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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:09

Mercredi 29 Juin 2016 à 17:32 sur Marianne.net

Ils ont permis le Luxleaks, dévoilant nombre d'accords fiscaux secrets entre des multinationales et le Luxembourg. Pourtant, Antoine Deltour et Raphaël Halet ont été condamnés à respectivement 12 et 9 mois de prison avec sursis et 1500 et 1000 euros d'amende.
Antoine Deltour a écopé de 12 mois de prison avec sursis et 15000 euros d'amende - JEROME MARS/JDD/SIPA

Et pourquoi pas le bûcher ? Dans le duché du Luxembourg, paradis de l’optimisation fiscale, on ne rigole pas avec le secret des affaires, a fortiori quand il s’agit des accords fiscaux entre le gouvernement et les multinationales. Et même si les peines sont bien inférieures aux réquisitions du parquet, le verdict du procès LuxLeaks est à la hauteur du crime de lèse duché : une peine de 12 mois de prison avec sursis et une amende de 1500 € pour Antoine Deltour, 9 mois de prison avec sursis et 1000 euros d'amende pour Raphaël Halet. Ces deux anciens du cabinet Price Waterhouse et Cooper devront aussi payer un euro symbolique à leur ex-employeur. Édouard Perrin, le journaliste de Cash investigation qui avait diffusé les informations de ces deux lanceurs d’alerte, a lui été acquitté.

C’est pourtant grâce aux informations révélées par Antoine Deltour que les citoyens européens et plus encore les journalistes qui travaillent sur les questions fiscales ont eu la preuve de leur intuition : le Luxembourg est le centre d’une vaste machine pompant les ressources fiscales de ses partenaires européens. Le Luxleaks, avec ces milliers de documents de PWC (30 000 au total), dévoilent, en effet, nombre d’accords fiscaux secrets conclus entre les multinationales comme Starbuck, Ikea, Mc Donald ou encore Fiat et le gouvernement du Duché, notamment sous la direction de Jean-Claude Junker, l’actuel président de la Commission européenne. Ces « tax rulings » ne sont rien moins que d’imposants montages juridiques ayant pour but de transférer au Luxembourg, pays à faible imposition, les profits réalisés dans les pays à fort taux d’impôts sur les sociétés.  

Antoine Deltour jugé comme un voleur de mobylette

Qu’Antoine Deltour ait reçu le Prix du citoyen européen 2015 décerné par le Parlement européen. Que Michel Sapin, notre ministre des finances et actuel employeur via l’Insee de l’ancien auditeur déclare « Des situations comme celle de Monsieur Deltour sont inadmissibles. A l'avenir en France il sera protégé ». Ou enfin qu’à la suite des révélations des deux lanceurs d’alertes, la Commission a considéré que la faible imposition de Starbuck et Fiat par le Luxembourg constituait une subvention. Rien n’y a donc fait.

Chez nous, un étrange mouvement de sympathie s’est cristallisé autour de Jérôme Kerviel. Le trader agissait pourtant comme un croyant dans le dieu argent et il espérait bien en retirer des subsides sous forme de bonus. Lui, qui « sentant le marché » a misé jusqu’à 50 milliards d’euros sur la hausse, quand c’est la baisse qui est sortie de son pari à pile ou face. Rien de tout cela avec Antoine Deltour. La conscience de cet aimable auditeur chez PWC avait été heurté par l’incroyable hold-up à plusieurs dizaines de milliards d’euros dont les citoyens de l’Union étaient victimes. En dévoilant ces informations, il n’en a pas profité matériellement, il a juste fait acte d’esprit civique. Le Luxembourg l’a jugé comme un voleur de mobylette. Le message aux dizaines de milliers d’employés des banques et autres cabinets d’audit et d’avocats que compte le petit état est aussi clair que celui des mafieux siciliens : l’omerta pour tout le monde.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 13:51
Les ouvriers bulgares impayés squattent l’hôtel à Maintenon

 

Les ouvriers bulgares de Bulmix ont été employés sur plusieurs chantiers à Maintenon, dont la construction de l’hôtel de luxe Le Castel. Mais ils ne sont plus payés. Ils sont en grève et vivent dans L’hôtel du Cygne qui n’est plus payé non plus.

BULMIX FRANCE, Société par action simplifiées au capital de 100 000€, a débuté son activité en novembre 2013.

Petar KONSTANTINOV est président de la société BULMIX FRANCE. Le siège social de cette entreprise est actuellement situé 38 rue de Berri - 75008 Paris 8

BULMIX FRANCE évolue sur le secteur d'activité : Construction de bâtiments

Chiffres d'affaires 2014 ( 14 mois ) : 4 688 335 euros

 

Article paru dans l'Echo Républicain du 12 novembre 2015

Extraits ( les plus savoureux) - Lire l'article intégral ci-dessous

Le patron de Bulmix France répond aux interrogations des entreprises et artisans euréliens, qui critiquent le déroulement du chantier du Castel de Maintenon.

Petar Konstantinov, patron bulgare de la société Bulmix France, a décroché le marché du Castel de Maintenon, un luxueux hôtel en construction. Il emploie 43 salariés bulgares sur ce chantier.

On vous reproche d’être une entreprise bulgare qui profite des règles européennes pour faire travailler de la main-d’œuvre pas chère ? Nous sommes une filiale française, d’une entreprise bulgare. Nous sommes soumis aux mêmes règles que les entreprises françaises qui travaillent sur l’Hexagone. On paie les mêmes charges et taxes que les entreprises d’ici. Nous sommes enregistrés au registre du commerce en France et, par conséquent, nous déclarons tous nos chantiers aux organismes français. En plus, sur ce chantier, nous travaillons avec des entreprises françaises et européennes. Par exemple, la société Dias, qui livre le béton, est portugaise.

Pourquoi ne pas avoir pris des salariés français ? C’est connu, dans notre secteur, et dans toute l’Europe de l’ouest et de l’Est, les meilleurs ouvriers sont turcs, portugais, serbes et bulgares. En Espagne, par exemple, sur les chantiers du BTP, ce sont majoritairement des Portugais et des Bulgares qui travaillent parce que leur compétence est reconnue. L’équipement, le dessin et les ascenseurs sont livrés par des entreprises françaises.

Que pouvez-vous dire aux entreprises locales qui subissent la crise, alors que vous travaillez sur leur territoire ? Je le répète, c’est la globalisation et l’Europe du libre-échange qui veulent cela. Est-ce qu’on critique lorsque Bouygues ou d’autres entreprises françaises décrochent des marchés colossaux en Bulgarie. Est-ce qu’on leur dit de rentrer chez elles, parce qu’elles prennent l’argent des Bulgares ? Notre entreprise a des chantiers en Russie, au Kazakhstan, en Turquie, en Allemagne, en Grèce et en Grande-Bretagne. C’est l’Europe d’aujourd’hui ! [...]

 

Le propriétaire du futur hôtel quatre étoiles de Maintenon réfute toutes les accusations des entrepreneurs euréliens.

Sur le choix d’une entreprise bulgare, au lieu de faire travailler les artisans et les sociétés locales, Jean-Marc de Margerie se veut d’abord européen :« Je suis exploitant propriétaire. Je ne construis pas pour partir après avoir revendu mes réalisations. Si un investisseur privé français met sur la table 15 millions d’euros, il va d’abord chercher à rentrer dans ses frais, en réalisant la totalité de son projet. Nous sommes Européens avant tout. Je regrette que le drapeau dressé par les ouvriers bulgares ait blessé les Euréliens. Nous avons remis à ses côtés le drapeau français. Je rappelle que le choix d’une entreprise ne se fait pas sur sa nationalité, mais sur des critères économiques et financiers. Je ne gagne pas d’argent sur le dos des Bulgares. Le carrelage est importé d’Italie et la robinetterie est d’origine allemande », détaille-t-il.L’homme dit avoir attribué le marché à une filiale française d’une entreprise européenne, dans le respect de ce qu’exigent les bâtiments de France.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 16:32
L'Union européenne assume : la loi El Khomri, c'est elle

Jean-Claude Juncker, président luxembourgeois de la Commission européenne

 

FIGAROVOX/DECRYPTAGE - Jean-Claude Juncker a déclaré que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire».Pour Coralie Delaume, l'économie de notre pays est depuis longtemps l'application des orientations de l'Union européenne.


Coralie Delaume est journaliste. Elle a notamment publié Europe. Les Etats désunis (Michalon, 2014). Découvrez ses chroniques sur son blog.


La loi El Khomri est un produit d'importation made in Union européenne (voir explications détaillées ici). Les «Grandes orientations de politique économique» (GOPÉ), dont l'existence est posée par les traités, et le «Programme national de réformes» (PNR), qui s'inscrit lui-même dans le cadre de la stratégie Europe 2020 «pour une croissance économique intelligente, durable et inclusive» (tsoin-tsoin), prescrivent à de nombreux pays et depuis longtemps le malthusianisme budgétaire et la modération salariale.

Dans même temps, la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union (CJUE), n'a de cesse de promouvoir l'ordre concurrentiel et la dérégulation. Surtout, au travers d'arrêts à l'impact décisif mais mal connus du grand public, tels, par exemple, les arrêts Laval et Viking de 2007, elle œuvre à saper le droit du travail dans les pays membres, et à affaiblir la capacité de négociation des salariés dans les conflits sociaux.

Enfin, l'appartenance à l'euro interdit toute dépréciation de la monnaie. Dès lors, elle conduit les pays de l'eurozone non à renforcer leur coopération, non à développer entre eux la solidarité, mais à se mener les uns aux autres une véritable «guerre de la désinflation salariale», selon une expression de Steve Ohana. Pour livrer cette guerre, ajoute l'économiste, «la France ne semble plus avoir d'autre choix que de s'engager plus franchement dans des politiques de dévaluation interne, non plus seulement via la baisse de la fiscalité sur le travail, mais via la compression des salaires eux-mêmes ( …) c'est l'option qui sous-tend la loi El Khomri».

Face au caractère scandaleux de l'affaire, face à la blessure d'orgueil que ne peut manquer d'occasionner, chez n'importe quel peuple encore un peu conscient de lui-même, l'idée d'être «gouvernancé» depuis Bruxelles, Francfort ou Luxembourg au lieu d'être normalement gouverné par les dirigeants qu'il a élus, on pourrait s'attendre à ce que les «Européens de métier» fassent profil bas. Par décence. Par souci de ne pas attiser la colère. Parce que le fait de bénéficier de pouvoirs exorbitants dont ils ne doivent la titulature qu'à une série d'erreurs d'aiguillage de l'Histoire, devrait suffire à les contenter.

Mais non. Jouir en silence du confort sans risque qu'offre le séjour dans cet Olympe grisâtre depuis lequel ils nous surplombent n'est pas assez bien pour ces encravatés. Il faut encore qu'ils portent en bandoulière leur bonheur niais d'être là où ils sont, et qu'ils l'ouvrent à tout propos. Sans se rendre compte qu'à la fin, «les gens» commencent à comprendre. Et à s'agacer.

L'ouvrir très grand, c'est l'une des choses que Jean-Claude - «il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens» - Juncker fait le mieux. Aussi a-t-il trouvé judicieux, dans un récent entretien au journal Le Monde de formuler ces quelques regrets: «à voir les réactions que suscite la «loi travail», je n'ose pas m'imaginer quelle aurait été la réaction de la rue, à Paris ou à Marseille, si votre pays avait dû appliquer des réformes comme celles qui ont été imposées aux Grecs». Ah, ces Français rétifs! Comme il est dommage de ne pouvoir vitrifier leur économie avec cette même brutalité joyeuse dont on a usé contre l'économie grecque!

Ceci dit, rien n'est jamais perdu pour qui sait s'armer de patience. Durant l'été 2015, au cœur de la «crise grecque», le ministre hellène Yanis Varoufakis avait donné quelques clés pour comprendre la dureté des créanciers vis-à-vis de son pays. Selon lui, la véritable cible des «Européens» (et de l'Allemagne, plus encore que de l'Europe institutionnelle) était en fait l'Hexagone. «La Grèce est un laboratoire de l'austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d'être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins», avait-il osé. Pour lui, les cibles terminales étaient l'État-providence et le droit du travail français.

Or pour Jean-Claude Juncker, il se trouve que «la réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu'il faut faire». Le minimum seulement. Et, avec un peu de chance, de constance et d'audace, une simple étape vers ce rêve éveillé que constitue l'idéal grec!

Autre grand bavard: Pierre Moscovici. Lui assume mieux encore que Juncker, et ses insinuations n'en sont plus. Ce sont même des aveux: oui, l'Union européenne veut la loi El Khomri. Dans un entretien publié ici le 18 mai soit, précisément, le jour de la parution des recommandations adressées par la Commission à la France dans le cadre du «semestre européen», le commissaire aux Affaires économiques faisait connaître sa volonté. S'il minaudait tout d'abord en prétendant qu'il ne lui appartenait pas de «juger» la Loi travail, il rappelait toutefois qu'il lui appartenait bien de l'exiger: «Tout ce que je peux dire, c'est que la réforme est indispensable et qu'y renoncer serait une erreur lourde (…) les Français ont souvent le même réflexe quand une réforme se présente: celui de s'y opposer. Cela ne signifie pas que la réforme n'est pas nécessaire et qu'elle ne doit pas être menée (…) En outre, je pense que la volonté du peuple doit s'exprimer dans les élections, pas dans les sondages».

C'est vrai. En principe, sauf à vivre dans le chaos de la démocratie d'opinion, les scrutins font foi bien plus que les sondages. Mais en principe aussi, le pouvoir exécutif français se situe à l'Élysée et à Matignon (Paris, France), et non dans le bâtiment du Berlaymont (Bruxelles, Belgique). Sauf à vivre dans le chaos de la démocratie congédiée.

Évidemment, si les choses en sont là, et Moscovici le dit fort bien, c'est en raison «des traités que les gouvernements et les Parlements de l'Union européenne, à commencer par celui de la France, ont signés». C'est là l'argument dont les européistes se prévalent sans cesse, car il n'y a plus que ça en magasin. Au passage, ils se hâtent d'oublier que le dernier des traités, celui de Lisbonne, a tout de même nécessité pour être signé que l'on s'assoie en 2005 sur les résultats de deux référendums, le néerlandais et le français. Tout comme on s'est assis sur le résultat de la consultation grecque de juillet 2015. Autrement, c'était début du détricotage de la zone euro.

Au sujet du mouvement social actuellement en cours, Myriam El Khomri a eu ces mots très contestés: «il n'est pas question que l'économie de notre pays soit prise en otage». Ils sont pourtant incontestables: l'économie de notre pays est, depuis longtemps, en situation de captivité. Simplement, les rançonneurs ne sont pas forcément ceux que l'on croit.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:12
Journal indépendant de la Nuit Debout
Distribué par une militante de la Commission Europe Debout de Nuit debout Paris

Distribué par une militante de la Commission Europe Debout de Nuit debout Paris

Photo Francis Azevedo / DR

TRIBUNE — PAR BOB SOLO - Photo Francis Azevedo

Il faut encore interpeller et s’interroger au sujet de ce qu’on appelle la construction européenne : qu’est-elle devenue, qui sert-elle et qui la dirige ?
Du récent affrontement entre l’UE et le gouvernement grec jusqu’à loi travail imposée en France et ailleurs, en passant par le TAFTA et les autres traités économiques en vigueur ou en préparation, des événements qu’on pourra qualifier d’historiques, pour une fois sans exagérer, se déroulent sous nos yeux.

Le 23 juin, on vote au Royaume-Uni pour ou contre le fameux Exit, la sortie de l’UE d’un pays membre (qui n’est déjà pas dans la zone euro). Fin juin également, lors du prochain sommet de l’UE, la commission européenne demandera aux pays membres de confirmer le mandat de négociation qu’ils lui ont confié concernant le TAFTA, ou TTIP, le plus important accord commercial prévu entre l’Europe des 28 et les États-Unis, de plus en plus contesté par les populations des deux côtés de l’Atlantique. Partout se déclarent des zones hors TAFTA. Jean-Claude Juncker met clairement la pression sur tout le monde pour aboutir rapidement.

A ce stade-là, il s’agit de bien comprendre ce que tout ça révèle de ces institutions qui paraissent si abstraites et lointaines, mais qui, en fait, qu’on le veuille ou non, qu’on le sache ou pas, régissent maintenant nos vies quotidiennes. Et à partir de là, la nécessité – urgente – de prendre position : si la première question qui se pose nettement, c’est la vraie nature de cette “construction européenne”, la seconde est clairement de savoir si on souhaite continuer d’y participer – de la subir ? – ou pas.

Le fait est que cette UE a indéniablement montré “son vrai visage”, comme l’ont dit beaucoup d’observateurs, médias, économistes, responsables politiques divers, etc. Un visage, c’est-à-dire surtout un langage et des comportements pour le moins autoritaires, des méthodes brutales, tyranniques – on évitera ici de parler de dictature, ne serait-ce que par souci de peser les mots et peut-être par respect des victimes des “vraies” dictatures passées ou présentes : ces endroits où l’on assassine les gens pour tuer leurs idées.

 

Mais on a tout de même vu à l’œuvre une poignée de gens de pouvoir totalement dénués d’ouverture, d’honnêteté ou tout simplement d’humanité, et dont les plus beaux spécimen flirtent allègrement avec le conflit d’intérêts ou le soupçon de corruption – le président Juncker en tête. Leur intransigeance veut se faire passer pour de la “responsabilité” quand on n’y voit que la défense acharnée de dogmes économiques qui protègent uniquement les privilèges d’une classe dominante, dont ils font partie, au détriment de centaines de millions de citoyens européens.

Dès lors, le discours sur l’Europe « des peuples », l’Europe « qui protège », l’Europe de la « solidarité », tout ça n’est plus qu’une mauvaise blague, une opération de propagande. Une arnaque. Au minimum un échec retentissant, si tant est que la réussite de la mise en œuvre de ces beaux concepts ait été ne serait-ce qu’un seul jour le véritable objectif de tout ce bazar technocratique – ce dont on peut carrément douter aujourd’hui si on y croyait encore hier. Et justement certains n’y ont jamais cru.

On peut aussi y être complètement indifférent, comme beaucoup l’ont toujours été, n’en avoir rien à faire ou penser que “c’est comme ça”, qu’on n’y changera rien, et que la seule option qui reste l’est à titre individuel : faire avec, faire pour soi, faire “son petit bonhomme de chemin”. Dans ce cas-là, il faudra quand même accepter qu’à l’intérieur du cadre tel qu’il est imposé, un tel individualisme a automatiquement des conséquences sur autrui. Autrement dit, avoir à l’esprit que dans cette UE à la fois autoritaire et ultra-libérale, simplement tenter de s’en sortir soi-même ne peut qu’impliquer de jouer des coudes en permanence, voire écraser les autres.

Bref, la compétition totale, la loi du plus fort – du plus riche en réalité –, la guerre de tous contre tous. Apparemment, ça convient à nombre d’entre nous. Certains prétendront même que “c’est la nature”, argument stupide par excellence, mais toujours pratique pour masquer son cynisme, son égoïsme, sa flemme congénitale ou sa lâcheté à assumer une idéologie pourrie facilement réductible à : « Chacun sa gueule, la mienne d’abord, et après moi le déluge ». Un déluge qui d’ailleurs pourrait se produire plus vite qu’on ne le croit, conséquence directe et déjà amorcée de ce capitalisme du désastre.

Pour les autres, toutes celles et tous ceux qui ont un peu plus de conscience politique qu’un bulot, qui possèdent encore quelques valeurs et/ou quelques scrupules, il est temps de réaliser la violence des attaques et des humiliations subies par les populations européennes, des ravages sociaux, humains, économiques et écologiques, présents et à venir, et d’en tirer les conséquences.

On peut voir ça et là les tenants d’une “refondation”, d’une “reconstruction”, d’une “réorientation” de l’Union. On peut lire ou entendre leurs appels, plus ou moins enthousiastes, et plus ou moins argumentés, pour “une autre Europe”. Ce à quoi s’opposent d’autres avis plus tranchés : la comédie a assez duré, il faut en finir une bonne fois.

De fait, de celui de de Rome à celui de Lisbonne en passant par celui de Maastricht, les traités européens en sont arrivés à ne plus laisser aucun choix : les états-membres qui en sont signataires doivent y obéir. Point barre. Et on a pris soin de graver dans le marbre de ces textes des dispositions qui jusque-là appartenaient à la délibération collective. On voit donc mal désormais comment on pourrait sérieusement prétendre “lutter de l’intérieur”. L’épisode grec notamment le démontre de façon la plus crue et la plus cruelle : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités», dixit Juncker. Nous faut-il un dessin?

Ce n’est plus la seule problématique monétaire vis à vis de l’euro qui est en débat, ni même la simple impossibilité d’une politique économique décidée à l’intérieur d’un pays (ne parlons même pas d’une politique sociale), et c’est encore moins la question de la paix en Europe, celle que l’UE prétendait garantir et dont on voit ce qu’il en est : fiasco. Non, c’est la question cruciale de la souveraineté populaire, qui n’a rien à voir avec les “nationalismes” et autres délires réactionnaires nauséabonds, mais qui en revanche à tout à voir avec – et au fond n’est rien d’autre que – la question de la démocratie.

Voilà ce qu’on est en train de nous voler morceau par morceau : la possibilité, démocratique, collective, populaire, libre – en fait, le droit, de faire des choix pour notre vie présente comme pour notre avenir. Et rien ne montre objectivement qu’il y a aura une fin à ce pillage. Sauf à trouver les moyens de le faire cesser.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:08
Les conséquences budgétaires du BREXIT

par sur son blog Russeurope ·

Le ministre des finances du Royaume-Uni (le « Chancelier de l’Echiquier ») M. Georges Osborne, a menacé les britanniques d’une « coup de trique » fiscal au cas où ils voteraient « mal » lors du référendum, c’est à dire pour une sortie de l’Union européenne. Il convient ici de rappeler que le Royaume-Uni est un contributeur net au budget de l’Union européenne, autrement dit qu’il verse plus qu’il ne reçoit.

Sur les quatre dernières années l’état du budget est le suivant :

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 17:43
Medef et PS, 30 ans d’amour

par L’équipe de Fakir 06/06/2016

 

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

 

La dictature des marchés ? La libre circulation des marchandises, à travers l’Europe
et le monde ? Les centaines de milliards qui s’évadent, chaque jour, de Paris à Panama ? Tout ça n’est pas tombé du ciel, tout seul, comme la pluie ou comme une fatalité.
Des gouvernements l’ont construit, et bien souvent des gouvernements « socialistes »

Extraits et sommaire

François Mitterrand : le virage libéral [...]
Jacques Delors : lobby, mon ami

« Les dirigeants de l’ERT ont été à l’avant-garde du soutien de mon idée. » C’est Jacques Delors , alors président (socialiste) de la Commission européenne, qui l’explique tranquillement : pour bâtir l’Europe, voilà avec qui lui s’est allié : avec l’ERT, l’European Round Table, qui rassemble 45 « capitaines d’industrie », les PDG de Total, Nestlé, Renault, Siemens, etc. [...]

DSK : le lobbyiste du patronat

Ce petit matin de février 1993, tout le CAC 40 défile en haut des Champs-Elysées. De leurs voitures avec chauffeurs, descendent Lindsay Owen-Jones (PDG de L’Oréal), Didier Pineau-Valenciennes (Schneider), Vincent Bolloré, Jean Gandois (Péchiney), Louis Schweitzer (Renault), Jean-René Fourtou (Rhône-Poulenc), Bertrand Collomb (Lafarge), François Michelin, Francis Mer (Usinor), Guy Dejouany (Compagnie Générale des Eaux), Serge Tchuruk (Total)…[...]

Jean-Charles Naouri : le libérateur des marchés

On l’appellera bientôt le « big-bang de la finance ». Mais c’est de façon cachée que, en France, entre 1984 et 1986, se prépare cette déflagration. Pierre Bérégovoy
exerce alors comme ministre des Finances (socialiste), et sa biographe Christiane Rimbaud explique : toutes les réformes qui seront entreprises, dont le grand inspirateur est Jean-Charles Naouri (alors directeur de cabinet), participent d’un plan d’ensemble et affirment leur cohérence. Mais les initiateurs de ces mesures se gardent bien de dire qu’il y a là un grand dessein, une grande réforme : « On ne voulait pas donner l’idée qu’il y avait un grand mouvement, parce qu’on aurait fait peur, explique ainsi Jean-Charles Naouri. Au contraire, on a fait cela très éparpillé, très morcelé, pour qu’il ne se constitue pas une opposition unie contre nous. » Et c’est ainsi que se produit, toujours d’après Naouri, « une profonde mutation, sans doute la plus profonde depuis de longues années ».[...]

François Hollande : mes amis, les financiers

« Perdre les ouvriers, ce n’est pas grave » : voilà la petite phrase que lâchait François Hollande après la fermeture de Florange. C’est qu’à l’Élysée, le président ne s’est pas franchement entouré de prolétaires ni de syndicalistes. Plutôt de financiers… sans doute pour mieux les combattre ![...]

Lire l'intégralité ci-dessous

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 10:24
Source Humanité - 19/11/2014

Source Humanité - 19/11/2014

Un texte intitulé « Neoliberalism : oversold ? » vient d’être publié dans le numéro de juin de la revue du Fonds monétaire international Il critique, avec de la modération mais sans ambiguïté, la vigueur et la généralisation des politiques néolibérales - qualifiées comme telles - au niveau mondial, l’instabilité qu’elles provoquent, les inégalités qu’elles génèrent.

Ce n’est pas la première fois que des doutes s’expriment depuis le cœur même du réacteur. Et cela n’empêche pas le réacteur de continuer à tourner à fond, emporté par son propre élan.

En 2013 par exemple, dans un rapport sur la Grèce (IMF Country report n° 13/156) le Fonds avait esquissé un mea culpa sur les politiques d’austérité appliquées à la Grèce. Il avouait avoir sous estimé les effets récessifs de la rigueur sur l’activité économique hellène. Il convenait qu’il aurait mieux valu envisager dès 2010 un défaut partiel sur la dette, qui sera finalement autorisé que deux ans plus tard.

De la même façon, la Commission européenne publiait la même année un rapport mettant en cause l’austérité et indiquant par exemple que « les effets négatifs des restrictions budgétaires et des hausses d’impôts sur l’emploi et le niveau de vie sont de plus en plus visibles dans certains États membres ».

Toutes ces belles paroles de part et d’autre n’ont pas empêché que les mêmes politiques de se poursuive, notamment en Europe et spécialement en Grèce.

Ceci dit, comme il n’y pas de mal à se faire du bien et parce que ce n’est peut-être pas uniquement la simple « tempête dans un verre d’eau » que le journal Le Monde adorerait pouvoir y voir, voici le texte intégral du FMI.

La traduction ci-dessous a été réalisée par Monique Plaza et Loïc Steffan. http://l-arene-nue.blogspot.fr/2016/06/le-neoliberalisme-t-il-ete-sure...

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 13:52

Près de Dieppe, des adhérents de la FDSEA 76 ont procédé à un contrôle des étiquettes.  Les agriculteurs souhaitent que l'origine de la viande soit indiquée.

 

De fait la situation dramatique des agriculteurs est dûe à la politique agricole commune qui a pour épine dorsale la libéralisation et l'ouverture des frontières à la "concurrence libre et non faussée".  C'est aussi l'idéologie de base de la FNSEA.  C'est pourquoi cette action est en totale contradiction avec ce que prône réellement leur syndicat agricole.  C'est pourquoi la FNSEA fera tout pour empêcher toute convergence des luttes avec les salariés qui sont - au travers des réformes sur la loi Travail, du dumping social généralisé et des fermetures d'entreprises - victimes du même capitalisme mondialisé que les agriculteurs. Les deux sont également victimes des préfets de ce capitalisme : les membres de la Commission européenne. AC

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 10:34

DECLARATION DU BUREAU DE PRESSE DU CC DU KKE SUR L’ACCORD DE L’EUROGROUPE

L’œuvre antipopulaire du gouvernement a été approuvé et ratifié par l'accord de l'Eurogroupe sur l'achèvement de l’évaluation. L’accord confirme que la spirale descendante est sans fin, car pour chaque tranche du prêt suppose de nouvelles mesures antipopulaires. De même, toute «allégement» de la dette, qui n'a pas été créée par le peuple, sera accompagnée d'une nouvelle série de mesures dans les différentes phases de la discussion sur ce sujet, quelle que soit la façon dont la concurrence entre le FMI et les sections des classes bourgeoises de l'UE sera exprimée et quelle que soit son résultat.

Les mensonges du gouvernement de coalition SYRIZA-ANEL se dénouent rapidement, car les lois qui viennent d'être adoptées ne constituent pas les dernières mesures difficiles, comme les fonctionnaires du gouvernement voulaient nous faire croire dans la période précédente.

La loi-guillotine sur le système de Sécurité sociale, la forte augmentation de la fiscalité, les privatisations, la remise des prêts rouges aux «fonds», le mémorandum supplémentaire-mécanisme automatique de réductions ne sont pas les dernières lois antipopulaires de la « dernière tour difficile » comme le gouvernement a promis au peuple. D'autant plus quand la prochaine évaluation présuppose une nouvelle offensive, se concentrant sur les droits des travailleurs, avec des licenciements collectifs et des attaques contre les droits syndicaux. Dans tous les cas, le terrain est déjà préparé par les récentes demandes exprimées par SEV (Fédération hellénique des Entreprises) et d'autres organisations d'employeurs.

L'optimisme du gouvernement que l'accord de l'Eurogroupe concernant la Grèce « sera le début de la sortie du cercle vicieux de la récession économique du pays » ne concerne pas la classe ouvrière et les couches populaires qui assument le fardeau de la crise, mais le capital qui attendre la reprise de ses profits. Sur la base de la situation actuelle de l'économie internationale et nationale, la prévision d'une reprise rapide et significative de l'économie grecque est sans fondations. Quel que soit le cas, une reprise des profits capitalistes sera accompagnée de nouvelles subventions, des allégements fiscaux et de régimes de faveur inclus dans la nouvelle loi de développement, alors que l’arsenal antipopulaire du gouvernement et des monopoles restera en vigueur et sera renforcé.

Le peuple lui-même peut mettre fin aux mesures antipopulaires du gouvernement et de l'UE par sa lutte organisée, le regroupement du mouvement, l'alliance populaire, sur la voie de rupture et de renversement du capitalisme.

 

ATHENS 25/5/2016

BUREAU DE PRESSE DU CC DU KKE

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 02:51

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La dette grecque annulée ? Une blague, bien sûr...

La dette grecque annulée ? Une blague, bien sûr... (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)

Le Comité pour l'abolition de la dette du tiers monde a usurpé l'identité du Club de Paris, réunion informelle de 20 pays créanciers, pour faire croire à la suppression de la dette grecque. Une opération de communication pour provoquer une interrogation sur la dette.

Le canular a fait sursauter à Bercy. Ce vendredi 3 juin est apparu sur Internet un site français du Club de Paris, une réunion de 20 Etats créanciers de pays en développement créé en 1956 et connu pour sa grande discrétion. Sur ce site, on pouvait trouver un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux et titré : « Le Club de Paris décide d'annuler la dette de la Grèce et de se doter de statuts officiels. »

Un canular qui fait réagir Bercy

On y apprenait que cette institution informelle, qui regroupe notamment l'Allemagne, la France et l'Italie, avait décidé de supprimer ces créances vis-à-vis de la République hellénique après avoir entendu un expert de l'ONU et pour permettre à son gouvernement « de remplir ses obligations internationales, notamment dans le domaine des soins de santé et de l'éducation, et de financer les investissements publics visant une croissance inclusive et une réduction de la pauvreté ». Le communiqué annonçait aussi que le Trésor français, dont le directeur assure en 2016 la présidence du Club de Paris, proposait de donner à l'institution informelle des statuts officiels et de publier des comptes-rendus des réunions de ces 20 Etats créanciers.[...]

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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