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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 17:21
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 16:23
par Frédéric Lemaire,

Dans son édition du 21 juin, Le Monde publie une interview de Philippe Martinez, qui se présente comme une retranscription du « Grand Rendez-vous », animé par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Diffusé l’avant-veille sur Europe 1, l’entretien, houleux, a été ponctué de nombreuses prises à partie du responsable syndical par les journalistes. Sur lesquelles Le Monde jette un voile pudique…

[...]

Lire l'article intégral ci-dessous.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 12:59

Mais exige la casse des droits du travail ?

Mais qui exige la casse des droits du travail ?

Ce mardi, les salariés manifestent...

POUR QUE LA BATAILLE SOCIALE SOIT GAGNEE !

Ces dernières semaines, on les cherchait vainement dans les manifestations contre la loi El Khomri, aussi bien à Paris que dans les villes de province : pas la moindre banderole, pas la plus petite pancarte évoquant l'Union européenne pour dénoncer son rôle moteur dans l'offensive tout azimut visant les droits sociaux des peuples et imposant à ceux-ci l'austérité la plus noire. 

Et pourtant, de l'autre côté de la Manche, nos frères britanniques l'ont bien compris en exprimant leur volonté de s'affanchir du joug du capital mondialisé qui règne sur le continent. Et cela à l'encontre des grands partis travailliste et conservateur qui prônaient un choix inverse.

Car ce sont bien les couches populaires des quartiers ouvriers des villes industrielles d'Angleterre, qui ont voté massivement pour le Brexit, pour que la Grande Bretagne se libère de la dictature économique et politique de l'Union européenne et des "directives" de sa Commission de Bruxelles.

En effet,  c'est clair, presque officiel : c'est à Bruxelles que sont élaborées les "directives", les oukases, peut-on dire, qui sont à l’origine des mesures imposées aux salariés,  aux retraités et aux jeunes dans chaque pays de l'UE. Jusqu'au budget de chaque Etat soumis à la vigilante censure des commissaires européens. Et, bien sûr, si notre Code du Travail est mis en cause dans ses fondements, c'est pour répondre à la nécessité d'assurer aux entreprises une plus forte rentabilité, selon les critères établis tant dans capitale belge qu'à Francfort, dans les salons de la BCE. 

Les salariés d'Espagne comme d'Italie, ceux de Grèce comme ceux d'Irlande, de Belgique ou du Portugal, et des autres Etats de l'Union, en sont quotidiennement victimes.

En clair, l'équipe au pouvoir, dans chaque pays, n'est là que pour appliquer les directives européennes. Que ces gouvernements soient de droite ou se prétendent de "gauche", les chefs d'Etat, les ministres ne sont que les prête-noms des grandes sociétés, dont ils assurent la logistique. Parfois même, leur attitude est tellement criante qu'ils donnent l'impression de se caricaturer pour nous prouver qu'ils ne sont que des valets des intérêts privés !

Pas besoin d'en rajouter et d'en faire le dossier complet.

Mais alors, pourquoi sur ce sujet, ce lourd silence des syndicats ?

Pourquoi la dernière position de la direction de la CGT qui se prononce contre le Brexit, sans consulter ses syndicats et ses militants ?

Pourquoi prendre cette attitude alors que la révolte gronde ? 

Pourquoi ne pas crier la vérité et ouvrir les yeux à ceux qui les ont encore fermés ?

Depuis un mois, des centaines de milliers de salariés et de jeunes ont défilé pour faire pression sur le pouvoir afin que celui-ci annule sa loi travail. Ils n'ont pas seulement martelé de leurs pas les pavés, Ils ont parfois bloqué les rues de nos cités et ils ont recommencé, encore plus nombreux, plus déterminés. Et  à nouveau, ils vont se faire entendre  cette semaine. 

La CGT, sans s'en prendre aux donneurs d'ordre, seulement à leurs subordonnés, manifeste, certes, mais comme qui dirait, les yeux bandés. Et leurs discours ne parlent jamais des directives de Bruxelles, de l'oligarchie mondialisée. 

Certes, en France, ce sont Hollande, Valls et Macron qui sont à la manœuvre. C'est d'abord contre eux et leur loi scélérate, qu'il faut manifester pour  les pousser à se déjuger. 

La bataille ne sera pas facile appuyés qu'ils sont au mur argenté du Medef. Mais, il faut ajouter que celui-ci n'est que la  filiale de la maison-mère, BusinessEurope, le patronat qui trône sur notre continent vassalisé.

Pour gagner la bataille sociale, et en premier lieu, imposer le retrait de la loi El Khomri, faut-il voir clair, connaître l'ennemi, bien mesurer les enjeux et frapper fort où ça fait mal.

Gomme l'ont compris les masses populaires d'Angleterre et du Pays de Galles.

C'est la condition pour que la mobilisation populaire de notre peuple conduise à sa victoire.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 01:18

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Publié le par FSC

Le Brexit : une défaite de l'oligarchie européenne!

Jeudi 23 juin, les salariés travailleurs et citoyens français se mobilisaient une nouvelle fois pour exiger le retrait du projet de loi travail El-Khomri, décalque des recommandations européennes de destruction du code du travail et des conventions collectives.

Jeudi 23 juin, les citoyens britanniques décidaient de quitter l’Union Européenne.

Un jour sombre certes pour l'oligarchie pas pour les peuples!

 

Le communiqué confédéral de la CGT faisant suite à cette dernière décision des Britanniques pose de sérieux problèmes.

 

Il impute le rejet britannique à la politique d'austérité et au dumping social détruisant la cohésion des peuples en même temps que leurs conquêtes sociales.

Ce qui est exact.

Pour aussitôt qualifier le choix des électeurs comme ouvrant « la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes ».

De toute évidence la campagne actuelle fortement distillée par les médias est destinée à masquer le fait que ce sont les quartiers populaires, les villes ouvrières et les banlieues délaissées, les régions entières désindustrialisées et à l’abandon qui ont massivement voté pour la sortie de l'Union.

Et de masquer qu'il s'agit comme pour nous en 2005 d'un vote de classe contre la politique et l'arrogance de l'oligarchie au pouvoir

En en appelant à une Europe sociale et à poursuivre ce combat avec la Confédération Européenne des Syndicats, la déclaration confédérale stigmatise en partie le choix populaire et renoue avec les illusions euro-constructives comme avec le mythe d'une Confédération Européenne des Syndicats au service des travailleurs et des luttes.

 

Quelle est la réalité de l'UE ?

 

La réalité, c'est qu'il existe de puissantes raisons de gauche et démocratiques de s'opposer à la construction européenne, de contester avec vigueur la remise en cause de la souveraineté des peuples et de leur choix comme cela est arrivé avec notre vote contre la constitution européenne en 2005 !

La réalité, c'est que la concurrence et le dumping sont dans l'ADN même des traités qui structurent cette construction depuis 1957.

Et tous les nouveaux traités et des centaines de directives imposent la privatisation des secteurs publics, la destruction des acquis sociaux et du droit du travail.

Et déjà s'étale la volonté de remettre en question le vote pourtant clair des Britanniques comme ils l'ont fait pour les irlandais !

Bonjour la démocratie !

L'UE est une construction pilotée par les grandes entreprises européennes et les puissances dominantes du continent, à commencer par l’Allemagne, contre les acquis sociaux et démocratiques des peuples. Elle vise à construire un empire du capital fondé sur la mise en concurrence des travailleurs et leur éloignement des centres de décision par l'affaiblissement des cadres de souveraineté populaires et des États-nation pour une construction supranationale opaque et antidémocratique où milieux de la finance et de la politique croient pouvoir gouverner contre et à l'abri des peuples.

Ce qu'expliquait J.-C. Juncker, président de la commission de Bruxelles et intime des multinationales et des paradis fiscaux, à propos de la Grèce l'an dernier :

« Suggérer que tout va changer parce qu'il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c'est prendre un rêve pour la réalité, il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités de l'Union Européenne ».

Laisser miroiter contre toute évidence et toute expérience qu’une « Europe sociale » pourrait advenir dans le cadre des institutions de l’Union Européenne, c'est légitimer ces institutions de l’oligarchie économique et financière mondialisée tout en interdisant toute perspective progressiste à la majeure partie des classes populaires désespérées.

Et donc laisser le champ libre à une récupération politique par l'extrême droite des classes populaires légitimement révoltées!

 

La réalité de la Confédération Européenne des Syndicats

 

La CES, qui se présente pompeusement comme le syndicat européen est en réalité une émanation de l'UE, fondée et financée par elle. Dirigée par une bureaucratie qui contraint le syndicalisme au dialogue entre "partenaires sociaux" et à l'acceptation de la construction européenne.

D'ailleurs la CES valide toutes les politiques européennes depuis des décennies : de la casse des secteurs industriels ou des retraites au soutien à la BCE contre le peuple grec en passant par les privatisations et le soutien à la constitution européenne puis l'encouragement bruyant au traité de Lisbonne niant le NON de 2005 du peuple français.

La CES est depuis des mois absolument muette sur les luttes en France contre la Loi El Khomri (ou en Belgique!) comme elle le fut sur la question des retraites en 2003 ou en 2010. Et quand les travailleurs européens se battent au même moment, jamais la coordination des luttes n'est à l'ordre du jour.

Les marques de solidarité avec notre mouvement venant exclusivement des syndicats européens nationaux (FGTB notamment).

De fait, la CES est une véritable bureaucratie syndicale européenne, d'abord dévouée à l'institution !

 

Et maintenant ?

 

Alors que nous nous heurtons à des forces patronales et politiques qu'il nous faut combattre globalement, poursuivre et prolonger le remarquable combat contre la Loi El Khomri suppose la compréhension de l’ensemble des politiques publiques d’austérité et de contre réformes structurelles qui émanent toutes de la même matrice euro-atlantique.

Masquer cela constituerait un obstacle à la convergence des luttes autour de la défense du code du travail et au succès des luttes contre le projet de loi El-Khomri et son monde.

 

Depuis quelques mois, la CGT renouant avec ses traditions combatives a su redonner de la fierté à de nombreux militants en revenant à ses fondamentaux de lutte et en délaissant dans les faits le syndicalisme rassemblé avec une CFDT dont la direction est définitivement passée de l'autre côté de la barricade. Il faut prolonger cette évolution pour renforcer les luttes.

Les travailleurs ont besoin d'une CGT qui ne sème aucune illusion et qui agisse avec la plus grande résolution pour une alternative démocratique et sociale à l'impasse mortifère d'une Union au service exclusif du capital !

 

Le Front Syndical de Classe

25 juin 2016

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 23:45

Publié le 24 Juin 2016 sur le site du PADS ( Parti des communistes d'Algérie )

Nous publions ci-dessous la  déclaration du Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme:

 

Déclaration-analyse 

Extraits

Les travailleurs algériens sont naturellement solidaires de la lutte que mènent leurs camarades français depuis plus de deux mois. Ils suivent de près les actions, grèves, manifestations, occupation des lieux de travail et blocage des centres de distribution des carburants, organisés pour mettre en échec l'offensive de la bourgeoisie contre les conquêtes sociales et juridiques que des décennies de combats politiques et économiques avaient réussi à inscrire dans le Code du Travail.[...]

Les communistes algériens appellent naturellement les travailleurs algériens vivant en France à participer activement à tous les combats contre l'offensive anti-travail de la bourgeoisie française.

Comme l'ensemble de la classe ouvrière mondiale, les travailleurs algériens suivent de près le combat menés par leurs frères de classe en France en souhaitant que leurs luttes feront échouer les plans de la bourgeoisie française et contribueront à la défaite de l'offensive internationale du Capital contre le prolétariat international. Ils sont solidaires de leurs luttes car ils savent que la bourgeoisie algérienne, étroitement inféodée aux puissances impérialistes et poursuivant les mêmes objectifs de profits élevés que les multinationales, leur réserve le même sort, sinon pire,  et que sous prétexte de faire face aux conséquences financières de la chute des recettes pétrolières elle a entrepris de réviser le Code du Travail pour en faire une arme des exploiteurs contre les travailleurs. La bourgeoisie algérienne s'appuie sur la remise en cause des conquêtes sociales arrachées par les travailleurs des autres pays pour justifier en Algérie des mesures qui vont encore plus loin dans la régression. Elle proclame par la voix de ses politiciens qu'il s'agit de "réalités mondiales" dans lesquelles les travailleurs doivent se résigner à s'inscrire. Les travailleurs démontrent que leurs luttes et leurs espoirs en une société débarrassée de toute forme d'exploitation font elles aussi partie de ces "réalités"![...]

 

Lire l'intégralité de la déclaration et analyse en cliquant sur le lien ci-dessous

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 23:25

Pour info : Nous avons cherché les déclarations de FO, de Solidaires, de la FSU à propos du Brexit.  Nous n'en avons trouvé aucune sur leurs sites respectifs.  C'est pourquoi nous ne publions que celle de la CGT.

L’urgence est à l’Europe sociale !

vendredi 24 juin 2016

Le Royaume-Uni a choisi majoritairement de quitter l’Union européenne. Plus d’un million de voix séparent les partisans du Retrait de ceux du Maintien dans un référendum qui a rassemblé plus de 72 % des inscrits, ce qui est un record.

Ce vote est avant tout le résultat d’une construction européenne fondée sur l’austérité et le dumping social.

Loin de contribuer à la cohésion des peuples européens, ces politiques ont entraîné une dégradation des conditions sociales, et des services publics, pesé sur les salaires et généralisé la précarité l’emploi. Elles ont ouvert en grand la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes.

La Cgt rappelle que l’urgence est à la construction d’une Europe fondée sur la solidarité, la démocratie, la coopération, l’égalité de traitement et le progrès social.

La Cgt poursuivra ses efforts au sein de la Confédération européenne des syndicats pour construire cette Europe sociale qu’appellent tous les peuples de leur vœu. Elle assure de son soutien la confédération des syndicats britanniques pour que les travailleurs britanniques ne fassent pas les frais du Brexit.

Elle appelle de rompre immédiatement avec les politiques d’austérité et à mobiliser les moyens et ressources européens pour lutter contre les inégalités et la précarité, augmenter les salaires et les minima sociaux, renforcer les services publics et réaliser les investissements publics comme nous le proposons avec la CES.

C’est pour lutter contre le dumping social que les peuples se mobilisent en Europe notamment en Grèce, en Belgique, en Espagne et bien sûr en France avec la mobilisation contre la loi travail.

La CGT avec six autres organisations syndicales, d’étudiants et de jeunes, appelle les salariés, les privés d’emploi et les retraités à poursuivre cette bataille pour le progrès social et à se mobiliser massivement lors de la prochaine journée d’actions du 28 juin.

Montreuil, le 24 juin 2016

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 17:47
VIDEO. Brexit : "il faut recommencer à expliquer l'Europe", analyse Daniel Cohn-Bendit

L'ancien député européen était invité sur le plateau du 20 heures de France 2 pour réagir à la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne. 

Et qu'est-ce qu'il dit l'ex-révolutionnaire de 68 ?  Qu'on n'a rien compris à l'UE ?  Qu'il faut nous expliquer ?  Que les jeunes voulaient rester ? Que c'est dramatique pour eux ?  Quels jeunes ?  Ceux qui sont au chômage ?  Ceux qui sont en CDI ? Ceux qui sont intermittents ? Ceux qui galèrent au Pays de Galles ou dans les régions anciennement industrialisées ?

Non ceux qui regrettent le Brexit ont fait des études et souvent ont un salaire de misère avec leurs diplômes - pas tous, Macron en est un exemple - mais ils croient que la liberté c'est de s'exporter en Europe comme une vulgaire marchandise pour trouver du travail.  Ceux à qui on a dit "citoyenneté européenne" en leur accordant une bourse européenne insuffisante ( Erasmus ) que leurs parents des classes moyennes pouvaient compléter pour aller en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, au Pays-Bas, en France, en Italie faire un an d'études ... Romano Prodi, ancien président de la Commission, initiateur de la chose, avait d'ailleurs expliqué à l'époque qu'il s'agissait de construire une citoyenneté européenne.  En 2002, célébrant le millionième étudiant Erasmus, il disait  en parlant de ces derniers : " Ces étudiants sont les véritables "pionniers de l'Europe", les meilleurs ambassadeurs du projet européen".  Ce sont ces jeunes des couches moyennes qui pleurent l'UE au Royaume-Uni, sans voir qu'ils ont déjà beaucoup perdu avec elle et le dumping social.  Salaires et modes de vie compris. 

Yvette Genestal

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 15:26
Le Brexit : une nouvelle défaite de l’UE.
vendredi 24 juin 2016
 

 

La victoire du camp opposé à l’UE dans le référendum britannique montre encore une fois l’incapacité de l’UE à convaincre les populations de son utilité et de sa nature démocratique. À chaque fois que les populations sont consultées c’est le même résultat : on n’en veut pas !
Ce qui paraît tout a fait normal puisque ceux qui subissent de plein fouet les politiques rétrogrades et autoritaires de l’UE sont beaucoup plus nombreux que ceux qui en profitent.
L’Union Européenne est l’outil au service du capitalisme financier mondialisé pour empêcher les souverainetés nationales de s’exprimer, et empêcher les gouvernements quels qu’ils soient de faire une autre politique que la sienne.

Le meilleur exemple actuel n’est-il pas donné par le gouvernement français qui impose la loi travail demandée par Bruxelles, avec un véritable « oukase » [1], malgré l’opposition majoritaire des citoyens ?
La volonté de s’appuyer sur la souveraineté populaire percute de plein fouet les règles du capitalisme mondial et impose de s’en affranchir. Et c’est là que réside le problème de fond : aucun peuple d’aucun pays ne renonce de bonne grâce à sa liberté.

C’est ainsi qu’apparaît le nationalisme, qui n’est pas un simple et justifie attachement à la nation, mais une conception xénophobe, raciste de la communauté nationale.

Déjà l’extrême droite surfe sur la victoire britannique et réclame une référendum. Mais pour quoi faire ? Faut-il rappeler que dans le logiciel du FN, nulle part n’apparaît la notion de lutte de classes organisée mais au contraire son refus des syndicats qui l’incarnent. Tout simplement parce le FN est attaché au capitalisme qui est justement la cause de tous nos maux.

La défense de la souveraineté nationale est un leurre, si elle n’est pas liée à un combat pour la souveraineté populaire, contre la domination économique, sociale et médiatique de la bourgeoisie, y compris celle qui se prévaut d’ancêtres exclusivement hexagonaux.

Ainsi la lutte nécessaire pour sortir de l’U.E et de l’Euro doit se doubler d’un combat sans concession contre tous les nationalismes xénophobes, (FN en France, Pédiga en Allemagne, PIS en Pologne, FPO en Autriche ...) En détournant contre des boucs émissaires, musulmans, africains, migrants, ... le mécontentement entraîné par les conséquences du Capitalisme, les nationalistes sont ses meilleurs alliés.

Alors ne nous trompons de combat : notre seul ennemi c’est la Finance ! Le patriotisme anticapitaliste est la seule réponse contemporaine aux pathologies nationalistes qui nous menacent.

ANC 24 juin 2016

 

 

[1] Décision autoritaire, arbitraire et sans appel – Larousse

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:58

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

22 juin 2016

Lettre ouverte à Monsieur Valls Premier Ministre
Lettre ouverte à Monsieur Valls, Premier Ministre

Lettre ouverte de l'intersyndicale départementale et dieppoise: CGT, FO, SUD-Solidaire, FSU, UNEF, FIDL.

Monsieur le Premier Ministre,

Vous venez en Seine Maritime ce dimanche 26 juin à Belleville sur Mer pour le banquet de Mme la Députée Le Vern.

Nous souhaitons à cette occasion vous rencontrer.

Ces 4 derniers mois, les salariés, les jeunes, les retraités de Seine Maritime, ont montré avec force, d’une part leur exigence à ce que la loi Dumping Social (= loi travail) soit retirée, et d’autre part, leur volonté de défendre le Code du travail et aussi le maintien de la hiérarchie des normes telles qu’elles sont actuellement.

Cette volonté, très majoritaire, s’est exprimée et continue de s’exprimer par des grèves, des manifestations, des blocages ou des votations citoyennes.

Nous avons lu vos propos récents qui envisagent d’interdire les manifestations. Pourtant il a difficilement pu échapper à vos services de renseignement que les organisations syndicales n’ont rien à voir avec des dégradations commises en dehors des manifestations.

Pourquoi ces amalgames ?

Nous profiterons aussi de votre présence pour connaitre les raisons pour lesquelles vous avez donné, aux forces de polices, l’ordre de gazer des manifestants qui rejoignaient pacifiquement leurs bus, notamment nos camarades venus de Seine Maritime, à Paris le 14 juin ?

Nous viendrons à votre rencontre, à Belleville sur Mer, ce dimanche 26 juin, afin de vous remettre les votations recueillies auprès des salariés et de la population de Seine Maritime concernant le Retrait de la loi travail et vous confirmer notre attachement aux libertés syndicales et au droit à manifester.

Nous sommes convaincus que la volonté de la majorité pourra se faire entendre.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre nos salutations syndicales.

 

RENDEZ-VOUS DIMANCHE À 11H00 SUR LE PARKING DU LIDL À NEUVILLE LES DIEPPE

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 14:28
Le compteur électrique de la permanence de Janine Dubié a été enlevé de son boitier./ photo Thierry Jouve.
Le compteur électrique de la permanence de Janine Dubié a été enlevé de son boitier./ photo Thierry Jouve.
Ces deux députés de la majorité avaient déjà dû s'expliquer devant une délégation intersyndicale et des représentants de Nuit Debout.  Apparemment, ils n'avaient pas dû comprendre.   C'est sans doute pourquoi l'intersyndicale a dû faire appel à des arguments plus pédagogiques pour leur faire comprendre l'importance du monde du travail et la nécessité de prendre en compte ses revendications.
mardi 10 mai 2016 par Rédaction sur Tarbes-info.com

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires et les membres du collectif « Nuit Debout » ont rencontré lundi midi les députés de la majorité gouvernementale Jeanine Dubié et Jean Glavany sur le parking de la permanence de Madame Dubié à Odos. Un débat houleux a eu lieu pendant plus d’une heure entre les deux députés et près de 80 opposants au projet de loi El Khomri.

La rencontre espérée a enfin eu lieu lundi, en plein air, sur le parking d’une permanence parlementaire d’Odos, entre deux députés des Hautes-Pyrénées, les syndicats opposés au projet de loi El Khomri et des participants aux « Nuits Debout ». Jeanine Dubié, députée PRG et Jean Glavany, député PS, ont pu mesurer, pendant plus d’une heure d’un échange très vif, la colère des 80 personnes présentes qui s’estiment trahies par un gouvernement dont elles croyaient partager les valeurs.

 « Nous pensons que, pour des députés de gauche, être du côté des salariés signifie voter contre cette loi infâme », lance François Dousseau, secrétaire de l’UD CGT. « Jaurès avait dit : ‘la démocratie s’arrête à la porte de l’entreprise’. La relation entre un employeur et un salarié n’est jamais égalitaire. Le Code du travail est conçu pour protéger les plus faibles. Avec cette loi, les renards seront libres de dévaster le poulailler », explique José Navarro, du bureau de l’UD CGT, faisant appel à des images audacieuses. « Vous n’avez pas été élus pour détruire, en quelques jours, 130 ans d’acquis sociaux », ajoute Gérard Omer, secrétaire général de FO 65. « Nous représentons les citoyens, mais aussi et avant tout, les salariés ! ».

Les participants au collectif « Nuit Debout » ne sont pas en reste dans ce débat houleux. « En tant qu’élus, vous devriez donner l’exemple », assure Guillaume, qui demande aux deux parlementaires « de penser à nos enfants quand il faudra voter ». Un autre membre du Collectif suggère aux élus de « consulter l’inspecteur du travail Gérard Filoche, qui pourra leur expliquer la loi El Khomri s’ils ne l’ont pas comprise ».

Face à ce déluge de critiques, les députés se défendent à grand peine. « J’ai déposé 30 amendements, et j’attends de voir s’ils seront ou non adoptés par l’Assemblée », précise Jeanine Dubié, qui souhaite « voter en cohérence avec la position du groupe radical de gauche ». La députée souligne avoir déposé un amendement pour « élargir le périmètre d’évaluation de la situation des entreprises au-delà de la France, à l’échelle de l’Europe et de la Suisse ». Mais elle réfute la critique sur l’inversion de la hiérarchie des normes, tout comme Jean Glavany, qui rappelle avoir « refusé catégoriquement d’adopter la première version de la loi El Khomri ».

Interpellé par José Navarro à propos de l’utilité de la loi concernant l’emploi, Jean Glavany souligne qu’il a « toujours considéré que la facilitation des licenciements n’avait pas d’impact positif sur la création d’emploi ». Il ajoute même : « j’aurais pu proposer un amendement appelé ‘zéro CDD’. Morgane, une participante à « Nuit Debout », lui demande quelle est la base idéologique de ce projet de loi. « La recherche de la flexi-sécurité, pour tenter de redonner de la souplesse à l’économie sans fragiliser les salariés », répond le député, soulevant une vague de désapprobation dans l’assistance. Jeanine Dubié et Jean Glavany assurent essayer de tenir compte des difficultés rencontrées par les patrons des PME et des TPE de leurs circonscriptions.

Gérard Omer évoque la situation des salariés de la plateforme téléphonique de Saint-Laurent-de-Neste, « le bébé Dubié-Durrieu », où une première vague de licenciements n’a pas empêché l’annonce récente d’un nouveau plan social. De son côté, François Dousseau souligne que « nos permanences juridiques sont submergées de salariés maltraités par leurs employeurs, qui ne craignent même plus d’aller devant les Prud’hommes ». Jean Glavany et Jeanine Dubié assurent qu’ils se battront pour que leurs amendements soient pris en compte et que la loi ne soit pas adoptée dans son état actuel. Avant la fin de la rencontre, Gérard Omer leur demande de « prendre soin du Premier Ministre, pour que sa température ne monte pas brutalement de 37°2 le matin à 49°3 l’après-midi ». Un trait d’esprit prophétique, le gouvernement ayant décidé ce mardi après-midi d’engager sa responsabilité en utilisant l’article 49.3 pour tenter de faire passer « en force » la loi El Khomri. Les syndicats ont d’ores et déjà donné rendez-vous aux citoyens dans la rue ce jeudi 12 mai, à 10h30, devant la Bourse du Travail de Tarbes. IIs lancent aussi un appel à tous les salariés pour se rassembler, ce mercredi à 17h, devant la permanence de Jean Glavany à Maubourguet ou devant la permanence de Jeanine Dubié à Odos.

Jean-François Courtille

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