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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:39

COMITE VALMY

samedi 23 mai 2015, par Comité Valmy

 

10ème anniversaire de la victoire du NON

au Traité Constitutionnel Européen
 

Pour un front populaire, patriotique et antifasciste, pour la reconquête de la souveraineté nationale

La situation politique nationale et internationale est de jour en jour plus inquiétante.

Sur la planète, les guerres impérialistes menées par les impérialistes américains et européens qui soutiennent les forces ouvertement fascistes en Ukraine, les crimes colonialistes en Palestine et les terroristes en Syrie, en Irak, en Afrique et provoquent ainsi une logique d’affrontement contre la Chine, la Russie, l’Amérique Latine.

En France, offensive patronale stimulée par Valls et Hollande et les surenchères des Sarkozy, Juppé et Fillon contre ce qui reste des conquêtes sociales et des services publics, contre la souveraineté nationale, les communes, l’égalité des droits, la laïcité.

L’« Europe sociale », les « guerres humanitaires », l’« euro au service des peuples » sont des mensonges qui désarment le mouvement ouvrier et populaire, les luttes des salariés et détruisent les services publics.

Les salariés confrontés à la casse de leur emploi l’ont compris. Par leur lutte ils posent la question d’une autre société. Ainsi les marins de la SNCM s’opposent à la circulaire sur les travailleurs dé-tachés, les ouvriers de Fralib disent haut et fort que l’entreprise leur appartient, les salariés du commerce, de la SNCF, d’Air France s’opposent à la déréglementation et la libéralisation imposée par cette union du capitalisme européen.

Il y a urgence à résister à cette logique de guerre et de régression des salaires, pensions et allocations !

Si notre NON a été bafoué les luttes d’aujourd’hui montrent que la partie n’est pas gagnée pour les forces du OUI.

Il y a 10 ans, le peuple de France avait bousculé tous les pronostics avec la victoire du NON au traité constitutionnel européen. UMP, PS et UDI ont refusé de respecter ce vote, et veulent nous enfermer dans une fausse alternative : soit le soutien aux politiques pro-européennes, soit l’extrême droite bleu marine et sa face cachée néo-nazie des identitaires et autres amis de Dieudonné et Soral.

Notre peuple a la force de refuser de nouveau, de construire pas à pas un Front Populaire Patriotique de résistance à l’austérité, aux guerres coloniales, au racisme, au fascisme, aux délocalisations, aux privatisations, au traité transatlantique.

Les participants des Assises du Communisme appellent le peuple de France, les forces patriotiques, syndicales, poli-tiques et associatives, allant au bout de leur démarche de résistance à l’UE, et qui ont fait la victoire du NON à sortir de l’euro, de l’UE, de l’Alliance atlantique pour résister et ouvrir, en sortant du capitalisme, une nouvelle voie de développement.

En nous appuyant sur les luttes en cours et celles en devenir, nous proposons aux militants et aux organisations communistes, aux syndicats, aux progressistes et patriotes antiracistes et antifascistes, à tous ceux qui s’opposent à cette guerre de classe européenne et qui ont milité pour la victoire du NON au TCE, de construire ensemble une grande manifestation unitaire le 30 mai 2015 à Paris.

Le 9 Mai, dite « journée de l’Europe », est le 70ème anniversaire de la victoire contre le nazisme. Nous appelons à faire cette journée des rassemblements régionaux de mobilisation pour préparer le 30 Mai.

C’est la meilleure réponse à la crise de ce gouvernement "de gauche" dont le peuple ne veut plus, pour ne pas laisser la place à cette Marine Le Pen qui non seulement ne combat pas le capitalisme mais amène le pire.

Ainsi nous rendrons visible la capacité populaire de résistance et clamerons qu’il faut briser ce carcan des peuples qu’est l’UE pour une perspective progressiste de souveraineté nationale et populaire, de coopération internationale, de progrès social et d’émancipation populaire, dans l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours heureux ».

 

Déclaration commune des organisations composant les ASSISES DU COMMUNISME

- Action Communiste 
- Collectif POLEX 
- Coordination Communiste 59/62 
- Cercle Communiste d’Alsace 
- Gauche Communiste du PCF 
- Pôle de Renaissance Communiste en France 
- Réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF 
- Rouges Vifs Bouches du Rhône 
- Rouges Vifs Ile de France

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 15:54

Publié par Michel El Diablo

La revue RUPTURES : premier numéro le 29 mai 2015

TOUTES LES INFORMATIONS SUR LE NOUVEAU MENSUEL (lien ci-dessous)

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 14:45
Espagne, première approche ou ... Sourire à Madrid .

Publié le 25 Mai 2015

il est des lundi matins

la lumière est plus pure

Espagne, première approche ou ... Sourire à Madrid .


Comme pour la Grèce, d'abord se féliciter de voir la droite ici héritière du franquisme (un peu comme si le f-haine était une des composantes décisives de l'UMP) prendre une baffe mémorable et de voir le PS local se faire botter le cul.

Honneur aux Espagnols qui, certes par procuration, nous permettent cette joie que nos incrustés dans les alliances politicardes ici, les communautarismes de chapelle là, ont interdit au peuple français.

Une image forte, ici, le quotidien de déférence qui titrait il y a huit jours sur son édition.fr du matin "La surprise de Cameron" renvoie dans les sous-titres les élections espagnoles.

Pour le Monde , à en croire la taille des caractères, que la Grande-Bretagne reste à droite serait un évènement majeur, que Madrid soit arrachée aux héritiers de Franco une maladie honteuse à soustraire des regards.

Le Figaro se console comme il peut : "La droite reste en tête au niveau national mais sans dégager de majorité absolue dans les territoires où se sont déroulées, ce dimanche, les élections municipales et régionales."

L'Huma titre sur la victoire de Podemos à Madrid et Barcelone, mais reste timide sur la condamnation sans appel par le peuple espagnol de sa social-démocratie eurocratisée. Cela pourrait ici donner des idées.

Quant à Libé pas un mot dans son titre sur la chute du PSOE (-800 000 voix) qui ne se tient en place que parce que le PP chute plus que lui.

L'intérêt de ce qui se construit en Espagne -- mais aussi peut-être des limites qu'il appartient d'abord aux Espagnols de mesurer et si besoin fortifier en terme d'organisation -- ce sont les bases populaires du rassemblement, ses objectifs contre la spéculation foncière, contre les affairistes et les scandales financiers, pour l'emploi et la protection sociale (dont les retraites) autant de sujets qui interdisent récupération à l'extrême droite et qui s'ancrent dans les exigences populaires en combattant les choix économiques, idéologique et politiques de l'UE. Il lui faut maintenant se construire son projet alternatif, se l'inventer sans modèle d'importation tous faillis.

Le peuple espagnol dispose-t-il des outils politiques pour construire cette alternative que portent les résultats ? Pas évident. Mais de même que pour la Grèce, être observateur éventuellement porter appréciation, interdit de se poser en donneur de leçon (d'autant plus que le mouvement social en France n'a pas de son côté fourni d'effort marquant pour s'affranchir des forces institutionnelles qui veulent le contenir dans les structures de l'UE ou le faire dériver vers des modèles de type franquiste que les Espagnols à leur façon sont en train de rejeter.

Donc se réjouir de voir une nouvelle génération pointer rejetant l'héritage franquiste et celui des forces qui se sont acclimatées au régime mis en place pour sa succession.

Souhait personnel de Canaille le Rouge, mais qui ne lui appartient pas pour sa concrétisation, voir maintenant l'Espagne poursuivre l'écriture de son avenir avec l'encre Violette qui manque toujours à ses couleurs Jaune et Rouge.

C'est qu'en France depuis 80 ans on a l'Espagne au cœur et pour qui depuis des lustres fréquente régulièrement le 94 rue JP Timbaut, cela à du sens…profond.

Rédigé par Canaille Lerouge

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 13:05

FORUM INTERNATIONAL ANTI-UNION EUROPÉENNE À ATHÈNES DU 26 AU 28 JUIN
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (MPEP)
 
Le 21 mai 2015.

Le M’PEP, co-organisateur de ce forum avec plusieurs autres organisations de pays européens, appelle les citoyens, organisés ou non, à participer à ce rassemblement inédit qui est en passe de prendre la suite des forums altermondialistes en déclin. L’objectif est de renforcer la mobilisation contre l’Union européenne et l’euro, responsables des politiques d’austérité qui écrasent les peuples. Une coordination européenne élargie, composée des partis politiques, organisations populaires et mouvements sociaux, à l’exclusion de l’extrême droite, qui luttent pour la sortie de l’Union européenne, de l’euro et de L’Otan, sera mise en place. Ce forum fait suite à diverses rencontres auxquelles notre parti a participé. Vous les trouverez sur http://www.m-pep.org
 
 
 
 
 
L’entrée est libre.

 

Pour participer au Forum, contactez le MPEP en cliquant ci-dessous :
contact@m-pep.org

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 22:09

Altuglas licencie à Bernouville.  C’est pourtant une entreprise prospère
Altuglas International, filiale d’Arkema, développe des résines acryliques à base de matières premières renouvelables. Elle commercialise 20% de la production mondiale de PMMA (polyméthacrylate de méthyle) sous forme de plaques et de résines acryliques.

Arkema, une puissante multinationale développée à partir de la France
Le groupe Arkema est né en octobre 2004, lors de la réorganisation de la branche Chimie du groupe Total et est introduit à la Bourse de Paris en 2006. À force d’acquisitions ciblées, d’investissements dans les pays émergents, il est devenu une puissante multinationale de la chimie. Le capital est à 34% français, 19% européen, 8% britannique et 35% étatsunien.  Les pays émergents se partagent le reste.  Les capitaux anglo-saxons sont maintenant majoritaires. Premier chimiste en France, acteur de la chimie mondiale, présent dans plus de 40 pays Arkema   réalise en 2014 un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros.  Rien d’une entreprise en difficulté financière. C’est au contraire une de ces grandes multinationales cotées sur les places boursières et à la recherche du profit maximum.

Réorientation vers les pays émergents, à forte croissance, à bas salaires et droits sociaux réduits
Récemment le groupe a orienté ses investissements vers les pays à forte croissance et à bas salaires.  Il envisage d’y réaliser 30 % de son chiffre d’affaires d'ici à 2017.  Il s’est récemment implanté en Chine et en Malaisie, début 2015. Il est également présent au Brésil et cherche à s’implanter en Arabie saoudite.

En conséquence, baisse de l’activité en France et en Europe
Le groupe a pour objectif atteindre un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et une marge d'excédent brut d'exploitation de 17 %, avec un équilibre par région (Europe, Amérique du Nord et Asie) à trois parts égales d’en 2020.
Le rééquilibrage géographique des activités d’Arkema se traduit par une baisse du poids de l’Europe et de la France. Sa part des ventes en Europe est descendue à 41 % en 2014, contre 60 % en 2005, au profit des Etats-Unis et de l’Asie, dont les parts ne cessent de croître depuis cinq ans.  Ainsi l’Union européenne que les europhiles nous présentait, au temps des campagnes électorales pour le traité de Maastricht puis pour le traité constitutionnel, comme un moyen de résister à la concurrence mondiale permet au contraire aux multinationales françaises ou européennes de se redéployer au niveau mondial et d’organiser le dumping social et la concurrence des travailleurs entre eux.


Pour faire flamber les dividendes : redéploiement, délocalisation, dumping social et licenciements
Cette stratégie est clairement donc celle de la délocalisation pour rapidement rémunérer les actionnaires.  Il ne s’agit nullement de difficultés économiques mais d’une stratégie de redéploiement et de restructuration capitaliste : les dividendes ont presque doublé entre 2006 et 2014 !  La demande de l’entreprise de procéder à des licenciements économiques est un vol.  D’abord parce que les difficultés économiques avancées sont un mensonge.  Ensuite parce que c’est sur l’exploitation du travail des générations d’ouvriers et de salariés de Total puis d’Arkema depuis des dizaines d’années qu’Arkéma a construit un groupe mondial.  Et maintenant il jette ses salariés à la rue.

Les multinationales et les fonds de pension détruisent les emplois en France
Arkema n’est pas seul à procéder ainsi : c’est ce que fait aussi UPM avec les Papeteries de Chapelle Darblay, c’est ce qu’on fait les actionnaires du pétrole et de Petroplus, c’est ce que font les actionnaires de Vallourec.  Les multinationales entreprennent soigneusement de détruire l’emploi en France pour se restructurer à l’échelle mondiale.  

Il faut interdire ces licenciements et s’opposer au traité transatlantique qui livrera les travailleurs à ces multinationales
Or non seulement les socialistes ne prennent aucune mesure contre ces licenciements  mais ils votent et ont voté tout ce qui renforce le pouvoir de ces groupes mondiaux.  Hier ils ont voté le traité de Lisbonne qui consacre le dogme de la « concurrence libre et non faussée ».   Aujourd’hui ils font campagne pour le traité transatlantique qui donnerait des pouvoirs exorbitants à ces mêmes multinationales.  Demandons leur des comptes là-dessus aussi.

 

 

Bernouville De 700 à...36 salariés. Dans l'Eure, après 15 plans sociaux, l'usine Altuglas ferme

À Bernouville (Eure), le fabriquant de plastiques transparents, Altuglas, filiale d'Arkema, va arrêter sa production. Les 36 salariés devraient être reclassés en interne.

Mise à jour : 21/05/2015 à 15:11 par Timothée L'Angevin sur le site de Normandie Actu

 

L'usine Altuglass produit des plastiques transparents (photo : L'Impartial)

L'usine Altuglas produit des plastiques transparents. (Photo : L'Impartial)

L’usine d’Altuglas de Bernouville (Eure), près de Gisors, va arrêter sa production. La filiale du chimiste Arkema, qui produit des plastiques transparents, emploie 36 salariés. Un Comité central d’entreprise (CCE) doit se tenir vendredi 22 mai 2015 pour confirmer l’annonce faite par la direction, le 13 mai 2015, de cesser les « activités de l’établissement », relate L’Impartial.
Joint par Normandie-actu, Marc Onolfo, le directeur du site, pointe du doigt la « forte concurrence européenne » sur le marché des plaques extrudées. « Nous sommes en surcapacité, ce qui rend la situation économique très difficile. » Si l’usine ferme ses portes, il assure que des mesures sociales de reclassement seront proposées aux salariés. Il n’a pas souhaité donner plus de précisions, préférant attendre le CCE.

Une quinzaine de plans sociaux en 40 ans

Du côté des employés, la lassitude l’emporte. Le site d’Altuglas, qui employait jusqu’à 700 personnes, a vécu une quinzaine de plans sociaux ces 40 dernières années. En 2009, la masse salariale a été réduite des deux tiers, passant de 110 à 36 employés. « Six ans après, le constat s’impose : la direction a fini par obtenir ce qu’elle voulait avec la fermeture définitive du site », soupire Walter Girard, représentant CGT de l’usine.

Arkema ferme son usine Altuglas de Bernouville dans l’Eure

Par  - Publié le

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Altuglas International a informé par courrier les représentants du comité central d’entreprise de son intention de fermer son usine de verre acrylique de Bernouville (Eure) qui emploie 34 salariés.

Le 13 mai, chaque membre du comité central d’entreprise d’Altuglas International, filiale d’Arkema France, s’est vu remettre par un huissier de justice une lettre annonçant l’arrêt de l’activité de l’usine de Bernouville (Eure) qui emploie 34 salariés. Cette usine jugée non rentable, qui a frôlé la fermeture en 1997 et supprimé 76 emplois en 2009, fabrique des plaques extrudées en PMMA (polyméthacrylate de méthyle) à partir de résine ; ce "verre acrylique" est destiné aux marchés de la construction, du transport et de la communication visuelle (présentoirs, etc).

La restructuration ne concerne ni le site Altuglas de Saint-Avold en Moselle (60 salariés), qui fabrique des plaques et blocs coulés de "verre acrylique" de qualité supérieure aux produits extrudés de Bernouville, ni le siège social d’Alutglas International à la Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine (52 salariés).

Walter Girard, délégué syndical central CGT, estime que la direction d’Altuglas International a beau jeu de dire que "Bernouville fait un produit low-cost qui n’est pas rentable". Cela résulte, selon lui, d’un "choix stratégique de ne pas faire de véritable R&D dans l’extrudé". Le syndicaliste pointe par ailleurs la décision de spécialiser Bernouville dans l’extrudé, alors que l’usine était "un site pilote pour les nouveaux process" ainsi qu’un site réalisant tous les produits dont ceux coulés à partir de la matière première, le méthacrylate de méthyle (MAM).

L’usine de Bernouville produit aujourd’hui 8 000 tonnes par an pour une capacité de 20 000 tonnes, selon Walter Girard.

La mise en place d’une procédure de "licenciement collectif pour motif économique" sera à l’ordre du jour lors d'un prochain CCE extraordinaire.

Claire Garnier

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:56
par Raoul Marc Jennar
 
Paru le 11 mai 2015

Longtemps, j’ai adhéré au slogan « une autre Europe est possible ». Longtemps, j’ai cru réalisables les réformes nécessaires pour remettre le projet d’union des peuples d’Europe sur les rails d’une véritable « construction européenne ». Tous mes efforts ont donc été consacrés dans mes livres (en particulier dans « Europe, la trahison des élites ») et mes articles, à démontrer que l’Union européenne n’est pas l’Europe promise ; ce qui, implicitement, pouvait signifier que l’Europe promise était possible dans le cadre de l’UE.

Ce fut tout le sens de ma démarche lorsqu’il y a dix ans, je me suis engagé avec fougue dans le combat pour un « non de gauche » au traité constitutionnel européen – c’est-à-dire un non fondé sur la souveraineté populaire, sur la réalité des rapports de force entre intérêts opposés, sur le refus de confondre nation et nationalisme. Pour dénoncer le TCE, j’avais publié une brochure à laquelle j’avais donné un titre qui se trouve tout à fait confirmé aujourd’hui par la renaissance en force des nationalismes et le rejet d’Europe : «Quand l’Union européenne tue l’Europe».

Nous voulions provoquer une crise qui remettrait la question européenne à plat et permettrait les réformes indispensables. J’ai même, tout aussitôt après notre victoire, publié un livre intitulé « Quelle Europe après le non ? » dans lequel j’énumérais les réformes nécessaires et possibles pourvu que la volonté politique exista.

Puis vint le projet de traité de Lisbonne facilité par la forfaiture de Jacques Chirac refusant de retirer la signature de la France en conséquence du rejet du TCE par la majorité du peuple français. Ce projet, une véritable redite du TCE, put être ratifié parce que les élus PS et Verts ont apporté leur appui pour réunir la majorité qualifiée qui manquait à Sarkozy afin d’adapter la Constitution de la République aux nouveaux abandons de souveraineté.

Ce qui émergeait n’était en rien cette « autre Europe », mais l’aggravation d’une UE au service du secteur privé, acharnée au démantèlement des politiques sociales, vouée à l’organisation de la concurrence de tous contre tous, manifestant en toutes circonstances le mépris le plus total pour les principes démocratiques. Et les forces politiques qui auraient dû s’opposer à une telle orientation y adhéraient totalement.

Puis vint la crise financière qui vit les responsables de cette crise protégés par les gouvernements et les victimes punies par des politiques d’austérité. Cette crise servit de prétexte à de nouvelles avancées du pouvoir totalitaire d’institutions échappant à tout réel contrôle démocratique : la Commission européenne, la Banque centrale européenne et la Cour de Justice de l’UE. Les traités ratifiés en 2012 (MES et TSCG) ont consacré de nouveaux et insupportables abandons de souveraineté. Des traités qui furent soutenus avec la même force par la droite et par la social-démocratie européennes, toutes deux résolument au service de la dictature des marchés. On ne réformait pas l’UE, on en aggravait les orientations les plus néfastes pour les peuples.

La confirmation de l’impossibilité de réformer l’UE est venue de la bouche même de M. Juncker, l’actuel président de la Commission européenne, un homme qui, pendant dix-huit ans à la tête du gouvernement de son pays, a favorisé l’évasion des capitaux et donc l’incivisme fiscal dans les autres Etats membres : « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés » (Le Figaro, 2 février 2015). Des propos scandaleux qui pourtant n’ont été dénoncés par aucun gouvernement, ni par le Parlement européen, ni par aucun parlement national.

Et voici que se négocie un traité transatlantique qui transformera les 28 Etats européens en 28 colonies américaines, avec la Commission européenne dans le rôle, cette fois au grand jour, de gardienne des intérêts des firmes euro-américaines.

On ne peut plus s’illusionner sur la possibilité, dans le cadre de l’UE, de ses institutions et de son mode de fonctionnement, d’une autre union des peuples d’Europe. Cette possibilité n’existe pas. Depuis 1979, à chaque scrutin européen, le PS promet l’Europe sociale. Alors qu’il sait très bien que cette Europe sociale est impossible en vertu des traités européens et des arrêts de la Cour de Justice de l’UE. A preuve : non seulement elle n’existe pas, mais l’UE est l’instrument du patronat relayé par les gouvernements pour procéder au démantèlement des politiques sociales dans chaque Etat.

Puisqu’une union démocratique et solidaire des peuples d’Europe n’existe pas dans le cadre de l’UE, c’est ce cadre, qui fait obstacle, que l’on doit combattre. On ne sortira de cette dictature d’un mode nouveau qu’en dénonçant les traités européens et les arrêts de la Cour de Justice de l’UE. On ne mettra fin à l’oligarchie technocratique qui dicte aux peuples d’Europe les volontés patronales euro-américaines qu’en faisant disparaître la Commission européenne. On ne mettra pas fin aux politiques européennes sans supprimer les institutions qui les engendrent.

Appliqué à l’UE actuelle, le slogan, « une autre Europe est possible » est devenu un mensonge. C’est une tromperie, dont seuls profitent ceux qui bénéficient de l’UE telle qu’elle est : les firmes privées dont le profit toujours plus élevé est la seule motivation. Car ce slogan retarde toute contestation fondamentale de l’UE, de ses institutions et de ses politiques.

Raoul Marc Jennar

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:47
Politis, le 6 avril 2015

« Ce ne sera pas un pique-nique » , mais la Grèce n’a pas d’autre choix que de sortir de l’euro si elle veut rompre avec la politique d’austérité, soutient l’économiste Frédéric Lordon.

L’auteur de « La Malfaçon, monnaie européenne et souveraineté démocratique » était l’invité jeudi 2 avril du collectif Penser l’émancipation, aux côtés de Panagiotis Sotiris, philosophe et dirigeant du Front de la gauche anticapitaliste grec (Antarsya). Dans un exposé drôle et éloquent, il formule une vive critique de la gauche radicale, coupable selon lui d’aveuglement et d’obstination à croire qu’un autre euro est possible. L’euro est un système qui n’offre selon lui que 3 attitudes possibles : « le subir, le fuir ou le détruire ».

Voici la vidéo de son intervention :

Penser l’émancipation est un réseau d’universitaires et d’éditeurs créé pour « renouer avec l’utopie ».

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 13:58
Mis en ligne le 14 mai 2015

Par

On parle beaucoup d’un possible référendum sur le maintien de Grèce dans la zone Euro actuellement. Même le Ministre allemand des finances, M. Schäuble, s’est prononcé en faveur d’une telle consultation. Cette soudaine passion pour les référendums, survenant pratiquement dix années après le référendum français sur le projet de traité constitutionnel, est touchante. Les mêmes qui avaient tout fait pour que la parole du peuple français (55% de « non » ne l’oublions pas) soit oubliée se découvrent subitement une âme référendaire. S’il n’y allait pas du sort de la Grèce, et des principes démocratiques, que l’Union européenne ne cesse de fouler aux pieds, il y aurait de quoi rire aux éclats. Et d’ajouter, à l’encontre de tous ces partisans nouveaux de la pratique référendaire, de ces hommes politiques qui viennent avec un grand sourire nous présenter leur nouvelles bonnes résolutions, « pas ça, pas vous ». Car, cette question des référendums est sérieuse. Il convient d’en clarifier les tenants et aboutissants.

 

Une option inapplicable.

En réalité, l’option d’un référendum sur une sortie de l’Euro est inapplicable. Dans un texte posté sur un site de la gauche américaine, Stathis Kouvelakis écrit ainsi « Le temps est venu d’expliciter le contenu et d’expliquer la viabilité de la stratégie alternative, qui commence avec la double initiative de la suspension des remboursements de la dette et de la nationalisation des banques, et qui se poursuit, si nécessaire avec le choix d’une monnaie nationale approuvée par le public au cours d’un référendum populaire »[1]. De fait, c’est aussi, entre autres, la position de Schäuble. Mais il convient de considérer deux facteurs qui – dans le cas de la Grèce – rendent justement le recours à une procédure référendaire inapplicable :

  1. Un référendum exige un minimum de campagne, d’une durée de 6 semaines (au plus juste) et plus probablement de 12 semaines. Or, les mécanismes de la spéculation monétaire se déclenchent à l’horizon de minutes, voire d’heures. La temporalité d’élections, aussi souhaitables soient elles, n’est tout simplement pas compatible avec le spéculation monétaire. Cette spéculation se manifestera avec une force extrême, sauf si l’on décide de fermer les marchés financiers grecs, et pas seulement les marchés obligataires mais aussi les marchés d’action. On est en présence d’un cas extrême de la spéculation, qui ne pourra être réduit par l’application d’un simple contrôle des capitaux. Il faudra fermer les marchés financiers. Mais, si la fermeture de tous ces marchés est possible, elle ne l’est que pour quelques jours ou l’on change progressivement de système économique. Si la Grèce (et n’importe quel autre pays) devaient laisser l’ensemble des marchés financiers fermés pour plusieurs semaines, on prend le risque de voire l’économie changer de nature, et les investisseurs déserter le pays. La conclusion s’impose alors d’elle-même : il n’est pas possible de tenir un référendum sans déclencher un spéculation massive, et cette spéculation non seulement sera très destructrice pour l’économie ou alors impliquera que le gouvernement ait recours à des modes de contrôles allant bien au-delà d’u simple contrôle des capitaux. Mais, cela aura alors des conséquences politiques importantes, qui sont de nature à fausser le résultat d’un tel référendum.
  2. Un référendum ne fait sens que dans la mesure où il permet une validation démocratique. Mais, un référendum qui se tiendrait en plein milieu d’une spéculation déchaînée ne permettrait pas aux règles de la démocratie de s’appliquer. On serait loin du débat ouvert que l’on est en droit d’attendre avant un référendum, et qui eut lieu dans le cas des deux référendums de 1993 (Maastricht) et de 2005 (sur le projet de traité constitutionnel). Dès lors, privé du débat serein (même s’il est passionné) un référendum n’est plus une procédure démocratique. Cette dernière nait de la combinaison du débat (dans le cadre de la campagne) et du vote. Or, il faut craindre que dans cette campagne, qui sera par nécessité relativement courte, s’expriment non pas des idées mais des pressions, sous la forme justement de la spéculation. Les conséquences politiques de cette dernière vont fausser le débat, et par voie de conséquences vicier l’ensemble de la nature démocratique de la procédure référendaire.

On le constate, un tel référendum n’est pas praticable sauf à considérer que le référendum n’est là que pour légitimer une décision déjà prise. Mais, l’argument d’impraticabilité du référendum n’est pas le seul que l’on puisse invoquer. Il est douteux que, sur une telle question (la Grèce, ou un autre pays, doit elle rester dans l’Euro ou quitter la zone Euro) un référendum soit la procédure adaptée.


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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 09:16

UN APPEL À SORTIR DE L’EURO VENANT D’ESPAGNE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 18 mai 2015.
 
Pour la première fois en Espagne, en avril 2015, un appel de personnalités de différents horizons se prononce pour que l’Espagne sorte de l’euro. Ils viennent d’Attac Espagne, de syndicats, de Podemos, du Parti communiste espagnol, d’Izquierda Unida… Beaucoup d’entre eux seront présents à Athènes du 26 au 28 juin 2015 lors du forum international organisé par un collectif d’organisations européennes dont fait partie le M’PEP. Il s’intitule « Forum international anti-Union européenne de la gauche et des forces populaires, l’eurozone est le problème, en sortir est la solution ».
 
Premiers signataires : Julio Anguita, Santiago Armesilla, David Becerra, Mireia Biosca, Luis Blanco, Rosa Cañadell, Manuel Colomer, Albert Ecofet, Santiago Fernandez Vecilla, Ramón Franquesa, Héctor Illueca, Pedro Lopez Lopez, Joaquín Miras, Neus Molina, Manuel Monereo, Gustín Moreno, Rosana Montalban, Pedro Montes, Araceli Ortiz, Gumer Pardo, Miguel Riera, Clara Rivas, Juan Rivera, Joan Tafalla, Diosdado Toledano, Rodrigo Vázquez de Prada, Pau Vivas.

 

 


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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 09:02
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Reprise d’un article du blog de Coralie Delaume

Le billet ci-dessous a pour but d’inaugurer une petite série de papiers relatifs à l’histoire de la construction européenne et à ses acteurs. Nous le devons à Frédéric Farah, un économiste ami de L’arène nue, dont on peut lire une interview ici (en duo avec Thomas Porcher) au sujet du TAFTA. 

Ce papier se compose :
– de la traduction d’une tribune écrite par l’un des concepteurs de l’euro, Tomaso Padoa Schioppa dans le journal italien Corriere della Sera en 2003. Certaines formules y sont saisissantes et révèlent assez bien les arrières pensées qu’eurent en leur temps les inventeurs de la monnaie unique. Des pensées de type religieux (glorification de la dureté de la vie et des châtiments du destin dans un but purificateur ou rédempteur) et répressives. C’est pourquoi il était intéressant de  traduire et de publier ce texte.
– d’un rapide rappel du contexte dans lequel a été écrite la tribune (nous sommes en 2003, la France et l’Allemagne viennent de s’affranchir des règles fixées dans le Pacte de stabilité et de croissance).
– d’un portrait du bonhomme (Padoa Schioppa).

Ce rappel historique a, au passage, le mérite de rappeler que l’Allemagne ne fut pas toujours – loin de là – le pays budgétairement vertueux que l’on nous présente….

Contexte entourant la tribune de Padoa Schioppa

L’année de l’écriture de l’article est importante dans la construction européenne puisque c’est la première crise sévère que traverse le pacte de stabilité et de croissance de 1997 qui prévoyait de limiter les déficits à 3% et la dette à 60% du PIB.

En 2002 la commission européenne a proposé de prescrire à l’Allemagne et au Portugal un avertissement préventif pour risque de déficit budgétaire excessif, le Conseil suite à l’intense lobbying de l’Allemagne auprès de ses partenaires, repousse cette proposition.

Comme la dégradation des finances publiques s’est poursuivie, la Commission engage une procédure de déficit excessif à l’encontre de l’Allemagne le 21 janvier 2003 et de la France , le 3 juin 2003. Le conseil ECOfin malgré l’absence de mesures significatives en matière de réduction de déficits décide le 25 novembre 2003 de suspendre les procédures engagées vis-à-vis de l’Allemagne et de la France qui en étaient au stade de la prise de sanctions pour violations durables du pacte.

Une crise se déclenche alors au sein du Conseil opposant la France et l’Allemagne d’un côté et les petits pays dits plus vertueux, entre le conseil et la Banque Centrale qui a maintenu en représailles une politique monétaire peu accommodante et enfin entre le Conseil et la Commission. La Cour de justice est saisi qui en 2004 annule la suspension de procédure tout en indiquant que le Conseil dispose d’un pouvoir d’appréciation des propositions de la Commission.

En 2005 le pacte originel est modifié pour tenir compte des circonstances économiques, comme une grave récession économique. Le gouvernement de l’Europe par la règle a été un échec, la crise de 2008- 2009 l’a illustré avec force. Pourtant l’union européenne persiste actuellement dans cette voie….

 

Tribune de Tomaso Padoa Schioppa, Corriere della Sera, 26/08/2003

Des mesures structurelles difficiles mais obligatoires : retour à la réalité pour Berlin et Paris

« Les gouvernements de la France et de l’Allemagne semblent avoir choisi désormais sans réserve la voie de ce que le jargon économique nomme les réformes structurelles. Non ne savons pas s’ils iront jusqu’au bout. Mais si nous plaçons ce choix en perspective, nous pouvons en comprendre la signification historique et prendre le risque d’une prévision.

Il y a seulement six ans la France et l’Allemagne s’inscrivaient avec force dans le noyau des pays en règle sur tout : inflation et équilibre budgétaire, directives européennes et stabilité politique.

En réalité les graines de la difficulté étaient déjà en train de mûrir. L’Allemagne avait gagné depuis des années même des décennies, combinant la qualité de ses produits industriels (qui achète une Mercedes ne s’occupe pas du prix), avec une forte stabilité des prix. Les périodiques réévaluations du mark récompensaient cette combinaison et y contribuaient, parce que ce sont elles qui contrôlaient l’augmentation des prix.

La France quant à elle après la dévaluation de 1983, avait décidé avec une ferme détermination de faire comme « le meilleur de l’Allemagne » c’est à dire un très sévère contrôle des salaires année après année pour plus de compétitivité, favorisant ainsi la croissance.

Mais le succès de l’élan français contribua à affaiblir la position gagnante de l’Allemagne. En 1992-1993 refusant la dévaluation par rapport au mark, la France s’est interdit ainsi de retourner à un vieux mal (note du traducteur les dévaluations).

Dans la dernière décennie les deux parcours sont devenus impraticables.

Avant tout pour l’Allemagne, obérée par les coûts de la réunification allemande et de la perte de l’avantage du premier de la classe. Mais aussi pour la France qui vit s’épuiser les marges de la désinflation compétitive.

Quand la course de l’économie américaine cessa de faire croître tout le monde les défauts de chacun devinrent évidents et le besoin d’y remédier devint urgent.

La France et Allemagne se retrouvèrent avec un chômage et des déficits publics pesants ; de maitres sévères de la stabilité ils devinrent des élèves qui ne firent pas leur travail à la maison.

Ils ne restaient plus que les réformes structurelles : celles que Luigi Einaudi nommaient ses prêches inutiles : laisser fonctionner le marché en limitant l’intervention publique au strict respect des lois économiques et des critères de la compassion publique.

Dans l’Europe continentale un programme complet de réformes structurelles doit aujourd’hui prendre place dans le champ des retraites, de la santé, du marché du travail de l’école et dans bien d’autres.

Mais elles doivent être guidées par un unique principe : réduire le niveau des protections qui au cours du 20eme siècle ont progressivement éloigné l’individu du contact direct avec la dureté de vivre, avec les revers de fortune, avec la sanction ou la récompense de ses défauts et qualités.

Cent ou cent cinquante ans plus tôt le travail était une nécessité ; la bonne santé un don de Dieu, la prise en charge des personnes âgés, une action relavant de la piété familiale, la promotion de carrière une reconnaissance du mérite, le diplôme et l’apprentissage le résultat d’un métier et un investissement coûteux.

La confrontation de l’homme avec la difficulté de la vie était ressentie depuis les temps antiques, comme la preuve de l’habilité et de la chance.

Cette confrontation appartient désormais au domaine de la solidarité des individus envers l’individu besogneux et ici réside la grandeur du modèle européen.

Mais celui-ci a dégénéré dans un ensemble de droits, qu’un individu paresseux sans devoirs ni mérite revendique auprès de l’État.

L’Allemagne et France sont des pays à la structure étatique forte, conscients d’eux même et soutenus par classe dirigeante attentive à l’intérêt général. Dans les deux cas, le modèle de société, le même pour l’Italie, a besoin de courageuses et différentes transformations et dans certains cas plus grandes que celles qui échoient à l’Italie. Les difficultés seront très importantes. Mais il n’est pas difficile de penser que une fois la voie engagée, ces deux pays ne sachent la parcourir avec détermination. »

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