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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 14:00

Lu sur Michel El Diablo

 Monument sur la tombe de Karl Marx à Londres

Monument sur la tombe de Karl Marx à Londres

De plus en plus de Britanniques s'intéressent aux idées d'extrême-gauche et achètent des livres à tendance socialiste.

 

Selon les libraires, les électeurs affichent un regain d'intérêt pour les ouvrages comme Le Capital de Karl Marx et le Manifeste du parti communiste depuis l'élection de Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste d'opposition.

Jusque là, ces livres intéressaient essentiellement les étudiants en politologie et les activistes nostalgiques. Aujourd'hui, les ventes de littérature sur les idées d'extrême-gauche augmentent rapidement en Grande-Bretagne.


Andrea Butcher, propriétaire du plus grand magasin de littérature socialiste du pays, pense que la hausse des ventes est liée à la popularité de Jeremy Corbyn, chef du parti travailliste connu pour ses opinions bien ancrées à gauche.

 

"La victoire de Jeremy Corbyn a redonné confiance au gens, en a vraiment stimulé certains. Ils cherchent dans ces livres de l'aide sur les questions de logement ou les problèmes de la politique d'austérité… Et nous avons de tels livres", explique-t-elle.

Andrea Butcher espère que cette demande en littérature socialiste témoigne également de changements dans les préférences sociopolitiques de la population.

"Regardez ce qui se passe dans le monde, notamment en Grèce, en Espagne, au Portugal. C'est une époque très intéressante pour les socialistes", dit-elle.

Les établissements spécialisés ne sont pas les seuls à constater cette embellie des ventes. La gérante d'une librairie généraliste, Vivian Archer, explique que ses clients s'intéressent également à la littérature de gauche.

"Ce sont les livres de base comme le Manifeste du parti communiste qui se vendent le mieux. Les gens essaient d'en apprendre davantage sur l'histoire du mouvement travailliste et syndical. Beaucoup de nouveaux livres ont été publiés sur le Service national de la santé. C'est un sujet très populaire, de même que l'économie d'austérité", déclare-t-elle.

Tout cela pourrait présager une nouvelle évolution de la vie politique britannique.



SOURCE: Sputniknews

 

Jeremy Corbyn, le nouveau chef du parti travailliste britannique

En Grande-Bretagne, les sympathies russes de Corbyn passent mal

LIRE L'ARTICLE ICI

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 11:42

Elections régionales 2015. Assemblée des communistes de Haute-Garonne. 26 octobre 2015.

A cette étape, nous refusons de cautionner la liste Onesta-Vieu

 

Déclaration de Robert Bertrand, secrétaire de la section de Verfeil

 

, par  Armand Lecoq

 
Tous les nouveaux éléments dont nous prenons connaissance sur la stratégie de Pierre Laurent et de Marie-Pierre Vieu pour les régionales, en particulier dans notre grande région, confirment les camarades de notre section dans leurs craintes, leur analyse et leur décision.
 

Nous ne ferons pas campagne pour la liste conduite par Gérard Onesta en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon même si elle comprendra quelques militants du PCF. Nous n’avons pas encore tranché pour savoir si nous allons faire connaître publiquement cette position.

En tout état de cause, nous allons continuer à militer dans la période sur les sujets de fond , pour contrer la réforme territoriale, les menaces régionales sur les services publics qui pèsent notamment sur les transports après la réforme ferroviaire et les directives européennes, sur l’enseignement professionnel etc…

La lutte, c’est aussi le seul moyen de repousser l’extrême-droite dont se sert dangereusement le système d’ici 2017.

 

Sur la forme : Nous n’acceptons pas les conditions dans lesquelles la liste et ses composantes départementales ont été constituées. Les directions du Parti ont imposé, « d’en haut » une recomposition politicienne, puis l’ont fait valider dans des consultations tronquées. A 98% dans certaines fédérations !! La circulaire de Pierre Laurent ordonnant aux secrétaires départementaux en juillet d’assurer, sans explications politiques, la validation de Marie-Pierre Vieu comme chef de file est inacceptable. En réalité, elle préparait l’alignement forcé sur Onesta mais sans le soumettre au débat.

Qu’en Haute-Garonne, Dominique Satgé notamment soit quasiment éliminée n’est pas acceptable. Ce coup de force politicien va à l’encontre de toutes les règles de notre parti.

Sur le fond, nous refusons d’entériner la nouvelle dilution du Parti dans un ensemble socio-démocrate quelle que soit la couleur arborée, rose ou verte. C’est tromper les communistes que de le leur faire croire. La liste Onesta ne représente en rien une émancipation de la social-démocratie, au contraire. On ne peut pas parler de rassemblement non plus avec des personnalités et des groupes qui ne représentent quasiment rien et qui posent comme préalable l’effacement du PCF.

 

Onesta ne cache pas ses orientations. EELV a voté pour la dissolution de la SNCF et la « réforme ferroviaire » : c’est une divergence fondamentale pour les régionales. EELV soutient la réforme territoriale en réclamant plus de pouvoirs aux féodalités régionales et à l’UE et moins de pouvoirs à la démocratie nationale. 

 

G.Onesta, candidat EELV Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon..qui pose devant les drapeaux européens et régionaux...


Personne ne peut se dire surpris, surtout pas Pierre Laurent et VIEU, qui ne peuvent ignorer qu’Onesta, ancien vice-président du Parlement européen a collaboré avec Giscard à la rédaction du projet de constitution européenne.

 

C’est rédhibitoire.

Il est hors de question pour nous, communistes, de laisser le Parti s’associer à de telles positions. Parler « d’alternative anti-austérité » avec ceux qui collaborent aux fondements de la politique dirigée contre les travailleurs est impensable.

Nous sommes inquiets. D’étape en étape, d’échec en échec, la direction précipite le Parti dans le reniement de ses positions fondamentales. Un ministre socialiste, parmi d’autres, s’amuse à prédire que nous ne fêterons pas le 100ème anniversaire du PCF. 

 

J’ai confiance que, NOUS communistes, avec ceux qui animent la lutte des classes dans notre pays, nous le contredirons.

C’est pourquoi, à cette étape, nous refusons de cautionner la liste Onesta-Vieu.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 11:25

Nos amis et camarades du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" se sont réunis.  Nous publions ici l'introduction au débat.

 

Introduction à la rencontre nationale des animateurs du réseau Faire vivre et renforcer le PCF

 

, par  Marie-christine.burricand 

 
 
Bonjour à tous et merci d’avoir fait le déplacement pour cette réunion nationale de Faire vivre et renforcer le PCF qui était réclamée par de nombreux camarades.
 

Une question essentielle nous est posée : comment construire une résistance populaire efficace face à un capitalisme plus que jamais prédateur jusqu’à créer les conditions d’une rupture porteuse d’un projet socialiste ?

C’est au regard de cette question qu’il nous faut apprécier notre activité, mesurer les enjeux du congrès et décider de notre feuille de route pour les mois qui viennent.

Jamais sans doute depuis la fin des années soixante notre peuple n’avait connu une période aussi difficile qu’inquiétante pour l’avenir.

Nous sommes maintenant presque au bout du détricotage du compromis social issu du Conseil National de la Résistance, marqué du sceau des idées progressistes dopées par la place des communistes dans la résistance.

Il est inutile que je revienne ici sur les détails de la reconquête par le patronat et les grandes fortunes de leurs prérogatives, mais du droit du travail à la retraite en passant par la sécurité sociale et les services publics, tout est peu à peu effacé, vendu et j’en passe jusqu’à cette toute dernière mesure concernant les retraites complémentaires qui finalement rajoute 1 an de travail à un très grand nombre d’entre nous.

Dans l’affrontement capital travail, le capital est aujourd’hui globalement gagnant cela ne fait aucun doute, par contre cela fait mal.

La colère des salariés d’AIR France ? C’est aussi celle de travailleurs fiers de leur boîte, longtemps certains de sa pérennité, ne pensant pas que cela pourrait leur arriver, des salariés pour qui les choses basculent peu à peu.

Il est rassurant de remarquer que l’énorme entreprise de criminalisation de l’action syndicale n’a pas marché, beaucoup s’identifiant plus aux salariés qu’aux dirigeants même sans chemises !

Et la combativité de la CGT, qui a refusé de participer à la conférence sociale est aussi une bonne nouvelle à quelques mois de son congrès.

Notre pays s’enfonce, tandis que la situation internationale se dégrade chaque jour. Le droit des palestiniens à une nation, déjà fortement tronqué, apparaît de plus en plus ténu. Après la Libye et l’Irak, nations détruites par l’Otan, bras armé des puissances capitalistes, après la guerre et les résurgences du nazisme et de l’anticommunisme le plus brutal en Ukraine, c’est la Syrie qui est dans la tourmente.

Au nom de la solidarité avec l’opposition à Bachar El Assad, c’est une nouvelle nation qui est détruite. Comment nos concitoyens peuvent-ils s’y retrouver entre les frappes des uns et des autres, Daesh et l’État islamique….c’est le sentiment du chaos et de la barbarie qui l’emporte, la défiance encore plus grande envers ces pays et leurs peuples alors que des milliers de gens n’ont guère d’autre choix pour sauver leur vie que de s’enfuir sur les routes du monde rejoignant le flot de ceux qui fuient la misère.

Et là aussi, il faut noter que, malgré les moyens mis pour criminaliser ces pays qui restent associés au communisme, même si Poutine ne l’est évidemment pas, la Chine et la Russie apparaissent finalement comme des facteurs d’équilibre pour pas mal de Français.

La parti socialiste, aux commandes de l’austérité en France et de la guerre dans le monde, entraîne la disqualification de toute la gauche.

La faible visibilité du PCF et la faiblesse de ses positions laisse la place aux apparences trompeuses.

Comment s’étonner dans ses conditions que domine le « on n’y peut rien, il faut s’adapter, les patrons ont trop de charge, on ne peut pas accueillir tous les pauvres, il y en a marre que ceux qui travaillent paient pour les autres, il y a moins d’argent il faut dépenser moins... » toutes ces évidences trompeuses sur lesquelles s’appuient une droite dure et populiste dans sa reconquête du pouvoir.

Pendant ce temps, le Front national, bien aidé par les médias, Hollande et Sarkozy qui voient en Marine leur chance pour 2017, s’impose comme la force qui monte. Accompagnement de la colère populaire dans l’expression, achat de quelques penseurs en économie, opération séduction-normalisation auprès d’intellectuels, Marine le Pen était déjà bien placée pour 2017, on imagine la catastrophe si le Fn gagnait une ou deux régions comme cela est possible, renforçant ainsi sa légitimité !

 

[...]

 

Lire la suite sur le blog du site pcfbassin

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 10:12

Lu sur le blog  Bellaciao.

 

GUINGOUIN : UN CHEF DU MAQUIS
de : Ernest London
lundi 26 octobre 2015 - 15h42 -

Il y a tout juste dix ans, mourrait Georges Guingouin. Après les dernières biographies et le roman paru l’an dernier, la publication de cet album destiné au jeune public (mais parfaitement accessible aux adultes) est une preuve supplémentaire de son retour dans le récit national, après une longue période de purgatoire. Georges Guingouin aurait d’ailleurs également pu entrer lui aussi au Panthéon au printemps dernier, si le gouvernement avait voulu adjoindre un résistant communiste à Germaine Tillion, Jean Zay, Geneviève de Gaulle et Pierre Brossolette.

Né en 1913, Georges Guingouin est instituteur, militant communiste et secrétaire de mairie lorsque Pétain signe la reddition des troupes françaises. Immédiatement et sans hésiter, il organise les activités de propagande autour des sections locales du parti communiste interdit et rédige dès août 1940 un « Appel à la lutte ». Dénoncé, il rejoint la clandestinité et organise la résistance. Son maquis sabotera les convois du S.T.O., les usines stratégiques et les réquisitions de récolte pour ravitailler l’armée allemande, punira les collaborateurs et les profiteurs de guerre. Après le débarquement allié en Normandie, il organisera l’enlèvement du Strumbannführer de la division Das Reich (responsable des massacres de Tulle, d’Argenton-sur-Creuse, d’Oradour-sur-Glane…) et, à la tête de 6 000 hommes, livrera une bataille rangée contre la brigade Von Jesser venu réduire la Résistance. Il désobéira aux ordres de libérer Limoges, craignant un nouveau massacre. Élu maire de Limoges à la fin de la guerre, il sera exclu du parti communiste. Alors qu’il reprend son métier d’instituteur, une violente campagne de presse sera déclenchée contre lui et ses compagnons. Arrêté, passé à tabac en prison il obtiendra, au terme d’un procès équitable, un non lieu.

Georges Guingouin est de ces hommes intègres qu’aucune circonstance n’ébranlera jamais dans leurs fondements moraux, ni leurs convictions. Ce moment d’histoire est développé dans la partie documentaire en fin d’album abondamment enrichie de documents d’époque. La partie fiction, elle, s’appuie sur une quinzaine de récits, imaginés, de témoins, compagnons, voisins, anonymes, rapportant chacun un épisode de la vie de Georges Guingouin pendant la guerre. Cette polyphonie donne une vision sensible des enjeux, du climat. Une gravure pleine page, inspirée de l’iconographie de propagande de l’époque répond à chacun de ces textes. Yann Fastier, auteur-illustrateur inclassable, iconoclaste et talentueux, habité par son sujet, a réussi un travail admirable, s’adressant autant à l’intelligence de ses lecteurs qu’à leur sensibilité.

L’édition jeunesse se risque peu, habituellement à explorer aussi loin des sentiers archi-battus. Il faut saluer cette publication remarquable. N’est-il pas en effet quelque peu paradoxal de proposer aujourd’hui encore, des monographies de Napoléon, de César, de Louis XIV ou de Jeanne d’Arc en lecture aux jeunes générations. La vie de Guingouin, en phase avec des problématiques très actuelles, sera certainement plus prompte à éveiller les consciences. À lire, à conseiller, à offrir.

Ernest London.

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GUINGOUIN : UN CHEF DU MAQUIS Yann Fastier 44 pages – 16 euros. Éditions de l’Atelier du poisson soluble – Le Puy-en-Velay – septembre 2015 www.poissonsoluble.com

Cet article est initialement paru sur le blog de la Bibliothèque Fahrenheit 451 : http://bibliothequefahrenheit.blogs...

Parce qu’il faut d’abord comprendre le monde pour pouvoir le changer, Parce qu’il faut tirer les leçons des luttes passées pour s’en inspirer, pour n’en pas renouveler les erreurs, pour prendre le meilleur dans tout, Parce qu’il faut sans cesse se battre contre la bêtise, la haine, l’injustice, la barbarie, Parce qu’il faut des armes pour se battre, Parce qu’on a déjà perdu, si on renonce, Voici, en permanente construction, une bibliothèque de références pour ceux qui souhaitent nourrir leur culture politique, analyses et comptes rendus de lectures utiles. Les livres sont des armes ! Ernest London, le bibliothécaire-armurier. http://bibliothequefahrenheit.blogs...

"la parti communiste c’est comporte avec guingoin en salopard"

Histoire et Mémoire : Précisions historiques

Posté par Alain chancogne en réponse au commentaire ci-dessus.

Ce n’est pas faux

Mais lorsque j’ai "écrit" sur cette période , des communistes ex ftp , et pourtant pas suspect de sympathies particulières pour ce qu’a été le"stalinisme" des années d’après guerre , des camarades qui ont connu ce garçon couillu, m’ont mieux fait comprendre aussi que Guinguoin , son point fort cé’tait pas "la synthèse".. _ :)

NI le souci d’analyse objective d’une situation concrête( rapports de forces dans la france de 44-45 , Yalta etc)

En aucun cas cela n’excuse le sort fait à Guinguoin,plus tard à à Tillon, et autres résistants..

Malgré mon profond désaccord avec la "ligne liquidatrice mutante" " qui m’a fait quitter le PC, on peut reconnaitre , comme l’avait fait MARCHAIS pour TILLON que HUE a tardivement reconnu cette saloperie lorsque en 98, il a fait en sorte que des Camarades salis soient "réhabilités"(1)

Il écrivait à GUINGUOIN

http://viedelabrochure.canalblog.co...

« PARIS, le 6 février 1998,

Cher Georges Guingouin et, si vous me le permettez, cher ami,

« De nombreux communistes m’ont interpellé, notamment à la suite du discours que j’ai prononcé à Longlaville en présence de Maurice Kriegel-Valmiront[9], pour témoigner de votre histoire, celle du grand dirigeant de la Résistance, et des conditions de votre exclusion.

« J’ai été amené à dire, lors de l’ouverture des archives du PCF le 24 janvier dernier, l’obligation morale et politique que constitue pour les communistes la responsabilité de mettre en évidence ce qui s’était réellement passé en des périodes difficiles de l’histoire de notre parti. La Commission nationale d’arbitrage élue au congrès est en charge de mener un travail approfondi d’analyse sur les affaires et les exclusions politiques qui l’ont marquée afin que le Comité national s’exprime sur elles. C’est Francette Lazard, responsable de cette commission, qui est chargée de suivre ces questions et je tenais à vous en informer.

« Sans attendre les conclusions de ces travaux, je tiens à vous confirmer, à vous personnellement, combien le Parti communiste reconnaît la gravité du tort qu’il a ainsi fait à des femmes et à des hommes, et le tort qu’il s’est fait à lui-même. J’ai dit à Maurice Kriegel-Valmiront, et à travers lui à tous ceux qui ont vécu des épreuves identiques, que le PCF assume la totalité de son histoire et qu’il condamné sans appel les comportements qui ont douloureusement bouleversé la vie de nombre des siens. Nous savons quels procédés ont été utilisés et mesurons toute l’injustice que représente votre exclusion. Le reconnaître aujourd’hui n’efface certes pas les blessures mais je tenais néanmoins à vous le faire savoir, vous le chef des FTP du Limousin, et à vous exprimer ma très profonde considération.

« Persuadé que vous verrez dans cette démarche le témoignage de notre attachement au meilleur de l’idéal communiste, je vous prie d’agréer, cher ami, en mon nom et au nom de la direction du PCF l’expression de mes chaleureuses et sincères salutations. »

Ceux qui comme moi, sont passionnés par l’Histoire faite d’"ombres et de lumières" du PCF, peuvent consulter des archives au Conseil général de la SEINE ST DENIS dont je donne ici les 101 pages référençant les documents consultables

https://archives.seine-saint-denis....

Intro du doc co signé par MG Buffet et BRAMY en 2003

C’est avec intérêt, plaisir et une grande fierté que le Conseil général accueille aux Archives départementales et met à disposition du public le fonds des archives du Parti communiste français, reconnu par l’Etat comme relevant du patrimoine de notre pays.
C’est la première fois qu’une formation politique de cette dimension décide d’ouvrir et de rendre accessible le plus largement possible ce qui constitue une partie de notre mémoire nationale.
Cette masse de documents permettra de mieux voir et comprendre l’originalité du mouvement ouvrier françaisson rôle dans la constitution de notre République et les valeurs dont celle-ci s’honore : liberté, égalité, fraternité.
Il est remarquable que cet apport pour la recherche et la connaissance se fasse dans le cadre du service public, sous la responsabilité scientifique du ministère de la Culture, ce dont je me félicite.
L’ouverture d’un tel fonds qui compte des documents inestimables confirme lacompétence des Archives départementales et s’inscrit dans la reconnaissance des atouts et des richesses de la Seine-Saint-Denis.
Hervé Bramy
Président du conseil général de la Seine-Saint-Denis

A.C

NOTE
(1)

Georges Guingouin l’épopée de la Résistance
LUNDI, 31 OCTOBRE, 2005
L’HUMANITÉ

http://www.humanite.fr/node/337749

Le chef de la Résistance limousine est mort jeudi, à Troyes, à l’âge de 92 ans. Il fut maire communiste de Limoges de 1945 à 1947. L’an passé, dans le numéro spécial de l’Humanité, « 1944, la France se libère », Magali Jauffret traçait le portrait de ce personnage de légende.

Nous sommes en février 1941. Il vient d’avoir vingt-huit ans. À quoi pense Georges Guingouin dans la cabane souterraine d’une sapinière du mont Gargan où il se cache, en ce pays limousin boisé et peuplé de croquants, pour échapper aux Allemands et à la milice ? S’autorise-t-il même à penser, à rêver alors que le temps dicte de faire entrer les paroles dans la vie ? Il faut faire tourner la ronéo pour sortir l’Humanité clandestine, imaginer un plan pour nourrir le maquis, trouver de quoi imprimer de faux papiers. Arriver à saboter les batteuses, et donc empêcher la livraison de blé à Hitler, sera de la première importance...

Les soirs de combat, quand la mort rôde trop, après avoir assisté les blessés, accompagné les mourants, des vers de Victor Hugo, appris par coeur du temps de l’école à Bellac, transmis aux enfants du temps où il était instituteur à Saint-Gilles-les-Forêts, remontent le fil de sa mémoire et calment son envie de hurler. Dans ces moments-là, toucher ainsi à la fragilité de l’humain le rapproche de son père qu’il n’a pas eu le temps de connaître et qui repose, avec sept cents de ses camarades, dans « la grande tombe », la fosse commune d’un village du Nord creusée en hâte pendant la Grande Guerre.

Évoquer Georges Guingouin ; quatre-vingt-onze ans, terrassé ces dernières semaines par le décès de sa femme Henriette, compagne des luttes, mais aussi des mille tourments et iniquités qu’il aura à subir, c’est explorer les qualités de désobéissance, d’héroïsme, de loyauté de l’homme, lorsqu’il est à son meilleur niveau. C’est aussi comprendre la singularité fondatrice de ce Limousin rouge qui, après avoir bercé de nombreux communards, offre à la nation de - sacrés maquisards.

Et aussi, juste après ce 18 juin 1940 où, blessé, mais déterminé à ne pas être fait prisonnier par les Allemands, il s’enfuit de l’hôpital Sainte-Madeleine de Moulins, Guingouin, l’un des premiers à penser la nécessité de créer un réseau clandestin contre Vichy, n’a aucun mal à convaincre les paysans communistes de la région d’Eymoutiers, parmi lesquels Andrée Audouin, qui deviendra journaliste à l’Humanité, de grimper avec lui dans la montagne avec des fusils. « Tu as été le seul normalien de Limoges à participer à la grève du 12 février 1934, lui disent-ils. Tu es quelqu’un de solide. On te suit. »

Les années passent. Le charisme, l’intelligence terrienne de Georges Guingouin s’affirment. Chef de la résistance civile dans la région, il est capable de diriger, à l’apogée de la lutte, des hommes aussi différents que 8 750 FTP, 4 100 membres de l’Armée secrète, 1 000 membres de l’organisation Résistance armée, 300 républicains espagnols et 500 ex-Vlassov. Cerveau de nombreux sabotages, il multiplie les coups gagnants contre l’économie de guerre, contre les lignes de communication de l’armée allemande. Ce faisant, il ne néglige pas la lutte des classes et s’allie les paysans en leur permettant de garder le fourrage et le blé, en rémunérant correctement les produits agricoles, en faisant revenir le pain blanc sur les tables grâce à des décrets signés « le préfet du maquis ». Enfin, on le découvre stratège. La capture, le 9 juin 1944, du Sturmbannführer Kämpfe, « héros » de la division d’élite SS Das Reich, retarde cette dernière de deux jours, dans sa mise en mouvement vers la Normandie. Le général Eisenhower reconnaîtra que ce retard a sauvé la tête de pont alliée. Mais ce n’est pas tout. Le 3 août, procédant à une manoeuvre d’encerclement de Limoges, il obtient sans effusion de sang la capitulation du général Geiniger. Cerise sur le gâteau : des escadrons de gendarmes et de gardes mobiles qui se terraient dans la campagne limousine après l’y avoir pourchassé des années durant se rendent à lui.

Les années passant, l’isolement gagnant, Georges Guingouin, sans contacts ni directives, a pris insensiblement ses distances avec les décisions du Parti qui ne lui semblent pas opportunes. Lorsqu’il ne partage pas les mêmes analyses, lorsque les directives lui semblent aventureuses, lorsque le coût en vies humaines lui paraît trop élevé, il désobéit. Son personnage n’en finit pas de soulever la controverse. Prend-il conscience que pareilles libertés, insoumissions, prises de distance avec l’appareil sont inconcevables dans un contexte de guerre froide, d’adhésion à la IIIe Internationale, de culte de la personnalité ? En tout cas, le portrait dressé de lui, à l’époque, est terriblement schizophrénique. Surnommé affectueusement « Lou Grand » à l’intérieur du maquis, il est, à l’extérieur, traité de « fou qui vivait dans les bois, se levant la nuit pour écraser des chiens ».

Guingouin l’incontournable l’ignore, mais il est déjà diabolisé, pris dans les mâchoires d’une étrange et double tenaille, étranglé par les manoeuvres conjointes de socialistes, de vichystes revanchards, mais aussi des siens, qui l’accusent de « travail fractionnel », d’« acceptation sans protestation des éloges de la presse américaine », de razzia sur les fonds secrets de la Résistance ! Deux exclusions valant mieux qu’une, un procès de Moscou est en marche dans le Limousin contre celui qui devient maire de Limoges de 1945 à 1947 et que de Gaulle a élevé compagnon de la Libération. Un grave accident automobile, une machination judiciaire qui l’envoie en prison, dans le coma et en hôpital psychiatrique parachèvent ce tableau de l’indignité.

Georges Guingouin, finalement réhabilité par Robert Hue en février 1998, est l’honneur des communistes français. Anticipant la déstalinisation, sa vie atteste que les valeurs communistes se valident à l’aune d’une liberté ressentie, questionnée en permanence et nourrie de l’humain. En 1964, il rédige une adresse aux membres du 17e Congrès du Parti communiste français. Se plaignant de la rupture entre les paroles et les actes au détriment de l’idéal proclamé, il a conclu par ces mots : « Au soir des combats, j’ai bercé dans mes bras des mourants (...), j’ai tenté des actions désespérées pour sauver ceux qui étaient destinés aux fours crématoires et au poteau d’exécution. Croyez-moi, c’est cette vertu de compréhension qu’il faut pratiquer pour trouver l’art d’avancer.

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:47
 

Trois opposants politiques à Robert Ménard, maire de Béziers, ont eu la désagréable surprise de recevoir en milieu de semaine une lettre d'insultes à connotation raciste, accompagnée de menaces de mort. Comme l'explique le quotidien régional Le Midi Libre, la missive a été envoyée au siège local du Parti communiste et désigne directement un élu municipal et deux responsables associatifs : Aimé Couquet, Linda Mendy-Hamdani et Mehdi Roland. 

Ces derniers sont connus pour s'être ouvertement opposés à la politique du maire de Béziers, notamment sur la question des réfugiés syriens. Il avaient été pointés du doigt dans le journal municipal du 15 octobre, où ils avaient été qualifiés de "militants de la haine", rappelle de son côté Metronews. 

"Utiliser politiquement cette histoire, c'est minable"

Envoyé le 21 octobre dernier, le courrier qui affiche en guise d'entête un dessin du Ku Klux Klan, n'est pas signé. Mais Aimé Couquet, élu communiste pense qu'il y a un lien direct entre son engagement et ces menaces : "Par ses propos et ses interventions musclées, le maire de Béziers crée dans notre ville un climat délétère, de suspicion et de dénonciation. Peut-être cela pèse-t-il dans le comportement de certains individus qui croient que tout est permis ? Ce n'est pas cela qui nous fera reculer dans notre résistance", a-t-il dit au quotidien régional, ajoutant qu'il ne porterait pas plainte. Mehdi Roland, lui, étudie cette possibilité. 

En face, le maire de Béziers a condamné ce geste, commis par "un abruti". "Mais utiliser politiquement cette histoire, c'est minable, a-t-il également réagi. Je ne rends personne responsable des graffitis me visant. Aimé Couquet a une attitude minable. Si ces faits sont graves, on commence par porter plainte avant de prévenir la presse". 

Commentaires d'Action communiste : deux de ces opposants ont été récemment cloués au pilori par le journal municipal de Béziers, journal devenu celui de Roberd Ménard.  Leurs photos y ont été diffusées et ils ont été  qualifiés de "militants de la haine".  Ce sont des méthodes fascistes.  Il n'en faut pas plus pour que des esprits faibles passent à l'acte.  C'est ce qui a été fait.  Oui, Robert Ménard est bien responsable !
Cet article lu sur le blog du Mouvement de la jeunesse communiste de Béziers décrit les méthodes d'intimidation utilisées par Robert Ménard.  Vous pouvez le vérifier en allant lire le dernier numéro du journal municipal de Béziers.  Instructif.

LE BUZZ PERMANENT ET LE FICHAGE SONT DEVENUS LA MARQUE DE FABRIQUE DE ROBERT MÉNARD. LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ CONTINUENT D'AUGMENTER !

Le Journal de Béziers, désormais célèbre nationalement depuis sa Une sur les réfugiés, est aujourd'hui plus que jamais l'expression de l'extrême-droite la plus dangereuse et réactionnaire de France, directement organisée par le cabinet du Maire. Loin d'être un bulletin d'information municipal, il porte la voix d'un Maire, de ses adjoints et de ses collaborateurs issus des groupuscules identitaires, catholiques intégristes, nationalistes, nostalgériques et avant tout bourgeois. Du haut de leurs appartements des beaux quartiers de la ville, ils y déversent le poison de la division, du repli sur soi et leur haine de l'étranger et du pauvre à destination d'une population municipale où la précarité, le chômage et la misère ne cessent de grimper.

Dans ce journal la barrière du pire est constamment franchie. Le dernier en date au moment où ces lignes sont écrites, celui du 15 octobre 2015, atteint des sommets qui n'avaient jusqu'alors été atteints que par quelques obscurs magazines d'extrême-droite tel Minute. Le « dossier » spécial sur les opposants à Robert Ménard, long de 5 pages à la violence inouïe, est une mise au pilori de militants associatifs dont le crime principal reste de s'opposer comme des centaines de biterrois à l'action du Maire.

A l'aide de photos, de copies d'écran et d'extraits partiaux de leurs publications sur les réseaux sociaux, il se prête à tous les amalgames pour tenter à la fois de décrédibiliser leur action et de diviser la colère populaire qui monte à Béziers comme dans tout le pays. Pire, il cible nominalement ces 3 militants et les dirigeants locaux et nationaux du PCF au travers d'un véritable appel à la haine, une véritable opération de fichage des opposants digne des pratiques de la CIA. Robert Ménard a décidément été à bonne école !

Qu'est-ce que Robert Ménard ne peut supporter chez ces militants, avec lesquels nous nous retrouvons dans certaines actions politiques :

  • S'opposer à sa politique. Ménard en bon autocrate ne tolère pas que de nombreuses manifestations aient déjà eu lieu contre son action, rassemblant une large et diverse représentation de la classe populaire de la ville.

  • Militer contre les politiques impérialistes, racistes et meurtrières de l'État d'Israël. En colportant les arguments de la bourgeoisie pour qui la solidarité internationale est de l'antisémitisme.

  • Militer contre l'islamophobie. Ménard s'assoit régulièrement sur les principes de laïcité (crèche, messe de la Féria) dont le premier est la neutralité religieuse de l'État et ses collectivités dans le respect de toutes les croyances.

Depuis qu'il est élu, Robert Ménard aura donc montré un large panel de ses capacités à diviser la population biterroise. Pendant que les médias sont focalisés sur ses provocations, son incapacité à endiguer la montée de la précarité dans notre ville passe presque inaperçue. C'est la mise en pratique des politiques prônées par la famille millionnaire Le Pen, trouver des boucs émissaires à la crise du capitalisme, diviser la population exploitée pour assurer dans la destruction sociale et sociétale la pérennité d'un système basé sur les inégalités et l'exploitation.

Il aime assommer de chiffres, souvent mensongers ou tronqués, les biterrois dans le JDB. Pourtant, deux statistiques, tirées de l'INSEE, n'ont jamais été citées dans les pages du journal. Plus de 22% de la population active de la ville est au chômage (moyenne nationale 9,7%), plus de 39% chez les jeunes (moyenne nationale 20,3%). 32% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 1/3 de la population ! Voici donc la réalité biterroise, celle que les exécutant locaux de l'extrême-droite refusent de voir et de prendre en compte, confortablement installés dans les beaux quartiers !

L'extrême-droite, le FN, est plus que jamais la solution pour les riches de maintenir leur mainmise sur la société. Pendant longtemps ils pensaient avoir gagné la bataille idéologique, ils pensaient que le recours au fascisme servirait de bouclier en temps de crise. Une chemise déchirée, quelques mobilisations populaires ont récemment prouvé que la conscience de classe et la solidarité n'ont pas disparu. Travaillons à les renforcer, pour notre avenir, pour poser les bases d'une société meilleure.

Nicolas Cossange

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 13:45

Sur la chaîne parlementaire, Pierre Laurent a affirmé vouloir  travailler à la "victoire de la gauche" en Ile de France … Après avoir voulu « aider la gauche » au début du quinquennat, voilà qu’il donne un brevet de « gauche » aux listes socialistes aux régionales. 

Quelle idée les électeurs et les Français vont-ils donc retenir de cette bouillie politique ? 

Le PCF soutient les salariés d’Air France, place en tête de liste dans le Val de Marne une salariée d’Air France puis appelle à l’union avec le parti du premier ministre qui traite les salariés en lutte de voyous.  Tout en disant que tout ça c’est pour la victoire de la gauche face à la droite. 

Quelle gauche ? 

Celle qui vote les lois Macron, Rebsamen, les lois contre le code du travail, qui continue le démantèlement des services publics, qui abandonne les salariés de Petroplus, de Chapelle Darblay et bien d’autres encore, en laissant les mains libres aux groupes multinationaux prédateurs ?  Celle qui intervient en Syrie ?  Celle qui soutient l’OTAN et ses positions va-t-en guerre contre la Russie, son alliance avec la Turquie contre les Kurdes ? 

Pierre Laurent est devenu schizophrène et avec lui toute la direction du PCF.  Il serait bien plus simple de convenir que le PS est la seconde droite de l’intégration européenne et capitaliste de la France et d’en tirer les conséquences politiques. Yvette Genestal
 

 

Invité de l'émission "Parlement hebdo" sur la chaîne parlementaire, Pierre Laurent a d'abord dénoncé "la mascarade orchestrée par Marine Le pen pour se poser en victime alors qu'elle est l'invitée privilégiée des médias". Puis il a abordé la question des régionales en Ile de France. 

Voici un extrait de Figaro.fr  qui a rendu compte de l'émission :


Ile-de-France: «Je ne vais pas laisser Valérie Pécresse prendre la région»

Pierre Laurent, candidat aux régionales en Ile-de-France, espère-t-il atteindre la barre des 10% au premier tour, score qui lui permettrait de se maintenir au second? «Je travaille pour ça. Si je préside une liste avec l'ambition de présider la région si c'est possible, c'est parce que nous avons des idées», répond le communiste. Au second tour, il n'exclut pas pour autant un rapprochement avec le PS, emmené par Claude Bartolone pour faire bloc face à la droite: «Je ne vais pas laisser Valérie Pécresse prendre la région, donc je veux travailler à une victoire de gauche mais pour des politiques de gauche offensives. Je compte pour ça sur le fait que ma liste arrive le plus haut possible et si possible en tête».

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 13:42

Publié le 22 Octobre 2015 par Canaille Lerouge.  Lu sur son site.

Au fait, à propos d'Air France

Comme jaillissant d'un car de touristes japonais devant la tour Eiffel, leurs écharpes d'élus bien en vue, cela se bousculait ferme pour être sur la photo au côté des uniformes des salariés d'Air France (dont les pilotes du SNPL qui rêvent de devenir actionnaires).

Par contre toujours la même discrétion de la part de P. Laurent et ses accompagnateurs sur les responsabilités politiques de la direction du P"c"F dans la privatisation d'une grande entreprise publique nationale conduite à cette situation. Rien de sa part sur son maintien dans le gouvernement Jospin.

Bbientôt quinze ans après toujours pas de réflexions critiques publiques et ses conséquences jusqu'à aujourd'hui.

Si il faut en croire les déclarations de Laurent présent au côté des injuriés de Valls appelant à voter sur des listes où figurent les assistants de la délinquance patronale, Il va falloir une dose certaine de patience et de pédagogie pour réussir à convaincre que lutter contre Valls et Macron passe par voter pour le parti qui les porte, les conforte et les défend.

Comme Canaille le Rouge n'est pas certain de comprendre du premier coup, pour être sûr de ne pas donner sa voix directement ou indirectement  à ceux qui l'injurient à longueur de média ou pour ne pas participer au concert des eurocrates ni donner quitus à ceux qui ont organisé la promotion du F-Haine, il ya de grande chance que pour les élections régionales il aille vérifier si les derniers champignons d'avant l'hiver ne sont pas cachés sous les dernières fougères.

 

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 14:18

Quel camp remportera les élections législatives au Portugal ? La plus grande incertitude règne, tant le nombre d’indécis est important. Plus de 20 % des électeurs n’ont pas arrêté leur choix, et la plupart d’entre eux pourraient bien opter pour l’abstention.

Ce qui semble plus que certain en revanche, c’est que tout devrait se jouer entre l’actuel Premier ministre, Pedro Passos Coelho, du Parti social-démocrate, centre-droit et le socialiste António Costa. L‘écart est faible, avec un léger avantage pour Passos Coelho, qui a repris du terrain en se plaçant au centre et en accusant son rival d‘être “radical”.

Cependant, il a peu de chances d’obtenir la majorité absolue, et devrait donc gouverner en minorité, car il n’a plus de partenaire possible à droite. Le CDS-PP de Paulo Portas est déjà l’allié du PSD de Passos-Coelho.

Pendant la campagne, Antonio Costa a contre-attaqué en disant aux Portugais que les conservateurs cherchaient à se maintenir au pouvoir prétextant la stabilité et la continuité alors même qu’ils ont déstabilisé les personnes, les familles et les entreprises. Mais, Costa non plus, n’aura pas de béquille pour former un gouvernement.

Les deux partis parlementaires à la gauche du PS, le Bloco d’Esquerda (Bloc de Gauche représenté par Catarina Martins) et le PCP (Parti Communiste Portugais représenté par Jeronimo de Sousa) ont rejeté d’emblée toute alliance.

“Un Parti Socialiste, un gouvernement PS, qui a défendu les coupes des salaires, des retraites, comment pourrait-il exiger du PCP de voter en sa faveur ?“ expliquait Jeronimo de Sousa lors d’un débat.

Reste le vote des jeunes électeurs… Comment vont-ils voter pour la première fois ? Et les électeurs de gauche, vont-il voter utile en optant pour le PS ? Quel sera le taux de participation ? Autant de questions que se posent les analystes politiques. Seuls les 9,5 millions d‘électeurs portugais pourront y répondre.

Interview avec Joaquim Vieira, journaliste et analyste politique

Extraits

Maria Barradas, journaliste d’euronews a mené cette entrevue et a commencé par lui demander “qu’est-ce que les Portugais attendent de cette élection ?”

Joaquim Vieira :
“Je pense essentiellement que les Portugais attendent un gouvernement qui puisse les sortir de cette dernière période de quatre ans de crise, d’austérité et de soumission à un plan de sauvetage, qui a été difficile et douloureux pour toute notre société. A présent, ils veulent la stabilité, ils attendent un moyen d’accéder à un plus grand développement, ils veulent des progrès et de la croissance économique“.

M.B. :
“Le choix réside vraiment entre un gouvernement dirigé par Pedro Passos Coelho ou par António Costa. Quelles sont les principales différences entre les propositions des deux candidats ?”

Joaquim Vieira :
“Les propositions sont quand même assez identiques. Tous les deux souscrivent, par exemple, au pacte de stabilité budgétaire des pays de la zone euro, et donc dans le cadre macro-économique général, il n’y aura certainement pas beaucoup de différence, bien que nous puissons dire qu’en ce qui concerne le parti socialiste, il y a peut-être une plus grande sensibilité sociale dans la résolution de certaines questions. Mais de toutes façons, il y a des conditions très strictes qui encadrent les politiques qui peuvent être appliquées.
A droite, nous avons une coalition qui est plus réaliste dans l’application des politiques. A gauche, du côté du PS, les proposititions sont plus basées sur des scénarios de croissance économique, de développement, qui peuvent éventuellement ne pas se produire.“

M.B. :
“Quels sont les scénarios politiques possibles après le vote ? Que peut-il se passer ?”

Joaquim Vieira :
“Probablement qu’aucune des forces politiques en présence n’atteindra la majorité absolue. Ce qui va se passer, c’est que nous aurons probablement un contexte d’instabilité politique avec éventuellement des accords au parlement, des accords spécifiques pour l’approbation de certaines mesures. Par exemple, il peut y avoir une majorité de gauche au parlement – c’est un scénario possible- mais je ne pense pas qu’il soit possible de former un gouvernement, parce qu’entre le PS et les autres forces politiques de gauche il y a un abîme, des sujets énormes qui les divisent, notamment en matière de politique européenne“.

M.B. :
“Malgré tout, vous croyez qu’il y a marge de manoeuvre pour former un gouvernement ou le pays peut se retrouver tout simplement, soudainement, “ingouvernable” ?”

Joaquim Vieira :
“Je pense que dans une démocratie, il y a toujours des solutions, et donc je ne crois pas que le pays pourrait devenir ingouvernable. Ces accords parlementaires peuvent, par exemple, se faire uniquement à court terme en attendant qu’il y ait de nouvelles élections.
Par contre, de nouvelles élections ne pourront pas être organisées pour l’instant, parce que nous allons avoir des élections présidentielles en janvier. Par conséquent, s’il y a une situation d’instabilité dans le parlement après l‘élection de dimanche, il est presque certain que nous ne pourrons avoir des élections que dans un an. Maintenant, il est vrai aussi qu’aucun parti ne voudra prendre la responsabilité de renverser le gouvernement parce qu’il sait que ça a un coût électoral très elevé”.

M.B. :
“Comment interpréter cette éventualité de ne pas avoir de majorité au parlement ? Est-ce-à dire que les Portugais sont satisfaits avec les politiques des quatre dernières années ou au contraire qu’ils ne trouvent pas d’alternative dans les propositions de l’opposition ?”

Joaquim Vieira :
“Je dirais que les Portugais ne sont pas satisfaits, ce programme d’austérité a été d’une certaine dureté et a donc causé beaucoup de mécontentement. Simplement, même s’ils ne voient pas de raisons de voter pour la coalition actuelle, qui est aux affaires, ils n’ont pas non plus trouvé de raisons d’opter pour le PS. Il est tout à fait possible que le niveau d’abstention reste très élevé, reflétant précisément le mécontentement et l’insatisfaction que les Portugais ont vis-à-vis des partis actuels et du spectre politique qui se présente à ces élections“.

Par Beatriz Beiras | Avec AGENCES, MARIA BARRADAS

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:46

Grandes manœuvres pour une « recomposition »

Lu sur PCFBassin et Faire vivre le PCF

 

A la lecture de la presse de ce matin, plusieurs camarades m’ont interpellée sur le sens des propos de Pierre Laurent qui lance un appel pour « un mouvement de reconstruction politique populaire » (*). Ces quelques mots parus dans le Journal Sud-Ouest ont touché nos camarades et ravivé les inquiétudes sur le risque de liquidation du PCF et, de prise de décisions sans débat démocratique de l’ensemble des communistes.

 

Membre du CN, avec mes camarades, nous n’étions pas informés. Ces déclarations sont arrivées au fur et à mesure sur internet et dans la presse (**,  ***) et dans l’Humanité-Dimanche, où le Député André Chassaigne annonçait ses objectifs depuis la semaine dernière : « les parlementaires veulent rebâtir une gauche,  puis  «… pas de nouveau groupe à l’Assemblée dans l’immédiat,…  mais on y travaille… ».

 

Je comprends parfaitement l’inquiétude qui se dégage de ces informations. Je pose donc plusieurs questions :

  • A quel niveau de la Direction, les décisions sont prises ?
  • Les adhérents communistes qui paient leurs cotisations sont-ils souverains ?
  • Ou seulement exécutants des décisions prises au sommet, sans mandat, avec des personnalités extérieures?

 

Notamment, pour les prochaines élections régionales, où les décisions finales transgresseront les choix des communistes.

Que signifie : « nouvelle gauche » ou groupe « rouge, rose, vert », etc…. ?

Stratégie à l’italienne (où la gauche a totalement disparu) ou « nouvelle Syriza à la française » (pour envoyer le peuple en exil dans son propre pays, la Grèce n’est-elle pas sous domination coloniale des institutions européennes et des banques ? Pour nous, non merci !!!

 

Est-ce un « congrès de Tours » à l’envers qui se prépare ?

 

Nous sommes officiellement en préparation de Congrès : ouvrir une perspective historique de rupture avec le capitalisme devrait être notre préoccupation prioritaire en s’appuyant sur toutes les luttes des salariés (****), du monde du travail, des citoyens….

L’abstention massive du peuple de France est une réponse implicite de l’attente de la reconquête de sa souveraineté nationale et populaire, de sa dignité.

Là est notre place, en tant que communistes organisés au sein d’un parti qui doit être démocratique, vivant, répondant aux attentes, notamment son « NON » à l’Union Européenne qui n’est pas respecté.

 

Il nous faut donc poser cette question :

Notre Direction a-t-elle clairement l’intention de constituer un nouveau parti en laissant mourir le nôtre ?

Si oui, qu’elle se prononce rapidement. Mais les communistes doivent à nouveau être consultés sans tarder, comme nous l’avons fait en 2007, où nous, communistes nous avions rejeté sa liquidation.

 

Danielle Trannoy

Membre du Conseil National.

 

Le 25 septembre 2015

 

(*) Sud-Ouest, 25 septembre 2015.

(**) http://www.24matins.fr/front-de-gauche-pierre-laurent-veut-un-mouvement-de-reconstruction-politique-populaire-233473

(***) http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/front-de-gauche-les-parlementaires-veulent-rebatir-une-gauche-en-voie-d-implosion-24-09-2015-5123615.php

http://www.humanite.fr/les-parlementaires-front-de-gauche-veulent-rebatir-une-gauche-en-voie-dimplosion-584815

(****) N’a-t-on pas recensé 750 conflits sociaux pour la période de juin-juillet ?

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 13:59

L’irrésistible ascension du Parti communiste portugais (PCP)

Vendredi 18 Septembre 2015, lu sur editoweb.eu/nicolas_maury

Le Parti communiste portugais (PCP), dans le cadre de son alliance avec le Parti écologiste les verts (PEV), au sein de la Coalition Démocratique Unitaire (CDU) pourrait dépasser les 10% des suffrages lors des élections législatives portugaises du 4 octobre 2015 - article et traduction Nico Maury
 
L’irrésistible ascension du Parti communiste portugais (PCP)
 
En 2011 la Coalition Démocratique Unitaire (CDU), qui allie le Parti communiste (PCP) et les verts (PEV), recueillait 7,91% des suffrages et 16 députés. Aujourd'hui, selon les instituts de sondages, la coalition dépasserait les 10% et obtiendrait 22 députés.

Si les résultats confirment ces sondages, ce serait une victoire historique pour les communistes portugais qui ne disposent plus d'autant de députés depuis 1987 (12,14%). Depuis ces années, le PCP (et la coalition démocratique) ne dépasse plus les 10% aux législatives.

La coalition dirigée par Jerónimo de Sousa devrait bénéficier d'une certaine fragmentation des organisations gauchistes comme le "Bloc de gauche". La CDU devrait remporter de nouveaux députés dans les districts côtiers, tels que Porto, Aveiro, Coimbra, Lisbonne et Setúbal.

 

 
Le Parti communiste portugais et le monde ouvrier

Dans un article de Noticias a o minuto (Nouvelles par minutes) on apprend que la CDU recevrait 17% d'intention de vote dans l'usine automobile de Autoeuropa de Palmela (groupe Volkswagen).

620 ouvriers (sur les 3670 salariés de l'usine) ont signé un appel au vote pour la CDU. "Beaucoup de travailleurs constatent qu'ils trouvent toujours cette force (CDU) en solidarité avec leur lutte et pas que dans le contexte des élections" déclare le Secrétaire général du PCP, Jerónimo de Sousa. Le Secrétaire général du PCP note que "année après année", il y a "une extension du soutien au PCP et à la CDU". cette situation "serait impensable il y a quatre ans", dans ce complexe industriel.

"Une immense masse des travailleurs" s’apprête à soutenir les candidats de la Coalition Démocratique Unitaire.
Nicolas Maury
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