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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 22:14
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:16
 

Confronté à l’aggravation inévitable de la crise systémique du capitalisme et alors que la fuite en avant dans une pression euro-austéritaire toujours plus dure contre les travailleurs ne peut qu’alimenter la déflation pour préserver à court terme les profits de la classe capitaliste, la Banque Centrale Européenne poursuit sa politique dite d’Assouplissement Monétaire

L’assouplissement quantitatif ou « l’hélicoptère monétaire » pour les banques privées

 Les traités européens fixent un unique objectif à la Banque Centrale Européenne (BCE), c’est à dire à l’Euro : la stabilité des prix. C’est à dire de protéger à tout prix le Capital de l’inflation. Ils fixent également un tabou : le financement direct du budget des États qui sont donc obligés de financer leurs déficits auprès des banques privées, c’est à dire des banques détenues par la classe capitaliste. Ces même banques privées que les Etats ont du sauver en s’endettant très lourdement. Ces dernières ont donc avec la Banque Centrale Européenne le monopole de la création monétaire

Confrontée à la stagflation voire la déflation des prix au sein de la zone euro, et afin de lutter contre la spirale dépressionniste de la crise systémique du capitalisme, la Banque Centrale Européenne (BCE) s’est lancée en 2015 dans une politique dite d’assouplissement quantitatif, c’est à dire de rachat massifs d’actifs publics et privés. Car la BCE comme toutes les banques centrales a le pouvoir de créer de la monnaie. C’est même l’une de ses fonction essentielle. Mais ce qu’il faut bien avoir en tête c’est que ces rachats d’actifs se font auprès des banques privées, puisque l’Euro interdit aux banques centrales l’achat direct de titres de dettes publiques d’état sur le marché primaire. La BCE (ou plutôt les différentes banques centrales nationales) achètent donc massivement des titres de dettes publiques ainsi que des titres privés sur le marché secondaire auprès des banques privées, ces dernières réalisant au passage probablement de confortables bénéfices. Pour ce faire, 60 milliards d’actifs (40 milliards de dette publiques et 20 milliards de dette privée) doivent être rachetés chaque mois jusqu’en septembre 2016. Il s’agit en fait d’une injection massive de liquidités dans le système financier – plus de 50% du PIB annuel d’un pays comme la France – profitant directement aux banques privées. Pour reprendre l’image de l’économiste libéral Friedman, c’est comme si la Banque Centrale Européenne avait envoyé une flotte d’hélicoptères déverser une pluie de billets directement sur les banques privées. Pour fixer les idées, 60 milliards d’euros par mois, cela représente :

  • 838 canadairs C145 vidant leurs soutes remplis de billets de 10€
  • de quoi recouvrir une surface de 7000 terrains de foot
  • ou de remplir une pile de conteneurs remplis de billets de 10€ plus haute que la tour Eiffel
  •  ou une fois mis bout à bout une distance de 762000 km permettant de faire 19 fois le tour de la Terre.
  • Si ces 60 millards d’euro étaient donnés directement à chacun des 340 millions d’habitants de la zone euro, chacun toucherait chaque mois un chèque de 176€
  • 60 milliards d’euros, c’est presque trois fois le montant des prêts annuels accordés par la Troika UE BCE FMI avec le 3e memorandum grec
  • et c’est plus que le déficit budgétaire annuel d’un pays comme la France et deux fois la charge des intérêts de la dette de l’Etat français.
 

De façon implacable, cette création d’énormes quantités d’argent n’a servi qu’à alimenter la spéculation capitaliste et les profits des monopoles bancaires de la classe capitaliste. Logique puisque c’est le but de l’Union Européenne et de l’Euro. Les travailleurs contraint à l’euro austérité salariale n’auront eu droit pour leur part qu’à la poursuite de l’augmentation du chômage et la baisse des salaires directs et indirects. Après un an de ce régime et alors que les prix sont tirés vers le bas par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières, le risque de déflation est toujours le même en février 2016, les prix au sein de la zone euro avaient continué de reculer de 0,2% et le chômage continue de monter jetant des millions et millions de travailleurs à travers l’Europe dans la misère la plus terrible.

Sortir de l’Euro pour s’en sortir : pour le contrôle souverain de la monnaie par les travailleurs au service des travailleurs

france ue carcan euro marianneCe que cet « assouplissement quantitatif » démontre, c’est que de l’argent, des marges de manœuvre, contrairement à ce que répètent à l’envie les ultra libéraux du PS, du FN ou des LR ainsi que leurs chiens de gardes médiatiques, il y en a. Et le peuple n’est pas condamné à l’euro austérité sans fin qui lui est imposé au nom de l’Union Européenne et sous la contrainte de l’Euro. Les peuples, à condition de sortir de l’Union Européenne et de l’Euro et d’imposer le pouvoir démocratique de la classe des travailleurs peuvent construire une alternative de progrès social.

La France, via la Banque de France, est actionnaire à 14% de la banque centrale européenne. Si nous n’étions pas dans l’euro et en faisant l’hypothèse que la Banque de France soit sous le contrôle des travailleurs et qu’elle mène une politique d’assouplissement quantitatif de la même ampleur que celle menée actuellement par la BCE, mais non pas au service des monopoles capitalistes, mais au contraire au service de la classe des travailleurs, elle mettrait à disposition du gouvernement français en 2016 101 milliards d’euros. 101 milliards d’euros c’est une force budgétaire importante, significative. Cela représente 3600€ pour chacun des 28 millions de foyers français ou 8 fois le « trou » de la sécurité sociale.

Sachant que le montant total moyen du salaire annuel moyen dans l’industrie et les service en France est d’environ 34 000 € (d’après Eurostat), cela représente le montant des salaires de près de 3 millions d’emplois ! A comparer au 3,5 millions de chômeurs en catégorie A qui pointe à Pôle emplois. Si – dopées par la BCE – les monopoles bancaires ont affiché des bénéfices records (on parlerait de plus de 11 milliards d’euros pour les 10 premières banques européennes rien qu’au second trimestre 2015) le chômage a continué d’exploser en France. La preuve que la Banque Centrale Européenne est une arme servant à remplir les poches de l’oligarchie capitaliste en faisant celles des travailleurs.

Les médias du Capital, le parti unique capitaliste dans ses différentes tendances (du PS au FN) prétendent qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, aux « réformes structurelles » imposées par l’Union Européenne pour renforcer l’exploitation capitaliste et remplir les coffres des milliardaires. Ce n’est pas vrai.

En sortant de l’UE et de l’Euro par la porte du progrès social et démocratie, comme le proposent les militants franchement communistes du PRCF, celle confiant le pouvoir et la souveraineté monétaire non pas à la dictature de la classe capitaliste mais au peuple c’est à dire à la classe des travailleurs, il serait dont possible de mettre fin immédiatement à l’austérité, de diminuer rapidement et drastiquement le chômage car l’Etat recouvrerait immédiatement les marges budgétaires utiles au financement d’une économie tournée non pas vers la spéculation et les profits exclusifs de la classe capitaliste, mais vers la satisfaction des besoins des travailleurs.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/bce-donne-dizaines-de-milliards-deuros-aux-banques-privees/

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:02
Chroniques Bruxelloises

par · 15 avril 2016

Les responsables de l’Union européenne semblent être passés en mode « panique » depuis le référendum néerlandais du 6 avril. C’est le sentiment que donnent plusieurs rencontres ces derniers jours à Bruxelles. En témoignent aussi les déclarations multiples, de Martin Schultz le président « socialiste » du Parlement européen aux commissaires européens, qui désormais appellent ouvertement l’UE à entrer dans la « post-Démocratie », c’est à dire un système où l’on ne demande plus son avis aux peuples[1]. Baste, cela se comprend, les peuples pourraient leur donner tort ! Comme aux Pays-Bas, par exemple, où les électeurs ont rejeté massivement le traité entre l’Union européenne et l’Ukraine. Mais, on voit bien que ce qui occupe désormais l’esprit de ces « responsables », c’est le référendum britannique du mois de juin prochain. La perspective du « Brexit » plonge ces dits « responsables » dans les affres de l’effroi. On comprend mieux les enjeux si l’on pense aux débats qui se déroulent aujourd’hui sur le futur de l’Euro. La crise de l’Euro va faire un retour remarqué sur la scène politique européenne d’ici cet été. D’ailleurs c’est bien de l’Euro qu’il est (indirectement) question avec le Brexit. On voit bien que les britanniques sont aujourd’hui inquiets de l’évolution politique de l’Union, mais cette évolution politique est impulsée par l’aiguillon de la crise de l’Euro.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:55
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:20
Un miracle de l’emploi en Espagne et en Italie ? Ah bon ! Où ça ?

Guillaume Duval sur Alterécoplus

10/03/2016

Le président du Conseil italien a souhaité « bonne chance pour la loi sur le travail » à François Hollande. ©Denis ALLARD/REA

« En Italie, je le dis aux jeunes Français, les choses ont fonctionné : plus 764 000 contrats signés en CDI, affirmait le 8 mars dernier Matteo Renzi, lors du 33e sommet France-Italie. Avoir peur des nouveautés n’aide pas toujours. La nouveauté parfois peut vraiment changer la vie. Donc, je dis au président français bonne chance pour la loi sur le travail. », renchérissait le président du Conseil italien.

D’importantes réformes du droit du travail se sont constamment succédé depuis trente ans en France

Ces dernières semaines, les exemples italien ou espagnol, pays qui ont réformé récemment leurs marchés du travail, ont beaucoup servi à dénoncer un prétendu immobilisme français en la matière. Pourtant, d’importantes réformes du droit du travail se sont constamment succédé depuis trente ans en France. C’est d’ailleurs cette volonté constante de créer des exceptions et des dérogations supplémentaires – à la demande du patronat – qui a autant complexifié et fait gonfler le code du travail.

Les revendications du patronat entendues

Rien que sous la présidence de François Hollande, on peut recenser la loi Rebsamen adoptée l’an dernier, une importante loi Sapin en 2013 qui avait déjà beaucoup assoupli les plans sociaux, une réforme des retraites la même année, plus celle de la formation professionnelle intervenue en 2014, sans oublier les 43 milliards de baisses des « charges » du pacte de responsabilité… Depuis 2012, les revendications du patronat ont donc été bien entendues par l’exécutif.

[...]

Lire la suite en lisant l'article entier et en cliquant sur les liens ci-dessous.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 17:07

LA DIVERSION DES PLANS B POUR ÉVITER D’ALLER À L’ESSENTIEL : LA NÉCESSITÉ DE LA SORTIE DE L’EURO ET DE L’UNION EUROPÉENNE
 
Par le Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 10 mars 2016.
 
Après la reddition d’Alexis Tsipras devant le système de Bruxelles, le Premier ministre grec qu’elle avait soutenu avec enthousiasme, la « gauche de la gauche » européenne s’agite en tous sens pour retrouver un peu de crédibilité. Mais comme elle reste farouchement opposée aux seules mesures qui permettraient de débloquer la situation – la lutte pour la sortie de l’euro et de l’Union européenne, c’est-à-dire la lutte contre l’ordre néolibéral mondial – elle en est réduite à des manœuvres de diversion. Il s’agit de faire semblant de s’opposer. Tout est alors question de rhétorique. Monsieur Laurent, du PCF, ne s’y essaye même plus, il a carrément rallié le PS sur ces questions et arbore à sa boutonnière une épinglette du drapeau européen ! Messieurs Mélenchon, Lafontaine, Varoufakis quant à eux rivalisent dans une surenchère verbeuse contre l’Union européenne. Mais ce n’est que du vent. L’essentiel – sortir de l’euro et de l’Union européenne – reste désespérément absent de leurs diatribes. Tel est leur nouvelle vocation : constituer le dernier rempart – avec l’extrême droite – de protection de l’Union européenne en entraînant les citoyens excédés par ce système dans des impasses.
 
C’est pourquoi nous publions avec son autorisation l'éditorial de Pierre Levy, rédacteur en chef de Ruptures, paru dans l’édition du 25 février 2016. Notre parti est en effet en accord complet avec son point de vue.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/La-diversion-des-plans-B-pour-eviter-d-aller-a-l-essentiel-la-necessite-de-la

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 17:31
Lu sur Initiative communiste.

 

affiche PRCF UE il faut en sortir pour s'en sortirPour faire accepter le traité de Maastricht, l’, puis l’élargissement de l’, le traité constitutionnel européen et chaque nouvelle étape de l’intégration au sein de cette superstructure supranationale instrument du pouvoir capitaliste totalitaire, les partisans de la construction européenne n’ont jamais eu de cesse que d’expliquer que le but de l’ c’était l’harmonisation. Certain se réclamant de la gauche prétendait même que l’UE serait sociale ! Plus de 20 ans après le Traité de Maastricht, plus de 15 ans après l’élargissement de l’ aux pays de l’Est, www.initiative-communiste.fr vous propose un petit bilan de l’évolution des à travers les différents pays de l’Union Européenne. Et il est édifiant !

l’UE et l’euro c’est la guerre aux salaires, le permanent !

Lire l'intégralité de l'article sur le site du PRCF "Initiative communiste" en cliquant sur le lien ci-dessous.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 17:44

par · 6 mars 2016

 

Le samedi 5 mars, la pétition impulsée par un collectif autour de Caroline de Hass contre la « Loi Travail » a dépassé le million de signatures. Le fait est important. Il prouve l’ampleur du mécontentement contre la politique du gouvernement. Cette loi soulève tellement de problèmes, comme l’ont expliqué dans le cadre de mon émission sur Radio-Sputnik deux avocats (M. Van der Vlist, proche des « frondeurs » du P « S » et membre du collectif à l’initiative de la pétition et Damien Lempereur, responsable national de Debout la France), que seul un retrait est susceptible de calmer ce mécontentement. Ce dernier, d’ailleurs, s’exprimera le 9 mars dans la rue et dans les divers mouvements sociaux impulsés par les syndicats. Tant que le gouvernement persistera à maintenir cette loi, même en l’habillant de diverses manières, même en en changeant le nom, la mobilisation ne doit pas faiblir et ne faiblira pas. Non que le code du travail ne soit à moderniser. La logique de « l’ubérisation » des pratiques sociales impose une refonte. Mais, cette dernière ne peut se faire en renonçant aux principes fondateurs du Droit du Travail. Or, c’est très exactement ce que le gouvernement, et notre Président, M. François Hollande, sont en train de détruire.

 

Une loi et la logique économique

Mais, cette loi, qui fait l’unité contre elle de toutes les personnes honnêtes, de tous ceux qui ont le bonheur des français et le salut de la France en tête, et le mouvement va bien au-delà des cercles de gauches et syndicaux habituels, révèle un problème bien plus profond. C’est en fait un cas d’école, bien connu des économistes et des étudiants en économie, tant en France que dans le reste du monde. Si votre pays fait partie d’une zone commerciale intégrée (avec des accords de libre échange) les ajustements aux chocs de concurrence et aux chocs exogènes ne peuvent se faire QUE par la monnaie (en dépréciant le taux de change) ou QUE par les salaires et globalement le marché du travail. Du moment que vous vous privez de la possibilité de faire jouer l’ajustement par le taux de change de votre monnaie vous n’avez pas le choix et vous devez faire baisser les salaires. C’est très exactement ce que dit Rudiger Dornbush, un économiste parfaitement « standard » et nullement un de ces « gauchistes » d’hétérodoxes dont je suis fier de faire partie[1]. C’est aussi ce que l’on a constaté lors de l’unification de l’Allemagne, quand l’ex-Allemagne de l’Ouest et l’ex-Allemagne de l’Est ont été unies par une même monnaie[2]. L’ajustement s’est réalisé et par une forte montée du chômage et par une baisse des salaires (calculés en « Mark de l’Ouest »).

Aussi ne faut-il pas s’étonner si une loi comme la « Loi Travail » est proposée aujourd’hui. Elle est le résultat logique de l’existence de l’Euro qui empêche notre pays d’ajuster son taux de change. Et ceci doit être dit et redit, et en particulier à tous les militants de gauche qui tempêtent contre la loi (et ils ont raison) mais qui se refuse de poser le problème de la monnaie unique. Il faut leur dire qu’en l’absence de flux de transferts dont l’importance exclut la possibilité, la seule solution pour éviter le démantèlement du code du travail, la baisse des salaires et des prestations sociales, est une sortie de l’Euro.

 

De la cohérence en politique

Mais, ceci met en lumière la myopie d’une partie de ces militants. Ou, plus exactement, leur attitude ne fait que vérifier ce que Bossuet écrivait il y a de cela quelques siècles déjà : « Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance »[3].

L’incohérence est en politique le pire des maux. Certains l’ont compris, qui louent au contraire cette loi et défendent la participation de la France à la zone Euro. On sait le camp qu’ils ont choisi. D’autres, au contraire, ont tiré toutes les conséquences de ce dilemme, et en concluent que la France ne pourra pas rester dans l’Euro si l’on veut refuser cette loi rétrograde et cette destruction des droits sociaux que notre Constitution, pourtant, reconnait. Le problème sera donc posé à ceux qui refusent cette loi mais qui ne vont pas au bout de la logique et continuent de vouloir l’Euro. Car, cette position là est parfaitement incohérente. C’est celle de personnes responsables, et que l’on peut trouver estimables, comme Gérard Filoche du P « S ».

Entre le refus de la loi dite « El-Khomri », mais qui est en réalité une loi « Valls », et l’acceptation de l’Euro, il faut choisir. Mais, si l’on accepte l’Euro, alors la loi « El-Khomri » devient une issue inéluctable, et avec elle l’ensemble des régressions sociales.

[1] Dornbusch, Rudiger and A. Giovannini, 1988. « Money in the Open Economy. » in Handbook of Monetary Econotnics, F. Hahn and B. Friedman, eds. North-Holland, Asterdam-New York.

[2] Lange, T., and J.R. Shackelton, (eds.) (1998). The political economy of German unification. Berghahn Books, Oxford

[3] Bossuet J.B., Œuvres complètes de Bossuet, vol XIV, éd. L. Vivès (Paris), 1862-1875, p. 145. Cette citation est connue dans sa forme courte « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes ».


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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 23:48

Le Parti communiste allemand (DKP) quitte le Parti de la gauche européenne (PGE)

Le Parti communiste allemand (DKP) quitte le Parti de la gauche européenne (PGE)

Déclaration du Parti communiste allemand, 1er mars 2016, traduite par MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Contre l’Union européenne, pour un travail en commun à gauche

Les délégués du 21ème congrès du Parti communiste allemand (DKP) [réunis en 3ème session] ont décidé le 27 février 2016 que le Parti abandonnait son statut d’observateur dans le « Parti de la gauche européenne » (PGE). 99 délégués ont voté pour cette résolution, 52 se sont prononcés contre et six se sont abstenus. Le DKP entend à l’avenir mettre l’accent, dans le travail en commun au plan international, sur la recherche de contacts avec les partis frères communistes.

Que le DKP reste observateur ou même devienne membre de plein droit du PGE fait partie depuis des années des questions les plus controversées dans le Parti. Le PGE, comme l’a rappelé une intervention liminaire à la discussion de la résolution, critique certes la politique actuelle de l’UE. Mais, le PGE part de l’analyse qu’il ne s’agit là que d’une déviation du cours, fondamentalement juste pour lui, de l’intégration européenne. Les délégués, par leur décision ont souligné une nouvelle fois que le DKP considère que cette UE ne saurait être amendable. De son point de vue, l’UE est dans sa structure même tournée vers les intérêts des banques et des trusts. Une minorité du Parti a critiqué le retrait du PGE estimant qu’il signifiait un renoncement à la collaboration avec d’autres forces de gauche. Beaucoup d’intervenants sont allés contre cette vision des choses. Pour eux, il ne s’agit pas de savoir s’il on doit travailler avec d’autres forces de gauche. Il s’agit de définir à quoi ce travail doit ressembler : les communistes peuvent-ils s’accorder avec un PGE dont le programme n’envisage pas de dépasser les frontières du capitalisme ? Le DKP milite pour des formes de travail en commun où soient reconnues les différences de vue entre les participants. Il n’entend pas se laisser ôter la possibilité, aussi bien de s’engager dans de larges alliances qu’en même temps aussi, de promouvoir ses propres options progressistes et révolutionnaires.

A l’avenir encore, le DKP entend travailler avec des partis membres du PGE. Il se place dans l’unité d’action dans le combat contre l’exploitation, la remise en cause de la démocratie et la guerre. Il salue chaque initiative qui met en avant les intérêts communs des travailleurs contre les monopoles. Il participe à toute démarche visant au combat commun. Dans les entreprises et les quartiers, dans la rue et dans les conseils municipaux, au niveau national et international, le DKP s’engage dans le combat, dans de vastes alliances, pour les intérêts des travailleurs.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 14:45
Crise de l'élevage : Intermarché accepte d'acheter plus cher, l'Europe refuse
 Publié Mis à jour à

L'enseigne s'était engagée à acheter le porc à 1,40 euro le kilo minimum

L'enseigne s'était engagée à acheter le porc à 1,40 euro le kilo minimum ©

AFP JOHN MACDOUGALL

La Commission européenne a ouvert une enquête sur Intermarché, car elle estime que le choix de l'enseigne d'acheter la viande plus cher aux éleveurs français est une entrave à la concurrence étrangère

Le groupement de distributeurs indépendants Intermarché (Les Mousquetaires) est sous le coup d'une enquête de la Commission européenne, après s'être accordé l'an dernier avec son concurrent Leclerc pour acheter du porc à un prix plancher, a affirmé vendredi son président Thierry Cotillard.

"Sur le porc, l'été passé, Intermarché s'était accordé avec Leclerc pour acheter le kilo (de porc) 1,40 euro (...). Mais ça n'a pas tenu. Maintenant, Bruxelles nous tombe dessus et enquête", a déclaré le patron d'Intermarché, dans un entretien au quotidien Libération mis en ligne vendredi soir. 

Le libre marché avant tout

"L'Europe considère que cet accord était discriminant vis-à-vis des pays tiers. Donc maintenant, nous sommes très prudents pour trouver des solutions", poursuit le dirigeant, précisant que son groupe risque une amende potentielle "à hauteur de 5% de notre chiffre d'affaires". 

 

L'an dernier, alors que les cours du porc s'étaient effondrés en-dessous du prix de revient des agriculteurs, le gouvernement avait fixé un objectif d'achat de 1,40 euro le kilo lors de négociations avec la filière, et des enseignes comme Leclerc et Intermarché s'étaient engagées à procéder à des achats de cochons à ce niveau. 

Intermarché poursuivra ses engagements

Le patron d'Intermarché a néanmoins réaffirmé sa volonté de continuer à soutenir les éleveurs, confirmant que son groupement allait lancer un contrat de cinq ans garantissant aux producteurs un prix d'au moins 1,50 euro par kilo, à condition de remplir des critères de qualité. 

"Les premiers contrats qui garantiront ce prix équitable de 1,5 euro sur cinq ans aux éleveurs seront signés la semaine prochaine avec une vingtaine de producteurs partenaires dans notre abattoir de Josselin (Morbihan)", dit il. 

"On n'a pas mis de prix plafond. C'est-à-dire que si ça monte à 1,80 euro, on paiera 1,80 euro."

Intermarché et sa filière agroalimentaire Agromousquetaires possèdent 3 abattoirs de porcs et 7 unités de production de charcuterie en France. Ils collaborent avec 3 groupements de producteurs porcins. 

Les agriculteurs français manifestent leur colère depuis l'an dernier, se plaignant notamment de cours et de tarifs d'achat trop bas. La problématique sera au coeur du Salon de l'agriculture, qui s'ouvre samedi à Paris.

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