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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 14:29
MOINS DE CAMIONS, PLUS DE WAGONS…. VITE !

Pollution atmosphérique

| sur le site de la Fédération CGT des cheminots

L’épisode actuel de pics de pollution dans les grandes agglomérations du pays semble atteindre une ampleur jamais vue depuis 10 ans. A Paris tout d’abord, puis à Lyon et sans doute ailleurs, des mesures exceptionnelles sont mises en place telle que la circulation alternée des automobiles et la gratuité des transports en commun.

Nous sommes face à un désastre environnemental et une catastrophe sanitaire.

Les mesures ponctuelles, pour nécessaires qu’elles soient, sont très insuffisantes. Il est urgent de s’attaquer aux causes profondes des émissions de polluants.

Or, les transports constituent le premier secteur d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Bien sûr, les véhicules individuels sont trop nombreux sur les routes. La seule alternative efficace réside dans le développement des transports en commun.

Par contre, on parle peu du Transport Routier des Marchandises (TRM).

Le TRM est ainsi le principal émetteur de pollution sur Paris et la petite couronne (53% des oxydes d’azote, 40% des particules fines). En 2009, les études montraient que 3 millions d’habitants de l’Ile-de-France étaient soumis à une qualité de l’air inférieure aux normes pour l’oxyde d’azote et 1,8 millions étaient soumis aux dépassements des seuils de particules.

Ces quelques chiffres, auxquels il faudrait ajouter ceux sur la congestion routière permanente, de l’accidentologie et du coût cumulé assumée par la collectivité, pointent une fois de plus l’hégémonie du mode routier dans le transport des marchandises.

En France, plus de 85% des marchandises sont transportés par la route, contre moins de 10% par le rail et moins de 5% par la voie d’eau. En Ile-de-France, première région économique d’Europe où se réalise près du tiers du PIB national, la part du rail n’est que de 5% !!

Il y a urgence à rééquilibrer les parts des différents modes de transport en faveur des plus vertueux.

C’est possible, à condition de sortir le transport et la logistique des griffes du marché. Cela nécessite une vraie volonté de l’Etat. La SNCF doit redevenir l’outil d’une vraie politique multimodale des transports.

Les cheminots et leurs organisations syndicales, aux côtés d’acteurs économiques et institutionnels font des propositions et tracent des pistes concrètes pour relancer le Fret ferroviaire.

C’est l’objet du documentaire « transport des marchandises, changeons d’ère », récemment réalisé par Gilles Balbastre pour le compte du CE National de Fret SNCF.

La Fédération CGT des cheminots vous invite à visionner ce documentaire sur You Tube ou sur le site www.fret21.org

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 17:41

8 décembre 2016 : les travailleurs grecs en grève générale contre l'austérité et la dictature de l'union européenne!

Publié le 9 décembre 2016 par FSC

Les travailleurs grecs ne se laissent pas faire :le 8 décembre ils ont déclenchés dans le public et dans le privé une énorme grève générale : les ferries sont ainsi resté à quai pour le 7e jours consécutifs

greve-marins-athenes-6-decembre-2016

Grève des martins – port d’Athènes 6 décembre 2016 – photo PAME HELLAS

Des manifestations massives ont eu lieu dans tous le pays. Rassemblant 15 000 personnes à Athènes et plus de 5 000 à Thessalonique à l’appel du syndicat PAME (syndicat de lutte de classe proche du parti communiste grec KKE).

le PAME avait organisé plus de 550 manifestations, meetings et mobilisations sur les lieux de travail dans toute la Grèce, le 6 décembre pour préparer les plus de 60 manifestations géantes du 8 décembre dans toutes la Grèce

Dans la nuit de samedi à dimanche, Syriza veut faire voter le budget 2017 qui prévoit une augmentation de plus de 1 milliards des impots frappant les classes populaires avec des taxes de tous types sur les voitures, les téléphone, la télévision, le carburant, le tabac le café ou la bière. Tout en réduisant de près de 6 milliards les dépenses publiques et en lançant de nouvelles privatisations en 2017.

Chacun pourra observer qu’après près de 10 ans d’euro austérité la dette grecque n’a cessé de croître, de même que les profits des multinationales qui grâce au chantage à l’euro étrangle la Grèce pour mieux mettre ses richesse et son appareil productif et ses infrastructures en coupe réglés et faire sauter les droits des travailleurs.

 

D'autres sources sur la grève du 8 décembre en Grèce

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 16:12
Le petit théâtre trompeur de la course à l’Elysée
François Hollande et Manuel Valls© Philippe Wojazer
François Hollande et Manuel Valls
 

Fin de partie pour François Hollande, compte-à-rebours pour Manuel Valls. Le président ne briguera pas un deuxième mandat. Son actuel Premier ministre s’apprête à officialiser sa candidature à la primaire socialiste.

Ces péripéties ont provoqué un double tsunami médiatique en France – émissions spéciales sur les grandes chaînes, cahiers entiers dans la presse écrite – sans commune mesure avec l’importance réelle de ces événements.

Car cet abandon et ce remplacement ne changent pas les données fondamentales de la course électorale à l’Elysée. D’ailleurs, dans les rues parisiennes, comme sur la place principale des petits villages provinciaux, nul n’a assisté au spectacle d’hommes ou de femmes s’effondrant de désespoir, pas plus d’ailleurs qu’à des scènes de liesse populaire…

 
Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian et Stéphane le Foll – des candidats probables à la succession de Manuel Valls

Pour s’en tenir au plan économique et social, les orientations mises en œuvre sous le règne hollandais ont été en tous points conformes aux souhaits du patronat

Quant aux causes de la défection du chef de l’Etat sortant, il n’est pas besoin d’être un expert en sciences politiques pour les entrevoir. En l’espace de cinq ans, le nombre de chômeurs s’est accru de près de 600 000, encore ne s’agit-il là que de chiffres officiels, qui ne concernent qu’une seule catégorie de privés d’emplois.

Pour s’en tenir au plan économique et social, les orientations mises en œuvre sous le règne hollandais ont été en tous points conformes aux souhaits du patronat : «politique de l’offre» (baisse toujours plus poussée du prix du travail au nom de la «compétitivité», subventions et cadeaux fiscaux aux entreprises), «réformes» libérales, en particulier en matière de concurrence, d’affaiblissement du secteur public, et de détricotage du code du travail.

Il n’est nullement exagéré de souligner que cette politique relevait d’un «copié/collé» fidèle et précis des orientations impulsées par l’Union européenne.

A cet égard, la «Loi travail», qui a suscité un profond mouvement de rejet au printemps 2016, a été emblématique. Il convient d’en rappeler deux de ses aspects les plus essentiels : inversion de la «hiérarchie des normes», et simplification des possibilités de licenciement. Le premier aspect autorise que des négociations au niveau d’une entreprise aboutissent à des résultats plus défavorables pour les salariés que les garanties minimales prévues par le code du travail. Le second multiplie les cas où l’invocation de «contraintes économiques» suffit à justifier une mise à la porte.

De nombreuses manifestations ont tenté de mettre en échec ce projet très impopulaire notamment parmi la jeunesse. Mais un syndicat – la CFDT – a très tôt soutenu la loi, moyennant de minuscules concessions. D’autres facteurs expliquent que la mobilisation n’ait pas été suffisante. Car si les défilés ont été nombreux (et remarquables, dans le contexte d’un état d’urgence décrété après les attentats), il n’y jamais eu de grève générale ou massive.

Parmi ces facteurs figure très probablement ce qu’on pourrait nommer une résignation exaspérée. Autrement dit, une forte colère bridée par le sentiment que le pouvoir finira toujours par réussir à imposer ses volontés.

Car depuis trois décennies, «gauche» et droite alternent à chaque élection. La droite impose classiquement mauvais coups sociaux, réformes libérales et privatisations ; et les gouvernants de gauche… surenchérissent sur ces dernières, pour montrer qu’ils ne sont pas moins «réalistes» que leurs prédécesseurs ; qui eux-mêmes s’appuient sur ces nouveaux «acquis» pour aller plus loin, ce qui permet de poursuivre sans fin la surenchère.

Suite de l'article en cliquant ci-contre :https://francais.rt.com/opinions/30179-petit-theatre-trompeur-course-elysee

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 14:50
Fin des quotas pour les betteraves sucrières - La position de la confédération paysanne : "Préserver la production des entreprises familiales".
Confédération paysanne
SUCRE : NOS POSITIONS

Préserver la production des entreprises familiales

■ Maintenir un système de quotas à la terre comme seule référence, avec une répartition équitable entre les producteurs. Le maintien de ce système de quotas est indispensable après 2020 pour assurer une pérennité à la filière et permettre aux petites exploitations et aux petites usines sucrières de poursuivre leur activité, même dans les territoires moins favorables à la culture de betterave.
■ Maintenir des prix rémunérateurs pour TOUS les producteurs.
■ Casser le monopole de la cotisation obligatoire de l’interprofession sucre.
■ Revenir à un système mutualiste au sein des coopératives (85 % des tonnages de betterave français sont transformés actuellement dans des structures coopératives). Le principe « un homme = une voix » a disparu au profit d’une représentativité proportionnelle au niveau de production, ce qui introduit des inégalités entre planteurs.
■ Encourager à valoriser les productions par des pratiques respectueuses de l’environnement.
■ Favoriser le développement local et éviter que les productions de sucre et d’éthanol ne se fassent aux dépens d'autres besoins de consommation.
■ Obtenir des revenus d’exportation significatifs pour les pays les moins avancés et les pays en voie de développement. Contingenter (au lieu de supprimer) les accords préférentiels d’accès au marché européen de ces pays. Mettre fin au dumping sur les marchés de ces pays.  
■ Sans pousser à l’arrêt de sa production qui existe depuis plusieurs décennies en France, il est nécessaire de mettre fin au maintien artificiel de l'éthanol par des mesures fiscales coûteuses.  

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 14:02
En Normandie, la production de betteraves sucrières augmentera en 2017
Publié 05/12/2016 á 18H45 sur le site de Paris-Normandie

La filière du sucre de betterave se prépare à augmenter sa production dans la perspective de la fin des quotas européens en 2017.

    De moindres rendements, mais un prix en hausse. C’est ainsi que se résument les termes de la dernière récolte de betteraves sucrières sous régime de quotas, dont la campagne bat son plein depuis mi-septembre. Avec environ 80 tonnes par hectare, celle-ci sera « la plus mauvaise depuis dix ans », du fait d’un printemps couvert et d’un été sec, comme le résume Alexandre Quillet, agriculteur et président du syndicat betteravier de l’Eure.

    Mais tout autant que ces résultats annuels, c’est vers l’avenir que se tournent les regards des planteurs de betteraves et des industriels du sucre puisque le 30 septembre 2017 se terminera l’un des plus anciens dispositifs d’encadrement de la production et des marchés de la Politique agricole commune, à savoir le « règlement sucre européen ». [...]

    Lire la suite ci-dessous

    Extraits

    "Pour Alexis Duval, président du directoire du groupe coopératif Tereos, qui a longuement réclamé un maintien des quotas, ce nouveau cadre représente finalement une opportunité : "la fin des quotas va nous permettre de fixer nos volumes et choix de production librement". L’entreprise prévoit d’accroître de 20% sa production en Europe. Les betteraviers, qui pourront toujours conclure des accords interprofessionnels avec le Syndicat national des fabricants de sucre, s’inquiètent quant à eux de la concurrence mondiale. "On ne rentre pas dans un monde ultra-libéral", rassure Joost Koorte, directeur général adjoint à la direction générale de l’Agriculture et du développement rural de la Commission européenne."

    Lire la totalité du dossier sur le site de l'Usine Nouvelle en cliquant ci-après :

    http://indices.usinenouvelle.com/produits-agricoles/la-filiere-sucre-se-prepare-a-la-suppression-des-quotas.5843

     

    Fin des quotas de sucre: les producteurs de betteraves espèrent un meilleur sort que les éleveurs laitiers
    Fin des quotas de sucre: les producteurs de betteraves espèrent un meilleur sort que les éleveurs laitiers

    A dix-huit mois de la fin des quotas européens sur le sucre, les producteurs de betteraves tentent d'obtenir des garanties de la part des industriels, pour éviter le sort des éleveurs laitiers, plongés dans une grave crise de surproduction.

    Lire la suite ci-dessous

    http://www.pleinchamp.com/grandes-cultures/actualites/fin-des-quotas-de-sucre-les-producteurs-de-betteraves-esperent-un-meilleur-sort-que-les-eleveurs-laitiers

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    6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 17:43

    Par Romaric Godin  |  05/12/2016 sur le site de Latribune.fr

    CouvertureL'Italie a dit "non". Pourquoi ? (Crédits : TONY GENTILE)

    Le non massif des Italiens à la réforme constitutionnelle de Matteo Renzi révèle l'échec de la politique de réformes promue par la zone euro et, plus généralement, du fonctionnement actuel de l'Europe.

    La victoire du « non » au référendum italien est sans appel. Près de 60 % des électeurs qui se sont exprimés ont rejeté la réforme constitutionnelle de Matteo Renzi. C'est bien davantage que ce que prédisaient les sondages : le rejet est franc et massif. Et ce rejet touche au cœur de la logique de la zone euro. Evidemment, on peut, comme à chacun des référendums où l'Europe était au centre des débats et où elle a perdu, trouver des voix de contournement pour pouvoir « continuer comme avant » : le débat ne portait pas sur l'Europe et l'euro, Matteo Renzi a trop personnalisé l'enjeu, les électeurs, dans les référendums, répondent, comme le notent dès ce matin un communiqué des presse du groupe des eurodéputés français, dans les référendums « à beaucoup de questions, surtout celles qui ne leur sont pas posées ». Bref, on peut essayer de regarder ailleurs et tenter de tout faire pour contourner le résultat comme après les trois autres référendums perdus par l'UE depuis juillet 2015 en Grèce, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

    Pourquoi les Italiens ont répondu à la bonne question

    Mais on peut aussi prendre au sérieux la décision nette du peuple italien. Ce « non » pourrait bien être un « non » à la réforme constitutionnelle elle-même. D'abord pour ce qu'elle contenait, ensuite pour ce qu'elle incarnait sciemment. Ce qu'elle contenait d'abord. La réduction du Sénat italien au rang d'une chambre secondaire « à la française » accompagnée d'une loi électorale (« l'italicum ») permettant de dégager des majorités à la chambre, a été perçu par les Italiens comme un déni de démocratie. Depuis vingt ans, l'Italie s'est engagée dans un difficile processus de décentralisation qui était, ici, réduit par un Sénat représentant les régions composés d'élus au suffrage indirect et réduit au rang de spectateur des grandes décisions. Ce renforcement du pouvoir central est mal perçu dans un pays qui s'en méfie naturellement et qui a mis bas en 1992 à la « partitocratie » pour obtenir plus de démocratie, pas moins.

    Surtout, chacun savait pourquoi cette réforme était essentielle, pourquoi elle était en réalité « la mère de toutes les réformes ». C'est parce qu'elle était réclamée par les marchés et les autorités européennes. Voici des années que le Sénat est l'élément sur lequel les analystes et les économistes de marché se focalisent : ce serait lui qui empêcherait la « formation d'un gouvernement stable » en Italie. Les Italiens savent parfaitement pourquoi ces pouvoirs extérieurs souhaitent un « gouvernement stable », c'est pour imposer des « réformes » économiques et la politique économique d'ajustement unilatéral de la zone euro. Voici pourquoi ce référendum était bien un référendum sur la zone euro, même et surtout si l'on votait sur le contenu de la réforme elle-même.

     

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    5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 17:54
    La victoire du « non » et la défaite de Renzi

    La victoire massive du « non » au référendum italien, avec plus de 59% des suffrages, vient de déclencher le mécanisme d’une bombe à retardement au sein de la zone euro et de l’Union européenne. L’ensemble des facteurs d’instabilité et de crise qui marquent cette zone va ressurgir à l’occasion de ce vote. Nous allons assister au déploiement d’un drame en plusieurs actes.

     

    Une défaite pour Matteo Renzi

    Le premier acte en est indiscutablement la démission du Premier-ministre italien, M. Matteo Renzi. Ce dernier était vu par les responsables des institutions européennes et par les dirigeants des principaux pays de l’Union européenne, comme un garant des réformes à imposer à l’Italie. Or, et la campagne référendaire l’a montré, ce sont ces réformes qui ont mobilisé les électeurs pour le « non ». Renzi a commis l’erreur de vouloir faire de ce vote un plébiscite de sa politique. Elle a été nettement rejetée. Or, sa politique, et ce fut aussi largement dit dans la campagne, était l’application à l’Italie du cadre disciplinaire conçu à Bruxelles et à Berlin. La victoire du « non » est ainsi directement une défaite pour les européistes d’Italie et d’ailleurs.

    Il n’est pas dit que des élections immédiates suivent la démission de Renzi. Il peut « gérer les affaires courantes » pendant plusieurs semaines, ou le président de la république italienne peut tenter une formule de replâtrage avec un des ministres du gouvernement de Renzi. L’idée étant de « tenir » jusqu’en 2018 et d’éviter des élections anticipées. Il est peu probable cependant qu’un gouvernement de transition tienne plus que quelques mois. Des élections sont donc à venir en 2017 en Italie.

     

    La montée des tensions dans la zone Euro

    Mais, la situation de l’Italie est aujourd’hui à un point critique pour ce qui concerne son économie et ses banques. Le Monte dei Paschi di Siena, la plus ancienne des banques italiennes, doit émettre 5 milliards de titres cette semaine. Dans le contexte politique créé par l’échec cuisant du référendum, cela ne se fera pas sans difficultés. Plus globalement, le plan – fort complexe – de règlement du problème des mauvaises dettes accumulées dans le système bancaire italien est lui aussi mis en cause. On sait que pour le Monte dei Paschi di Siena ces dettes se montent à 27,7 milliards. Le deuxième acte se jouera sur l’économie et il faudra suivre dans les jours qui viennent comment évolueront les taux de la dette à dix ans de l’Italie. Ce pays est, après la Grèce, le plus endettée de la zone euro. Or, l’Allemagne refuse tout sauvetage global du système bancaire italien, tout comme elle refuse un règlement global de la dette grecque par la voie d’une annulation d’une partie de ces dettes, ce qu’exige désormais le FMI. La combinaison de ces deux problèmes, la situation italienne et le bras de fer entre l’Allemagne et le FMI sur la Grèce, est grosse d’une nouvelle crise de l’euro.

     

    Vers un changement majeur en Italie?

    Le troisième acte se jouera devant les électeurs italiens. Les élections à venir en Italie, et bien des choses ici dépendent de la volonté non seulement des partis au pouvoir mais aussi de certains partis d’opposition, vont probablement montrer des changements importants. Si les élections devaient avoir lieu rapidement, il est probable que le M5S de Beppe Grillo aurait une large majorité au Parlement, voire une majorité absolue. C’est pour cela que les élites au pouvoir ont une telle peur de ces élections. Si ces dernières sont repoussées de 6 mois, voire de 9 mois, la possibilité que la Ligue de Salvini (ex Ligue du Nord) prenne de l’ampleur n’est pas à écarter. Le système électoral italien est complexe, et le jeu des partis l’est encore plus. Mais, une chose est claire : le consensus austéritaire et européiste est en train de se fracturer. A l’horizon se profile la question du maintien, ou non, de l’Italie dans la zone euro. Le débat est plus avancé qu’il ne l’est en France. Un nombre grandissant d’acteurs et de responsables a compris que l’Italie DOIT sortir de l’euro. Mais, le problème pour eux est de savoir comment.

     

    Cela implique, et c’est le quatrième acte, que les conséquences pour la France seront importantes. Je l’ai déjà écrit. En un sens, la défaite de Renzi est aussi la défaite de l’austérité, et donc celle de Fillon. Il faudra voir comment ce dernier va réagir et s’il va recomposer son projet économique. Mais, en tout état de cause, la victoire du « non » au référendum italien ouvre un espace important aux forces qui en France contestent l’euro et l’union européenne.

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    2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 23:05
    Airbus : 1.164 postes supprimés malgré des bénéfices records

    Plus de 1.000 postes s'apprêtent à être supprimés chez Airbus dans le cadre de la réorganisation du groupe, a confirmé ce mardi l'avionneur, qui a pourtant enregistré en 2015 un bénéfice net de plus de 2 milliards d'euros...
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    2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:09
    Avis de régression générale

    La Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d’examiner le CETA, l’accord de libre échange EU-Canada. Cette décision est sans précédent.

    A chaque année qui passe les espoirs d’une « mondialisation heureuse » s’éloignent. Certes, seuls les hommes les plus naïfs et ceux qui avaient intérêt à leur faire croire à cette fable grossière usaient ces dernières années de cet adjectif collé à un processus mortifère puisque orchestré par « les nouveaux maîtres du monde » contre les « multitudes ». Partout, les possesseurs du capital exploitent de manière éhontée puis jettent sans vergogne des « flux » de main-d’œuvre qui viennent alors grossir les rangs des outsiders. Partout, une économie de dévoration ravage les écosystèmes pour nourrir en « ressources » épuisables la méga-machine dont les rejets nocifs sont, de plus, impossibles à contenir désormais. Partout, les fractures sociales et écologiques poussent des pans entiers des sociétés humaines vers le désespoir. Sur ce terreau fertile des hommes et des femmes se prétendant de bonne volonté se font élire pour diriger à leur tour le système qui les a si bien servi jusqu’alors. Ils ne feront ensuite qu’aggraver le sort des plus humbles et renforcer celui des nantis car telle est la loi du capitalisme débridé dont ils ne songeront surtout pas à inverser le sens profond.
     
    La mondialisation pourrait ne pas être malheureuse. Pour ce faire il faudrait qu’elle soit conduite autrement que par la domination exorbitante des firmes transnationales dont le capital est de plus en plus concentré dans les mains de gros actionnaires toujours plus gourmands. Dans de telles conditions, prôner le libre-échange comme mode dominant de fonctionnement des marchés ne peut qu’accroître les inégalités de développement tant à l’intérieur des nations que dans la confrontation des nations entre elles. La domination du libre-échange en donnant la priorité presque absolue à la dimension économique des activités humaines ne peut que favoriser l’affaiblissement progressif des normes de protection des communautés locales ou de l’environnement en général. Ce dernier avatar est évidemment insoluble en l’absence d’un droit international digne de ce nom. Enfin, la financiarisation exacerbée de l’économie, en renforçant toujours plus la volatilité des capitaux, ne fait que favoriser le risque de déstabilisation des économies locales rarement préparées à supporter les conséquences de décisions prises par des « donneurs d’ordres » souvent très éloignés des lieux de la production des richesses matérielles et des lieux de vie des hommes. Une autre mondialisation, basée sur le partage réel des richesses et une exacte connaissance des besoins des hommes partout où ils vivent, est éminemment souhaitable. Elle ne sera possible qu’au prix de la condamnation du néolibéralisme économique que des régimes politiques, que l’on fait encore mine de croire démocratiques, soutiennent contre vents et marées. Le changement radical n’est donc hélas pas pour demain matin !
     
    Car, demain matin c’est le populisme mauvaise version qui va triompher en France – entre autres exemples européens – comme c’est désormais le cas aux Etats-Unis. Nous entendons là l’accession au pouvoir suprême de candidats portés par le désarroi des « perdants » – et de ceux qui croient l’être – à qui l’on a savamment désignés les boucs-émissaires responsables de leurs difficultés et des malheur du pays. Ces vainqueurs aux petits pieds eu égard aux défis du temps ne sont en rien des hommes d’ouverture sauf dans le domaine de la circulation du capital et de la recherche du profit quoi qu’il en coûte. Ils vont un peu plus, si ce n’est totalement, fermer les frontières aux « nouveaux envahisseurs », chasser de leur pays tous ceux qu’ils décréteront indésirables avec l’assentiment des pans déculturés de la société qui du coup aura bien du mal à garder ce nom. Donald Trump n’aime pas les Musulmans, les Noirs, les Mexicains notamment parce que ces derniers sont catholiques. Il rêve d’une Amérique des origines, blanche et protestante, qui au moment de la lutte pour les Droits civiques dans les années soixante n’existait pourtant déjà plus. Sa politique de fermeture au monde couplée à l’allègement sensible des impôts frappant les plus favorisés ne pourra qu’aggraver la situation des plus déshérités dont la hargne envers les faux coupables désignés grandira encore tout comme la réponse sécuritaire qui trouvera là un alibi commode pour justifier d’autres fermetures et un durcissement de l’arsenal répressif. Il semble que l’Europe pourra, de son côté, difficilement échapper au même scénario. Ainsi, l’idéal démocratique de l’Occident s’éloignera chaque jour un peu plus.
     
    L’espoir en une démocratie vivifiée s’évanouit donc lui aussi. Ainsi, la Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d’examiner le CETA, l’accord de libre échange EU-Canada. Cette décision est sans précédent. Depuis des semaines, les représentants de la droite, des libéraux et des sociaux-démocrates faisaient tout leur possible pour étouffer le débat sur le CETA, manœuvre après manœuvre. Avec cette décision, la boucle est bouclée : il n’y aura pas d’espace au Parlement européen pour un débat démocratique sur le premier des traités transatlantiques. La commission Commerce international (INTA) est en charge du dossier, et fait tout son possible pour empêcher d’autres commissions de se pencher sur l’accord, et d’étudier le texte sous d’autres angles : environnement, agriculture, démocratie, consommation, etc. Lors de la même réunion de la Conférence des Présidents, il a aussi été décidé de ne pas débattre d’une motion défendue par plus de 80 députés de toutes couleurs politiques, sur la légalité des dispositions de protection des investissements du CETA. Ces scandaleuses décisions montrent à quel point les fanatiques du libre-échange, y compris sociaux-démocrates, ont une peur bleue du débat sur le contenu de ce traité. Qui a dit pourtant que la démocratie c’est le débat ? Et l’on s’étonnera que les peuples n’y croient plus !
     
    Pour changer les orientations profondes de la mondialisation il faudra d’abord renvoyer les hommes qui la façonnent. Albert Einstein n’avait-il pas dit : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont généré ». Honorons enfin cette parole par des actes.

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    30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 23:46

    Au fond du trou : Juncker demande de suspendre tout référendum sur l'UE... parce que les citoyens pourraient mal voter !

    ILLUSTRATION

    Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, vient de lancer un cri d’alarme : les États devraient cesser de consulter leurs peuples sur la question de l’UE, car cela « rajouterait de la défiance à l’énorme défiance déjà présente au cœur de l’UE ».

    Et notre oligarque en chef de s’expliquer :

    « Concernant les référendums sur l’adhésion à l’UE, je pense qu’il n’est pas sage d’organiser ce type de débat, non seulement parce que je pourrais être préoccupé par le résultat final, mais parce que cela renforcera le nombre considérable de controverses déjà présentes au cœur de l’UE. »

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