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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 13:40

Ci-dessous, la déclaration de la CGT . 

Dommage que la centrale syndicale inscrive sa déclaration dans le cadre de l'Europe sociale et ne dénonce à aucun moment la politique très libérale de l'Union Européenne.  Dès l'origine la CGT l'avait pourtant dénoncée Et elle avait raison.  Rien de bon ne peut sortir de cette Union Européenne.  Si il est normal pour un syndicat de négocier jusqu'au bout des améliorations pour les travailleurs, dans ce faux dialogue social la négociation se fait le pistolet sur la tempe et le pistolet c'est la doctrine européenne.  La CGT, aujourd'hui adhérente de la très européiste CES, a les mains liées et ne peut critiquer l'institution fossoyeur des droits sociaux. 

On attend pourtant d'un syndicat de classe qu'il dénonce la politique du Capital conduite par l'UE.  Ce n'est pas fait.  C'est dommage. YG.

 

TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DÉTACHÉ-E-S

Gagner de nouveaux droits !

lundi 23 octobre 2017

Ce lundi 23 octobre 2017, suite au vote de la commission emploi du Parlement Européen la semaine dernière, le Conseil Européen des ministres du travail doit se mettre d’accord sur la révision de la Directive Travailleurs détachés, instaurée en 1996.
La CGT ne peut se résoudre à voir perdurer une directive qui, en l’état, favorise le dumping social et contrevient aux conventions de l’Organisation Internationale du Travail, à savoir :
 la Convention 87 sur les libertés syndicales ; parce que le travailleur migrant détaché, souvent précarisé et très dépendant de son employeur, se trouve entravé dans l’exercice réel de ses libertés syndicales ;
 la Convention 98 sur la négociation collective ; parce que la nature de la relation de travail du travailleur détaché (cascade de sous-traitance, conditions préalables fixées au détachement, forte dépendance par rapport à l’employeur) le prive d’un accès réel aux dispositifs de négociation collective du pays de destination ;
 la Convention 111 sur l’égalité et la lutte contre les discriminations ; parce que le travailleur détaché se trouve exposé aux préjugés et peut souffrir de nombreuses discriminations ;
 la Convention 97 sur les travailleurs migrants qui dispose, notamment, dans son art. 6 que : « Tout Membre pour lequel la présente convention est en vigueur s’engage à appliquer, sans discrimination de nationalité, de race, de religion ni de sexe, aux immigrants qui se trouvent légalement dans les limites de son territoire, un traitement qui ne soit pas moins favorable que celui qu’il applique à ses propres ressortissants en ce qui concerne (…) la sécurité sociale, à savoir les dispositions légales relatives aux accidents du travail, aux maladies professionnelles, à la maternité, à la maladie, à la vieillesse et au décès, au chômage et aux charges de famille, ainsi qu’à tout autre risque qui, conformément à la législation nationale, est couvert par un système de sécurité sociale. »
C’est pourquoi la CGT s’engage, à la faveur de la renégociation en cours de la Directive Travailleurs détachés, à mener campagne et à demander une abrogation de toutes les dispositions qui permettent la mise en concurrence des travailleurs et des travailleuses (notamment sur la coordination des systèmes de sécurité sociale, sur le paiement des cotisations (forfait social)) afin de gagner de nouveaux droits, facteurs de progrès social pour toutes et tous.

Montreuil, le 23 octobre 2017

Ce que disait Henri Krasucki en 1989 de l'Europe du Capital et des illusions de l'Europe sociale.

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 11:20

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.

Ci-dessous, la déclaration de la CGT . 

Dommage que la centrale syndicale inscrive sa déclaration dans le cadre de l'Europe sociale et ne dénonce à aucun moment la politique très libérale de l'Union Européenne.  Dès l'origine la CGT l'avait pourtant dénoncée Et elle avait raison.  Rien de bon ne peut sortir de cette Union Européenne.  Si il est normal pour un syndicat de négocier jusqu'au bout des améliorations pour les travailleurs, dans ce faux dialogue social la négociation se fait le pistolet sur la tempe et le pistolet c'est la doctrine européenne.  La CGT, aujourd'hui adhérente de la très européiste CES, a les mains liées et ne peut critiquer l'institution fossoyeur des droits sociaux. 

On attend pourtant d'un syndicat de classe qu'il dénonce la politique du Capital conduite par l'UE.  Ce n'est pas fait.  C'est dommage. YG.

 

TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS DÉTACHÉ-E-S

Gagner de nouveaux droits !

lundi 23 octobre 2017

Ce lundi 23 octobre 2017, suite au vote de la commission emploi du Parlement Européen la semaine dernière, le Conseil Européen des ministres du travail doit se mettre d’accord sur la révision de la Directive Travailleurs détachés, instaurée en 1996.
La CGT ne peut se résoudre à voir perdurer une directive qui, en l’état, favorise le dumping social et contrevient aux conventions de l’Organisation Internationale du Travail, à savoir :
- la Convention 87 sur les libertés syndicales ; parce que le travailleur migrant détaché, souvent précarisé et très dépendant de son employeur, se trouve entravé dans l’exercice réel de ses libertés syndicales ;
- la Convention 98 sur la négociation collective ; parce que la nature de la relation de travail du travailleur détaché (cascade de sous-traitance, conditions préalables fixées au détachement, forte dépendance par rapport à l’employeur) le prive d’un accès réel aux dispositifs de négociation collective du pays de destination ;
- la Convention 111 sur l’égalité et la lutte contre les discriminations ; parce que le travailleur détaché se trouve exposé aux préjugés et peut souffrir de nombreuses discriminations ;
- la Convention 97 sur les travailleurs migrants qui dispose, notamment, dans son art. 6 que : « Tout Membre pour lequel la présente convention est en vigueur s’engage à appliquer, sans discrimination de nationalité, de race, de religion ni de sexe, aux immigrants qui se trouvent légalement dans les limites de son territoire, un traitement qui ne soit pas moins favorable que celui qu’il applique à ses propres ressortissants en ce qui concerne (…) la sécurité sociale, à savoir les dispositions légales relatives aux accidents du travail, aux maladies professionnelles, à la maternité, à la maladie, à la vieillesse et au décès, au chômage et aux charges de famille, ainsi qu’à tout autre risque qui, conformément à la législation nationale, est couvert par un système de sécurité sociale. »
C’est pourquoi la CGT s’engage, à la faveur de la renégociation en cours de la Directive Travailleurs détachés, à mener campagne et à demander une abrogation de toutes les dispositions qui permettent la mise en concurrence des travailleurs et des travailleuses (notamment sur la coordination des systèmes de sécurité sociale, sur le paiement des cotisations (forfait social)) afin de gagner de nouveaux droits, facteurs de progrès social pour toutes et tous.

Montreuil, le 23 octobre 2017

Ce que disait Henri Krasucki en 1989 de l'Europe du Capital et des illusions de l'Europe sociale.

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 17:25

Destiné à anéantir l’Agriculture européenne et satisfaire un marché dicté par les politiques néolibérales, le CETA soulève des inquiétudes dans le monde socio-économique, intellectuel et agricole.

 

Le MODEF procède à l’analyse de l’impact sur l’Agriculture et prend en compte, le contexte climatique et environnemental, deux points totalement occultés par le CETA alors qu’un changement de modèle de développement agricole s’impose. Le gouvernement doit donc choisir entre CETA ou préservation de l’environnement. Le constat est alarmant, comme l’ont souligné de nombreux signataires députés européens.

L’adoption du CETA, c’est la mise en place de la concurrence totalement déloyale, dont la mise en pratique a déjà fait la preuve de sa nocivité pour notre Agriculture et l’emploi. Il en découlerait des répercutions sur notre sécurité et notre indépendance alimentaires. Or, la solution consiste à des coopérations mutuelles entre pays, en respectant les calendriers de production, les besoins nationaux et une stabilité des revenus.

Le MODEF s’oppose fermement à ce traité car nous relevons de grandes incertitudes :

-          Autour des règles commerciales, sanitaires, environnementales, sur l’avenir des règles encadrant l’usage d’antibiotiques, le principe de précaution, l’étiquetage des produits alimentaires, la circulation des OGM... Le CETA ne protègerait plus que 28 AOP sur les 50 que compte la production laitière. Le Canada pourrait exporter sans droit de douane 45 840 tonnes de bœuf vers l’Europe soit 11 fois plus qu’aujourd’hui et plus de 75 000 tonnes de viande porcine.

De nombreuses dispositions portent atteinte à la Constitution Française :  

Révision du mode des règlements de différents entre investisseurs et États, atteinte à la coopération en matières règlementaires, rien pour garantir le principe de précaution : environnement, alimentation, santé, le mot « précaution » n’est jamais utilisé, atteinte aux droits à l’exercice de la souveraineté (chapitre 21 du Traité).

Le CETA prévoit la création d’un comité mixte qui réunit des représentants du Canada et de l’UE mais pas de représentants des États membres et un grand nombre d’obligations qui portent atteinte aux conditions essentielles de la souveraineté nationale.

Le MODEF dénonce la nocivité du CETA que le Canada et l’U.E. veulent imposer aux 27 pays de l’UE. L’accord équivaut à moins de croissance, pertes d’emplois, salaires toujours plus bas et moins de rentrées fiscales (droits de douane, évasion fiscale organisée...etc.).

Cet accord est un traité inconstitutionnel. Le MODEF demande sa suspension et se prononce pour un référendum populaire  respecté.

Président du MODEF National,

            Jean MOUZAT

 

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 17:13

CETA : la conf’ dénonce un traité destructeur pour l’agriculture



20.09.2017 A la veille de l'entrée en vigueur du traité de libre-échange avec le Canada (CETA), la Confédération paysanne a participé à l'action qui s'est déroulée en début d'après-midi devant l'Assemblée Nationale pour dénoncer ce traité dangereux pour l'agriculture française ! En effet, le président Macron a pris la décision de valider l'entrée en vigueur anticipée de ce traité, et ce malgré les profondes inquiétudes qui subsistent pour l'agriculture française, et en particulier pour les éleveurs, inquiétudes soulignées dans un récent rapport commandé par le gouvernement.
 

Dans ce rapport, la commission chargée d'évaluer les conséquences sanitaires et environnementales du CETA avait noté que ce traité ne fournit pas des conditions favorables aux objectifs de la transition agricole. Plus grave, il indiquait des risques pour les élevages bovins allaitants, déjà en difficultés depuis plusieurs années.

Le président Macron n'a manifestement pas tenu compte de ces éléments alarmants, et a donc pris la décision de fragiliser encore un peu plus la situation des éleveuses et des éleveurs qui risquent d'être durement atteint-es par la concurrence avec la production canadienne, loin d'être soumise aux mêmes règles puisqu'autorisant l'utilisation d'antibiotiques comme hormones de croissance et de farines animales, pratiques interdites en France.

Il est temps d'oser en finir avec ce modèle économique de libre-échange qui nuit aux paysannes et paysans, comme aux citoyennes et citoyens, et dont les conséquences environnementales sont désastreuses. Les Etats Généraux de l'Alimentation montrent tous les jours que l'on a impérativement besoin de construire un nouveau modèle basé sur la recherche de la qualité et sur la relocalisation de productions créatrices d'emploi. L'entrée en vigueur du CETA va exactement dans le sens opposé, et la Confédération paysanne continuera de dénoncer ce traité destructeur, et de proposer et défendre un autre modèle pour les paysan-nes et les citoyen-nes.

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 16:14


Par le Parti de la démondialisation (Pardem)

Le 19 octobre 2017

C’est en Bretagne que le Pardem a décidé d’organiser son université d’automne du 2 au 4 novembre 2017.
Plus précisément à Saint-Malo. Il est encore temps de vous inscrire.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 16:44

Nous publions ci-dessous, pour l’ information de nos lecteurs, une déclaration eurocritique de JLM.

On peut être agacé par le côté “y a que nous” de cette déclaration même si les critiques adressées au Ps, au Pcf et au par JLM sont tout à fait justifiées.

On retiendra surtout le passage pertinent où JLM montre le lien déterminant qui associe l’euro-constructivisme à la casse sociale impulsée par Macron. Au fur et à mesure qu’on s’approchait du second tour de la présidentielle, cet aspect essentiel avait été minoré par JLM pour attirer les électeurs de B. Hamon. Bien entendu l’articulation “plan A – plan B” est illusoire à nos yeux car l’UE est irréformable de l’intérieur,  comme le Ps ou le Pcf-Pge d’ailleurs.

À nous, militants franchement communistes et citoyens indépendantistes de gauche de travailler la réalité politique telle qu’elle est pour aider les progressistes à construire une France franchement insoumise à l’UE du capital en critiquant les illusions et en prenant appui sur l’idée juste, rappelée par JLM, que oui, construire l’ supranationale, c’est nécessairement détruire la France du CNR.

 [...]

Extraits du texte de JL Mélenchon sur l'UE:

"L’Europe doit revenir en débat

Était-ce trop long ? Cela expliquerait pourquoi le discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe à la Sorbonne n’a pas dépassé le niveau habituel des commentaires laudateurs convenus et superficiels. Pourtant son contenu mérite davantage d’attention. Le nouveau président opère une véritable bascule des termes sur plusieurs points cruciaux. En particulier quand il installe le concept de « souveraineté européenne » pour le placer au sommet de la hiérarchie des normes. Et surtout pour le substituer à la « souveraineté nationale ». Il ose aussi quelques propositions dont on se demande pourquoi elles n’ont suscité aucune réaction. Tout de même ! Il suggère par exemple que la France, comme l’Allemagne et l’Italie, renoncent à leur Commissaire européen « pour montrer l’exemple » d’une volonté d’effacer la primauté des intérêts nationaux en Europe.  Et quelques autres perles de cette nature.

Comme il est impossible d’ouvrir un tel débat dans l’environnement d’atrophie intellectuelle médiatique courant, seule une vigoureuse interpellation symbolique permettra d’y parvenir peut-être. Avec notre amendement pour supprimer la présence du drapeau attribué à l’Union européenne dans le décor de l’hémicycle de l’assemblée nationale nous avons déjà atteint le gros nerf réactif.  Celui qui enclenche en pilotage automatique les gargarismes eurolâtres. C’est un premier palier atteint. Un pavoisement coutumier, non réfléchi ni délibéré, est devenu tout d’un coup un rite sacré, protégé par des vestales acrimonieuses. En tête, évidemment, le PS, dont les 16 dirigeants sont tombés d’accord avec les 60 membres du bureau national de ce parti pour la première fois depuis bien longtemps pour s’étrangler ensemble d’indignation contre « la France insoumise ». Hélas aussi indétectables que leurs auteurs, ces gros sanglots ont été engloutis dans la masse des attaques quotidiennes dont nous faisons l’objet. Mais j’ai noté tout de même l’épisode. Car les mêmes n’avaient rien à dire sur le contenu du discours d’Emmanuel Macron. C’est donc qu’ils sont d’accord. Tel est le PS repeint en « nouvelle gauche » : il s’oppose à l’opposition. Pendant ce temps, l’Europe des traités de Lisbonne et de l’année 2012 reste la camisole de force destructrice des nations qui la composent. Ses fondateurs ne peuvent échapper au bilan de ce qu’ils ont fait. C’est pourquoi ils préfèrent faire du violon sur des sujets sentimentaux comme le drapeau, et d’autres fétiches de cette sorte.

Quoiqu’il en soit on parlera d’Europe. Heureusement. On ne peut reprocher au président d’avoir ramené le thème dans le débat. Son diagnostic a le mérite de la lucidité. En effet, pour la première fois l’odieuse forfaiture et trahison de l’après 2005 a été prise en compte par un chef d’État français. Et l’idée que si rien ne se fait tout s’effondrera au profit des courants identitaires est aussi une marque de réalisme. Il est dommage que cette forme de prise de conscience occupe si peu de place dans l’espace public actuel saturé par l’obsession contre les musulmans. Il empêche de voir les milliers de réactionnaires polonais en prière sur les frontières le 7 octobre, jour anniversaire… de la bataille de Lépante en 1571. Ces milliers d’illuminés de notre chère « Europe des valeurs » veulent nous adjurer de « rester l’Europe face aux musulmans » en « revenant » au christianisme ! Il est temps de dire que le militantisme de cette sorte d’énergumènes dans tant de pays est aussi une question que nous devrons affronter le moment venu. Bien sûr, les propositions que Macron avance sont d’une tout autre nature. Mais elles amplifient toutes le caractère confiscatoire de la structure européenne sur la souveraineté populaire. En contribuant à faire de nos pays des coquilles vides pour ce qui concerne la vie des droits sociaux communs, il alimente la décomposition dont se nourrissent directement tous les communautarismes. Ce n’est pas une accusation. C’est un débat que nous voulons ouvrir et voir tranché.

Le drame de ce discours reste donc son déni de la faillite en cours. Macron prétend « refonder l’Europe ». C’était le mot d’ordre du Front de gauche en 2014. Il suivait le « changer l’Europe » de 2009. Clairement le message ne fut pas entendu par ceux à qui il s’adressait ! Le score fut très médiocre : 6,5% nationalement. D’aucuns s’en contentèrent puisqu’ils en tiraient tous les avantages matériels. Nous, nous n’avons jamais renoncé à peser sur les évènements. Nous avons donc fait un bilan et cherché d’autres pistes pour déployer la bataille.  Sur la base de ce constat, nous avons initié une autre logique d’action que nous avons appelé « plan A/plan B » qui consiste à offrir une alternative à l’éternelle vaine supplication en faveur « d’une autre Europe ». Le PGE au niveau européen et le PCF au niveau national n’ont pas été d’accord avec cette option. Leur soutien à Tsípras au moment même où nous rompions avec lui en raison de sa capitulation sans condition devant la Troïka a provoqué une coupure dans les rangs de « l’autre gauche » européenne. C’est toujours la même question : rompre ou composer politiquement. Soutenir Tsípras c’est annoncer que l’on est prêts à céder quand on gouvernera. Et même pire : c’est avouer qu’on ne comprend rien à ce qui se passe et qu’on ne prétend plus avoir la moindre influence sur le sujet. Au fond c’est la même question tout le temps : agissons-nous pour voir nos idées se réaliser ou sommes-nous juste une composante du décor ?

Mais cela, c’est le passé. Dorénavant, il s’agit d’autre chose. Les progrès des identitaires dans tous les pays sont massifs. Ils soulignent le caractère irréel des traditionnelles lettres au père noël européen. « Et maintenant l’Europe sociale » et « pour l’Europe qui nous protège » et tous les slogans éculés avec lesquels la « vieille gauche » s’est abasourdie. Le « plan A ou plan B » est dorénavant un vigoureux courant européen alternatif. Il est assez divers pour bien exprimer l’état à partir duquel nous repartons pour construire une force cohérente sur le continent.  Il tient au moins une réunion par trimestre en Europe et le nombre des groupes et partis qui s’y inscrivent s’élargit sans cesse. Pendant ce temps, les groupements du passé marmonnent leur litanie sans écho. Leur vie bureaucratique est leur seule réalité.

J’estime que le débat européen commence en France le 10 octobre à l’Assemblée nationale avec la déclaration politique du gouvernement. Je forme le vœu qu’il ne s’éteigne plus jusqu’à l’élection européenne de 2019. Et je suis d’accord avec Macron pour vouloir que cette élection soit le moment d’un débat sur le fond. Pour notre part, nous le préparerons comme un référendum. La politique de Macron est celle du pire libéral de l’Europe actuelle. Stop ou encore ?"

L'intégralité ci-dessous :

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 14:22

Extrait de l'analyse du Pardem

"C’est l’union européenne qui impose l’accélération de la casse des réglementations protectrices du travail

Dans le cadre du « Semestre européen» la Commission européenne impose d’appliquer des « recommandations par pays ».

Celles concernant la France ont été publiées le 11 juillet 2017. On y retrouve toutes les âneries néo-libérales déversées à longueur d’année. C’est pourquoi elle veut nous imposer de « consolider les mesures de réduction du coût du travail » (baisse des salaires) et « poursuivre la réduction des charges réglementaires pesant sur les entreprises» (augmentation de la précarité, renforcement de l’arbitraire patronal). En attendant, tous les syndicats membres de la Confédération européenne des syndicats (CES), rouage de l’UE, devraient en sortir."

 

PARDEM - Ordonnances sur le démantèlement du Code du travail : Un acte de lutte des classes très défavorables aux salariés
PARDEM - Ordonnances sur le démantèlement du Code du travail : Un acte de lutte des classes très défavorables aux salariés
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 14:34
Lu sur le blog "Le vent se lève"
L’Allemagne est le pays le plus souverainiste d’Europe – Entretien avec Coralie Delaume
 

Commençons par le fait marquant de l’élection. La CDU réalise son pire score depuis 1949. Le SPD tombe à 20%. Comment expliquer que leur « modèle », si parfait nous dit-on, déplaise tant aux Allemands ?

Je ne sais pas si c’est le « modèle » qui leur déplaît, ou la crainte que celui-ci ne finisse par être détruit qui les a mobilisés. Je pense qu’il y a des deux et que c’est difficile à démêler.

Le « modèle » ne convient sans doute plus à l’électorat de gauche, celui qui aurait dû voter SPD. On le sait, le pays est très inégalitaire. Il compte un nombre record de travailleurs pauvres, de personnes contraintes de cumuler plusieurs emplois, de salariés – surtout des femmes – contraints au temps partiel subi, etc. Par ailleurs, l’Allemagne souffre de sous-investissement chronique en raison d’une préférence marquée pour l’austérité budgétaire, et certaines infrastructures (routes, ponts) sont en piteux état. De nombreux articles sont récemment parus dans la presse française sur ces questions et c’est une très bonne chose. Il est temps qu’on atterisse et que l’on sorte de la fascination longtemps exercée par le « modèle allemand ». Le Monde lui même a fini par se réveiller avec un papier sur « L’envers du miracle allemand » paru au lendemain du scrutin.

Une partie de l’électorat social-démocrate s’est donc détournée du SPD, qui gouvernait main dans la main avec la droite depuis quatre ans, et n’a absolument rien fait pour infléchir la trajectoire. Ayant appartenu à la « Grande coalition » dirigée par Angela Merkel, le parti social-démocrate n’apparaît plus comme une alternative. D’où son score piteux et son choix d’aller se refaire une santé dans l’opposition, non sans avoir pris soin de placer à la tête de son groupe au Bundestag une représentante de l’aile gauche du parti, Andrea Nahles, ce qui semble indiquer une prise de conscience quant aux raisons de l’échec.

Mais si les électeurs de gauche ont jugé le SPD insuffisamment à gauche, les électeurs de droite ont vraisemblablement jugé, eux aussi, le bilan de la CDU insuffisamment à droite. Eux sont satisfaits du « modèle allemand » excédentaire, austéritaire, idéal pour préserver l’épargne d’une population qui vieillit.  Ils ne veulent en aucun cas partager les fruits de la politique actuelle avec les autres pays européens, souvent jugés dispendieux. D’où une dimension « souverainiste » marquée dans le vote de droite, qu’il s’agisse du vote AfD, ou du vote FDP. Les libéraux allemands du FDP, avec lesquels Merkel va devoir négocier (ainsi qu’avec les Verts) pour former une coalition, sont en effets devenus des souverainistes ombrageux. Ils ne veulent en aucun cas que l’Europe se transforme en « union de transferts », et militent pour que les pays déficitaires soient mis au ban de la zone euro.

 

L’autre fait majeur de cette élection, c’est la percée de l’AfD qui se situe à 13%. Elle a repris un million d’électeurs à la CDU. Pourtant, l’AfD reste un parti libéral. Pourquoi cette percée dans une Allemagne fracturée par les inégalités ?

Pour la même raison que je viens de donner concernant le FDP : c’est un vote de droite qui juge la CDU insuffisamment à droite. Je pense d’ailleurs qu’il faut regarder le phénomène AfD et FDP avec les mêmes lunettes. Car le second est la version fréquentable et propre sur elle de la première. En Allemagne, les partis les plus souverainistes sont extrêmement libéraux. C’est une particularité logique. Elle tient à la position de pays excédentaire de la République fédérale, à sa situation de créancier des autres pays européens. [...]

Lire la suite ci-dessous :

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 08:43
 
Le sommaire à lire sur le site de Ruptures:
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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 08:14
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