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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 14:04

Quand donc le PCF cessera-t-il de répéter "il faut faire bouger l'Europe"  et  d'accepter, de fait, les diktats de l'UE?  L'UE n'acceptera jamais de fixer des prix rémunérateurs pour les agriculteurs et de les imposer à la grande distribution et à l'industrie agro-alimentaire, .  Elle n'a pas été construite pour cela.  Dès ses débuts elle a eu pour valeur le marché libre et l'ouverture des frontières.  Laisser croire cela, c'est mentir aux agriculteurs.

La déclaration d'André Chassaigne, qui trouve que le ministre socialiste de l'Agriculture fait pour le mieux, est fatale pour les luttes.  Elle encourage à la résignation et à la fatalité.  Elle laisse le terrain libre aux tenants des orientations européennes : les lobbies de l'agroalimentaire et de la grande distribution, le gouvernement, la droite et et la FNSEA.  Il faut oser affronter l'Union Européenne !  Il faut dire aux agriculteurs que c'est à l'Union Européenne qu'il faut s'en prendre!  Et considérer que la sortie de l'euro et de l'Union Européenne doit être débattue avec tous ceux qui souffrent des politiques européennes.YG.

Sur France 3 Auvergne, une déclaration d'André Chassaigne, pour le groupe Front de gauche.

Le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne, a estimé mardi qu'il faut "encadrer les marges de la distribution" pour répondre à "la situation d'étranglement" des éleveurs.

  • AFP
  • Publié le 21/07/2015 | 16:07, mis à jour le 21/07/2015
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André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme. © AFP PHOTO / BERTRAND GUAY

© AFP PHOTO / BERTRAND GUAY André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme.

 

"Je ne mets pas en cause les réponses apportées par le Premier ministre, le ministre de l'Agriculture, qui, dans le cadre dont on dispose sur les questions agricoles, font pour le mieux", a déclaré le député communiste du Puy-de-Dôme devant la presse.
           
Mais, a-t-il souligné, les éleveurs sont dans "une situation d'étranglement, avec une grande colère qui peut prendre une très grande importance". Avec le "poids de la distribution, le poids des intermédiaires, au final les producteurs ne peuvent pas vivre de leur travail".
           
Qualifiant "d'ignoble" la façon dont les éleveurs doivent négocier les prix d'achat avec la grande disribution, André Chassaigne a estimé que "si elle n'est pas obligée réglementairement de faire des efforts, elle ne tient pas ses engagements", rappelant avoir déposé des propositions de loi à ce sujet, dont la dernière en 2011.
 
"On se heurte à des interdictions du droit européen qu'il faut faire bouger, mais il faut des prix planchers, qu'on appellera +indicatifs+ parce qu'on n'a pas le droit de dire prix planchers, et des mécanismes de coefficient multiplicateur, qui existent pour les fruits et légumes, qui permettent d'articuler avec le prix à la distribution", a-t-il dit.
           
"Si on n'encadre pas les marges de la distribution, on n'aura pas de solution", a insisté André Chassaigne.

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 09:05

mis en ligne le 23 juillet 2015

 

Le syndicat agricole MODEF demande au gouvernement : "il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage" ...

Un voeu pieux.  Comment imaginer que l'Allemagne cédera sur une telle ligne et que Hollande obtiendra satisfaction, lui qui cède toujours aux souhaits d'A. Merkel et de ses amis socialistes allemands, depuis le traité d'austérité Sarkozy-Merkel du début de mandat jusqu'au dernier memorandum meurtrier infligé à la Grèce ?

L'expérience grecque le montre.  L'euro et l'UE, c'est l'austérité et la liberté des plus gros contre les plus petits. 

Pour les agricluteurs, c'est la disparition des exploitations familiales et la promotion des fermes usines.  Ce sont les grandes surfaces et les industries agro-alimentaires dictant leur loi et leurs prix au nom de la concurrence et de la compétitivité. 

Le moment est venu de réclamer tous ensemble la sortie de l'euro et de l'UE qui ont détruit l'économie natioanle. 

AC

MODEF : APPEL A REJOINDRE LES MANIFESTATIONS

Le plan de soutien à l’élevage français présenté le 22 juillet par le ministre de l’agriculture n’est pas à la hauteur.

Sur les 600 Millions d’Euros de mesures d’allègement de trésorerie seuls 100 millions constituent une aide réelle, le reste n’est que report d’échéances.

Les mesures dites structurelles ne règleront en rien le problème des prix à la production puisqu’elles ne concernent que l’exportation et que ce marché est en concurrence directe avec les pays tiers exportateurs où les distorsions de concurrence sont majeures. Dans le même temps où le gouvernement prône l’exportation pour régler la crise, il participe via la création de zone de libre-échange Européenne à ouvrir les frontières à l’importation de viande bovine, porcine, ovine et lait à prix cassés. Est-ce la nouvelle définition du développement durable et du bon sens paysan ?

Avec leur bon sens, les paysans réclament à cors et à cris des prix rémunérateurs. Mais cette revendication des éleveurs contrevient aux règles de la concurrence libre et non-faussée énoncées dans les traités qui fondent l’UE et votés par les gouvernements successifs.

Alors il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage assorties d’un coefficient multiplicateur entre fournisseurs et distributeurs.

Concernant les mesures d’urgence, le MODEF revendique la suppression pour 2015 des assiettes minimum de cotisations sociales des exploitants, l’exonération des cotisations volontaires obligatoires et autres taxes sur les produits d’élevage, la restructuration des dettes avec des prêts à taux 0%...

Pour faire valoir le droit à vivre de son travail, le MODEF appelle ses adhérents et l’ensemble des exploitants familiaux à rejoindre les manifestations en cours et prendre des initiatives d’actions là, dans les zones non couvertes par ces manifestations d’éleveurs.

Angoulême, le 23 juillet 2015

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 13:53
VIDEO - du fumier et des poulets déversés par les agriculteurs au Havre

Les agriculteurs en colère ont déversé du fumier et des morceaux de poulet devant la mairie du Havre ce mercredi 22 juillet 2015.

  • Par Mathilde Riou
  • Publié le 22/07/2015 | 16:56, mis à jour le 22/07/2015 | 18:27

© David Frotté

© David Frotté

 

La ville du Havre n’est pas épargnée par la colère des agriculteurs. Ce mercredi 22 juillet, des éleveurs ont déversé devant l’hôtel de ville du fumier et de morceaux de poulet surgelés.Ces produits en provenance du Brésil ont été interceptés sur le pont de Normandie.
 

 

© David Frotté

© David Frotté

VIDEO : le reportage de David Frotté et Hervé Guiraudou avec les interviews de : Martial Prud'homme, agriculteur à Octeville-sur-Mer Régis Vincent, agriculteur à Octeville-sur-Mer Sébastien Dégenétais, président de l'Union syndicale agricole du canton de Montivilliers

A Rouen les agricluteurs ont déversé devant la préfecture des produits agro-alimentaires d'origine étrangère saisis chez les grossistes ou dans les grandes surfaces.

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 10:50
Alors que l'on n'entend sur les chaînes et les radios que les responsables de la FNSEA dont les positions fort libérales ( ils veulent davantage de "compétitivité" pour exporter encore plus ) et fort européistes sont néfastes à terme pour les petites et moyennes exploitations familiales, nous mettons en ligne une déclaration de la Confédération paysanne, relevée sur le site de cette dernière.  Nous partageons quasiment toutes ses analyses excepté ses illusions sur la possibilité que l'UE puisse réorienter la politique agricole vers un autre modèle.  L'expérience grecque invite à comprendre que toute réorientation ou remise en cause des positions pro-libérale et pro-capitaliste de l'UE se heurte au carcan des institutions européennes.  Et invite donc à en sortir pour progresser.
Confédération paysanne

Plan d'urgence pour l'élevage : De l'essence dans le moteur mais un plan en panne de solutions durables



22.07.2015 Le plan de soutien aux éleveurs surendettés, notamment les jeunes, est certes nécessaire à court terme, cependant il ne doit pas servir à maintenir un système à bout de souffle et passer sous silence que tous les éleveurs sont aujourd'hui en crise, concernés par la baisse généralisée des prix.
 

Pour résoudre durablement cette crise, il faut stopper net cette politique de libéralisation délibérée qui a poussé au surendettement et met aujourd'hui en péril des dizaines de milliers d'éleveurs. On continue à favoriser la saturation des outils de production des entreprises agroalimentaires au détriment des éleveurs et des territoires.

Par ailleurs, il est illusoire de réactiver le mirage de l'export, dont les aléas (embargo russe, contraction des débouchés chinois) sont en grande partie responsables de la crise actuelle. Cela devient carrément cynique quand Manuel Valls envisage de profiter de la faiblesse actuelle des grecs pour conquérir leurs marchés agricoles.

Et que dire enfin du silence sur les accords de libre-échange en cours de négociations avec les États-Unis et le Canada. Aucun avenir pour les paysans européens face aux méga fermes-usines nord-américaines !

Le bon sens économique et paysan appelle à s'attaquer aux causes profondes de ces crises récurrentes, notamment par la maîtrise des volumes au niveau européen et la réorientation des politiques agricoles vers un autre modèle.

Ces aides seront donc à fonds perdus, comme la Cour des comptes en fait état dans son rapport, et ne serviront qu'à financer la restructuration et le plan de licenciement de l'agriculture à taille humaine mis en place par les industries agro-alimentaires.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 15:59

Vendredi 17 Juillet 2015 à 5:00

Propos recueillis par
Pour Aurélien Bernier, auteur de "La gauche radicale et ses tabous" et de "Désobéissons à l'Union européenne", la crise grecque a montré qu'"en évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, Syriza s'est condamné à l’impuissance." Selon lui, cet échec de Tsipras montre par ailleurs que "la stratégie du Front de gauche", qui consiste aussi à vouloir réformer les institutions européennes de l’intérieur, "n’est plus valable aujourd’hui" : "Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête."
Nicolas Messyasz/SIPA/SIPA

Marianne : Après coup, comment analysez-vous la stratégie d’Alexis Tspiras lors des négociations avec les institutions européennes ?
Aurélien Bernier :
J’ai regardé tout ça attentivement, me gardant bien de tirer des leçons en cours de route. Maintenant que la Grèce et ses créanciers se sont mis d’accord, nous y voyons plus clair. Le référendum aurait pu permettre à Alexis Tsipras d’assumer une position plus dure vis-à-vis de l’Union européenne et, notamment, d’envisager la sortie de la zone euro. Nous nous apercevons aujourd’hui que ce n’était pas du tout l’objectif de la majorité de Syriza. Tsipras a organisé ce référendum en pensant que cela aller renforcer son poids dans les négociations. Ce qui n’a pas du tout été le cas. L’UE a tenu des positions encore plus dures qu’avant le référendum et, à partir du moment où la majorité de Syriza refusait d’envisager la sortie de la zone euro, les choses étaient pliées d’avance. Je pensais vraiment que ce référendum allait permettre à la Grèce d’aller beaucoup plus loin dans les négociations puisque le Premier ministre avait une légitimité populaire. Au contraire, ils se sont couchés au bout de quelques jours. C’est assez dramatique parce que ce pays va continuer à pâtir de l’austérité, parce que les décisions prises en Grèce devront maintenant recevoir l’aval de l’UE et, aussi, parce que les gens qui ont cru de bonne foi que Syriza pouvait faire autre chose que les autres organisations politiques pro-UE, ces gens-là, malheureusement, ont été trahis.

Pensez-vous, comme l’affirme Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec, qu’Alexis Tsipras, en refusant l’idée même de préparer une sortie de la zone euro, a perdu un levier de négociation majeur ?
Oui, il a perdu à ce moment-là. Yanis Varoufakis a raison sur ce point. Sauf que, même avec cette menace, il est possible que Syriza se soit quand même heurté à un mur. Néanmoins, l’erreur est de ne pas avoir envisagé la rupture de la zone euro comme une solution de sortie de crise. On voit le résultat aujourd’hui. En évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, avec les traités et tous les mécanismes qui vont avec, Syriza s'est condamné à l’impuissance.

Yanis Varoufakis a exliqué avoir travaillé à un plan B qui comportait des mesures qui auraient permis de récupérer de la souveraineté financière et monétaire, tout en évitant le « Grexit ». Etait-ce une troisième voie crédible selon vous ?
Je pense qu'effectivement cette voie-là était crédible. Mais cela revient de fait à une sortie de la zone euro. Car la solution qu’il proposait se résumait à l’introduction d’une deuxième monnaie dans le pays. La BCE aurait sûrement réagi et coupé, comme elle l’a fait à Chypre, l’approvisionnement en euros. Petit à petit, la nouvelle monnaie aurait remplacé la précédente. C’était une façon de se faire sortir de la zone euro en douceur plutôt que d’assumer directement une sortie sèche. C’est une question de stratégie politique, mais au final, le résultat aurait été le même, avec une nouvelle monnaie et une banque centrale réquisitionnée pour faire tourner la planche à billets.

Finalement, cette séquence n’est-elle pas pour vous un véritable cas d’école de cette entrave, de ce « tabou », que s’imposent les formations de la gauche radicale en refusant la rupture avec l’Union européenne ?
"Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement"Malheureusement oui, c’est un cas d’école. La gauche radicale européenne défend une réforme des institutions de l’intérieur. Mais cette crise démontre que l’UE n’a absolument aucune intention de lâcher quoi que ce soit. Il n’y a pas de doute là dessus. Et que dans un contexte de négociation, avec ce « tabou de la rupture » présent à chaque instant, il n’y a absolument rien à attendre de bon. Je suis à la fois inquiet et en colère.
Inquiet parce que je crains que le parti qui soit le plus renforcé par cette crise ne soit celui de l’extrême droite, c’est-à-dire Aube dorée. En France, ce sera exactement la même chose avec le Front national. Car l’échec de Syriza, c’est l’échec de la position de réforme de l’intérieur que défend l’ensemble de la gauche européenne. Et, évidemment, Marine Le Pen se fera un plaisir de mettre Jean-Luc Mélenchon face à cet échec.
Je suis en colère aussi. La gauche radicale européenne aurait dû soutenir l’aile gauche de Syriza. On savait très bien qu’il y avait, au sein de Syriza, plusieurs positions : l’une dure, l’autre plus souple. Mais au lieu de ça, la gauche radicale a préféré dénoncer l’UE, l’intégrisme des négociateurs et des créanciers. Ils sont restés finalement sur leurs positions en faisant croire qu’on pouvait faire changer les choses sans rompre avec l’UE. Or, si les gauches radicales européennes avaient expliqué que la sortie était une possible voie, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement. Finalement, Tsipras a appliqué ce que dit le Front de gauche. Et même si la France pèse certainement plus que la Grèce dans des négociations, je ne suis pas sûr pour autant que le résultat serait différent. Alexis Tsipras a appliqué la position du Front de gauche qui est de dire : « On va batailler de l’intérieur pour faire bouger l’UE ». Malheureusement, le résultat de cette politique-là amène à la situation que vit la Grèce.

N’y a-t-il pas en France, depuis quelques mois, une évolution sur ces questions ? On a vu, lors de cette crise grecque, plusieurs responsables du Front de gauche en appeler à la défense de la souveraineté nationale de la Grèce contre la mise sous tutelle de l’UE. Ou au respect de la souveraineté populaire du peuple grec dans son choix du non au référendum. Lors du dernier congrès du Parti de gauche, une motion, inspirée par vos écrits et ceux de Frédéric Lordon, qui prônait l’« élaboration d'un programme de gouvernement dans le cas de la rupture avec l’UE et l’euro », a recueilli un très bon score… 
Je ressens cette évolution. Il y a affectivement la motion du PG qui a fait pas mal de bruit dans le microcosme. Il y a aussi une tendance au NPA qui est pour la sortie de l’euro et de l’UE. Et c’est vrai que ce débat avance, avec des gens comme Frédéric Lordon, ou moi, je l’espère en tout cas un petit peu. Mais la difficulté est que ça ne va pas assez vite au niveau des directions militantes. Or, si nous ne sommes pas clairs sur ces questions-là, il n’y a aucune chance d’être crédibles dans le champ politique.
C’était déjà le cas avant Syriza. Ce que préconise le Front de gauche (changer les choses de l’intérieur, négocier...), c’est, en un peu plus rouge, le discours sur « l’Europe sociale » du Parti socialiste. C’est le coup que nous a fait Lionel Jospin en 1997 et que nous a refait François Hollande en 2012 en début de mandat. Evidemment, je pense que si le Front de gauche était au pouvoir, il serait beaucoup plus dur, je ne remets pas en cause les intentions de ses dirigeants. Mais ce discours est, à mon avis, inaudible. Il l’était déjà avant le cas de la Grèce, il l’est d’autant plus aujourd’hui.
La prochaine fois qu’un dirigeant français de la gauche radicale dira « Nous allons négocier et obtenir gain de cause », plus personne ne pourra le croire. Aujourd’hui, avec le revers de la Grèce, ce serait totalement suicidaire de tenir ces propos. La seule position tenable est de dire que « Oui, on ira à l’affrontement, mais en sortant de l’ordre juridique et monétaire européen ». Ne pas se priver de peser sur les institutions européennes, à la seule condition d’avoir d’abord récupéré notre souveraineté monétaire et économique. Sinon, on le voit bien, il n’y a pas de négociations possibles.
Donc, la stratégie du Front de gauche, n’est plus valable aujourd’hui. Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Car la marche vers les prochaines échéances électorales serait toute tracée et elle n’aurait plus rien à craindre de la gauche radicale. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête. S’il y avait des gens qui n’avaient pas encore compris la vraie nature de l’UE, des gens optimistes — pour ne pas dire naïfs — qui pensaient qu’un pays auréolé d’une légitimité démocratique, d'un programme électoral, serait en mesure de faire plier la BCE et toutes les institutions européennes, ils en sont à coup sûr revenus. Aujourd’hui ce n’est plus possible de défendre cette position. Continuer à le faire ne serait plus de la naïveté, mais de la bêtise.

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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 14:19

La « Trident Juncture 2015 » : L’UE s’enrôle dans l’Otan

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 21 juillet 2015
La « Trident Juncture 2015 »

La « Trident Juncture 2015 » (TJ15) ne sera pas seulement un des plus grands exercices Otan qui, du 28 septembre au 6 novembre, verra engagées surtout en Italie, Espagne et Portugal plus de 230 unités terrestres, aériennes et navales et forces pour les opérations spéciales de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36 000 hommes, plus de 60 navires et 140 avions de guerre, plus les industries militaires de 15 pays pour évaluer de quelles autres armes a besoin l’Alliance. Dans l’exercice de guerre, l’Otan impliquera plus de 12 organisations internationales majeures, agences d’aide humanitaire et organisations non gouvernementales. « Participeront aussi à la TJ15 l’Union européenne et l’Union africaine », annonce un communiqué officiel. Parmi les pays de l’UE les plus engagés dans l’exercice Otan figurent, en plus des trois dans lesquels se déroulera le gros des opérations, Allemagne, Belgique et Hollande. D’importantes personnalités internationales seront invitées à assister à la TJ15 le 19 octobre à Trapani (Sicile), le 4 novembre à Saragosse (Espagne) et le 5 novembre à Troia (Portugal).

Ainsi « l’Otan démontre son engagement à adopter une approche multi-compréhensive ». En d’autres termes, son engagement à étendre toujours plus son aire d’influence et d’intervention, de l’Europe à l’Afrique et à l’Asie, avec des objectifs globaux. C’est dans ce cadre que s’insère la « Trident Juncture 2015 », qui sert à tester la « Force de réaction » (40 000 effectifs), surtout sa « Force de pointe » (ou “Fer de lance”, NdT) à très haute rapidité opérative. La TJ15 montre « le nouveau niveau accru d’ambition de l’Otan dans la conduite de la guerre moderne conjointe », en montrant qu’elle est « une Alliance avec fonction de guide ».

Sur un tel fond, comment peut-on discuter d’Union européenne en ignorant l’influence de l’Otan, et, donc, des Etats-Unis qui en détiennent le commandement ? L’article 42 du Traité sur l’Union européenne stipule que « la politique de l’Union respecte les obligations de certains Etats membres, lesquels considèrent que leur défense commune se réalise par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ». Comme sont membres de l’Alliance 22 des 28 pays de l’Ue, la suprématie de l’Otan est évidente. Pour lever toute équivoque, le protocole n° 10 sur la coopération instituée par l’article 42 souligne que l’Otan « reste le fondement de la défense collective » de l’UE, et qu’ « un rôle plus fort de l’Union en matière de sécurité et de défense contribuera à la vitalité d’une Alliance atlantique rénovée ». Rénovée, oui, si bien que de l’Atlantique Nord elle est arrivée sur les montagnes afghanes, mais rigidement ancrée à la vieille hiérarchie : le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des Etats-Unis et tous les autres commandements clés sont aux mains des USA.

Par le biais de l’Otan, à l’intérieur duquel les gouvernements de l’Est sont plus liés à Washington qu’à Bruxelles, les USA influent non seulement sur la politique étrangère et militaire de l’Ue, mais dans l’ensemble sur ses orientations politiques et économiques. En traitant de façon individuelle avec les plus grandes puissances européennes -Allemagne, France et Grande-Bretagne- sur la répartition des profits et aires d’influence, en s’assurant de l’appui inconditionnel des autres grands pays de l’Ue à commencer par l’Italie.

Sur ce fond, comment peut-on penser que dans l’épisode grec les USA ne jouent pas un rôle considérable par le biais de l’Otan, dont la Grèce est une partie stratégiquement importante ? Comment peut-on séparer les questions économiques de celles politiques et militaires, au moment où, dans le sillage de la stratégie USA, l’Europe se trouve transformée en première ligne d’une nouvelle guerre froide contre la Russie et en pont de lancement de nouvelles opérations militaires en Afrique, Moyen-Orient et au-delà, jusqu’à la région Asie/Pacifique ?

Manlio Dinucci 

Edition de mardi 21 juillet 20156 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-ue-si-arruola-nella-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 22:50

Podemos s'effondre dans les sondages

Lundi 20 Juillet 2015, sur le blog de Nicolas Maury

Podemos, qui était créditée de plus de 30% des intentions de votes il y a quelques mois (novembre, décembre 2014 - janvier, février 2015), subit de plein fouet un reflux d'intention de votes. Ceci est révélateur d'une crise qui traverse Podemos, qui s'exprime depuis quelques jours à travers la plateforme "Ahora en Comun" - article et traduction Nico Maury
 
Podemos s'effondre dans les sondages
 
Dans un sondage du 6 juillet publié dans la presse espagnole Podemos s'effondre dans les intentions de votes. Il y a quelques mois le parti de Pablo Iglesias caracolait en tête des sondages pour aujourd'hui se positionner en quatrième place.

Podemos se retrouve très largement dépassé par le Parti populaire (PP) du premier ministre Mariano Rajoy crédité de 26,2% d'intention de votes. Les sociaux démocrates du PSOE parviennent eux aussi à remonter la pente avec 23,1% des intentions de votes. Le Podemos de droite, Ciudadanos, s'impose comme une troisième force avec 18,4% des intentions de votes. Loin derrière se trouve Podemos avec 14,9%.

Quant à Izquierda Unida (IU) les sondages frémissent de nouveau à la hausse. IU est créditée de 5,4% d’intention de votes. IU bénéfice de la personnalité d'Alberto Garzon et de son soutien à la plateforme "Ahora en común" (une référence aux deux coalitions qui ont remporté les mairies de Barcelone – Barcelona en común – et de Madrid – Ahora Madrid – le 24 mai dernier).

25.820 personnes, dont les maires de Barcelone et Madrid, ont appelé Podemos à constituer des listes d'unité populaire, avec IU, comme pour les élections municipales. De nombreux cadres de Podemos ont soutenu cette dynamique, en opposition avec Iglesias. L'absence de démocratie dans Podemos (les cercles n'ont que peu de pouvoir face à un Comité central à 100% derrière Iglesias) et l’hyper-centralisation de cette organisation politique crées des tensions, notamment dans la désignation des candidats pour les élections générales.

 

Podemos s'effondre dans les sondages
 
 
Nicolas Maury
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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 14:01
Entre l’Euro et le peuple, PODEMOS choisit l’euro 

podemosEntre l’euro et le peuple, Podemos a choisi : ce sera l’euro. Podemos soutient l’accord Tsipras UE se félicitant ainsi que la Grèce reste dans l’euro, en dépit de la réalité politique des faits : les accords de Bruxelles consacrent le maintien dans l’euro (et donc le sauvetage de celui-ci) contre le renforcement de l’austérité et la mise sous tutelle de la Grèce.
Pourtant,la démonstration est désormais patente, implacable, d’une rigueur quasi mathématique : on ne peut rester dans l’euro sans reculs sociaux, et sans abandons toujours plus poussés de souveraineté. Aucun parti prétendant proposer une alternative populaire ne peut être crédible s’il compte rester enfermé dans cette prison des peuples qu’est l’UE, s’il se refuse à sortir de l’euro et détruire ainsi cette arme d’exploitation massive des travailleurs.

Podemos jette le masque et soutient l’accord Tsipras-UE.

Vue sur la page facebook communiste pour la sortie de l'UE

Vue sur la page facebook communiste pour la sortie de l’UE

Le slogan de  » l’europe sociale », de la « réforme de l’UE » est l’autre nom du soutien à l’impérialisme américain, à l’oligarchie capitaliste et la version actuelle du « Il n’y a pas d’alternative » (There Is No Alternative TINA) de Margaret Thatcher avec un langage de gauche.

Podemos soutient ainsi le diktat néocolonial imposé à la Grèce alors même qu’un vote non aurait pu affaiblir la mise en place de cet accord sans menacer en quoi que ce soit l’Espagne.
Il s’agit là d’une opposition qui ne remet pas en cause le cadre, qui n’est pas prête à changer le système mais au contraire le défend, qui en voulant rester totalement intégrée au système ne promet que des alternatives sans alternative, comme l’a démontrée SYRIZA en Grèce. Chacun pourra d’ailleurs constater que les forces de contestation du système et de proposition d’une véritable alternative populaire sortant du cadre de l’UE, de l’euro de l’OTAN et du Capitalisme sont totalement censurées dans les grands médias du capital, à l’image du PRCF et de l’ensemble des communistes pour la sortie de l’UE..
mélenchon ueBien sûr la victoire de Syriza en Grèce ou celle  hypothétique de Podemos en Espagne, empêchent les dirigeants de l’UE de dormir car ces deux partis expriment tous les contradictions et faiblesses de la petite-bourgeoisie mais aussi la radicalisation à gauche des classes moyennes paupérisées et déclassées.
En fait ce qui manque ce sont des partis communistes liés au monde du travail, suffisamment forts, influents et léninistes pour faire basculer ces couches du côté des travailleurs pour un front du peuple, antifasciste et patriotique porteur d’une véritable alternative populaire.

JBC et MF pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

Les déclarations de Iglesias dirigeant de Podemos à El diario 16 juillet 2015

« c’est la seule chose que l’on puisse faire ». C’est ainsi que Pablo Iglesisa le Secrétaire Général de Podemos, décrit l’accord entre le Premier Ministre Grec et la Troika « la politique c’est abject »

« Nous faisons de la politique ou nous demeurons à l’université à rester à élaborer des analyses formidable ? » s’est interrogé Iglesias avant d’entrer au lancement du livre Réseau de l’indignation et de l’espérance de Manuel Castells ce jeudi soir, qui a accepté de répondre à quelques questions :

« Si la majorité de la population grecque accepte…Les pouvoirs en Europe sont antidémocratiques, mais les médias disent « ceux là sont des démocrates, les antidémocrates sont ceux qui sont populistes ». En politique ce qui compte ce n’est pas la rationalité, votre capacité de diagnostic, ce qui compte c’est la puissance et un pays du sud est vraiment très peu puissant »

 » ce qui s’est passé en Grèce c’est la vérité du pouvoir » insiste Iglesisas :  » Si s’articule une nouvelle sorte de gouvernement en Europe avec une orientation politique Keynesienne, si nous réussissons à tordre le bras des Sociaux Démocrates, et les faire changer de camp alors il y aura des possibilités. Et sinon, alors viendra Marine Le Pen qui dira « Nous avons gagné les élections en France, nous avons l’arme nucléaire et notre allié principal est la Russie. Pas l’UE ou l’OTAN. Si nous l’emportons ici, notre ennemi sera les élites locales que nous n’allons pas pleurer. Et sinon, l’alternative c’est Marine Le Pen ? Un partenariat avec la Russie, le début de la troisième guerre mondiale. La politique c’est abject »

La Chambre des Député devra voter un accord entre la Grèce et les institutions européenne pour une nouvelle aide.  » Le parlement espagnol n’a pas voté pour le plan de secours des banques » a déclaré jeudi le secrétaire politique de Podemos, Inigo Errejon. « qui n’ont même pas commencé à rembourser les aides d’états. Quand les débiteurs sont les banquiers, ils pardonnent. C’est une manœuvre électorale et une fraude, personne n’a demandé aux espagnoles s’ils voulaient modifier la Constitution et maintenant il y a des choses qu’il faudrait débattre de façon urgente. il y a une exagération pour contourner la discussion et accélérer les réformes législative dans les derniers mois d’un Parlement qui va changer bientôt, à l’image de ce qui s’est fait pour la loi baillon« 

« Mais pourquoi on vote » se demande Errejon à quoi il répond « Les leaders européen on déplacé le problème en affaiblissant un gouvernement issu des élections, parce que sinon il n’ont plus l’excuse qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité. Les pays qui prennent partis pour Merkel en votant contre leur propre peuple tomberont. Cet accord, dur, comme l’a reconnu Tsipras, c’est l’accord possible avec l’intransigeance des leaders européens, la meilleur solutione possible même s’il ne pense pas à l’avenir de l’UE et de l’euro » et donc?  » nous appuierons ce que soutient le parlement grec et nous respecterons ce à quoi il sera favorable » conclut il.

« Soit l’accord, soit une sortie de l’euro »  Le gouvernement Syriza gagne en stabilité pour Podemos qui salut l’accord Tsipras Troika. source20 minutes 16 juillet 2015 :

Nos commentaires apparaissent entre crochets : [commentaire d’IC]

Le chef du parti espagnol Podemos Pablo Iglesias, proche du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a estimé jeudi que l’accord entre la Grèce et ses créanciers avait le mérite de lui offrir une « stabilité » et de permettre d’envisager une restructuration de la dette. [ Stabilité ? stabilité pour la classe capitaliste, pour les marchés, les banques, les spéculateurs. mais précarité et pauvreté pour le peuple grec, pour tous les peuples européens pour qui l’exploitation va se renforcer !]

« Moi comme Alexis [Tsipras] n’aimons pas l’accord, mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro », a-t-il déclaré à des journalistes à Madrid. Il s’exprimait pour la première fois sur ce texte depuis qu’il a été adopté lundi dernier par l’Eurogroupe, composé des ministres des Finances des 19 Etats membres de la zone euro. [entre les intérêts du peuple, des travailleurs, et l’Euro du capital, il faut choisir ! Podemos comme Tsipras choississent l’euro. Nous les travailleurs nous devrions plutôt dire que la monnaie unique n’aura pas le service publique et Non à l’euro pour garder nos conquis sociaux comme le clamer les manifestants réunis le 30 juin à l’appel des Assises du Communisme pour les 10 ans du NON au TCE devant l’Assemblée Nationale]

« D’une certaine manière, le gouvernement a gagné en stabilité », a-t-il ajouté en évoquant ce plan d’aide sur trois ans, un troisième sauvetage de plus de 80 milliards d’euros. Et « en même temps, il a obtenu que le sujet de la restructuration de la dette soit envisagé », a-t-il encore défendu. [1° ) stabilité ? en virant les forces de gauche de Syriza dont les ministres ont osé critiquer l’accord, accord qui n’est passé que grâce au soutien actif de la droite (PS et UMP grec… 2°) en réalité l’accord ne comprend aucune mesure d’effacement de la dette, mais bel et bien un renforcement de l’austérité ainsi qu’une colonisation de la grèce mise sous tutelle de l’Union Européenne]

Plus de majorité parlementaire pour Tsipras

Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur fond d’échauffourées dans les rues d’Athènes, le Premier ministre grec a fait adopter au Parlement de premières réformes posées comme conditions par les créanciers de la Grèce à un nouveau plan d’aide. Il a au passage perdu sa majorité parlementaire, les oppositions à certaines de ces mesures très draconiennes ayant été nombreuses au sein de Syriza.

A la mi-journée, la Commission a annoncé qu’après l’adoption de ces réformes, la Grèce avait bien rempli les exigences de la zone euro pour lancer des négociations sur un nouveau plan d’aide.

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 13:26

Lu sur Initiative communiste

Déclaration de la commission exécutive du Parti Communiste des Peuples d’Espagne sur la situation en Grèce

Le Comité exécutif du PCPE, après avoir suivi les développements concernant la situation en Grèce au cours des dernières semaines, a émis la déclaration suivante :

  1. Le nouveau protocole d’accord intervenu dans la nuit du 12 Juillet et approuvé par le parlement grec la nuit dernière est une attaque sans ménagement contre les travailleurs grecs. La plupart des mesures convenues à l’unanimité à Bruxelles impliquent un aggravationt de la situation sociale et du travail déjà terrible et en conduisant à de nouvelles privatisations vont soumettre à un nouveau le pays au pillage pour l’enrichissement des monopoles grecs et étrangers.
  2. Les négociations entre le gouvernement grec et l’Eurogroupe, marquée par des mouvements successifs, la désinformation, des menaces et diverses manœuvres, ont mis en évidence les différences en termes d’aspirations et d’intérêts qui se produisent au sein de cette alliance impérialiste qu’est l’Union européenne. Les différentes approches de la France et de l’Italie et l’Allemagne sont l’expression des conflits internes qui se produisent au sein de l’UE, mais néanmoins s’accordent sur un élément majeur: faire peser la charge sur la classe ouvrière et les secteurs populaires du poids d’un nouveau processus favorisant l’accumulation des monopoles.
  3. L’approbation du Parlement grec, la nuit dernière, du mémorandum présenté par le gouvernement de SYRIZA a montré très clairement les limites de la gestion capitaliste. Malgré la rhétorique initiale, il est constaté que ni la majorité absolue ni l’utilisation de référendums ne bénéficient à la majorité des travailleurs tandis que se poursuit la logique des institutions capitalistes sans un véritable modèle alternatif. La social-démocratie, sous ces nouvelles ou ancienne forme, en revient à exercer leur rôle de légitimer et d’appliquer less politiques anti-ouvrières, et de se ranger encore du côté du grand capital.
  4. En particulier, le cas du référendum, le 5 Juillet a été instructif. Alors qu’initialement le gouvernement de SYRIZA a appelé à voter «NON» à la proposition de la Commission européenne, la BCE et le FMI, il a fini par accepter un accord plus dur que celui qui a été rejeté il y a quelques jours, générant ainsi encore plus de frustration dans le peuple grec et auprès de tous ceux qui ont fait confiance à Tsipras. Tous cette déception du peuple et des travailleurs grecs a sa contrepartie dans notre pays dans des organisations telles que PODEMOS ou Isquirda Unida, qui continuent à favoriser les illusions sur la gestion humaine du capitalisme.
  5. Le PCPE veut exprimer son soutien explicite dans ce processus au Parti communiste de Grèce (KKE), qui a maintenu une position ferme pour la sortie de l’UE et de l’euro et un pouvoir populaire, la seule alternative vraiment viable pour le bénéfice de la classe ouvrière et le peuple, qui a dénoncé les diverses manœuvresà la fois le  du gouvernement Syriza et des créancier, ayant ainsi à supporter l’incompréhension, la diffamation et la calomnie de toutes sortes d’opportunistes, à la fois en Grèce et en Espagne.
  6. Le PCPE estime que ce qui est arrivé en Grèce génère d’importantes leçons pour la lutte de la classe ouvrière et du peuple travailleur dans notre pays. D’une part, il a montré les limites de la gestion capitaliste, mais il a également servi à montrer l’aveuglement de toutes sortes d’opportunistes qui ont favorisé les illusions sur la possibilité d’une issue favorable pour les peuples sans rupture avec l’UE impérialiste que les paramètres faibles socialistes.
  7. Le PCPE appelle l’ensemble de la classe ouvrière et les secteurs populaires pour faire avancer l’approche d’une véritable alternative brisant les chaînes de structures impérialistes comme l’UE et l’OTAN, pour sortir de l’euro dans le cadre d’un processus de construction d’un véritable pouvoir du peuple et des ouvriers.
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 16:09

Situation en Grèce : « le « Grexit » comme chance pour un développement social ». Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ).

Situation en Grèce : « le « Grexit » comme chance pour un développement social ». Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ).

Communiqué de la fédération de Styrie du Parti communiste autrichien (KPÖ), 13 juillet 2015. Traduction MlN pour Solidarité internationale PCF. La Styrie est une région d’un million d’habitants. C’est la seule où le KPÖ est représenté au parlement régional et dans les plus grandes municipalités (20% dans la capitale Graz). La fédération de Styrie du KPÖ revendique son orientation marxiste-léniniste, contrairement au KPÖ national lié au PGE.

Le « Grexit » comme chance pour un développement social. La Grèce et les limites à la démocratie.

Une nette majorité de la population grecque a rejeté, le 5 juillet, le catalogue d’exigences voulu par l’UE et le FMI. Ce dernier comprend des mesures qui signifient encore davantage de pauvreté et n’offrent aucune perspective d’avenir pour le pays. Pourtant, les Grecs, qui ont voté NON, se retrouvent maintenant avec un OUI.

Le procédé utilisé a été la menace d’une mise en faillitepar l’UE et par le gouvernement grec dans le même temps. La démocratie est tolérée dans l’UE tant qu’elle n’atteint pas les intérêts capitalistes. La Grèce a été mise à genoux au moyen d’un chantage non dissimulé. Le premier ministre Tsipras accepte maintenant des conditions qui vont au-delà de ce sur quoi le peuple a été consulté le 5 juillet.

L’UE, sous direction allemande, a fait un exemple. Avec le cas grec, démonstration doit être faite qu’il n’y a aucune sortie du cercle vicieux néolibéral. Celui qui tente quand même, celui-ci est traduit en procès sur la scène internationale. Le signal est donné : il n’y a aucune alternative à l’austérité et au néolibéralisme. Il faut une fois pour toutes que les hommes et les femmes dans toute l’Europe se le mettent dans la tête.

Par son seul attachement inconditionnel à l’euro, le gouvernement grec s’est exposé à ce chantage. Un « Grexit » aurait, au contraire, offert, à moyen terme, la possibilité d’un développement social. La casse sociale et démocratique n’est ni une loi de la Nature, ni une fatalité économique comme on le répète aux gens depuis des décennies. Une chose devrait être apparue clairement à tout citoyen de l’UE : dans le carcan de l’UE et de l’euro, aucune autre voie n’est possible. La Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international fixent les limites de la démocratie.

Le KPÖ-Styrie est aux côtés des Grecs qui se mobilisent pour un développement social, pacifique et démocratique de leur pays. Il n’y aura pas de tel développement, en Grèce comme en Autriche, à l’intérieur de l’UE.

13 juillet 2015

 
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