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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 17:39

Chers camarades,

Depuis 9 mois la candidature de Jean-Luc Mélenchon, annoncée par celui-ci en février 2016, fait débat chez les militants communistes, que ce soit au sein du PCF, ou au sein des organisations communistes extérieures au PCF.

Dans ce débat, il nous semble que bon nombre de militants oublient l’objectif principal qui doit nous guider : être utile aux masses, être utile au développement de la lutte de classe.

Or quels sont les besoins des masses aujourd’hui ? Il s’agit de résister à la broyeuse libérale antisociale pilotée par le MEDEF et le gouvernement PS, sous la férule de l’Union Européenne. Il s’agit d’exprimer politiquement le rejet des politiques libérales, austéritaires, antisyndicales, racistes, guerrières, qui pavent la voie au fascisme. Il s’agit, plus spécifiquement, de dénoncer et battre ce parti de trahison sociale qu’est le PS, lequel parti passe encore, aux yeux de millions de gens, pour être de « gauche », c’est-à-dire, dans l’esprit commun, pour être un parti se plaçant « du côté des travailleurs et de la justice sociale ».

Or le rejet populaire des politiques libérales (dont par exemple le rejet de la loi El Khomri, qui a aggravé le fossé avec le PS) et le rejet des politiciens y compris corrompus (cf. Cahuzac) qui incarnent ces politiques – rejets qui s’expriment en partie dans l’abstention aux différentes élections – peuvent s’exprimer aujourd’hui positivement par un vote de masse en faveur d’un candidat en capacité de briser la domination politique du PS sur la « gauche ». Le verrou du bipartisme « gauche/PS » contre « droite », qui alimente le FN (dénonciateur de « l’UMPS »), peut sauter par le vote Mélenchon, ce qui ouvrira ainsi un espace politique aux forces révolutionnaires.[...]

Lire la suite ci-dessous

Nous publions sur ce blog les différentes prises de position communistes ou progressistes concernant les présidentielles. La disparition d'un Parti communiste qui se batte réellement contre le capitalisme avec la volonté, non pas d'en atténuer les effets, mais d'en finir réellement avec lui est à l'origine de tels débats. 

Nous invitons nos lecteurs à donner leur point de vue.

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 13:49
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 17:34
Fermeture des instituts de formations en Normandie. Un millier d'infirmiers et aides-soignants dans la rue

Vendredi 4 novembre 2016, un millier d'infirmiers et d'aides-soignants ont manifesté en Normandie, pour protester contre la fermeture de leurs instituts de formations. Précisions.

Mise à jour : 05/11/2016 à 11:22 par La Rédaction de Normanie-actu

(Photo © La Voix Le Bocage)

Près de 1 000 personnes sont descendus dans les rues d'Argentan (Orne) et Vire (Calvados), vendredi 4 novembre 2016, pour refuser la fermeture des instituts d'infirmiers et d'aides-soignants en Normandie. (Photo © La Voix Le Bocage)

Vendredi 4 novembre 2016, un millier de personnes ont défilé dans les rues d’Argentan (Orne) et Vire (Calvados), pour protester contre la fermeture des instituts de formations d’infirmiers et d’aide-soignants, annoncé par la Région, lundi 24 octobre 2016.

Neuf instituts peuvent fermer

Pour rappel, David Margueritte (LR), vice-président en charge de la formation et du développement des compétences à la Région Normandie, a annoncé le projet de fermeture de neuf Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et aides-soignant (IFAS), dont un IFSI à Vire (Calvados) et huit IFAS à Alençon Mamers, Argentan (Orne), Bernay (Eure), Caen EPSM, Honfleur (Calvados), Le Havre Coty (Seine-Maritime), Coutances et Saint-Martin-des-Champs (Manche).

[...]

Lire la suite ici : http://www.normandie-actu.fr/fermeture-des-instituts-de-formations-un-millier-d-infirmiers-et-aides-soignants-dans-la-rue_241282/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=fermeture-des-instituts-de-formations-un-millier-d-infirmiers-et-aides-soignants-dans-la-rue

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:16

Certes Bombardier fabriquera ces trains en France.  D'ailleurs n'a-t-il pas fait état de ses difficultés et de la menace qui pèserait sur son usine de Crespin s'il n'obtenait pas de marchés en France ? 

Cet industriel canadien est devenu, en termes d'activité sur le sol français, "le plus important acteur français du ferroviaire".  N'est-ce pas paradoxal alors qu'Alstom fait peser la menace sur son usine de Belfort ? N'est-ce pas surprenant que le québécois Bombardier soit le seul constructeur en France à pouvoir livrer les 40 trains destinés à remplacer les trains corail de Normandie ? N'était-il pas prévisible pour Alstom de prévoir que les trains corail allaient devoir être remplacés et que le groupe devait s'y préparer ?

La construction ferroviaire est une industrie stratégique pour la France.  Ne devrait-elle pas être gérée par l'Etat français et nationalisée ?  Un peu de coordination permettrait alors que les rames ne se croisent pas de"justesse" à Saint-Lazare.

Mais Bruxelles impose la concurrence.  Peu lui chaut que les wagons de Bombardier s'adaptent de justesse à la gare Saint-Lazare.

Futurs trains Bombardier : ça passera, mais de justesse
Publié 10/11/2016 sur le site de Paris-Normandie

Transports. Selon SNCF Réseau, les futurs trains Bombardier qui seront commandés le 24 novembre à Sotteville-lès-Rouen, pourront se croiser de justesse à Saint-Lazare. Il faudra surveiller que les voies, elles, ne bougent pas.

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    10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:25
    Dieppe s'affiche « commune hors Tafta »

    Des panneaux "Commune hors Tafta" ont été installés à chacune des entrées de ville à Dieppe (Seine-Maritime), samedi 5 novembre 2016.

    07/11/2016 à 17:07 par Aurélien Bénard

    La revendication de « Dieppe, commune hors Tafta » a été officialisée, samedi en fin de matinée. -
    La revendication de « Dieppe, commune hors Tafta » a été officialisée, samedi en fin de matinée. -

    Des petits panonceaux « Ville hors Tafta » commencent à être apposés aux entrées de Dieppe (Seine-Maritime). Samedi 5 novembre 2016, le premier a été inauguré à l’entrée de l’avenue Normandie-Sussex, près du rond-point d’Intermarché.

    Les quelques militants altermondialistes du collectif Attac Dieppe, l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne, n’ont pas caché leur satisfaction de ce premier geste symbolique. Il fait suite à une motion votée en réunion de conseil municipal en mars 2015.

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    9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 23:19
    Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers
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    Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ?
    Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ? (Crédits : © Michalis Karagiannis / Reuter)
    Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d'accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

    Alexis Tsipras est pressé d'en finir avec la deuxième revue du programme prévu par le troisième mémorandum. C'est en effet à l'issue de cette deuxième revue que les négociations sur la dette publique grecque pourront réellement débuter. Avant la réunion de l'Eurogroupe des 19 ministres des Finances de la zone euro ce lundi 7 novembre, le chef du gouvernement grec a donc envoyé un message fort : il a remanié son gouvernement ce samedi dans un sens très favorable à la politique de « réformes » voulue par les créanciers.

    Un remaniement pour plaire aux créanciers

    Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée... tout en la signant. Mais c'est surtout le transfert au ministère de l'Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu'ici ministre de l'Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

    Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d'énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu'ici ministre de l'Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C'est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d'Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

    Alexis Tsipras a clairement voulu envoyer un message aux créanciers : les privatisations ne seront pas remis en cause, ni freinées, et la « volonté de réformes » du gouvernement est complète. Il n'y aura plus aucune tentative de retarder l'application des demandes de l'Eurogroupe. Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu'ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d'excellentes relations avec les autorités européennes. C'est un élément clé alors que la grande affaire du prochain mois devrait être la réforme du droit du travail réclamée par les créanciers.

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    9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:56
    Les ambiguités de JL Mélenchon : " Pourquoi ne pas dire tout simplement "sortir de l'UE" ?"
    L’éditorial paru dans l’édition d’octobre de Ruptures (par Pierre Lévy)

    L’insoumis-chèvre mi-chou

     

    L’Union européenne connaît la plus profonde crise de son histoire. Mais, par delà les drolatiques péripéties pré-électorales françaises, tant le PS que Les Républicains continuent de partager ce mantra qui leur sert de programme commun subliminal : « l’Europe est notre avenir ». Dans la perspective des scrutins du printemps prochain, ils s’efforcent cependant de rester discrets sur ce thème tant il devient de plus en plus repoussoir.

    Le Front national, quant à lui, cultive pour l’heure l’ambiguïté. Alors que beaucoup d’électeurs pensent utiliser ce vote pour exprimer leur refus de Bruxelles, des responsables de ce mouvement plaident pour adoucir une image « trop anti-européenne » jugée susceptible d’effrayer certains électeurs.

    Or qui prétendrait conduire des choix tranchant avec les orientations actuelles sans rompre avec l’intégration européenne est soit un naïf, soit un imposteur. La remarque vaut pour tous les candidats. Arnaud Montebourg développe ainsi une certaine schizophrénie en proposant de désobéir à l’UE… en payant des amendes plutôt que d’imaginer quitter la galère.

    Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon lançait le 16 octobre sa nouvelle mouvance baptisée La France insoumise. Une formulation d’apparence prometteuse. Encore faut-il s’assurer de sa portée concrète, car rien n’est pire que de se payer de mots. Or le candidat libre redoublant à la magistrature suprême propose de « sortir des traités européens ». Mais pourquoi ne pas dire tout simplement « sortir de l’UE » ?

    L’eurodéputé n’a-t-il pas quelque mal à lâcher les rêves qu’il a nourris des décennies durant ? Car il reprend désormais la formule mi-chèvre mi-chou : « l’Europe, on la change ou on la quitte »… ce qui redonne une once de crédibilité à l’hypothèse « on la change ». Pourtant, depuis des lustres, il n’a pas manqué de responsables politiques pour aligner les rodomontades promettant de « changer », d’« infléchir », de « réorienter », de « refonder » l’Europe… Sans autre résultat que de soumettre toujours plus les peuples au carcan communautaire.

    François Hollande s’était ainsi engagé, en 2012, à « renégocier » immédiatement le traité imposant la gouvernance économique, pour finalement y renoncer dès sa deuxième rencontre avec Angela Merkel ; le Grec Alexis Tsipras était arrivé au pouvoir en janvier 2015 après une campagne promettant de tenir tête à Bruxelles – on connaît la suite.

    Combien de Tsipras faut-il à l’« insoumis » Mélenchon pour admettre cette réalité : l’Europe n’a été conçue et ne peut fonctionner que dans l’intérêt de l’oligarchie ; et pour abandonner l’illusion qu’on pourrait la faire tourner dans l’intérêt des peuples, alors que son but fondamental est d’aliéner la liberté de ceux-ci ?

    Il continue imperturbablement de suggérer un « plan A » visant une « sortie concertée » ; et un « plan B » menaçant d’une sortie unilatérale, sortie qu’un forum européen (où Jean-Luc Mélenchon côtoie notamment… Yanis Varoufakis) caractérisait ainsi en septembre 2015 : « si l’euro ne peut pas être démocratisé, s’ils persistent à l’utiliser pour étrangler les peuples, nous nous lèverons, nous les regarderons dans les yeux et nous leur dirons : ‘essayez un peu, pour voir !’ »…

    Mais dans quel monde vit l’ex-président du Parti de gauche ? Laisser entendre qu’il pourrait se dessiner une coalition européenne de gouvernements – actuels ou futurs – susceptibles de s’inscrire dans le sillage de cette « France insoumise », c’est ignorer la réalité politique et juridique de l’UE.

    « L’Europe de nos rêves est morte » se désole le candidat. Il devrait revenir sur terre : les Français – les classes populaires en particulier – n’ont jamais majoritairement rêvé d’Europe. Lui-même en revanche fut un farouche défenseur du traité de Maëstricht en 1992, avant d’admettre s’être trompé ; il fut un supporter fervent de Syriza, avant de prendre quelques distances…

    Admettre ses erreurs, c’est bien ; en tirer les leçons, ça serait mieux. Faute de quoi, la candidature Mélenchon risque de s’avérer plus dangereuse que toutes les autres, car elle peut réanimer des illusions que MM. Hollande, Juppé, Sarkozy et consorts ne sont plus capables – et c’est tant mieux – de porter.

    Par son refus d’énoncer un objectif facilement intelligible par tous – « Frexit veut dire Frexit » pour paraphraser nos amis anglais – le vote proclamé « insoumis » pourrait bien, fût-ce involontairement, apporter une nouvelle caution « de gauche » au principe de l’intégration.

    Et constituer ainsi l’ultime roue de secours de Bruxelles en déroute.

     

    Pierre Lévy

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    9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:04

    EDF investit aussi dans un projet coûteux au Royaume-UNI au détriment des investissements en France, de la maintenance des centrales nucléaires et de la recherche.  De leur côté les usagers de l'entreprise, qui devrait être publique et nationale, devront payer une augmentation rétroactive de 2,5% ... La FNME-CGT trouve "sidérant" cet investissement ...

     

    Investissement d'EDF dans l'aéroport de Nice: "sidérant" pour la CGT

     

    La fédération CGT de l'énergie fustige ce lundi la participation d'EDF au consortium italien qui a racheté les 60% de parts de l'Etat dans l'aéroport de Nice, jugeant "sidérant" cet investissement au moment où l'électricien est confronté à d'importants besoins de financement.

    • Par @annelehars sur Fr3 Côte d'Azur
    • Publié le
    L'aéroport de Nice. © maxppp

    © maxppp L'aéroport de Nice.

     

    Le gouvernement a officialisé dans des arrêtés datés du 28 octobre la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon, via la vente à des consortiums des 60% de parts qu'il y détenait, comme annoncé cet été.

    La part de l'Etat dans la société Aéroports de la Côte d'Azur (qui exploite l'aéroport international de Nice mais aussi les sites de Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez, NDLR) est cédée à une société de droit italien constituée par les sociétés Atlantia SpA, Aeroporti di Roma SpA et Electricité de France, en l'espèce EDF Invest.

    Dans un communiqué intitulé "A quoi joue le gouvernement?", la FNME-CGT estime "assez sidérant qu'au moment où les besoins en financement sont importants pour EDF (...), une partie de ses moyens soient utilisés pour privatiser l'aéroport de Nice".

    La suite ci-dessous

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    8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:24
    Chevènement et le défi de civilisation

    Le dernier livre de Jean-Pierre Chevènement, Un défi de civilisation[1], est une somme impressionnante, et qui pourtant se dévore presque dans l’instant. Ce livre passionne, interpelle, suscite de nombreuses questions et nourrit la réflexion. Cela n’est pas pour étonner. Nous avions sur ce carnet dit déjà tout le bien qu’il fallait penser du précédent ouvrage l’Europe sortie de l’Histoire ? que son auteur avait fait paraître en 2013[2].

    a-01-couverture

    Le présent livre combine donc la profondeur de vue que l’on accorde à Jean-Pierre Chevènement, l’érudition de certaines de ses réflexions et la pertinence du propos. S’y ajoute aussi une lecture rétrospective de sa propre histoire politique et du début des deux septennats de François Mitterrand. Aujourd’hui, alors que le parti créé par François Mitterrand, mais aussi par Jean-Pierre Chevènement, car l’apport tant intellectuel que matériel du CERES, le groupe de réflexion mais aussi groupe militant qu’il fonda dans les années 1960, fut loin d’être négligeable, est en ruine. Alors que tels des chiens apeurés se battant sur les décombres et parmi les cadavres d’une maison détruite on voit les membres du gouvernements et autres responsables « socialistes » se disputer les reliques restantes, ce livre prend aussi l’allure d’un bilan. D’un bilan, mais aussi d’un réquisitoire ; car Jean-Pierre Chevènement relie la catastrophe actuelle au tournant de 1983. Le défi de civilisation dont il parle c’est bien celui posé par le néolibéralisme dont il montre, qu’il s’agisse en économie, en politique, ou dans le domaine social, les désastres.

    a-01-chevenement

    Sidération face aux désastres

    Ce livre est organisé en quatre parties. La première se nomme « Sidération » et traite de la réaction de la société française aux attentats qui l’ont frappée, de janvier 2015 à juillet 2016. On ne peut que partager l’idée que ce qui fut alors en cause, et permet d’expliquer une bonne partie du phénomène de « radicalisation » n’est pas un défaut de la République mais un défaut de République. La confrontation des analyses sur le processus de « radicalisation », la synthèse qui en est faite, mais aussi la manière importante de replacer cette synthèse dans le contexte historique spécifique de la France constitue probablement l’un des principaux apports de ce livre.

    Cet ouvrage fait aussi la critique du « multiculturalisme » et du rapport Thuot sur la « société inclusive » (p. 60). On ne contestera pas les arguments, que l’on partage. On relèvera, pour en souligner l’importance, la distinction qui y est opérée entre un passé « post-colonial » et un passé « post-impérial ». Un point important émerge alors, c’est le débat entre la notion d’intégration et d’assimilation. Jean-Pierre Chevènement a raison de rappeler certains faits, et en particulier que l’article du Code civil qui traite de la naturalisation, l’article 21-24, parle d’assimilation (p. 62). Mais, les mots ont pris dans le débat actuel un certain sens qui oblige à revenir sur ces notions. En fait, ce qui manque dans l’argumentaire de Chevènement, c’est une explicitation de la notion de culture politique. Cette culture politique doit bien être assimilée par l’arrivant pour qu’il puisse s’intégrer et être naturalisé. Mais cette assimilation n’est pas « l’assimilation » dont on se repait aujourd’hui dans le débat public ;

    Ceci renvoie à un autre problème. Chevènement souligne, à très juste titre, le fait que la République est porteuse de principes universels. Mais, ces principes doivent (et peuvent) se décliner de manière différente suivant la spécificité des cultures. Au lieu d’opposer, comme il semble s’y résoudre la spécificité et l’universalité, il eut été plus sage de la présenter comme les deux pôles d’une contradiction qu’il convient de résoudre, mais qui peut aussi, dans son aspect dynamique, contribuer à faire avancer la société.

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    3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 18:38

    Déclaration de la CGT

    Vote des recettes du projet de loi de finances pour 2017 en première lecture

    La soumission aux injonctions de Bruxelles !

    jeudi 27 octobre 2016

    Ce projet de loi de finances pour 2017 est taillé sur mesure pour répondre aux exigences de l’Union européenne. Il suffit pour s’en convaincre de se pencher sur les cinq recommandations 2016 du Conseil de l’Union européenne à la France :
    • réduction des dépenses des collectivités territoriales ;
    • diminution du coût du travail ;
    • réforme du système d’assurance chômage ;
    • réduction du taux de l’impôt sur les sociétés ;
    • mise en place du prélèvement à la source.

    Une grande réforme fiscale reste plus que jamais nécessaire, pour rendre la fiscalité plus juste et plus efficace. En réalité, nous avons assisté à un basculement d’une partie de la fiscalité des entreprises vers les ménages.

    Ainsi, depuis 2012, la contribution des entreprises à l’effort national a été réduite de 20 milliards, tandis que celle des particuliers a augmenté de 31 milliards d’euros. Ce constat est implacable, incontestable.

    Cette politique a également été supportée par les plus modestes qui paient la TVA sur tous leurs achats. Cet impôt invisible est, par ailleurs, le plus injuste car demandant plus d’effort à ceux qui sont les plus démunis. Pour preuve, la TVA pèse pour plus de 10% sur les revenus d’un foyer modeste et seulement 6% pour un foyer avec 100 000 euros de revenus. La TVA représente un peu plus de la moitié des recettes fiscales, c’est dire si l’État encourage l’injustice fiscale.

    En outre, le projet de prélèvement à la source ne sera une bonne chose, ni pour les contribuables ni pour les caisses de l’État. En réalité, cela rendra plus complexes les relations entre les citoyens et l’administration fiscale. De plus, remettre dans les mains de l’employeur la collecte de l’impôt réduira forcément son taux de recouvrement actuellement de plus de 99%. Le seul but de cette « réforme » est d’anéantir cet impôt progressif pour le fusionner avec la CSG contribution proportionnelle...

    Un vraie réforme aurait été de redonner du dynamisme à notre impôt sur le revenu en réhabilitant sa progressivité (plus de tranches) et en faisant contribuer ceux qui en ont les moyens comme le précise la déclaration des droits de l’Homme dans son article 13 : « une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

    Bien au contraire, c’est la voie de l’allègement de la fiscalité des entreprises qui a été privilégiée en abaissant le taux de l’impôt sur les sociétés de 33 à 28%. Celui-ci ne représente que 12% des recettes fiscales.

    Les députés ont tout de même adopté plusieurs amendements qui pourraient aller dans le bon sens. Par exemple, l’un d’entre eux étend la taxe sur certaines transactions financières et un autre augmente le nombre de retraités exonérés de CSG. Toutefois ces quelques points positifs ne pèsent pas lourd, ce projet de loi de finances 2017 reste bien un projet au service des plus puissants !

    Montreuil, le 27 octobre 2016. 

    Vu sur le site de la CGT

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