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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 22:32
Bientôt Ruptures 8 dans votre boîte à lettres

Le n°8 de Ruptures vient d’être bouclé. Il devrait parvenir vendredi aux abonnés.

L’éditorial évoquera la loi du silence dès lors que les responsabilités de l’Union européenne sont en jeu. Il en va ainsi du projet de loi El Khomri, des recommandations édictées par Bruxelles, mais aussi du référendum qui se tient le 6 avril aux Pays-Bas.

La page 2 sera consacrée au projet de démontage du code du travail, qui provoque une mobilisation des salariés, étudiants et lycéens : l’analyse de l’historique et des dispositions du texte montre qu’il suit pas à pas les « recommandations » de Bruxelles.

La page 3 rendra compte du Conseil européen des 17 et 18 mars. Angela Merkel a réussi à imposer à ses pairs le plan censé résoudre la crise migratoire, qu’elle a discrètement négocié avec Ankara.

La page 4 analysera les récentes élections en Irlande et en Slovaquie. Les deux pays sont peu comparables, mais les scrutins ont en commun d’avoir exprimé un rejet des politiques de l’UE, et d’avoir provoqué un émiettement du paysage électoral.

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 16:43

Le traité transatlantique contre les PME, les PME contre ce traité !

Lu sur le blog de Jean Gadrey.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre ci-dessus.

Très intéressante étude, réalisée auprès de 800 PME allemandes, qui vient s’ajouter à l’excellente étude « Un accord transatlantique à quel prix pour les PME ? », publiée par l’Institut Veblen en octobre 2015.

C’est important, à propos de ce projet de traité transatlantique (ou TTIP, ou TAFTA), de s’intéresser au sort des salariés, à celui des consommateurs et aux impacts écologiques. Mais l’avenir des TPE et PME est tout aussi crucial, si on admet que leur rôle sera essentiel pour réussir la transition écologique et sociale, relocaliser de nombreuses activités, développer des dynamiques économiques locales, etc. Ces petites et moyennes entreprises ont des statuts très divers et elles incluent des coopératives voire des associations ayant des salariés. Cela fait longtemps qu’elles sont, elles aussi, victimes du pouvoir économique excessif de la finance et des multinationales.

En passant, sur un autre enjeu majeur, la « Loi Travail », il n’est pas inutile de prendre connaissance de cette opinion (source : le JDD du 13 mars), émanant des « petits patrons », qui ne font pourtant pas partie des bastions traditionnels de la gauche, mais qui ont bien compris qu’il s’agissait d’une « Loi Medef » :
(Cliquer pour agrandir)

pme.png

Quelques chiffres
En 2011 la France compte 3,1 millions de PME qui représentent  48,7 % de l’emploi salarié (en équivalent temps plein). Elles réalisent 35,6 % du chiffre d’affaires et 43,9 % de la valeur ajoutée.
En 2012, en France, 2,1 millions de très petites entreprises (TPE) emploient 2,3 millions de salariés. 55% des TPE n’emploie pas de salariés.  Cela représente tout de même plus d’un million d’emplois.

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 10:20

LE 6 AVRIL, LES NÉERLANDAIS REJETTERONT-ILS LE REJETON DU TAFTA ?
 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (M’PEP).
 
Le 20 mars 2016.
 
Grâce au particulièrement zélé gouvernement Hollande-Valls, comme dans la plupart des autres pays de l’Union européenne, la ratification de l’accord d’association UE-Ukraine s’est faite en catimini. En 2013, c’est le refus de l’accord avec l’UE, par le gouvernement légal de l’Ukraine, qui a déclenché la crise, le coup d’État et la guerre avec l’ingérence de l’Otan et de l’UE. S’en est suivi le soutien de l’UE au pouvoir putschiste du président Porochenko qui sombre dans la faillite, la corruption et la bienveillance à l’égard des groupes néonazis. Moins de trois heures de débat à l’Assemblée et au Sénat. Aucun écho médiatique et silence des parlementaires. Cela pour cacher les lourdes implications politiques et économiques de cet accord. Aux Pays-Bas, les citoyens ont arraché l’organisation d’un référendum sur cet accord d’association UE-Ukraine.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Le-6-avril-les-Neerlandais-rejetteront-ils-le-rejeton-du-TAFTA

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 05:31

"Une majorité de Français (53 %) souhaite un référendum sur le maintien ou non de la France dans l’Union européenne (UE), à l’instar de celui prévu au Royaume-Uni le 23 juin. C’est l’une des révélations de l’enquête menée début février auprès de 8 000 électeurs dans six pays de l’Union (Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède) par l’université d’Edimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part."

Source : Le Monde

Une majorité de Français souhaite un référendum sur la sortie de l'Union Européenne.
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 23:45

Pétition internationale contre la fermeture des archives Lukacs à Budapest

Le régime ultraréactionnaire en place en Hongrie, aujourd’hui sous la présidence de Victor Orban, poursuit sa basse œuvre d’éradication de toute la mémoire du mouvement marxiste et communiste du pays. Peut-être à la faveur de la médiatisation de sa campagne de haine contre les réfugiés du Moyen-Orient, il entend aujourd’hui faire disparaître discrètement les Archives Lukacs à Budapest. L’Académie des sciences de Hongrie a annoncé leur fermeture imminente, la vente de l’appartement où habitait Lukacs qui les abrite, et la mutation ou la mise en retraite d’office des chercheurs qui s’en occupent.
 

Le prestige international du philosophe et l’homme politique Georges Lukacs (1885-1971) avait jusqu’à présent préservé ce lieu de mémoire et de recherche. Acteur de la révolution hongroise de 1919, consécutive à la Révolution d’Octobre, continuateur de l’œuvre de Marx et Engels, à travers des écrits mondialement diffusés tels que « Histoire et conscience de classe » (1923), penseur novateur de l’esthétique marxiste, de la théorie du roman, Georges Lukacs reste un philosophe majeur dont l’héritage est difficile à occulter dans le monde capitaliste revanchard, même en le défigurant.

Les Archives Lukacs de Budapest comprennent des milliers de livres, de lettres, de manuscrits, dont une imposante correspondance, non publiée, avec, entre autres, Thomas Mann, Ernst Bloch, Jean-Paul Sartre.

 
Nous protestons contre la fermeture des Archives Lukács – pétition internationale
 

Les signataires de cet appel expriment leur profonde préoccupation devant la décision de l’Académie hongroise des Sciences de fermer les Archives Lukács de Budapest. György Lukács fut l’un des plus éminents philosophes du XXe siècle et un auteur majeur de la modernité, non seulement dans le domaine de la philosophie, mais aussi de la pensée politique, de la théorie et la critique littéraire, de la sociologie et de l’éthique. Figure de renommée internationale, Lukács représente l’un des sommets de la riche culture hongroise ; ses œuvres font partie du patrimoine vivant de l’humanité. Durant plusieurs décennies, les Archives Lukács ont permis à un large public académique et non-académique d’avoir accès aux documents de sa vie et de son œuvre. De plus, se situant dans l’appartement où le philosophe passa les dernières années de sa vie, les archives ont servi également d’espace de mémoire, dédié à l’une des personnalités décisives de notre temps. Aussi appelons-nous les autorités compétentes à reconsidérer leur décision qui a éveillé la tristesse et l’indignation de la communauté scientifique et culturelle internationale.

Pour signer en ligne, suivre ce lien

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 15:26

"Il y a une vingtaine d’années la Commission européenne demanda à Alain Supiot de présider à l’élaboration d’un rapport consacré aux « transformations du travail et au devenir du droit du travail ». Ce dernier revient dans son ouvrage sur « les voies d’une vraie réforme du droit du travail » à l’occasion d’une nouvelle édition augmentée d’une préface rédigée en 2016 qui met en lumière les évolutions dramatiques de la désintégration de l’Europe sociale. Alain Supiot décrit, dans le chapitre La nouvelle Europe, le « détournement de l’objectif d’égalisation dans le progrès » qui inspirait jusqu’alors la jurisprudence européenne : l’élargissement a modifié ses équilibres internes et elle est devenue à la faveur de l’alliance idéologique des pays de la « Nouvelle Europe » un levier particulièrement puissant de déstabilisation des modèles sociaux nationaux. (p. IV) Et c’est à cette occasion que l’on découvre, en se référant aux notes de bas de page, les dates des modifications concernant les lois sur le travail émises par la commission européenne entre 2006 et 2015. Si l’on n’avait pas pris conscience des profondes mutations récentes de notre société (et même pour ceux qui s’en étaient déjà rendu compte) la liste nous fait dresser les cheveux sur la tête en nous demandant si nos institutions ne sont pas, elles, tombées sur la tête."

Source : Blog de Paul Jorion

Union Européenne - Elargissement - Dumping social en place de l'Europe sociale promise.
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 15:10
Bruxelles, discret chef d’orchestre de la loi El Khomri

Le Premier ministre Manuel Valls, la ministre du Travail Myriam El Khomri, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron Source: Reuters
Le Premier ministre Manuel Valls, la ministre du Travail Myriam El Khomri, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron

La mobilisation, déjà spectaculaire, contre ledit projet de loi El Khomri pourrait encore monter en puissance d’ici la fin du mois de mars.

Rien n’indique en effet que les minces concessions rendues publiques le 14 mars par le Premier ministre soient de nature à convaincre les manifestants – qui ont rendez-vous les 17, 24 et 31 mars – de rentrer sagement chez eux. A ce stade, seule la CFDT a jugé satisfaisantes les annonces de Manuel Valls, selon un scénario que les mauvaises langues décrivaient comme écrit à l’avance.

 

Ce projet se concentre en particulier sur trois aspects : les conditions de licenciement ; l’organisation et la durée du travail ; les modalités assurant l’entrée en vigueur des accords collectifs.

L’objectif de fond est double : adapter les salariés aux fluctuations du marché, autrement dit ne les payer que quand on en a besoin ; et privilégier le face à face direct dans l’entreprise – là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salariés – plutôt que les garanties collectives légales. Sous des formes diverses, de nombreux pays ont connu une telle évolution.

La réforme est exigée, pilotée et relayée par les institutions européennes

Car ce que beaucoup d’observateurs – et même de syndicats – n’ont pas vu, ou plutôt pas voulu voir, c’est que la réforme est exigée, pilotée et relayée par les institutions européennes.

En témoignent ainsi les «recommandations» adressées à la France, qui furent énoncées en mai 2015 par la Commission européenne, et validées le 14 juillet (!) par le Conseil européen (gouvernements des Etats-membres).

En atteste également le tout récent «rapport 2016» sur la France publié par la Commission le 26 février dernier. Ce rapport a le mérite de placer le projet actuel en perspective.

Il se félicite par exemple qu’un «glissement progressif [se soit déjà] opéré vers une décentralisation de la négociation collective», rappelant que dès 2004 «la loi Fillon sur le dialogue social a étendu le champ des négociations menées à l’échelon de l’entreprise», ce qui a permis à de tels accords «de déroger aux accords de branche ou interprofessionnels y compris in pejus [c’est-à-dire en prévoyant des conditions temporaires moins favorables aux salariés]».

Le rapport 2016 note en outre que l’accord interprofessionnel de janvier 2013, transposé ensuite dans la loi, a autorisé lesdits «accords de maintien dans l’emploi». Ceux-ci permettent de «modifier les salaires et le temps de travail pour une durée maximale de deux ans» et ce, «sans que cela doive être autorisé à un niveau de négociation supérieur». 

 

Les mesures appliquées avaient été négociées avec Bruxelles

Au paragraphe suivant, intitulé de manière quasi orwellienne «protection de l’emploi», le document de travail de la Commission salue les «réformes mises en œuvre depuis 2008 [qui] ont progressivement simplifié la procédure de licenciement».

Enfin, le rapport de Bruxelles loue donc le gouvernement français pour avoir annoncé «une réforme progressive du code du travail [le projet actuel] pour accroître l’autonomie des négociations à l’échelle de l’entreprise».

Mais c’est en réalité le premier document – les «recommandations» adressées à Paris en juillet dernier – qui avait fixé le cadre contraignant. Il ordonnait ainsi de «réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail» afin de réduire la «segmentation» entre titulaires de CDI et de CDD. De même, poursuivait Bruxelles, il convient «de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique».

 

La mobilisation massive a quelque peu bouleversé les plans bruxellois

Neuf mois plus tard, c’est, quasiment mot pour mot, l’objet du projet de loi El Khomri. Du reste, en 2015, des réformes analogues avaient été mises en œuvre en Italie par Mateo Renzi, comme le «job act» qui redéfinit le contrat de travail et «libérant» les licenciements, et en Espagne par Mariano Rajoy qui a adapté les conditions de licenciement à la conjoncture.

Dans tous les cas, les mesures appliquées avaient été négociées avec Bruxelles dans un ensemble plus vaste intégrant les réformes des retraites et de l’assurance-chômage, ainsi que la réduction des dépenses publiques.

Dans le cas de la France, la Commission a obtenu du gouvernement l’accélération du démantèlement du code du travail en «échange» d’une indulgence implicite quant au déficit budgétaire qui reste au-dessus de 3%.

Ou plus précisément : croyait obtenir. Car pour l’heure, la mobilisation massive a quelque peu bouleversé les plans bruxellois.

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 11:33

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Ce que les lobbies veulent, la Commission européenne de Bruxelles veut! Et que désirent actuellement les lobbies? Les barrages. Tous les barrages, notamment les français et les suisses.

Dans le cas de la France, les barrages appartiennent à 100% à l’Etat et seules les concessions hydrauliques sont confiées à EDF/GDF dans un rapport de 80% pour EDF et 20% pour GDF Suez

Cet état de fait français ne convient pas à Bruxelles et ses bataillons de lobbies. Bruxelles a mis récemment la France en demeure. Un article du Figaro est très clair à ce sujet:

« La Commission européenne somme Paris de libéraliser les concessions hydroélectriques. »

Le journal ajoute un peu plus loin:

« Selon une source proche du dossier, la Commission européenne serait même encline à demander à EDF de ne pas se porter candidat dans le cadre des appels d’offres qui seraient lancés.»

EDF doit faire  place notamment à l’italien Enel, l’allemand E.ON  ou le norvégien Statkraft. EDF a donc un besoin urgent d’avaler à son tour plus faible que lui pour consolider son assise renouvelée suite à une amputation programmée. Les barrages et concessions hydrauliques suisses rachetés à bon compte feraient si bien l’affaire!

Ça tombe bien Alpiq va mal. Il se trouve par ailleurs qu’Alpiq est aussi copropriétaire de la plupart des barrages valaisans. Et selon sa directrice générale, citoyenne allemande, il serait bon d’en vendre la moitié pour réduire les dettes.

Des barrages suisses sont à vendre au moment même de la mise sous pression de Bruxelles sur la France. Un timing parfait!

L’affaire pourrait être excellente pour EDF, deuxième actionnaire d’Alpiq (25%) derrière EOS qui a toute latitude pour surveiller tout ceci de l’intérieur grâce à une importante délégation franco-allemande au sein du conseil d’administration de l’entreprise.

Déjà en avril 2013, le journaliste Willy Boder relevait dans le Temps dans un article intitulé « Alpiq sous la pression du français EDF » la « présence d’un actionnaire très remuant » en parlant de EDF. Il y relatait aussi les propos d’un proche du dossier:

«EDF ne poursuit pas les mêmes buts que les propriétaires suisses d’Alpiq, confie une source proche du dossier. Le groupe français a créé de fortes tensions internes l’an dernier en exigeant la vente massive d’actifs, y compris des biens suisses, comme des barrages valaisans, au cœur même de l’activité de production d’Alpiq.»

Dans une logique de « eat or be eaten » (manger ou être mangé) d’une part et d’une faiblesse voire déliquescence impressionnante de L’État suisse, ce serait le soulagement à Bruxelles. Des européens investiraient dans les barrages français et les français reprendraient les ouvrages suisses. Tout irait bien dans le meilleur des mondes.

Le peuple suisse est selon toute vraisemblance en train de se faire rouler dans la farine une fois de plus. Le citoyen dont les impôts ont financé ces grands ouvrages hydrauliques découvre qu’ils sont devenus entre-temps propriété privée de sociétés anonymes en passe d’être vendus à de potentiels acquéreurs étrangers. Tout cela pour éponger des dettes dues à une stratégie mimétique et aveugle.

Mais au-delà de la partie financière pure et dure, des questions de fonds doivent être posées. Quid de l’indépendance énergétique? Quid aussi de l’eau potable retenue par ces mêmes barrages? Quid des conséquences au niveau de la répercussion sur les prix de vente de l’électricité mais peut-être aussi de l’eau? L’ampleur des conséquences de ce pillage est inconnue à l’heure actuelle.

Tout Suisse doit penser au fait que le pays détient 8% de l’eau potable de l’Europe et que cela représente un enjeu de taille dans un contexte de sécheresse persistante dans bon nombre de pays. Il faut se battre pour ne pas perdre la maîtrise de la gestion de l’eau!

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 22:53

Paris, 15 mars 2016 (AFP) – Plusieurs organisations lycéennes, étudiantes, syndicales et politiques ont appelé mardi à une nouvelle  mobilisation des jeunes les jeudis 17, 24 et 31 mars pour exiger le retrait du projet de loi travail, la nouvelle version du gouvernement ne les ayant pas convaincues.

« Nous appelons tous les jeunes à une nouvelle journée d’action le 17 mars prochain pour exiger le retrait sans conditions de ce projet de loi régressif (…) lutter contre le chômage et garantir à tous un droit à un avenir stable », écrivent plusieurs organisations, réunies lors d’une conférence de presse mardi matin à Paris, parmi lesquelles l’Unef, la Fidl, le SGL, l’UNL, les jeunes CGT, Solidaires Étudiants, Génération Précaire, Maison des Potes, Osez Le Féminisme, NPA Jeune, les jeunes Écolos, les jeunes Socialistes, les jeunes Communistes et ceux du Parti de gauche.

« Le sentiment général, c’est un gouvernement qui essaye de bricoler, de nous enfumer pour que la mobilisation des jeunes faiblisse », s’est emporté William Martinet, le président de l’Unef, le premier syndicat étudiants.

Présentant le calendrier de mobilisation, le leader étudiant a expliqué qu’il était « important que les jeunes se saisissent de ce débat (…) qu’ils descendent dans la rue », mais n’a pas appelé à des blocages des universités.

Évoquant la « garantie jeunes », un dispositif d’accompagnement vers l’emploi qui doit devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation, selon les annonces de Manuel Valls lundi, William Martinet a jugé que cette « universalité » était « un mot complètement creux: ça représente un investissement budgétaire de cinq milliards pour les 900.000 jeunes concernés… encore une tentative d’enfumage ».

« Les lycéens, les étudiants ne sont pas dupes: jeudi sera encore une journée d’action, la deuxième d’une série », a affirmé Samya Mokhtar, la présidente de l’Union nationale lycéenne (UNL).
Le vice-président de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), Alex Pellier, a lui fustigé le « mépris de Valls pour la jeunesse »: « Il y a un droit à l’avenir que M. Valls a oublié ».

Rendez-vous a été donné jeudi à 13H30 place de la République à Paris.

Une journée de grève et de mobilisation est prévue jeudi 31 mars à l’appel de sept syndicats dont la CGT, qui a « mis à disposition un préavis de grève couvrant la période du 17 au 31 mars », afin que les fonctionnaires puissent se mobiliser autant pour leur pouvoir d’achat que contre le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail.

Une première journée de mobilisation contre ce texte a réuni le 9 mars entre 224.000 personnes, selon les autorités, et 500.000 personnes, selon les organisateurs (syndicats de salariés, d’étudiants, de lycéens).

Lu sur le site Anti-K

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 16:07
Norbert Dentressangle poursuivi pour dumping social : la course au moins-disant salarial

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - Six cadres de l'ex-transporteur Norbert Dentressangle sont poursuivis en justice pour avoir abusivement utilisé plus de mille chauffeurs étrangers à moindre coût. Laurent Herblay y voit le syndrome européen d'une course sans fin au moins-disant social et salarial.


Laurent Herblay tient le blog gaulliste libre depuis 2007, classé dans les 20 premiers blogs politiques (selon ebuzzing).


Le transport routier fait partie des secteurs sinistrés par la course sans fin au moins-disant salarial et social. La concurrence déloyale de routiers étrangers, qui acceptent des conditions moins bonnes que celles des Français provoque une spirale destructrice, entretenue par les législations européennes, et notamment les travailleurs détachés. Législation que certains dépassent, comme Norbert Dentressangle.

Délinquance légale et sociale

Théoriquement, la législation européenne permet à des entreprises Françaises d'employer des travailleurs européens, en les payant aux salaires Français, mais avec des cotisations sociales des pays d'origine, ce qui permet déjà un fort dumping par rapport aux entreprises employant des salariés Français aux conditions locales. Dans le transport routier, les entreprises françaises assuraient la moitié des transports à dimension internationale en 1999. Onze ans plus tard, ce n'est plus qu'un sur 6, avec, en prime, le succès du cabotage, les missions en France de transporteurs étrangers. Norbert Dentressangle a fait plus fort en faisant travailler en France pas moins de 1500 employés issus de filiales des pays de l'Est ou du Portugal, aux conditions de leur pays d'origine, sans même passer par les travailleurs détachés.

Ainsi, il pouvait les payer moins que le SMIC, outre le fait de ne pas payer que les cotisations sociales des pays d'origine. Cet exemple, même s'il dépasse le cadre de la loi, courant dans cette jungle économique produite par la suppression de toutes les frontières, démontre les ravages de cette concurrence déloyale. La logique actuelle consiste sans cesse à comprimer les coûts salariaux, alors que ce sont aussi les salaires de citoyens qui perdent leur pouvoir d'achat quand ce n'est pas leur emploi. Ce n'est pas en comprimant sans cesse les revenus que la situation s'améliorera, surtout dans un pays comme le nôtre où nos salaires sont encore supérieurs à la moyenne européenne.

Et l'on voit bien dans toute l'Europe que cette course sans fin au moins-disant social et salarial, non seulement n'apporte rien à nos économies qui restent déprimées, mais de plus provoque une casse humaine insupportable. Jusqu'où faudra-t-il aller avec des pays proches en Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou même en Europe de l'Est, où le salaire minimum est parfois jusqu'à dix fois plus bas que chez nous? Ne devrions-nous pas créer un système poussant à une convergence vers le haut, plutôt que de laisser faire le système actuel dont on peut finir par se demander s'il ne pousse pas à une convergence par le bas, au petit sommet de la pyramide près, comme l'ont bien montré Piketty et Stiglitz?

Outre le délit qu'a sans doute commis l'entreprise, il faut aussi y voir la folie d'une époque qui ne voit ses salariés que comme des coûts qu'il faut réduire et non des hommes. La seule querelle qui vaille n'est-elle pas la condition humaine plutôt que permettre ce cannibalisme économique?

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