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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 15:21

C'est devenu - sur décision de la commission - une directive européenne.

Seuls les Verts et le Front de gauche ont voté contre, le 13 avril 2017 ...

Les socialistes, la droite europénne et l'extrême-droite ont voté pour.  Encore une raison de ne pas accepter ces élus socialistes dans des manifestations qui, de fait, et non dans le verbe, combattent la politique européenne.

E. Macron et E. Philippe s'empressent de transposer cette directive européenne dans une loi présentée mardi 27 mars à l'Assemblée nationale.  E. Macron avait déjà tenté de glisser un amendement, en 2015, sur le secret des affaires dans la loi qui porte son nom.  Le gouvernement d'alors avait renoncé. 

Voilà ce que répondait Elise Lucet à une interview de Télérama en juin 2015 :

Selon la Commission, c'est pour mieux protéger les PME ...

Vaste blague. Vous avez vu les entreprises qu'elle a consultées pour la rédaction du texte ? Alstom, Air Liquide, General Electric, Michelin, Nestlé, Safran... Pas vraiment des PME ! C'est d'autant plus agaçant que, dans le même temps, ni les représentants de la presse, ONG lanceurs d'alertes n'ont eu voix au chapitre. Rien non plus sur la protection des sources, qui deviendraient aussi victimes d'un tel système.

Que feront les députés frontistes et les députés socialistes ?  Car s'il est facile de voter à Bruxelles, loin du regard des électeurs, c'est plus difficile en France, sous le projecteur des médias et sous les yeux des Français.  Quant aux députés d'En Marche, à force de voter pour les lobbyistes des multinationales des lois de droite, ils auront du mal à promouvoir, lors des prochaines échéances électorales leur image "et de droite et de gauche" ...

YG

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 20:12

Ne pas se tromper dans l'analyse

ni refuser de remettre en cause

des choix qui buttent sur la réalité.

 

UE,  FREXIT et souveraineté

Dans un communiqué, la CGT dénonce à juste titre l'opération séduction engagée par l'extrême droite en direction du monde du travail en colère. (Notons au passage que focaliser sur le seul f-haine laisse de côtés d'autres mouvances fascistes ou nazies qui de plus en plus virulentes doivent être mises sur le même plan et n'éclaire pas non plus sur le glissement vers le F-haine de pans entiers de la droite dite "traditionnelle").

Ce communiqué serait parfait s'il n'entretenait pas une confusion déplorable faisant des adversaires de l’Europe du capital des suppôts du nationalisme, du chauvinisme et autres comportements racistes.

Rassembler dans le terme " différents mouvements favorables au " Frexit " ceux qui conséquents avec une analyse de classe de la nature d l'UE combattent l'Europe du capital avec les complices de ce qui est non seulement à dénoncer, mais aussi à combattre vigoureusement, n'est ni juste, ni compréhensible pour celle ou celui qui veut y voir clair sur les responsabilités.

Il n'est pas inutile de rappeler que la CGT dès le départ de la construction européenne s'y est opposée comme étant un outil dans les mains du capital pour renforcer l'exploitation de tous les travailleurs dans tous les pays de cette construction.

Rappeler comment Benoit Frachon, puis ensuite Georges Seguy et Henri Krasucki, ont montré combien la supranationalité parfois maquillée de fédéralisme était l'outil institutionnel permettant d'harmoniser par le bas les conditions sociales en mettant les salariés en une concurrence particulièrement libre et non faussées pour les patrons et d'une violence extrême contre les travailleuses et les travailleurs. Cela au nom du dogme du coût du travail comme opposé à la profitabilité des entreprises.

Cela a été l'alpha et l'oméga des pratiques politiques concertées de la réaction dont, l'extrême droite s'étant discréditée dans le fascisme,  la démocratie chrétienne rejoint par la sociale démocratie. C'est en voulant se croire plus malins que les partis communistes d'Europe s'y sont "icarisés", leurs ailes s’enflammant au contact du feu réactionnaire qu'ils croyaient dompter.

Le bilan est là.  Cette UE est un succès total pour le capital et un joug pour le travail. En cela la structure institutionnelle de l'UE n'est pas amendable. Combattre cette UE est un passage obligé pour s'émanciper du rapport social d'exploitation.

L'argument qu'elle devait nous protéger de la guerre et des "menaces extrémistes", cela en pleine guerre froide, montre aujourd'hui sa vacuité tant à l'Est des combats et massacres ont fait leur retour à mesure de la mise en concurrence des peuples, tant le capital et les gouvernements (tous) qui ont poussé la démarche ont organisé la montée de l'extrémisme fasciste dans leur combat anticommuniste commun et au plan plus large créé les conditions du théofascisme autour de la méditerranée et au-delà via l'OTAN bras armé de cette UE. 

Dans ces conditions le rejet de l'UE n'est pas à installer même sous la forme réductible sous l'anglicisme " frexit ". Elle n'est pas une frilosité portant vers l'ultra-réaction. 

On peut même dire au contraire que ceux qui ne combattent pas cette UE, et le bilan de la CES le démontre, leur frilosité à combattre le capital lui font un lit, lequel a besoin de l'extrême droite. Le Refus de la CES non seulement d'en combattre les causes structurelles et systémiques mais d'en accepter les règles en validant les traités épargne le capital et ses crises que celui-ci fait payer au salariat. Choix qui sont causes de la plongée des peuples dans la misère, la haine alimentant les tensions rendues indispensables pour exacerber la concurrence entre les peuples et les garder éloignés de toute volonté d'émancipation du capital.

Que dans ces conditions, la CGT produise ce communiqué (que Canaille le Rouge ne censurera pas pour que son argumentation puisse y être confrontée), démontre les ravages de la perte des repères et, comme le disait Marx, de ce que cela peut produire de négatif quand la classe ouvrière perd pied dans la façon de mener son combat quotidien.

L'exigence de justice sociale si elle doit s'exprimer et construire ne peut se faire que par ce que depuis 1789, par l'irruption du peuple comme constructeur de l'histoire, nos constitutions républicaines nomment "Souveraineté populaire" qui seule est garante du contenu et du cadre institutionnel. 

Dénier cette souveraineté et la capacité de chaque peuple de construire dans l'indépendance et le respect de cette souveraineté tous les partenariats et coopérations que son histoire le conduit à rechercher fait partie de la lutte réactionnaire contre ce fond commun de l'histoire républicaine et révolutionnaire de notre pays.

La nier conduit aux mêmes errements qui font que dire que le peuple est souverain serait faire du populisme et donc les ranger -- le peuple et l'idée--  dans le camp des réactionnaires. C'est ainsi que se dégage l'espace pour les oligarchies, le népotisme et la ploutocratie.

Espérons que ce débat, et Canaille le Rouge ne manquera pas de le porter à la place modeste qui est la sienne, soit un des points de réflexion du prochain congrès du syndicat auquel il renouvelle chaque jour sa satisfaction d'y être adhérent depuis plus quarante années, toujours à jour de ses cotisations, mais qui lui donne le droit, et même le devoir, de dire clairement quand il considère qu'une faute se produit dans l'affirmation de ses orientations

Le communiqué de la CGT 

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 10:17

L'UE et la commission entendront-ils ?  Ils sont main dans la main avec l'OTAN et les Etats-Unis sur cette question.  Et beaucoup plus sévères avec Poutine qu'avec Erdogan ... AC

Bonjour,

La session du Tribunal Permanent des Peuples sur la Turquie et les Kurdes s’est tenue à Paris les 15 et 16 mars 2018 sous la présidence de Philippe Texier, Juge honoraire à la Cour de Cassation de France. La sentence des 6 juges internationaux sera rendue publique au Parlement européen à Bruxelles entre le 21 et le 24 mai 2018, ce délai étant nécessité par la complexité des questions abordées.

Jan Fermon, avocat et Secrétaire général de l’Association Internationale des Juristes Démocrates  (International Association of Democratic Lawyers) assurait la fonction de Procureur et a lu l’acte d’accusation. La Défense n’était pas présente, l’Ambassade de Turquie en France n’ayant pas répondu à l’invitation officielle du Tribunal. L’accusation portée contre le gouvernement turc comprend le déni du droit d’autodétermination du peuple kurde, des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, et des crimes d’État en Turquie et dans des pays étrangers.[...]

Lire la suite sur le site du Mouvement de la Paix  : https://www.mvtpaix.org/wordpress/blog/2018/03/20/cr-tribunal-permanent-des-peuples-sur-la-turquie-et-les-kurdes-15-et-16-mars-a-paris/

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 22:38

 

Désinformation

Les dirigeants du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) de l’UE n’en sont toujours pas revenus. Leur cellule de contre-propagande (baptisée « East Stratcom ») créée pour pourchasser les « mensonges » russes a poussé le zèle inquisiteur si loin qu’il a déclenché la colère des députés néerlandais. Au point que ces derniers réclament désormais la fermeture pure et simple du site Internet géré par Bruxelles, EUvsdisinfo.eu, censé mettre en garde contre la « désinformation » en provenance de Moscou.

L’histoire commence début mars, quand le site en question pointe un index accusateur contre trois médias des Pays-Bas (dont le grand quotidien régional De Gelderlander) : ceux-ci sont accusés d’avoir relayé des informations sur l’Ukraine osant affirmer que ce pays était corrompu et abritait des fascistes ; et d’avoir relaté des éléments factuels fournis par une firme russe d’armement invalidant la thèse selon laquelle la Russie serait coupable d’avoir abattu le vol MH17 de la Malaysian Airlines (une tragédie aérienne qui avait fait 300 victimes le 17 juillet 2014). Il n’en fallait pas plus pour qu’EUvsdisinfo.eu, véritable Torquemada 2.0, octroie un sceau d’infamie aux médias en question.

Trois médias néerlandais, dénoncés par le site de l’UE comme ayant propagé des mensonges pro-russes, ont menacé ce site de poursuites

Ces derniers, qui estimaient n’être coupables de rien du tout si ce n’est d’avoir informé leurs lecteurs, ont menacé EUvsdisinfo de poursuites judiciaires. Le site a rapidement fait machine arrière, admettant, dans un communiqué le 8 mars, avoir agi de manière erronée. Les médias ont alors retiré leur plainte.

Mais, pour les parlementaires du pays, le mal était fait. Deux d’entre eux – un du Parti socialiste (SP, équivalent du PG en France), l’autre du Parti libéral VVD (la formation du premier ministre Mark Rutte) – ont sommé le gouvernement d’intervenir auprès de Bruxelles pour faire fermer le site. Selon les deux députés, leurs collègues sont prêts à voter « à une très large majorité » une motion enjoignant au chef du gouvernement d’agir. Ils font valoir qu’une instance européenne n’a aucune légitimité pour surveiller les médias et journalistes nationaux.[...]

La suite ici :https://ruptures-presse.fr/actu/pays-bas-ue-desinformation-gelderlander/

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 14:58

"Ce qui est en cause va bien au-delà de la seule fonction publique : c’est un modèle de société néolibérale que le gouvernement veut imposer."

"Toutefois pour rassembler dans l’action, il faut des analyses et des revendications unificatrices.  Le point commun à tous les problèmes sectoriels est le néolibéralisme, son relai de l’Union Européenne et le gouvernement."

Mobilisation générale le 22 mars

Par le Parti de la démondialisation

Le 17 mars 2018

De nombreuses organisations syndicales appellent à une manifestation nationale des cheminots à Paris le jeudi 22 mars et pour les fonctionnaires à une journée de grèves et de manifestations dans toute la France. Ces manifestations doivent encourager le vaste mouvement social qui s’impose, par une convergence allant des agriculteurs aux lycéens et étudiants, en passant par les salariés du public et du privé ainsi que les fonctionnaires, les chômeurs, les usagers des services publics, les retraités.

Le Pardem est solidaire de ces luttes sociales. Ses militants seront présents sur le parcours des manifestations pour distribuer un tract.

 

 

 

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 13:35

Question : Pourquoi diable continuent-ils à voter pour ses partisans et avoir peur de rompre avec l'UE, l'instrument européen de cette mondialisation ?

Une grande majorité de Français regarde avec défiance la mondialisation, selon un sondage Opinion Way pour "Le Printemps de l’Économie" publié ce jeudi 15 mars.

Des conteneurs de marchandises (illustration)
Des conteneurs de marchandises (illustration) Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP
studio-rtl
La rédaction numérique de RTL

“La mondialisation n'est ni l'horreur ni le bonheur”, se plaisait à dire Jacques Le Goff. Les Français semblent avoir un avis plus tranché que le célèbre historien. En effet, 60% d'entre eux en ont une mauvaise image, selon un sondage d'Opinion Way publié jeudi 15 mars à l'occasion de la 6e édition du Printemps de l'Économie. Effets néfastes sur l'environnement, uniformisation des modes de vie, faible contribution à l'amélioration des conditions de vie... La mondialisation n'est pas en odeur de sainteté dans l'Hexagone.

Réprobation reine : la France est la grande perdante de cette ouverture des économies nationales sur un marché mondial, au détriment de l'Asie et l'Amérique du Nord. Elle serait synonyme de chômage, de baisse de salaires et de pauvreté.[...]

Suite ici : http://www.rtl.fr/actu/debats-societe/60-des-francais-ont-une-perception-negative-de-la-mondialisation-7792631376

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 15:27

La démocratie est un leurre dans l'UE.  C'est la dictature de la technocratie européenne.  Avec la complicité de nos technocrates nationaux.  Au service de la "concurrence libre et non faussée", c'est-à-dire de la Bourse !

Le mieux pour nous tous serait d'en sortir.  Et vite!

L'exécutif français va-t-il être contraint de réformer le statut de la SNCF et de la RATP ?

Le Monde.fr | Par

 

L'exécutif français va t-il être contraint de réformer le statut de la SNCF et de la RATP ? La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé, jeudi 3 avril, l'interdiction faite à Paris d'accorder une garantie illimitée d'Etat à La Poste, en assimilant cette garantie à une aide d'Etat illicite.

Cette décision pourrait être lourde de conséquence pour les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) comme la SNCF, la RATP mais aussi l'Opéra de Paris ou la Comédie française, et remettre en cause leur financement.

La Cour a confirmé un arrêt du tribunal de l'Union qui, en 2012, avait validé une décision de la Commission européenne, selon laquelle la garantie étatique implicite et illimitée accordée à La Poste, du fait, avant 2010, de son statut d'EPIC, constituait une aide d'Etat incompatible avec le droit européen.

AU NOM DE LA LIBRE CONCURRENCE

En 2010, Bruxelles avait estimé que le statut d'EPIC conférait à La Poste l'équivalent d'une « garantie financière implicite et illimitée » de l'Etat, qu'il la protégeait donc de la faillite et lui procurait un avantage sur ses concurrents.

Au nom de la libre concurrence, la Commission avait réclamé la suppression de cette garantie. La transformation de La Poste en société anonyme, le 1er mars 2010, a de fait mis fin au différend. Mais la France a quand même jugé bon d'attaquer sur le fond la décision de Bruxelles, arguant que l'entreprise ne tirait pas avantage de son statut juridique mais de son actionnariat, puissant et stable, en l'occurrence l'Etat.

Il s'agissait de protéger ses autres EPIC. Mais, en septembre 2012, le Tribunal de l'Union européenne a contrecarré l'analyse de Paris et a donné raison à Bruxelles. La décision du Tribunal n'a pas eu d'incidence pour La Poste, devenue une société anonyme.

Mais, selon Paris, elle peut avoir des conséquences pour tous les autres EPIC, qui, d'après cette juridiction, bénéficient donc d'une garantie indue liée à leur statut. C'est pourquoi, Paris avait présenté un pourvoi contre la décision du Tribunal.

Source : https://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/03/le-statut-de-la-sncf-et-la-ratp-remis-en-cause-par-la-justice-europeenne_4395201_3234.html

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 10:30

Avec les encouragements de la commission.

En 2017 les entreprises du CAC 40 ont réalisé près de 94 milliards d'euros de profits !

Ce texte de l'OCDE évoque les efforts menés contre les déficits qui ont largement épargné les entreprises.  Curieux.  Nous ne vivons pas dans le même monde.  E.Macron vient de diminuer le taux d'imposition des entreprises. Et la commission de >Bruxelles applaudit et l'encourage à accentuer cette diminution.  Voici ce que dit le conseil européen, c'est-à-dire la commission de Bruxelles,  dans sa recommandation à la France de juillet 2017.

Tout d'abord la commission félicite la France pour la diminution de la fiscalité des sociétés entreprise par E. Macron :

"À 38,4 % à partir du 1er juillet 2016, le taux moyen d’impôt effectif sur les sociétés était le plus élevé de l’Union, d’autres taxes sur la production étant également particulièrement élevées. Toutefois, la France a adopté des mesures visant à ramener le taux normal de l’impôt sur les sociétés à 28 % en 2020"

"poursuivre la mise en œuvre de la diminution prévue du taux nominal de l’impôt sur les sociétés;"

L'OCDE, pourtant peu suspecte de remise en cause du capitalisme, a beau démontré et mettre en évidence la baisse de la fiscalité des multinationales.  Rien n'y fait.  La commission est toujours au service des multinationales et poursuit ses obsessions libérales.

AC

12 Mars 2018 

Pour les seuls pays membres de l’OCDE, l’impôt de leurs sociétés a baissé en moyenne de 5% depuis 2008.
Selon le Financial Times, les 10 plus grandes sociétés au monde cotées en bourse ont vu leur taux d’imposition réduit de 9% depuis 2008.

Le Financial Times a publié ce lundi une étude révélant que les grandes multinationales bénéficient de taux d’imposition nettement inférieurs à ceux d’avant la crise de 2008.

Et ce en dépit d’une décennie d’efforts menés par les gouvernements pour réduire les déficits et réformer les impôts qui ont «largement épargné le monde des entreprises», écrit le Financial Times. Les taux d’imposition effectifs des 10 plus grandes multinationales cotées en bourse auraient ainsi diminué de quelque 9% «malgré un effort politique concerté pour lutter contre l’évitement agressif», poursuivent nos confrères.

[...]

 

 
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 16:17
12 Mars 2018 sur le blog "Histoire et société"
Voici en Italie une voix qui en appelle la gauche à reconsidérer son idéologie européaniste, cet appel à un idéal religieux, pendant que s’accomplissait en son nom le massacre de la majorité de  la population (note et traduction de Danielle Bleitrach)
 

A tous ceux qui font des analyses très compliquées et politiciennes, qui croient qu’un certain parti a perdu des votes pour un mauvais mot à la télé, pour un mauvais point dans le programme, pour ce candidat indigeste, etc., il faut rappeler une simple vérité: la masse de l’électorat s’oriente et pense d’une manière beaucoup plus simple. Si la «gauche» est devenue indigeste et inaudible aux yeux des électeurs, cela aura des répercussions dans les rayons concentriques, de Renzi à Grasso et encore plus à gauche.

Les distinctions que font les enthousiastes politiques, en coupant les cheveux en quatre, n’ont aucune valeur et ne sont pas intelligibles à l’électeur commun. Il s’agit de comprendre pourquoi il y a eu un rejet aussi large et sans doute définitif de ce qui a été considéré comme «gauche» au cours des dernières décennies. Un phénomène qui ne surprend pas, et qui vient de loin, d’une inversion des rôles et de la représentation des classes et des modes de vie, corroborées  par toutes les analyses du vote de ces dernières années, qui ont témoigné du contraste entre les centres urbains et  les gens des banlieues qui ont exprimé un besoin de rébellion et de protection.

Ce n’est pas qu’il a manqué un choix  d’ offres de gauche possibles, même très variées, même si de mauvaise qualité: à ce stade la question de gauche, disons, est tout entière posée. Toute la gauche (modérée, radicale, antagoniste) était perçue et jugée par l’électorat comme faisant partie intégrante d’un système à changer.

Nous assistons également en Italie à la noyade de la gauche libérale qui a longtemps été hégémonique avec sa vision du monde. La  soi-disant «gauche radicale» n’avait été que l’aile extrême de cette idéologie largement répandue, très sensible aux questions de droits civils et de batailles «humanitaires», en fait inerte sur le terrain des droits sociaux.

Et aussi complice de la construction du mythe européen, qui est en toile de fond le grand perdant de cette consultation. Partie intégrante de l’establishment européiste du Parti Démocrate, les critiques de la gauche sont très souvent marqués par le refus de « plus d’Europe ».

Non seulement l’euro et les règles auxquelles nous sommes confrontés, mais aussi une idéologie globale puissante et omniprésente, un front politique et culturel vaste, convaincu que « plus d’Europe » est la solution aux problèmes que l’Europe elle-même a imposé aux masses. Il faudrait un travail de longue haleine pour  démystifier – comme nous l’habitude de dire – les résultats d’une hégémonie construite sur  plusieurs dizaines d’années avec  l’utilisation massive des ressources culturelles, des médias, économiques, mais reposant sur des bases historiques et théoriques fragiles, comme le montre ce document embarrassant qui est entré dans l’histoire comme un «manifeste de Ventotene».

Le problème de l’européanisme de gauche est que ce n’est plus seulement une idéologie substitutive du XIXe siècle qui s’est effondrée en 1989 et elle n’est plus seulement une «religion civile» imposée aux sujets par l’establishment. Mais maintenant c’est la vraie religion, avec ses dogmes, ses actes de foi aveugle et absolue, la croyance quia absurdum (je pense que c’est absurde) et aussi une dose massive de sacrifice humain. Au moins commencer à poser le problème, en discuter ouvertement et d’une manière laïque  à  gauche, sera certainement positif (il le faut ).

Sans repenser tout, il sera impossible de recommencer. Je ne l’ ai pas de grandes illusions, la République continuera à s’extasier sur le populisme et « souverainisme », la gauche continuera à traiter les masses de  fascistes et racistes qui expriment l’ inconfort pour leurs conditions de vie, continuera à débattre des  «obsessions SÉCURITAIRES » et imaginera que  ce «multiculturalisme» est un dîner de gala sans déchirure et drame. La défense de l’intérêt national sera laissée à la droite, et même l’exercice de la souveraineté constitutionnelle pour laquelle nous avons voté le 4 décembre 2016.

« Nous ne sommes pas intéressés par la souveraineté nationale, nous sommes internationalistes », affirme le chef d’une liste électorale qui a pris 1,1%. On se demande depuis quand  cette position, qui ignore même le sens des mots, et qu’il serait impossible d’expliquer aux Cubains, aux Vietnamiens, mais aussi aux Kurdes et à tout autre peuple, est devenue monnaie courante dans la gauche italienne.

Au lieu d’évoquer le peuple, nous devrions au moins commencer à nous parler.  Lorsque vous déciderez de le faire, il ne sera jamais trop tard.

Lu sur Il Manifesto et traduit par D. Bleitrach

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 15:05

Ci-dessous les recommandations de la commission de Bruxelles et du Conseil européen.  Ce sont ces technocrates qui décident de la politique que doivent mener les états de l'UE en matière de retraites et de protection sociale.

Et chez ces gens là, seuls comptent les profits des entreprises.  Voici pourquoi le gouvernement Macron-Philippe a décidé de taxer les retraités.  Pour baisser la fiscalité et les cotisations sociales des entreprises il fallait bien prendre l'argent au plus grand nombre.  Cela commence par l'augmentation de la CSG qui pèse lourdement sur les plus vieux pour payer les exonérations de cotisations sociales.  Ce ne sont pas les entreprises qui paient la très petite augmentation des salaires des actifs.  C'est l'Etat.  Et l'Etat prend aux retraités et aux actifs pour cela.  En conséquence, ce sont les salariés eux-mêmes et les retraités qui paient.  C'est à dire le travail.  Le Capital peut engranger les profits et le CAC 40 continuer à réaliser de très beaux bénéfices.  Comme il l'a déjà fait en 2017 avec près de 94 milliards d'euros de profits, 10% de plus qu'en 2016 !

Merci Hollande ! Merci Macron !

Et Merci la Commission de Bruxelles !

Extraits des recommandations du Conseil ( Juillet 2017) :

Extraits assortis de quelques commentaires

RECOMMANDATION DU CONSEIL

du 11 juillet 2017

concernant le programme national de réforme de la France pour 2017 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2017

[…]

considérant ce qui suit:

[…]

(10)        Un niveau élevé de charges sociales associé à un niveau élevé de taxes pesant sur les sociétés peut décourager l’investissement privé et brider la croissance des sociétés et l’embauche de nouveaux salariés. Des mesures destinées à réduire le coût de la main-d’œuvre ont continué à être mises en œuvre, avec le lancement, en avril 2016, de la deuxième phase de baisse des cotisations patronales prévue dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. En outre, pour 2017, le gouvernement a augmenté le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui passe de 6 % à 7 %. Ces mesures de réduction de la pression fiscale sur le travail ont amélioré la compétitivité de la France depuis 2013, mais les pertes précédemment accumulées n’ont pas encore été récupérées. Pour le salaire moyen, la France affichait en 2015 les cotisations sociales patronales les plus élevées de l’Union en pourcentage du coût total de la main-d’œuvre payé par l’entreprise, bien que leur niveau soit en baisse. Les évaluations récentes de ces mesures ont montré leur effet positif sur l’emploi et sur les marges bénéficiaires des entreprises… ( ça va bien pour les entreprises ! Un CAC 40 en pleine explosion : ça va très bien ! Merci la commission ! Merci Macron )

[…]

(11)        À 38,4 % à partir du 1er juillet 2016, le taux moyen d’impôt effectif sur les sociétés était le plus élevé de l’Union, d’autres taxes sur la production étant également particulièrement élevées. Toutefois, la France a adopté des mesures visant à ramener le taux normal de l’impôt sur les sociétés à 28 % en 2020. Parallèlement, la charge fiscale continue de moins peser sur la consommation que dans d’autres États membresEn 2014, la France occupait le 27e rang de l’Union pour les recettes provenant des impôts sur la consommation en pourcentage des recettes fiscales totales. ( Comprendre : qui va payer la diminution des impôts sur les entreprises ? Ce sont les salariés  car ils sont également consommateurs. La commission souhaite que la TVA soit plus élevée en France et que les consommateurs-salariés-retraités-chômeurs paient ainsi davantage.  Les contre-réformes ne sont pas terminées…)  […]

 

RECOMMANDE que la France s’attache, au cours de la période 2017-2018, à:

  1.  se conformer à la recommandation du Conseil du 10 mars 2015 au titre de la procédure concernant les déficits excessifs; poursuivre des efforts budgétaires importants en 2018, conformément aux exigences du volet préventif du pacte de stabilité et de croissance, en tenant compte de la nécessité de conforter la reprise actuelle et de garantir la soutenabilité des finances publiques de la France; réexaminer de manière exhaustive les postes de dépenses dans le but de réaliser des gains d’efficacité qui se traduisent par des réductions de dépenses;

[…]

Ces quelques extraits jettent une lumière européenne sur les réformes en cours.  Les idées, consignes, politiques de la commission de Bruxelles et des divers conseils européens  sont présents dans chaque loi, mesure, décret, du gouvernement français.  Ce qui n’enlève rien à la responsabilité de ce dernier car le chef de l’Etat participe aux conseils européens et est partie prenante des décisions prises.

Ci-dessous, voir l'intégralité du texte de recommandations:

Textes sélectionnés et commentés par Yvette Genestal

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