours de la République. Fin de la manifestation
Au Havre, la manifestation se termine devant la maison des syndicats, cours de la République.

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) ont rejoint le cours de la République pour mettre fin à la manifestation (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) ont rejoint le cours de la République (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

 

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) s'approchent de la fin de leur parcours (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

Les manifestants du Havre (Seine-Maritime) s'approchent de la fin de leur parcours (photo ©Karine Lebrun/Normandie-actu)

En Seine-Maritime, 3 nouvelles manifestations contre la "loi travail"

A Dieppe, Rouen et au Havre, des manifestations ont été à nouveau organisées pour demander le retrait de la loi du gouvernement qui réforme le droit du travail

  • Par Sylvie Callier
  • Publié le
 

Reportage de France 3 Normandie et France 3 Baie de Seine

Les syndicats et la police n'en pas encore communiqué leurs estimations du nombre de manifestants. Au Havre, de nombreux dockers ont pris part à la protestation.

"On ne lâche rien" scandent les opposants à la loi travail. Le président de la République a déclaré ce jeudi matin "nous irons jusqu'au bout"

 

Au Havre © France 3 Baie de Seine

© France 3 Baie de Seine Au Havre

Le journaliste de Filfax a beau ironisé sur l'élégance de la phrase dans l'article ci-dessous.  C'est un fait.  L'Union Européenne est mise en cause dans un slogan qui fut inscrit sur la chaussée à Rouen, jeudi dernier.  Ce n'est pas étonnant.  Tous les opposants à la loi travail savent que la commission de Bruxelles et l'UE sont derrière cette loi Travail voulue avec tant de hargne par Hollande et Valls, contre la très grande majorité des Français et la très très grande majorité des salariés.

Démocratie ?  Qu'est-ce que c'est ?  Une valeur européenne ? Seulement quand vous votez comme le veulent la Commission, les européistes tenants de la "concurrence libre et non faussée" et les capitalistes européens.

Respect de la volonté populaire majoritaire ?  Pas du tout.  Surtout si elle contrarie les projets de dumping social de l'Union Européenne, des gouvernants européens et des multinationales qu'ils servent.

AC

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 09:59

par ·

La manifestation du 23 juin aura finalement lieu : c’est une victoire contre l’entêtement malsain du gouvernement, contre sa dérive autoritaire et anti-démocratique. C’est une victoire de la liberté d’expression. Mais son parcours – de la Bastille à l’Arsenal et retour – accumule les risques de heurts violents avec la police. La décision prise par le préfet de police est donc grosse de risques. Le gouvernement prend la responsabilité de désordres dont les conséquences sont potentiellement graves. Il sera donc pleinement et totalement responsable du déroulement de cette manifestation.

Une gestion calamiteuse

Ce gouvernement a géré de manière particulièrement lamentable ce problème. On aurait pu comprendre, dans une situation tendue et avec un risque terroriste élevé, que TOUTES les manifestations publiques, et ceci inclut aussi les compétitions sportives, soient interdites. Cela impliquait néanmoins que ce gouvernement ait été en mesure de prouver qu’existait un risque grave, immédiat, et particulier sur ces manifestations. Mais l’interdiction des seules manifestations syndicales révèle à ce point la volonté cachée du gouvernement, imposer à tout prix le vote de la loi El Khomri, qu’elle en devient odieuse et constitue une atteinte évidente à la liberté de manifester.

La décision initialement prise mardi après-midi était bien l’interdiction. Ce geste inouï était sans équivalent depuis la guerre d’Algérie. Devant la fronde justifiée des organisations syndicales, les protestations de la Ligue des Droits de l’Homme, et la condamnation d’une large part de la classe politique, ce gouvernent à dû reculer. Il l’a fait dans la honte et la dissimulation, en se refusant d’assumer ses propres décisions et en en faisant porter la responsabilité au seul Préfet. Quel spectacle donc nous donne ce gouvernement et ce Président qui se déchargent de leurs responsabilités sur un simple exécutant. La politique du lampiste a certes des précédents dans notre pays. Du moins était-elle jusqu’à présent usée à posteriori. La création d’un lampiste a-priori est une innovation dont on aurait aimé se passer tant elle est honteuse.

Souveraineté et crise de nerf

Alors que les sondages confirment qu’une majorité de français rejette cette loi El Khomri, le gouvernement s’entête. Au-delà les postures, les attitudes caractérielles et les crises de nerf, cela révèle un problème évident : ce gouvernement n’a aucune marge de manœuvre. Il « veut » cette loi car elle est exigée par l’Union européenne qui n’aura de cesse que d’imposer son système de normes et son austérité. Il « veut » cette loi car il espère en échange obtenir un accommodement quant à l’ampleur du déficit public de la part de la commission de Bruxelles. Il « veut » cette loi car il n’est, en cette occurrence que le simple exécutant de mesures décidées à l’étranger et que cela ferait mauvais genre s’il devait expliquer à ses maîtres qu’il est dans l’incapacité de tenir ce à quoi il s’est engagé.

Nous sommes effectivement tombés bien bas. La déclaration des Droits de l’Homme de 1789 stipule que la « souveraineté réside principalement dans la Nation ». Il est cruel qu’elle ait été gravée sur les murs de l’hôtel Matignon, résidence du Premier-ministre. Ce dernier a donc en permanence sous les yeux le rappel de son indignité. Dans « Le Roi s’amuse », Victor Hugo fait dire à Triboulet, « quand on n’a plus d’honneur, on n’a plus de famille ». Nous constatons, quant à nous que quand on n’a plus de souveraineté, la démocratie se défait. Les comportements les plus autoritaires se donnent libre cours quand on n’a plus d’autorité.

Une démission nécessaire

La leçon que l’on peut tirer de tout cela, et en formant les espoirs les plus vifs pour qu’aucun incident grave ne vienne marquer la manifestation de demain, c’est que Manuel Valls doit démissionner. S’il ne lui restait au sein de son ambition et de sa folie du pouvoir qu’une once d’honneur et de raison, il aurait déjà dû le faire. Il aurait dû prendre acte du fait que sa politique est minoritaire et que les méthodes qu’il emploie divisent profondément les français. Dans ces conditions, on ne peut plus gouverner. Mais, puisque chez lui l’hubrys de l’ambition a tout recouvert, il doit être rappelé à la raison, sous peine d’entraîner dans sa chute l’ensemble du gouvernement et le Président, et au-delà la Nation toute entière. Nous sommes aujourd’hui dans une crise sociale et politique grave. Nous pourrions être, dès demain, dans une crise de régime.

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:19

Les actions continuent au Havre contre la loi Travail

Voir le détail sur le blog de l'UL-CGT du Havre

 

Manifestation intersyndicale et interprofessionnelle

 

Le Havre - 10 heures 30 devant la CCI

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 22:29
Rouen, Dieppe, Le Havre - Appel intersyndical à la grève et aux manifestations - 60% des Français soutiennent le mouvement -
Rouen, Dieppe, Le Havre - Appel intersyndical à la grève et aux manifestations - 60% des Français soutiennent le mouvement -
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 22:26

Lu sur le site de l'UD-CGT 76

Seine-Maritime - Solidarité financière  pour les grévistes
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 16:56
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 16:32
L'Union européenne assume : la loi El Khomri, c'est elle

Jean-Claude Juncker, président luxembourgeois de la Commission européenne

 

FIGAROVOX/DECRYPTAGE - Jean-Claude Juncker a déclaré que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire».Pour Coralie Delaume, l'économie de notre pays est depuis longtemps l'application des orientations de l'Union européenne.


Coralie Delaume est journaliste. Elle a notamment publié Europe. Les Etats désunis (Michalon, 2014). Découvrez ses chroniques sur son blog.


La loi El Khomri est un produit d'importation made in Union européenne (voir explications détaillées ici). Les «Grandes orientations de politique économique» (GOPÉ), dont l'existence est posée par les traités, et le «Programme national de réformes» (PNR), qui s'inscrit lui-même dans le cadre de la stratégie Europe 2020 «pour une croissance économique intelligente, durable et inclusive» (tsoin-tsoin), prescrivent à de nombreux pays et depuis longtemps le malthusianisme budgétaire et la modération salariale.

Dans même temps, la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union (CJUE), n'a de cesse de promouvoir l'ordre concurrentiel et la dérégulation. Surtout, au travers d'arrêts à l'impact décisif mais mal connus du grand public, tels, par exemple, les arrêts Laval et Viking de 2007, elle œuvre à saper le droit du travail dans les pays membres, et à affaiblir la capacité de négociation des salariés dans les conflits sociaux.

Enfin, l'appartenance à l'euro interdit toute dépréciation de la monnaie. Dès lors, elle conduit les pays de l'eurozone non à renforcer leur coopération, non à développer entre eux la solidarité, mais à se mener les uns aux autres une véritable «guerre de la désinflation salariale», selon une expression de Steve Ohana. Pour livrer cette guerre, ajoute l'économiste, «la France ne semble plus avoir d'autre choix que de s'engager plus franchement dans des politiques de dévaluation interne, non plus seulement via la baisse de la fiscalité sur le travail, mais via la compression des salaires eux-mêmes ( …) c'est l'option qui sous-tend la loi El Khomri».

Face au caractère scandaleux de l'affaire, face à la blessure d'orgueil que ne peut manquer d'occasionner, chez n'importe quel peuple encore un peu conscient de lui-même, l'idée d'être «gouvernancé» depuis Bruxelles, Francfort ou Luxembourg au lieu d'être normalement gouverné par les dirigeants qu'il a élus, on pourrait s'attendre à ce que les «Européens de métier» fassent profil bas. Par décence. Par souci de ne pas attiser la colère. Parce que le fait de bénéficier de pouvoirs exorbitants dont ils ne doivent la titulature qu'à une série d'erreurs d'aiguillage de l'Histoire, devrait suffire à les contenter.

Mais non. Jouir en silence du confort sans risque qu'offre le séjour dans cet Olympe grisâtre depuis lequel ils nous surplombent n'est pas assez bien pour ces encravatés. Il faut encore qu'ils portent en bandoulière leur bonheur niais d'être là où ils sont, et qu'ils l'ouvrent à tout propos. Sans se rendre compte qu'à la fin, «les gens» commencent à comprendre. Et à s'agacer.

L'ouvrir très grand, c'est l'une des choses que Jean-Claude - «il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens» - Juncker fait le mieux. Aussi a-t-il trouvé judicieux, dans un récent entretien au journal Le Monde de formuler ces quelques regrets: «à voir les réactions que suscite la «loi travail», je n'ose pas m'imaginer quelle aurait été la réaction de la rue, à Paris ou à Marseille, si votre pays avait dû appliquer des réformes comme celles qui ont été imposées aux Grecs». Ah, ces Français rétifs! Comme il est dommage de ne pouvoir vitrifier leur économie avec cette même brutalité joyeuse dont on a usé contre l'économie grecque!

Ceci dit, rien n'est jamais perdu pour qui sait s'armer de patience. Durant l'été 2015, au cœur de la «crise grecque», le ministre hellène Yanis Varoufakis avait donné quelques clés pour comprendre la dureté des créanciers vis-à-vis de son pays. Selon lui, la véritable cible des «Européens» (et de l'Allemagne, plus encore que de l'Europe institutionnelle) était en fait l'Hexagone. «La Grèce est un laboratoire de l'austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d'être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins», avait-il osé. Pour lui, les cibles terminales étaient l'État-providence et le droit du travail français.

Or pour Jean-Claude Juncker, il se trouve que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire». Le minimum seulement. Et, avec un peu de chance, de constance et d'audace, une simple étape vers ce rêve éveillé que constitue l'idéal grec!

Autre grand bavard: Pierre Moscovici. Lui assume mieux encore que Juncker, et ses insinuations n'en sont plus. Ce sont même des aveux: oui, l'Union européenne veut la loi El Khomri. Dans un entretien publié ici le 18 mai soit, précisément, le jour de la parution des recommandations adressées par la Commission à la France dans le cadre du «semestre européen», le commissaire aux Affaires économiques faisait connaître sa volonté. S'il minaudait tout d'abord en prétendant qu'il ne lui appartenait pas de «juger» la Loi travail, il rappelait toutefois qu'il lui appartenait bien de l'exiger: «Tout ce que je peux dire, c'est que la réforme est indispensable et qu'y renoncer serait une erreur lourde (…) les Français ont souvent le même réflexe quand une réforme se présente: celui de s'y opposer. Cela ne signifie pas que la réforme n'est pas nécessaire et qu'elle ne doit pas être menée (…) En outre, je pense que la volonté du peuple doit s'exprimer dans les élections, pas dans les sondages».

C'est vrai. En principe, sauf à vivre dans le chaos de la démocratie d'opinion, les scrutins font foi bien plus que les sondages. Mais en principe aussi, le pouvoir exécutif français se situe à l'Élysée et à Matignon (Paris, France), et non dans le bâtiment du Berlaymont (Bruxelles, Belgique). Sauf à vivre dans le chaos de la démocratie congédiée.

Évidemment, si les choses en sont là, et Moscovici le dit fort bien, c'est en raison «des traités que les gouvernements et les Parlements de l'Union européenne, à commencer par celui de la France, ont signés». C'est là l'argument dont les européistes se prévalent sans cesse, car il n'y a plus que ça en magasin. Au passage, ils se hâtent d'oublier que le dernier des traités, celui de Lisbonne, a tout de même nécessité pour être signé que l'on s'assoie en 2005 sur les résultats de deux référendums, le néerlandais et le français. Tout comme on s'est assis sur le résultat de la consultation grecque de juillet 2015. Autrement, c'était début du détricotage de la zone euro.

Au sujet du mouvement social actuellement en cours, Myriam El Khomri a eu ces mots très contestés: «il n'est pas question que l'économie de notre pays soit prise en otage». Ils sont pourtant incontestables: l'économie de notre pays est, depuis longtemps, en situation de captivité. Simplement, les rançonneurs ne sont pas forcément ceux que l'on croit.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 14:15

Charles Michel tente de contrer les mauvais sondages par un « show bonnes nouvelles ». (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

 
17 Juin 2016 sur le site de Solidaires, le journal numérique du Parti du Travail de Belgique
Koen Dereymaeker

« Les syndicats font de la désinformation », affirme le gouvernement. Pour Bart De Wever, ceux-ci répandent « des demi-vérités et des mensonges complets ». Le ministre de l’Emploi Kris Peeters, lui, persiste à soutenir qu’il ne veut pas abolir la semaine de 38 heures. « Est-ce que vous lisez seulement les textes que vous approuvez ? », a interpellé Raoul Hedebouw à la Chambre.

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:12
Journal indépendant de la Nuit Debout
Distribué par une militante de la Commission Europe Debout de Nuit debout Paris

Distribué par une militante de la Commission Europe Debout de Nuit debout Paris

Photo Francis Azevedo / DR

TRIBUNE — PAR BOB SOLO - Photo Francis Azevedo

Il faut encore interpeller et s’interroger au sujet de ce qu’on appelle la construction européenne : qu’est-elle devenue, qui sert-elle et qui la dirige ?
Du récent affrontement entre l’UE et le gouvernement grec jusqu’à loi travail imposée en France et ailleurs, en passant par le TAFTA et les autres traités économiques en vigueur ou en préparation, des événements qu’on pourra qualifier d’historiques, pour une fois sans exagérer, se déroulent sous nos yeux.

Le 23 juin, on vote au Royaume-Uni pour ou contre le fameux Exit, la sortie de l’UE d’un pays membre (qui n’est déjà pas dans la zone euro). Fin juin également, lors du prochain sommet de l’UE, la commission européenne demandera aux pays membres de confirmer le mandat de négociation qu’ils lui ont confié concernant le TAFTA, ou TTIP, le plus important accord commercial prévu entre l’Europe des 28 et les États-Unis, de plus en plus contesté par les populations des deux côtés de l’Atlantique. Partout se déclarent des zones hors TAFTA. Jean-Claude Juncker met clairement la pression sur tout le monde pour aboutir rapidement.

A ce stade-là, il s’agit de bien comprendre ce que tout ça révèle de ces institutions qui paraissent si abstraites et lointaines, mais qui, en fait, qu’on le veuille ou non, qu’on le sache ou pas, régissent maintenant nos vies quotidiennes. Et à partir de là, la nécessité – urgente – de prendre position : si la première question qui se pose nettement, c’est la vraie nature de cette “construction européenne”, la seconde est clairement de savoir si on souhaite continuer d’y participer – de la subir ? – ou pas.

Le fait est que cette UE a indéniablement montré “son vrai visage”, comme l’ont dit beaucoup d’observateurs, médias, économistes, responsables politiques divers, etc. Un visage, c’est-à-dire surtout un langage et des comportements pour le moins autoritaires, des méthodes brutales, tyranniques – on évitera ici de parler de dictature, ne serait-ce que par souci de peser les mots et peut-être par respect des victimes des “vraies” dictatures passées ou présentes : ces endroits où l’on assassine les gens pour tuer leurs idées.

 

Mais on a tout de même vu à l’œuvre une poignée de gens de pouvoir totalement dénués d’ouverture, d’honnêteté ou tout simplement d’humanité, et dont les plus beaux spécimen flirtent allègrement avec le conflit d’intérêts ou le soupçon de corruption – le président Juncker en tête. Leur intransigeance veut se faire passer pour de la “responsabilité” quand on n’y voit que la défense acharnée de dogmes économiques qui protègent uniquement les privilèges d’une classe dominante, dont ils font partie, au détriment de centaines de millions de citoyens européens.

Dès lors, le discours sur l’Europe « des peuples », l’Europe « qui protège », l’Europe de la « solidarité », tout ça n’est plus qu’une mauvaise blague, une opération de propagande. Une arnaque. Au minimum un échec retentissant, si tant est que la réussite de la mise en œuvre de ces beaux concepts ait été ne serait-ce qu’un seul jour le véritable objectif de tout ce bazar technocratique – ce dont on peut carrément douter aujourd’hui si on y croyait encore hier. Et justement certains n’y ont jamais cru.

On peut aussi y être complètement indifférent, comme beaucoup l’ont toujours été, n’en avoir rien à faire ou penser que “c’est comme ça”, qu’on n’y changera rien, et que la seule option qui reste l’est à titre individuel : faire avec, faire pour soi, faire “son petit bonhomme de chemin”. Dans ce cas-là, il faudra quand même accepter qu’à l’intérieur du cadre tel qu’il est imposé, un tel individualisme a automatiquement des conséquences sur autrui. Autrement dit, avoir à l’esprit que dans cette UE à la fois autoritaire et ultra-libérale, simplement tenter de s’en sortir soi-même ne peut qu’impliquer de jouer des coudes en permanence, voire écraser les autres.

Bref, la compétition totale, la loi du plus fort – du plus riche en réalité –, la guerre de tous contre tous. Apparemment, ça convient à nombre d’entre nous. Certains prétendront même que “c’est la nature”, argument stupide par excellence, mais toujours pratique pour masquer son cynisme, son égoïsme, sa flemme congénitale ou sa lâcheté à assumer une idéologie pourrie facilement réductible à : « Chacun sa gueule, la mienne d’abord, et après moi le déluge ». Un déluge qui d’ailleurs pourrait se produire plus vite qu’on ne le croit, conséquence directe et déjà amorcée de ce capitalisme du désastre.

Pour les autres, toutes celles et tous ceux qui ont un peu plus de conscience politique qu’un bulot, qui possèdent encore quelques valeurs et/ou quelques scrupules, il est temps de réaliser la violence des attaques et des humiliations subies par les populations européennes, des ravages sociaux, humains, économiques et écologiques, présents et à venir, et d’en tirer les conséquences.

On peut voir ça et là les tenants d’une “refondation”, d’une “reconstruction”, d’une “réorientation” de l’Union. On peut lire ou entendre leurs appels, plus ou moins enthousiastes, et plus ou moins argumentés, pour “une autre Europe”. Ce à quoi s’opposent d’autres avis plus tranchés : la comédie a assez duré, il faut en finir une bonne fois.

De fait, de celui de de Rome à celui de Lisbonne en passant par celui de Maastricht, les traités européens en sont arrivés à ne plus laisser aucun choix : les états-membres qui en sont signataires doivent y obéir. Point barre. Et on a pris soin de graver dans le marbre de ces textes des dispositions qui jusque-là appartenaient à la délibération collective. On voit donc mal désormais comment on pourrait sérieusement prétendre “lutter de l’intérieur”. L’épisode grec notamment le démontre de façon la plus crue et la plus cruelle : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités», dixit Juncker. Nous faut-il un dessin?

Ce n’est plus la seule problématique monétaire vis à vis de l’euro qui est en débat, ni même la simple impossibilité d’une politique économique décidée à l’intérieur d’un pays (ne parlons même pas d’une politique sociale), et c’est encore moins la question de la paix en Europe, celle que l’UE prétendait garantir et dont on voit ce qu’il en est : fiasco. Non, c’est la question cruciale de la souveraineté populaire, qui n’a rien à voir avec les “nationalismes” et autres délires réactionnaires nauséabonds, mais qui en revanche à tout à voir avec – et au fond n’est rien d’autre que – la question de la démocratie.

Voilà ce qu’on est en train de nous voler morceau par morceau : la possibilité, démocratique, collective, populaire, libre – en fait, le droit, de faire des choix pour notre vie présente comme pour notre avenir. Et rien ne montre objectivement qu’il y a aura une fin à ce pillage. Sauf à trouver les moyens de le faire cesser.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 07:02

Publié par El Diablo

photo : el diablo

photo : el diablo

CASSEURS dans les MANIFESTATIONS: Pourquoi pas une enquête parlementaire sur les ordres donnés à la police ?

Communiqué du Parti de la démondialisation (PARDEM),

le 16 juin 2016

Le Parti de la démondialisation demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire visant à identifier les ordres donnés à la police par le ministère de l’Intérieur, et donc l’Élysée, lors de la manifestation syndicale du 14 juin 2016 à Paris.

Un groupe d’individus, étrangers aux organisations qui appelaient à cette journée de mobilisation est venu perturber une nouvelle fois la manifestation contre le projet de loi El Khomri, convoquée par la CGT, FO, Solidaires, la FSU, l’UNEF, l’UNL, la FIDL. Ils ont cassé des vitrines et des abribus, s’en sont pris violemment aux forces de l’ordre et parfois aux manifestants.

Contrairement aux affabulations de Monsieur Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, proférées au journal télévisé de 20h sur France 2 le mardi 14 juin, il ne s’agissait aucunement de « hordes de manifestants ». Ces individus n’étaient tout au plus que 200 ou 300. Ils ne faisaient pas partie des manifestants, et venaient au contraire susciter des violences afin de discréditer l’action syndicale pacifique. Ils sont les alliés objectifs du pouvoir dans sa tentative désespérée de faire passer une loi antisociale rejetée par une majorité de la population. Ces individus, qu’ils en aient conscience ou non, sont instrumentalisés par la haute hiérarchie policière et le pouvoir politique.

Un certain nombre de questions se posent en effet à l’issue de la manifestation parisienne du 14 juin :

=> Pourquoi cette poignée d’individus, qui s’étaient placés en tête du cortège, n’ont-ils pas été mis immédiatement hors d’état de nuire par une action proportionnée des forces de l’ordre ?

=> Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles laissé faire ces individus tout au long du cortège, comme si l’objectif était de les encourager au vandalisme et d’offrir des images spectaculaires aux médias audiovisuels ?

=> Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles bloqué les rues de Sèvres, du Cherche-Midi, de Vaugirard, de Rennes, etc., empêchant les manifestants qui le souhaitaient de rejoindre la manifestation ?

=> Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles stationné leurs véhicules devant l’hôpital Necker rue de Sèvres, comme si l’objectif recherché était d’encourager les dégradations de cet hôpital puisque des projectiles étaient lancés sur ces véhicules ? etc. Une incompétence aussi grossière de la haute hiérarchie policière n’est pas envisageable.

Des ordres du pouvoir politique ont manifestement été donnés pour encourager volontairement les actes spectaculaires susceptibles, par leur relai dans les médias, de retourner l’opinion publique et la faire se dresser contre les syndicats.

La vérité doit être connue.

C’est pourquoi le PARDEM a écrit ce jour au président de l’Assemblée nationale et aux présidents des groupes politiques pour leur demander de mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire. Celle-ci, pour préparer le bon déroulement des manifestations prévues le 23 juin, devra mandater des parlementaires (et des journalistes) au ministère de l’Intérieur, à la préfecture de police de Paris, à l’état-major de la Direction centrale de la Sécurité publique, dans les centres de commandement des 7 directions zonales des CRS installées aux sièges des zones de défense, à la Direction générale de la Gendarmerie nationale et dans les 13 régions de Gendarmerie.

Il revient aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre, qu’il s’agisse des manifestations syndicales ou de l’Euro de football.

SOURCE :

 

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