"Telle est la décision de l’Europe libérale que notre Conseil constitutionnel a suivi. Le gouvernement acquiesce bien entendu, trop content de faire ainsi un nouveau cadeau à la finance payé par tout le monde." C'est ce qu'affirme le communiqué des députés communistes. Nous ne pouvons que partager cette affirmation.
L'annulation de la cour de justice européenne est dans la logique de ce système !
Cette politique libérale, c'est-à-dire la politique en faveur du capitalisme mondialisé, pratiquée par l'Union Européenne et le gouvernement Macron est inscrite dans le Traité de Maastricht, dans le Traité de Lisbonne.
Dès l'acte fondateur, le traité de Rome en 1957, les principes suivants sont indiqués:
c) l'abolition, entre les États membres, des obstacles à la libre circulation des personnes, des services et des capitaux,
ƒ) l'établissement d'un régime assurant que la concurrence n'est pas faussée dans le marché commun,
h) le rapprochement des législations nationales dans la mesure nécessaire au fonctionnement du marché commun
Y déroger, c'était mettre en cause la CEE (Communauté économique européenne). Tout y est : la déréglementation libérale du capitalisme mondialisé, la concurrence érigée en principe absolu et l'abandon des souverainetés nationales. L'Union Européenne est libérale dès sa création sous le nom de CEE.
Impossible de l'orienter différemment sans la bouleverser, la détruire de fond en comble. A moins de se résoudre à en sortir, car vouloir attendre que 27 Etats soient d'accord pour un tel bouleversement est un voeu pieux.
Nous saluons la bataille des députés communistes, mais nous regrettons que le PCF n'en tire pas les conclusions qui s'imposent vis à vis de l'UE. Une politique progressiste est impossible avec l'Union Européenne. AC
Ci-dessous le texte du communiqué repris par le Front Syndical de Classe :
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