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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 09:56

Reçu par courriel, nous publions cette motion du PRCF

 

Valls-MEDEF et Hollande-Maastricht cassent nos acquis et notre pays : BLOQUONS LEURS PROFITS !

L’heure est venue d’une contre-offensive de classe et de masse des travailleurs, de la jeunesse et du camp progressiste !

                       Provoqué par la volonté de Valls-MEDEF, de la droite thatchérienne et de l’UE de briser le droit du travail et les statuts, l’affrontement de classes s’étend et s’aiguise dans notre pays. Malgré l’énorme battage médiatique destiné à discréditer le mouvement et à intimider les travailleurs, des secteurs du monde du travail, classe ouvrière en tête, entrent dans l’action les uns après les autres. Nombre de travailleurs qui hésitent et « font grève par délégation » peuvent basculer dans l’action et dans ce cas, le mouvement sera irrésistible.

 Honneur et soutien total aux syndicalistes de classe et de lutte, notamment aux ouvriers CGT, qui forment l’avant-garde d’un mouvement massif qu’a précédé la lutte résolue contre la répression à Air-France et chez Goodyear ! Appel aux communistes, notamment à ceux du PRCF et des JRCF, à être présents et actifs dans ce mouvement en apportant la solidarité, les explications et les perspectives politiques nécessaires. Adressons-nous aussi à la population désinformée par les média-menteurs.

 Honte à Valls-MEDEF, triste émule de Jules Moch et parjure au socialisme de Jaurès, matraqueur des travailleurs, violateur de ce qui subsiste de la démocratie parlementaire, ainsi qu’à Hollande dont le « pacte présidentiel » ne disait rien de la casse du Code du travail hérité du 1936 et du CNR. Oui, les travailleurs ont raison de clamer dans les manifs et sur les piquets de lutte ce mot d’ordre lancé à Lille en 2003 par des syndicalistes du PRCF en réponse aux rodomontades de Raffarin (qui prétendait alors que « la rue ne fera pas la loi ») : « C’est pas au patronat de faire la loi / La vraie démocratie, elle est i-ci ! ».

 A Marseille, en matraquant les travailleurs de Fos, Valls crée les conditions d’un soulèvement populaire. Les travailleurs se souviennent que la première Constitution de la République française proposée par Robespierre, proclamait : « quand le gouvernement piétine les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

                        En l’occurrence, les « rebelles » contre la volonté populaire ne sont pas les travailleurs en lutte mais les gouvernants maastrichtiens successifs qui, de Sarko à Hollande, bafouent le peuple souverain en violant le Non à l’euro-constitution supranationale, en imposant sans mandat électoral la fin de la retraite à 60 ans, en dynamitant le droit du travail sans autre mandat que celui du MEDEF et de l’UE, en profitant de la complicité des « syndicats » minoritaires comme la CFDT (C’est Fini le Droit du Travail ?) pour contourner le rejet d’El Khomri par 70% des Français et par 90% des salariés, en imposant une loi qui briserait les conventions collectives de branche en préparant la fin du statut des cheminots, des agents d’EDF/ERDF, des agents RATP, des fonctionnaires, bref, en précarisant toute la jeunesse au seul profit des actionnaires planquant leurs milliards dans les paradis fiscaux : plus que jamais, « c’est pas au Panama de faire la loi, la vraie démocratie, elle est ici ! ».

 A condition de pas déléguer notre devoir de lutte aux courageux syndicalistes CGT, FO, FSU, SUD, nous pouvons faire reculer Valls-MEDEF, la droite et leur Europe de malheur. Outre les raffineurs, les salariés du transport – qui constituent un secteur stratégique du combat de classe dans notre pays désindustrialisé par le MEDEF – peuvent bloquer le profit capitaliste. Alors, oui, on leur dit : M.A.R.R.E. ! (Mer, Air, Rail, Route, ENSEMBLE !). Déjà la grève est annoncée à la RATP, marins, dockers, travailleurs de l’aéroportuaire se joignent au mouvement. Cheminots, Routiers, Dockers, « aviateurs », coordonnons-nous !

 Quant aux agents d’EDF-ERDF/GRDF, dont les entreprises sont menacées d’euro-privatisation totale, ils ont l’occasion de rejoindre la lutte avant qu’ils ne soit trop tard pour eux. Idem pour les enseignants et les autres agents de la fonction publique strangulée par les contre-réformes (collège, lycée, Université, Recherche, hôpital, Equipement, Météo…) et par les consignes austéritaires de l’UE (-2% de fonctionnaires l’an prochain !).

 S’agissant de jeunes, qui ont initialement porté le mouvement avec courage (blocages de lycées et de facs), c’est aussi le moment pour eux de rebondir. Valls-MEDEF matraque vos parents et déstabilise votre avenir ! Souvenez-vous qu’en 2006 (contre le CPE), l’alliance des jeunes et du monde du travail a forcé Chirac à retirer une loi scélérate déjà votée !

 Enfin, ce mouvement doit aussi tendre la main aux catégories précarisées par l’euro-mondialisation capitaliste : paysans travailleurs aux portes de la ruine, artisans marginalisés par l’ubérisation néolibérale, médecins sommés par l’UE et par M. Touraine de rationner les soins, chercheurs stoppés net par les euro-restrictions budgétaires, etc. C’est quand ils dirigent contre le grand capital la résistance de tout le peuple travailleur, c’est quand ils unissent la nation laborieuse contre les monopoles capitalistes que la classe ouvrière et le monde du travail servent le mieux leurs intérêts propres. C’est le sens rassembleur que le PRCF attache à la présence dans les manifs et sur les piquets de grève des deux drapeaux de notre histoire révolutionnaire, le drapeau tricolore des Sans Culottes et le drapeau rouge des Communards !

 Par-delà la loi El Khomri, il faut dénoncer l’offensive généralisée de BusinessEurope (le syndicat patronal européen) et de l’U.E. supranationale contre les travailleurs. C’est l’ex-ministre français Moscovici qui, à peine nommé Commissaire européen, a sommé – en anglais !!! – ses ex-collègues du gouvernement français de déréguler le marché du travail. C’est sur la base d’euro-diktats du même ordre que le Valls italien, Matteo Renzi, a édicté le honteux « Job Act » qui massacre à la fois les droits ouvriers italiens… et la langue de Dante ! C’est contre une directive de l’UE travestie en « Loi Peters » que les travailleurs belges entament une grève générale ! Honte aux politiciens faussement progressistes qui continuent de promettre l’« euro au service des peuples » et l’introuvable « Europe sociale », comme si cette UE de plus en plus fascisante n’était pas tournée de A à Z contre les travailleurs et contre le droit des nations à disposer d’elles-mêmes ! Honte aux états-majors qui, pour protéger la vache sacrée de l’UE, organisent l’omertà sur l’orchestration européenne de l’offensive antisociale. Honte à la « Confédération Européenne des Syndicats », grassement subventionnée par l’U.E., qui refuse de coordonner les travailleurs français, italiens, belges, grecs, etc. en lutte. Tirons aussi nos syndicats de lutte des griffes de la CES, cette courroie de transmission du grand patronat européen ! Acceptons la main tendue de la Fédération Syndicale Mondiale qui soutient notre mouvementet celle du Front Syndical de Classe qui appelle les syndicalistes combatifs à se coordonner « en bas » pour peser !

 Pour sa part, le PRCF appelle les communistes, à promouvoir ensemble l’idée d’une sortie de la France, par la porte à gauche, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du malfaisant système capitaliste, uniquement porteur désormais de régression, de guerres impérialistes et de répression anti-ouvrière. Que de toutes les actions locales monte l’idée d’une grève générale reconductible, d’AG inter-pro organisant le mouvement, avec le plus tôt possible – faut-il vraiment attendre le 14 juin au regard de l’accélération des évènements ? – une énorme manifestation de combat à Paris, de forts services d’ordre syndicaux protégeant les manifs des casseurs professionnels et de l’Etat policier.

 Rédigeons « en bas » nos cahiers de revendication et exigeons, non seulement le retrait de l’euro-diktat « El Khomri », mais de toutes les contre-réformes maastrichtiennes (retraites, sécu, services publics…) ! Non au blocage des salaires et des pensions au nom du « sauvetage de l’euro » ! Interdiction des délocalisations ! Nationalisations et planifications démocratiques permettant la reconstruction du « produire en France » dans le cadre d’une rupture avec le capitalisme ! Assez subie « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » gravée dans les traités européens,l’avenir est à la solidarité internationale des travailleurs et à la coopération entre les peuples souverains !

 Communistes, par l’action et l’expression communes « en bas », dégageons-nous de la tutelle paralysante de ceux qui, à la tête du PC-PGE, bavardent sur la « réorientation progressiste de l’UE » et sur des « primaires à gauche » totalement hors de propos. Ensemble, menons la bataille de fond, non seulement pour balayer Valls-MEDEF, mais pour que la France sorte de l’UE-OTAN dans la perspective révolutionnaire du véritable socialisme pour notre pays.

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 14:17
dimanche 15 mai 2016 sur Rougemidi
 

 

Le lent pourrissement de notre non-république se prolonge. « Amener notre pays vers demain ». C’est pourtant par ces mots que le premier ministre Manuel Valls a justifié son recours au 49.3 pour imposer la loi travail, sans majorité politique et contre l’opinion populaire.

Une question s’impose à toutes celles et tous ceux qui s’engagent jour après jour contre la loi El Khomri et son monde, dans des conditions toujours plus radicalisées par les pressions policières.

Pourquoi, malgré Nuit Debout, la multiplication des mobilisations unitaires impulsées par les syndicats et les mouvements de jeunesse, le risque de faire voler en éclat sa propre majorité parlementaire, le reniement consommé de l’histoire même de son courant politique – le socialisme – et les possibilités d’un embrasement des conflits sociaux, ce gouvernement s’entête ?

Pour une raison simple. François Hollande, Manuel Valls et le gouvernement sont convaincus du bien fondé de leur choix et de leur action en régime de capitalisme financier mondialisé et de libre-échange débridé. Pensant l’avenir de notre société dans le cadre de ce système dont ils ne questionnent ni la nature ni l’évolution, ils sont convaincus qu’ils font ce qu’il faut pour la France.

De fait, dans ce contexte, leur orientation est rationnelle et cohérente. Il s’agit d’ajuster notre société aux exigences de la production mondiale qui organise, dans le cadre de la globalisation, la dégradation continuelle de la valeur du travail, de sa capacité de négociation face au capital, de sa participation aux orientations de l’entreprise et de l’investissement.

La loi El Khomri n’est que la déclinaison contextualisée en France de ce qui se déroule, depuis quelques années, quelques mois ou simultanément selon les cas, dans nombre de pays : Allemagne, Argentine, Brésil, Espagne, Grèce, Italie, Royaume-Uni, etc.

« Amener notre pays vers demain »... Notre gouvernement ne fait que préparer ses meilleurs offrandes – notre compétitivité pays, notre baisse du « coût » travail, notre dégradation du droit du travail, etc. – aux « deus-globo ».

Que faire face à ce rouleau compresseur global ? La séquence actuelle nous rappelle que nos sociétés sont soumises à des rapports de pouvoir qui s’exercent et s’incarnent dans nos institutions. Un groupe social – la classe politique dans l’Etat – a le pouvoir de renforcer – ou de contraindre – celui des agents économiques et des forces du marché.

Tandis que les mouvements de la société actuellement à l’œuvre vont agir en se développant dans un cycle long, nous devons réfléchir à la question politique. Toutes les expériences historiques qui ont apporté des victoires pour les peuples ont combiné actions dans la société et dans les institutions. Pour gagner, il faut occuper la rue, l’espace public, les places, le lieu de la production mais aussi les institutions et l’Etat pour en désarticuler les équilibres et en transformer progressivement l’action au service d’un autre projet de société.

Combat titanesque, rude, incertain tant les chances de se perdre dans les méandres de la bureaucratisation et du pouvoir corrupteur sont grandes. C’est alors ici plus qu’ailleurs que nous devons inventer des pratiques et des mécanismes qui projettent et préservent l’élan de la transformation surgi de la société.

Transformer la politique, sa culture, son organisation, renforcer son contrôle par la population, réorienter la direction de son pouvoir et renouveler sa représentation constituent une tâche indissociable du combat social. Elle échoit à toutes et celles et tous ceux qui pensent que seule la démocratie est opposable à la tyrannie de l’économie.

Sortir de la non-république exige de réinstaller le conflit politique au cœur de la vie démocratique, dans la société et dans l’institution.

Christophe Ventura le 12 mai 2016

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 09:31

 

Par : Alain Seveyrat sur expressions Vénissieux

Capture d’écran 2016-05-11 à 16.14.46

L’information est tombée mercredi en fin d’après-midi. Les trois arrêtés interdisant expulsions locatives, saisies mobilières et coupures d’énergie que Michèle Picard avait pris le 31 mars ont été suspendus par le tribunal administratif. L’audience a eu lieu mardi après-midi, en présence de plus d’une soixantaine de personnes.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 15:35
Après le vote des communistes, la primaire sans majorité, le débat s’impose ! Déclaration des initiateurs du texte "Unir les communistes"
, par  Marie-Christine Burricand

 

 

Les résultats du vote des communistes pour choisir le texte qui sera la base commune de discussion sont maintenant connus.

Le résultat indique un nouvel affaiblissement de l’organisation communiste, avec une perte de 11.317 cotisants et 4.535 votants depuis le 36ème congrès. Le délitement du lien entre le parti et ses adhérents est donc confirmé, d’autant que les chiffres doivent être mis en lien avec le nombre total d’adhérents qui n’a pas été indiqué pour cette consultation. C’est la première question sur laquelle notre congrès devra travailler.

Dans ce contexte, notre texte "Unir les communistes" obtient 3.755 voix, soient 12,9 % des suffrages exprimés. Nous progressons de 61 voix et de près de 2 %. Les tentatives de division n’y ont rien changé, nous nous affirmons comme la première base d’opposition à l’effacement du PCF, force d’action et de proposition pour l’avenir du parti communiste. Le combat contre la liquidation du PCF a besoin d’unité et nous porterons la voix de tous ceux qui s’y opposent sans exclusive. Nous appelons au rassemblement de tous ceux qui veulent faire vivre et renforcer le PCF.

Notre texte arrive en tête dans le Pas-De-Calais, le Nord et les Ardennes, confirme son ancrage dans les départements où nous sommes traditionnellement présents, Rhône, Hérault, Bouche-du-Rhône, Gironde, Var, élargit son audience dans de nouveaux départements, Alpes-Maritime, Ain, Ardèche, Bas-Rhin, Savoie, Saône et Loire, Dordogne, Haute-Garonne... C’est un bon résultat obtenu par l’engagement courageux de nombreux camarades malgré l’affaiblissement du parti. 

Le texte proposé par le Conseil National n’a pas convaincu les communistes. Il ne recueille que 14.942 voix (51,2 %) soit une perte de 9.655 voix par rapport à 2012 (-22% des exprimés). Il est minoritaire dans 34 fédérations. C’est un résultat historiquement bas pour un texte proposé par la direction, qui traduit une grande perte de confiance. Même en cumulant les voix des deux textes de la direction ("Ambition communiste" et "France en commun"), le résultat est en dessous de 2012 avec 2.745 voix perdues (-11% de voix), aggravé hors région parisienne où la direction est moins présente avec 2.769 voix perdues (-14% de voix). 

Trois questions importantes ont porté ce refus des communistes de légitimer le texte de la direction : le refus des primaires avec le parti socialiste, la nécessité d’un débat ouvert sur les conditions du refus du diktat européen après l’expérience grecquela crédibilité et le contenu de notre projet de rupture avec le capitalisme.

Avec les conférences de section et départementales, une nouvelle étape du Congrès s’ouvre. Nous attendons du Conseil National qu’il tire les enseignements de ce vote, c’est pourquoi nous demandons qu’il se réunisse sans plus tarder.

La primaire et le soutien obligé à un candidat issu du PS sont de fait caduques, faute de majorité affirmée. Pour autant, la ligne de fuite en avant dans le Front de Gauche aboutissant à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’a pas fait recette. Le vote sur les textes envoie un message fort, celui de la nécessité de réexaminer complètement la question de l’élection présidentielle dans toutes ses composantes : stratégie, candidats, programme. Une consultation des communistes sur la stratégie aux élections présidentielles devient une nécessité.

La faiblesse du résultat du texte proposé par le Conseil National, la dispersion des suffrages et la multiplicité des textes, la persistance depuis maintenant près de 20 ans de la contestation de la ligne d’abandon initiée au congrès de Martigues et jamais remise en cause depuis… tout cela oblige au débat stratégique que nous avons demandé au travers du texte 3. 

Nous souhaitons que ce débat s’ouvre dans la fraternité et sans tabou et le Conseil National doit prendre des décisions précises et concrètes dans ce sens. Nous le disons fermement : il faut apprendre à écouter tous les communistes pour construire l’avenir du PCF avec eux. C’est incontournable pour éviter au PCF de s’enfermer dans une impasse mortifère, ouvrir une alternative à notre peuple face au capitalisme, reconstruire l’unité des communistes. Tout passage en force est voué à l’échec et au désaveu de la direction, nous prendrons toute notre place pour que les communistes aient le débat qu’exige leur vote, comme la situation politique et sociale.

Caroline Andreani (93), Paul Barbazange (38), Jean Baus (54), Luc Bazin (26), Floriane Benoit (38), Michelle Bardot (67), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Marie-Christine Burricand (69), Michel Dechamps (04), Herve Fuyet (92), Clara Gimenez (34), Guy Jacquin (01), Jean Jacques Karman (93), Armand Lecoq (34), Jean Pierre Meyer (83), Pierre Alain Millet (69), Sandrine Minerva (34), Hervé Poly (62), Gilbert Remond (69), Eric Ruiz (27), Laurent Santoire (93), Bernard Trannoy (33), Danielle Trannoy (33), Serge Truscello,...

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 13:02
Rencontre communiste à Vénissieux - Le discours d'ouverture de Charles Hoareau.
Convergence des luttes et perspective politique
jeudi 5 mai 2016
par  ANC

 

Intervention de Charles Hoareau , président de l’Association Nationale des Communistes à l’ouverture de la rencontre de Vénissieux le 30 Avril 2016.

Il y a deux définitions de la convergence. La première ne fait référence qu’au but commun, la seconde au moyen d’y arriver ensemble et donc l’intérêt commun à unir les efforts dans l’objectif d’atteindre ce but.

Quand on parle de convergence des luttes c’est bien en référence à ces deux définitions et plus particulièrement la deuxième que l’on emploie ce terme. Faire appel à la convergence des luttes est donc une stratégie, celle de faire converger les luttes vers un même point ou plus exactement faire mesurer (et l’ordre a une importance, il est même incontournable) d’abord aux militant–e–s puis aux adhérent–e–s, puis aux salarié–e–s et enfin à la population toute entière que toutes les luttes, quand elles sont sur des positions de classes, c’est–à–dire qu’elles prennent en compte les intérêts du monde du travail, se rejoignent.

Mais non seulement elles se rejoignent mais en plus la stratégie de convergence des luttes est une stratégie centrale lorsqu’on veut combattre les injustices que chacun ressent chez soi et qui ont toutes une cause commune : le capitalisme.

La solidarité

La solidarité, elle n’est pas d’abord un acte réfléchi, elle est un sentiment collectif, l’homme évoluant dans une tension entre le groupe et son individualité. Elle est naturellement consécutive (et ne le précède donc pas) à l’environnement sociétal.

On entend souvent que la solidarité est en recul, voire qu’il n’y en a plus, mais justement. La solidarité n’est pas un champignon qui pousse en une nuit au lendemain d’une journée pluvieuse. La solidarité est un sentiment qui s’expérimente, se construit, s’argumente. La solidarité est un processus qui se renforce (ou pas !) en fonction de la stratégie syndicale que nous mettons en œuvre et cette stratégie est donc de notre responsabilité.

Si on espère que le sentiment de solidarité s’exprimera de lui–même chaque fois qu’on conflit démarre quelque part ce n’est pas prendre en compte les conditions historiques qui ont entamé ce sentiment chez les individus de notre pays, ce qui n’est pas le cas forcément dans d’autres pays et en tous cas pas de façon uniforme.

Les attaques du capital contre le sentiment de solidarité

Ici il nous faut prendre en compte les dégâts qu’ont produit tout à la fois des décennies de guerre idéologique menée par le capital, les conditions matérielles du développement du capitalisme, des politiques quasi identiques sur le fond économique et social depuis 30 ans malgré la succession d’alternance (ce qui est particulièrement mortifère pour le sentiment de solidarité quand c’est la gauche, historiquement porteuse de ce sentiment qui le bafoue par ses choix de gestion), la montée du chômage et de la précarité et le sentiment d’isolement qu’ils produisent, la fragilisation et l’éclatement du salariat. Les attaques contre le sentiment de solidarité ont été et sont d’autant plus fortes que ce sentiment est en soi « anti–système » pour reprendre un terme fortement galvaudé ces derniers temps.

Dans une société où à la notion de droits collectifs on substitue celle d’égalité des chances, la solidarité devient un anachronisme, une valeur dépassée. Ce sentiment d’individualisme grandissant dans notre société n’épargne ni la classe ouvrière, ni les syndiqué–e–s, fussent–ils CGT, ni même nos militant–e–s même si évidemment cette plongée dans le repli sur soi est inversement proportionnelle à l’engagement militant.

Faire grandir la solidarité ce n’est pas une question de morale, ni d’humanisme (en tous cas en l’espèce il n’est guère suffisant) c’est une construction qui s’appuie sur un constat : le capitalisme a un projet cohérent de développement. Face à ce projet il faut qu’on s’unisse en cohérence pour faire avancer le nôtre en commençant par lutter là où l’on est, pour ce qui nous touche de près et en analysant l’ensemble des causes de notre situation, c’est ce que nous entendons par convergence des luttes..

La convergence des luttes élément essentiel pour combattre le capital

Le capital a bien compris que pour avancer sur son projet il ne pouvait y aller de front, il emploie la stratégie de l’artichaut

En fait on peut le comparer à un affamé qui a devant lui un artichaut. S’il veut mordre dedans il n’arrivera pas à le manger même s’il ouvre la bouche en grand. La solution sera pour lui de manger feuille par feuille et c’est ce que le capital fait concernant nos entreprises. Si nous réagissons en nous disant à chaque fois ce n’est pas ma feuille qui est attaquée alors je ne bouge pas….nous allons tous nous faire bouffer. Seule, une feuille ne peut guère résister (ou du moins très difficilement) mais si les feuilles se rassemblent cela pose problème non seulement parce ce que la bouchée à avaler est plus grosse, mais aussi les luttes par leur durée vont rentrer en convergence temporelle avec les boites attaquées plus tard et la stratégie de convergence des luttes va mettre en évidence pour l’opinion la cohérence des attaques.

A priori le lien entre toutes ces luttes n’est pas évident et pourtant il existe. Le lien c’est le projet vers lequel avance le capitalisme. Il est même si fort qu’il ne peut y avoir de gain durable pour personne sans mener de façon convergente les luttes dans leur diversité. Aux yeux de celles et ceux qui les mènent ces luttes paraissent souvent au premier abord, sans rapport et même leur profusion, quand elle existe, peut paraître un frein à la visibilité de chacune d’entre elles et donc concourir à son affaiblissement.

Pourtant, si on y réfléchit, il est clair que les luttes, si diverses soient elles, combattent des attaques similaires et cohérentes entre elles. Pour s’en tenir à deux exemples :

•Gagner à Fralib cela n’est–il pas un point d’appui pour exiger que le thé d’Asie ou d’Afrique arrive au port de Marseille–Fos ?

•Si les fonctionnaires mettent en échec les plans de dépeçages de la fonction publique, outre le fait que cela permettra aux salariés concernés de ne pas voir se dégrader leur statut cela n’affaiblira–t–il pas la position des employeurs, publics ou privés qui ont fait ou font la même chose partout ?

Le fameux "tous ensemble" crié dans les manifs ne peut pas être qu’une incantation. Il doit être l’expression que c’est tous ensemble que l’on va gagner, que chacun va gagner.

A partir de là où l’on est en lutte, il appartient aux militants de faire émerger les liens qui existent entre elles, pour non seulement riposter aux attaques immédiates que chacun subit en fonction de sa situation, mais aussi construire un rapport de forces collectif contre le capitalisme. En s’organisant ensemble, celles et ceux qui luttent peuvent prendre conscience des logiques communes, patronales, étatiques, qui sous–tendent ce qu’ils combattent.

La stratégie de la convergence des luttes s’oppose au corporatisme, qui vise à défendre ses propres intérêts comme s’ils n’avaient aucun rapport avec ceux des autres exploité–e–s. Mais elle se distingue aussi d’une simple démarche de soutien, quand une poignée de militants et militantes vont prêter main forte à une grève, une occupation ou une action. Ce n’est pas quelque chose d’évident, et il ne suffit pas de décréter la nécessaire convergence des luttes pour qu’elle se produise. Chaque groupe social a ses habitudes de lutte, ses préoccupations particulières, ses revendications sectorielles, et la domination que nous subissons toutes et tous se nourrit de ces divisions. C’est pourquoi la convergence des luttes suppose un patient travail commun. Non pas pour définir le dénominateur commun à toutes les luttes mais apporter un appui décisif à chaque lutte en cours afin de la faire gagner.

La convergence des luttes est donc tout à la fois à l’opposé de l’uniformisation de quoi que ce soit : revendications, formes d’action…mais aussi à l’opposé de la propagation de l’idée selon laquelle il faudrait se sacrifier pour que d’autres gagnent.

La convergence des luttes réside dans cette dialectique, entre l’approfondissement d’un mouvement dans son lieu de travail ou d’études, dans son quartier... et le travail d’articulation avec les autres luttes.

Le rôle du politique

Comme la convergence se distingue de la solidarité, le rôle du politique ne peut se limiter au soutien nécessaire et se distingue du syndical ou de l’associatif par les propositions et perspectives qu’il apporte et qui font partie intégrante de la convergence, voire lui donnent un sens nouveau.

A Air France il ne s’agit pas simplement de démonter la question de la chemise mais analyser le poids de la privatisation sur la situation actuelle et la nécessité d’un outil public et non de revenir à un outil public tel qu’on l’a connu, à PSA le rôle du politique est de bien montrer comment les règles du capitalisme mondialisé ont logiquement abouti à la fermeture et quelles solutions à mettre en place y compris en termes de nouvelles règles de commerce international.

Dans la lutte contre le projet de loi travail, le rôle du politique n’est pas essentiellement de décortiquer la loi, le SAF ou la CGT peuvent très bien le faire, il est non seulement de souligner qu’il partage les critiques et soutient les luttes dans les formes que les organisations de masse ont décidées, mais de poser ce que doit être dans la vision de la société qu’il porte, la législation du travail.

Pour nous communistes, un code du travail qui va dans le sens du progrès doit poser en germes la fin de la monarchie patronale et la question de l’appropriation sociale. Face à une loi qui s’inscrit dans une logique de dictature de la propriété donnant à chaque possédant qu’il s’agisse du logement, de la production ou des services la possibilité de faire la loi « chez lui », il nous revient d’opposer les notions de propriété collective et de solidarité nationale. Ainsi pour ne prendre qu’un exemple, celui de l’accord récent sur le statut des intermittents du spectacle qui est sur le papier un accord positif pour la branche et ouvre la voie à des conquis réclamés de longue date par la profession, il appartient aux communistes de pointer le danger qu’il y a à ce que cet accord, qui va à l’encontre de celui plus large signé par le MEDEF et la CFDT, n’ouvre la voie à une sortie de cette branche de l’assurance chômage qui est le cadre général et le moyen de la solidarité nationale. De ce point de vue l’accord s’inscrit dans la logique de la loi El Khomri qui tend à promouvoir une loi par entreprise ou par branche.

Poser la question de l’appropriation sociale c’est définir pour les communistes, en s’appuyant sur la réflexion et l’expérience des syndicalistes, car l’un nourrit l’autre, les étapes de ce qu’il est possible d’obtenir à court, moyen et long terme. C’est le sens des 10 propositions immédiates qu’a voulu mettre en avant l’ANC et qui vont toutes dans le sens d’un renforcement concret du pouvoir des travailleurs tant au niveau des IRP qu’au niveau de la gestion sociale et économique. Les porter et en débattre c’est permettre d’ouvrir des perspectives qui vont au–delà de la résistance aux mauvais coups, c’est dynamiser les luttes et donner à réfléchir sur la société qu’on veut comme alternative au capitalisme. Je pense qu’on aurait pu les intituler : propositions communistes pour avancer dans le droit du travail.

Je précise pour finir que ces propositions s’opposent de plein fouet à la notion de sécurité sociale professionnelle qui est une proposition qui va dans le sens de l’individualisation des droits des travailleurs et bien sûr ne pose pas la question du statut de l’entreprise et pose comme inéluctable la précarité puisque les propositions faites sont un aménagement de celle–ci. Il en va autrement de la bataille syndicale par exemple sur l’annexe 7 du nettoyage qui, dans un cadre existant, a obtenu des garanties pour les travailleurs. Mais cela ne peut être le but du politique. Que la CGT se batte pour que, lors d’une reprise de marché, les salariés de l’entreprise sous–traitante de la SNCF soient tous repris est tout à fait juste et légitime, mais cela ne peut nous faire lâcher l’objectif de la réinternalisation des services. D’ailleurs la réforme du code du travail au Venezuela a eu entre autres comme but l’interdiction de la sous–traitance et de l’intérim.

En tant que communistes c’est bien le débat sur les perspectives issues des luttes et s’appuyant sur elles qui doit nous aider à argumenter sur notre projet communiste.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 17:37

Ukraine : Bolgrad hissera le drapeau Soviétique en opposition à la loi de "décommunisation"

Vendredi 29 Avril 2016 sur le blog de Nicolas Maury

Le Conseil du district de Bolgrad (à la frontière avec la Moldavie et la Gagauzie) dans l'Oblast d'Odessa décide de ne pas respecter la loi dite de "décommunisation" et hissera la bannière de la victoire pour les célébrations du 9 mai et la victoire contre le nazisme - article et traduction Nico Maury
 
Ukraine : Bolgrad hissera le drapeau Soviétique en opposition à la loi de "décommunisation"
 
Sous l'impulsion de la faction communiste, sous les couleurs de "Nova Derzava" (vitrine légale du Parti Communiste d'Ukraine) et de son leader Boris Kalcheva, les députés du Conseil du district de Bolgrad ont voté le rétablissement de la loi du 5 mai 2009 ("Sur la perpétuation de la Victoire dans la Grande guerre patriotique") autorisant que le drapeau rouge, avec la faucille et le marteau, soit hissé sur les bâtiments publics.

En outre, les députés ont majoritairement voté cette décision, contraire aux exigences de la loi dite de "décommunisation", en connaissance de cause. Le représentant de la cellule juridique de l'oblast d'Odessa, Nikolai Arnautova, n'ayant pas eu le droit à la parole.

Lors des élections locales du 25 octobre 2015, dans le district de Bolgrad (dans l'Oblast d'Odessa, district à la frontière avec la Moldavie et la Gagauzie), les communistes avaient remporté 11,01% des suffrages, ils étaient arrivés à la troisième place avec 4 élus.

 

Ukraine : Bolgrad hissera le drapeau Soviétique en opposition à la loi de "décommunisation"
 
 
Nicolas Maury
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 17:07

Publié par El Diablo

Pierre Laurent participe à un meeting avec les dirigeants PS lors des élections régionales de 2015... (source: l'express.fr)

Pierre Laurent participe à un meeting avec les dirigeants PS lors des élections régionales de 2015... (source: l'express.fr)

PCF : l'orientation de Pierre Laurent est fortement contestée
Le texte présenté par la direction communiste en vue du 37e congrès était le seul à se prononcer pour une primaire avec le PS. Il n'obtient que 51,2 % dans un scrutin qui révèle une forte chute des effectifs.

Les communistes votaient du 2 au 5 mai 2016 sur le texte qui servira de base de discussion à leur 37e congrès qui se tiendra du 2 au 5 juin à Aubervilliers. Les résultats traduisent une forte contestation de la ligne impulsée par Pierre Laurent depuis quelques mois, si ce n'est depuis les municipales. Le texte initié par le secrétaire national du PCF, mais présenté comme « proposé par le Conseil national » car adopté par près de 80 % de ses membres, n'obtient que 14.910 voix (51,2 %) des 29.183 suffrages exprimés. Dans la fédération de Paris, dont M. Laurent est sénateur, il échoue à rassembler la majorité des suffrages avec 49,62 %.

A titre de comparaison, rappelle l'historien Roger Martelli, lors des deux précédents congrès, « le texte du Conseil national avait obtenu 63,5 % en 2008 et 73 % en 2013 ». La direction sortante obtient la majorité absolue dans 58 départements et elle est minoritaire absolument dans 34. C'est le cas dans cinq des onze fédérations ayant encore plus de 1.000 cotisants (Nord, Pas-de-Calais, Paris, Seine-Maritime, Rhône), la direction restant majoritaire dans les Bouches-du-Rhône, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, la Haute-Garonne et la Gironde (voir les résultats détaillés) .

L'avertissement est donc sérieux. Or un point commun rassemble les quatre textes alternatifs présentés concurremment : le refus du processus de « primaire à gauche » dont la direction du PCF a fait son axe stratégique pour 2017. C'est donc bien sur ce point que le secrétaire national et la direction du PCF sont mis en difficulté.

Les vire-voltes de Pierre Laurent

Dans les semaines précédant ce scrutin interne, Pierre Laurent n'a pourtant pas ménagé ses efforts pour défendre sa ligne. Dans une « adresse aux communistes » publiée le 30 mars dans Communistes, le supplément interne du PCF encarté dans l'Humanité chaque mercredi, il affirmait : 

« Les appels à la primaire à gauche ont rouvert le débat, en contestant à Hollande le statut de « candidat naturel ». C'est pourquoi nous n'avons pas fermé cette porte. C'est pour éliminer Hollande que nous proposons de construire une primaire résolument citoyenne, bâtie sur un socle d'abord discuté au grand jour dans tout le pays. Est-ce possible ? Je le crois, mais j'entends le scepticisme. Débattons-en sans caricatures inutiles. »

 

LIRE LA SUITE SUR LE SITE DE POLITIS (lien ci-dessous) :

LES RÉSULTATS DU VOTE DES MILITANTS PAR DÉPARTEMENTS: 

cliquez sur le lien ci-dessous

Bernard Trannoy (PCF Bassin d'Arcachon)

Bernard Trannoy (PCF Bassin d'Arcachon)

Les commentaires de Bernard Trannoy (sur son site)

Pour ajouter à la complexité je ne suis pas du tout sûr, bien au contraire, que ceux qui ont voté  le texte du CN (Conseil National) soient pour autant des adeptes des primaires. C'est très largement leur faire injure.

Si on prend en compte les blancs et nuls ce texte est en dessous des 50%

Et si vous ajoutez les abstentionnistes bonjour les dégâts. Les communistes comme les électeurs votent eux aussi avec les pieds.

En fait personne ne peut être satisfait des résultats au vue du champ de ruines, notre survit en tant que parti est largement en question. La stratégie à l'italienne est à l'œuvre.

Pour ma part, et vous pouvez ne pas partager, je pense que les 2 textes de la direction (texte CN et texte 1) s'inscrivent dans une démarche d'effacement du PCF. Pour le texte du CN une trajectoire qui conduit à un congrès de Tours à l'envers. Pour le texte 1 une dissolution du PCF dans une structure type Syriza et Podemos où celui-ci serait ramené à une simple différence de nature culturelle. Tout cela rappelle l'Arco Bello italien. Avec en bout de course la disparition de TOUTE la gauche du paysage italien.

La fracture qui nous traverse est aussi une fracture sociologique (voir les résultats du Nord et du Pas de Calais) entre des milieux populaire qui sont massivement pour la sortie de l'Euro et de l'U.E et des couches moyennes ayant le faux sentiment d'en être les grandes gagnantes.

Par ailleurs il convient de signaler que cette consultation est un déni de démocratie.

La démocratie c'est du temps et ce temps est aux abonnés absents.

15 jours entre la réception des textes et le vote pour le choix du texte de base et encore moins de temps pour en débattre pour les conférences de section et de fédération.

Je ne perdrais pas mon temps à amender un texte qui passe de fait à côté des questions essentielles.

La démocratie est-elle possible sans la souveraineté ?

Cette U.E faite par et pour le capital est-elle réformable ?

Les Grecs en grève générale ont répondus à leur manière.

L’Amérique latine nous donne quelques indications.

Ces rassemblements de type front portent en eux-mêmes leurs échecs pour cause d'irresponsabilité.

Au lendemain de la défaite aux législatives du PSUV Vénézuélien. Fidel Castro a déclaré qu'il n'y avait là que la conséquence d'une absence de volonté de s'attaquer à la domination du capital.

Cela a fourni l'aliment de la contre offensive des droites et de l'impérialisme US en Argentine, au Brésil, au Venezuela, en Equateur, en Bolivie, etc…

Quand on dîne avec le diable une longue cuillère est indispensable faute de quoi il vous bouffe.

Chavez peu de temps avant sa mort en était conscient puisque devant le congrès du parti communiste vénézuélien il avait déclaré « ce qu'il nous manque, c'est un véritable parti révolutionnaire » à mettre en parallèle avec les propos de Marie-George Buffet venue sur le bassin d'Arcachon à l’occasion d’une législative partielle et qui face à l'interpellation d'un camarade avait répondu « mais camarade le communisme c'est foutu » opinion respectable, mais qui dans ce cas doit conduire par honnêteté vers la sortie de la maison.

En fait n'avons-nous pas été gangrenés par cet électoralisme de bas étage par glissement successifs et insidieux. ? Et à abandonner les exigences du combat de classes au profit des délices de la lutte des places, avec les marchandages peu ragoutants que cela impose.

Ce qui nous a conduit de fait à abandonner les milieux populaires à la prédation du F.N. et à l'abstentionnisme, faute de réponses à leurs attentes.

Ce n'est pas des questions du type défoncer les portes ouvertes qu'ils attendent, mais l'ouverture d'une véritable perspective. Cette absence de véritables perspectives étant un élément des freins aux développements des luttes. 

Le texte du CN, et le texte 1 sont de fait, dans une stratégie totalement social-démocrate intégrée au système et in fine de soumission au capital.

La société française a glissé à droite et nous avec.

L'urgence au- delà des textes c'est de travailler et de reconstruire une organisation fortement délabré.

Face à un capital hyper organisé il n'y a pas de salut hors de l'organisation d'un parti affichant sa volonté de sortir du capitalisme et ouvrant une perspective socialiste.

Tout le reste n'est qu'amateurisme ou dilettantisme.

 

B.T.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 13:50
Sorti à la fin du mois de janvier 2009, le film américain Walkyrie, avec Tom Cruise, retrace le coup d'Etat raté contre Hitler, en juillet 1944, organisé par des hauts officiers de l'armée allemande. Ceux-ci avaient pour objectif de démontrer que tous les habitants de l'Allemagne de l'époque n’étaient pas des nazis. Mais la résistance antinazie était déjà bien active avant ce retournement de veste militaire de la dernière heure : elle avait commencé dans les années 1920...

La résistance antinazie allemande


La résistance oubliée


Le souvenir et l'analyse de la Deuxième Guerre mondiale sont toujours présents de nos jours. Des pans entiers de ses épisodes doivent cependant encore être radioscopés. De nouvelles études entamées ou corrigées. Des occultations déverrouillées. C'est le cas de la résistance des communistes en Allemagne, trop souvent «oubliée» par l'historiographie officielle. Un livre écrit par le Belge T. Derbent tente de faire sauter le couvercle de cette véritable négation.[...] La suite ci-dessous.

 

Article très intéressant à l'heure où le révisionnisme qui sévit dans l'ex-RDA encourage à remplacer les monuments en mémoire des combattants allemands anti-nazis par des monuments en "hommage" aux victimes de la seconde guerre mondiale, confondant ainsi les bourreaux et les héros. Confusion destinée à faire oublier les combats des communistes allemands contre le nazisme.  Y.G.

Lire l'intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 13:19

150 militants autour des luttes et du défi communiste...

, par  pam , popularité : 12%

 

C’était un pari un peu fou : une rencontre qui contribue à la convergence des luttes en rassemblant des militants d’entreprises diverses, emblématiques au plan national comme Fralib ou PSA, symboles de luttes récentes autour de Lyon comme Bosch ou Carbone Savoie, et aussi au lien nécessaire entre luttes et issue politique, question délicate et difficile tant la méfiance envers les partis politiques est grande dans le mouvement social.

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  • Rencontre communiste de Vénissieux du 30 avril 2016
  • 150 militants autour des luttes sociales et du communisme

  •  

C’est pourtant un pari largement réussi avec 150 militants attentifs pour un programme dense qui aurait mérité plus de temps, mais qui a permis à chacun de repartir plein d’exemples et d’idées dans la tête, autrement dit, mieux armé pour agir...

La participation imprévue d’une délégation de communiste sud-coréens a donné une dimension internationale nécessaire, même si nous avons l’habitude à Vénissieux des rencontres internationalistes.

L’internationale chantée à l’entrée de l’usine Bosch occupée avec tous les participants après le discours de Michèle Picard, nos camarades coréens chantant dans leur langue a donné la pêche à tout le monde !

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  • les grévistes de Bosch accueillent les rencontres communises

A vrai dire, la discussion avait commencé la veille au cinéma, après ce film choc "Nous sommes des lions" dans une soirée organisée opportunément par l’Union Locale CGT de Vénissieux. Cette coïncidence souligne que les questions que nous voulions poser avec ces rencontres communistes répondent bien à une attente du mouvement social.

Le film nous montre une classe ouvrière debout, qui construit son unité malgré l’adversité, les vigiles et les manœuvres d’un patronat de combat organisé et puissant, et qui trouve le chemin d’un succès, partiel bien sûr, mais symbolique de l’utilité des luttes... Et il nous interroge sur les conditions des luttes en général, et du mouvement contre la loi El Khomri avec ses manifestations agitées... Le comité de grève de PSA discutant des formes de luttes évoque une grève "digne et propre", la discipline nécessaire à la confiance entre ceux qui luttent, et souligne qu’il ne faut rien attendre de médias qui cacheront toujours derrière le spectaculaire les questions de fonds que tente de porter la lutte, ce qui conduit à privilégier les actions non pas leur effet médiatique, mais par leur effet direct sur le rapport de forces, que ce soit par la pression sur les dirigeants en occupant le siège du MEDEF, ou par la construction de la solidarité ouvrière en entrant dans une usine pour parler aux travailleurs...

C’est avec cette discussion de la veille en tête qu’a commencé la rencontre du samedi, après l’accueil par Serge Truscello, avec l’introduction de Charles Hoareau. Puis des interventions ont successivement évoqués Carbone Savoie, Fralib, PSA, Bosch, TSV, Alstom/GE, les hôpitaux... [1] Les interventions ont été enregistrées et seront publiées au fur et à mesure.

Les Bosch en grève avec occupation sont venus saluer les rencontres et bien évidemment, nous avons décidé d’aller les soutenir en improvisant un rassemblement à l’entrée de l’usine occupée, rassemblement devant lequel Michèle Picard, maire de Vénissieux s’est exprimé à partir de sa longue expérience de soutien aux luttes des travailleurs de St-Jean Industrie, Veninov, Bosch...

Après un buffet rapide, l’après-midi a permis d’éclairer autant ce qui nécessite de relever le défi communiste que ce qui le bloque. 4 interventions fortes de Jean Salem, Georges Gastaud, Remi Herrrera et Danielle Bleitrach... avec de multiples thèmes et manières d’aborder l’actualité du communisme, l’exigence du parti, le lien entre les questions politiques qui sont posées au mouvement social et qui étaient abordées le matin, et la perspective de reconstruction d’un grand parti communiste. Hervé Poly fera le lien avec le 37ème congrès du PCF en préparation. Un compte-rendu détaillé se prépare...

Enfin, nous nous sommes retrouvés une centaine au cinéma pour le film "Merci Patron", qui a permis de terminer la journée avec de grandes rigolades devant cette comédie vivifiante qui piège un représentant d’un grand patron symbolique de cette bourgeoise arrogante.

 

[1] Finalement, les camarades de Goodyear n’ont pu intervenir, ils étaient à Limoges la veille au soir et n’ont pu venir... ce n’est que partie remise...

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 08:18
LIBERTÉ POUR LES COMMUNISTES POLONAIS

liberté j'écris ton nomNous apprenons la condamnation à 9 mois de travaux forcés contre des dirigeants communistes polonais.

Dans l’UE en pleine fascisation cette nouvelle serait le signe d’une étape qualitative supérieure de ce processus. Le pouvoir polonais a certes montré sa nature cléricalo-conservatrice et autoritaire. Mais en condamnant des militants politiques pour leurs convictions, ce pouvoir franchit le Rubicon qui sépare de manière de plus en plus ténue la démocratie bourgeoise et un régime fascisant.

Les signataires s’adressent aux forces démocratiques et ouvrières de France pour s’élever contre cette mesure inique qui rappelle les heures les plus sombres de notre continent.

Il s’agit de défendre la liberté d’expression et d’organisation.

Il s’agit de défendre la liberté de militants communistes qu’un pouvoir fascisant veut faire taire.

Chaque citoyen pourra par la même occasion  constater que l’UE est non seulement silencieuse face à cette répression mais qu’elle nourrit cet anti-communisme qui lui-même est le signe avant coureur d’une attaque contre la démocratie et les droits sociaux et démocratiques des peuples, comme on le voit déjà en France avec la multiplication des lois liberticides, les violences policières contre les manifestants, la criminalisation des ouvriers CGT de Goodyear et d’Air France, etc.

Cette criminalisation galopante du communisme, à laquelle les pseudo-travaux de Courtois et Cie ont ouvert la voie en France, est d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’une réhabilitation de moins en moins rampante des fascistes, des nazis et des racistes. Pour ne prendre qu’un exemple, il n’est que de voir comment l’UE-OTAN continue de soutenir le pouvoir de Kiev qui vient d’interdire le PC ukrainien, qui a massacré des syndicalistes à Odessa et qui vient de promouvoir au poste de président du Parlement le fondateur du Parti national-socialiste ukrainien.

Nous appelons à une solidarité de grande ampleur de la part de tous les communistes, de tous les syndicalistes combatifs, de tous les démocrates.

Dans les heures et les jours qui viennent les signataires prendront des initiatives dans ce sens.

, Les Amis d’Edward Gierek, CISC, Section de Vénissieux du PCF, CC 59/62.

Action Communiste Haute-Normandie s'associe à cet appel.

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