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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 17:07

LA DIVERSION DES PLANS B POUR ÉVITER D’ALLER À L’ESSENTIEL : LA NÉCESSITÉ DE LA SORTIE DE L’EURO ET DE L’UNION EUROPÉENNE
 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 10 mars 2016.
 
Après la reddition d’Alexis Tsipras devant le système de Bruxelles, le Premier ministre grec qu’elle avait soutenu avec enthousiasme, la « gauche de la gauche » européenne s’agite en tous sens pour retrouver un peu de crédibilité. Mais comme elle reste farouchement opposée aux seules mesures qui permettraient de débloquer la situation – la lutte pour la sortie de l’euro et de l’Union européenne, c’est-à-dire la lutte contre l’ordre néolibéral mondial – elle en est réduite à des manœuvres de diversion. Il s’agit de faire semblant de s’opposer. Tout est alors question de rhétorique. Monsieur Laurent, du PCF, ne s’y essaye même plus, il a carrément rallié le PS sur ces questions et arbore à sa boutonnière une épinglette du drapeau européen ! Messieurs Mélenchon, Lafontaine, Varoufakis quant à eux rivalisent dans une surenchère verbeuse contre l’Union européenne. Mais ce n’est que du vent. L’essentiel – sortir de l’euro et de l’Union européenne – reste désespérément absent de leurs diatribes. Tel est leur nouvelle vocation : constituer le dernier rempart – avec l’extrême droite – de protection de l’Union européenne en entraînant les citoyens excédés par ce système dans des impasses.
 
C’est pourquoi nous publions avec son autorisation l'éditorial de Pierre Levy, rédacteur en chef de Ruptures, paru dans l’édition du 25 février 2016. Notre parti est en effet en accord complet avec son point de vue.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/La-diversion-des-plans-B-pour-eviter-d-aller-a-l-essentiel-la-necessite-de-la

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 12:36
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 16:09

Cet appel a vocation à être rejoint par d'autres militants européens, dans ou hors Union Européenne.

Appel européen

Nous sommes des travailleurs, des jeunes, des militants syndicalistes et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, de tous les pays du continent européen (membres ou non de l’Union européenne).

Un référendum est convoqué le 23 juin en Grande-Bretagne, avec une question à l’ordre du jour : « rester » dans l’Union européenne ou « la quitter ».

Nous saluons et appuyons les syndicats, les sections du Labour et les militants ouvriers britanniques qui, malgré les consignes de la direction du Labour et des sommets de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont décidé d’appeler à voter pour « quitter » l’Union européenne le 23 juin !

De la Grèce au Portugal, de la Pologne à l’Allemagne… nous avons depuis des années, fait l’expérience de ce que signifient les traités européens fondés sur la « concurrence libre et non faussée », les directives et les plans dictés par l’Union européenne ou par la Troïka (et mis en œuvre par chacun des gouvernements, quels que soient leur couleur politique).

Nos peuples et les travailleurs de toute l’Europe ont subi cette politique, que leurs pays soient membres de l’Union européenne ou qu’ils soient sous « partenariat d’association » : déréglementation, casse des Codes du travail et des droits ouvriers (retraites, Sécurité sociale, conventions collectives), privatisations-destruction des services publics et coupes dans les budgets au nom de la dette, remise en cause de toute forme de souveraineté nationale et populaire.

Nous constatons que l’Union européenne (imbriquée dans l’OTAN par les traités) soutient les interventions militaires étrangères qui jettent sur les routes de l’exil des millions de réfugiés.

Nous constatons que lors du sommet européen des 18 et 19 février, le premier ministre britannique et la Commission européenne ont scellé un accord qui aggravera encore la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Au nom de cet accord, tout travailleur originaire d’un pays de l’UE, émigré en Grande-Bretagne, sera privé pendant quatre ans de tous les droits sociaux arrachés par la classe ouvrière britannique. Ce qui ne pourra amener qu’à une concurrence entre travailleurs, qu’à une nouvelle offensive pour baisser le « coût du travail » des travailleurs britanniques, et favoriser un climat xénophobe réactionnaire.

Contre cette « Union européenne » qui tente par tous les moyens de dresser les travailleurs les uns contre les autres au plus grand profit des capitalistes et des banquiers, nous opposons l’union des travailleurs et des peuples de toute l’Europe pour la défense et la reconquête de leurs droits, de la souveraineté et de la démocratie.

Avec les 578 délégués réunis à Trondheim au congrès de la Confédération syndicale norvégienne (LO), nous soutenons les travailleurs britanniques qui, voteront pour« quitter l’UE »et« lutter main dans la main avec les travailleurs d’Europe et du monde entier ».

Une victoire des travailleurs britanniques le 23 juin sera un point d’appui pour tous les travailleurs qui dans tous les pays, s’opposent par leur propre lutte de classe, aux plans de destructions de l’Union européenne et des gouvernements qui appliquent sa politique.

Premiers initiateurs :

Peter KREUTLER (vice-président Afa Düsseldorf, Ver.di membre de la direction de la conférence des délégués du personnel du secteur 6 (Fonctionnaires nationaux et territoriaux) de Düsseldorf
Dr Cornelia MATZKE (ancienne députée au 1er Parlement régional de Saxe après 1989, Ver.di)
Norbert MÜLLER (Ver.di, AfA, Francfort/Main)
Peter SAALMÜLLER (Ver.di, SPD)
Anna Helena SCHUSTER (Ver.di, déléguée du personnel)
Birgit SCHUTZ (Syndicat NGG de la restauration, membre du conseil d’entreprise, AfA Düsseldorf)
Holger PFEIFFER (Ver ;di, délégué du personnel)
H.W. SCHUSTER (Ver.di, délégué du personnel, Président de l’AfA Düsseldorf)

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 09:21

"Au point de vue des conditions économiques de l’impérialisme, c’est-à-dire des exportations de capitaux et du partage du monde par les puissances coloniales « avancées » et « civilisées », les États-Unis d’Europe sont, en régime capitaliste, ou bien impossibles, ou bien réactionnaires."

Lénine, 23 Août 1915.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 17:42

Dans le cadre de la journée d'action nationale contre la loi EL Khomri, ce sont plus de 6.000 manifestants qui ont convergé vers l'Hotel de ville du Havre, que ce soit de salariés, jeunes, retraités et privés d'emplois. Tout cela, après un blocage de l'économie havraise (dès 7h), qui a fait des mécontents, mais pas autant que ceux qui sont contre cette loi Anti-Social. Avec un détour vers la Sous Préfecture, pour demander le retrait de la loi, mais aussi par le MEDEF, pour dire aux patrons, que la lutte des classes, est plus que d'actualités...

La mobilisation ne fait que commencer, prochaine étape le 24 mars, avec la présentation de cette loi scélérate au conseil des ministres, mais surtout le 31 mars, ou cette journée d'action interprofessionnelle et intergénérationnelle se devra d'être un coup de semonce pour ce gouvernement et ses amis patronaux, ca va péter...

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 17:20

Le Parti communiste d’Irlande à propos du soi-disant Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'UE)

Le Parti communiste d’Irlande à propos du soi-disant Brexit (sortie du Royaume-Uni de l'UE)

Déclaration du Parti communiste d’Irlande, 1er mars 2016, traduction TF pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Le Parti Communiste d'Irlande exprime sa solidarité avec toutes les forces progressistes en Grande-Bretagne, en particulier le Parti communiste de Grande-Bretagne, dans la campagne à venir pour le retrait de l'Union Européenne. En particulier, nous appelons les travailleurs de la partie nord-ouest de notre pays à voter pour la sortie de l'UE.

Un vote pour la sortie de l’UE peut être un vote pour aller vers une autre voie, un vote contre la militarisation mondiale croissante dont l'UE est une des forces motrices sur le continent européen mais aussi dans le monde.

Un vote pour la sortie de l’UE pourrait aussi remettre en question la poursuite de l'adhésion à l'UE de l'Etat d'Irlande-du-Sud et redonner des opportunités de lutte à la classe ouvrière à l'échelle nationale.

Nous ne devons pas nous laisser distraire par le fait que des forces très réactionnaires et chauvines, nostalgiques du temps de l'Empire Britannique, sont également opposées à l'Union Européenne. Nous soutenons l’exigence de sortie de l'UE non pas sur des bases nationalistes étroites mais plutôt sur une base internationaliste et ouvrière. Il y a une nécessité de briser l'unité des monopoles européens, de briser l'unité du réseau patronaux européens, en les divisant, ce qui ne pourra que les affaiblir dans leur ensemble. Un retrait de la Grande-Bretagne pourrait bien déclencher une réponse populaire des travailleurs dans les autres Etats-membres pour faire également campagne pour un retrait. Cela pourrait briser la peur que l'UE a si efficacement propagée selon laquelle en dehors d'elle-même, il n'y aurait que le désastre économique.

L'accord négocié entre la Grande-Bretagne et les institutions de l'UE est une nouvelle attaque contre les droits des travailleurs dans toute l'Europe, en particulier contre les travailleurs migrants, la partie la plus vulnérable de la classe ouvrière.

La lutte contre l'Union Européenne est profondément une lutte pour la démocratie et la souveraineté des peuples. C'est une lutte anti-impérialiste, une lutte dont certaines forces dans le nord-est de notre pays, précédemment opposées à l’UE, se sont éloignées en se retirant dans une position idéalisée “de critique engagée ” de l'impérialisme.

Nous rejetons les illusions propagées pour étayer ces arguments. Elles sous-estiment la capacité d’unir notre peuple sur une base progressiste. Il est faux de défendre l'idée que l'UE puisse être éventuellement un bastion pour protéger les droits des travailleurs et l'environnement. Ces arguments sont fallacieux. L'UE et les traités depuis le traité de Maastricht en 1992 n'ont fait qu’institutionnaliser l'austérité et consolider les intérêts, l'influence et le pouvoir des grands monopoles européens et du capitalisme monopolistique en particulier.

Les attaques contre les travailleurs irlandais continueront, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Union Européenne. La qualité d'Etat-membre ne garantit aucune protection contre les attaques sur les droits des travailleurs, bien au contraire: toutes les institutions centrales sont au-dessus de tout contrôle démocratique et ne rendent de comptes à personne, ainsi que les traités l'ont entériné.

La Banque Centrale Européenne, qui est l'institution centrale pour imposer la politique économique et monétaire de l'EU est dirigée par et pour les agences financières et les grandes banques. La Commission Européenne est la gardienne de la conformité avec la stratégie fiscale, politique et militaire de l'UE. Les attaques contre les travailleurs, le contrôle de la fiscalité des Etats et la suprématie absolue du “marché” font partie intégrante de l'UE.

Nous n’acceptons pas l’idée que l'UE soit source, ou puisse le devenir, d’un changement social ou économique progressiste, que ce soit à l'échelle nationale ou transnationale. Les lois et les institutions de l'UE sont conçues pour empêcher et bloquer tout changement à l'échelle européenne et nationale. Le traité de Lisbonne en 2009 a encore consolidé le pouvoir et l'influence idéologique du milieu des affaires sur les politiques et les institutions de l'UE. Il a sacralisé la primauté des directives (lois) de l'UE sur les législations nationales, rendant illégale dans les faits toute politique économique ou sociale alternative. Tant que l'UE sera là, il n'y aura aucun retour à une forme de démocratie réelle à l'échelle nationale.

La nature anti-démocratique de l'UE et le pouvoir absolu qu'exerce le milieu des affaires européen sur elle sera encore consolidé par l’adoption du Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement (TAFTA)

Le Parti Communiste d'Irlande en appelle à la plus large coalition des forces progressistes pour faire campagne pour le retrait de la Grande-Bretagne mais aussi de l'Irlande de l'Union Européenne.

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 12:11

publié dans 18 mars 2016 par JR sur AntiK - Extraits - Lire l'article entier en cliquant sur le titre ci-dessus.

16 MARS 2016 | PAR MATHILDE AUVILLAIN

La réforme du premier ministre italien a instauré un CDI unique à « protection sociale croissante » permettant aux employeurs de licencier plus facilement un salarié, en échange d’une simple indemnité d’une valeur maximale de deux ans de salaire. Imposée à la hussarde, cette réforme est surtout un instrument de communication pour Renzi.

[...]

« 764 000 contrats à durée indéterminée ont été signés grâce au “Jobs Act”, vous comprenez que c’est la réforme qui a eu le plus d’impact. Objectivement, jamais un pays d’Europe n’a fait autant de réformes en aussi peu de temps ! » claironnait Matteo Renzi devant la presse étrangère, deux ans exactement après son arrivée au pouvoir.

À première vue, les données statistiques officielles semblent en effet valider la politique de Matteo Renzi : + 47 % de CDI sur un an, un retour timide à la croissance de + 0,6 % en 2015. [...]

Sauf que la réalité est un peu différente. [...]

La loi cadre “183 / 2014”, dite Jobs Act, promue et promise par Matteo Renzi, a été votée définitivement par le Parlement italien le 10 décembre 2014. Entrée en vigueur le 7 mars 2015, elle a introduit une réforme du marché du travail italien sur le modèle de la flexi-sécurité. Le point central de cette réforme est l’introduction du fameux contrat à « protection sociale croissante » (« tutele crescenti »), un CDI permettant un licenciement facilité au cours des trois premières années de contrat, en échange d’une indemnité correspondant à l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.

Pour introduire ce CDI « instable », censé mettre fin aux contrats précaires et favoriser selon lui l’emploi des jeunes, Matteo Renzi a accédé à l’une des requêtes du patronat faisant sauter un des verrous de la protection sociale des travailleurs italiens : l’article 18, qui les protégeait jusqu’alors des licenciements abusifs. [...]

Dézinguant enfin les dernières oppositions et résistances du Parlement, Matteo Renzi a fait passer sa réforme par un vote de confiance au Sénat (sorte de “49-3 italien”) le 9 octobre 2014, au lendemain de la conférence européenne sur l’emploi à Milan, au cours de laquelle Angela Merkel avait soutenu sa réforme, qualifiée de « pas important en avant ». En faisant passer en force son « Jobs Act » au Sénat, Matteo Renzi était assuré d’obtenir ensuite la majorité à la Chambre des députés et prenait de court la CGIL. La principale centrale syndicale venait de convoquer une grève générale et une manifestation monstre pour… le 25 octobre. Un million de manifestants, selon les syndicats, sont quand même descendus dans les rues de la capitale pour s’opposer au « Jobs Act ». Mais trop tard, celui-ci a finalement été définitivement adopté le 3 décembre, et la grève générale décrétée dix jours plus tard n’y changea rien.

[...] Quant à la droite italienne, on peut résumer sa position d’alors par cette phrase d’Angelino Alfano, ministre de l’intérieur d’Enrico Letta puis de Matteo Renzi, et ex-dauphin de Silvio Berlusconi [...] :  « Avec le “Jobs Act”, nous réalisons une politique de centre droit avec un gouvernement de gauche. »
« Il ne reste que la flexibilité. La sécurité, zéro ! »

[...] Marta Fana, doctorante en économie à Sciences Po Paris, dresse une liste d’erreurs grossières commises par le ministre du travail, Giuliano Poletti, qui, à plusieurs reprises entre 2014 et 2015, a annoncé des chiffres de création de CDI totalement fantaisistes. Avant qu’ils ne soient officiellement démentis, ces bilans volontairement gonflés avaient déjà été repris, sans avoir été vérifiés, par la presse italienne.

Une étude attentive des données publiées par l’ISTAT (lire ici), l’Institut national de la statistique italien, par Eurostat et par l’INPS, révèle que les effets du « Jobs Act » ne sont pas exactement conformes à la version présentée par le gouvernement italien. Les nouveaux CDI sont pour beaucoup des contrats précaires transformés en contrats à protection croissante. « Ce serait potentiellement une bonne nouvelle si cette tendance positive durait au-delà de la période des exonérations fiscales », souligne Marta Fana. La mise en place du « Jobs Act » a en effet été accompagnée d’incitations fiscales pour les entreprises. La loi de “stabilité” 2015 a introduit des exonérations de charges sociales allant jusqu’à 8 060 euros pour tout nouveau salarié embauché pour trois ans en CDI entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015. Un cadeau fiscal aux entreprises qui devrait coûter en tout 2 milliards d’euros à l’État, et qui a provoqué en fin d’année une ruée sur les contrats à durée indéterminée à protection croissante.

Un rapport de la Banque d’Italie publié en février attribue d’ailleurs l’augmentation du nombre d’emplois à durée indéterminée à ces allégements de charges plutôt qu’au « Jobs Act ». [...]

Pour les entreprises, le risque lié à l’embauche en CDI est désormais limité. « La réforme est centrée sur les incitations aux entreprises. Si le salarié est licencié au bout de trois ans, les entreprises y gagnent, elles économisent sur l’indemnisation de fin de contrat », relève Marta Fana. Selon elle, « ces économies ne s’accompagnent pas d’une redistribution sur les salaires, qui sont inférieurs avec les CDI à protection croissante que pour les anciens CDI ».
« Quand tu es précaire, tu peux t’attendre à être licencié du jour au lendemain, mais quand tu sais que tu as un contrat à durée indéterminée, tu n’y penses même pas », racontait dans La Repubblica, en novembre dernier, Mario, ex-employé de Pigna Envelopes, usine de papeterie dans le nord de l’Italie. Il avait été l’un des premiers à être embauchés avec un contrat à protection croissante. Il a aussi été l’un des premiers licenciés. « J’ai découvert, le jour où l’employeur m’a licencié, que j’étais précaire. D’un jour à l’autre, je me suis retrouvé chez moi. J’ai trouvé ça injuste, un manque de respect du point de vue humain. »

Le « Jobs Act » est donc loin d’avoir résolu, comme c’était pourtant l’objectif, le problème de la précarité. La baisse du taux de chômage de 12,2 % à 11,5 % en 2015 ne s’est pas traduite par un retour à l’emploi durable en Italie. Une analyse globale des données révèle que les nouveaux emplois sont pour la plupart des emplois précaires. La réforme du marché du travail a certes introduit le CDI à protection croissante, mais aussi assoupli le recours aux vouchers, les bons de travail (sorte de chèque-emploi). [...] « L’augmentation du nombre de bons de travail pourrait augurer des problèmes à l’avenir, il faut donc surveiller ce phénomène avec beaucoup d’attention », suggère Marfa Fana.

Les syndicats craignent ainsi que des contrats précaires – type contrat de mission –, supprimés par le « Jobs Act », plutôt que d’être transformés en CDI à protection croissante, aient été démantelés et remplacés par des “emplois-vouchers” : un poste étant couvert par plusieurs travailleurs rémunérés en bons de travail. [...] Le « Jobs Act » a en réalité été plus favorable à l’emploi des seniors (+ 359 000 nouveaux actifs chez les plus de 50 ans), tandis que le taux de chômage des 15-25 ans a de nouveau progressé en janvier, s’établissant à 39,3 %. Le « Jobs Act » était promu comme un exemple de flexi-sécurité, mais « il ne reste que la flexibilité. La sécurité, zéro ! » s’indigne Marta Fana.

Côté garanties, la réforme Renzi a cependant introduit une réforme de l’assurance chômage, avec une extension des dispositifs d’indemnisation portée à 24 mois, contre 12 mois auparavant, et non plus liée à l’âge du salarié mais aux années de cotisations. [...] Sauf que pour l’instant, dans les faits, « rien ne bouge », relève Michele Tiraboschi, professeur de droit du travail à l’Université de Modène et Reggio d’Émilie.

Enfin, en contrepartie de la flexibilité, le « Jobs Act » envisageait, « à titre expérimental », l’introduction d’un salaire minimum garanti. Sur ce front-là, rien n’a avancé. L’Italie reste, malgré les promesses de Matteo Renzi, l’un des derniers pays européens à ne pas disposer d’une législation sur le salaire minimum.

[...]

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 18:31

UL CGT Dieppe 

LE 9 MARS, C'EST DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSE !

Hier soir, 17 syndicats et section de la région dieppoise se sont réunis à l’Union Locale.

Des appels à la grève générale le 9 mars sont déjà décidés.

Des tract sont distribués dans les entreprises et collectivités dieppoises telles que: Davigel, Hopital de Dieppe, Fremach, Toshiba, Cégélec, Clinique Mégival, Port de Dieppe, Gévelot, Berry Plastic, Alpine, Mairie de Dieppe, etc...

Des préavis sont déposés par de très nombreuses fédérations : Cheminots (sur le projet de convention collective du personnel ferroviaire notamment), Transport, Commerce, FNME, Services Publics, etc...

La CGT, dans son ensemble, appelle les salariés à "participer aux rassemblements et manifestations unitaires en construction"

Le projet de réforme du Code du Travail, anciennement porté par la Ministre Myriam El Khomri, repris par son véritable auteur, le premier ministre Manuel Valls, est une attaque sans précédent contre le monde du travail et les droits des salariés.

En effet, il vise, entre autre, à inverser la hiérarchie des normes pour que l'accord d'entreprise prédomine tant sur le Code du travail que sur les Conventions Collectives.

CE PROJET N’EST NI AMENDABLE, NI NEGOCIABLE

RASSEMBLEMENT LE 9 MARS

À PARTIR DE 10H00 DEVANT

LA SOUS-PRÉFECTURE DE DIEPPE

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:09

par

 

C’est l’un des principaux arguments des partisans de la réforme du droit du travail en France : les autres Européens l’ont faite, alors nous aussi. L’Italie, l’Espagne la Grèce, le Royaume Uni et plusieurs pays d’Europe de l’est ont facilité les licenciements, la baisse des salaires ou le recours au travail précaire de longue durée. Une bonne partie de ces pays ont mis en œuvre des politiques, contraints et forcés par la Commission européenne et le FMI, en échange de prêts accordés pour éponger leur dette publique, ou d’une adhésion à l’Union européenne. Des réformes réalisées pour le plus grand profit des employeurs et des actionnaires, qui n’ont pas vraiment enrayé la hausse du chômage et de la précarité.

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 18:04

Faisons en sorte de fêter le million de signatures.  Relayez cette pétition auprès des salariés et des Français opposés à ce retour au XIXème siècle.

Et dans les entreprises, discutons avec les salariés.

Et ensuite tous aux manifs ! 

Ce serait une claque pour l'Union Européenne qui réclame chaque jour de nouvelles contre-réformes, si cette loi ne passait pas !

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