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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:44
Cet article étant fort long, nous n'en publions que des extraits et des titres.  En cliquant sur le titre ci-dessous, vous pourrez en lire l'intégralité. 

par · 15 février 2016

Notre pays avait approuvé, de très peu, lors du référendum du 20 septembre 1992 sur le traité sur l’Union européenne, dit aussi Traité de Maastricht, le principe de la monnaie unique. Cette dernière est entrée en service d’abord en 1999 (pour ce qui est des transactions bancaires), puis en janvier 2002, pour ce qui est de l’Euro fiduciaire. Cela fait donc aujourd’hui plus de 17 ans que nous vivons sous le régime de l’Euro, dont 14 années très concrètement. En fait, il faut même remonter au début des années 1990 car la volonté de « qualifier » la France pour la monnaie unique a pesé lourdement sur la politique économique et ce bien avant le 1er janvier 1999.

Il est temps aujourd’hui d’en tirer le bilan. Le discours en faveur de l’Euro prétend se fonder sur des bases scientifiques. Regardons donc ce qu’il en est. Mais, le discours officiel sur l’Euro prétend que ce dernier aurait amélioré la situation globale de la France. Vérifions donc aussi cette affirmation. Et surtout, posons nous la question des conséquences politiques de l’introduction de l’Euro sur la société française.

[...]

La « bonne nouvelle » des économistes et l’imposture

Des économistes avaient préparé, dans leurs travaux, la venue de la monnaie unique. Ils sont nombreux mais nous ne présenterons ici que les trois principales contributions, celles de Robert Mundell, de R. McKinnon et de Peter Kennen. Ces économistes, tels les trois rois mages des évangiles, sont donc venus porter la « bonne nouvelle », et leurs travaux ont eu une influence considérable sur les autres économistes, non pas tant en les convaincant de la nécessité d’une monnaie unique mais en les persuadant que la flexibilité du taux de change était désormais superflue.[...]

Fausse et vraie science

Seulement, il y avait un hic. Ces travaux étaient fondés sur des visions fausses des processus économiques. D’autres recherches, basées sur des bases de données plus complètes, aboutissaient alors à une forte réduction de l’ampleur des effets positifs de l’Union Monétaire[13].[...]

Le coût économique de l’Euro pour la France

L’Euro a joué un mauvais tour à l’économie française.[...]

Le coût social de l’Euro

Dans les 17 ans qui nous séparent de l’introduction de l’Euro nous avons vu se développer la logique d’une économie où des sommes toujours plus importantes sont accaparées par un petit nombre d’individus au détriment des conditions d’existence du plus grand nombre. L’Euro pousse l’économie réelle à réduire sans cesse ses coûts. C’est l’Euro qui conduit les agriculteurs au suicide, en les forçant à travailler à pertes. C’est l’Euro qui organise l’abandon des campagnes et des territoires dits « périphériques ».[...]

L’Euro et la crise politique

Mais, il faut ici aller plus loin et se poser la question de la compatibilité directe de l’Euro avec un système démocratique. L’Euro a imposé à la France de céder sa souveraineté monétaire à une institution non élue, la Banque Centrale Européenne.[...]

Si l’on prend donc en compte tous les aspects tant économiques, sociaux, fiscaux, mais aussi politiques, il est alors clair que l’Euro a eu, depuis maintenant près de 17 ans, un rôle extrêmement négatif. Retirant aux gouvernements le moyen d’agir, il accrédite l’idée de leur impuissance. De cela, nous n’avons visiblement pas fini de payer le prix.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 22:29

par · 13 février 2016 sur le blog Russeurope

Christophe Barret et moi-même avons écrit une lettre ouverte au dirigeant de PODEMOS, Pablo Iglesias. Nous l’avons fait parce qu’il nous semble que ce que représente PODEMOS est un enjeu, au-delà de la seule gauche espagnol, qui concerne toutes les gauches européennes, mais aussi tous les européens, et même s’ils ne sont pas de gauche, qui étouffent sous la dictature européenne. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose dans son texte où il annonce, de fait, sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. PODEMOS, d’ailleurs, refuse la dichotomie traditionnelle entre gauche et droite et revendique clairement une démarche populiste, comme celles qui ont porté des gouvernements d’espérance en Amérique Latine.

Mais, certaines ambiguïtés demeurent dans le discours de PODEMOS. Or, venant après la capitulation de SYRIZA en juillet 2015, capitulation qui s’est suivie d’une reprise, certes contrainte et forcée, de la politique des « mémorandums » européens, de nouvelles ambiguïtés sont désormais insupportables. Elles portent en elles le risque de voir un mouvement social être conduit à l’échec alors que des solutions existent bel et bien. La position adoptée par Tsipras n’a rien changée sur le fond. La perspective du « GREXIT » est toujours d’actualité et la politique du nouveau mémorandum s’est révélée tout aussi mortifère, et toute aussi incapable de sortir la Grèce de sa crise que celle des précédant mémorandums. Les manifestations qui se multiplient ces derniers jours tant à Athènes que dans d’autres villes de Grèce en témoignent. Les menaces d’une insolvabilité de la Grèce, en mars ou en juin prochain, le confirment.

Dans l’intérêt des peuples d’Espagne, mais aussi dans celui des peuples européens, soumis à un pouvoir anti-démocratique dont la tête est tantôt soit à Francfort, soit à Bruxelles ou soit à Berlin, et que relaie, hélas, les élites politiques nationales, il faut une politique de claire rupture. Et c’est justement pour aboutir à cette clarification que la présente lettre a été écrite. Elle sera donnée en mains propres par Christophe Barret aux dirigeants de PODEMOS dans les jours qui viennent. En attendant, et pour lancer ici un débat dont l’importance et l’enjeu dépasse PODEMOS, je la publie, tant en français qu’en espagnol.

A - 011 PI

Texte français

 

Cher Pablo Iglesias,

Face à la crise multiforme qui touche l’Union Européenne, les succès électoraux de PODEMOS appellent de nombreuses initiatives. Militant des marges du monde politique, vous proposez un nouveau discours politique dont il convient aujourd’hui de méditer les points forts. Dans la bataille pour la conquête du sens commun accepté par la grande majorité de nos concitoyens, il vous est paru préférable de privilégier à la traditionnelle dichotomie gauche/droite l’opposition des peuples à leurs élites. La crise que traverse la social-démocratie semble confirmer la nécessité d’un tel aggiornamento.

Néocolonialisme, compradorisation et populisme

Candidat du groupe de la Gauche Unitaire Européenne à la présidence du Parlement Européen le 30 juin 2014, vous justifiiez vos choix politiques et stratégiques en ces termes : « la démocratie, en Europe, a été victime d’une dérive autoritaire (…) nos pays sont devenus des quasi-protectorats, de nouvelles colonies où des pouvoirs que personne n’a élus sont en train de détruire les droits sociaux et de menacer la cohésion sociale et politique de nos sociétés ».

Nous partageons ce diagnostic. Les élites politiques des pays de l’Union Européenne sont bel et bien soumises à une puissance extérieure. Ce colonialisme sans métropole représente un défi pour les démocrates. Un concept, né à une autre époque et sur un autre continent, peut nous aider à comprendre le phénomène : celui de la « compradorisation des élites ». Selon une définition aujourd’hui communément admise, une élite compradore « ou « bourgeoisie compradore ») tire sa position sociale et son statut de sa relation avec une puissance économique étrangère qui domine son territoire d’origine. Ce concept fut, naguère, du plus grand intérêt pour comprendre l’évolution de d’une Amérique latine que vous connaissez bien ! Aujourd’hui, en Europe, une nouvelle compradorisation est en œuvre, rendue possible par les institutions européennes et la puissance économique allemande.

De-même sommes-nous nombreux à faire nôtre le projet de Podemos de revivifier la démocratie. Nos prenons acte du fait que votre démarche populiste de contestation, authentiquement de gauche, se double de la volonté d’assumer les responsabilités de l’État – quand bien même ce souverainisme sans drapeau vous amène aussi à explorer les voie d’autres types de médiations selon un « processus constituant » dont il vous appartiendra, à terme, d’expliciter davantage.

De la dynamique européenne et des mouvements de contestation

La confiance dont vous témoignent aujourd’hui vos électeurs vient du fait que vous avez été, avec vos compagnons, les premiers à porter au Parlement une expression politique du mouvement des Indignés de 2011. La révolte des classes moyennes inexorablement entraînées dans un processus de paupérisation qui menace aujourd’hui de nombreuses régions du continent européen intéresse de très nombreux citoyens, bien au-delà des cercles des militants de la gauche de toujours. Un sursaut incroyable a eut lieu, il y a un an, en Grèce. Hélas, ce « Vaisseau venu de Grèce » que chantait en 1974 Lluís Llach s’est brisé sur les récifs des politiques d’austérité dressés par les institutions européennes. L’alliance de la social-démocratie avec celles du Parti Populaire européen (PPE), pour que rien ne change, peut être vue comme une réminiscence de « la Sainte Alliance des possédants » de 1848. Pour nos maîtres, le nouveau printemps de peuples n’aura pas lieu !

Dans un très long article publié – déjà presque en forme de bilan –, l’été dernier, dans la New Left Review, vous sembliez pourtant toujours considérer comme possible « un processus de recouvrement de la souveraineté » des peuples. En dépit de ce que nous appelons le processus de compradorisation des élites, il vous semble encore possible d’impulser des transformations du système productif et d’envisager une « reconfiguration  des institutions européennes en un sens plus démocratique », notamment avec l’établissement d’un Parlement de la zone euro[1]. Ce faisant, vous cherchez à créer un rapport de force au sein du conseil européen. C’est une stratégie courageuse, mais c’est aussi une stratégie discutable, qui peut avoir des implications graves non seulement sur PODEMOS mais de manière plus générale sur les autres mouvements de contestation européen. Chercher à créer un rapport de force dans le conseil européen implique de considérer que ce dernier aurait une quelconque légitimité. Or, le conseil n’a pas d’autre légitimité que celle de chaque pays. C’est un organisme de coordination et non de subordination. Il est vrai qu’il tend à se comporter comme un organisme de subordination ; mais faut-il l’accepter ? Faut-il se plier à la vision anti-démocratique des institutions européennes ? En faisant cela, on perd une bataille avant même de l’avoir menée.

Concrètement, construire un rapport de force implique que des mouvements anti-austérité arrivent simultanément au pouvoir dans différents pays. Force est de constater que cette perspective n’est pas crédible. Les temps électoraux et politiques restent propres à chacun des pays, parce qu’ils traduisent l’histoire et la culture politique nationale. Vous en savez quelque-chose, aujourd’hui, en Espagne. Ainsi, en s’engageant dans la direction de la construction d’un rapport de force au sein du conseil européen, PODEMOS fait un double cadeau aux partisans de l’austérité. D’une part, il fait un cadeau aux ennemis des peuples en leur reconnaissant une légitimité qu’ils n’ont pas et d’autre part il entraîne les différents mouvements dans une voie illusoire, celle qui consisterait à attendre que les élections permettent l’arrivée au pouvoir simultanée de majorité anti-austérité dans les pays de l’Union européenne.

Il nous semble donc que c’est dans une voie dangereuse, et même suicidaire, que PODEMOS s’engage.

Construire le champ de l’affrontement

La question majeure qui se pose alors est celle de la construction du champ politique de l’affrontement. Ce champ doit se construire tant en Espagne (comme dans tout autre pays) que dans l’Union européenne. Mais, dans cette construction, deux éléments vont peser lourd pour le futur.

  1. L’Europe

La question du rapport avec les institutions européennes, devenues aujourd’hui le camp retranché des partisans de l’austérité et conçue comme telle en réalité dès le départ, se pose. Nous souhaitons tous une large coordination entre les pays européens, et ceci inclut bien entendu des pays qui ne sont pas membres de l’Union européenne, comme la Suisse, la Norvège, la Russie et même ceux du Maghreb. Mais, nous devons constater que l’implacable logique du politique s’impose en ce qui concerne la nature de nos relations avec les institutions européennes. Il est ici dangereux de nourrir et d’entretenir des illusions, et nous pensons que certains points dans le programme de PODEMOS sont justement de cette nature. Il ne sert à rien de mettre en avant la sincère volonté de construire une « autre » Europe si les dirigeants européens sont d’emblée résolus au conflit.

Du moment que pour les partisans de l’austérité la venue au pouvoir d’un mouvement ou d’un parti dans l’un des pays de l’UE menace de remettre en cause pouvoir et privilèges, ils mettront en œuvre, et on l’a vu dans le cas de la Grèce au printemps 2015, tous les moyens à leur disposition, y compris des moyens illégaux et des pratiques de corruption, pour amener ce mouvement ou ce parti à résipiscence. La nature des relations entre les partisans de l’austérité et leurs adversaires constitue le couple amis / ennemis. Ce sera une lutte sans pitié ni merci. Nous serons d’emblée projetés dans la logique de l’antagonisme. Il faut donc ici poser la question du programme et de l’action de PODEMOS. Êtes-vous prêt à cet affrontement et à toutes ses conséquences ?

Cette perspective implique de définir le cercle des relations « agoniques », c’est à dire entre adversaires susceptibles de s’unir pour résister à des ennemis communs. De fait, la nature de l’affrontement avec les institutions européennes ne dépend pas de PODEMOS, comme il n’a pas dépendu de SYRIZA. Cette nature sera déterminée par l’action des dirigeants européens ; si, pour arriver à un accord, il faut deux volontés, une seule suffit pour provoquer le conflit. Mais, en imposant un cadre d’affrontements antagoniques aux partis anti-austéritaires dès qu’ils arrivent au pouvoir, les dirigeants européens peuvent permettre de faire émerger un autre cadre, celui des relations agoniques. Ce cadre, c’est celui des relations entre forces certes opposées, mais où l’affrontement avec les institutions européennes requalifie l’opposition d’un conflit entre adversaires et non plus entre ennemis. La question se pose donc à vous, comme elle se pose à toutes les forces luttant contre l’austérité en Europe : quelles sont les forces avec lesquelles vous pourriez passer des accords ou une trêve le temps de régler cet affrontement décisif ?

  1. L’Euro

La question de l’affrontement avec les institutions européennes nous conduit à celle de l’Euro. Ce que l’on appelle la « monnaie unique » est en réalité un mécanisme qui a bloqué les nécessaires ajustements de taux de change entre des économies dont les structures sont très différentes tout en permettant de créer un espace unifié pour la spéculation financière. C’est pourquoi l’Euro est aujourd’hui défendu essentiellement par les banquiers et la « finance ». Mais, c’est aussi pourquoi les pays de l’Europe du Sud n’ont pas eu d’autre choix que celui de s’engager dans des stratégies de dévaluations internes, une course mortifère au « moins coûtant, moins disant », dont les conséquences sont immensément plus graves que celle de réajustements des taux de change. C’est l’origine réelle des politiques d’austérité dont la logique est de conduire à une « hyper-austérité ». La concurrence se joue désormais dans le degré d’engagement dans l’hyper-austérité.

La question de l’Euro ne relève donc pas, comme vous semblez le croire, uniquement du domaine symbolique de l’hégémonie culturelle. C’est une question concrète, qui se traduit dans des centaines de milliers de licenciements, dans des millions de jeunes et de moins jeunes travailleurs privés de leur emploi, dans la baisse de tous les minima sociaux. Vous ne pourrez pas mettre en place une politique contradictoire à l’austérité sans vous attaquer à l’Euro. Ici encore, l’exemple de SYRIZA et de la Grèce, est parlant ; ayant renoncé à quitter l’Euro, même si désormais une majorité de la population serait d’accord avec une telle perspective, le gouvernement de SYRIZA a été contraint d’appliquer le même austérité que celui de Nouvelle Démocratie, et il perd aujourd’hui toute la légitimité qui découlait de son discours contre l’austérité. La stratégie qui consiste à chercher à « gagner du temps » est ici, très clairement, une stratégie perdante. À terme, vous serez, n’en doutez pas, confrontés aux mêmes choix. Quelle sera alors votre réponse ?

À l’occasion de votre passage à Paris, en septembre 2015, vous avez déclaré qu’une sortie de la zone euro n’est envisageable, d’un point de vue espagnol, qu’à la seule condition qu’un pays membre de l’Union Européenne pesant économiquement plus que l’Espagne ne l’envisage d’abord officiellement. Votre prise de position se veut respectueuses des débats qui traversent nombre des forces politiques, y compris PODEMOS – comme on a pu le constater à l’occasion de sa dernière université d’été. Dans le numéro de La New Left Review dont il a été question, vous nous rappelez que PODEMOS est aujourd’hui pensé comme un « instrument fondamental du changement politique »[2]. L’aggiornamento permanent auquel ses militants le soumettent ne saurait être possible si vous n’acceptez pas de débattre des questions et des impasses auxquelles nous devons faire face.

 

Nous vous prions de croire, cher Pablo Iglesias, en notre volonté résolue d’impulser un véritable changement tant en France, qu’en Europe.

 

Jacques Sapir, économiste, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, auteur de Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Michalon, 2016.

Christophe Barret, historien et essayiste, auteur de Podemos. Pour une autre Europe , Paris, éditions du Cerf 2015.

 

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 15:00

Le 18 février 2016.
 
Le Parti de l'émancipation du peuple publie la « LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES ESPAGNOLS », signée par une centaine de responsables politiques, syndicaux, sociaux et d’élus locaux ainsi que par des personnalités d’horizons divers en Espagne. Cette initiative illustre la mobilisation grandissante dans ce pays comme dans d’autres pays européen, contre l’UE et ses traités.
 
Si les signataires ne demandent pas explicitement la sortie de l’UE et de l’euro, ils se prononcent tous pour la dénonciation du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire » et l'abrogation de la « Loi Organique sur la stabilité budgétaire et la viabilité financière ». Ils revendiquent aussi l'abolition des contre-réformes sur le travail, sur les retraites, la loi LOMCE sur l’éducation, la loi sur la durabilité et la rationalisation de l'administration locale (LRSAL ) et toutes les lois régressives. Ils demandent l'abrogation de l'article n° 135 de la Constitution espagnole qui place la lutte contre la dette publique et le déficit budgétaire avant toute chose, l'ouverture d’un processus constituant qui permette de recouvrer pleinement la souveraineté populaire.
 
Cette initiative va dans le bon sens mais suffit-il de dénoncer les derniers traités sans remettre en cause les traités fondateurs ? L’UE, en effet, est un système global, conçu par les classes dirigeantes au service du néolibéralisme qui bafoue la souveraineté des peuples. Laisser croire qu'elle est réformable, traité par traité, ne peut qu'engendrer des illusions et faire durer le supplice social auquel les citoyens sont soumis.
 
Pour accéder à cette lettre ouverte en français et en espagnol, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Lettre-ouverte-aux-parlementaires-espagnols

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 23:19

 

Jean MOUZAT, président du Modef. © C.Faimali/GFA

Le Modef a « pris acte » des mesures annoncées mercredi par le gouvernement pour faire face à la crise agricole, mais il les trouve « insuffisantes et pas de nature à régler le fond du problème ».

« En décidant de baisser de 7 points les cotisations sociales à tous les agriculteurs, le gouvernement fait un cadeau aux grosses exploitations qui ne sont pas touchées par la crise. Cette mesure généraliste va dans le sens d’une politique de moins-disant social qui accompagne et ne remet pas en cause la course aux bas prix. Cette mesure vient conforter la politique du taux de profits maximum menée par l’agroalimentaire et la grande distribution », explique le Modef.

L’année blanche sociale réservée aux faibles revenus est « une mesure plus juste qui peut donner un peu d’air aux éleveurs ».

Prix plancher garantis et rémunérateurs

« Enfin, le gouvernement déclare vouloir s’attaquer à la LME et aux relations fournisseurs distributeurs producteurs. Cette réforme, cela fait des années que le Modef la réclame. Il y a un vrai besoin de rééquilibrage des relations en faveur des exploitants agricoles aujourd’hui, rackettés par la grande distribution et l’agroalimentaire », déclare le syndicat.

Mais la sortie de crise ne passera « que par la mise en place au niveau national et européen d’un système de fixation de prix plancher garantis et rémunérateurs et d’un encadrement des marges des distributeurs ».

Crise de l’élevage : Une réponse pas encore à la hauteur

Sur le site de la Confédération paysanne



17.02.2016 Le Premier ministre vient d'annoncer de nouvelles mesures pour venir en aide aux éleveurs touchés par la crise. Encore une fois, à la sortie d'un rendez-vous avec Xavier Beulin, Manuel Valls s'est plié à ses demandes. Au lieu de faire le choix de baisses de cotisations en direction des éleveurs victimes de la crise, il offre une ristourne à tous les paysans, y compris ceux qui n'en ont pas besoin. Seule l'année blanche à destination des éleveurs les plus en difficulté pourra avoir un sens. Face à la détresse des paysans cela ne suffira pas.

Les cotisations sociales, trop souvent appelées « charges », sont un élément essentiel de la solidarité nationale et contribuent au quotidien des paysans (maladie, retraite, etc.). Cette mesure ne doit pas être l'occasion d'enfoncer un coin dans ce principe essentiel de notre société. Par ailleurs, il est temps d'admettre que la crise est structurelle et que c'est toute l'organisation de la production qui est à revoir.
Les démarches de Stéphane Le Foll, qui relaie enfin les revendications de la Conf' en demandant une régulation des productions à l'échelle européenne, vont dans le bon sens. Elles doivent s'accompagner de la mise en place d'un mécanisme qui permettrait d'assurer aux éleveurs un prix juste pour leur travail. Au-delà, pour qu'une telle crise ne puisse plus se reproduire, il faudra permettre aux paysans d'aller vers des systèmes plus autonomes, qui leur permette d'exercer leur métier, d'en tirer un revenu décent et la reconnaissance qu'ils méritent.

Commentaire

Le 25 janvier, le président du MODEF déclarait
« L’agriculture est porteuse de valeurs et de missions qui ne sont pas compatibles avec une économie de marché mondialisée où la concurrence est libre et non-faussée.
 
Le MODEF demande que l’Agriculture soit exemptée des règles de la libre concurrence, telle qu’imposée par l’article 101 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne).
Le MODEF demande que des prix agricoles minimum garantis et rémunérateurs soient fixés au niveau national ou Européen. Le MODEF demande que nos produits agricoles et alimentaires soient protégés des importations abusives à bas prix….
Le MODEF demande un étiquetage obligatoire de l’origine des produits agricoles qui rentre dans la composition des produits alimentaires destinés aux hommes et aux animaux.
Le MODEF demande une réforme en profondeur des relations, producteurs, transformateurs, distributeurs.
Le XXIème siècle doit être celui d’une alimentation diversifiée, saine et de qualité pour tous qui ne peut être produite que par une agriculture solidaire, durable, responsable, respectueuse de notre planète et pacifiste. »


Ces propositions du MODEF sont une réponse aux besoins des petites exploitations familiales et des consommateurs-salariés.  Mais elles sont incompatibles avec la logique capitaliste  européenne.  L’UE se montre capable de faire des concessions au très libéral D. Cameron et à la City, mais elle n’a jamais voulu accepter une seule demande du peuple grec.   Elle a refusé les propositions très minimalistes du ministre français pour l’agriculture.  Elle n'écoute que les banques et les multinationales.  L’UE ne satisfera aucune revendication des peuples, aucune revendication des petits agriculteurs, aucune revendication des salariés.  La seule solution pour ces derniers, est de sortir de l’Union européenne pour reconquérir leur souveraineté et décider en France, en Grèce … souverainement.

 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 16:27

Une correspondante nous l’a signalé dans un commentaire à l'article sur le retrait de l'Uruguay des négociations sur TISA : “ Selon une information donnée cette année par la mission permanente du Paraguay de Genève, le Paraguay s'est également retiré des négociations secrètes qui ont lieu à Genève sur TISA (vers la fin septembre 2015)".
Isabelle Muller
membre du syndicat Adetra (syndicat suisse :ADETRA - Association de Défense des Travailleuses et Travailleurs )

Thomas Lemahieu
Jeudi, 4 Février, 2016
sur le site de L'Humanité

Services publics Les eurodéputés ont adopté hier une résolution élaborée par Viviane Reding. De quoi encourager la Commission à continuer dans ses tractations secrètes...

La grande coalition a encore frappé au Parlement européen. Hier, les députés conservateurs, libéraux et socialistes ont voté ensemble la résolution élaborée par Viviane Reding, ex-commissaire européenne et membre du groupe PPE (droite) sur les très discrètes négociations en vue d’un nouvel accord international de libre-échange sur les services (Tisa), cousin du TTIP ou du TPP (lire ci-contre). Le texte a été adopté avec 532 voix pour, 131 contre et 36 abstentions.[...]

Lire l'intégralité sur le site de l'Humanité.

Commentaires : Les députés GUE-NGL ont rejeté le texte.  Un député de Syriza est intervenu : " Ce sont les multinationales et leurs représentants politiques" qui veulent les accords comme Tisa ( ou Tafta ).  Malgré cela les partis de la gauche unie européenne acceptent encore cette mascarade de démocratie.  Après l'exemple de la Grèce, il est évident que les peuples ne seront jamais écoutés dans cette institution qui n'oeuvre que pour le capitalisme mondialisé des grandes multinationales.  La droite et les socialistes disent qu'il n'y a pas d'autre alternative que le capitalisme mondialisé et son instrument de déréglementation, l'UE.  Et ils votent au parlement européen, loin du regard des électeurs, tout ou presque, ce que propose la commission.

Pourtant il y a bien une autre alternative et c'est la seule que l'UE, la droite et les socialistes européens laissent aux salariés, aux salariées et aux peuples : c'est la sortie de l'Union européenne et la reconqête de la souveraineté nationale et populaire.  C'est la seule façon d'échapper aux politiques européennes désastreuses qui s'annoncent avec TISA et TAFTA.  C'est la seule façon de se donner le pouvoir de contrôler et orienter l'économie, les services publics, la politique sociale.  C'est la seule voie pour reconquérir le pouvoir de renationaliser les entreprises d'utilité publique comme EDF-GDF ou la SNCF.  C'est le seul moyen pour dire NON à TISA et TAFTA, pour dire NON au dumping social, pour contrôler les importations agricoles ...  C'est la seule solution pour décider de notre avenir collectif national.

Donnons-nous les moyens de combattre TISA et TAFTA.  Sortons de l'Europe.  Et retirons-nous des négociations.  Comme le Paraguay et l'Uruguay.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 22:58
Face à l’Union Européenne, quelle stratégie pour sortir de l’austérité ?

Le 16 janvier 2016 se tenait à Paris un ayant pour thème Face à l’Union Européenne, quelle stratégie pour sortir de l’ ? organisé par , en présence notamment de Frédéric Lordon, Marie Noel Lienneman ou Pierre Laurent. Des militants du , non invité à la tribune étaient dans la salle et ont participé au débat.

www.initiative-communiste.fr vous propose d’écouter l’intervention de Frédéric Lordon, économiste, qui n’a pas maché ses mots contre les illusions propagées par Pierre Laurent. Suivi de l’intervention de , militant du PRCF IDF.

Vu sur le site d'Initiative communiste

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 22:52

"Dans un élan commun, les syndicats d’EDF ont lancé une opération de communication le 20 janvier dernier. En cause ? « Les mauvais choix industriels et économiques mis en œuvre de façon zélée par le gouvernement sous le regard de l’Europe », résume la FNME-CGT. Le syndicat FO Mines et Energies a adressé directement une lettre à François Hollande, dans laquelle il critique la politique de dividendes très élevés exigée par l’Etat « au mépris de la santé de l’entreprise », son « non respect des engagements tarifaires », sa volonté de développer chez EDF « à la fois les [énergies] renouvelables tout en refondant la filière nucléaire »."

Source : Politique Magazine

Lu dans la revue de presse deu blog "Lescrises.fr"

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:29

par · 9 février 2016

Dans le mouvement de baisse que l’on observe sur les principales places boursières européennes, les sociétés les plus attaquées sont les banques. Ceci n’est pas étonnant car une crise bancaire larvée est en train de se développer au sein de la zone Euro. Cette crise peut avoir des causes techniques très différentes, d’un pays à l’autre, voire d’une banque à l’autre. Mais, la simultanéité de ces crises est un signe qui ne trompe pas. De même, la réaction des autorités nationales, passant sur le ventre des règlements européens de « l’Union bancaire », est elle aussi un signe révélateur.

 

Cette crise a commencé au Portugal, et s’est ensuite propagée en Italie. Dans ce dernier pays, 4 établissements sont en grave difficulté. Le montant des mauvaises dettes (soit des impayés) dans leur bilan dépasse les 15%. Les raisons sont diverses. Pour certaines de ces banques, c’est la situation des petites et moyennes entreprises, auxquelles elles avaient prêté, qui est la cause de la montée des « mauvaises dettes ». Pour d’autres, il s’agit d’opérations hasardeuses sur les marchés financiers. Dans un cas comme dans l’autre, le problème de fond reste le même : la dépression de l’économie italienne, ou le PIB par habitant est aujourd’hui au niveau des années 2000-2001. Et l’on voit bien l’origine du problème : l’Euro.

Plus intéressant encore, la crise s’est étendue à l’Allemagne, avec les difficultés rencontrées par Deutsch Bank, dont les CDS (des assurances de crédit ou « Credit Default Swap ») ont fortement augmenté ces derniers jours. Cette hausse des CDS indique l’inquiétude des opérateurs.

Graphique 1

Evolution des CDS pour Deutsch Bank

DB CDS c

Source : Bloomberg

La direction de cette banque a multiplié depuis lundi les déclarations rassurantes sur la santé de cette banque. Mais, on sait bien que si la situation de cette banque ne posait pas de problèmes, ces déclarations ne seraient pas nécessaires. On sait aussi que, quelque soit le montant des réserves de liquidités de la banque, si les partenaires de cette dernière perdent confiance, ou ont simplement un doute, sur sa liquidité, l’interruption du crédit interbancaire sera immédiate. Rappelons qu’en 2008 la banque Bear Stearns a été mise en faillite en 24h sur un problème de ce type.

Il est clair que l’importance de Deutsch Bank est incommensurablement plus importante que celle de Bear Stearns. Deutsch Bank est ce que l’on appelle une « banque systémique ». Le gouvernement allemand ne pourra la laisser faire faillite.

 

Le problème est que dans le cas du Portugal et dans celui de l’Italie, ce sont les autorités nationales qui ont dû agir. Les sauvetages bancaires, dont on prétendait qu’ils seraient désormais réalisés par la BCE sont en réalité fait par les autorités nationales. L’Union bancaire, annoncée à cors et à cri par les européistes de tout poil ne fonctionne tout simplement pas. On risque de le voir à nouveau avec le cas de Deutsch Bank en Allemagne. La re-nationalisation des sauvetages bancaires sera un clou supplémentaire dans le cercueil de l’Euro.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 09:59
08 Fév 2016 sur le blog de Raoul Marc Jennar- Extraits - Lire l'intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous.

Association des Magistrats allemands (Deutsche Richterbund – DRB)

(Traduction en français à partir d’une traduction anglaise du texte allemand)

Prise de position sur la création d’un tribunal relatif aux investissements dans le cadre du PTCI – la proposition de la Commission européenne des 16.09.2015 et 11.12.2015

N° 04/16

Idée maîtresse de la prise de position

L’Association des Magistrats allemands (DRB) rejette la proposition de la Commission européenne visant à établir une Cour pour les Investissements dans le cadre du Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Investissement. La DRB ne voit ni la base légale, ni la nécessité d’une telle Cour.

La supposition selon laquelle les tribunaux des Etats membres de l’UE ne réussissent pas à accorder une sécurité juridique effective aux investisseurs étrangers, clairement implicite dans la proposition d’une Cour Internationale sur l’Investissement, ne s’appuie pas sur des observations objectives.  Si les partenaires à la négociation identifiaient des faiblesses dans ce domaine dans chaque Etat membre de l’UE, ces faiblesses devraient être abordées dans la législation nationale et clairement définies. Il appartiendrait aux législateurs et aux responsables du système judiciaire de fournir des solutions dans le cadre national et européen du système éprouvé de protection juridique. C’est seulement de cette manière que peuvent être garantis les pleins droits légaux auxquels tout justiciable a droit en Allemagne et dans l’Union européenne. La création de tribunaux spéciaux pour des groupes particuliers de justiciables est la mauvaise voie.

Evaluation détaillée

Le « Investment Court System » (ICS) proposé par la Commission européenne, qui doit être intégré dans un système de médiation et de consultation, serait responsable pour les plaintes concernant les violations des dispositions relatives à la protection de l’investisseur prévues par le Traité (art 1 ; 1). [...]

Absence de compétence législative

L’Association des Magistrats allemands exprime de sérieux doutes sur la compétence de l’Union européenne à instituer un ICS. [...]

Un ICS ne limiterait pas seulement les pouvoirs législatifs de l’UE et des Etats membres ; il affecterait également le système judiciaire existant au sein des Etats membres et de l’Union européenne. [...]

En conséquence, un ICS priverait « les juridictions des États membres de leurs compétences [...]..."

L’Association des Magistrats allemands ne voit aucune nécessité de créer une juridiction spéciale pour les investisseurs. Les Etats membres sont tous des Etats de droit qui fournissent et garantissent l’accès à la Justice dans tous les domaines où l’Etat est compétent pour toutes les parties requérantes. [...]

De plus, l’Association des Magistrats allemands demande aux législateurs d’Allemagne et d’Europe de restreindre de manière significative le recours à l’arbitrage dans le cadre de la protection des investisseurs internationaux.

L’indépendance des juges

Ni la procédure proposée pour la nomination des juges de l’ICS, ni leur statut ne satisfont les exigences internationales pour garantir l’indépendance des tribunaux. Comme tel, l’ICS apparaît, non pas comme une Cour internationale, mais plutôt comme un tribunal permanent d’arbitrage.[...]

Les décisions qui seraient prises par l’ICS ne relèveraient pas seulement du droit civil, mais également du droit administratif, du droit du travail, du droit social et du droit fiscal.

[...]

Source en allemand : DRB : http://www.drb.de/cms/index.php?id=952

Source en anglais : http://bilaterals.org/./?opinion-on-the-establishment-of-an

Traduction  vers le français: Raoul Marc Jennar : http://www.jennar.fr

[1] A l’occasion de son 10ème anniversaire, le Conseil Consultatif des Juges Européens qui relève du Conseil de l’Europe, a adopté, lors de sa 11ème réunion plénière (Strasbourg, 17-19 novembre 2010), une Magna Carta des Juges (Principes fondamentaux) synthétisant et codifiant les principales conclusions des Avis qu’il avait au préalable adoptés à l’attention du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. (Note du traducteur).

 

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 23:02
Nous ne voulons pas mourir !
, par  Mireille Popelin sur le pcf.fr

 

 
Contribution : Nous ne voulons pas mourir !

1) Oui, si nous parvenons à faire prendre conscience, à tous les communistes, de la fin prochaine de notre parti, la dernière “mutation” programmée par la direction elle-même... Je dis bien tous les communistes encore “encartés” qui n’ont pas encore conscience de cette mort prochaine.

Nous devons dire, dans ce congrès, à cette direction, que nous avons compris, et que nous ne voulons pas de cette primaire (annoncée par l’Huma) qui est synonyme d’une mort sur ordonnance. Nous voulons mettre cette direction en face de ses responsabilités :
- A-t-elle tiré les conséquences des ses “mutations” successives qui ont fait perdre au parti plus de la moitié de ses élus ?
- A-t-elle tiré les conséquences de l’échec de Syriza ?

Quels sont les projets inavoués de cette direction NOUS concernant, nous communistes ? Ils ne sont pas informés de ces projets, les communistes, parce qu’ils ne seraient pas forcément d’accord ?

2) Il faut poser directement la question : cette direction est-elle encore communiste ? Est-elle encore marxiste ?

A-t-elle le projet de renverser le capitalisme pour aller vers le socialisme ? Ou se contente-t-elle de ripoliner le capitalisme ?

Le fil conducteur

C’est le capitalisme. Le PCF avait fort bien analysé le projet européen ; cette Europe n’était que l’extension du territoire à exploiter, c’était le bras armé du capital. Mais voilà les agents de la ”mutation” ! Et brusquement, le PCF n’est plus contre, faut voir, nous allons lutter pour une Europe plus solidaire, plus sociale, plus plus et tra la la. Nous avons démontré en 2005 ce qu’allait être cette Europe, et nous avons voté contre le TCE, mais l’UMP + le PS ont annulé le non du peuple souverain, démontrant ainsi qu’avec l’Europe, le peuple n’a plus de souveraineté nationale, ni populaire, ni monétaire !

- A – Donc, il faut proposer, comme projet, de sortir de cette Europe carcan des peuples.
Remarque : Si nous étions restés, nous communistes, dans le refus de l’Europe, quel boulevard nous aurions pour les luttes, en ce moment ! Et nous aurions, en plus, “cloué le bec“ au Front national, père, fille et petite-fille !

- B – Sortir de l’Europe, mais aussi sortir de l’OTAN.
Sommes-nous, nous communistes, d’accord avec ces guerres menées en Irak, en Libye, en Syrie ? Ce sont des guerres impérialistes, menées par le capitalisme, des guerres qui tuent, provoquant la fuite des habitants, des migrations avec des morts horribles au cours des traversées.
Il nous faut expliquer les causes de ces guerres et lutter pour qu’elles prennent fin par un règlement POLITIQUE.

- C – Le chômage : Il a atteint des sommets dans notre pays. C’est encore le capitalisme qui en est la cause. Il ferme des usines, détruit des emplois pour aller s’installer ailleurs, où la main d’œuvre est moins chère. Nous communistes devons dénoncer plus fort cette politique en reprenant le slogan :
— produire et travailler en France
— relocaliser les productions
— réindustrialiser notre pays
Le capitalisme est internationaliste, lui ! mais il ne dit pas que c’est pour son profit et celui des actionnaires.

Faut-il que ce soit des syndicalistes comme Michaël Wamen ou Xavier Mathieu (Good Year et Continental), mais il y en a d’autres, qui dénoncent la politique du patronat avec des analyses marxistes ?

- D – L‘immigration
Le capitalisme se sert de l’immigration pour faire baisser les salaires. Il faut le dire aux ouvriers, aux salariés. Sans se laisser impressionner par les accusations de racisme, le PCF doit lutter contre le patronat qui utilise ces travailleurs, souvent sans papiers, parce qu’ils acceptent les salaires les plus bas. Ils sont les esclaves modernes, taillables et corvéables et surtout jetables ; avec eux pas de code du travail ! D’ailleurs, la droite avec le PS sont en train de le “casser”, ce code du travail.
Notre lutte à ce niveau doit être de défendre ces travailleurs certes, mais surtout de lutter pour qu’ils aient un emploi chez eux, c’est-à-dire qu’ils retrouvent leur cultures vivrières, leurs terres (utilisées par les grands trusts).

Ces migrations à grande échelle, on en est témoins, déstabilisent les pays qui accueillent ces migrants (Calais, Dunkerque).

-  E – Le danger du terrorisme islamiste
Depuis une vingtaine d’années, des islamistes sont à l’œuvre dans nos banlieues. Ils ont réussi à séparer la communauté musulmane de la communauté nationale ; c’est ce qu’ils voulaient ! et le voile leur a servi d’étendard politique pour leur politique d’oppression des femmes musulmanes. Il y a deux sortes d’islam :
- l’islam religieux, qui impose le voile et l’enfermement des femmes, la charia à tous, hommes et femmes. Ces islamistes font de l’entrisme partout école, hôpital services publics, associations .
- l’islam politique soutenu par les organisations partis d’extrême gauche. Leur parti, les indigènes de la République, le PIR (il porte bien son nom). Ceux-là utilisent la victimisation et la culpabilité des français (la colonisation). Leur égérie, Houria Bouteldja, appelle les Français de souche les souchiens ; l’élégant Tariq Ramadan au discours faussement démocrate fait partie de cette association, qui soutient Dieudonné. Ils ont été “lancés“ par les médias (Taddéi) qui les a invités bien plus que les communistes d’origine arabe laïques (il y en a) !

Ces islamistes radicaux incitent à la haine raciste envers l’occident, les “blancs”. Il faut donc nommer cette haine, c’est un racisme anti-blanc et nous devons lutter contre ce racisme, et contre tous les autres !
Et il y a cette extrême gauche qui soutient ces islamistes parce qu’elle a cette culpabilité de peuple colonisateur ? Et qu’elle a trop peur d’être traitée de raciste ou d’islamophobe. C’est le cas de Clémentine Autain, qui n’hésite pas à comparer les agressions sexuelles de Cologne (en temps de paix) avec les 2 millions de viols !! commis par les soviétiques en 1944 en Allemagne. L’anticommunisme pas mort ! Et le déni ! Ne pas nommer ces agresseurs surtout parce qu’ils sont d’origine immigrée maghrébine surtout.

Mais le PCF, lui, a lutté contre la colonisation et n’a donc pas, ou plutôt ne devrait pas craindre de lutter contre ces “accommodements“ à la laïcité que réclament ces faux laïques de l’Observatoire de la laïcité (par exemple) avec un président (J.L Bianco) qui n’était d’accord ni avec la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école, ni avec la loi sur le voile intégral ! Nommé par le gouvernement pour défendre la laïcité !

Décidément, au bal des faux culs, le PS mène la danse.

Le monde laïque est divisé entre les “accommodeurs” qui sont les destructeurs de la loi de 1905 et les républicains qui ne veulent pas d’accommodements ni de concordat ni d’adjectifs pour la laïcité, inclusive (Sarkozy) apaisée etc...

Oui, il faut défendre la laïcité. Ce doit être une priorité, dans ce monde menacé par des attentats terroristes .

J’en arrive à cette question. Quelle société voulons-nous ?

Le danger : le Front national
Nous allons tout droit vers l’éclatement de notre pays en communautés, ethniques et/ou religieuses, si nous ne réagissons pas. Avec des troubles, voire la guerre civile, et le danger Front national, père fille et petite fille ! Marine le Pen se servira, elle, de l’islamisme pour arriver au pouvoir.

La République
Je pense qu’il nous faut défendre la République (en attendant, en construisant au fur et à mesure une société socialiste ?). Une République une et indivisible (contre les communautés) avec la liberté, l’égalité (avec l’égalité homme-femme) avec le ciment, le rempart de la laïcité.

Mireille Popelin

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