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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 22:44

25 juin 2015

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24 juin 2015

Une centaine de députés européens de tous groupes politiques ont adressé une lettre ouverte à la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, pour appeler l’Union Européenne à soutenir pleinement les actions pour la paix de la Flottille de la Liberté, à exiger d’Israël la levée du blocus de Gaza et à prendre des mesures pour s’assurer qu’Israël assume ses responsabilités devant la communauté internationale.

L’initiative a été annoncée dans la presse aujourd’hui par les députés européens Martina Anderson (Sinn Féin), Josu Juaristi (EH Bildu), Miguel Urbàn (Podemos), Angela Vallina (IU) et Jordi Sebastià (Compromís).

« Au cours des huit dernières années, Gaza a subi trois grandes offensives militaires israéliennes », a déclaré Martina Anderson, députée européenne de la Gauche verte nordique. « La bande de Gaza fait partie des zones urbaines les plus densément peuplées ; Israël l’a placée sous blocus terrestre, aérien et maritime. » « Il n’est pas étonnant que Gaza soit considérée comme la plus grande prison à ciel ouvert du monde. » « Les milliers de personnes qui ont manifesté en Irlande et dans toute l’Europe contre l’offensive israélienne sur Gaza, il y a presque un an, expriment clairement la solidarité des gens envers la Palestine et leur rejet du blocus et de l’occupation d’Israël.

En tant qu’eurodéputée irlandaise, je m’associe à cette solidarité envers la Palestine et à l’indignation envers les actes commis par Israël. Le blocus doit prendre fin. On doit autoriser l’accès à Gaza à la Flottille de la Liberté pour commencer à soulager les souffrances de son peuple. »

La députée européenne espagnole Estefania Torres, qui a rejoint la Coalition de la Flottille de la Liberté (FFC), quand celle-ci a quitté son dernier port européen, en Grèce, a dit : « J’ai décidé de participer à cette troisième Flottille parce que, en tant que représentants européens, nous ne pouvons rester silencieux pendant que Gaza souffre des conséquences dramatiques de huit ans de blocus ».

Angela Vallina, eurodéputée espagnole, déclare : « Ce qui est le plus choquant, ce n’est pas seulement un gouvernement dirigé par des racistes en Israël, mais aussi le soutien qu’il obtient par l’inertie des Etats-Unis comme par celle de l’Union Européenne.

Cette dernière porte une grande responsabilité sur cette question : n’oubliez pas que l’Union Européenne est le principal partenaire économique d’Israël avec certains états membres (jusqu’à 30 milliards d’euros par an d’échanges commerciaux) ; Israël a obtenu des privilèges économiques depuis 1994. Il est de notre responsabilité de les supprimer ; le plus tôt sera le mieux. »

Pour l’eurodéputé basque Iosu Juaristi Abaunz, « Il est temps de prendre en compte la solidarité constante des citoyens européens envers les droits du peuple palestinien dans la politique européenne. La société basque et la société européenne le demandent. La Flottille de la Liberté est une mission humanitaire et pacifique et devrait pouvoir atteindre Gaza. Le blocus et l’occupation doivent prendre fin.»

Des députés européens ont organisé un rassemblement en soutien à la Flottille de la Liberté.

La Coalition de la Flottille de la Liberté (FFC) regroupe des campagnes et des initiatives du monde entier qui œuvrent ensemble pour mettre fin au siège de Gaza. Les actions contre le blocus sont toujours menées sur les principes de la non-violence et de la résistance non-violente.

E.C Pour l’Agence Média Palestine

Source: FreedomFlotilla

MP_EUROPARLAMENT

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jose_couso

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 15:48

Par · 26 juin 2015.  Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire l'intégralité de l'article.

parthenonLes événements de ces derniers jours ont permis de voir en pleine lumière les divers aspects du différend entre la Grèce et ses créanciers. Ce différend a désormais une dimension politique tout autant qu’une dimension économique. Les leçons que l’on peut en tirer sont extrêmement importantes pour la suite des événements, tant en Grèce naturellement que dans d’autres pays qui entreraient à leur tour en conflit avec les différentes structures de l’Union européenne.

L’Union européenne et l’Eurogroupe ont toujours poursuivi un objectif politique

Le gouvernement grec a fait la démonstration que l’UE, l’Eurogroupe, et généralement l’ensemble des « institutions » européennes n’ont jamais admis le résultat des élections du 25 janvier 2015. Leurs actions n’ont eu de cesse que d’amener le gouvernement grec à se renier ou bien de provoquer un changement de gouvernement par des méthodes qui se situent en réalité hors de la sphère des principes démocratiques, même si elles en respectent formellement les codes. Le refus obstiné des « institutions » de prendre en compte les propositions du gouvernement grec, dont il est aujourd’hui clair qu’elles étaient raisonnables, et qu’elles étaient les seules capables de permettre à la Grèce de sortir de la crise, n’avait pas d’autre sens qu’un sens politique. Il fallait faire la démonstration qu’aucune politique alternative n’est possible aujourd’hui dans l’UE. C’est ce à quoi s’est employé tant la Commission que l’Eurogroupe, renvoyant systématiquement les mêmes propositions au gouvernement grec et se refusant, en réalité, à toute négociation.

Mais, récemment, un nouveau pas a été franchi. L’écho donné à l’accueil de « l’opposition » grecque à Bruxelles, que ce soit les dirigeants du parti de centre-gauche largement financé par les « institutions » européennes (To Potami), et qui ne représente que 7% de l’électorat, ou les dirigeants de la Nouvelle Démocratie, le parti de centre-droit qui gouverna la Grèce jusqu’aux dernières élections et qui est tombé aujourd’hui à moins de 15% des intentions de vote, ne représente pas moins que la tentative d’organiser un changement de gouvernement. Cela signifie que ces mêmes « institutions » européennes, si promptes à défendre la démocratie, complotent ouvertement avec un ensemble de politiciens faillis, souvent corrompus, et qui ont été rejetés par leur propre peuple pour remplacer un gouvernement démocratiquement élu. C’est une leçon importante, qu’il faudra apprendre par cœur, ne serait-ce que pour s’en prémunir. Elle décrédibilise totalement et complètement les discours sur la démocratie qui peuvent être tenus au seins des instances européennes.

Il est particulièrement inquiétant que tout ceci n’ait, pour l’instant du moins, suscité que peu de réactions dans la classe politique française. Le silence d’une partie de la classe politique vaut acte de complicité dans ce qui se trame aujourd’hui. De même, l’attitude des certains journalistes, qui appellent ouvertement de leurs vœux ce changement de gouvernement qui ne serait en réalité qu’un coup d’Etat déguisé, est un phénomène particulièrement grave[1]. Ici aussi il faudra être vigilant et se souvenir de qui a dit quoi.

[...]

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 22:11
Communiqué de l'UD-CGT 76 : Grève dans la santé et l'action sociale le 25 juin
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:39

Sur le blog de l'UL CGT Dieppe Union départementale CGT 76, Emploi & Travail, Service public, Territoriaux

02 juin 2015

Seine-Maritime: La CGT inquiète pour l’avenir de l’emploi face aux réformes territoriales

Lu dans Paris-Normandie

"Social. La CGT seinomarine organise la mobilisation contre les différentes réformes territoriales, accusées de supprimer de nombreux emplois et de faire reculer le bien commun.

« Création des métropoles, fusion des régions, dévitalisation des conseils départementaux à l’horizon 2020... Combien de milliers de suppressions de postes ? ». La CGT entre en guerre contre les réformes successives des territoires, coupables à ses yeux de répondre à une logique implacable d’austérité.

"En Seine-Maritime, l’union départementale du syndicat a récemment réuni ses militants pour une journée d’étude sur la question, afin de définir des actions d’alerte à l’attention des élus comme de la population. D’ores et déjà, la CGT compte bien s’offrir une tribune à l’occasion du congrès des régions de France, organisé les 25 et 26 juin prochains à Rouen.

"Un grand plan de licenciements

"Ce congrès abordera inévitablement la question des futures grandes régions, issues de fusions qui laissent craindre à la CGT des pertes massives d’emplois. La mutualisation des services entre Haute et Basse Normandie entraînera obligatoirement des doublons, et donc des suppressions de postes", prédit le syndicat.

"Qu’il s’agisse du personnel des conseils généraux, comme de celui des services de l’État. En l’occurrence, à la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), « on reçoit actuellement des diagnostics, suite aux rencontres entre les actuelles directions régionales », explique une élue CGT. « Le préfet doit avoir rendu sa copie fin juin, mais à ce jour, nous, représentants syndicaux, ne savons toujours rien sur la manière dont seront réorganisés nos services. »

"Pour Pascal Morel, secrétaire de l’union départementale CGT seinomarine, « le gouvernement veut agir très vite, d’où cette opacité ».

"Selon le syndicat, l’État pourrait profiter du nombre conséquent de départs en retraite annoncés pour ne pas les remplacer. « La fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière, verra partir en retraite 37 000 de ses 150 000 agents en Haute-Normandie, assure la CGT. Les plus nombreux concerneraient la territoriale : 41 % des départs. »

"Mais les conséquences de la réunification normande ne demeurent pas le seul sujet de préoccupation territoriale des militants syndicaux. Au conseil général également, les annonces de la nouvelle majorité — fermeture des maisons du Département, coupes budgétaires — comme le redéploiement de certaines compétences vers la Métropole ne sont pas de nature à rassurer la CGT. « Nous avons de grosses inquiétudes sur le sort des agents contractuels, qui représentent 38 % du personnel au conseil général », indique Christine Boulier, déléguée syndicale au conseil général 76.

"Au-delà de la question de l’emploi (« l’État organise l’un des plus grands plans de licenciements », écrit la CGT), c’est aussi sur celle de la préservation du service public que l’union départementale CGT veut agir. Celle-ci exige ni plus ni moins « l’abrogation de ces réformes et le retrait du projet de loi NOTRe, qui portent la liquidation des services publics pour tous »."

fin de l'article

Compléments :

L'Union départementale CGT de Seine-Maritime appelle les salariés à se mobiliser le 25 juin 2015 — dans le public comme dans le privé — à l'occasion de ce congrès national des président de régions.

Car:

  • La réforme territoriale, c’est l’austérité. Son but est de mettre nos collectivités, nos services publics et les agents au service des intérêts de la compétitivité, c’est-à-dire de la guerre économique. Une fois encore, le gouvernement veut réduire les moyens alloués aux politiques publiques et nous faire croire que les agents de la Fonction publique pourraient faire autant voire plus avec moins de moyens !
  • La réforme territoriale, c’est l’inégalité. Avec la métropolisation et les fusions de région, le gouvernement et un certain nombre d’élus de grandes collectivités veulent concentrer les moyens et les lieux de décision autour de quelques grands ensembles. Tant pis pour le reste du territoire condamné à la désertification et à devenir une réserve touristique.
  • La réforme territoriale, c’est l’autoritarisme. Aucun véritable bilan des réformes précédentes, aucun débat préalable sur les besoins de service public, aucune négociation réelle sur le projet n’ont été menées avec les acteurs concernés.
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:30

Par · 20 juin 2015 sur le blog Russeurope

Quel que soit le résultat de l’Eurogroupe qui doit se réunir le 22 juin, lundi prochain, il est désormais clair que le gouvernement grec, abusivement appelé « gouvernement de la gauche radicale » ou « gouvernement de SYRIZA », mais en réalité gouvernement d’union (et le fait que cette union ait été faite avec le parti souverainiste ANEL est significatif), a remporté des succès spectaculaire. Ces succès concernent tant la Grèce, où le peuple a retrouvé sa dignité, que les pays européen, ou l’exemple donné par ce gouvernement montre désormais la marche à suivre. Mais, et c’est le plus important, ce gouvernement – dans la lutte sans merci qu’il a mené contre ce que l’on appelle par euphémisme les « institutions », c’est à dire pour l’essentiel l’appareil politico-économique de l’Union européenne, l’Eurogroupe, la Commission européenne et la Banque Centrale Européenne – a démontré que le « roi est nu ». L’ensemble de la structure, complexe et peu transparente de cet appareil politico-économique a été mis au défi de répondre à une demande politique, et c’est avéré incapable de le faire. L’image de l’Union européenne en a été fondamentalement altérée. Quoi qu’il sorte de la réunion de lundi prochain, qu’elle se solde par un constat d’échec ou par une capitulation de l’Allemagne et du courant « austéritaire », ou même, ce que l’on ne peut exclure, par une défaite du gouvernement grec, l’appareil politico-économique de l’UE aura fait au grand jour la preuve de sa nocivité, de son incompétence et de sa rapacité. Les peuples des pays européens savent désormais où se trouve leur pire ennemi.

[...]

Lire la suite ici.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 07:10

Lu sur "canempechepasnicolas " et mis en ligne sur ce blog le 9 janvier 2015.  C'est plus que jamais d'actualité.

Sur l'Europe...Le général de Gaulle se lâche...

COMITE VALMY

 

Pour la Commission européenne :

l’appartenance à la zone euro est « irrévocable »...

Charles de Gaulle : "Je suis couillonné, eh bien, voilà, je fous le camp ! "

Texte actualisé le 5 janvier 2015

par Comité Valmy

  • Actualisation le 5 janvier 2015, de cet article mis en ligne en septembre 2011, en réponse à cette déclaration arrogante de la Commission européenne.
  • L’appartenance d’un pays à la zone euro est « irrévocable », a rappelé lundi 5 janvier Annika Breidthardt, une porte-parole de la Commission européenne, en réponse à une question sur une possible sortie de la Grèce de la monnaie unique en rappelant que cette règle était inscrite dans le traité européen.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/05/grece-pour-la-commission-europeenne-l-appartenance-a-la-zone-euro-est-irrevocable_4549370_3214.html

 

Pour Charles de Gaulle dans cette Europe, rien ne saurait être irrévocable ou irréversible. Il en est certainement de même pour le peuple de France.

 

L’article qui suit, paru le 2 septembre 2008, connait depuis quelques jours un remarquable succès. Il s’agit d’une interview du général de Gaulle alors au pouvoir, au sujet de la possibilité de quitter le Marché Commun alors que la modalité de sortie n’était pas prévue dans le traité de Rome. (comme la possibilité de sortie de l’euro n’était pas prévue dans le traité de Maastricht, ce qui oblige à quitter l’Union européenne pour quitter l’euro).

La réponse magistrale du Général est d’une lumineuse simplicité qui vérifie l’adage : "les grandes idées n’ont pas d’âge, elle n’ont qu’un avenir".

Cerise sur le gâteau, on y vérifie accessoirement que de Gaulle préférait un rapprochement avec l’Union soviétique plutôt qu’un enfermement de la nation dans le piège européen.

 

Général de Gaulle : Le Marché Commun, il n’y a en fait que deux ans qu’on a commencé à le réaliser. Or notre expansion industrielle remonte à bien avant deux ans. L’expansion industrielle allemande, italienne, de même. Ceux qui racontent des histoires sur les bienfaits incomparables de l’intégration européenne sont des jean-foutre.

 

Alain Peyrefitte- - Le traité de Rome n’a rien prévu pour qu’un de ses membres le quitte.

 

Général de Gaulle. - C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : "Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! " 

Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça.

 

AP. - Nous pouvons dire que ce n’est pas nous qui abandonnons le Marché commun, c’est lui qui nous abandonne.

 

GdG. - Mais non ! Ce n’est pas la peine de raconter des histoires ! D’ailleurs, tout ce qui a été fait pour l’Europe, par ceux qu’on appelle les "européens ", a très bien marché tant que c’était la France qui payait tout. On a commencé par la Communauté européenne du charbon et de l’acier.

Ça a consisté en quoi ?

En ce qu’on a rendu à l’Allemagne son charbon et son acier, qu’elle n’avait plus car on les lui avait retirés. On les lui a rendus pour rien. Et ça a consisté à donner aux Italiens ce qu’ils n’avaient pas : du charbon et du fer. Alors, ils ont pu faire une industrie métallurgique.

Mais nous, nous n’avons pas retiré un rotin de la CECA, pas un rotin !

Nous avions un problème qui était la modernisation de nos mines, mais nous les avons modernisées sans que la CECA nous donne un sou. Voilà ce qu’a été la CECA !

C’était une escroquerie, au profit des Allemands et des Italiens !

 

Après quoi, on a fait l’EURATOM. Et c’est la même chose. Dans l’EURATOM, nous apportons 95% . Il n’y a que nous qui ayons une réelle capacité atomique. Les autres n’en ont absolument aucune, ni installations, ni spécialistes pour les faire tourner. Alors, nous mettons en commun nos 95% de capacité atomique et les autres mettent leurs 5% et on partage les résultats, chacun au même titre !

C’est une escroquerie ! 

La Communauté européenne de défense, c’était la même chose. Pourquoi l’a-t-on inventée ? Parce que les Allemands n’avaient pas d’armée. Alors, comme on avait peur des Russes, il fallait qu’ils en fassent une, mais comme on ne voulait pas qu’elle soit sous commandement allemand, on la plaçait sous le commandement du général Norstadt.

Mais du coup, on voulait en faire autant pour l’armée française !

 

C’est l’Europe à leur façon.

Mais si l’on veut faire une Europe qui ne soit pas à notre détriment, alors, il n’y a plus personne !

 

Évidemment, aujourd’hui, les Allemands commencent à se dire : « Si nous ne faisons pas le Marché commun avec les Français, les Français vont s’arranger avec les Russes. Et ensuite, qu’est-ce qui va nous arriver ? Nous serons en danger. »

Et c’est parfaitement exact. Si la politique du traité franco-allemand, c’est-à-dire le noyau de l’Europe, ne réussit pas, eh bien, nous irons vers d’autres.

 

AP. - D’autres, c’est-à-dire les Russes ?

 

GdG. - Naturellement ! Ils voient que le moment est venu. Ils nous font des mamours, en se disant : "On va pouvoir s’arranger avec les Français, comme autrefois."

Et dans ce cas, nous cesserons d’être couillonnés, ce sont les Allemands qui le seront. »

 


Extrait de "C’était de Gaulle" d’Alain Peyrefitte - Tome II - Page 267

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 13:40

Publié et commenté par Jean Lévy Nous partageons son analyse et son commentaire.

Chevènement : «Je veux un dialogue, de Mélenchon à Dupont-Aignan»...Jean Lévy commente...
Chevènement : «Je veux un dialogue, de Mélenchon à Dupont-Aignan»...Jean Lévy commente...
Chevènement : «Je veux un dialogue, de Mélenchon à Dupont-Aignan»...Jean Lévy commente...

L’ex-ministre socialiste, Jean-Pierre Chevènement, qui vient de quitter son petit mouvement MRC,appelle à une sorte d’alliance d’idées allant de la gauche de la gauche au souverainiste de droite, Nicolas Dupont-Aignan.

Samedi, Jean-Pierre Chevènement a quitté le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont il était le fondateur et le président d’honneur, pour « reprendre sa liberté ». A 76 ans, celui qui se considère « en dehors des logiques partisanes » veut tendre la main aux « républicains de l’autre rive » comme le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

 

Maintenant, que voulez-vous faire?


Jean-Pierre Chevènement.

Il faut créer un mouvement d’idées alternatif qui transcende les sensibilités historiques car on ne sortira pas la France de l’ornière sans cela. Le clivage gauche-droite ne correspond plus à la réalité depuis que la droite, tournant le dos au gaullisme, et la gauche, au projet de transformation sociale d’où est tirée sa légitimité, se sont retrouvées sur un projet soi-disant européen mais profondément régressif. On en voit aujourd’hui les résultats. Ce qui est en jeu c’est le redressement de la construction européenne à partir de ses nations et sur la base d’un projet « d’Europe européenne », pour reprendre l’expression du général de Gaulle.

Concrètement, qu’est-ce qui motive votre départ du MRC ?
J’ai essayé en vain de faire bouger la direction du MRC. Je lui ai proposé d’être le fer de lance d’une alternative républicaine dans une démarche de rassemblement sans sectarisme. Mais c’est un petit parti prisonnier de sa logique. C’est pourquoi le débat y a été étouffé. Pour ma part, je compte relancer le club République moderne que j’ai fondé en 1983 après avoir quitté le gouvernement.

Mais pourquoi vouloir privilégier Dupont-Aignan ?
Je suis partisan d’un dialogue sans exclusive et sans sectarisme avec tous ceux qui souhaitent une alternative républicaine, de Mélenchon à Dupont-Aignan. Je ne veux pas précipiter à la trappe les hommes et les femmes qui composent les partis de gouvernement, mais leur logiciel est complètement périmé. Ils doivent renouveler leur grille de lecture du monde. 

 

"canempechepasnicolas" :

 

Aujourd'hui, il faut le dire et le répêter, aucun changement réel d'orientation politique, économique et social ne peut se concevoir sans que notre peuple ait retrouvé souveraineté. Or, au sein de l'Union européenne, une seule voie est possible, celle du "tout marché"  au seul profit de l'oligarchie financière. Pas question de monnayer la moindre concession. Ou on accepte la vassalisation ou s'en échappe en sortant de l'UE. Pas de troisième voie, pas d'"Europe sociale" possible, ni de "redressement de la construction européene" envisageable :  les Grecs en savent quelque chose. 

 

Sans en tirer les leçons, l'initiative de Jean-Pierre Chevènement est vouée à l'échec. 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:13

 

 La Rédaction

 
   
   

Selon M. Kazakos, professeur de droit du travail et membre du Comité d’audit sur la dette, les résultats préliminaires renforcent de manière déterminante la position de la Grèce dans les négociations et pourraient aboutir à la nullité des accords et des mesures d’austérité qui en ont découlé.


17 juin 2015 - 313 mots  

 

Aristides Kazakos.

Aristides Kazakos.

Les déclaration de M. Kazakos (via ERT) :

« Nous éclairons notre esprit et celui des gens en ce qui concerne les termes et les conditions, la légalité, l'illégalité ou non de toutes ces conventions et des mémorandums qui les accompagnaient. Documenter le fait qu'une grande partie de cette dette, sinon pas son intégralité, est illégale renforce de manière déterminante la position de notre pays dans la négociation.

Il ressort qu'une partie de la dette -je ne voudrais pas en dire plus en ce moment- est effectivement illégale, que tous les contrats de prêt de la dernière période, des cinq dernières années, ont en réalité été imposées à la république grecque sans que celle-ci n'ait le choix de refuser de conclure ces contrats et, surtout, de refuser les conditions odieuses qui les accompagnaient et, ça, vous savez, dans le droit aussi bien international que national, c'est illégal et il convient de le souligner car, en réalité, ce type de pratiques entraîne la nullité de tous ces accords et des mesures découlant des mémorandums.

Bien entendu, il faut ajouter que préciser le statut légal mais aussi les effets odieux, particulièrement odieux, de ces politiques est particulièrement important, non seulement pour la position de notre pays dans la négociation -concernant la restructuration qu'il pourrait poursuivre à l'avenir- mais aussi du point de vue des actes unilatéraux, conformément au droit international, à la convention de Vienne, par exemple, qui prévoit formellement que pareil accord peut être dénoncé (résilié), lorsque les conditions existant au moment de la conclusion ont été radicalement bouleversées et, parlant des conventions, il suffit de considérer les effets que ces politiques ont entraîné

Source : www.ert.gr

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:00

18 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste 

Libérez Alexandre Bondartchouk !

Le 18 mars 2015 à Kiev Alexandre Bondartchouk, dirigeant du Parti des Travailleurs d'Ukraine a été arrêté.

Il a siégé au parlement ukrainien au cours des troisième et quatrième législatures, et il est le rédacteur en chef du journal "la classe ouvrière", c'est un antifasciste actif et un champion de la justice sociale.

Après son arrestation, il a été inculpé d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, devenant à son tout un prisonnier politique.

AB a participé à la lutte contre l'OTAN, et s'élève contre la réhabilitation des soutiens ukrainiens d'Hitler, et cette activité militante est le motif principal de son arrestation.

Il est à la tête de l'Union des Travailleurs d'Ukraine, le syndicat qui se bat pour le respect des droits des travailleurs. Son arrestation confirme de manière frappante la réalité de la répression politique en Ukraine.

Contact pour contribuer au soutien des prisonniers politiques en Ukraine : mitya.dezhnev@mail.ru

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 03:53

Publié par Jean Lévy

 
le 15 juin 2015

Le lancement du mensuel Ruptures a franchi de nouvelles étapes.

Le 30 avril, la campagne de financement participatif s’était terminée avec succès. Dès lors, la rédaction s’est consacrée à la préparation de la dernière édition de l’ancienne formule du journal Bastille-République-Nations (BRN).

Cette édition spéciale « 29 mai », soit très précisément le dixième anniversaire de la victoire du Non au référendum sur le Traité constitutionnel européen, est parue le jour dit (si d’aventure vous avez contribué au financement de Ruptures, et que vous n’avez pas reçu ce numéro, n’hésitez pas à nous alerter).

Depuis cette date, l’équipe du journal consacre toute son énergie à la parution du numéro 1 de Ruptures, qui prend la suite de BRN. Ce numéro sera daté du 30 juin.

Au menu notamment : le sommet européen prévu les 25 et 26 juin, les réformes discrètement préparées pour renforcer la « gouvernance économique » européenne, le bras de fer entre Athènes et Bruxelles, un reportage en Grèce, les recensions de livres et/ou de films, les élections dans cinq pays européens, les brèves…

Le tout selon une maquette totalement rénovée…

Cette première parution – un événement ! – met toute la rédaction sous pression, afin d’être à la hauteur de vos attentes. Cela explique aussi que ce présent site se soit trouvé de fait placé en hibernation, après une intense activité en mars et avril.

Mais la période estivale (le mensuel papier ne paraît jamais en juillet et en août) sera consacrée à la montée en régime d’un site définitif, actif et réactif au quotidien, en lien avec l’activité « Ruptures » sur les réseaux sociaux. Ce site, qui prendra le relais du site de lancement, devrait être mis en ligne fin juin.

La responsabilité de l’équipe du journal est importante. Mais le succès repose également sur ses lecteurs.

N’hésitez pas à faire remarques, suggestions, critiques et propositions ! Les compliments sont également autorisés…

De plus, Ruptures, comme c’était le cas pour BRN, ne vit que par ses recettes d’abonnement (et ultérieurement, de vente en kiosques) et les contributions financières qu’il reçoit.

Il est donc plus que jamais bienvenu de s’abonner, voire de continuer à soutenir l’aventure par des dons. Abonnements et contributions peuvent être réalisés en ligne, mais aussi par chèque ou RIB (courrier postal).

Merci d’avance !

…Et rendez-vous à la fin du mois pour une belle surprise !

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