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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 22:36

Lu sur Michel El Diablo

« Forum européen des Alternatives » : une fausse alternative de plus

Les 30 et 31 mai 2015 s’est tenu à Paris un Forum européen des Alternatives initié par la Gauche Européenne dont Pierre Laurent secrétaire général du PCF est président. 200 personnalités y participaient parmi lesquelles des représentants de Syriza et Podemos. « Toutes les forces de la gauche française étaient présentes » a souligné le journaliste qui fit un compte-rendu de cette rencontre dans le journal « l’Humanité ».

Beaucoup de monde donc mais pour dire quoi ? Pas un seul de ceux qui ont pris la parole, parfois longuement, n’a abordé le seul constat qui aurait mérité d’être traité sous tous ses aspects : entre les peuples et le capitalisme qui les exploite, il n’y a pas d’entente possible.

Au lieu de ça nous avons eu droit à des discussions insignifiantes sur « dire adieu à l’austérité », changer le système bancaire, le travail au 21ème siècle, faire des européens émancipés etc. Le débat sur «  mettre en échec le TTIP (Traité Transatlantique Europe Amérique du Nord") fut le seul qui apporta des éléments intéressants. Tout ça, pour ça !

On n’a pas trouvé une seule fois dans le programme les mots CAPITALISME, MONOPOLES, COLONIALISME, NATIONALISATIONS, PROPRIETE DES MOYENS DE PRODUCTION… « Ce débat est loin d’être fini » affirme un journaliste dans « l’Humanité ». C’est vrai qu’il ne lui reste plus qu’à commencer…sur une base de classe.

C’est ce qu’ont dû penser certains des participant( e)s à ce Forum venus dans l’espoir de trouver des réponses aux questions de plus en plus fortes que les salariés et le peuple se posent concernant leur avenir et celui de notre pays. Notre parti les invite à participer nombreux au grand débat que nous organisons à l’automne à leur intention.

PS : Derrière ce Forum se profilent les élections régionales de décembre dans notre pays. La direction du PCF propose « des listes de large rassemblement au 1er tour…  Un bon score de ces listes sera la meilleure garantie ». On prend les mêmes et on recommence !

SOURCE :

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:59
, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 29%

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Plus de 300 personnes étaient présentes dans un climat fraternel et combatif.
Marie-Christine Burricand intervenait pour Faire vivre et renforcer le PCF ce 30 mai à Paris.

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ll y a 10 ans, les français bousculaient le monde politique et médiatique, les élites technocratiques, dérangeaient les plans du patronat en votant à 55 % NON à la Constitution européenne. C’étaient les ouvriers, les employés, les quartiers populaires qui avaient fait la force du NON et en faisait un vote un vote de classe. jA Vénissieux par exemple, le NON atteignait 70 %.

Depuis le passage à l’euro, les yeux s’étaient ouverts sur cette Union européenne qui n’avait rien à voir avec l’amitié entre les peuples et se révélait bien être l’arme du patronat contre le monde du travail.

Le PCF a joué un rôle fondamental dans la bataille pour le NON et j’ajouterai que la position de la CGT, venue de la base, a fortement aidé la victoire.
Mais cette bataille du PCF était en même temps marquée par les contradictions, pour le Non mais pour la construction européenne, pour le NON mais pour la monnaie unique, pour le Non mais pas pour la nation avec cette illusion d’une Union européenne à transformer, le complexe national, l’engluement dans le PGE.

Tout cela avait conduit "Faire Vivre et Renforcer le PCF" à sortir son propre appel qui avait recueilli plus de 2000 signatures. Cet appel n’a pas pris une ride !

Beaucoup s’imaginaient alors qu’une nouvelle ère allait s’ouvrir pour la lutte des classes et un espace s’était effectivement créé.. Cet espoir s’est heurté à l’élection de Nicolas Sarkozy, mais aussi aux contradictions de la gauche de la gauche et du PCF, confirmant dans un reniement de son histoire l’idée que le changement ne pouvait plus se gagner qu’au plan européen, voir mondial, abandonnant donc la nation comme terrain essentiel de la lutte des classes et vendant au peuple une chimère à laquelle celui ci à juste titre ne croit pas.

La suite est connue, c’est la trahison de la représentation politique qui permet à Sarkozy de faire adopter le traité au parlement malgré le vote des français. En Irlande, le peuple était convié à revoter jusqu’à fournir le bon vote pour les décideurs européens et le patronat. Nous étions alors entrés dans une nouvelle ère, celle où les diktats de la Commission européenne et les lois des traités européens valent plus que le vote des peuples, c’est à cela que sont confrontés les grecs.

Faut-il s’étonner dans ces conditions que les peuples perdent confiance en leurs élus, qu’ils n’aillent plus voter ? Et n’est ce pas dans cette trahison de la représentation politique et ce déni de la souveraineté populaire et nationale que le Front National fait son lit, bien aidé il faut le dire par les gouvernements successifs et les médias au service de l’argent. Jusqu’où ira la bête devenue incontrôlable ?

Dix ans après, nous sommes au cœur de cette guerre violente contre les peuples et l’Union Européenne apparaît pour ce qu’elle est, le bras armé du capital contre les peuples.

Tout ce sur quoi nous alertions s’est réalisé : Désindustrialisation, casse des solidarités et droits des travailleurs, casse des services publics et partout la guerre pour détruire les nations en Afrique, en Palestine, en Europe notamment avec l’Ukraine...Il s’agit toujours de libérer des nouveaux territoires pour les marchés en balayant les limites qu’avaient pu imposer les luttes populaires.

L’Ukraine est exemplaire parce que l’Union Européenne y fait le choix du fascisme et de la guerre pour servir les oligarchies en complicité avec les Etats-Unis contre la Russie qui doit être diabolisée et servir de repoussoir.

Oui les communistes ukrainiens, les peuples du Donbass ont besoin de notre solidarité ! L’attitude du gouvernement français qui consent et entretient ce renouveau fascisme au cœur de l’Europe s’apparente à ceux qui en 1938 ont dit plutôt Hitler que le Front populaire !

C’est à cela qu’il faut rattacher le fait que François Hollande ait comparé le FN à un tract du PCF des années 1970, jugé superflu de se rendre en Russie pour les cérémonies du 9 mai 1945, refusé d’inclure un communiste dans les résistants du Panthéon.

Il n’ y a ni accident de langage, ni incompétence, ni hasard. Ils ont besoin de rayer de la carte et de l’histoire le communisme et le socialisme pour imposer cette démocratie d’apparences qui nie la lutte des classes, pour asservir le peuple, en négation de toute notre histoire.

Soyons à l’offensive sur cette question du communisme comme sur la Nation. Celle-ci est attaquée par le haut avec l’Union européenne et par le bas avec la réforme des collectivités territoriales qui installe la mise en concurrence libre et non faussée des territoires avec les euros régions et métropoles alors que les communes sont dévitalisées.

Le grand marché est ouvert pour en finir avec la Nation et l’égalité de traitement républicaine. Aujourd’hui, départements, régions, métropoles et communes peuvent être redécoupées, y compris au-delà des frontières nationales sans que les peuples soient consultés.

Nous ne croyons ni à une autre mondialisation, ni à l’Europe sociale. L’Union Européenne est un empire qu’il faut faire tomber. Oui nous avons besoin de luttes nationales en France, en Espagne, en Grèce ...qui bousculent l’Union Européenne jusqu’à créer une situation nouvelle qui bouscule l’UE. Et nous avons besoin autour de ces luttes d’un grand élan de solidarité internationale entre peuples et nations souveraines.

Continuons la bataille pour les 4 sorties : sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan et du capitalisme. Ce rassemblement est un moment de cette bataille qui doit nous donner de la force.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 13:31
Action communiste ne partage évidemment l'appel vibrant à une Europe sociale figurant en conclusion de l'article.  Attendre l'Europe sociale, c'est croire en une chimère.  Les Grecs se battent pour que l'UE cesse de leur réclamer des mesures d'austérité mortelles, comme celles mises en oeuvre par le gouvernement précédent dans le domaine de la santé.  Dans ce combat Syriza n'est pas seul.  D'autres forces politiques et syndicales se battent également.  Le KKE (parti communiste grec) est de ceux-là qui dit que " ( L’UE ) est une union qui ne peut pas changer, qui ne peut pas se démocratiser ou s’humaniser[…] parce qu’elle a été fondée et elle fonctionne afin de fortifier les intérêts des monopoles contre les droits  ouvriers populaires".
Oui, les peuples doivent se battre solidairement contre les politiques d'austérité, qu'ils soient européens ou non, mais l'UE, comme la monarchie de droit divin au XVIIIème siècle, ne peut pas changer de politique car elle a, dans ses fondamentaux, la "concurrence libre et non faussée".  Pour changer de politique il faudra révolutionner l'UE en la faisant éclater.  Ensuite, les peuples et les Nations pourront décider souverainement de quelles règles économiques ils veulent, de quelles formes de coopérations et d'échange ils veulent pour qu'aucun peuple ne soit dominé et pillé, de quelle société ils veulent.   Cela, nul ne peut le faire à leur place. Quel peuple ouvrira le chemin ? AC

Solidarité France Grèce pour la Santé
Une délégation française au cœur de la tourmente grecque pour témoigner de la crise humanitaire imposée là-bas par les mémoranda européens, mais surtout pour apprendre de la résistance et de la dignité de ceux qui refusent de baisser les bras.

8 juin 2015  sur Okeanews

 

La pharmacie du Dispensaire KIFA athènes centre

La pharmacie du Dispensaire KIFA, dans le centre d'Athènes

Au mois de mai, une délégation du collectif « Solidarité France Grèce pour la Santé » s’est rendue à Athènes pour rencontrer des équipes des dispensaires sociaux solidaires. Ce collectif soutient les personnels des dispensaires sociaux et solidaires autogérés grecs depuis deux ans, grâce à des actions concrètes comme la collecte et l’envoi de médicaments, de matériel médical et d’argent mais aussi sur un plan politique en informant sur cette nouvelle forme de résistance à l’austérité.

La délégation reçue par les personnels du Dispensaire KIFA

La délégation reçue par les personnels du Dispensaire KIFA

Du 11 au 16 mai 2015, professionnels de la santé, militants syndicaux, membres de partis politiques et personnes issues de la société civile, toutes membres de la délégation de « Solidarité France Grèce pour la Santé », ont pu visiter une dizaine de dispensaires, mais aussi rencontrer la coordination athénienne des dispensaires et pharmacies sociaux solidaires, l’association « Solidarité pour tous », la commission santé de Syriza ainsi que le ministre délégué à la santé, la confédération syndicale du privé et les équipes hospitalières et syndicales dans trois établissements.

Au moment où la délégation arrivait à Athènes, les femmes de ménage du Ministère des Finances fêtaient leur réintégration après 22 mois de lutte et d’occupation d’un coin de la place Syntagma. Leur emblème était un poing dans un gant de ménage rouge. Un signe encourageant.

Des dispensaires pour un accès à la santé pour tous

C’est leur engagement militant qui distingue ces structures au nombre de cinquante actuellement dans tout le pays, des structures humanitaires ou ONG. Les dispensaires sociaux et solidaires s’inscrivent dans une multitude d’actions solidaires sur les déterminants de santé que sont l’alimentation, le logement, les vêtements, la culture, l’éducation... Les volontaires de ces dispensaires rapportent unanimement que trois besoins font cruellement défaut actuellement : les soins bucco-dentaires, une demande psychiatrique et psychologique forte de la part des usager-es, conséquences directes de la pauvreté et de la précarité, la carence en médicaments pédiatriques et notamment vaccins et traitements de longue durée pour le diabète ou le cancer par exemple.

Affiche appelant à la grève de tout le secteur santé de Grèce le 20 mai   "pour récupérer tout ce qu’on nous a pris », pour des embauches et l’augmentation du budget de la santé".

Affiche appelant à la grève de tout le secteur santé de Grèce le 20 mai "pour récupérer tout ce qu’on nous a pris », pour des embauches et l’augmentation du budget de la santé".

Les dispensaires sociaux solidaires réunissent des volontaires professionnels de la santé, médecins, infirmiers, pédiatres, sages-femmes, dentistes, etc… mais aussi de simples citoyens, souvent habitants du quartier, qui œuvrent au fonctionnement de la structure, que ce soit en gérant l’administration, le secrétariat ou en faisant le ménage. Lorsqu’ils ne peuvent pas offrir les consultations spécialisées sur place, les dispensaires dirigent leurs patients vers des praticiens en ville qui offrent des consultations gratuites. Ces dispensaires autogérés fonctionnent en assemblée générale de façon tout à fait horizontale. Les dispensaires sociaux et solidaires de la région d’Athènes (50 % de la population grecque) travaillent en réseau, grâce à une coordination qui permet les échanges de médicaments et d’information.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 09:38

ATHÈNES 26 - 28 JUIN : PROGRAMME DU FORUM INTERNATIONAL ANTI-UNION EUROPÉENNE

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire ( M’PEP).

Le 4 juin 2015.

Le M’PEP, co-organisateur de ce forum international avec plusieurs autres organisations de pays européens, appelle les citoyens, organisés ou non, à participer à ce rassemblement inédit qui est en passe de prendre la suite des forums altermondialistes en déclin. L’objectif est de renforcer la mobilisation contre l’Union européenne et l’euro, responsables des politiques d’austérité qui écrasent les peuples, et de trouver des issuees progressistes. Ce forum fait suite à diverses rencontres auxquelles notre parti a participé.

Intervenants

 

  • Dimitris Belantis (Comité central de SYRIZA – Grèce)
  • Enea Boria (Movement ORA, Mouvement Maintenant – Italie)
  • Mauro Casadio (Rete dei Comunisti, Réseau des communistes – Italie)
  • Sergio Cesaratto (économiste – Italie)
  • Javier Couso Permuy (Izquierda Unida, gauche unie, député européen – Espagne)
  • Giorgio Cremaschi (ex-président de la Fédération des travailleurs de la métallurgie, FIOM – Italie)
  • Antonis Dalakogeorgos (secrétaire général du Centre des travailleurs du Pyrée, president de l’Union panhellénique des marins – Grèce)
  • Michèle Dessenne (Porte-parole du M’PEP – France)
  • Stefano Fassina (député du Parti démocrate – Italie)
  • Ali Fayyad (député du Hezbollah – Liban)
  • Apostolos Fotiadis (chercheur sur l’EU et les immigrés – Grèce)
  • Kostas Gousis (Campagne de solidarité avec la résistance anti-fasciste en Ukraine – Grèce)
  • Inge Höger (Die Linke, député – Allemagne)
  • Dimitris Kaltsonis (professeur à l’Université du Pantheon – Grèce)
  • Giannis Kibouropoulos (journaliste – Grèce)
  • Stathis Kouvelakis (King’s College de Londres, Comité Central de SYRIZA – Grèce)
  • Wilhelm Langthaler (Comité EuroExit – Autriche)
  • Kostas Markou (Coordination centrale d’ANTARSYA – Grèce)
  • Benoît Martin (CGT Orange – France)
  • Giorgos Melissaropoulos (MARS – Grèce)
  • Giorgos Mitralias (Contra-xreos initiative – Grèce)
  • Dimitris Mitropoulos (MARS – Grèce)
  • Pedro Montes (économiste, Socialisme 21 – Espagne)
  • Manolo Moreneo (Frente Civico “Somos Mayoria”, Front civique, Nous sommes la majorité  – Espagne)
  • Mariia Muratova (Borotba, Combat – Ukraine)
  • Jacques Nikonoff (Porte-parole M’PEP – France)
  • Antonis Ntavanelos (membre du Secrétariat politique de SYRIZA – Grèce)
  • Christos Panagiotopoulos (Initiative pour un mouvement indépendant de classe des travailleurs – Grèce)
  • Petros Papakonstantinou (journaliste, Grèce)
  • Kostas Papoulis (Plan B – Grèce)
  • Moreno Pasquinelli (Camp anti-impérialiste – Italie)
  • Dimitris Patelis (MARS – Grèce)
  • Joël Perichaud (secrétaire national MPEP – France)
  • Rainer Rupp (journaliste – Allemagne)
  • Giorgos Sapounas (Comité central de SYRIZA – Grèce)
  • Victor Shapinov (Borotba, Combat – Ukraine)
  • Panagiotis Sotiris (MARS – Grèce)
  • Angelos Xagios (membre du Comité de coordination panhellénique d’ANTARSYA – Grèce)
  • Thomas Zmrzly (Initiative .e.V. Duisburg – Allemagne)

 

 

L’entrée est libre.

 

Pour participer au Forum, contactez le MPEP en cliquant ci-dessous :
contact@m-pep.org

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 23:47
Texte paru sur Marianne.fr

Jeudi 04 Juin 2015 à 5:00

 
Ils sont huit élus locaux, issus du MRC, du PCF, du PG et de Debout la France. Le 29 mai dernier, dix ans après le référendum sur le Traité constitutionnel européen et le "mépris de la démocratie qu'a constitué le non respect du vote du peuple souverain", ils se sont réunis à Coudekerque-Branche, dans le Nord, d'où ils ont décidé de lancer cet "appel" afin "d'ouvrir un débat, de manière publique et transparente sur ce que nous pouvons partager." Et ce qu'ils partagent, c'est justement "la question de notre souveraineté nationale" qui, écrivent-ils, "conditionne notre capacité à reprendre le chemin du progrès social et à mettre en œuvre la promesse républicaine et d'émancipation citoyenne."
 
HARTMANN CHRISTIAN/SIPA

Ce vendredi 29 mai 2015, nous nous sommes donnés rendez-vous à Coudekerque-Branche (Nord) pour rappeler ce que fut le vote des Français le 29 mai 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen, rejeté par près de 55 % des citoyens. Le déni de ce vote fondateur, réplique puissante du séisme du 21 avril 2002, explique en partie les résultats aujourd'hui du Front national.

Nous venons d'horizons différents (Parti communiste français, Parti de gauche, Debout la France, Mouvement républicain et citoyen), mais au-delà de ce qui nous sépare, que nous ne voulons pas occulter, il nous semble aujourd'hui essentiel, d'ouvrir un débat, de manière publique et transparente sur ce que nous pouvons partager.

Aujourd'hui, au regard de l'évolution politique en France et en Europe durant ces dix dernières années et du mépris de la démocratie qu'a constitué le non respect du vote du peuple souverain, il nous faut faire l'analyse de cette décennie écoulée.

Pour cela, nous avons pu vérifier lors de la réunion publique de Coudekerque-Branche du 29 mai 2015, qu'il était indispensable de placer au cœur de notre réflexion et de notre action politique, la question de la souveraineté nationale et de son exercice. Cette souveraineté est la condition et la définition pour qu'un peuple soit libre de faire les choix qu'il estime bon pour lui.

Nous pensons, que c'est encore dans le cadre de la nation que s'exerce la démocratie et que les nations restent les moteurs de la vie politique et des relations internationales. Cela n'exclut en rien la possibilité de politiques communes et de coopérations internationales, bien au contraire. Mais force est de constater que si nous ne parvenons pas à regagner des marges de manœuvres politiques rendant aux peuples la capacité de reprendre en main leur destin, les pires dérives seront à craindre. Les exemples grecs et espagnols doivent à ce sujet, nous éclairer.

Au nom de la « concurrence libre et non faussée » érigée en véritable dogme, en ayant perdu au niveau des Etats la possibilité de maîtriser nos politiques budgétaires, financières, commerciales, nous assistons à la liquidation pure et simple de l'ensemble des conquêtes sociales issues des combats du mouvement ouvrier, de la mise en place de l'Etat providence et de la politique d’indépendance nationale gaullienne. L'affirmation de l'Union européenne comme fidèle relais de la marchandisation généralisée, du triomphe idéologique du néo-conservatisme, de la mondialisation et de la globalisation financière, non seulement nous inquiète, mais porte en elle de graves dangers. Ces bouleversements nous obligent à envisager la période avec de nouvelles pratiques et de nouvelles ambitions. Ensemble, nous considérons que la question de notre souveraineté, conditionne notre capacité à reprendre le chemin du progrès social et à mettre en œuvre la promesse républicaine et d'émancipation citoyenne.

Pour cela, il nous faut travailler et réfléchir ensemble. Rappelons-nous l’esprit et des exploits du Conseil national de la Résistance. Il convient de mettre en place un espace de dialogue, d'analyse au delà de nos différences. Cela sous-entend que nous soyons en capacité d'aller « au-delà de nous-même » et de nos appartenances partisanes. C'est le seul moyen de rendre espérance au peuple français et de démontrer notre capacité à nous conduire en « républicains », à fabriquer du « commun » et de placer l'idée que nous nous faisons de l'intérêt général au-dessus des intérêts particuliers. Les héritiers du gaullisme, la tradition communiste, les patriotes républicains, la gauche républicaine et internationaliste, les chevènementistes, ont démontré dans leur histoire qu'ils avaient, quand les circonstances l’exigeaient, cette capacité à se hisser à la hauteur des défis et des situations, pour peser sur le cours de l'histoire. Ce moment est certainement venu et il nous faut ouvrir ensemble cet espace de rencontre et de dialogue qui doit permettre de tracer une nouvelle perspective politique digne du peuple français.

 

* Jean-Yves Autexier, ancien sénateur, ancien député et conseiller de Paris (MRC), David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, premier vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque (MRC), Stéphane Gouvart, adjoint au maire de Cappelle-la Grande, conseiller communautaire de la communauté urbaine de Dunkerque (PCF), Jacky Hénin, ancien député européen, conseiller municipal et communautaire de Calais (PCF), Christian Hutin, député du Nord, Maire de Saint-Pol-sur-Mer (MRC), Claude Nicolet, conseiller régional Nord-Pas-de-Calais (MRC), Jean-Philippe Tanguy, délégué national aux fédérations (Debout la France), Laurent Vanrechem, adjoint au maire de Coudekerque-Branche, conseiller communautaire de la communauté urbaine de Dunkerque (Parti de gauche).

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 22:19

Jean Lévy

L'édition du 30 mai de BRN est parue

 

Au sommaire notamment...

 

Editorial : En forçant la levée de l'embargo sur les armes aux rebelles syriens, Londres et Paris se lancent dans une périlleuse fuite en avant

Analyse : La Commission a fait connaître le 29 mai ses injonctions économiques et sociales à chaque Etat membre

Analyse : Les négociations pour un "grand marché transatlantique" UE-USA pourraient démarrer prochainement

Commentaire : Les dirigeants européens se désespèrent du rejet croissant dont l'UE fait l'objet dans quasiment tous les pays

Entretien : Alekos Alavanos, ancien mentor du parti grec Syriza, a lancé son mouvement pour sortir de l'euro

 

Et les brèves...

Une28

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:50

Europe – 29 mai 2005 – dixième anniversaire du déni de démocratie

Par     

Lu sur Voie militante

Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non »  à la proposition de traité établissant une constitution pour l’Europe avec 54,67 % des suffrages exprimés. Et ce malgré le bombardement médiatique des nouveaux chiens de garde, de la classe politique, de la majorité des  églises, des dirigeants syndicaux, des dirigeants patronaux, des grands intellectuels, des élites universitaires. La nuit des nouveaux chiens de garde

Le peuple a voté non dans son intérêt à lui. Mais l’oligarchie allait bientôt voter oui dans son intérêt à elle.

 Les cinq endroits de France où le oui fait ses plus gros scores :
1- Neuilly-sur-Seine : 82,51 % de oui !
2- Paris, 7ème arrondissement : 80,52 % de oui !
3- Paris, 16ème arrondissement : 80,03 % de oui !
4- Paris, 8ème arrondissement : 79,67 % de oui !
5- Paris, 6ème arrondissement : 79,41 % de oui !
Les plus pauvres?

Ceux qui ont voté oui
1- 76 % des sympathisants de l’UDF ont voté oui.
2- 76 % des sympathisants de l’UMP ont voté oui.
3- 63 % des Français de 65 ans et plus ont voté oui.
4- 62 % des cadres et des professions intellectuelles ont voté oui.
5- 60 % des retraités ont voté oui.
Les plus âgés, la droite et les cadres.

Ceux qui ont voté non:
1- 96 % des sympathisants d’extrême-droite (FN + MNR) ont voté non.
2- 95 % des sympathisants du Parti Communiste ont voté non.
3- 81 % des ouvriers ont voté non.
4- 79 % des chômeurs ont voté non.
5- 65 % des Français âgés de 35 à 49 ans ont voté non.
6- 64 % des sympathisants des Verts ont voté non.
7- 61 % des Français sans préférence partisane ont voté non.
8- 60 % des employés ont voté non.
9- 59 % des sympathisants du Parti Socialiste ont voté non.
10- 59 % des Français âgés de 25 à 34 ans ont voté non.
11- 59 % des Français âgés de 18 à 24 ans ont voté non.
12- 56 % des professions intermédiaires ont voté non.
13- 55 % des commerçants, artisans, chefs d’entreprise, ont voté non.
Les autres…

Sources: TNS SOFRES, Ministère de l’Intérieur,

inspiration: Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:41

Info

UNE NOUVELLE FORME D’ORGANISATION POLITIQUE EST EN COURS DE CRÉATION EN ITALIE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 1er juin 2015.
 
La « Coordination italienne de la Gauche contre l’Euro », partenaire du M’PEP, réunie les 11 et 12 avril 2015 lors d’une grande assemblée à Chianciano, a lancé un processus de construction d’une nouvelle organisation politique. Le M’PEP salue chaleureusement cette initiative et lui souhaite plein succès. Pour nos camarades italiens, le but le plus ambitieux de cet appel n’est pas de lancer une Coordination ni un « simple » nouveau parti auquel il faudrait adhérer sur la base de recettes déjà connues. Il s’agit pour eux, au contraire, d’une véritable démarche constituante qui vise à rassembler toutes le forces démocratiques et humanistes qui se reconnaissent dans le cadre de l’appel et qui, sur ces bases, souhaitent construire ensemble une plateforme politique mais surtout une nouvelle forme d’organisation. La prochaine réunion plénière est fixée au 26 et 27 septembre 2015. Elle sera une étape intermédiaire pour lancer, à la fin de l’année, le démarrage du projet politique. Le nom définitif (ORA ! - MAINTENANT ! - étant le nom de la démarche constituante), le programme et la forme de participation y seront décidés.
 
Pour lire ou imprimer le communiqué de « Maintenant ! », cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Une-nouvelle-forme-d-organisation-politique-est-en-cours-de-creation-en-Italie

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 22:18

Lu dans la Tribune.Fr Crise grecque

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions.

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)

Romaric Godin  |   -

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le Premier ministre grec montre sa détermination et place les créanciers face à leurs responsabilités.

Depuis son élection à la tête du pays, voici plus de quatre mois, Alexis Tsipras s'était montré discret dans les médias. Il laissait plus volontiers parler ses ministres, en particulier son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, qu'il était toujours possible, ensuite, de démentir. Cette fois, dans une tribune publiée sur le site Internet du Monde, le premier ministre hellénique s'engage directement. Et il ne le fait pas au hasard.

Dénouement imminent

La partie d'échec qui s'est engagée avec les élections du 25 janvier arrive en effet avec ce mois de juin à son terme. Non seulement le prolongement du programme de soutien à la Grèce décidé le 20 février s'achève le 30 juin, mais il semble désormais certain que l'Etat grec ne pourra pas honorer les quatre échéances de remboursement au FMI pour un total de 1,6 milliard d'euros. Si le défaut n'intervient pas le 5 juin, il aura lieu le 12...

Pendant quatre mois, les créanciers de la Grèce ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. Aussi ont-ils refusé tout compromis, rejetant les unes après les autres les « listes de réformes » présentées par Athènes et maintenant leurs exigences intactes. Cette stratégie a été résumée par Alexis Tsipras en mars dans une de ses rares interviews au Spiegel : « le nœud coulant. » A mesure que le nœud se resserre et que l'asphyxie financière augmente, la résistance grecque va se réduire.

La mise à jour de la stratégie européenne

C'est précisément l'inverse qui s'est produit. Dans sa tribune, Alexis Tsipras se montre déterminé. Il entame son texte par une nouvelle dénonciation de l'impasse des politiques mises en place par les précédents gouvernements et imposées par la troïka, poursuit en rappelant les concessions acceptées par le gouvernement grec et termine en rappelant clairement qu'il maintient ses « lignes rouges » : il n'y aura pas de coupes dans les retraites et il y aura bien rétablissement des conventions collectives. Et de justifier sa position : pourquoi la Grèce ne devrait-elle pas être soumise aux règles européennes en matière du droit du travail ? Comment pourrait-elle accepter de réduire encore des pensions déjà diminuées de 20 à 48 % durant les années d'austérité et qui sont nécessaires au maintien général du niveau de vie dans le pays ?

Alexis Tsipras met à jour toute l'absurdité des demandes des créanciers et toute la violence de leur stratégie du « nœud coulant. » Dès lors, il renvoie ces derniers à leurs responsabilités : « Il faut donc dire les choses comme elles sont : si nous ne sommes pas encore arrivés à un accord avec nos partenaires, ce n'est pas à cause de notre intransigeance ou de positions incompréhensibles. Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables en se montrant indifférents à l'égard du résultat démocratique des récentes élections législatives en Grèce ainsi qu'à l'égard des positions d'institutions européennes et internationales qui se disent prêtes à faire preuve de flexibilité pour respecter le verdict des urnes. »

Qui doit « revenir sur terre » ?

La situation est alors entièrement inversée. Ce n'est plus la Grèce qui doit venir mendier un accord, ce n'est plus le gouvernement grec qui doit « revenir sur terre », pour reprendre la formule méprisante à la mode en février et en mars dans la presse européenne, mais bien les créanciers. Ce sont désormais à eux de prendre conscience de la « réalité » des concessions grecques et de la « réalité » d'une économie grecque saignée par leur blocage. Ce sont à eux désormais que revient de prendre leur part de concession nécessaire à tout compromis en acceptant les « lignes rouges » du gouvernement grec. Alexis Tsipras ne cache pas, en effet, sa détermination.

Le refus de la zone euro « à deux classes »

Sans jamais évoquer ni le Grexit, ni le défaut (c'est sa position depuis le début et ce serait suicidaire dans le contexte économique et financier actuel), le premier ministre hellénique met au défi les partisans de la « ligne dure » d'aller jusqu'au bout. Il le fait en se plaçant non pas au niveau économique, mais au niveau politique. Pour lui, faire céder la Grèce reviendrait à créer une zone euro à deux vitesses, avec un « cœur » qui dicterait sa loi : « les règles dures d'austérité et d'ajustement » et un « super ministre des Finances » qui imposerait ces « règles », au mépris même des choix des peuples concernés. Or, Alexis Tsipras ne cache pas que cette option est pour lui « le début de la fin » de la zone euro. Autrement dit, la Grèce ne semble pas disposée à jouer dans cette partie. Comprenez à demi-mots : à rester dans une telle zone euro.

Et Alexis Tsipras de poursuivre que cette stratégie menée par les créanciers « comporte des grands risques et ceux qui la soutiennent ne semblent pas en tenir compte », notamment l'inauguration d'un « processus d'incertitude économique et politique qui pourrait aussi transformer de fond en comble les équilibres dans l'ensemble du monde occidental. » Très clairement, le premier ministre grec fait ici référence au Grexit et à ses conséquences. Il fait écho aux nombreuses inquiétudes de plusieurs économistes et des dirigeants étatsuniens. La conclusion de la tribune où Alexis Tsipras fait référence à l'ouvrage de Hemingway « Pour qui sonne le glas » est sans équivoque : prendre le risque de pousser la Grèce hors de la zone euro, ce serait, pour les Européens, creuser aussi le tombeau de la zone euro. Ce serait prendre un risque considérable.

 Le premier ministre grec présente donc un choix politique : construire une zone euro solidaire ou une zone euro qui exclut. Ce choix, à la lecture de la tribune d'Alexis Tsipras, la Grèce semble l'avoir déjà fait. C'est donc maintenant aux dirigeants européens de le faire. Et donc d'évaluer les risques. « La décision repose, non plus entre les mains des institutions qui, à l'exception de la Commission européenne, ne sont pas élues et qui ne rendent pas des comptes aux peuples, mais entre les mains des leaders de l'Europe. »

Le défi lancé par Athènes

Ce mouvement tactique d'Alexis Tsipras est particulièrement habile. Désormais, c'est lui qui fixe les règles du jeu. Il semble déterminer, quoi qu'il en coûte, à camper sur ses positions. Le temps joue à présent contre les créanciers qui doivent faire un choix où ils seront perdants à tous les coups : céder à Athènes sera une défaite politique, malgré les concessions grecques, mais pousser la Grèce au Grexit sera un désastre. Le « nœud coulant », par la capacité étonnante de résistance d'Alexis Tsipras s'est donc retourné contre ses adversaires. Si la Grèce saute dans l'inconnu, elle emporte avec elle la zone euro, prétend le premier ministre. Certains estiment que ce ne sera pas le cas. Mais les dirigeants européens sont-ils prêts à tenter l'expérience ? Sont-ils prêts à prendre le risque de « tester » les fameux « pare-feux » qui n'ont jamais été testés ? Sont-ils prêts à créer un précédent et à mettre fin à l'irréversibilité de l'euro ? Alexis Tsipras se place dans la position du Comte D'Anteroches à Fontenoy et proclame : « messieurs les créanciers, tirez les premiers ! »

 Appel à Angela Merkel

 Cette tribune s'adresse aussi directement à Angela Merkel. La critique de l'intransigeance et des buts des créanciers est en réalité une critique de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble qui n'a jamais caché sa préférence pour le Grexit. Alexis Tsipras envoie donc ce message à Berlin : Wolfgang Schäuble peut « gagner », il peut parvenir à ses fins s'il n'est pas stoppé par la chancelière, car la Grèce ne cèdera pas au chantage. Il ne peut donc plus être utilisé comme simple « menace » destiné à effrayer. D'où cette demande d'Alexis Tsipras de régler le problème grec au niveau des chefs de gouvernement. Si Angela Merkel ne prend pas la situation en main, si elle laisse Wolfgang Schäuble décider, alors elle mettra en péril et le projet européen. Or, le premier ministre grec sait bien qu'elle ne le veut pas. Décidément, Alexis Tsipras vient de donner une belle leçon de stratégie à tous les gouvernements européens : il est possible de résister à Angela Merkel. Pour certains, comme François Hollande, la leçon est sans doute cruelle...

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:28

Congrès AFPS des 30-31 mai 2015
Motions adoptées par acclamation à l’issue du Congrès.


1) Une nouvelle Flottille de la Liberté internationale se prépare à se rendre à Gaza. L'un des bateaux, la Marianne, partie de Suède, a fait récemment escale en France (accueillie par l'AFPS et ses partenaires à Brest) avant de poursuivre vers la Méditerranée pour y rejoindre les autres navires.

L'objectif premier est de demander pour les Palestiniens de Gaza la liberté de déplacement, notamment par la mer, espace de liberté, et l'ouverture immédiate du port de Gaza. En appui aux exigences palestiniennes, la Flottille réclame la fin immédiate du blocus illégal imposé par Israël avec la complicité de l'Egypte et le soutien direct ou implicite des grandes puissances. Elle exige la libération de la Palestine.

Réunie en congrès à St Denis les 30 et 31 mai 2015, l'AFPS apporte son plein soutien à la Flottille de la Liberté. Elle demande aux autorités françaises de prendre les mesures nécessaires pour en assurer la protection.



2) Le congrès de l'AFPS tient à exprimer son indignation quant à la politique européenne qui condamne en Méditerranée des dizaines de milliers de migrants à une mort horrible dans leur tentative d'échapper à la misère et à la guerre. Les puissances occidentales en sont les principales responsables à travers leurs politiques néocoloniales et leurs interventions militaires. Parmi ces réfugiés figurent des Palestiniens, une fois de plus chassés, une fois de plus déplacés par la force. Laurent Fabius, dans son discours devant le conseil de sécurité de l'ONU exigeait le droit à un retour rapide pour tous les réfugiés de Syrie et d'Irak. Le Congrès de l'AFPS demande qu'il fasse preuve de cohérence et qu'il agisse en conséquence dès à présent pour la réalisation du droit inaliénable au retour des réfugiés palestiniens en Palestine.
 

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