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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 15:20

Le 26 mai prochain, nous sommes appelés à élire nos députés européens.

Depuis 1957 les gouvernements européens ont oeuvré dans l'ombre pour enfermer les citoyens de chaque pays adhérent dans une Europe ayant pour principes quasi constitutionnels le capitalisme mondialisé : "Libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux", "concurrence ... pas faussée".

Tout le pouvoir a été confié à la commission européenne, véritable gouvernement de l'Union européenne. Politique agricole commune, Traité de Maastricht, Traité de Lisbonne : peu à peu les Etats ont été privés de pans entiers de leur souveraineté au plan monétaire, commercial, économique, extérieur. Pendant ce temps la défense était confiée à l'OTAN.

Toute la politique de la France aujourd'hui est corsetée et inspirée par l'UE : Casse des transports publics, des retraites, du droit du travail, de la sécurité sociale, privatisations ... Tout est dans les directives. Toutes les luttes des dernières années ont eu pour enjeu ces politiques européennes. Même si les salariés, tout comme les gilets jaunes, préfèrent s'adresser à ceux qu'ils ont élus en France, en oubliant l'UE plus lointaine.

Dans cette Europe là, les Français peuvent voter pour un changement politique et social. Mais les traités européens s'y opposent. Juncker l'a bien martelé à propos de la Grèce : "Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens".

Sauf à décider d'en sortir.

Alors changer l'Europe en changeant la majorité du Parlement européen ?

Ce dernier n'a aucun pouvoir. Il ne désigne pas la commission. Ni même le président de la commission. C'est un arrangement entre amis européistes et non le résultat de l'application d'un texte institutionnel. Même si le président était, jusqu'alors, le chef du parti victorieux : socialiste ou de droite. Le Parlement ne vote ni les traités, ni les directives, ni même les lois européennes. Chaque fois qu'il vote contre l'avis de la commission - c'est très rare - il doit ensuite discuter avec la commission et faire des "compromis". Il ne décide donc de rien.

Dans cette UE dominée par les lobbys et le capitalisme mondialisé, le citoyen n'a aucun pouvoir. Tous les 5 ans, les institutions européennes lui donnent l'illusion qu'il peut décider. Mais aucune élection au Parlement ne peut faire évoluer quoique ce soit en Europe. Et même si une percée des opposants aux politiques européennes se faisait, la droite européenne bâtirait une alliance très rapide avec les socialistes et les libéraux pour s'opposer au "populisme".

Alors la décision se fera dans chaque pays, mais certainement pas dans les urnes dimanche prochain.

Je ne veux cautionner ni l'illusion sociale, ni l'illusion démocratique. Je m'abstiendrai.

Soutenons, renforçons les luttes partout où elles existent - syndicales, politiques, gilets jaunes - et à faire la clarté sur les politiques européistes du pouvoir Macron-Philippe. Seule solution pour créer le rapport de force nécessaire pour en finir avec ces politiques européennes mortifères. Et pour sortir de cette UE qui les conduit.

Yvette Genestal

 

 

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 15:55

14 septembre 2015

Extraits

Traité du fonctionnement de l'UE

 

"Article 120

Les États membres conduisent leurs politiques économiques en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, et dans le contexte des grandes orientations visées à l’article 121, paragraphe 2. Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources, conformément aux principes fixés à l’article 119."

"Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.

Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe (?) le Parlement européen de sa recommandation." [...]

Traité de Maastricht

"4. Lorsqu’il est constaté, dans le cadre de la procédure visée au paragraphe 3, que les politiques économiques d’un État membre ne sont pas conformes aux grandes orientations visées au paragraphe 2 ou qu’elles risquent de compromettre le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire, la Commission peut adresser un avertissement à l’État membre concerné. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, peut adresser les recommandations nécessaires à l’État membre concerné. Le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider de rendre publiques ses recommandations.

Dans le cadre du présent paragraphe, le Conseil statue sans tenir compte du vote du membre du Conseil représentant l’État membre concerné."

 

Pacte de stabilité et de croissance  fut signé à Amsterdam, le 17 juin 1997 (merci M. Jospin) :

Les Etats membres  : " 3. s’engagent à prendre les mesures budgétaires correctrices qu’ils jugent nécessaires pour atteindre les objectifs de leurs programmes de stabilité ou de convergence lorsqu’ils reçoivent un avertissement sous la forme d’une recommandation adressée par le Conseil conformément à l’article 103 paragraphe 4 du traité; "

2005 : «Améliorer la mise en œuvre du pacte de stabilité et de croissance»:

Quand vous votez, le Conseil et la Commission vous surveille.  Interdit de changer de politique:

" Le Conseil invite les États membres, lors de l’élaboration de la première actualisation de leur programme de stabilité/convergence après l’entrée en fonction d’un nouveau gouvernement, à faire preuve de continuité pour ce qui est des objectifs budgétaires approuvés par le Conseil sur la base de la précédente actualisation du programme de stabilité/convergence et à fournir – avec une prévision pour l’ensemble de la législature – des informations sur les moyens et les instruments qu’ils entendent utiliser pour atteindre ces objectifs dans le cadre de la description de leur stratégie budgétaire. […] "

 

Le rôle du parlement dans tout cela ?  Aucun. Il est seulement informé.  Et encore.  Rappelons que les négociations commerciales ( TAFTA, CETA) se tiennent et se sont tenues sous le sceau du secret.

 

Lire l'article très documenté ici sur le site Les Crises : https://www.les-crises.fr/comment-bruxelles-a-mis-l-europe-sous-tutelle-1/

 

 

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 15:30
© FRANCOIS GUILLOT Source: AFP
Didier Lombard, ancien PDG de France Telecom (image d'illustration).

Le rédacteur en chef du mensuel Ruptures Pierre Levy revient pour RT France sur la vague de suicides chez France Télécom, à la suite de laquelle sept anciens dirigeants de l'entreprise comparaissent aujourd'hui devant la justice.

Procès France Telecom : guerre (commerciale), crimes de guerre et vrais responsables

Le procès de sept anciens dirigeants de France Telecom s’est ouvert le 6 mai. Il devrait durer au moins deux mois, tant les charges sont lourdes, et les victimes nombreuses. Au banc des accusés figure en particulier Didier Lombard, président du groupe entre 2005 et 2010, ainsi que la société elle-même, en tant que personne «morale» – un terme pour le moins ironique.

Les prévenus sont accusés de harcèlement organisé à l’échelle de l’entreprise qui comptait, en 2005, près de 200 000 salariés. L’objectif n’est alors pas dissimulé : il s’agissait de se débarrasser de 22 000 d’entre eux. Par tous les moyens, en particulier les pires, puisque la plupart des employés avaient encore le statut de fonctionnaire : ils ne pouvaient donc pas être licenciés aussi facilement que des salariés du privé. Dès lors, le plan baptisé Next – évidemment un anglicisme, modèle de management oblige – flanqué de son volet «social» visait à mobiliser la hiérarchie autour d’un objectif principal : provoquer coûte que coûte les départs annoncés.

En réalité, ce sont des milliers d’agents qui sont détruits, brisés, poussés à la dépression, condamnés aux anxiolytiques, ou dont la vie personnelle et familiale bascule.

La pression est telle que près d’une vingtaine de salariés se suicident. Une douzaine d’autres commettent des tentatives analogues. Cela, c’est la partie émergée de l’iceberg. En réalité, ce sont des milliers d’agents qui sont détruits, brisés, poussés à la dépression, condamnés aux anxiolytiques, ou dont la vie personnelle et familiale bascule. On peut espérer que le procès mette au jour ces dramatiques réalités, mais qui pourra jamais recenser vraiment l’ampleur des drames humains ?

En cause : les méthodes de harcèlement, la pression de et sur la hiérarchie pour «faire du chiffre» (en poussant aux départs), mais aussi et peut-être surtout la tragique contradiction entre la culture de service public à laquelle le personnel est historiquement attaché, et les perspectives de mercenaires commerciaux offertes à ceux qui restent.

Les juges instructeurs n’ont pas retenu l’incrimination d’homicide involontaire, au motif qu’il est juridiquement délicat d’établir un lien de causalité directe entre les faits reprochés et l’issue fatale à laquelle certains ont été acculés. Dans la réalité vécue, celle-ci ne fait pourtant guère de doute. Du reste, la qualification aurait sans doute pu être, non d’homicide involontaire, mais bien d’homicide volontaire. Car que visaient donc M. Lombard, son DRH et leurs complices, si ce n’est la mort sociale de milliers de salariés ? Pour nombre d’entre eux, le départ d’une entreprise à laquelle ils avaient lié intimement leur existence et tant donné, et les faibles perspectives de trouver un autre emploi correspondant à leur expérience, valaient mise au rancart de la société.

En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la porte ou par la fenêtre.

Délinquance, ou véritable criminalité ? Les propos de Didier Lombard, tenus en petit comité à l’époque mais dont la trace a été retrouvée, éclairent l’état d’esprit qui régnait alors : «En 2007, je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la porte ou par la fenêtre»… Une image particulièrement sinistre quand on songe que certains se sont en effet défenestrés sur leur lieu de travail. Et que dire de cette formule utilisée devant les médias de l’époque par le président moquant cette «mode du suicide» qui se répandait parmi ses troupes ? Il y a donc eu un premier, puis un deuxième, puis un troisième, jusqu’à un dix-neuvième acte tragique (connu), et la direction poursuivait sciemment son travail planifié…

Pour leur défense, les prévenus mettent en avant l’introduction de la concurrence, et la véritable guerre commerciale qui en a résulté.

Et cela, en dépit des alertes et plaintes déposées par les syndicats, des signalements de la médecine du travail, de l’intervention de l’inspection du travail.

Pour leur défense, les prévenus mettent en avant l’introduction de la concurrence, et la véritable guerre commerciale qui en a résulté. Et sur ce point, il faut leur donner raison. Cela ne constitue cependant nullement une excuse : la guerre ne saurait excuser les crimes de guerre. D’autant que M. Lombard et son état-major partageaient pleinement, et se faisaient même les chantres de l’idéologie ultralibérale à l’origine de cette offensive meurtrière, non seulement à l’égard des salariés, mais aussi destructrice du principe même de service public. Ils en ont été les exécutants zélés.

L’histoire débute au deuxième semestre 1989, quand l’Union européenne (alors sous présidence tournante française) décide du principe d’une ouverture des télécommunications à la concurrence.

Mais les véritables donneurs d’ordre étaient (et restent) conjointement à Paris et à Bruxelles. L’histoire débute au deuxième semestre 1989, quand l’Union européenne (alors sous présidence tournante française) décide du principe d’une ouverture des télécommunications à la concurrence. En 1993, la Commission européenne donne cinq ans pour une libéralisation totale, et produit, en 1994, 1996 et 1999 des directives en précisant les modalités, avalisées par les Etats membres.

Ceux-ci engagent parallèlement leur mise en œuvre. En France, le scénario bien huilé est éclairant : les PTT sont scindés en deux en 1990 ; un an plus tard, la partie télécom est transformée en exploitant de droit public ; puis devient, en 1996, une société anonyme ; en 1997, son capital est ouvert au privé ; et en 2004, l’Etat devient minoritaire au sein de celui-ci. Dès le début des années 2000, la concurrence imposée par l’Union européenne fait rage, les nouveaux venus privés imposent une course aux tarifs les plus bas par un moins-disant social accéléré. Face à cela, c’est donc en 2005 que les dirigeants de l’entreprise autrefois publique lancent le plan Next.

Au passage, les usagers sont devenus des clients, et les décennies de recherche, de développement, et de savoir-faire technologique de pointe reconnus mondialement aux télécoms françaises sont passées par pertes et profits : la rentabilité est devenue le maître mot.

Il y a bien un lien de causalité directe entre l’introduction de la concurrence orchestrée par l’UE [...] et les dégâts humains, sociaux mais aussi économiques qui en ont résulté.

Bref, le cadre contraignant vient bel et bien de Bruxelles ; et les gouvernants français successifs, quelle que soit leur couleur politique, ont été des acteurs de premier plan. On notera en particulier que l’étape décisive, l’ouverture du capital, a été l’une des premières mesures du gouvernement Jospin associant toutes les nuances de la «gauche plurielle».

Quoi qu’il en soit, il y a bien un lien de causalité directe entre l’introduction de la concurrence orchestrée par l’UE, la privatisation mise en œuvre par les gouvernants français, la guerre commerciale sans merci qui en a découlé, et les dégâts humains, sociaux mais aussi économiques qui en ont résulté. Il est bon que les plus hauts dirigeants d’un groupe emblématique se retrouvent ainsi face à la justice – c’est du reste une première. Mais on attend encore que les responsables politiques figurent, eux aussi et plus encore, sur le banc des accusés.

D’autant que les magistrats instructeurs n’ont pas hésité à rappeler que le plan Next «a été conçu sous la pression des marchés financiers», et que les promesses faites à ces derniers ont été tenues rubis sur l’ongle : 22 000 départs, et 7 millions d’euros de cash-flow.

A qui profite le crime ?

 

 
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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 15:37
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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 15:02
Aurélien Bernier : "L’Union européenne se révèle comme un agent du capitalisme le plus violent, jusqu’à nier l’expression démocratique et martyriser le peuple"
Aurélien Bernier : « L’Union européenne surplombe toutes les questions économiques et sociales »
Ancien militant d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), Aurélien Bernier est l’auteur de nombreux essais sur la démondialisation ou l’écologie, dont « La gauche radicale et ses tabous » (Seuil, 2014) et « La démondialisation ou le chaos » (Utopia, 2016). Il vient de publier avec le collectif Chapitre 2 « La gauche à l’épreuve de l’Union européenne » (éditions du Croquant, 2019). Il revient avec nous sur ce dernier ouvrage.
 
Le Comptoir : Comment et pourquoi s’est constitué le collectif Chapitre 2 ?

Aurélien Bernier : Nous sommes un groupe d’amis. Nous nous sommes croisés dans des mouvements militants et nous avons gardé le contact. Nous sommes tous actifs dans le débat politique et intellectuel et partageons des valeurs essentielles : nous sommes internationalistes, nous luttons contre le pouvoir de la finance et des multinationales et nous sommes eurocritiques.

Chapitre 2 se constitue entre les précédentes élections européennes (2014) et les élections nationales de 2017, après la capitulation de Syriza en Grèce. La crise grecque a profondément changé les données du débat politique. Nous voyons d’abord l’Union européenne se révéler comme un agent du capitalisme le plus violent, jusqu’à nier l’expression démocratique et martyriser le peuple. Nous voyons également la gauche incapable d’élaborer un plan crédible pour sortir de la crise, en particulier parce que ses réponses sur l’Union européenne ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. Pour nous, le sujet européen est central pour la gauche, car l’Union européenne surplombe toutes les questions économiques et sociales.

« Au cœur de ce livre, nous avons placé la question taboue par excellence : celle du carcan juridique européen. »

Les positions des partis de gauche présents à l’élection européenne de 2014 étaient floues et largement basées sur l’idée de changer l’Union européenne “de l’intérieur”, un scénario que la crise grecque rendait irréaliste (à supposer qu’il ait un jour été possible, ce que je n’ai personnellement jamais cru). Notre groupe a donc voulu intervenir publiquement dans la séquence électorale de 2017. Nous avons notamment organisé un débat pendant la campagne présidentielle en invitant toutes les forces étiquetées “à gauche”, qui sont toutes venues. Nous les avons interpellées sur les angles morts de leur approche sur l’Union européenne, sur le fait qu’elles sous-estimaient les rapports de force et les contraintes juridiques. [...]

La suite ici : https://comptoir.org/2019/05/09/aurelien-bernier-lunion-europeenne-surplombe-toutes-les-questions-economiques-et-sociales/

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 14:56
 Pieter Brueghel l’Ancien. — « La Parabole des aveugles », 1568. Musée Capodimonte de Naples.

Pieter Brueghel l’Ancien. — « La Parabole des aveugles », 1568. Musée Capodimonte de Naples.

17 mai 2019

Quand un problème est trop embarrassant, il y a toujours la possibilité de regarder ailleurs. Avec une parfaite constance dans l’évitement, un sens du slogan qui fait penser à une publicité de la SNCF des années 80  Changer l’Europe, c’est possible ! »), et une conception de la politique essentiellement empruntée au mouvement scout (« À condition toutefois que l’on s’y mette tous »), le groupe des intellectuels organiques du hamono-glucksmannisme (1) remet le couvert avec ses sautillements d’« Europe démocratique », équivalent fonctionnel de l’ancienne promesse d’« Europe sociale », mais suffisamment ripolinée pour envisager de perdre deux ou trois décennies de plus.

L’honnêteté commande toutefois de souligner le progrès : l’« Europe sociale » façon Guigou-Aubry-Moscovici était à peine mieux que de l’hélium soufflé dans un ballon — en réalité personne n’y a jamais cru et, n’y croyant jamais, personne donc ne feignait même le moindre mouvement : écrire un truc ou deux, au moins faire semblant… mais rien. Ici au contraire, on y croit à fond — c’est presque pire. En tout cas on écrit, on n’arrête pas même. Nous avions déjà eu droit au Pour un traité de démocratisation de l’Europe en 2017, puis au Manifeste pour la démocratisation de l’Europe en 2018, c’est bien la moindre des choses qu’on nous informe que C’est possible ! en 2019. [...]

La suite ici : https://blog.mondediplo.net/apres-l-europe-sociale-l-europe-democratique-ou-l

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 13:57

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

La GAUCHE a-t-elle un problème avec la NATION ?
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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 14:16
Ici avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, Emmanuel Macron s'est toujours montré favorable au CETA. (Illustration)AFP/POOL/STEPHANE DE SAKUTIN

Ici avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, Emmanuel Macron s'est toujours montré favorable au CETA. (Illustration)AFP/POOL/STEPHANE DE SAKUTIN

Le parlement européen n'a rien fait contre ... Certes, il a approuvé le CETA sans le mécanisme qui prévoit le court-circuitage en règle de toute décision de justice nationale.   Et, quoiqu'il n'est pas encore été soumis au vote des parlements nationaux, le CETA est entré en vigueur dès septembre 2017.

Certains députés se sont réjouis que les tribunaux d'arbitrage ne puissent être mis en place avant la ratification par les parlements nationaux.

Et c'est la cour de justice européenne, non élue, qui a décidé.  Ce qui laisse les mains blanches aux députés européens qui étaient partisans de cette clause si controversée.  Tartufferies.

Les institutions européennes jugent et gagnent toujours pour les multinationales.

Reste que tous les parlements n'ont pas encore ratifié le CETA.  La France, qui devait le faire en 2018 a repoussé la date à l'automne 2019.  Sans doute pour ne pas gêner la campagne pro-europe de la liste LRM.  Car le CETA est très impopulaire en France. 

Etonnant d'ailleurs que les candidats opposants à ce traité ne se soient pas encore emparé de cette question.  Trop occupés, évidemment, à détailler un programme "européen"... qu'ils ne pourront pas appliquer vu le peu de pouvoirs du parlement européen et les rapports de force en Europe.

YG.

Vu dans "Le vent se lève" :

Bien qu’il semble que la nouvelle n’ait pas mobilisé une grande partie des médias, un pas décisif a été franchi ce mardi 30 avril (2019) en marge des négociations sur le CETA (Comprehensive economic and trade agreement). La Cour de justice de l’Union européenne a jugé le mécanisme ICS (Investment Court System), régisseur des litiges entre firmes et États promu dans le cadre du traité commercial, comme étant « compatible avec le droit primaire de l’Union européenne  ». Une décision qui en dit long sans pour autant surprendre outre-mesure lorsque l’on se penche sur le droit européen.[...]

"Cette décision est par ailleurs à contre-courant des négociations en cours à l’ONU, auxquelles l’Union européenne a subitement suspendu sa participation, qui concernent la protection des droits humains et environnementaux en responsabilisant juridiquement les entreprises multinationales. "[...]

Lire la totalité de l'article ci-dessous sur le blog "Le vent se lève": https://lvsl.fr/integration-du-ceta-dans-le-droit-europeen-une-victoire-decisive-des-multinationales


Liste des eurodéputés français ayant voté pour le CETA :

Rachida Dati avait préféré l'absence ...

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 16:01

L’Union européenne contre la démocratie
Un débat à ne pas manquer !

www.pardem.org


A l’approche des élections européennes du 26 mai 2019, le Mouvement du 17 novembre lance, le jeudi 16 mai, sa première conférence sur le thème « L’Union Européenne contre la Démocratie ».

Organisée par le M17 (groupe de Gilets jaunes), la conférence débat se tiendra le 16 mai 2019 à Orvault, près de Nantes, de 19h à 22h30 sur le thème de « L’Union européenne contre la démocratie ».

Après les interventions de François Boulo (Gilet jaune), Michèle Dessenne (Pardem), de Ramzi Kebaïli (écrivain) et de Christophe Jousseaume Mouvement du 17 novembre (groupe de Gilets jaunes), un débat aura lieu avec la salle.

TEXTE D’APPEL DU M17 :

Après 52 ans d’existence, force est de constater que l’Union Européenne n’a ni construit un cadre démocratique plus grand pour ses membres, ni amélioré leur niveau de vie. Pire, l’Union européenne a imposé un cadenas juridique et économique en faveur des très grandes entreprises qui lui dictent ses lois et d’une oligarchie en charge de préserver ses intérêts. En ce sens, les élections européennes ne sont qu’une mascarade dans la mesure où les députés élus au Parlement européen n’ont aucun pouvoir réel. Le mouvement Gilet jaune, en France et à travers le monde, a révélé le rejet catégorique des peuples d’un système politique construit pour les appauvrir et les asservir. Le voile qui masquait la réalité de ce monde a été arraché. Dorénavant, ce rejet doit s’exprimer plus encore, le 26 mai, par la rupture avec l’Union européenne.

POUR Y PARTICIPER :

  • jeudi 16 2019 de 19h00 à 22h30 au Titi Floris 7, rue Louis Blériot à Orvault

(Accès par tram à partir de Nantes)

Vu sur le site du Pardem : http://www.pardem.org/

www.pardem.org
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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 17:34


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Vidéo de Jacques Nikonoff

Le 24 avril 2019

Le 13 mars 2019 Jacques Nikonoff était invité par des Gilets jaunes de Clermont-Ferrand à faire une conférence sur le thème "Faut-il sortir de l’Union européenne ?" Dans la vidéo accessible ci-dessous, JN donne une réponse positive à cette question pour deux raisons fondamentales :

  • Le système actuel de l’Union européenne a pour but d’éliminer la démocratie, c’est-à-dire de faire taire le peuple afin d’imposer définitivement des politiques néolibérales favorables aux intérêts des puissants.
     
  • L’euro est une arme de destruction massive des salaires, des emplois et de l’industrie française.

Le débat s'est poursuivi en abordant diverses questions comme le RIC ou le débouché politique de la lutte des Gilets jaunes.

Pour voir la vidéo cliquez ci-dessous
http://www.pardem.org/actualite/luttes/949-faut-il-sortir-de-l-union-europeenne


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