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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:00

Reçu par courriel

Extraits de la déclaration du KKE à la 17éme conférence des Partis Communistes et Ouvriers

 

Cela fait 7 ans que la Grèce traverse une crise économique profonde, qui a pour cause le capitalisme lui-même et non la façon dont les partis politiques le gèrent. Durant toute cette période  bien des partis politiques ont exercé le pouvoir: les libéraux, les sociaux-démocrates et "la gauche" mais à chaque fois les résultats ont été douloureux pour le peuple et profitables pour les grandes sociétés.

Depuis 2008, en Grèce,  pays de 11 millions d'habitants,  le produit intérieur brut (PIB) a diminué de 25% et le taux de chômage a dépassé les 25% (...)
Flexibilité, absence de couverture sociale, travail gratuit sont  en train de se généraliser. On coupe toujours plus dans les pensions et on retarde le  départ à la retraite. Pour une bonne part la santé et l'éducation  sont confiées au secteur privé qui en tire d'énormes profits. 36% de la population vit sous le seuil (officiel) de pauvreté et, si on y ajoute ceux qui vivent des maigres aides sociales, on atteint 52% de la population. Dans le même temps les sociétés grecques cotées en bourse ont annoncé une augmentation de 291% de leurs bénéfices au premier semestre 2015. (...)

Durant les 7 derniers mois, le gouvernement  SYRIZA-ANEL a mis en application le troisième mémorandum  signé avec les institutions impérialistes. Il impose notamment de nouvelles et terribles mesures antisociales ainsi que le maintien de toutes celles qui avaient été prises précédemment.

Aux élections législatives du 20 septembre, des travailleurs et des forces populaires, qui avaient ces dernières années   combattu cette politique  antisociale et les précédents mémorandums les ont cette fois-ci  soutenus, pensant  que leur application serait plus "intelligente" et plus "douce" que par le passé.
Par ailleurs, une large fraction de la population a choisi de s'abstenir; ce phénomène  traduit un mécontentement envers le système politique bourgeois, un sentiment d'indignation et de désillusion  d'une partie des travailleurs et des jeunes ainsi que de la passivité  vis-à-vis de cette politique antipopulaire. (..) 
Les illusions créées par SYRIZA et ses alliés nationalistes de l'ANEL ont  largement contribué  à cette situation. 
Dans ce contexte de recul généralisé du mouvement populaire et  dans cette crise grave de l'économie capitaliste, le KKE a obtenu  5,55% des voix (contre 5,47% aux législatives précédentes) et a gardé ses 15 députés.

Le vote des  mesures antisociales par  SYRIZA-ANAEL légitime la position des autres  partis bourgeois: ND, PASOK, POTAMI qui les  ont toujours promues et soutenues.  Elle légitime aussi leur obstination à affirmer qu'il n'y a pas d'alternative à la politique d'austérité des monopoles.
Autre point négatif: les criminels nazis du GOLDEN DAWN ont maintenant une influence électorale confirmée et le grand capital fait la promotion de ce parti (...)

Dans la période à venir, le KKE continuera à mener la bataille sur les problèmes graves que rencontrent  les travailleurs et les couches populaires, il le fera de toutes ses forces de façon à ce que la contre-attaque du peuple s'organise sur des bases antimonopolistes et anticapitalistes  

 

Source site du KKE
Traduction libre de l'anglais par Enver

 

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IMAGES DE RESISTANCE

Fête de la jeunesse communiste grecque


De milliers de jeunes ont participé aux manifestations de la 41ème Fête de la KNE et de Odigitis (8-10 octobre) au parc “Tritsi”, à Athènes. La fête du KNE  est devenue le plus important événement politique et culturel du pays.

Si vous ne recevez pas cette vidéo c'est ici ---> https://youtu.be/fj1MS33xcoI?t=2
 
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 15:55

Lu sur UL CGT Dieppe Impôts

13 juil. 2015

Crédit d’Impôt Recherche: y a-t-il quelque chose à cacher ?
La CGT dénonce l’enterrement du rapport de la commission d’enquête du Sénat et demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’utilisation du CIR et son impact pour la recherche.

Communiqué de la CGT

Le Sénat a lancé en décembre 2014 une mission d’enquête sur le Crédit Impôt Recherche. De nombreuses auditions ont été réalisées, notamment celle de la CGT.

Le rapport a été rédigé, mais le Sénat a décidé de ne pas le publier.
  • > Pourtant, chaque année, ce sont 6 milliards d’euros, soit un quart du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche qui sont consacrés au Crédit Impôt Recherche.
  • > Pourtant, de nombreux rapports, et notamment un de la Cour des Comptes, ont déjà pointé l’inefficacité du dispositif.
Alors que le montant du Crédit Impôt Recherche est passé de 930 millions en 2004 à 6 Milliards aujourd’hui, les citoyens ont le droit de savoir ce que financent leurs impôts.

Est-ce parce que le Président de la République a annoncé une sanctuarisation du dispositif qu’il est désormais impossible de l’évaluer ?

Le débat démocratique doit pouvoir avoir lieu sur le Crédit Impôt Recherche, en particulier sur les aspects suivants :

  • > pourquoi le dispositif est-il capté par les grands groupes au service de stratégies d’optimisation fiscale ? En 2012, 23 grands groupes ont bénéficié du quart du CIR.
  • > pourquoi ce dispositif, sans ciblage ni contreparties, ne bénéficie-t-il ni à l’emploi des docteurs, ni à l’effort de recherche ?
    • >> Sanofi a, par exemple, bénéficié de près de 150 millions d’euros par an au titre du CIR tout en supprimant des centaines de postes de chercheurs.
    • >> Le secteur bancaire utilise le CIR pour financer des recherches qui accentuent la financiarisation de l’économie (trading haute fréquence…).
  • > Dans le même temps, la recherche publique vit une véritable cure d’austérité. Les budgets récurrents des organismes sont fortement contraints. La précarité atteint 30 à 60% dans les laboratoires de recherche. Jamais le nombre de postes de recherche ouverts au recrutement n’a été aussi faible. C’est la recherche française qu’on dépouille. C’est toute une génération de jeunes chercheurs qui est sacrifiée.
Sans recherche publique, pas d’avancée du front des connaissances donc de creuset pour l’innovation, pas d’expertise indépendante sur les enjeux énergétiques, les questions de santé, ou encore le fonctionnement de nos sociétés. …

La France prend donc un retard important dans de nombreux secteurs et remet en cause son avenir. C’est ce que l’Académie des Sciences vient de souligner dans une très récente communication.

Il y a urgence à changer de politique : à titre d’exemple, une baisse de 5 à 10% du CIR représente 5 000 postes de titulaires.

La CGT dénonce l’enterrement du rapport de la commission d’enquête du Sénat et demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’utilisation du CIR et son impact pour la recherche.

A Montreuil, le 9 juillet 2015

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 17:22

Publié par Michel El Diablo

 Déclaration du sommet des PAYS DE L’EUROPE DU SUD pour SORTIR DE L’EURO

DÉCLARATION DE LA RENCONTRE INTERNATIONALE DE BARCELONE DES 10 ET 11 OCTOBRE 2015

PEUPLE D’EUROPE DEBOUT !

Le « Plan de sauvetage » imposé par l’Eurogroupe à la Grèce a mis à nu, devant les citoyens des états et peuples d’Europe, la vraie nature de l’Union Européenne au service des banques, l’hégémonie du gouvernement allemand. Cet épisode de la guerre économique, de conspiration pour bloquer la volonté du peuple grec, provoquer la déstabilisation du gouvernement grec et obtenir sa reddition, constitue, par ses méthodes et ses résultats, un coup d’état organisé par les dirigeants de l’UE.

Le rêve d’une Europe, garante du bien-être social et de la démocratie, superviseur des conflits entre ses membres, solidaire avec ses citoyens les plus vulnérables et les nations les moins développées, s’est évanoui devant la réalité de ce qui s’est passé en Grèce.

Certes, la logique néolibérale à outrance des memoranda imposés par la Troïka ne se sont pas limités à la Grèce, elle concerne le Portugal, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, la France etc…qui ont souffert de la brutalité des politiques d’ajustement et d’austérité qui ont provoqué la régression généralisée des droits sociaux et du travail, l’augmentation du chômage, de la pauvreté et des inégalités, et une délégitimation des institutions de la gouvernance et de la représentation de ces pays aux yeux de leurs citoyens et de leurs peuples, la déstabilisation interne des états qui composent l’UE, l’apparition de nouvelles tensions inter-états et des tentations impérialistes.

L’architecture de l’Union européenne a été conçue pour servir les intérêts des élites et le capital transnational, contre les classes populaires, sans politique de redistribution fiscale évitant les déséquilibres économiques potentiels et les crise prévisibles de la dette de ses Etats membres. Même certains de ceux que l’on appelle « pères de l’UE » reconnaissent le péché original du Traité de Maastricht et l’erreur fatale de l’Euro. L’introduction de la monnaie unique a aggravé les inégalités ou asymétries économiques entre les états en renforçant l’hégémonie de ceux qui, comme l’état allemand, ont pu bénéficier extraordinairement de leur position dominante.

Actuellement, l’UE se divise entre états vainqueurs et vaincus. Les peuples du Sud de l‘Europe se situent dans le camp des perdants, condamnés à appliquer des politiques d’ajustement et d’austérité pendant des décennies pour payer une dette aux créanciers qui, en provoquant une spirale de politiques de récession, devient impayable. Les traités de l’UE, particulièrement le « Pacte de l’Euro Plus » et le « Traité de stabilité, coordination et de gouvernance de l’Union Economique et monétaire », se sont transformés en instruments légaux d’une relation semi-coloniale entre pays créditeurs et pays endettés. La dialectique barbare entre créditeurs et endettés, transformés en maîtres et esclaves comme nous l’avons vu tout au long de l’histoire, réapparaît crûment dans le fonctionnement de l’UE.

Cette domination ne s’est pas seulement exprimée dans les memoranda et les « plans de sauvetage », elle a aussi produit la contre-réforme antidémocratique de la Constitution espagnole, avec l’article 135, ou elle a favorisé la chute de chefs de gouvernement en leur substituant un larbin de service selon le bon vouloir de l’UE.

L’hégémonie des puissances gagnantes au sein de l’UE n’aurait pu se faire sans l’aveuglement, l’irresponsabilité, l’asservissement ou la corruption des élites économiques et politiques au sein de l’UE. Les oligarchies victorieuses ont bâti leur hégémonie non seulement par le biais d’alliances économiques ou d’intérêt avec les banques et les secteurs exportateurs du grand capital des différents pays européens, mais par l’intermédiaire d’idéologies et l’imposition du mythe d’une UE porteuse d’une nouvelle puissance-nation garante du progrès, de la paix et de la démocratie, hors de laquelle on serait condamné au sous-développement et à la dépendance. Dans la construction de ce mythe, l’Euro est la clé de voûte, sans laquelle l’édifice des intérêts et de la domination de l’actuelle UE s’effondrerait. Ceci explique l’agressivité du discours néo-libéral pseudo-religieux dominant quand il établit qu’hors de l’Euro, point de salut.

Au long de l’histoire, les peuples, les nations, l’ensemble des citoyens, les classes laborieuses, opprimées par les puissances impériales, coloniales, autoritaires, ou par des gouvernements et des classes d’exploitants, ont subi  un discours semblable pour obtenir leur résignation et leur soumission, mais ils n’ont pas pliés et se sont organisés pour se libérer de l’esclavage, de la tyrannie ou de la domination. Les révolutions démocratiques et populaires des derniers siècles ont gravées par le fer et le feu cette vérité : « sans souveraineté populaire sur les instruments et les leviers de l’économie, pas de démocratie ».

L’UE réelle est la négation de la démocratie et de la souveraineté populaire. L’UE des oligarchies protégées par le nouvel empire allemand n’est pas réformable de l’intérieur. Ils ne céderont rien de leurs privilèges et de leurs avantages accumulés depuis le Traité de Maastricht et l’implantation de l’Euro. S’ils n’écoutent pas non plus les avertissements de leur « ami américain » et de son instrument le FMI, il est à craindre que la poursuite des politiques économiques inhérentes à la monnaie unique finisse par ruiner le redressement économique international et déclenche, ou favorise, une nouvelle crise économique mondiale.

Les nations et les peuples du Sud de l’Europe, de par leur conditions d’opprimés par la dette, sont appelés à mener la rébellion contre l’UE antidémocratique et antisociale qui les opprime en montrant la voie de la liberté et de la justice sociale au reste des nations et peuples européens, pour construire de nouvelles relations basées sur le respect mutuel, le pacte entre égaux et la solidarité.

L’émancipation des peuples et des nations du Sud de l’Europe à comme condition la sortie de l’Euro et l’indépendance réelle vis-à-vis de l’UE réellement existante, pour recouvrer la souveraineté démocratique et populaire, garantir le droit à l’autodétermination et mener les politiques économiques et sociales qui permettront de dépasser la spirale récessive des politiques néolibérales d’ajustement et d’austérité pour aller vers la transformation de la société.

Mais toute stratégie émancipatrice exige des outils d’organisation qui en permettent la réalisation.

Les organisations politiques, activistes sociales et les personnes participant à la « Rencontre internationale pour la sortie de l’Euro », réunis à Barcelone, décidons de convoquer un processus constituant d’un « Front de Libération des Nations et des Peuples du Sud de l’Europe » avec la volonté d’agir avec d’autres mouvements de pays de l’UE ayant des objectifs et des valeurs similaires, qui rendra possible la sortie de l’euro et l’émancipation vis à vis de l’UE, le désengagement vis à vis de l’OTAN, et permette de construire un nouveau projet de collaboration et de coordination entre Etats, nations et peuples basé sur le respect mutuel, les pactes entre pairs et la solidarité réelle.

Dès aujourd’hui, nous développerons les travaux préparatoires en vue d’une coordination permanente, avec la plus grande volonté d’élargissement, pour organiser la prochaine rencontre où se constituera formellement le « Front de libération des nations et des peuples du Sud de l’Europe.

Barcelone, le 11 octobre 2015

Web : http://salirdeleuro.net
Email : salireuro3@gmail.com

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:00
Le programme Grec de privatisations : Le document déposé par le président de l'Eurogroupe

 
  Nmyv66yH_400x400 Christine
  Olivier Okeanos

‘The Press Project’ revient sur les privatisations grecques : lors de la procédure d’approbation du plan d’aide à la Grèce par le parlement néerlandais, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a déposé un document comportant 55 actions de privatisation que le gouvernement grec doit réaliser dans les deux mois à venir. Asteras, l’ancien aéroport d’Athènes Hellinikon, Kassiopi, Port du Pirée, Port de Thessalonique, aéroports, marinas ainsi que des clauses étranges se retrouvent dans les « petites lettres » de l’accord.


1 septembre 2015 

"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

Outre la cession pour 50 ans des 14 aéroports régionaux les plus touristiques à la société allemande Fraport (détenue en majorité par l'Etat Allemand via le Land de Hesse et la ville de Francfort), le gouvernement grec s’engage également sur d’autres privatisations forcées, telle que la cession d’Astir à Jarmyn, d’ici la fin de l’année.

Un élément qui frappe The Press Project dans le tableau qui suit est le style impératif, notamment dans les cas où le gouvernement s’engage à approuver les études d’impact environnemental comme le veut le cessionnaire ou de surmonter les obstacles érigés par les services archéologiques. Bien entendu, le gouvernement s’engage également à abolir des lois de l’État grec car elles entravent la planification centrale de l’exploitation des actifs publics.

Notons que, au moment où le quartet parle de la nécessité de collecter des recettes et d’équilibrer les charges entre les groupes sociaux, il exige une série d’actions dont le résultat est exactement opposé. Ainsi, par exemple, le gouvernement grec est tenu, dès octobre, de permettre aux yachts de naviguer sous pavillon étranger pour plus de 12 mois.

Enfin, l’élément le plus bouleversant de la liste, ce sont les exemptions offertes aux cessionnaires. Ainsi, par exemple, par disposition législative, les collectivités locales ne pourront pas réclamer de taxes pour les services qu’elles fourniront à ceux qui auront acheté le patrimoine grec. D’autres dispositions les exempteront d’autres taxes ennuyeuses telles que l’ENFIA [taxe sur la propriété foncière, qui a été mise en place de manière rétroactive pour le reste de la population ces dernières années NdT].

Bien entendu, chaque fois qu’une privatisation se trouve confrontée à des obstacles coûteux, le TAIPED (Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l'Etat grec) se charge toujours de payer l’addition... Les Grecs ont toujours été ainsi... accueillants et hospitaliers.

 

PROGRAMME DE PRIVATISATIONS

 

N°. Élément Objet Autorité compétente Date-butoir
1 ΤΑΙPΕD Rapport sur le dossier de propriété Ministère des finances / Secr. général des actifs publics Septembre 2015
Actions requises : Livraison d’un rapport contenant tous les biens immobiliers inclus au ΤΑΙPΕD (y compris tous les ministères et organismes)
2 ΤΑΙPΕD Administration centrale pleinement fonctionnelle (approuvée par les ESHADA (NdT : Plans spéciaux de développement spatial de biens immobiliers publics) et maintien du cadre juridique relatif aux ESHADA, sans modifications Ministère des finances / Min Dév/ment - Environnement IMMÉDIATEMENT
Actions requises: Nomination des membres du Conseil d’administration central pour l’exploitation des actifs publics, de manière à ce qu’il devienne fonctionnel. La nomination doit avoir lieu immédiatement, pour plusieurs affaires :
  1. Pour approuver l’étude concernant Kassiopi et le dépôt d’un avis auprès du ministère de l’environnement et des finances pour émettre l’arrêté ministériel portant approbation.
  2. Pour mettre en œuvre l’ESHADA (plan de développement) à Afantou en vue du changement d’utilisation des terres de la région et son acheminement pour approbation par le Conseil d’État (NdT : donc on est certain que ce sera approuvé….)
  3. Faire avancer les études ESHADA pour: Vartholomio  (rare site de dunes), Porto Heli, Sambariza, Karteros, Markopoulos, Poseidi.
  4. Créer un nouveau plan ESHADA pour Asteras de Vouliagmeni qui soit harmonisé avec les négociations réussies avec l’investisseur sélectionné.
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:33

par Olivier Petitjean sur le site "Observatoire des multinationales"

 

Le président français François Hollande est en visite officielle en Grèce, avec dans ses bagages les dirigeants d’Alstom, Vinci ou encore Suez environnement. Autant d’entreprises intéressées à profiter du programme de privatisations imposé au pays cet été par ses créanciers.

Cet été, durant les négociations entre la Grèce et ses créanciers, François Hollande et le gouvernement français ont affiché avec beaucoup de complaisance le « soutien » qu’ils apportaient au gouvernement d’Alexis Tspiras, en cherchant à opposer cette attitude à l’intransigeance allemande.

L’accord finalement conclu entre la Grèce et les institutions européennes, extrêmement contesté, inclut un nouveau plan de privatisations de 50 milliards d’euros, malgré l’échec patent du plan précédent (lire notre article). La visite officielle du président français dans le pays, le 22 et 23 octobre, jette une lumière assez crue sur les motivations des dirigeants tricolores.

François Hollande amène dans ses bagages, comme de coutume, une brochette de PDG français. Mais cette fois, ils ont pour la plupart un intérêt commun : mettre la main sur la « manne » des actifs publics grecs à vendre, comme le rapporte cet article du Monde. Alstom s’intéresse au secteur ferroviaire. Vinci - déjà candidat malheureux au rachat des aéroports régionaux grecs, finalement concédés à un consortium allemand - convoite des aéroports, des ports et des autoroutes. Quant à Suez environnement, elle n’a visiblement pas renoncé à prendre le contrôle des services de l’eau d’Athènes et de Thessalonique.

Comme nous l’avions rapporté (lire ici et là), le précédent plan de privatisations grec s’était heurté à des obstacles économiques inhérents aux programmes de ce type, ainsi qu’à la résistance des citoyens. Dans le cadre d’un référendum citoyen organisé en mai 2014 à Thessalonique, 98% des votants s’étaient prononcés contre la privatisation de l’eau et l’arrivée de Suez. Le Conseil d’État avait ensuite donné le coup de grâce à la tentative de la firme privée française en jugeant la privatisation de ce service essentiel anticonstitutionnelle. Une décision que Suez tente de contourner en ne proposant de racheter que 49,9% des entreprises concernées, ce qui ne l’empêcherait pas d’en prendre le contrôle opérationnel et financier.

Le président français n’a jamais caché qu’il voyait la crise grecque comme une opportunité pour les entreprises françaises, qu’il avait déjà ouvertement appelé en 2013 à « soutenir » les Grecs en « investissant » dans le pays. Un soutien dont beaucoup de Grecs se passeraient sans doute bien.

Olivier Petitjean

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:28

mis en ligne sur le blog d'Action communiste le 23 octobre

Un excellent commentaire de la visite du président de la République à Tsipras par Jean Lévy.  Pour éclairer les dessous de la visite de Hollande à la Grèce, consultez aussi cet article de Libération : "En Grèce les contrats se discutent en coulisse ". AC

 

Publié par Jean Lévy

Hier  l'occupant allemand, aujourd'hi, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !
Hier  l'occupant allemand, aujourd'hi, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !
Hier  l'occupant allemand, aujourd'hi, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !
Hier  l'occupant allemand, aujourd'hi, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !
Hier  l'occupant allemand, aujourd'hi, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !
Hier  l'occupant allemand, aujourd'hi, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !
Hier  l'occupant allemand, aujourd'hi, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !

Hier l'occupant allemand, aujourd'hui, l'Union eurpéenne, les aéroports vendus, les îles et les plages aussi...Ce qui nous attend en france !

Quand Tsipras vend la Grèce...

Comme souvent lorsqu’il se rend à l’étranger, le chef de l’Etat emmène dans ses valises des chefs d’entreprise français. Cette fois, François Hollande est en Grèce, où il est reçu par Alexis Tspiras, le premier ministre grec. Et il y a fort à parier que les hommes d’affaires de l’Hexagone vont pouvoir faire un shopping inédit !

Comme le dit un expert, "la Grèce est à vendre..."

Juste prix

Une île, un port, un aéroport, une compagnie de chemin de fer, des eaux, d'électricité, de pétrole ou de gaz, un hôtel voire même un hippodrome ou un golf : la grande braderie grecque est lancée. Et les Français ne veulent pas être les derniers, sachant que les Allemands et les Chinois sont déjà bien positionnés, à dire : "J’achète !".

C’est la première fois que François Hollande se rend en Grèce depuis l’arrivée au pouvoir, en janvier, d’Alexis Tsipras, l’égérie du parti de gauche  radicale Syriza. Il est par la même occasion le premier chef d’Etat à se rendre à Athènes depuis le sauvetage rocambolesque du pays cet été.

Privatisations, deuxième round 

Il faut dire que les opportunités sont nombreuses en Grèce. Le pays doit se lancer dans une nouvelle vague de privatisations, comme l’exige la troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Union européenne).

Tout l’argent récolté grâce à la vente des "bijoux de famille" sera affecté à l'investissement et à la recapitalisation des banques. Les autorités espèrent empocher la modique somme de 3,5 milliards d'eurosl’an prochain (et 6,4 milliards d'euros d'ici 2017).

 

"canempechepasnicolas" :

C'est, avec la bénédiction du pouvoir PS, le grand bradage du patrimoine national grec par les multinationales !

Mais n'est-ce pas déjà commencé en France avec la vente à l'étranger de ses aéroports, de ses hôtels de luxe, de ses grands magasins, de ses vignobles, et surtout de ses entreprises industrielles de pointe ?

Le gouvernement PS s'en réjouit : il appelle de ses voeux ce qu'il nomme "l'investissement "étranger en France, c'est-à-dire la cession des "bijoux de famille" de la France au business US et international.  Notre pays, liquidant son industrie, doit selon l'oligarchie, ses politiciens et ses médias,, occuper le seul créneau du tourisme...industriel, et devenir ainsi, selon les perspectives déjà inscrites dans le traité de Maastricht, un vulgaire pays colonisé, le "bronze-cul de l'Europe" ?

L'exemple grec éclaire le devenir de notre pays enfermé dans le cadre  de l'Union européenne.

Pour que notre pays retrouve sa dignité et son indépendance, une seule solution pour la France et les Français : sortir du piège européen pour recouvrer l'indépendance nationale et la souveraineté de son peuple.

Jean Lévy

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:11
Sur "Solidaire", le journal en ligne du Parti du Travail de Belgique
Photo Solidaire, Stef Coppieters

Photo Solidaire, Stef Coppieters

23 Octobre 2015

 

Steff Coppieters

Un groupe de bénévoles du centre de santé grec Helliniko a refusé le « prix du Citoyen européen » que le Parlement européen voulait lui décerner. La politique d’austérité imposée par l’UE tue également des gens en Grèce.

À la fin de l’été, une information surprenante atterrissait dans la boîte aux lettres du centre de santé gratuit Helliniko (MKIE), en Grèce. Le Parlement européen lui décernait le prix du Citoyen européen, parce que, depuis 2011 déjà, il aide les victimes de l’austérité. Actuellement, en Grèce, trois millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé publics. Les bénévoles du centre proposent des soins et des médicaments gratuits. Avant la crise déjà, la règle était en Grèce que votre assurance maladie dépendait de l’exercice d’une profession. Si vous êtes chômeur, au bout d’un an, vous et votre famille devez assumer intégralement vous-mêmes tous vos frais médicaux. Avec les coupes dans le secteur public et le chômage massif, un très grand nombre de Grecs sont dans le cas. De même, pour bien des pensionnés, réfugiés, sans-papiers, les soins de santé sont inaccessibles. Le cardiologue Georgios Vichas, fondateur de MKIE, et son équipe recollent la casse provoquée par l’UE et le FMI... et c’est la raison pour laquelle ils reçoivent un prix du Parlement européen.  

Le Parlement européen refuse de leur donner la parole

Le prix prévu pour MKIE a tout d’une plaisanterie de mauvais goût. Aussi, après concertation – la voix de chaque bénévole, médecin ou pas, a le même poids, au sein de MKIE –, la décision a été prise de refuser le prix. Maria, l’une des bénévoles, nous explique pourquoi : « Si quelqu’un vous sectionne une main à la machette, vous n’allez quand même pas accepter la prothèse qu’elle vous offre après ? » Toutefois, ils allaient accepter de répondre à l’invitation à la cérémonie à Bruxelles : c’était l’occasion d’expliquer au Parlement qu’il fallait mettre fin à cette austérité meurtrière. L’establishment européen allait toutefois les empêcher de prendre la parole : d’abord, les frais de voyage ne leur seraient pas remboursés. Mais ce n’était pas un problème, ont réagi les bénévoles. Par la suite, ils leur ont quand même été remboursés, mais ils n’ont pu assister à la cérémonie qu’en tant que spectateurs silencieux, sans donc pouvoir prendre la parole. Est-ce cela, l’Europe démocratique ?

Georgios Vichas a alors organisé une conférence de presse dans une des salles du Parlement. L’autre lauréat du prix, la cantine sociale « Allos Anthropos » (Un autre être humain) a également refusé le prix et a elle aussi délégué quelques personnes à Bruxelles. 

La politique d’austérité tue 

Lors de la conférence de presse, le docteur Vichas a insisté, faits à l’appui, sur les effets de l’austérité. « Pour la première fois en temps de paix, le nombre de décès parmi les nouveau-nés et les bébés a augmenté et le taux de mortalité est plus élevé que celui des naissances. Le nombre de suicides a lui aussi augmenté et, dans notre centre médical, nous avons eu des patientes mortes d’un cancer du sein uniquement parce qu’elles n’avaient pu entamer un traitement à temps. En outre, nous voyons beaucoup de bébés sous-alimentés. Nous leur offrons gratuitement du lait en poudre et des aliments pour bébés. » Kostas Polichronopoulos, d’Allos Anthropos, a fait un plaidoyer musclé en faveur de la solidarité comme arme contre le fascisme et le racisme. Après la conférence de presse, Kostas nous a raconté comment les fascistes d’Aube dorée, le parti néonazi grec, les attaquaient en rue. Les fascistes ont leurs propres cantines populaires, mais réservées aux Grecs de « pure souche ». À Allos Anthropos, tout le monde est le bienvenu. Kostas et ses amis ont dû se défendre avec ce qu’ils avaient. Pour eux, ces extrémistes ne sont pas à leur place dans les rues ou au Parlement. La solidarité est la meilleure arme contre eux. 

Nous avons demandé à Polichronopoulos et à Vichas comment les citoyens solidaires de Belgique, de France et du reste de l’Europe pouvaient les aider. La réponse a été surprenante : « C’est fantastique que vous collectiez de l’argent et du matériel pour nous aider, mais ce n’est pas la première chose que nous voulons vous demander. Ce qui est plus important encore, c’est que vous racontiez à tous vos concitoyens ce qui se passe réellement en Grèce. Parlez-leur de la crise humanitaire et dites-leur que cela pourrait aussi leur arriver. La Grèce est un banc d’essai, pour la politique d’économie néolibérale poussée à l’extrême. C’est chez nous que l’élite européenne teste ce qu’elle va appliquer chez vous aussi. Du moins, si vous ne résistez pas. Aussi est-ce notre vœu le plus cher : battez-vous de toutes vos forces, tous ensemble dans toute l’Europe, contre l’austérité. C’est la seule solution. »  

Action de protestation contre le TTIP

Photo Solidaire, Stef Coppieters

Peu après la conférence de presse, des syndicats, des mouvements citoyens et des militants ont entouré le Sommet européen, en guise de protestation contre le TTIP et la politique néolibérale de l’UE. Les bénévoles grecques étaient très désireuses de se joindre à eux. Elles avaient même apporté une banderole de la clinique sur laquelle on pouvait lire : « Austerity kills » (L’austérité tue). 

« Nous ne sommes pas une institution de bienfaisance, nous percevons notre travail comme une façon de donner du courage aux gens afin qu’ils résistent. Nous montrons à nos patients que leur situation est la résultante de décisions politiques contre lesquelles nous tous, ensemble, pouvons et devons nous opposer. » 

Pause café à Molenbeek

Après la manifestation, nous sommes allés nous réchauffer à la maison médicale de Médecine pour le Peuple (MPLP) à Molenbeek. Pour l’instant, MPLP mène une campagne de solidarité avec le peuple grec et MKIE en est l’un des partenaires. Les bénévoles grecques se souvenaient bien de la visite de solidarité des médecins de MPLP en septembre. À l’accueil, elles aperçoivent les affiches et les dépliants de la campagne de solidarité et, du coup, elles veulent également arborer le bracelet bleu de la campagne. Nous traduisons pour elles ce que disent les dépliants et les affiches. Médecine pour le Peuple présente bien des points communs avec ce qu’elles-mêmes font. Elles aussi aident les réfugiés et les sans-papiers car, en Grèce, ceux-ci ne peuvent s’adresser qu’aux cliniques bénévoles. Et, chez elles aussi, les Palestiniens ont toujours pu compter sur leur solidarité. Ainsi, l’an dernier, elles ont encore pu envoyer tout un chargement de médicaments à Gaza, malgré les graves problèmes auxquels elles-mêmes sont confrontées. 

Leur visite a apporté un nouvel élan à la campagne de solidarité en cours.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 16:28

Publié par Michel El Diablo

« Les gauches n’ont le choix qu’entre abandonner toute perspective de changement ou redevenir révolutionnaires » [Entretien avec Christophe Bouillaud]
Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l'Institut d'Etudes politiques de Grenoble. Il est spécialiste de la vie politique italienne et, plus généralement, de la vie politique européenne. Il tient un excellent blog que l'on peut consulter ici. Il répond ci-dessous à quelques questions au sujet des mouvements de gauche "alternatifs" que l'on voit poindre et croître (ou stagner !) dans plusieurs pays d'Europe. 
 
***
 
On voit émerger, un peu partout en Europe, des gauches alternatives : Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, Die Linke en Allemagne et d'autres. Qu'ont-elles en commun ? Vous semblent-elles devoir périmer, à terme, la social-démocratie et le communisme ?
 
Avant de souligner leurs points communs, il faut d’abord souligner leurs différences. Certains de ces partis possèdent un lien historique avec le mouvement communiste international, contrôlé depuis Moscou entre 1917 et 1991. C’est le cas par exemple de Die Linke en Allemagne qui reste électoralement et humainement l’héritier du PDS, le parti-successeur du SED, parti hégémonique de la RDA, même si d’autres éléments venus de la social-démocratie ou du syndicalisme critique de l’ancienne RFA s’y sont agrégés depuis (dont un Oskar Lafontaine par exemple).
 
D’autres s’enracinent dans une gauche elle aussi communiste, mais qui refusait la domination soviétique sur le mouvement communiste international. Il s’agit de tous ces partis qui correspondent à un héritage trotskyste ou même maoïste (comme pour le parti « Socialistische Partij » aux Pays-Bas). C’est aussi le cas, pour schématiser, de Syriza, qui affronte d’ailleurs dans l’arène électorale grecque, un parti communiste, le KKE, réputé pour son immobilisme doctrinal.
 
Par ailleurs, il existe des scissions de gauche des grands partis socialistes ou socio-démocrates de gouvernement. C’est typiquement le cas du  Parti de gauche en France. Enfin, il existe de rares forces - Podemos est pratiquement le seul exemple connu à ce jour - qui ne s’enracinent dans aucune expérience organisationnelle précédente et revendiquent au contraire leur totale virginité politique, tout en reprenant d’évidence des thèmes de gauche traditionnels comme la justice sociale.
 
Au total, malgré leur diversité d’enracinement historique, la plupart de ces forces finissent - quand elles disposent d’élus au Parlement européen - par siéger ensemble dans le groupe parlementaire de la « Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique », qui n’est autre que l’héritier de l’ancien groupe parlementaire des communistes de l’ouest du continent. De fait, au Parlement européen, ces formations se rassemblent beaucoup plus facilement que les héritiers du fascisme et du nationalisme européens des années 1910-1940, parce qu’elles partagent une visée internationaliste ancrée dans l’histoire longue du mouvement ouvrier européen. Elles ont toutes, aussi, une histoire commune plus récente : depuis les années 1980,  ces forces – ou les individus qui les ont constituées – n’ont connu pratiquement que des défaites politiques. Le moins qu’on puisse dire en effet, c’est que l’influence de ces partis situées à la gauche de la social-démocratie dominante a été totalement insignifiante sur l’expérience européenne depuis les années 1980. Ces forces ont certes survécu, mais elles ont totalement échoué à influencer les évolutions socio-économiques depuis lors.
 

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 14:45
Extraits.  Lire la traduction de l'intégralité du discours sur le site d'Initiative communiste.

Discours de Jerónimo de Sousa, secrétaire général du , à a fête du journal du 2015

avante 20156 Septembre ici à 2  représentants des délégations internationales, nos amis du Parti écologiste « Les Verts » et de l’Association et des indépendants d’intervention démocratique qui, ensemble, avec nous forment la .


[...]

Seul un parti qui a une confiance inébranlable dans sa lutte, dans son projet et au avec un avenir pourrait prendre cette décision audacieuse!
La confiance dans la lutte des travailleurs et des peuples de partout dans le monde, dont ce festival est aussi une expression, comme la fête de la solidarité et l’, un point de rencontre pour des dizaines et des dizaines de délégations étrangères qui nous apportent la force de leur solidarité et la confiance émanant de la lutte de leurs peuples.

PCPIci, nous sommes ceux qui, dans différents pays de tous les continents veulent vraiment changer le monde. Un changement d’autant plus nécessaire que la situation internationale est de plus en plus marquée par une grande instabilité, l’insécurité et l’injustice.

L’approfondissement de la crise structurelle du capitalisme marque ici notre présent. La crise économique et financière du capitalisme est loin d’être terminée, elle continue de s’exprimer de différentes façons et dans toutes les parties du globe.

Ce que nous voyons partout est une aggravation violente de l’agressivité impérialiste. [...]
Les sources de tension se multiplient et se développent dans différentes parties du globe, avec l’exécution d’opérations criminelles de déstabilisation et l’ingérence étrangère.
70 ans après la victoire sur le fascisme nazi, que nous célébrons, le fascisme soulève sa tête dans diverses régions du globe. Ceci est clairement visible en Ukraine, où un pouvoir putschiste formés de groupes de l’oligarchie et  de fascistes, soutenu par les Etats-Unis et l’ attaque son propre peuple et persécute les démocrates de ce pays – qui comprend les communistes, victimes du terrorisme et condamné à l’illégalité. Pour les communistes ukrainiens qui sont présents ici, nous tenons à exprimer notre solidarité et notre soutien.

Des nouvelles récentes nous ont montré des images choquantes de centaines de milliers d’êtres humains qui viennent en ou meurent à sa porte, fuyant la guerre, la pauvreté, le chômage, la destruction de leur pays. Ils fuient des pays comme la Syrie, l’Irak et la Libye, entre autres. Tous les pays soumis à des processus d’ingérence et de domination impérialiste, les guerres d’agression déclenchée par les Etats-Unis et l’Union européenne.

En réponse à des discours hypocrites, nous affirmons: il est nécessaire de répondre au drame humanitaire, de respecter les droits de ces êtres humains, créant des conditions pour une véritable intégration. Mais il est nécessaire, aussi et surtout, de lutter contre les causes – et les causes se trouvent dans la politique des États-Unis, l’OTAN et l’Union européenne – de la déstabilisation et du pillage des ressources de ces pays, en imposant un terme à l’agression et non pas à en créer d’autres, quel que soit le prétexte, y compris le faux prétexte de préoccupation pour les réfugiés.

[...]

Nous saluons tous ceux qui, dans des conditions parfois très difficiles, engagent des batailles décisives, résistant, en particulier, contre les agressions et occupations impérialistes, comme dans le Moyen-Orient et en Asie centrale. Un salut qui nous nous adressons, d’une manière spéciale, pour le peuple palestinien et sa lutte pour le droit à une patrie indépendante, souverain et viable, et aussi pour le peuple syrien dans sa lutte pour leurs droits, pour la paix, la souveraineté et l’indépendance de leur pays.

Dans l’année où nous marquons ici au Festival d’Avante les 40 ans de la libération du colonialisme portugais pour divers pays africains – Angola, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mozambique et Sao Tomé et Principe – nous voulons aussi saluer ceux qui, en Afrique, continuent à lutter contre les tentatives néo-coloniales et aussi ceux qui aiment le peuple sahraoui et continuent de lutter pour le droit à l’autodétermination.

Et si nous saluons tous ceux qui résistent dans des conditions difficiles, nous saluons aussi ceux qui ouvrent la voie de la justice sociale, l’affirmation de la souveraineté nationale et le socialisme. De là, nous envoyons un salut chaleureux aux peuples d’Amérique latine et des Caraïbes et les partis communistes et les forces progressistes de cette région, les peuples qui sont soumis à une contre-offensive renouvelée et dangereuse par l’impérialisme, en particulier dans le Venezuela bolivarien, l’Équateur ou le Brésil .

[...]
Résistons et luttons également ici en Europe.

Notre pays est, avec d’autres pays européens, l’une des principales victimes du processus d’intégration européenne capitaliste qui écrase l’homme et la souveraineté sur ce continent.

Si quelqu’un avait des doutes sur la nature de l’Union européenne, ils peuvent maintenant être dissipés. La crise du capitalisme a encore renforcé les piliers néolibérales, militaristes et fédéralistes de l’Union européenne. Les quelques dernières années, et les événements les plus récents, ont prouvé que la solidarité et la cohésion de l’Union européenne était, et est, un énorme mensonge. La Réalité donne raison au PCP quand il dit que l’Union européenne est un projet de domination des peuples et des pays par les grandes multinationales et les centres de pouvoir.

Nous affirmons aujourd’hui, comme nous l’avons toujours affirmé, qu’en Europe, il y a des forces suffisantes pour construire des chemins différents. Des chemins qui rejettent le piétinement des souverainetés nationales, l’exploitation des travailleurs et l’épuisement des ressources et de la richesse des pays.
D’autres voies qui sont à la fois nécessaires et possibles. Cela devrait être la voie à suivre hardiment, avec des principes, de la vérité et de la détermination, pour la mise en œuvre des ruptures nécessaires!

[...]

La grave situation de déclin, de régression, de dépendance et de paupérisation dans laquelle le Portugal se voit ne peut être dissociée des années de l’intégration capitaliste européenne et de la liste de ses diktats, et aussi ne peut être dissocié des années et des années de politique de droite ruineuse et de soumission nationale, exécutée par les gouvernements PSD, PS et CDS.

Ces années successives de la politique de droite, avec des conséquences sur la vie du pays et des Portugais pendant la période des deux derniers gouvernements, avec l’application de trois pactes de stabilité et de croissance – SGP – par le gouvernement PS et un programme d’une soi-disant aide financière, mais en fait, d’ingérence et d’agression et qui a affaibli et ruiné encore plus le pays.
Oui, ils sont ceux qui tous ensemble – PSD, PS et CDS –  ont placé le pays entre les mains d’étrangers et de leur programme de pillage et le terrorisme sociale.

[...]

Si nous avons un pays marqué par la stagnation économique depuis une décennie et demi et une forte baisse du PIB, plus de 6% dans ces années de la politique des troïkas, avec la destruction de milliers d’entreprises et d’emplois, nous le devons à eux, le PS, le PSD et le CDS et de leur politique de privatisation et de destruction des secteurs productifs nationaux et, avec l’, d’aliénation de notre budget,de la souveraineté monétaire et du taux de change.

[...]

Si le Portugal est un pays de plus en plus inégal, socialement et territorialement, où la pauvreté est venu frapper à la porte des centaines de milliers de personnes – plus de 800.000 dans les quatre dernières années de ce gouvernement, dépassant désormais les 2 millions et que 700 000 Portugais vivent en dessous du seuil de pauvreté – nous le devons à eux, à leurs décisions liées aux politiques de la troïka et leur politique de centralisation et de concentration de la richesse dans les mains des seigneurs de l’argent et du pouvoir.
Ce sont ceux là dont la richesse ne cesse de croître. Avec les riches de plus en riches, avec les 25 plus grandes fortunes du pays ayant leurs richesses en pleine croissance!

Oui, la crise qui s’est étendue à tous les secteurs de la vie nationale, y compris la justice, le gouvernement local et le régime démocratique lui-même, a des responsables: – ils sont le PS, le PSD et le CDS, et leurs gouvernements!

Oui, si la situation du pays est tel qu’elle est, c’est leur faute!

C’est leur politique que nous devons vaincre , non seulement les gouvernements qui les appliquent!

Voilà pourquoi le 4 Octobre lors les élections à l’Assemblée de la République sont si importants et tout aussi importante que la lutte que les travailleurs et notre peuple ont déjà livré.

[...]

Cette résistance et ces luttes sans laquelle l’offensive de la grande entreprise serait allé plus loin, qui a isolé socialement et politiquement le PSD / gouvernement de la CDS montre la voie qui mènera à leur défaite.

Une lutte qui a eu la force et la force du vaste mouvement syndical uni, la CGTP-IN, la grande centrale syndicale des travailleurs portugais. Une lutte qui avait les communistes à la pointe de son exécution, qui a eu l’intervention active et la solidarité du PCP.

La lutte des travailleurs d’un large front social anti-monopole, a permis d’isoler un gouvernement dont nous appelons le peuple désormais à confirmer la défaite par leur vote dans la bataille électorale importante pour l’Assemblée de la République prochaine. Nous avons gagné la bataille contre la résignation et la fatalité ; nous allons gagner la bataille pour une rupture et un changement.

[...]

La nécessité et l’urgence d’une rupture avec la politique de droite pour arrêter le cours du déclin économique et la régression sociale, apparaît comme un impératif national, une demande patriotique!

Il y a de fortes raisons en notre confiance dans la possibilité d’un pas ferme et décisif, avec le renforcement de la CDU et de la force du peuple et de leur lutte, pour créer les conditions d’une rupture et un changement nécessaire dans notre politique et de la vie nationale.

[...]
Nous les voyons, utiliser les artifices les plus diversifier pour entretenir la confusion et distribuer une fois de plus le jeu truqué de l’alternance sans solution de rechange et poursuivre le même chemin de la noyade du pays.

[...]

Le PSD et CDS, instrumentalise l’appareil d’État et des fonds publics pour recueillir le soutien électoral, au moment même où ils lancent des opérations de propagande frauduleuses, avec recours à des interprétations fantastiques d’indicateurs statistiques, en essayant de présenter un sillage de destruction laissé par quatre années de leur gouvernement comme un succès.

[...]

Ils agitent la situation grecque à grand cirs, pour s’en faire leur gilet de sauvetage. Mais ce que les événements en Grèce montrent c’est la nécessité impérieuse pour la résistance et la lutte contre les chantages, les pressions et les diktats de l’euro et l’Union européenne. Ce qu’ils démontrent c’est combien le PCP avait raison, qu’il n’y a pas de solution sans renégocier la dette, sans la libération des contraintes de l’euro qui conditionnent le développement souverain des pays. Ce qu’ils montrent c’est que le chemin que l’on a besoin de suivre sont possibles à construire avec courage, avec des principes, de la vérité et de la détermination, conduisant à des ruptures nécessaires et croyant toujours dans la puissance et la force de la lutte du peuple.

Par conséquent, malgré tout ce qu’ils promettent ou disent, les Portugais ne devront pas oublier le cauchemar de leur gouvernance. Comme ils ne devront pas oublier que leur véritable programme est celui qu’ils ont envoyé à Bruxelles – le Programme national de réforme – sur la base de l’intensification de la politique des catastrophes des quatre années précédentes, et donc rien ne peut les sauver d’une défaite profonde!

Telle est notre conviction profonde, assurer que le peuple les fasse échouer avec leur vote, leur vote pour CDU, pour les vaincre!
Mais si le PSD et le CDS cachent que leur véritable programme est liée aux directives du grand capital national et transnational, le Parti socialiste (PS) suit le même chemin.

Derrière beaucoup de propagande, ce que PS, le PSD et le CDS préparent pour après les élections, s’ils obtiennent les votes nécessaires, ce sont des mesures visant à approfondir l’exploitation, la dévaluation des salaires et l’augmentation de la précarité, amputant la sécurité sociale, qui attaquent les pensions et les retraités, la santé publique , l’école publique, la culture, le pouvoir local démocratique, le régime démocratique et la souveraineté nationale.

Tel est leur véritable programme.

[...]

Pour CDU il n’y a aucune hésitation. CDU est et sera toujours à côté des travailleurs et du peuple, prêt à assumer toutes les responsabilités que le peuple portugais voudra bien lui attribuer dans le gouvernement du pays, porteur d’une politique patriotique et de gauche capable de résoudre les problèmes nationaux.

Comme la grande force de la souveraineté et de l’indépendance nationale, la grande force de l’unité et de la convergence démocratique, la grande force de grave vérité politique, qui suppose de présenter un passé de vérité, de respect de la parole donnée et dont, qui l’expérience prouve qu’ils ont eu et ont raison: la grande force de combat contre la politique de droite, qui a marqué la présence dans tous les moments et les endroits où il était nécessaire pour affirmer les droits, lutter contre les injustices, défendre les emplois, les horaires et les salaires: la grande force d’une alternative, patriotique et de la politique de gauche, attaché aux valeurs d’Avril!

[...]
Un vote qui compte pour défaire le gouvernement et sa politique, mais aussi condamner les partis – PS, PSD et CDS – qui ont signé le pacte avec la troïka étrangère.

Un vote qui décide d’une politique de gauche patriotique et, qui ne manquera jamais de solutions pour défendre les droits et les revenus des travailleurs et des peuples.
Un vote en une force sur laquelle les travailleurs et les gens ont toujours  pu compter, et dont ils savent qu’ils peuvent compter, au moment où il est nécessaire de lutter contre les injustices, qui ne les a pas abandonnés quand il était nécessaire de lutter contre le gouvernement actuel.

Un vote contre des majorités absolues et contre les manœuvres et les pressions du président de garantir une politique de droite, soit par la main de PSD / CDS ou PS.

[...]

Maintenant le PS se dresse sur la pointe des pieds et met en garde sur l’attelage PSD / CDS. Où était PS au cours des 4 dernières années? A regarder la destruction du pays confortablement, en collaboration avec le gouvernement et les partis qui les soutiennent, dans beaucoup de leurs décisions.

[...]

Il y a ceux qui se hâte de dire qu’il n’y a pas d’alternative à une politique d’exploitation et d’appauvrissement, que l’on ne peut pas échapper aux diktats de l’Union européenne, que le pays ne dispose pas de ressources capables de mener une autre politique.

[...]

De notre part:
Au lieu de la poursuite du transfert de richesses vers le grand capital par l’intermédiaire de plus de 8 milliards d’euros par an en intérêts de la dette, le PCP propose la renégociation de la dette, dans son étendu, taux et montants, en réduisant considérablement ses charges annuelles.

Au lieu de la poursuite de la soumission aux exigences de l’Union européenne, le PCP propose la sortie du Portugal du traité budgétaire et des mécanismes de la gouvernance économique soi-disant, de récupérer et d’affirmer la souveraineté nationale, ainsi que l’étude et la préparation du Portugal à la libération de la soumission à l’euro.

[...]

Solutions qui font partie d’une politique patriotique et de gauche, liés aux intérêts nationaux et qui sont également une base pour le dialogue et la convergence avec d’autres forces démocratiques et les secteurs qui veulent pas renoncer à un Portugal avec un avenir.

Nous sommes dans un moment décisif dans la vie de notre pays. La situation est grave!

[...]

Aujourd’hui, comme d’habitude, le grand capital et les partis à son service, préparent la poursuite et l’approfondissement de cette politique d’exploitation, d’appauvrissement,de liquidation des droits, qui met en péril le régime démocratique et l’existence du Portugal en tant que nation et pays souverain et indépendant.

Le PCP a rempli et remplit son rôle, il incarne la différence, dans une action collective incomparable de ses militants, une intervention militante qui est sa capacité, sa force et un exemple.

Le Parti se renforce et fait face, avec confiance, à la nécessité et la possibilité de son renforcement.

Ici, nous pouvons donner l’exemple  de l’action « Plus organisation, plus d’intervention, plus d’influence – une PCP plus fort », le succès de la campagne de recrutement « Les valeurs de la révolution d’Avril pour l’avenir du Portugal » avec 2 mille nouveaux militants, a largement dépassé l’objectif, avec un nombre élevé de jeunes et de femmes.

[...]

Un parti plus fort pour se battre pour une rupture avec la politique de droite et une alternative patriotique et de gauche, pour la réalisation d’un programme d' « une démocratie avancée – les valeurs d’Avril à l’avenir du Portugal ».

Un parti plus fort, réaffirmant son identité communiste. Oui, tout le renforcement du Parti que nous avons réalisé et que vous voulez atteindre est pour rendre le Parti plus fort et plus influent, avec les caractéristiques essentielles qui le définissent, avec sa nature d’un parti de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, son objectif de construire une nouvelle société, le socialisme et le communisme, son marxisme-léninisme, ses principes de fonctionnement de base théorique dérivés du développement créatif du centralisme démocratique, une démocratie profonde interne, une direction centrale et une seule orientation générale, et sa caractéristique comme un parti patriote et internationaliste .

Une identité, un idéal et projet basé sur la force de nos convictions et de la justice de notre lutte et qu’aujourd’hui la réalité du monde rendent encore plus pertinent.

traduction JBC pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

source site web du PCP : http://www.pcp.pt/en/rally-2015-avante-festival

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:29

EN GRÈCE, LES PARTIS PRO-AUSTÉRITÉ RAFLENT LA MISE AUX ÉLECTIONS
 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 29 septembre 2015.
 

 

Les efforts de la Grèce pour se sortir de la crise qui l’étrangle ressemblent au combat de David contre Goliath. Hélas, contrairement à la légende, c’est Goliath qui a triomphé. Les élections législatives anticipées qui se sont tenues en Grèce le 20 septembre ont fait apparaître la morosité, le découragement, le fatalisme, le désenchantement, l’ennui, l’apathie, la lassitude, la résignation d’une grande partie de la population. Telles sont les expressions qui reviennent le plus souvent chez les commentateurs. C’est le « parti » de l’abstention qui est arrivé en tête avec 43,5%, particulièrement chez les jeunes et les classes populaires. C’est le niveau le plus élevé depuis la fin de la dictature en 1974. Elle n’était que de 36% lors des législatives de janvier quand Syriza rassemblait davantage de voix que l’abstention, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Il est vrai que les Grecs avaient de nombreuses raisons d’être déçus et démobilisés par la capitulation du Premier ministre Tsipras. Son parti, Syriza, la droite, les centristes et les socialistes s’étaient engagés à appliquer le même programme...

 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/En-Grece-les-partis-pro-austerite-raflent-la-mise-aux-elections

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