Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 14:51

Publié par Jean Lévy

Déjà en 2011, les communistes polonais avaient dû se battre pour obtenir la levée de l'interdiction des symboles communistes...Aujourd'hui, ils doivent faire face à une répression des militants...

Déjà en 2011, les communistes polonais avaient dû se battre pour obtenir la levée de l'interdiction des symboles communistes...Aujourd'hui, ils doivent faire face à une répression des militants...

Répression anticommuniste en Pologne...

 

Bruno DRWESKI  a écrit :

 

Chers Camarades,
Ayant été contacté par Jacques Kmieciak de l'Association des amis d'Edward Gierek basée dans le nord de la France, à propos de la mise en prison de neuf dirigeants du Parti communiste polonais (KPP), et ayant moi-même trois semaines plus tôt, rencontré à Wroclaw deux camarades de ce parti à l'occasion du Forum social est-européen, je n'en ai d'abord pas cru mes yeux mais j'ai vérifié auprès de Beata Karon, membre de la direction du KPP qui me répond ce qui suit :
 
"Salut,
Je n'ai pas encore été mise en prison.
Quatre membres du KPP ont été condamnés pour avoir fait la propagande du communisme dans le journal "Brzask" (journal du KPP) et sur internet.
Le 31 mars le tribunal régional de Dabrowa Gornica a émis ce jugement (sans qu'il n'y ai eu ni procès, ni justification, etc.) condamnant deux personnes (dont moi-même) à neuf mois de limitation de la liberté et obligation d'effectuer un travail obligatoire sous contrôle à objectif social et deux autres camarades à payer des amendes.
Nous avons fait appel de ce jugement, en exigeant qu'un véritable procès ai lieu. J'ai justement envoyé aujourd'hui ma lettre d'appel du jugement.
Nous allons envoyer plus tard des informations plus amples.
Je vous remercie pour vous êtes intéressés à ce problème.
Salutations
Beata "
 
En conséquence, je pense qu'il faut de notre côté faire le maximum de diffusion concernant cette information et penser à prendre contact à ce sujet avec les ambassades de Pologne ou directement les autorités polonaises (présidence, gouvernement, tribunal constitutionnel, etc.). On trouve leurs adresses sur les sites correspondant.
Le maximum de bruit à l'étranger sur cette affaire peut aider.
Ils vont bien sûr répondre que la justice est indépendante ...mais ici, même les formalités de justice n'ont pas été correctement remplies, et donc normalement le ministre de la justice en est responsable. Et en plus, bien sûr, la loi elle-même est en contradiction avec le fait que la KPP avait précédemment été légalisé en Pologne avec ses statuts et que la constitution polonaise qui rend illégal "l'utilisation de méthodes fascistes et communistes" est suffisamment floue pour être d'un côté dénoncée, mais, dors et déjà, que veut dire le terme "méthodes" ? C'est d'ailleurs à cause de ce flou que le KPP avait été légalisé, les juges de l'époque estimant que les idées, les programmes et symboles communistes ne sont pas visés par la loi et que, en conséquence, le KPP pouvait être légalisé.
Je rappelle également que, en ce moment en Pologne, les autorités se sont engagées dans une campagne visant à détruire les monuments aux soldats soviétiques ayant libéré le pays en 1944-45, ainsi que ceux consacrés aux communistes et même aux socialistes ou à d'autres révolutionnaires polonais, que cette campagne se heurte à de nombreuses résistances de maires et de populations locales s'opposant à ces menaces et parfois déjà décisions, parfois aussi à des décisions prises en haut lieu. Cette campagne se heurte à des résistances qui dépassent largement les milieux communisant, et même de gauche, et, dans ce contexte, la répression visant ici les communistes polonais peut rencontrer une désapprobation plus large, à laquelle il faut donc aller à la rencontre.
 
Salut et Fraternité !
 
Bruno Drweski

 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 07:52
Publié sur ce blog le 10 mars 2015
Dumping social : le transporteur français Dentressangle devant la justice

[ Précisions de la rédaction du blog : La marge opérationnelle du groupe a augmenté de 3,6% en 2014 et son chiffre d'affaires a explosé : + 15,8% !]

 

par Rédaction de France Info mercredi 4 mars 2015 
 
 

Le procès du groupe Norbert Dentressangle devrait durer jusqu'à vendredi © MAXPPP

Trois sociétés du groupe Norbert Dentressangle sont accusées d'avoir abusivement utilisé plus de 1.000 chauffeurs étrangers à moindre coût, via des filiales installées dans les pays de l'Est et au Portugal. Leur procès, notamment pour "travail dissimulé", devait initialement commencer mercredi mais a été reporté.

Faire venir des chauffeurs roumains et polonais pour prendre le volant de camions en France, c’est interdit. Le procès devait s'ouvrir aujourd'hui à Valence, mais a été renvoyé.  Le tribunal va d'abord étudier les demandes de nullité.
A la barre, six cadres et trois sociétés du transporteur Norbert Dentressangle. Ils comparaitront pour "délit de marchandage", "prêt de main d'oeuvre illicite" et "travail dissimulé".

Entre 2005 et 2012, l’entreprise a employé environ 1.500 chauffeurs portugais, roumains et polonais. Les syndicats accusent le groupe de pratiques inégales et de "dumping social". Les chauffeurs étaient payés selon les normes de leurs pays d’origine et non pas française. Ce sont donc autant de cotisations qui ne sont pas versées à l’URSSAF, un manque estimé à 20 millions d’euros, sans compter les emplois qui ne sont pas occupés par des routiers français.

"Il n'y a aucune anomalie"

Le groupe se considère en règle, car ces chauffeurs étrangers sont embauchés par des filiales de l'entreprise crées en Pologne et Roumanie. Ce ne serait que de la sous-traitance. Selon l’un des conseillers du groupe, Me Joseph Aguera, "Il n'y a aucune anomalie que dans le strict respect de la réglementation européenne et en vertu de la règle du cabotage, à ce que ces chauffeurs étrangers traversent le territoire français".

Plus de 300 routiers étrangers, qui se sont portés parties civiles, étaient présents selon France Bleu Drôme Ardèche à l'ouverture de procès. Les juges rendront leur décision sur ces nullités de procédure le 5 mai.
 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 07:37
lundi 18 avril 2016
lu sur Rouge Midi

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que cette soirée débat, de l’avis de ses participant-e-s, a tenu toutes ses promesses. Il y a d’abord eu les interventions qui introduisaient le débat.

Laure DAVIAU présidente de la section marseillaise du syndicat des avocats de France en décortiquant la loi démontrait tout à la fois que celle-ci n’est pas un acte isolé mais s‘inscrit dans une logique de détricotage du droit du travail qui remonte à plusieurs années mais aussi que le mouvement avait déjà gagné des reculs. Point central de la loi : l’inversion de la hiérarchie des normes qui casse tout ce que la loi peut avoir de protecteur.

Yann MANNEVAL pour la CGT insistait sur la stratégie que la CGT 13 entendait mettre en œuvre pour gagner, non seulement le retrait mais aussi de nouveaux droits. A ce titre la question de la grève reconductible à partir du 28 avril, partout où c’est possible, et en particulier dans les secteurs clefs de l’économie, est posée et mise en débat par la CGT. Une intervention particulièrement appréciée comme celle où, répondant à une question de la salle sur le mouvement Nuit Debout, il résumait l’opinion des 3 invités en disant : « Tout s’additionne ».

Charles HOAREAU, après avoir rappelé les consignes précises de l’UE, détaillait quelques-unes des propositions contenues dans le 4 pages et surtout leur dimension politique. Partant de l’exemple de la réforme du travail au Venezuela http://www.rougemidi.org/spip.php?article6893 il explique que Rouge Vif et plus largement celles et ceux qui manifestent ne sont pas contre une réforme qui donnerait de nouveaux droits aux travailleurs mais contre celle-là qui augmente les pouvoirs de la monarchie patronale qui est déjà la règle dans ce pays, monarchie à peine limitée par les droits acquis au cours de longues années de lutte.

C’est cette idée qui est reprise par un participant au long, passionné et passionnant débat qui s’en suit. Pour lui, les lois qui se mettent en place visent à conforter la « dictature de la propriété ». Il explique : « Selon leur logique quand tu es propriétaire d’un logement, d’une usine, d’un commerce, toi seul aurait le droit de décider. C’est cette logique là qu’il faut inverser. C’est cette logique que nous battons en brèche aujourd’hui dans la lutte et déjà de ce point de vue le gouvernement et les tenants de cette dictature sont en train de perdre ».
Frédéric ALPOZZO, le secrétaire du syndicat des marins de la SNCM fera lui une longue intervention en s’appuyant entre autres sur la question des travailleurs détachés pour démontrer que nous avons besoin d’améliorer le code du travail et de forces politiques qui défendent cela en appui du mouvement syndical.

Une intervention remarquée aussi, celle du camarade de la JC, intervention pleine de dynamisme et de réflexions pertinentes.

Le débat se poursuivra fort tard, même après la levée de la réunion, autour de l’apéritif qui s’ensuivra et de la collation préparée par des militant-e-s. Les derniers partiront bien après minuit, s’étant donné comme l’ensemble des débatteurs du soir, rendez-vous le 3 mai à la réunion publique de présentation de l’ANC qui promet d’être très riche cette question qui a traversé toute la soirée : quelle perspective politique en prolongement des luttes ?

Pour finir le sentiment d’une adhérente récente de Rouge Vif et de l’ANC

Nous sommes là, invités par la Cercle Manouchian, pour une soirée débat autour de la réforme du code du travail.
Trois intervenants, Laure DAVIAU du SAF (syndicat des avocats de France), Yann MANNEVAL de l’UD CGT 13 et Charles HOAREAU de Rouge Vif/ANC.
Dans la salle des personnes, toute génération confondue, étudiant, salariés, salariés précaires, retraités, chômeurs, un bel échantillon de l’humanité d’aujourd’hui dans une Europe dominatrice et dévastatrice.

Je suis une nouvelle adhérente de Rouge Vif (une sorte de famille que j’ai toujours cherchée) et une nouvelle syndiquée CGT. Il était temps pour moi de m’impliquer dans ce qui me représentait le mieux dans cette société. Qui dit nouvelle dit novice, avec très peu de connaissance et de recul.

Donc ce soir j’ai écouté et j’ai appris même si je n’ai pas tout compris.
Apres une présentation faite par Samia, Laure a ouvert le débat, en nous parlant du code du travail actuel et ce que prévoit la reforme.
Comme le temps de travail des apprentis, le gouvernement a fait marche arrière sur ce point, les heures sup, le forfait jour, le licenciement économique, la médecine du travail, les prud’hommes...
Personnellement cette réforme ne m’aurait pas autant révoltée si les syndicats ne nous avez pas alertée et mobilisée et l’intervention de Yann m’en a fait encore plus prendre conscience.
Charles a complété ce débat avec le point de vue politique avec comme support le quatre page de l’ANC, l’association nationale des communistes, ce tract est vraiment édifiant et UTILE, il nous rappelle que ce gouvernement de gauche ne fait qu’obéir à Bruxelles et au grand patronat, c’est important de savoir et de comprendre quelles sont les motivations et les enjeux de ce massacre.
Dans ce sens des propositions concrètes existent et il est possible de les mettre en œuvre.

Charles laisse la parole aux personnes présentent après quelques secondes d’hésitation les échanges fusent.
Des analyses syndicales, politiques, sociologiques et humaines.
Pour la plupart il faut agir vite, j’ai quand même senti le doute, la peur, la gravité de la situation mais surtout comment fait-on ?
Sommes-nous dans la bonne voie, existe-t-il vraiment une institution, un parti, un syndicat qui nous représente et au côté de qui on peut se battre sans être déçu et au côté de qui nous allons avoir des résultats.
Une chose est sûre j’ai ressenti un élan de personnes et d’idées, qui même s’ils ne sont pas d’accord sur la manière et les moyens, veulent tous la même chose : vivre dans une société humaines où le capitalisme, le racisme n’ont pas leur place mais surtout que la voix du peuple prime sur toutes autres.
Partager cet article
Repost0
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 22:14
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
Partager cet article
Repost0
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 07:55

Adieu démocratie, bonjour CETA?

2Who-needs-parliaments-copyde Felix Heilmann

Dans une vraie démocratie c’est le parlement qui a le dernier mot sur toutes les décisions importantes. Mais il semble que ce ne soit pas valable en ce qui concerne les accords de libre-échange : une clause du CETA permettrait à une grande partie de ceux-ci d’entrer en vigueur sans l’accord des parlements, notammment le fort contesté Règlement des Différends entre Investisseurs et États (ISDS).

En ce moment, les dirigeants européens préparent en secret l’entrée en vigueur du CETA par une porte dérobée qui permettra au CETA d’entrer en vigueur dès lors que le Conseil de l’Union européenne – mais non les parlements nationaux – aura donné son accord, porte dérobée qui a récemment été décrite par le Ministère des Affaires économiques allemand comme “parfaitement démocratique”.

Vous pensez qu’on ne peut pas faire pire? Tenez-vous bien! Grâce à une phrase, cachée quelque part à la page 228 de l’accord, les états membres de l’Union pourraient être attaqués en justice par des sociétés, même s’ils ont voté contre l’accord. Et ce pour une durée de trois an pleins! L’article 30.8 du CETA établit que les recours ISDS pourront continuer à être soumis pendant trois ans pleins à compter de la date de la suspension ou de fin de l’accord.

Regardons l’ensemble du tableau: les dirigeants sont actuellement en train de préparer la mise en oeuvre “provisoire” du CETA. Cela signifie que “probablement 95 pour cent” – selon Steve Verheul négociateur en chef pour le Canada – en entrera en vigueur quand 15 des 28 gouvernements des Etats membres auront donné leur accord. Ces 95 pour cent incluent les contentieux avec les sociétés privées, comme l’a admis Bernd Lange, président du comité du Parlement européen sur le commerce international.
En bref, ni le Parlement européen, ni aucun des parlements nationaux n’auraient à donner leur accord pour que le CETA entre en vigueur !

Une fois mis en application provisoire, l’accord pourrait rester indéfiniment en vigueur sans être débattu par les parlements, car il n’y aurait pas de date butoir en ce qui concerne les votes par les parlements nationaux (lesquels conditionnnent son application complète).

Pire encore ! Même si un parlement d’Etat membre décidait de rejeter le CETA, l’Union n’aurait pas l’obligation légale de sortir du traité, comme le reconnaît le comité scientifique du Parlement allemand. Sortir du traité requérerait un vote du Conseil, qui n’est pas tenu par les décisions parlementaires – la décision démocratique de vos parlements ne l’emporterait pas.

Même en supposant que les dirigeants européens écoutent les élus (ce qui devrait se faire en démocratie) et choisissent de suspendre le traité, les états européens – merci la petite phrase de la page 228 – pourraient, dans les trois ans qui suivent, faire l’objet de procès intentés par des sociétés privées. Un exemple choquant de ce à quoi cela peut conduire : en 2014, la Russie a été obligée de payer 50 milliards de dollards à la suite d’un procès ISDS rendu possible par un traité mis en vigueur provisoirement et qu’elle avait d’ailleurs décider de quitter en 2009. A cause d’une clause comparable à celle que l’on peut trouver dans le CETA, la Russie a bien été forcée de payer.

Résumons-nous : suite à sa mise en oeuvre provisoire, un accord ayant de terribles conséquences pour notre démocratie va entrer en vigueur sans aucun débat au sein d’une institution démocratiquement élue – et même si l’accord venait éventuellement à être suspendu, ses clauses les plus nuisibles demeureraient en vigueur.


Photo originale: Wikipedia

Partager cet article
Repost0
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:38

Les trois partis qui ont appelé à protéger le secret des affaires vont recevoir les remerciements du patronat européen.  Ce sont :

- Les Républicains dont la fibre libérale et patronale n'est plus à démontrer

- Le Front National qui révèle ici sa vraie nature de parti  avant tout attaché à la liberté d'entreprendre du patronat, fusse sous les plumes du patriotisme

- et enfin le PS qui, une fois de plus, démontre qu'il est bien le parti de la seconde droite.

Voici une directive qu'on transposera sans nul doute dans la loi française sous le paravent de l'Union Européenne. Les trois partis qui ont approuvé le secret des affaires sont bien de connivence avec la commission de Bruxelles qui a promu ce texte.  Lobbys faisant pression sur les parlementaires, parlementaires adoptant des lois sous la pression de groupes financiers : c'est bien de pratiques mafieuses qu'il s'agit.  

Combattre la finance et ses actionnaires, ce n'est certainement pas avec le parlement européen qu'on peut le faire.

PS, LR et FN vote la directive sur le secret des affaires au Parlement européen
Partager cet article
Repost0
17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:16
 

Confronté à l’aggravation inévitable de la crise systémique du capitalisme et alors que la fuite en avant dans une pression euro-austéritaire toujours plus dure contre les travailleurs ne peut qu’alimenter la déflation pour préserver à court terme les profits de la classe capitaliste, la Banque Centrale Européenne poursuit sa politique dite d’Assouplissement Monétaire

L’assouplissement quantitatif ou « l’hélicoptère monétaire » pour les banques privées

 Les traités européens fixent un unique objectif à la Banque Centrale Européenne (BCE), c’est à dire à l’Euro : la stabilité des prix. C’est à dire de protéger à tout prix le Capital de l’inflation. Ils fixent également un tabou : le financement direct du budget des États qui sont donc obligés de financer leurs déficits auprès des banques privées, c’est à dire des banques détenues par la classe capitaliste. Ces même banques privées que les Etats ont du sauver en s’endettant très lourdement. Ces dernières ont donc avec la Banque Centrale Européenne le monopole de la création monétaire

Confrontée à la stagflation voire la déflation des prix au sein de la zone euro, et afin de lutter contre la spirale dépressionniste de la crise systémique du capitalisme, la Banque Centrale Européenne (BCE) s’est lancée en 2015 dans une politique dite d’assouplissement quantitatif, c’est à dire de rachat massifs d’actifs publics et privés. Car la BCE comme toutes les banques centrales a le pouvoir de créer de la monnaie. C’est même l’une de ses fonction essentielle. Mais ce qu’il faut bien avoir en tête c’est que ces rachats d’actifs se font auprès des banques privées, puisque l’Euro interdit aux banques centrales l’achat direct de titres de dettes publiques d’état sur le marché primaire. La BCE (ou plutôt les différentes banques centrales nationales) achètent donc massivement des titres de dettes publiques ainsi que des titres privés sur le marché secondaire auprès des banques privées, ces dernières réalisant au passage probablement de confortables bénéfices. Pour ce faire, 60 milliards d’actifs (40 milliards de dette publiques et 20 milliards de dette privée) doivent être rachetés chaque mois jusqu’en septembre 2016. Il s’agit en fait d’une injection massive de liquidités dans le système financier – plus de 50% du PIB annuel d’un pays comme la France – profitant directement aux banques privées. Pour reprendre l’image de l’économiste libéral Friedman, c’est comme si la Banque Centrale Européenne avait envoyé une flotte d’hélicoptères déverser une pluie de billets directement sur les banques privées. Pour fixer les idées, 60 milliards d’euros par mois, cela représente :

  • 838 canadairs C145 vidant leurs soutes remplis de billets de 10€
  • de quoi recouvrir une surface de 7000 terrains de foot
  • ou de remplir une pile de conteneurs remplis de billets de 10€ plus haute que la tour Eiffel
  •  ou une fois mis bout à bout une distance de 762000 km permettant de faire 19 fois le tour de la Terre.
  • Si ces 60 millards d’euro étaient donnés directement à chacun des 340 millions d’habitants de la zone euro, chacun toucherait chaque mois un chèque de 176€
  • 60 milliards d’euros, c’est presque trois fois le montant des prêts annuels accordés par la Troika UE BCE FMI avec le 3e memorandum grec
  • et c’est plus que le déficit budgétaire annuel d’un pays comme la France et deux fois la charge des intérêts de la dette de l’Etat français.
 

De façon implacable, cette création d’énormes quantités d’argent n’a servi qu’à alimenter la spéculation capitaliste et les profits des monopoles bancaires de la classe capitaliste. Logique puisque c’est le but de l’Union Européenne et de l’Euro. Les travailleurs contraint à l’euro austérité salariale n’auront eu droit pour leur part qu’à la poursuite de l’augmentation du chômage et la baisse des salaires directs et indirects. Après un an de ce régime et alors que les prix sont tirés vers le bas par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières, le risque de déflation est toujours le même en février 2016, les prix au sein de la zone euro avaient continué de reculer de 0,2% et le chômage continue de monter jetant des millions et millions de travailleurs à travers l’Europe dans la misère la plus terrible.

Sortir de l’Euro pour s’en sortir : pour le contrôle souverain de la monnaie par les travailleurs au service des travailleurs

france ue carcan euro marianneCe que cet « assouplissement quantitatif » démontre, c’est que de l’argent, des marges de manœuvre, contrairement à ce que répètent à l’envie les ultra libéraux du PS, du FN ou des LR ainsi que leurs chiens de gardes médiatiques, il y en a. Et le peuple n’est pas condamné à l’euro austérité sans fin qui lui est imposé au nom de l’Union Européenne et sous la contrainte de l’Euro. Les peuples, à condition de sortir de l’Union Européenne et de l’Euro et d’imposer le pouvoir démocratique de la classe des travailleurs peuvent construire une alternative de progrès social.

La France, via la Banque de France, est actionnaire à 14% de la banque centrale européenne. Si nous n’étions pas dans l’euro et en faisant l’hypothèse que la Banque de France soit sous le contrôle des travailleurs et qu’elle mène une politique d’assouplissement quantitatif de la même ampleur que celle menée actuellement par la BCE, mais non pas au service des monopoles capitalistes, mais au contraire au service de la classe des travailleurs, elle mettrait à disposition du gouvernement français en 2016 101 milliards d’euros. 101 milliards d’euros c’est une force budgétaire importante, significative. Cela représente 3600€ pour chacun des 28 millions de foyers français ou 8 fois le « trou » de la sécurité sociale.

Sachant que le montant total moyen du salaire annuel moyen dans l’industrie et les service en France est d’environ 34 000 € (d’après Eurostat), cela représente le montant des salaires de près de 3 millions d’emplois ! A comparer au 3,5 millions de chômeurs en catégorie A qui pointe à Pôle emplois. Si – dopées par la BCE – les monopoles bancaires ont affiché des bénéfices records (on parlerait de plus de 11 milliards d’euros pour les 10 premières banques européennes rien qu’au second trimestre 2015) le chômage a continué d’exploser en France. La preuve que la Banque Centrale Européenne est une arme servant à remplir les poches de l’oligarchie capitaliste en faisant celles des travailleurs.

Les médias du Capital, le parti unique capitaliste dans ses différentes tendances (du PS au FN) prétendent qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, aux « réformes structurelles » imposées par l’Union Européenne pour renforcer l’exploitation capitaliste et remplir les coffres des milliardaires. Ce n’est pas vrai.

En sortant de l’UE et de l’Euro par la porte du progrès social et démocratie, comme le proposent les militants franchement communistes du PRCF, celle confiant le pouvoir et la souveraineté monétaire non pas à la dictature de la classe capitaliste mais au peuple c’est à dire à la classe des travailleurs, il serait dont possible de mettre fin immédiatement à l’austérité, de diminuer rapidement et drastiquement le chômage car l’Etat recouvrerait immédiatement les marges budgétaires utiles au financement d’une économie tournée non pas vers la spéculation et les profits exclusifs de la classe capitaliste, mais vers la satisfaction des besoins des travailleurs.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/bce-donne-dizaines-de-milliards-deuros-aux-banques-privees/

Partager cet article
Repost0
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:18

LE MONDE |

 

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/04/14/534x0/4902339_6_423a_seance-du-parlement-europeen-le-8-mars-a_65590618d0509e12b4aba270b6d5d01e.jpg

Séance du Parlement européen, le 8 mars, à Strasbourg.

La directive européenne sur la protection du secret des affaires a été adoptée à une large majorité, jeudi 14 avril, par le Parlement européen, au grand dam de certains élus, de journalistes, de lanceurs d’alerte, d’organisations non gouvernementales (ONG) et de syndicalistes, échaudés par le scandale des « Panama papers ».

De fait, le texte n’aurait sans doute pas connu la publicité actuelle sans la récente publication de millions de documents confidentiels détaillant des informations sur des sociétés offshore et sur leurs actionnaires.

Il avait déjà reçu le feu vert du Conseil européen – les vingt-huit pays membres de l’Union européenne. Il devra désormais être traduit dans les législations nationales d’ici à deux ans.[...] 

Cliquez sur lien ci-dessous pour lire l'intégralité de l'article


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/04/14/le-parlement-europeen-adopte-la-directive-sur-le-secret-des-affaires_4902340_3234.html#JWk1xXSURC11wui7.99

Partager cet article
Repost0
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:02
Chroniques Bruxelloises

par · 15 avril 2016

Les responsables de l’Union européenne semblent être passés en mode « panique » depuis le référendum néerlandais du 6 avril. C’est le sentiment que donnent plusieurs rencontres ces derniers jours à Bruxelles. En témoignent aussi les déclarations multiples, de Martin Schultz le président « socialiste » du Parlement européen aux commissaires européens, qui désormais appellent ouvertement l’UE à entrer dans la « post-Démocratie », c’est à dire un système où l’on ne demande plus son avis aux peuples[1]. Baste, cela se comprend, les peuples pourraient leur donner tort ! Comme aux Pays-Bas, par exemple, où les électeurs ont rejeté massivement le traité entre l’Union européenne et l’Ukraine. Mais, on voit bien que ce qui occupe désormais l’esprit de ces « responsables », c’est le référendum britannique du mois de juin prochain. La perspective du « Brexit » plonge ces dits « responsables » dans les affres de l’effroi. On comprend mieux les enjeux si l’on pense aux débats qui se déroulent aujourd’hui sur le futur de l’Euro. La crise de l’Euro va faire un retour remarqué sur la scène politique européenne d’ici cet été. D’ailleurs c’est bien de l’Euro qu’il est (indirectement) question avec le Brexit. On voit bien que les britanniques sont aujourd’hui inquiets de l’évolution politique de l’Union, mais cette évolution politique est impulsée par l’aiguillon de la crise de l’Euro.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

Partager cet article
Repost0
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 22:06

« Le référendum n’est pas un instrument approprié pour résoudre des questions complexes en démocratie parlementaire. Si vous voulez que l’Europe s’effondre, il ne faut qu’organiser plus de référendums», a expliqué le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois Jean Asselborn au journal Hannoversche Allgemeine vendredi 8 avril, quelques jours après que 61% se sont prononcés pour dire «non» à l’accord d’association entre le bloc des 28 Etats-membres et l’Ukraine.


Lu sur https://francais.rt.com/international/18941-luxembourg-referendum-paysbas-ukraine

La France a, depuis juin 2015, ratifié l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union Européenne. 

Sans référendum.

La France ratifie l'accord d'association entre l'Ukraine et l'EU
Publication:
 

INTERNATIONAL - La France est devenue le dix-neuvième Etat membre européen à ratifier l'accord d'association entre l'Union européenne, la Communauté européenne de l'énergie atomique et l'Ukraine. Après le Sénat, qui a adopté le projet de loi en mai, c'est l'Assemblée Nationale française qui a voté hier, jeudi 25 juin, la ratification de l'accord d'association, achevant ainsi le processus de ratification par la France.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents