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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 15:55
Vu sur "canempechepasnicolas"

Lamy Levy

Pascal Lamy et Pierre Lévy à Europe 1

Europe 1 a diffusé le 23 janvier un débat animé par Frédéric Taddéï, qui a opposé Pascal Lamy, ancien commissaire européen et ancien directeur de l’OMC, et Pierre Lévy, rédacteur en chef de Ruptures. Nicole Fontaine, ancienne présidente de l’europarlement, et Catherine Mathieu, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques, y ont également pris par.

La station et Frédéric Taddeï ont ainsi permis un échange véritablement pluraliste et contradictoire sur le Brexit, et plus généralement sur l’Union européenne, ce qui n’est pas si courant dans l’actuel Paysage audiovisuel français…

Le thème proposé était : « le Brexit, qui y gagne, qui y perd ? ».

POUR ECOUTER LE DEBAT
CLIQUEZ CI-DESSOUS

https://ruptures-presse.fr/actu/lamy-levy-brexit-europe1/

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 16:24
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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 17:54

Jean-Paul Lecoq est un député communiste de terrain.  Présent aux côtés des salariés, dans les luttes, dans les manifestations. Présent dans les combats contre la loi Travail. Combatif contre les patrons qui bradent l'industrie en France et au Havre en particulier, comme Lafarge par exemple.  Mais sur l'Europe, sur l'UE plus exactement, il méconnait la réelle nature de classe de cette institution, un des appareils institutionnel essentiel du capitalisme mondialisé.  

Cette histoire de drapeau, ce n'est pas seulement une histoire de bout de chiffon.  Et le propos de Jean-Paul Lecoq est révélateur de la ligne pro-européenne du PCF.  Même s'il combat les conséquences sociales en France de cette politique européenne.

Je partage tout à fait le commentaire d'El Diablo sur l'intervention du député communiste à l'Assemblée Nationale.  J'ajouterais que ce qui me semble gravement absent de son intervention, c'est l'analyse de ce que signifie le drapeau européen dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale.  C'est en effet conférer aux institutions européennes une autorité législative en France, c'est placer à égalité les décisions votées par les représentants du peuple français et celles prises par la commission ou le conseil européen.  Or le Palais Bourbon est le lieu de la souveraineté nationale et de nulle autre.  Hisser le drapeau étoilé de l'UE dans cette enceinte, c'est suggérer aux députés qu'ils sont mineurs et ne peuvent légiférer contre l'Europe des multinationales. 

Jean-Paul Lecoq affirme aussi que ce sont les peuples qui ont fait l'Europe politique, c'est à dire l'UE actuelle.  C'est faux.  Les peuples ont été soigneusement écartés de sa fondation et de sa construction.   Le PCF s'y est d'ailleurs opposé longtemps. Voici ce qui est dit de la naissance de la communauté européenne dans le livre de  J. Kanapa et J. Denis : Pour ou contre l’Europe ? Éditions sociales, 1969] :

"Les conditions d’élaboration de ce plan éclairent son contenu. Il a été préparé dans le plus grand secret par une équipe restreinte, sans consultation du Parlement ni même de la quasi-totalité du gouvernement. J. Monnet appelle, dans ses Mémoires, cette équipe d’un nom évocateur : les conjurés. « Neuf personnes au total étaient dans le secret… Nous étions bien résolus à mener toute l’opération en dehors des voies diplomatiques officielles. Le secret fut total, à une exception près. »

L'Union européenne ne s'est pas "détachée" des peuples.  La communauté économique européenne s'est créée sans eux et contre eux.  L'UE s'est imposée peu à peu aux peuples, en rampant sournoisement dans les consciences, faisant croire qu'il n'y avait pas d'alternative, multipliant les coups de force ( traité constitutionnel) et les mensonges (Europe sociale ...).  De 1957 (Traité de Rome) à 2017 : 60 ans d'intégration continue dans les faits et dans les têtes.   Et jusqu'aux partis communistes européens quasiment tous retournés.  

Et enfin comment parler d"'Europe démocratique" quand les traités rejetés par les peuples sont appliqués quelques années plus tard ?  Comment affirmer que "tous ses États [ de l'Europe ] sont démocratiques, parce que ses nations ont conquis la démocratie" quand les communistes polonais sont menacés d'emprisonnement, leur parti sous le coup d'une interdiction pour avoir défendu des idées et un programme communiste ?  Et quand le régime politique en France se teinte de bonapartisme et exclut du pouvoir la très grande majorité : les salariés les plus pauvres, les précaires, les chômeurs.

Yvette Genestal

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 05:46

Après 60 années d’attente, annonce la ministre de la Défense Roberta Pinotti, va naître en décembre la Pesco, “Coopération structurée permanente” de l’Union européenne, dans le secteur militaire, initialement entre 23 des 27 Etats membres.

C’est le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, qui explique ce que c’est. Participant au Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, il souligne “l’importance, mise en évidence par de nombreux leaders européens, que la Défense européenne soit développée de manière à ne pas être compétitive mais complémentaire à l’Otan”.

La première façon de le faire est que les pays européens accroissent leur propre dépense militaire : la Pesco stipule que, parmi “les ambitieux et les plus contraignants engagements communs” il y a “l’augmentation périodique en termes réels des budgets pour la Défense afin d’atteindre les objectifs convenus”. Au budget en continuelle augmentation de l’Otan, dont font partie 21 des 27 Etats de l’Ue, s’ajoute maintenant le Fonds européen de la Défense à travers lequel l’Ue accordera 1,5 milliards d’euros annuels pour financer des projets de recherche en technologies militaires et acheter des systèmes d’armes communs. Ce chiffre sera celui de départ, destiné à augmenter au cours des années.

En plus de l’augmentation de la dépense militaire, parmi les engagements fondamentaux de la Pesco se trouvent “le développement de nouvelles capacités et la préparation pour participer ensemble à des opérations militaires”. Capacités complémentaires aux exigences de l’Otan qui, dans le Conseil Atlantique Nord du 8 novembre, a décidé l’adaptation de la structure de commandement pour accroître, en Europe, “la capacité de renforcer les Alliés de façon rapide et efficace”.

A cet effet deux nouveaux commandements sont institués. Un Commandement pour l’Atlantique, avec la mission de garder “libres et sûres les lignes maritimes de communication entre Europe et Etats-Unis, vitaux pour notre Alliance transatlantique”. Un Commandement pour la mobilité, avec la mission d’”améliorer la capacité de mouvement des forces militaires Otan à travers l’Europe”.

Pour que les forces et armements puissent se déplacer rapidement sur le territoire européen, explique le secrétaire général de l’Otan, il faut que les pays européens “éliminent de nombreux obstacles bureaucratiques”. On a beaucoup fait depuis 2014, mais il reste encore beaucoup à faire pour que soient “pleinement appliquées les législations nationales qui facilitent le passage de forces militaires à travers les frontières”. L’Otan, ajoute Stoltenberg, a en outre besoin d’avoir à disposition, en Europe, une capacité suffisante de transport de soldats et armements, fournie en grande partie par le secteur privé.

Plus important encore : qu’en Europe soient “améliorées les infrastructures civiles -comme routes, ponts, voies ferrées, aéroports et ports- de façon à être adaptées aux exigences militaires de l’Otan”. En d’autres termes, les pays européens doivent effectuer à leurs frais des travaux de conformité des infrastructures civiles pour un usage militaire : par exemple, un pont suffisant pour la circulation des cars et poids lourds devra être renforcé pour permettre le passage des chars d’assaut.

Voilà la stratégie dans laquelle s’insère la Pesco, expression des cercles dominants européens qui, bien qu’ayant des conflits d’intérêts avec les cercles étasuniens, se re-compactent dans l’Otan sous commandement Usa quand entrent en jeu les intérêts fondamentaux de l’Occident mis en danger par un monde qui change. Voilà alors que pointe la “menace russe”, face à laquelle se lève cette “Europe unie” qui, alors qu’elle fait des coupes dans les dépenses sociales et ferme ses frontières intérieures aux migrants, augmente les dépenses militaires et ouvre les frontières intérieures pour faire circuler librement soldats et chars d’assaut.

Manlio Dinucci

 

Article original en italien :

Nasce la Pesco costola della Nato

Traduction par Marie-Ange Patrizio

Edition de mardi 21 novembre 2017 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/nasce-la-pesco-costola-della-nato/

Photo : Illustration ©FREDERICK FLORIN / AFP

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 08:17

Les abonnés de Ruptures recevront leur mensuel lundi 27 novembre. Au sommaire de cette édition :

– l’éditorial consacré au torrent médiatico-politique provoqué par les révélations « Paradise papers » : s’indigner de l’évasion fiscale, n’est-ce pas oublier que le vrai problème est la libre circulation des capitaux ?

– Un décryptage des annonces de Bruxelles concernant « l’amélioration économique » en zone euro. Quelle est la réalité ? Et pourquoi les chefs d’Etat et de gouvernement ont fêté « l’Europe sociale » le 17 novembre ?

– Une analyse complète des projets d’intégration militaire de l’Europe (en complémentarité avec l’OTAN) qui doivent voir le jour dans les prochaines semaines, et notamment de ses deux piliers, opérationnel et capacitaire ;

– Un compte-rendu des élections tchèques, qui confirment la tendance qui s’est dessinée en Allemagne puis en Autriche, et qui inquiète Bruxelles ;

– Une analyse du scrutin régional en Sicile, qui préfigure peut-être les élections générales italiennes du printemps prochain ;

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves…

Pour recevoir cette édition et les suivantes, il n’est pas trop tard pour s’abonner.

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 23:05

Publié le par FSC

Très documenté et très argumenté

Dans le cadre du récent sommet européen de Göteborg, la machine à duper a tourné à plein régime avec l'adoption un « socle européen de droit sociaux » proposé par l'Union Européenne et soutenu par la Confédération Européenne des Syndicats (CES), organisation créée par l'UE dans les années 70.

Les confédérations françaises n'ont pas été en reste, y compris la direction de la CGT qui voit dans ce socle « une occasion à saisir » et qui renvoie depuis son site vers de nombreux documents promouvant la CES et l'Europe sociale.

Pourtant, comme l'expliquait la CGT jusqu'au milieu des années 90, l'UE est par nature (de classe) ultra-patronale et réactionnaire et la CES qui en dépend est le cheval de Troie des intérêts capitalistes au sein du monde syndical.

L'UE est par nature anti-sociale : par ses traités et son histoire, elle est une arme de guerre supranationale aux mains des groupes capitalistes et des impérialismes européens dominants (Allemagne en tête) pour mettre les travailleurs en concurrence, maximiser les profits, privatiser les services publics, briser les systèmes fondés sur la solidarité (comme notre Sécu), priver les peuples de leur souverainetés nationales, construire un empire militariste arrimé à l'OTAN…

Dans ce cadre, « le socle européen », non contraignant, n'est pas autre chose qu'une nouvelle tartufferie. Son contenu est un savant mélange de déclarations d'intention sans portée réelle :

Lire la suite en cliquant ci-dessous :

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 23:40
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 15:32
Désintox
 
 
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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 14:59

Mis en ligne sur ce blog le 7 novembre

La cour de justice européenne a tranché.  Taxer les dividendes, c'est contraire au droit communautaire.  Et la France devra rembourser les taxes perçues.  Conséquence : le conseil constitutionnel français décide d'invalider la mesure et la déclare contraire à la constitution... parce qu'elle méconnaissait les « principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques ».

Néanmoins, quand les droits des salariés sont attaqués, le conseil constitutionnel ne trouve rien à redire.  Pourtant voici ce qui est écrit dans le préambule de la constitution de 1946 auquel se réfère la constitution de la Vème République :

"5. Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi."

Où est donc le respect de la constitution quand il s'agit des salariés ?

AC

 

 

 

 

Et pendant ce temps, les multinationales américaines échappent à l'impôt ...

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 14:58

"Telle est la décision de l’Europe libérale que notre Conseil constitutionnel a suivi. Le gouvernement acquiesce bien entendu, trop content de faire ainsi un nouveau cadeau à la finance payé par tout le monde." C'est ce qu'affirme le communiqué des députés communistes.  Nous ne pouvons que partager cette affirmation.

L'annulation de la cour de justice européenne est dans la logique de ce système !

Cette politique libérale, c'est-à-dire la politique en faveur du capitalisme mondialisé, pratiquée par l'Union Européenne et le gouvernement Macron est inscrite dans le Traité de Maastricht, dans le Traité de Lisbonne.  

Dès l'acte fondateur, le traité de Rome en 1957, les principes suivants sont indiqués: 

c)  l'abolition, entre les États membres, des obstacles à la libre circu­lation des personnes, des services et des capitaux,

ƒ)  l'établissement d'un régime assurant que la concurrence n'est pas faussée dans le marché commun,

h)  le rapprochement des législations nationales dans la mesure néces­saire au fonctionnement du marché commun

Y déroger, c'était mettre en cause la CEE (Communauté économique européenne).  Tout y est : la déréglementation libérale du capitalisme mondialisé, la concurrence érigée en principe absolu et l'abandon des souverainetés nationales.  L'Union Européenne est libérale dès sa création sous le nom de CEE.

Impossible de l'orienter différemment sans la bouleverser, la détruire de fond en comble.  A moins de se résoudre à en sortir, car vouloir attendre que 27 Etats soient d'accord pour un tel bouleversement est un voeu pieux.

Nous saluons la bataille des députés communistes,  mais nous regrettons que le PCF n'en tire pas les conclusions qui s'imposent vis à vis de l'UE.  Une politique progressiste est impossible avec l'Union Européenne. AC

Ci-dessous le texte du communiqué repris par le Front Syndical de Classe :

 

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