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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:16
, par  Jean Ortiz
 
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  • Ah, les primaires de la gauche le poing levé !

« Je n’accepte pas que nous nous fondions une nouvelle fois dans un magma ectoplasmique, sur une base minimaliste, loin du mouvement social et de la rue. »

Opter pour des "primaires à gauche" revient à s’engager une nouvelle fois dans une stratégie au final "socialo dépendante". Elle risque d’assimiler les communistes à cette "gauche" qui n’en est plus une depuis longtemps déjà.

Si nous sommes peu lisibles, peu visibles, malgré la nécessité aujourd’hui comme hier d’un puissant parti communiste, de classe, c’est que nous avons en quelque sorte renoncé à être pleinement nous-mêmes, antisystème et propositionnels, à refuser radicalement le capitalisme, à rompre avec lui. Rompre, rupture, radicalité...

Être partisan de la révolution, même si le mot a été tant et tant dégradé, n’est-ce pas revendiquer et commencer à construire, par nos résistances, nos pratiques quotidiennes, des relations et des valeurs nouvelles, une société de partage, non cannibale, libérée du marché. Un socialisme d’aujourd’hui, citoyen, autogestionnaire, démocratique, écosocialiste, qui socialise les grands secteurs économiques et les leviers financiers, qui remette en cause le carcan européen, le productivisme sans limites, la monopolisation des richesses...

Mais pour cela il convient d’abord de ne pas renoncer aux mots, "socialisme", "révolution", et au sens de la marche. Je ne sais plus qui a dit : Ne pas nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde.

Nous vivons des temps inhumains de "contreréforme", des temps terribles pour les millions de "perdants", des temps dangereux de basculement conservateur, où la tentation est grande de diluer le discours révolutionnaire dans l’air fétide et régressif du moment, de s’adapter plus que de "révolutionner", pour tenter de gagner quelques voix... La politique cède le pas à une sorte de campagne électorale permanente dominée par le marketing politique, vide, avilisseur, par la com manipulatrice, les coups politiques tordus ou pas, le tango des égos...

Et le peuple dans toute cette ratatouille ? On se trompe si l’on croit que les sondages doivent être pris au pied de la lettre. La colère gronde dans ce pays et peut éclater sans nous, voire contre nous, assimilés au "tous pareils", à la "caste" comme disent les Espagnols.

Les "primaires", ces combats de coqs frelatés, ces rideaux de pseudo-démocratie et d’enfumage sur l’essentiel, cette singerie des "States", accentuent la personnalisation outrancière, la dépolitisation, les postures, les revirements, les petits et gros calculs, au détriment des contenus, des batailles d’idées, des compétences des militants, finalement contournés. Comme le référendum d’entreprise contourne les syndicats...

En tant que communiste, « refonder la gauche » n’est pas vraiment mon affaire. Refonder, consolider, renforcer, le PCF et le Front de gauche : OUI, OUI.
Réanime le parti socialiste qui voudra, qui pourra !! Il a infligé tant de souffrances et d’humiliations à notre peuple pour en payer le prix. Va-t-on une nouvelle fois contribuer à recrédibiliser un parti socialiste (sauce Valls ou sauce Cambadélis) plus libéral que les ultralibéraux ? A lui donner une nouvelle caution "de gauche" et à nous retrouver Gros-Jean comme devant, avec le titre de « meilleurs artisans de l’unité de la gauche »... et le "vote utile" pour le "nouveau PS" ? Se souvient-on du CERES, de la fable toujours bien vivante des "bons" et des "mauvais" socialistes, des "flingueurs" d’hier et d’aujourd’hui ? Où sont-ils passés, ceux d’hier ? Que sont-ils devenus ? La fable permet de ratisser large.

Comment peut-on décréter l’échec du Front de gauche (notre enfant) s’il n’a été qu’un cartel politique de circonstance et de sommet ? Si on ne lui a pas permis vraiment de prendre racine, d’ouvrir largement ses portes, de se structurer en bas ? Nous, communistes, avons eu en quelque sorte peur de notre ombre. Je n’accepte pas que nous nous fondions une nouvelle fois dans un magma ectoplasmique, sur une base minimaliste, loin du mouvement social et de la rue.

Voir en ligne : Sur le blog de Jean Ortiz sur l’Humanité

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 14:10
, par  Marie-Christine Burricand sur pcf.fr
 

Depuis la mise en place du dispositif statutaire voilà plusieurs années permettant l’élaboration de textes alternatifs et la présentation de listes alternatives de candidates et candidats au Conseil National, l’expression d’un désaccord profond avec la ligne des directions sortantes n’a cessé de s’affirmer.

Bien que souvent très proches, les textes alternatifs se sont multipliés. Ils ont contribué à nourrir un débat salutaire parmi les adhérents, mais leur dispersion n’a pas permis de remettre radicalement en cause un ordre établi lourd du poids culturel du légitimisme.
De fait, une nouvelle dispersion favoriserait l’appareil en place.

Au moment où la situation à l’échelle de la société atteint des sommets de gravité, où le PCF du fait de choix politiques, stratégiques et électoralistes ne cesse de s’affaiblir, il est urgent de mobiliser de façon unie et cohérente toutes celles et ceux qui se refusent à voir la fin d’un outil politique si utile et nécessaire à leurs aspirations de changements profonds.

C’est pour cela que les camarades du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" lancent un appel solennel à toutes celles et ceux comptant légitimement élaborer un texte alternatif, pour envisager de se regrouper afin de créer ensemble les conditions d’un texte unique. Ceci afin de donner plus de force et plus de voix à l’insatisfaction grandissante des communistes de plus en plus nombreux qui ne reconnaissent plus leur parti dans ses orientations présentes.

Plus que jamais le peuple a besoin d’un Parti Communiste fort !

Paul Barbazange, Marie-Christine Burricand, Jean-Jacques Karman, Jean-Pierre Meyer.

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 23:47
Retrait immédiat du projet El Khomri - Union dans la lutte - Parti Révolutionnaire - Communistes -
Retrait immédiat du projet El Khomri - Union dans la lutte - Parti Révolutionnaire - Communistes -
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:17
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 20:29

1965 : Comité central du Parti Communiste Français

Les raisons du soutien communiste à François Mitterrand

Lire l'intégralité sur le site PCF Bassin en cliquant sur le titre ci-dessus.

Rapport de Waldeck ROCHET

 

 

23 septembre 1965

Supplément à « l’Humanité-Dimanche » du 26 septembre 1965

N’ 892 — Nouvelle série N’ 30

 

Sommaire

PAGES

RAPPORT DE WALDECK ROCHET ……………………………………………….…3

  • Les leçons de l’échec de la fédération SFIO-MRP……………………………….......3
  • L’évolution de la situation et la candidature de François Mitterrand …………….....4
  • Une candidature d’union de toute la gauche ………………………………….....……5
  • Les options fondamentales de François Mitterrand …………………………....…….6
  • Les questions posées par notre Parti ………………………………………….....……7
  • La réponse de François Mitterrand ……………………………………………......…..7
  • A propos des institutions et des libertés ……………………………………….....…..8
  • Dans le domaine économique et social................................................................. 9
  • Politique extérieure …………………………………………………………...……….10
  • Notre position sur la question du Pacte atlantique n’a pas varié ………......…….11
  • L’Europe et le Marché commun ....……………………………………………...…...11
  • Propositions acceptables pour un candidat d’union de toute la gauche …....…..12
  • Continuons à défendre notre programme pour une démocratie véritable ………14
  • Ne pas faire le jeu du pouvoir et da la réaction……………………………….…... 15
  • Favoriser l’union de toutes les forces ouvrières et démocratiques ……………...16
  • Notre ligne unitaire constante …………………………………………………...…..17
  • Rassembler des millions de voix ………………………….……………………...…18
  • Ce qui est décisif le mouvement des masses …………………………………......19
  • RESOLUTION…………………….……………………………………………………21
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 00:31
Meeting REGIONALES 2ème tour Décembre 2015 - Après une telle prestation, quel coup de poing va donc bien pouvoir donner Pierre Laurent ?

Meeting REGIONALES 2ème tour Décembre 2015 - Après une telle prestation, quel coup de poing va donc bien pouvoir donner Pierre Laurent ?

Selon France Info, P. Laurent finirait d’écrire son dernier brûlot qui serait un "coup de poing" (sur qui ou sur quoi ?). "C’est un appel à réagir avant qu’il ne soit trop tard", dit-il. "Il faut s’attaquer aux inégalités, sinon le monde va devenir de plus en plus dangereux". Aurait-il peur que son petit train train de la place du colonel Fabien soit bouleversé ? Mais ouf, il nous apporte la solution sur un plateau : car pour réagir, il prônerait une primaire à gauche et se réjouirait de l’intérêt des frondeurs du PS. On se sent tout de suite mieux...

Toutefois, selon France Info, il y a des obstacles sur sa route : tout d’abord les moyens financiers pour organiser une primaire, et aussi le nombre de postulants. Sans compter qu’il manque un vrai programme, et enfin qu’il faut essayer de convaincre Mélenchon de le rejoindre. "Je lui dis qu’il a intérêt à s’inscrire dans cette primaire, que ça lui donnerait de la légitimité".

Pour conclure, la position de Laurent est un vrai coup de poing, un uppercut donné aux adhérents du PCF (à ceux qui pensent encore communiste), et un coup de massue sur la coquille de noix "PCF", qui ne pourra qu’en sortir écrabouillée en mille morceaux...

Pascal Brula

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 02:38
Grande souscription
 

gastaudderLe prochain livre de Georges Gastaud, en 4 tomes, « Lumières Communes. Cours laïque de philosophie à la lumière du matérialisme dialectique », s’annonce comme un événement éditorial.

Afin d’accompagner cette publication ambitieuse, preuve de la vitalité de la pensée marxiste et progressiste aujourd’hui, nous lançons une grande souscription. Ne tardez donc pas à envoyer votre bon de commande ci-dessous.

Pour commander les 4 tomes et les recevoir à votre domicile, envoyer un chèque de 70 euros (frais de port inclus) à :

Editions Delga / 38 rue Dunois / 75 013 Paris

N’oubliez pas d’indiquer votre adresse ainsi que le titre souhaité.

NB : Les Editions Delga s’engagent à n’encaisser aucun chèque avant la livraison des exemplaires à tout demandeur.

 
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 10:39
CORÉE : QUI MENACE QUI ?
lundi 15 février 2016
par  anc.  Lu sur le site de Rouge-Midi.

 

 

Comme le dit l’ANC dans son communiqué ci-dessous, on peut avoir sur " les dirigeants nord- coréens et leur mode de gouvernement des avis différents" il n’en reste pas moins vrai que là n’est pas la question dans les événements actuels. La question c’est celle d’un impérialisme surarmé qui s’arroge le droit de gouverner le monde et de mettre au pas ceux qui ne vont pas dans son sens. La carte mondiale des puissances nucléaires (source Wikipedia) est édifiante de ce point de vue.

COMMUNIQUÉ ANC.

CORÉE : QUI MENACE QUI ?

Le 7 fevrier 2016, la Corée du Nord, qui s’obstine à se réclamer du communisme, malgré les discours moqueurs et haineux des Puissances occidentales, a réussi à placer en orbite un satellite de télécommunications, grâce à un tir de fusée, comme l’ont fait de nombreux pays industriels.
Aussitôt, les dirigeants des Etats-Unis et leurs alliés, dont le Président Hollande, ont condamné ce succès industriel et militaire, et les journalistes de nos télévisions leur ont emboîté le pas, en dénonçant aux Francais " une nouvelle provocation de la Corée de Nord contre la Communauté internationale ". Un journaliste anonyme de L’Humanite a cru bon de se joindre à la meute en titrant le 8 fevrier un entrefilet " nouvelle gesticulation de Pyong- Yang ". Ils se sont ainsi faits les porte-paroles de l’Imperialisme des USA et de l’Occident, au lieu d’accomplir leur mission qui est d’informer objectivement les citoyens de la réalité.

On peut avoir sur les dirigeants nord- coréens et leur mode de gouvernement des avis différents.
On n’a pas le droit d’oublier que le choix de ces dirigeants et de leurs pratiques politiques ne relèvent en aucun cas de Messieurs Obama, Hollande, ou des médias français, mais exclusivement des citoyens de Corée du Nord (comme ceux de Syrie ne relèvent que des Syriens)

La petite Corée du Nord ( à peine 25 millions d’habitants parmi plusieurs milliards d’Asiatiques ),est dirigée par les lointains héritiers des Patriotes qui ont lutté autrefois contre les occupants fascistes japonais, alors que les USA ont remis en selle en Corée du Sud les anticommunistes qui avaient collaboré avec eux. Les dirigeants de Pyong-Yang sont persuadés que seules ses capacités militaires ont évité à leur pays d’être envahi par les Armées occidentales, et annexé par la Corée du Sud, comme la RDA l’a été par l’Allemagne de l’Ouest capitaliste.

La Corée du Nord est en effet encerclée militairement par une coalition puissante dirigée par les États- Unis, première puissance guerrière du monde, qui a des bases au Japon ( 140 millions d’habitants, dirigés par le Conservateur Abe, nostalgique des criminels de guerre nippons ), aux Philippines ( 100 millions d’habitants ), à Taïwan ( 25 millions d’habitants ), et en Corée du Sud ( 50 millions d’habitants ), où les syndicalistes et les démocrates partisans de la réunification négociée du pays sont réprimés et emprisonnés.

Les armées états-uniennes et sud-coréennes organisent des manœuvres militaires menaçantes, et un système de missiles va être déployé autour de la Corée du Nord.
Cette situation d’encerclement impérialiste est une menace pour la paix mondiale, autant que les interventions guerrières occidentales au Moyen Orient, en Europe ou en Afrique par le biais de l’OTAN. Les citoyens français doivent en être informés.

Paris le 15 février

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 18:16
A gauche, au diable les écuries !
, par  Guillaume Sayon sur le site du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF"
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Alors que la solidarité avec les salariés de Goodyear grandit partout dans le pays, que dans l’espace anglo-saxon la gauche entreprend un virage intéressant sous la houlette de Corbyn en Grande-Bretagne et de Bernie Sanders aux États-Unis (dans la limite de ce qui est envisageable là-bas pour l’heure), qu’une grève générale contre la réforme des retraites allume un incendie social en Grèce, notre gauche à nous ne cesse de s’étioler en nourrissant de faibles perspectives de transformation. Le piège des primaires fonctionne parfaitement, le PS chavire totalement et s’abandonne aux pires trahisons, devenant un véritable repoussoir populaire, une machine à démanteler violemment notre modèle de protection sociale, notre république, notre nation.

L’heure est suffisamment grave pour prendre le temps de la réflexion, pour ne pas passer sous silence les tromperies et autres illusions dérisoires que nourrissent trop de responsables de la gauche. Je suis en colère par la déliquescence programmée de mon parti, je suis révolté par le manque d’imagination et de courage de ma famille politique. J’ai le sentiment désagréable d’une accélération brutale et mortifère des événements et de l’absence extrêmement préoccupante d’une réponse politique à la hauteur des enjeux. On peut toujours débattre sans limite de l’obsolescence des partis, du manque de dynamique citoyenne et j’en passe, la réalité doit être appréhendée avec plus de praticité. Des voix ouvrières fortes transpercent le bouclier médiatique et touchent au cœur des milliers d’hommes et de femmes dans tout le pays. Des français qui connaissent cette dure réalité, qui connaissent la brutalité de l’exploitation, qui connaissent l’horreur de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, la précarité, la peur de perdre du jour au lendemain son gagne-pain.

Tout cela en parallèle du triplement de la fortune en 5 ans des 10 français les plus riches, avec une fortune cumulée qui est passée de 60 à 200 milliards d’euros entre 2009 et 2015. Tout cela alors qu’une vaste enquête démontre que le peuple français est foncièrement méfiant envers le capitalisme (15 % des français seulement prêtent des vertus au capitalisme). Tout cela alors que plus de la moitié du corps électoral ne se déplace plus dans les isoloirs. Tout cela pendant que notre ministre de l’économie, sinistre pantin de la finance mondiale, parade à Las Vegas avec le gratin patronal français, dans la ville du vice, de la tromperie, de l’argent sale et facile, pour dire à quel point la régulation, même modeste, est une entrave au miracle libéral ! La crise est profonde. Crise de confiance, crise d’avenir, crise métaphysique, crise… Le danger réside dans le fait qu’en occultant de proposer au pays un vaste débat sous cet angle précis, la confrontation se durcit autour de problématiques réactionnaires (remise en cause de la laïcité, fantasmes autour des réfugiés…). Le gouvernement mange dans la gamelle opportuniste en flattant les instincts autoritaires sous perfusion médiatique. L’État d’urgence se transforme en nouveau régime ordinaire permettant de contenir l’exaspération sociale et salariale. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, conséquence directe des politiques impérialistes que nous menons, c’est une camisole de force géante que le gouvernement est en train d’établir. Museler les oppositions, imposer les valeurs et les croyances, inoculer un climat de peur permanente… La République s’est totalement inféodée au capital et répond sans broncher à ses prérogatives. Nous sommes dans la phase la plus grave et la plus répugnante du capitalisme. Je vous conseille de lire ou de relire Lénine qui dresse une description exemplaire de ce phénomène dans Impérialisme, stade suprême du capitalisme.

Ce qu’il nous manque donc cruellement, c’est une organisation capable de soulever ces contradictions, de les articuler dans une réflexion et une pratique qui permettent de créer un élan de résistance, de dessiner les contours d’une alternative globale et sans concession. Des millions de personnes attendent ce mouvement. Certains se structurent dans des organisations encore modestes. Cependant il est nécessaire de réussir à massifier, à fédérer cette sphère. L’émiettement est notre pire ennemi. Il a toujours été le pire ennemi des travailleurs. Pour autant et pour répondre d’office aux gogos qui agitent sournoisement le chiffon des rassemblements boiteux et opportunistes, ce travail de rassemblement ne peut se faire n’importe comment et à n’importe quel prix. Oui, on ne peut que désespérément déplorer le temps de la valse des renégats. Je me moque de 2017. 2017 est un leurre, tout juste un rendez-vous électoral d’une république bourgeoise totalement corrompue et impuissante.

L’urgence est à créer l’émulation révolutionnaire à la base. Redonner des perspectives aux travailleurs, soutenir et accompagner leurs luttes, créer les conditions d’une mise en commun de ces dernières en les replaçant dans le cadre d’une lecture globale du rapport de force, recréer du sens commun par une démarche dialectique matérialiste, bref reprendre les bases et édifier le mouvement avec patience et méthode (sans donc se préoccuper du calendrier électoral qui ne nous concerne plus vraiment). Créer des temps de rencontre et d’échanges dans les quartiers, dans les entreprises autour de batailles concrètes. Une action contre le logement insalubre, une mobilisation pour promouvoir l’éducation populaire, une mobilisation populaire autour d’une école, des actions pour promouvoir la baisse du temps de travail et de meilleurs salaires… Il faut créer du mouvement, de l’action avec le soucis permanent du rassemblement, du travail collectif, avec le soucis permanent d’inscrire ces luttes dans la confrontation incessante entre dominants et dominés. Il faut nous éduquer à la lutte permanente d’une classe face à une autre. C’est ce défi que nous avons à relever. Alors au diable les écuries, entrons dans la course !

G.S.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:34

Lu sur le blog d'un militant communiste, Nicolas Maury

Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation

Vendredi 12 Février 2016

Cette folle et stupide idée de Primaire de la gauche doit cesser. Il est hors de question de participer à cette mascarade et de sauver la sociale-démocratie. Que le Parti socialiste crève seul ! Les communistes n'ont rien à faire avec ces gens là !
 
Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation
 
Un pas de plus à gauche vers une primaire à gauche en vue de la présidentielle 2017. Le PS va participer aux débats et au comité d'organisation de la primaire des gauches, a annoncé jeudi le député européen Yannick Jadot (EELV), à l'issue d'une réunion entre les initiateurs de la primaire et le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

La porte-parole du PS Corinne Narassiguin, qui participait à la réunion au nom du Parti socialiste et avait dès lundi exprimé la position du PS, a confirmé l'information.

Fin janvier, conduit notamment par l'ancien député EELV et trublion de la gauche Daniel Cohn-Bendit, un groupe d'intellectuels avait lancé un appel pour une primaires des gauches. Parmi eux Yannick Jadot mais aussi l'économiste Thomas Piketti, les sociologues Michel Wieviorka etu Dominique Méda, l'écrivaine Marie Desplechin, l'historien Pierre Rosanvallon ou les comédiens Philippe Torretton, Jeanne Balibar et Ariane Ascaride.

«Le #PS fait un pas vers @notreprimaire en participant aux débats et au comité d'organisation», a tweeté Yannick Jadot, l'ancien directeur des campagnes de Greenpeace France.


Jean-Christophe Cambadélis a de son côté une nouvelle fois souligné dans un tweet «l'attitude bienveillante» du PS à l'égard d'une «primaire de toute la gauche», «sans préalable pour un candidat unique» prend toutefois soin de préciser le premier secrétaire du PS. Ce qui reste néanmoins une avancée notable en un mois par rapport au peu d'enthousiasme exprimé en début d'année.


Une annonce qui intervient juste au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)... directement à la présidentielle. Dès le lancement de la campagne en faveur d'une primaire à gauche, l'ex-sénateur socialiste avait affiché son refus de participer à cette présélection, laissant planer pour le PS la menace d'une multiplication de candidatures à gauche et donc le risque de voir leur candidat éliminé dès le premier tour.

Pour Yannick Jadot, les socialistes «sont sortis du jeu de cache-cache sur le mode si (Jean-Luc) Mélenchon n'y va pas on n'y va pas (...) Ils comprennent que c'est aussi leur intérêt, la multiplication des candidatures au premier tour de la présidentielle serait catastrophique», rappelle-t-il. Le seul point qui a suscité un «débat un peu tendu» selon lui est l'idée, défendue par certains membres de la délégation PS, qu'il y ait un seul candidat socialiste. «Pour Jean-Christophe Cambadélis, l'idéal serait que le PS ait un seul candidat. C'est son avis, je ne vois pas comment il pourrait en être ainsi», maintient le député européen Emmanuel Maurel, situé à la gauche du parti.

La délégation du PS a été également convaincue par les initiateurs de la primaire que ces derniers n'étaient pas hostiles à la participation du président de la République François Hollande à la primaire, a-t-elle précisé. Reste toutefois à convaincre le président de la République, qui n'y est pas du tout enclin. «Il traite ça par le silence», assure un de ses proches. « Il ne veut pas donner d'importance» aux promoteurs de la primaire. «Ils ne jouent pas dans la même cour ». « S'il est candidat, il est candidat. Point. Et il n'y a pas de primaire », assénait mi-janvier un ténor du PS.

Prochaine étape dans une semaine. Selon Yannick Jadot, un comité d'organisation de la primaire doit avoir lieu jeudi 18 février à l'Assemblée nationale, avec des représentants du PC, d'EELV, de Nouvelle Donne et du PS.

http://www.leparisien.fr/politique/primaire-a-gauche-le-ps-va-participer-au-comite-d-organisation-11-02-2016-5536043.php#xtor=AD-1481423551
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