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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 09:34
EXCLUSIF - Les 100 Français les plus riches en 2016
Sur Capital.fr

Gérard Mulliez (au centre) classé premier du classement devant Liliane Bettencourt et Bernard Arnault.

© Nicolas TAVERNIER, Franck CRUSIAUX, Pascal SITTLER /REA

A elles toutes réunies, les 100 plus grosses fortunes françaises pèsent près de 327 milliards d’euros. Découvrez notre nouveau millésime doré.

Presque une misère. Selon nos calculs, les 100 familles françaises les plus riches du pays ont vu leur fortune professionnelle n’augmenter que de 2,7% en moyenne cette année. La faute à une conjoncture internationale compliquée, mais surtout, en France, à une Bourse hésitante. Mais ne sortons quand même pas trop vite les mouchoirs. D’abord parce que cette hausse représente la coquette somme de 8,6 milliards d’euros.[...]

Lire la suite avec le lien ci-dessous

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 23:00

"Ce processus de chantage confirme que l’euro et les politiques qui y sont associées sont vraiment contraire à l’intérêt national, et en conséquence le PCP estime que le Portugal devrait préparer et être prêt à se libérer des contraintes qui entravent le développement et le progrès du pays et essayent de le garder enchaîné à un cercle vicieux de la soumission, l’appauvrissement, l’endettement et du chantage."

paru sur le site Initiative communiste

image europe portugalAprès la Grèce à l’été 2015, le chantage de l’Union Européenne contre le Portugal montre une nouvelle fois la nature totalitaire, dictatoriale de l’Europe et de l’Euro.

Le conseil des ministres des finances de l’Union Européenne (ECOFIN) a donc décidé de suivre les recommandations de la Commission Européenne. Et de sanctionner le peuple portugais.

Lire plus sur http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/sur-la-decision-de-leurogroupe-et-le-chantage-de-lunion-europeenne-contre-le-portugal-par-le-pcp/

Sur la décision d’ECOFIN et le chantage de l’Union européenne contre le Portugal

Parti Communiste Portugais – 12 Juillet 2016

PCP portugal marcha_cdu_soberania_independencia_nacionalLa décision du Conseil Affaires économiques et financières de l’Union européenne (ECOFIN) de poursuivre les « procédures pour déficit excessif » contre le Portugal constitue une attaque inacceptable sur les droits et les conditions de vie du peuple portugais, un affront à la souveraineté nationale, à la démocratie inscrite dans la Constitution portugaise et à la volonté du peuple portugais.

En se référant à la période comprise entre 2013-2015 et au budget de l’Etat 2015, ce que cette décision montre c’est que pour  l’Union européenne et ses institutions tout sert à imposer leur politique d’exploitation et d’appauvrissement, y compris les conséquences économiques de la politique que l’Union européenne avait établi avec le gouvernement PSD / CDS que cette décision maintenant, apparemment, veut sanctionner.

Il est donc clair que la décision d’ECOFIN est, avant tout, encore une autre étape dans le processus de chantage et d’ingérence extérieure contre le Portugal et son peuple qui vise, comme le PCP l’a dénoncé dès le début, à inverser les réalisations et les progrès réalisés au cours des derniers mois ,  pour placer au centre du débat la politique de l’appauvrissement, l’exploitation et la soumission du PSD gouvernement / CDS précédente, et contraindre le débat sur l’avenir, à savoir le budget de l’Etat pour 2017.

Le PCP souligne que ce processus n’a absolument rien à voir avec des préoccupations au sujet de la santé de l’économie et les finances publiques nationales. Il s’agit d’un processus politique et idéologique, exécuté par les centres de décision du pouvoir économique et les structures de pouvoirs menés par l’Allemagne, à travers les institutions de l’UE, avec la collaboration active au Portugal du PSD et CDS. Son principal objectif est d’essayer de détruire ou de contraindre  toutes les réalisations, les progrès et l’espoir a été construit au cours des derniers mois selon la volonté du peuple et par le dialogue démocratique.

Comme le PCP a toujours averti, ce qui est vraiment en jeu est la pression politique – et les sanctions en sont juste une autre arme – pour imposer une nouvelle fois les politiques du passé qui ont causé et continuent de causer beaucoup de souffrances pour le peuple portugais. Et ainsi, le PCP estime que le gouvernement portugais ne peut pas céder au chantage, ne peut pas accepter les politiques et les «plans» que, sous prétexte de la soi-disant «amende zéro», ils sont maintenant tentés d’imposer.

L’Union européenne vient de confirmer, par cette décision, qu’elle poursuit sur les mêmes chemins qui ont traîné le Portugal et, en général, le continent européen, dans une situation de crise économique et sociale profonde, dont les conséquences politiques sont en vue.

Il appartient maintenant au gouvernement et aux institutions portugaises de défendre les intérêts du peuple et du pays et de prendre toutes les mesures pour atteindre cet objectif, y compris, de l’avis du PCP, le déliement du Portugal du «Traité budgétaire» et la proposition de tenir une conférence intergouvernementale pour l’abrogation de ce traité et d’autres traités qui emprisonne le Portugal dans des chaines pour le soumettre au chantage.

Cette décision est une nouvelle démonstration de la stratégie de l’UE : essayer de créer l’idée – de différentes manières et en utilisant les divers mécanismes d’ingérence et de domination qu’elle a dans ses mains – de l’impossibilité pour les peuples d’être en mesure de définir, en fonction de leur volonté souveraine,  des voies alternatives de développement. Cependant, la réalité montre que cette stratégie est non seulement vouée à l’échec et renforce le manque de légitimité de l’Union européenne, ce qui rend encore plus clairs les contradictions insolubles de l’intégration capitaliste.

Le PCP réitère sa position selon laquelle le développement d’une politique qui défend les intérêts des travailleurs et des peuples, l’intérêt national, implique une rupture avec les diktats et les contraintes extérieures imposées par l’Union européenne. Ce processus de chantage confirme que l’euro et les politiques qui y sont associées sont vraiment contraire à l’intérêt national, et en conséquence le PCP estime que le Portugal devrait préparer et être prêt à se libérer des contraintes qui entravent le développement et le progrès du pays et essayent de le garder enchaîné à un cercle vicieux de la soumission, l’appauvrissement, l’endettement et du chantage.

Le PCP lance un appel à tous les démocrates et patriotes à se joindre au rejet du chantage politique et de l’ingérence extérieure auxquels le Portugal est soumis. L’unité du peuple portugais dans la défense de ses droits et de l’intérêt national peut vaincre le processus de soumission, si puissant qu’ils puissent sembler.


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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 21:59

par ·

Jusqu’où l’Union européenne pourra-t-elle aller trop loin ? Cette question s’impose alors que montent les oppositions populaires, qu’elles s’expriment dans des votes (comme lors de l’élection présidentielle en Autriche) ou dans un référendum (comme en Grande-Bretagne), mais que montent aussi les raison objectives d’être écoeuré par la politique de l’Union (comme avec les « sanctions » prises contre l’Espagne et le Portugal) comme par les comportements de ses dirigeants ou anciens dirigeants. Le cas de José-Manuel Barroso est encore frais dans les mémoires, mais il est loin d’être le seul et il y aurait bien à dire sur le comportement de Jean-Claude Juncker. En quelques semaines, alors que l’UE est prise entre le « BREXIT » et la crise des banques italiennes, on a eu droit au catalogue complet des pathologies européistes.

Mais, cette question s’impose aussi, et peut-être surtout, quand on considère les pratiques collectives qui se tissent autour de l’UE, qu’il s’agisse de l’absence totale de transparence (dans le cas des négociations du TAFTA), de la volonté de faire passer un autre traité (comme le CETA avec le Canada), ou qu’il s’agisse de l’absence évidente de respect de la règle démocratique. Si l’Union européenne est aujourd’hui haï par une large partie des peuples qu’elle est censée unir, cela ne tient ni aux « eurosceptiques », ni à des accidents, mais cela traduit un véritable bilan politique. L’UE n’apporte, depuis plus de 15 ans que malheurs et misères aux peuples qui la composent. Il est significatif, à cet égard, que l’UE soit mise en cause dans de nombreux pays, de la Hongrie au Pays-Bas en passant par la Pologne. Il est aussi significatif qu’en dépit des pressions multiples exercées sur eux, des pays comme la Suisse ou l’Islande aient décidé de renoncer à toute perspective d’adhésion.

 

Un échec économique

L’Union européenne paye en premier lieu une politique économique entièrement soumise au néo-libéralisme et dont le seul objectif semble bien devoir être la destruction définitive des institutions de l’État social qui s’était mis en place dans les pays d’Europe occidentale à la suite de la deuxième guerre mondiale. Cette politique économique se masque derrière divers fétiches, de la volonté de « sauver la zone Euro », à celle de résoudre la « crise des dettes publiques ». Mais, elle plonge les pays qui s’y soumettent dans une dépression sans retour, une chute de l’investissement dramatique, un démantèlement des services publics au nom de la sacro-sainte « concurrence ».

Ces crises ont de graves conséquences sociales, directes, comme la montée du chômage, et particulièrement celui des jeunes dans les pays d’Europe du Sud, ou indirectes avec la montée des régionalismes. Ces crises à répétition entre les pays, les dresse les uns contre les autres, et menace la coopération européenne. Par dessus tout, l’Euro constitue un danger pour l’état d’esprit européen, tel qu’il s’était développé depuis le traité franco-allemand de 1963 et jusqu’à la chute du mur de Berlin. Ce sombre constat est partagé par de nombreux économistes. Qu’il s’agisse de Lord Mervyn King, l’ancien gouverneur de la Bank of England ou Banque centrale du Royaume-Uni, qui vient de publier un livre[1] où il étrille l’Euro, ou de Joseph Stiglitz qui publie lui aussi un livre entièrement consacré au risque que l’Euro fait peser sur l’Union européenne[2]. Avec le traité sur la coopération et la gouvernance, le TSCG, que François Hollande fit ratifier en septembre 2012, c’est la maîtrise du budget, élément essentiel de notre souveraineté, qui est en passe d’être retiré aux élus de la Nation. Les politiciens organisent ainsi leur propre impuissance pour fuir leurs responsabilités et, quand ils l’ont fait, partent pantoufler à Bruxelles, à l’instar de Pierre Moscovici, en attendant de se faire recruter par une grande banque d’affaires américaine.

 

Un échec politique

Nous sommes aujourd’hui dans une impasse, et de ce fait nous sommes condamnés à la crise. Ne pouvant plus ajuster la politique monétaire aux besoins de l’économie, le gouvernement découvre qu’il doit se plier à des règles strictes dans le domaine budgétaire et fiscal. Si un pouvoir extérieur fixe désormais la politique monétaire, il faudra à terme que le même pouvoir fixe les règles budgétaires et fiscales. . Si le processus budgétaire échappe au contrôle du gouvernement il en va de même pour le processus fiscal. Or, le fondement de TOUTE démocratie réside dans le fait que la représentation du peuple, le parlement, doit avoir – et lui seul – le dernier mot en matière de budget et d’impôt. L’Euro, alors, détruit lentement les vieilles nations au sein desquelles s’était construite et consolidé la démocratie et menace désormais d’un retour en arrière au monde d’avant 1789.

La question de la compatibilité entre l’Euro et un système démocratique se pose donc. Cette monnaie a imposé à la France de céder sa souveraineté monétaire à une institution non élue, la Banque centrale européenne. Ce processus avait déjà commencé dans la période antérieure (de 1993 à 1999) avec l’établissement d’un statut d’indépendance de la Banque de France. Mais il ne faisait sens qu’en raison de la mise en place à venir de l’Euro. L’indépendance des Banques centrales résultant du processus de sa mise en. Or, ce qu’implique ce premier abandon de souveraineté est encore plus important que cet abandon lui-même. Une fois que vous avez laissé à d’autres le choix de la politique monétaire, vous devez admettre que ces « autres » vont déterminer par leurs actions les règles budgétaires que vous devrez suivre. Mais, cette question de la compatibilité avec le système démocratique, elle est désormais posée par le fonctionnement même de l’Union européenne. Si l’on en veut une preuve, rappelons cette citation de Monsieur Jean-Claude Juncker, le successeur de l’ineffable Barroso à la tête de la commission européenne : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Mais il ne faisait ici qu’imiter le dit Barroso, dont les talents renardiers sont indiscutables[3]. Ce divorce entre élite et peuple trouve une de ses justifications dans le délitement de la souveraineté nationale qui marche de concert avec le délitement de la démocratie. Certes, des élections se tiennent régulièrement en France. Mais, ont-elles encore un pouvoir de changer la politique, voire de changer l’élite dirigeante ? On peut en douter. Ce délitement de la souveraineté nationale s’est mis en place avec le traité de Maastricht. Il s’est amplifié par petit pas. Victor Hugo le disait déjà[4], et comme en son temps on peut écrire que l’on «nous retire petit à petit tout ce que nos quarante ans de révolution nous avaient acquis de droits et de franchises.(…) Le lion n’a pas les mœurs du renard [5]».

 

Une crise de la démocratie

C’est la cause de la crise de la démocratie que nous subissons. Elle se manifeste d’abord par une abstention importante lors des différents scrutins. Cela se manifeste aussi par un repli vers différentes communautés et la montée du « communautarisme ». Les Français, se sentant désormais de moins en moins citoyens, et ce d’autant plus que l’on a de cesse de galvauder ce mot dans des emplois ridicules qui sont autant de contresens, se replient sur ce qui semble leur offrir une protection : communautés religieuses, communautés d’origines…Ce faisant ils se précipitent en réalité vers la guerre civile. C’est bien là la critique la plus radicale que l’on puisse faire à l’Euro et à l’Union européenne : celle de déchirer de manière décisive le tissu social et de dresser, à terme, les Français les uns contre les autres. Il n’est dans la logique de l’Euro d’autre avenir que celui décrit par Hobbes : la guerre de tous contre tous. Mais, soyons sûrs que cette guerre ne sera pas sans profits pour certains.

L’Euro a entraîné les économies des pays membres de la zone dans une logique de divergence de plus en plus forte. Cette logique a conduit à des plans d’austérité de plus en plus violents, qui exaspèrent les populations et qui dressent celles des pays ayant moins de problèmes contre celles des pays qui en souffrent le plus. Loin d’être un facteur d’unité et de solidarité, l’Euro entraîne le déchaînement des égoïsmes des uns et des autres et la montée des tensions politiques.

 

La fin de l’UE

Ce qui est donc étonnant n’est pas l’hostilité contre l’Union européenne, mais que cette dernière s’exprime sous des formes aussi policées, comme avec regret. Ce que l’on peut d’ailleurs comprendre. L’idée de la construction européenne, même si elle fut largement utopique, reste une belle idée. Mais, l’Union européenne n’est pas l’Europe. Elle n’est qu’une des formes possibles, et aujourd’hui une forme hideuse, que prend la construction institutionnelle en Europe. Le besoin de coopération entre les nations européennes est évident. Mais il faut convenir aujourd’hui que l’UE est plutôt un obstacle à cette coopération. Le besoin de coopération s’exprime dans une demande politique ; à cela l’UE ne répond que par une anti-politique : le marché unique. Il nous faut aujourd’hui retrouver le sens profond de la construction européenne, et pour cela répondre à cette demande politique par des solutions politiques. Il ne faut pas se voiler la face. L’Euro a contaminé l’Union européenne. Il serait bon que, profitant du choc provoqué par une dissolution de l’Euro (qu’elle soit contrôlée ou non), on puisse remettre à plat un certain nombre de problèmes, et en particulier les règles du « marché unique » ou les procédures de négociation qui sont aujourd’hui en cours autour du « grand marché transatlantique ». Ceci impose qu’un gouvernement qui se fixerait comme objectif de sortir de l’Euro ait aussi des idées précises sur ce que pourrait être la coopération entre pays européens, mais aussi entre les pays européens et le reste du monde.

Cela ne pourra passer que par cette Communauté des Nations Européennes, une communauté qui sera nécessairement ouverte à la Russie, et qui devra remplacer cette Union européenne aujourd’hui agonisante. Pour cela, il faudra écrire un nouveau traité, remplaçant l’ensemble des traités existants et les frappant par là même de caducité. C’est à cette tâche qu’il faut aujourd’hui s’atteler.

[1] King, Mervyn A., The End Of Alchemy: Money, Banking And The Future Of The Global Economy, Londres, Little, Brown, 2016.

[2] Stiglitz Joseph E., The Euro: And its Threat to the Future of Europe, New Yok, Allen Lane, 31 mai 2016.

[3] Barroso J-M., Speech by President Barroso: « Global Europe, from the Atlantic to the Pacific », Speech 14/352, discours prononcé à l’université de Stanford, 1er mai 2014.

[4] Voir sa plaidoirie devant le TRIBUNAL DE COMMERCE, lors du « PROCES DE MONSIEUR VICTOR HUGO CONTRE LE THEÂTRE-FRANCAIS, ET ACTION EN GARANTIE DU THEÂTRE-FRANCAIS CONTRE LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS » en 1832.

[5] http://librairie.immateriel.fr/fr/read_book/9782824701387/chap_0035

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 22:32
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 19:28
Italie, la crise qui vient

par sur son blog "Russeurope"·

La situation des banques italiennes est aujourd’hui critique. Le dossier de leur recapitalisation occupera une bonne partie de cet été. Il met en cause directement les règles de l’Union bancaire, qui est entrée en vigueur au 1er janvier 2016. L’impossibilité pour le gouvernement italien de respecter les règles de l’Union bancaire met en lumière les dysfonctionnements toujours plus importants de la zone Euro.

 

La part des prêts dits « non-performants » dans le bilan des banques atteint désormais près de 18%, d’après une étude du FMI[1]. En dehors de la Grèce, où ce taux atteint plus de 34%, c’est le taux le plus élevé de la zone Euro. Le Portugal suit d’ailleurs ce mouvement, mais à un niveau bien moindre, puisque le pourcentage des mauvaises dettes n’est « que » de 12%. En montant, on estime le volume total des encours à 360-400 milliards d’euros, dont 70 à 100 milliards devront être couverts, soit par l’Etat, soit par d’autres mécanismes.

[...]

La croissance du Produit Intérieur Brut, qui était relativement forte dans la décennie 1990-2000 est désastreuse dans les années qui suivent l’introduction de l’euro. L’Italie n’a d’ailleurs toujours pas retrouvé son niveau de PIB d’avant la crise de 2007. En fait, le PIB de 2015 se situe à un indice 116% par rapport à 1990 alors qu’il avait atteint l’indice 127% en 2007. Si l’Italie avait pu poursuivre sa croissance au rythme des années 1993-1999, elle serait, en 2015, à un indice 2015. Autrement dit, l’euro a coûté 34% en niveau de PIB en 2015. En PIB par habitant, ce qui constitue une grandeur plus conforme à l’évolution de la richesse de la population, et en supposant la répartition interne de cette même richesse inchangée, l’indice n’est que de 108% par rapport à 1990. Autrement dit, en 25 ans la croissance par tête n’a été que de 8%.

Mais, l’évolution de l’investissement (tant public que privé) est encore plus inquiétante. La chute brutale de l’investissement du début des années 1990, chute qui était nécessaire pour réduire l’ampleur du déficit budgétaire a été corrigée par la suite, et l’investissement est monté à un indice 125 en 2007. Mais, depuis, il n’a cessé de baisser et il est à un indice 87. Autrement dit, l’Italie investit 13% de moins en 2015 que ce qu’elle investissait en 1990. On ne doit alors pas s’étonner si la productivité du travail régresse dans ce pays et si la qualité des infrastructures publiques, qu’elles soient nationales ou municipales, se dégrade très rapidement à l’heure actuelle.

[...]

Tout se paye, un jour ou l’autre. Ayant refusé le principe de solidarité dans la zone Euro l’Allemagne a imposé sa vision des règles ; mais, elle se rend compte aujourd’hui que cette vision est intenable pour les pays de l’Europe du Sud. Elle est donc coincée entre la poursuite suicidaire d’une politique qui ne marche pas et la reconnaissance de ses erreurs passées. Ce qui rend le problème d’autant plus grave est que le poids de l’Italie est bien plus considérable que celui de la Grèce. Tout le monde comprend qu’une sortie de l’Italie de l’Euro sera l’acte de décès de la monnaie unique. La crise grec de l’été 2015 n’a été que le hors d’œuvre ; la crise italienne sera LA crise de la zone Euro.

[1] IMF Financial Soundness Indicators Database

 

Lire l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:11
Oubliez le Brexit, le vrai risque pour l'UE pourrait venir d'Italie...

 |   |  sur La Tribune

Matteo Renzi a fait un tel vide autour de lui au sein de son propre parti, le Parti démocratique, qu'il sera impossible de le remplacer par un autre homme à la présidence du Conseil.

Matteo Renzi a fait un tel vide autour de lui au sein de son propre parti, le Parti démocratique, qu'il sera impossible de le remplacer par un autre homme à la présidence du Conseil. (Crédits : Reuters)

Matteo Renzi doit faire face à deux crises : le besoin de capitaux des banques et un référendum à haut risque en octobre sur ses réformes constitutionnelles. Sa position est très fragile sur les deux fronts qui sont un défi pour l'UE.

Le Brexit n'est peut-être pas le seul défi de grande ampleur auquel l'Union européenne va devoir faire face cette année. En octobre - la date exacte n'est pas encore fixée - les Italiens seront appelés aux urnes pour se prononcer par référendum sur la réforme constitutionnelle proposée par Matteo Renzi. Un vote crucial, car le président du Conseil en a fait un véritable vote de confiance de la population envers son action. C'est un point important, car il convient de rappeler que l'ancien maire de Florence est arrivé au pouvoir en décembre 2013 à la suite d'un « putsch » interne contre le chef de gouvernement d'alors, Enrico Letta, lui-même nommé après d'âpres discussions parlementaires au printemps 2013. Matteo Renzi n'a jamais été « choisi » par les Italiens. En cas de défaite, il sera difficile pour l'hôte actuel du Palais Chigi, le Matignon italien de faire comme si de rien n'était.

Vers de nouvelles élections ?

Or, Matteo Renzi a fait un tel vide autour de lui au sein de son propre parti, le Parti démocratique, qu'il sera impossible de le remplacer par un autre homme à la présidence du Conseil. Dans ce cas, la dissolution du parlement devrait apparaître comme la seule issue possible. C'est d'ailleurs ce qu'il a indiqué : en cas de « non », il y aura de nouvelles élections législatives qui seront à très haut risque. Les derniers sondages révèlent ainsi que la formation eurosceptique du Mouvement 5 Etoiles (M5S), créée par Beppe Grillo, a pleinement profité de ses deux victoires fracassantes aux municipales de Rome et Turin. Pour la première fois, elle est ainsi donnée en tête des enquêtes avec plus de 30 %. Le sondage réalisé par EMG Acqua pour La7 lui donne 30,7 % des intentions de vote contre 30,2 % au Parti démocratique (PD) de Matteo Renzi. En cas de victoire aux législatives, le M5S risque de secouer l'Union européenne, notamment avec sa promesse de référendum sur le maintien du pays dans l'euro.[...]

Lire l'article intégral sur La Tribune.fr

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 23:18

par ·    sur le site Russeurope.  Extraits.

Le Brexit oblige les divers dirigeants des pays de l’Union européenne à une prise de conscience de la crise que connaît cette dernière. On constate que ce sont les dirigeants français qui ont le plus de mal à intégrer cette nouvelle réalité et à y faire face. La sortie du monde des illusions semble particulièrement pénible, que ce soit pour François Hollande ou pour Manuel Valls. Pourtant, ce retour aux réalités s’impose car la question aujourd’hui posée n’est plus celle d’une « réforme » de l’UE mais de sa transformation radicale, actant par là la fin du projet fédéraliste. Tel était le sens de l’appel signé par vingt intellectuels, dont votre serviteur[1]. La nécessité de maintenir entre les pays européens, et TOUS les pays européens, des structures permettant des formes adaptées de coopération est évidente. Mais, les institutions de l’UE ne sont plus en mesure d’assurer cette fonction. En ce sens l’UE est morte.

 

Cette mort de l’UE implique que l’on prenne conscience des réalités. Or, certaines d’entre elles sont particulièrement déplaisantes pour un cerveau qui fut abreuvé par la propagande européiste, comme c’est le cas pour une large partie de notre classe politique.

1- Le « couple » franco-allemand est mort.[...]

2- Les divergences entre Allemands et Français quant au futur de l'UE sont irréconciliables.[...]

3- Ces divergences ont été révélées crûment par le Brexit et la question de l'attitude à adopter vis-à-vis de la Grande-Bretagne.[...]

4-  L'inachèvement structurel de la zone Euro et de l'Union Economique et Monétaire a atteint désormais son seuil critique. [...]

 

Lire la suite et l'intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 11:16
La parution du numéro 11 de Ruptures est imminente !
La parution du n°11 de Ruptures est imminente…

Le n°11 de Ruptures est en cours de bouclage. Les abonnés le recevront jeudi 7 juillet.

Il sera naturellement très largement consacré au Brexit…

L’éditorial pointera la leçon essentielle du scrutin : désormais, chaque peuple sait qu’il peut quitter l’UE. Le vote britannique a provoqué l’effroi des dirigeants européens, et la colère des nantis contre ces « couches défavorisées » « irrationnelles et mues par la haine »…

La page 2 analysera les résultats – le Brexit emporte la victoire par 51,9% des suffrages – et ses conséquences : démission du Premier ministre David Cameron et quasi-implosion des deux grands partis, désavoués par leurs propres électeurs.

La page 3 rendra compte du désarroi et de la cacophonie au sein des dirigeants européens qui tentent d’endiguer la « contagion » et s’affrontent sur l’avenir de l’Union européenne.

Les pages 4 et 5 offriront un reportage exclusif à Londres, réalisé trois semaines avant le vote, en pleine campagne de terreur cataclysmique animée par les pro-UE…

La page 6 proposera la critique d’un  essai de Bruno Drweski sur la Russie actuelle, et fera le point sur l’avenir du mensuel.

On retrouvera page 7 les brèves, ainsi qu’une interview d’Olivier Mateu, le leader de la CGT des Bouches-du-Rhône, qui estime que le mouvement social contre la loi Travail inspirée par Bruxelles a permis de renouer avec des repères de classe rassembleurs.

Enfin, la page 8 analysera les municipales en Italie, marquées par des victoires impressionnantes du Mouvement cinq étoiles, ainsi que les nouvelles élections législatives en Espagne, qui n’ont toujours pas dégagé de majorité claire.

 

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:34
Avec l'UE, on n'est jamais à l'abri du pire ...  La Commission et la BCE veulent sanctionner l'Espagne et le Portugal pour non respect de la règle budgétaire - C'est le Conseil européen qui tranchera (chefs d'Etats et de gouvernements européens ...)
Après le Brexit, l'Espagne et le Portugal en ligne de mire
par Lise Jolly samedi 2 juillet 2016 sur Franceinfo.fr

 

Commission européenne

Commission européenne © Maxppp
 

Comme si le Brexit ne suffisait pas, la commission européenne pourrait décider la semaine prochaine de sanctionner le Portugal et l’Espagne car les deux pays n’ont pas assez maitrisé leur déficit dans le budget 2015.

L'UE appelle le Portugal à intensifier ses efforts budgétaires

Par: rédaction
23/06/16 - 14h14  Source: Belga sur 7 sur7 Le Premier ministre portugais Antonio Costa (d) avec le président du Parlement européen Martin Schulz à Lisbonne, le 3 juin 2016. © afp.

La Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) ont appelé le Portugal à "intensifier" ses efforts en matière d'assainissement budgétaire et mis en garde contre une rupture avec la politique de rigueur menée ces dernières années.[...]

Lire la suite ci-dessous

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 14:40

Sur la victoire du vote pour la sortie de l’UE au Royaume-Uni : déclaration de Joao Ferreira, Comité central du Parti communiste portugais

Sur la victoire du vote pour la sortie de l’UE au Royaume-Uni : déclaration de Joao Ferreira, Comité central du Parti communiste portugais

Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 27 juin 2016

La victoire du vote pour la sortie de l’Union européenne lors du référendum au Royaume-Uni est un événement d’une magnitude politique énorme pour le peuple du Royaume-Uni et aussi pour les autres peuples d’Europe.

Elle représente un revers de fond au processus d’intégration capitaliste en Europe et un nouveau point d’appui à la lutte de ceux qui, depuis des décennies, combattent l’Union européenne et des grandes puissances et luttent pour une Europe des travailleurs et des peuples.

Le peuple britannique a décidé de l’avenir de son pays, d’une façon souveraine. Ce fait ne peut pas être ignoré et doit être respecté, d’autant plus que, depuis que le référendum s’est tenu dans un contexte de pression et de chantage énorme et inacceptable, pilotés directement par les grands groupes transnationaux et le grand capital financier, comme par des organisations comme le FMI, l’OCDE et l’Union européenne elle-même. Le résultat est, pour cela, également une victoire contre la peur, le fatalisme, la soumission et le catastrophisme.

Le PCP salue en particulier les communistes britanniques et les autres forces de gauche qui, refusant les fausses dichotomies et s’opposant aux positions réactionnaires et xénophobes, ont assumé et affirmé leur voix dans la campagne du référendum pour la défense des valeurs de la démocratie, du droit du travail, des droits sociaux, du progrès, de la tolérance, de la solidarité et de la coopération entre les peuples.

Sans ignorer les motivations diverses qui ont amené à la convocation de ce référendum, ni la campagne menée par des éléments réactionnaires dans un objectif manifeste de manipulation – que le PCP rejette et combat frontalement – les résultats du référendum expriment, avant tout, le rejet des politiques de l’Union européenne.

A tous ceux qui déplorent, de façon irresponsable, ces résultats comme un développement négatif, le PCP affirme que l’exercice de ses droits démocratiques et souverains par un peuple ne peut être considéré comme un problème. Au contraire, le référendum britannique traduit des problèmes sérieux et profonds qui existent depuis longtemps et qui sont le produit d’un processus d’intégration, rongé de contradictions, visiblement à bout de souffle et qui rentre toujours plus en conflit avec les intérêts et les justes aspirations des travailleurs et des peuples.

Le référendum britannique doit en conséquence être regardé comme une opportunité pour se confronter aux véritables problèmes des peuples et les résoudre, en mettant en cause l’ensemble du processus d’intégration capitaliste de l’Union européenne. Il ouvre, en Europe, une voie nouvelle et différente de coopération de progrès social et de paix.

Toutes les mesures et les manœuvres visant à ignorer la signification politique de ce référendum, qui se dissimulent dans la stigmatisation du peuple britannique, qui essaient de contourner et même de subvertir la volonté de ce peuple, ou bien qui cherchent à fuir en avant avec de nouvelles mesures antidémocratiques, concentrant encore les pouvoirs au sein de l’UE, ne peuvent qu’exacerber les problèmes et les contradictions qui font le lit du développement des forces et des positions réactionnaires et d’extrême-droite, qui ont grossi en Europe et qu’il est nécessaire de combattre. Des forces et des positionnements qui se sont exprimés dans le référendum britannique et qui se nourrissent des conséquences des politiques européennes de plus en plus antidémocratiques et antisociales, d’oppression des nations.

Alors que le processus de séparation du Royaume-Uni de l’Union européenne commence, le PCP souligne la nécessité et l’importance de mesures et d’actions du côté de la politique étrangère portugaise susceptibles, dans le nouveau contexte, de garantir l’intérêt national, la poursuite de relations et d’une coopération économique mutuellement avantageuses avec le Royaume-Uni et les intérêts des Portugais qui travaillent et habitent dans ce pays.

Le PCP souligne que le Conseil européen des 28 et 29 juin prochains doit lancer les bases pour la convocation d’un sommet intergouvernemental ayant pour objectif de reconnaître institutionnellement la réversibilité des traités, de suspendre immédiatement le paquet fiscal et de l’abroger, ainsi que d’abroger le Traité de Lisbonne.

Dans un contexte où, indéniablement, il est évident que l’Union européenne ne répond pas aux besoins des travailleurs et des peuples, le PCP souligne la nécessité de s’affronter courageusement aux contraintes émanant du processus d’intégration capitaliste européen et, dans le même temps, de se diriger sur le chemin d’une coopération basée entre Etats souverains dotés de droits égaux.

En particulier, le PCP rappelle l’urgence et la nécessité pour le Portugal de se délivrer de la soumission à l’euro, qui a amené avec lui tant de souffrances à notre pays, pour lui assurer des droits, des emplois, une production, le développement et la souveraineté.

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