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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:48
15 décembre 2015
« Il y a le feu ! » - Rapport introductif de Patrik Köbele, secrétaire général, au congrès du DKP, 14 novembre 2015

Nous publions la traduction en français du rapport d’introduction, prononcé par Patrik Köbele, secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP, en ouverture du congrès du Parti, le 14 novembre 2015. Les analyses et orientations proposées, dans la continuité du congrès précédent, ont été globalement reprises et développées. Köbele a été reconduit. Certaines questions ont été renvoyées à un approfondissement du débat, notamment celle de la rupture complète avec le PGE (où le DKP a un statut d’observateur). Merci à Alexandra Liebig pour la traduction et à Georg Hallenmayer pour la transmission.

 

Introduction de la traductrice:

"Il y a le feu" Ainsi le titre du discours de Patrik Köbele, président du Parti communiste allemande (DKP) au congrès du parti, qui a eu lieu le 14 et 15 novembre 2015 à Francfort /Main.

Au début de leurs discours, Köbele et Richter ont condamné les attentats à Paris, mais en même temps attirée l‘attention sur le fait que les guerres de l’Ouest sont les causes de la terreur dans le monde.

Le samedi soir, la plupart des 171 délègues du 21ème congrès du DKP ont confirmé l’ancienne direction dans ses fonctions dirigeantes: Patrik Köbele (131 voix) les deux vice-présidents Wera Richter (159) et Hans-Peter Brenner (119). A été voté le Leitantrag (41 voix contre). Cette directive, publiée le 02 décembre 2014, porte le titre et les sous-titres suivants :

Le DKP en action – faire le bilan, reconnaître ce qui est nouveau, utiliser les chances données – contre le pouvoir des monopoles, la politique de guerre et le développement de l’extrême droite

Le risque de guerre s’accroit

L’exploitation s’accroit

Le danger venant de l’extrême droite s’accroit

Le rôle et les tâches du DKP

Notre lutte antimilitariste

Notre lutte antimonopoliste

Les combats suivants sont les plus importants :

Notre lutte antifasciste

Renforcer le DKP

Voici la traduction du discours de Patrik Köbele, tenu le 15 novembre 2015 au congrès du DKP, qui reflète et défend les positions du Leitantrag

Les mots [en crochets] ainsi que les notes sont faites par la traductrice pour faire ressortir quelques points.

[ ...]Lire la suite sur le blog de Solidarité internationale PCF

 

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 17:43

Publié par Jean Lévy

 En Andalousie les communistes se rebiffent contre la direction du PCE
 En Andalousie les communistes se rebiffent contre la direction du PCE

Motion émise par 

la Agrupacion Local   du PCE de Grenade

 

Nous soumettons la présente résolution au Comité provincial du PCE de Grenade et nous exprimons notre préoccupation face à la direction prise par notre Parti. 

    Le moment est venu de réorienter le Parti et la seule façon de le faire est de le réunir en congrès extraordinaire. 

    Nous avons besoin d'un Parti de classe qui n'ait pas honte d'être l'avant garde de la classe laborieuse, qui lutte pour le socialisme sur tous les fronts, dans la rue, dans l'entreprise, dans le syndicat, dans l'institution si nécessaire. 

    Nous avons besoin d'un Parti inspiré par l'esprit de José Díaz et de Dolores Ibárruri. Ce Parti doit se refonder sur le plan idéologique - le marxisme-léninisme- et sur le plan organisationnel - le centralisme démocratique.

    Il doit s'éloigner des structures social-démocrates et eurocommunistes et progresser afin d'avoir une capacité de mobilisation comparable à celle du PCP portugais et du KKE de Grèce. Des organisations pour lesquelles la lutte de classes passe avant la quête de quelques voix.  
 
    Nous demandons au Comité Provincial du PCE de Grenade de discuter et de voter la présente résolution qui réclame la convocation d'un congrès extraordinaire au cours du premier trimestre de 2016 afin de reconstruire le Parti communiste d'Espagne par et pour la classe ouvrière, pour la construction d'un État socialiste. 

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 10:40

Après la victoire de la contre-révolution aux élections, le Parti communiste du Venezuela en appelle à de profondes rectifications

Après la victoire de la contre-révolution aux élections, le Parti communiste du Venezuela en appelle à de profondes rectifications

 

PCV, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF, 12 décembre 2015 (source Tribuna Popular, journal du PCV)

L’ensemble du peuple du Venezuela, en particulier les couches populaires, doit bien prendre conscience que la contre-révolution a gagné les élections du 6 décembre et que son but est de revenir sur nombre des acquis politiques et sociaux gagnés en presque dix-sept ans de processus de transformation bolivarien. Voilà ce qu’a expliqué le secrétaire général du Parti communiste du Venezuela (PCV) Oscar Figuera, lui-même réélu député au Parlement.

« Le 29ème plenum du Comité central émettra, en commun avec les secrétaires provinciaux du Parti et la direction de la Jeunesse communiste, une appréciation approfondie du résultat, de ses causes et de la tactique à suivre maintenant » a annoncé Figuera. Le PCV se reconnaît dans la déclaration du président Nicolas Maduro sur la nécessité d’une évaluation collective du résultat électoral. Mais celle-ci devra comprendre aussi « une évaluation de la gestion du gouvernement et du rôle que doit tenir le « Grand pôle patriotique Simon Bolivar » pour constituer une direction collective et unitaire du processus.

« Il y eu une grande carence dans le processus de changement : l’absence d’un espace organique destiné à l’évaluation critique, et autocritique, et à la définition des politiques publiques, qui aurait fait avancer, en même temps, l’unité à la base du processus » a estimé Figuera. Pour le député : « nous n’avons pas réussi à ce que les masses prennent conscience de la confrontation avec l’impérialisme et l’oligarchie. L’incompréhension reste grande du fait qu’il existe une agression permanente, aux facettes multiples, contre le processus transformateur vénézuélien. Nous n’avons pas réussi à la démasquer aux yeux du peuple ».

C’est pourquoi il est maintenant décisif de comprendre le message que les masses ont adressé à travers ces élections et « d’obliger toutes les forces engagées dans le processus bolivarien à réviser et à corriger tout ce qui doit l’être. Le PCV va y travailler ; nos députés s’exprimeront dans ce sens à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Assemblée » a annoncé Figuera.

Figuera a salué la mobilisation extraordinaire et la combativité démontrée par les membres du PCV et de la Jeunesse communiste, ainsi que par les organisations de masse des ouvriers, paysans, étudiants, femmes, par les groupes locaux qui ont milité pour le vote communiste [pour le « Coq rouge » - symbole du PCV, NdT] sachant que c’est un vote de classe révolutionnaire, critique et constructif et que nous allons remplir les engagements pris. »

Le dirigeant a indiqué que, dans l’immédiat, tous les candidats du PCV, élus ou non, allaient parcourir leur circonscription pour affirmer qu’ils continuent le combat et pour entamer avec les électeurs l’évaluation collective des résultats électoraux.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 22:16

La résistance communiste allemande sur le blog de Danielle Bleitrach

12 Dec

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La Résistance communiste

Dès le début des années 30, les communistes se mobilisèrent contre le NSDAP et tentèrent de convaincre les militants nazis de rejoindre le parti communiste. Mais face à la montée du nazisme, ils durent changer de tactique, et organisèrent de grandes manifestations de protestation, qui donnèrent souvent lieu à des affrontements entre les deux camps. L’union des partis de travailleurs était problématique, car même si la base du parti communiste allemand (KPD) et du parti social-démocrate (SPD) avait la volonté de former un front uni contre le nazisme, cette union ne put voir le jour, car les dirigeants communistes traitaient les sociaux-démocrates de « sociaux-fascistes », et les sociaux-démocrates refusaient de se plier aux directives idéologiques de Moscou. Le 30 janvier 1933, le jour de l’arrivée au pouvoir de Hitler, les communistes lancèrent un appel à la grève générale et à des manifestations de masse, qui fut suivi partout en Allemagne. Les nazis réagirent en procédant à des arrestations, des perquisitions et des rafles.

Face aux mesures répressives prises par le gouvernement nazi contre les communistes, ceux-ci durent se résoudre à continuer le combat dans la clandestinité. Des réseaux clandestins se mirent en place, mais la plupart furent démantelés très rapidement par la Gestapo, qui disposait d’un très grand nombre d’informateurs. Dès février 1933, l’incendie du Reichstag fut pris comme prétexte par les nazis pour interdire le parti communiste et procéder à l’arrestation des cadres du parti ; plus de la moitié des dirigeants du parti furent arrêtés ou assassinés par la Gestapo. A la suite de l’arrestation de Ernst Thälmann, chef du parti communiste allemand, au début du mois de mars 1933, Moscou donna l’ordre aux cadres du parti de s’exiler, afin de former une direction du parti à l’étranger, qui avait pour mission d’apporter son soutien à la base du parti restée en Allemagne. Walter Ulbricht, chef provisoire du KPD et futur dirigeant de la RDA, s’exila en 1933 en Tchécoslovaquie pour y fonder une antenne du parti, et rejoignit en 1936 Wilhelm Pieck, lui aussi futur dirigeant de la RDA, à Paris, où avait été créée une autre antenne du KPD. En 1939, ils trouvèrent refuge en URSS, où ils restèrent jusqu’à la fin de la guerre. 

En Allemagne, les membres du parti tentèrent de déjouer la surveillance de la Gestapo pour former des réseaux illégaux. Mais la police disposait de fichiers du parti communiste, qu’elle avait réquisitionnés lors de rafles, et les résistants furent arrêtés par milliers et envoyés dans les premiers camps de concentration, que les prisonniers politiques communistes et sociaux-démocrates furent obligés de construire.
La presse illégale fut la première activité des résistants communistes, qui diffusèrent clandestinement des tracts et des publications visant à convaincre la population allemande de se soulever contre Hitler et de renverser le régime nazi. D’autre part, un réseau de messagers fut mis en place ; ceux-ci avaient pour mission de faire passer des informations sur le Reich à l’étranger, aux directions exilées du parti, et de transmettre en Allemagne les nouvelles de l’étranger, afin de contrer la propagande hitlérienne.
Les syndicats communistes essayaient de leur côté de mobiliser clandestinement les travailleurs au sein des entreprises contre le gouvernement nazi. Mais leur tâche était ardue, car certains membres du parti s’étaient résignés à la victoire nazie, d’autres s’étaient engagés dans le NSDAP, et les persécutions dont étaient victimes les communistes en décourageaient plus d’un à continuer le combat. De plus, l’implantation des syndicats communistes était très faible dans les entreprises avant l’arrivée au pouvoir de Hitler, car la majorité des membres du parti étaient alors au chômage, et les activistes ne purent former de véritable contrepoids au nazisme dans les entreprises allemandes.

En 1935, le Komintern et le bureau politique du KPD décidèrent de changer leur tactique contre le national-socialisme, et de tenter de s’unir aux sociaux-démocrates afin de former un front uni contre le nazisme. D’autre part, la structure hiérarchique habituelle du parti, facile à démanteler par la Gestapo, qui avait pu ainsi procéder à des arrestations par milliers, fut abandonnée ; les résistants s’organisèrent en petites cellules, dirigées par des instructeurs qui avaient été formés à cette tâche, et qui fonctionnaient dans la clandestinité au sein des entreprises et à la place des anciennes antennes locales du parti. Ces cellules recevaient leurs directives des centrales du KPD coordonnées par le comité central de Moscou et exilées à Amsterdam, Strasbourg, Luxembourg, Copenhague, Prague, Paris et Stockholm, qui envoyaient clandestinement des messagers en Allemagne. Ceux-ci traversaient la frontière tchécoslovaque grâce à un réseau de passeurs ; cette organisation imprimait également des tracts, qui étaient ainsi acheminés dans le Reich, et aidait des réfugiés à fuir l’Allemagne. Le même type de réseau existait aux frontières belge et néerlandaise, mais la Gestapo parvint à démanteler ces organisations en 1935-36, grâce à l’infiltration d’espions. 

En 1936, lors des Jeux Olympiques de Berlin, qui furent pour les nazis un événement majeur de propagande, les communistes organisèrent une grève dans une usine de Berlin, ce qui contredisait la propagande hitlérienne, selon laquelle toute l’Allemagne soutenait les nazis. La Gestapo fit en sorte que les journalistes étrangers ne soient pas au courant de cette grève, et plaça à la suite de cet incident des espions nazis dans toutes les usines, de façon à ce que de tels mouvements de contestation ne puissent plus se reproduire.

Pendant la guerre, la plupart des pays voisins étant occupés par les troupes allemandes, il devint de plus en plus difficile de maintenir un contact entre les directions exilées du parti et la base restée en Allemagne ; les cellules de résistants communistes furent de plus en plus isolées et ne parvenaient que rarement à recevoir les directives du parti. Les résistants communistes qui travaillaient aux chemins de fer ou dans les compagnies de transport fluvial ou maritime purent toutefois continuer à transmettre des messages. De plus, les communistes disposaient d’un service secret qui collectait des informations et les envoyait par radio aux centrales de renseignements de Paris et Bruxelles, qui avaient des agences dans tous les pays européens. 

Le pacte de non-agression de l’URSS conclu par Hitler et Staline le 23 août 1939 choqua et désorienta les résistants qui luttaient depuis six ans dans la clandestinité ; une direction du parti indépendante de Moscou fut créée en Allemagne en réaction à ce pacte, et son comité central envoya des messagers dans les différentes cellules locales pour donner l’ordre de poursuivre le combat contre le nazisme. Après l’attaque nazie de l’URSS, la section communiste allemande renoua avec Moscou. Mais la volonté de ces résistants communistes de provoquer un soulèvement de la population allemande contre la guerre et le gouvernement nazi n’avait aucune chance de réussir, étant donné qu’une grande partie des Allemands soutenait Hitler, qui remportait une victoire après l’autre. La cote de popularité du dictateur était telle pendant les premières années de la guerre, qu’une révolution était irréalisable. Willi Gall, qui avait commencé à organiser la résistance intérieure, fut arrêté en 1940 ; son successeur, Wilhelm Knöchel, coordonna les activités des différentes cellules à partir d’Amsterdam, puis s’installa à Berlin en 1941 ; il fut arrêté en janvier 1943 et donna sous la torture des informations aux nazis, ce qui mit en danger toute la résistance communiste et fragilisa ses activités.

A la fin de la guerre, alors que les troupes soviétiques s’approchaient de plus en plus de l’Allemagne, des agents communistes furent parachutés dans le pays pour organiser la résistance communiste. Et lorsque la zone d’occupation soviétique donna naissance à la RDA, de nombreux communistes qui s’étaient exilés à Moscou, dont Walter Ulbricht et Wilhelm Pieck, en devinrent les dirigeants.

 

Principaux groupes de résistance communistes :

L’Aide Rouge (« Die Rote Hilfe »)
Ce groupe, fondé à Paris par le résistant communiste Wilhelm Beuttel, soutenait des personnes persécutées par le régime national-socialiste. Wilhelm Beuttel, qui était retourné en 1942 en Allemagne, travailla dans le groupe de résistance de Wilhelm Knöchel. Il fut arrêté par la Gestapo en 1943 et exécuté en 1944.

Le groupe de Wilhelm Knöchel dans la Ruhr
Wilhelm Knöchel, qui dirigeait depuis 1935 le comité exilé du KPD à Amsterdam, rentra en 1941 en Allemagne pour réorganiser la résistance communiste dans la Ruhr. Son organisation diffusa clandestinement une publication antinazie, Le Combattant de la Paix (« Der Friedenskämpfer »), qui informait les Allemands des crimes commis par les nazis et de la situation internationale, et les incitait à se soulever contre Hitler, afin de renverser eux-mêmes la dictature nazie. Wilhelm Knöchel fut arrêté par la Gestapo en 1943 et fut exécuté en 1944, et son organisation fut démantelée. Une cinquantaine de résistants qui travaillaient dans ce groupe furent également arrêtés, torturés et assassinés.

Le groupe de Josef (Beppo) Römer
Josef Römer publia à la fin des années 20 un journal communiste, Élan nouveau (« Aufbruch ») ; il fut arrêté en mars 1933 et passa six ans en camp de concentration. Après sa libération, il tenta d’organiser un attentat contre Hitler et prit contact avec le cercle de résistance de Adam von Trott zu Solz et celui de Robert Uhrig. En 1940, il créa un groupe de résistance qui diffusait un journal clandestin, Service de renseignements (« Informationsdienst »). Il fut arrêté en 1942 et exécuté en 1944.

 

Le groupe de Robert Uhrig à Berlin
Robert Uhrig fut arrêté une première fois en 1934, parce qu’il avait diffusé un journal clandestin et qu’il avait récolté des fonds pour les familles de victimes des persécutions nazies. Il fut libéré après 21 mois de travaux forcés et créa une organisation de résistance en 1938 à Berlin ; son objectif était de former des groupes de résistants communistes au sein des entreprises. A partir de 1941, le groupe, qui comptait une centaine de membres en 1940, et le double en 1942, a travaillé avec d’autres mouvements, notamment l’organisation Harnack / Schulze-Boysen, afin de mettre en place un service de renseignements. La Gestapo a démantelé l’organisation en 1942 ; une centaine de résistants, dont Robert Uhrig, furent arrêtés, torturés, déportés en camp de concentration, et furent exécutés en 1944. Leur famille fut également arrêtée. Ceux qui purent échapper aux persécutions se joignirent au groupe de Anton Saefkow.

Le groupe de Walter Budeus
En 1936, Walter Budeus créa dans l’entreprise de métallurgie dans laquelle il travaillait une organisation composée d’une cinquantaine de résistants. A la fin des années 30, il prit contact avec Robert Uhrig et Beppo Römer, afin de coordonner les activités des différents groupes. Leur travail consistait à collecter des informations sur l’industrie de guerre, diffuser des tracts et prendre contact avec d’autres groupes de résistance. Walter Budeus fut arrêté en 1942 et condamné à mort en 1944.

Le groupe de Bernhard Bästlein, Oskar Reincke et Franz Jacob à Hambourg
En 1941-42, à leur libération de camp de concentration, Bernhard Bästlein, Oskar Reincke et Franz Jacob fondèrent une organisation de résistance au sein des chantiers navals de Hambourg. Ce groupe, qui diffusait des tracts antifascistes et envoyait des lettres aux soldats stationnés au front de l’Est pour les inciter à refuser de combattre, était en contact avec d’autres mouvements de résistance, notamment l’organisation Harnack / Schulze-Boysen. Arrêtés par la Gestapo en 1943, ils purent profiter des bombardements alliés pour s’échapper et entrer dans la clandestinité. Mais arrêtés à nouveau en 1944, une soixantaine de résistants furent exécutés en 1944-45.

Le groupe de Anton Saefkow et Franz Jacob à Berlin
Fondé en 1943, ce groupe diffusa des tracts antifascistes et prit contact en 1944 avec Julius Leber et Adolf Reichwein, des résistants sociaux-démocrates qui prenaient part au complot qui préparait l’attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler. La Gestapo, qui avait infiltré un espion dans cette organisation, arrêta le 22 juin 1944 Anton Saefkow, Franz Jacob, Julius Leber et Adolf Reichwein. Des centaines de résistants de ce groupe furent arrêtés et assassinés.

Le groupe de Theodor Neubauer et Magnus Poser en Thuringe
Cette organisation, créée en 1942, était en contact avec d’autres groupes de résistance, par exemple avec un groupe de l’université de Iéna, ainsi qu’avec un groupe du camp de concentration de Buchenwald, et put ainsi envoyer de la nourriture, des tracts, mais aussi des armes aux prisonniers. Theodor Neubauer, qui avait été interné plusieurs années en camp de concentration avant de créer ce groupe de résistance, fut arrêté en 1944 et exécuté en 1945.

Le groupe de Georg Schumann et Otto Engert à Leipzig
Ce groupe était en contact avec des prisonniers de guerre russes et des travailleurs de force étrangers, ainsi qu’avec l’organisation de Harro Schulze-Boysen, celle de Theodor Neubauer et Magnus Poser en Thuringe et celle de Anton Saefkow à Berlin. L’objectif principal du groupe de Leipzig était d’unifier les divers mouvements de résistance communistes, mais cette tentative ne put aboutir en raison de la surveillance qu’exerçait la Gestapo.

Comité national de l’Allemagne libre (Nationalkomitee Freies Deutschland », NKFD)
Ce comité fut fondé en 1943 par la section politique de l’armée soviétique et par le comité central du KPD exilé à Moscou ; ses objectifs étaient, au moyen d’un travail de propagande, de détourner les prisonniers de guerre allemands du nazisme et d’encourager les soldats allemands à déserter. Le NKFD tentait de rallier toutes les tendances politiques à l’union contre Hitler ; dans ses rangs, on ne comptait pas uniquement des communistes, mais aussi, par exemple, une centaine de pasteurs, prêtres et étudiants en théologie de la Wehrmacht, prisonniers dans les camps russes, qui se sont joints au NKFD  en raison des persécutions dont étaient victimes les Églises dans le Reich. Les communistes, notamment Wilhelm Pieck et Walter Ulbricht, futurs dirigeants de la RDA, ont finalement pris la tête du NKFD, qui est devenu un instrument de propagande entre les mains du gouvernement soviétique.

L’organisation Allemagne libre (« Freies Deutschland »)
Ce groupe, fondé à Cologne en 1943 par un réseau de résistants communistes, comptait plus de deux cents membres, et rassemblait des résistants de tous les horizons politiques et idéologiques. Des tracts incitant la population allemande à commettre des sabotages, afin d’enrayer la machine de guerre nazie, et encourageant les soldats à déserter, furent distribués, et les résistants apportèrent leur aide aux travailleurs de force étrangers prisonniers en Allemagne. La Gestapo arrêta de nombreux membres du groupe, qui se disloqua progressivement.

 

Organisations résistantes indépendantes du KPD

Parti communiste allemand oppositionnel (« Kommunistische Partei Deutschlands (Opposition), KPO)
L’aile droite du KPD avait été exclue du parti en 1928 et avait fondé une organisation communiste indépendante, le KPO. Après l’arrivée au pouvoir de Hitler, seuls quelques militants désignés par les cadres du parti s’exilèrent en France, où ils fondèrent un comité exilé (« Auslandskomitee », AK) en contact, grâce à un réseau de messagers, avec la base du parti, qui poursuivait clandestinement ses activités en Allemagne. Un comité du KPO, qui siégeait à Berlin, se chargeait de coordonner les activités des cellules locales du parti. La structure à la fois hiérarchisée et morcelée du parti permit d’éviter les grandes rafles de la Gestapo. Les objectifs principaux du KPO étaient de transmettre des informations sur le régime hitlérien et de travailler en collaboration avec les résistants exilés à l’union des travailleurs contre le nazisme. Des tracts furent distribués, et les membres du parti avaient pour mission de créer des syndicats clandestins dans les entreprises dans lesquelles ils travaillaient. Lorsque le contact avec le comité exilé fut rompu en raison de l’occupation de la France par les troupes allemandes, le KPO prit contact avec d’autres organisations de travailleurs, notamment avec les sociaux-démocrates, afin de créer des syndicats clandestins, et de distribuer des tracts visant à mobiliser la population allemande contre Hitler.

L’Orchestre Rouge (« die Rote Kapelle »)
A partir de la fin de l’année 1941, l’organisation Harnack / Schulze-Boysen coopéra avec les bureaux des renseignements soviétiques de Paris et Bruxelles, sans que ses membres deviennent pour autant des agents soviétiques et perdent leur indépendance, comme les autorités nazies l’ont prétendu par la suite. La Gestapo nomma ce groupe de résistance L’Orchestre Rouge (« die Rote Kapelle »).

Le groupe de Herbert et Marianne Baum
Herbert Baum et sa femme Marianne, qui luttaient depuis 1933 au sein des jeunesses communistes, fondèrent en 1938-39 un groupe de résistance, dont les membres, des adolescents juifs proches du communisme, diffusèrent des tracts antifascistes et mirent le feu à une exposition anticommuniste organisée à Berlin dans le cadre de la propagande nazie, Le Paradis soviétique (« Das Sowjetparadies »). Les jeunes gens furent arrêtés en 1942 ; une vingtaine d’entre eux furent exécutés, certains, comme Herbert Baum, se suicidèrent dans leur cellule, et les autres résistants moururent en camp de concentration. Les représailles de la Gestapo ne s’arrêtèrent pas là : 500 juifs berlinois furent déportés en camp de concentration à la suite de cette action.

 

 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:46
 

VOILA LES JEUX SONT FAITS, JE PEUX DIRE CE QUE JE PENSE

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Bon maintenant je peux dire ce que je pense, je ne nuirai plus à des gens que j’estime et qui se battent comme ils peuvent dans le cadre d’une catastrophe annoncée. Certains se sont étonnés de ma colère devant la référence à la prise de pouvoir d’Hitler par les élections.

Oui cette analogie, ce négationnisme historique est insupportable au moins pour deux raisons. La première c’est qu’à force d’entendre des bobos irresponsables jouer à se faire peur avec cette référence pour mieux sauver le PS menant la politique de la droite et courant derrière le sécuritaire et la guerre, ils ne font plus peur qu’à une poignée… A force de faire monter le FN pour prétendre effacer la politique au service du patronat et contre les petits ; à force d’ignorer les chômeurs, les gens qui n’ont plus de quoi vivre le 15 du mois, à force de substituer les mœurs à la question sociale, on se dit que leur dénonciation devient une recommandation, A force  de voir les mêmes prôner la guerre et l’atlantisme et les médias se battre les flancs pour défendre l’indéfendable, ils ne croient plus ni aux médias, ni à la classe politique. Ils ont essayé la droite, puis la gauche, ça a été la même chose alors il reste à essayer la solution de désespoir, le FN ou l’abstention. On ne peut les en féliciter, mais que dire de ceux qui conscients de ce que représente ce parti s'ingénient à l’utiliser pour garder le pouvoir ou le copient pour le conquérir., le Front National repoussoir et éclaireur pour vendus au patronat et à l’impérialisme.  La référence à Hitler n’est plus qu’un voile que l’on jette là-dessus pour culpabiliser l’électorat au lieu de dénoncer les politiques et ceux qui les inspirent, le MEDEF, les marchands d’armes.

Cette analogie est également insupportable parce qu’il y avait alors un parti communiste combatif, qui se battait et qui avait le vent en poupe contre Hitler. Ce fut la trahison de la social-démocratie appelant à la présidence les forces conservatrices qui livrèrent l’Allemagne à Hitler. Aujourd’hui il n’y a plus de parti communiste, il y a un abandon total de sa politique, un terrain totalement livré au simulacre FN qui peut paraître défendre les petits, les humbles, la classe ouvrière et l’indépendance nationale puisqu’il n’y a plus personne depuis les années 1990 pour le faire, que ceux qui tentent d’agir autrement sont isolés, décriés. Il y a à la place du parti, la division entre groupuscules qui du nord au sud adoptent des stratégies divergentes, présentent un front désuni et des slogans faussement humanistes et creux… Alors même qu’ils ont des complaisances soit avec le PS, soit avec des partis pro-européens et pro-guerre, une stratégie ou plutôt une débâcle tactique qui manque totalement de visibilité au plan national, et in fine les députés ne craignent pas de voter l’état d’urgence.

Oui ce fut une situation inconnue celle où  des élections ont eu lieu dans l’état d’urgence voté par tous les députés communistes et front de gauche. Jamais on a vu d’élections durant un état d’urgence. Un état d’urgence dans lequel n’étaient pas suspendus les marchés de Noël, tout ce qui avait trait au profit mais où seules étaient interdites les manifestations : celles d’écologistes ayant cru que la planète était l’affaire de tous et pas seulement d’une élite incapable d’agir et venue se goberger aux frais du peuple français. Oui mais surtout un état d’urgence contre les revendications salariales, celles de la défense de l’emploi et du service public… Un état d’urgence où la rigueur de la loi s’abattait sur les salariés d’Air France et ceux d’autres entreprises tandis que l’évasion fiscale se poursuivait… Les gens vivent des situations d’urgence que l’on tente de faire oublier avec l’ennemi intérieur et une guerre dont l’ennemi est mal défini… Et pas un parti politique pour organiser un mouvement de la paix, pour dire au plan national d’une seule voix une perspective crédible, un journal qui fut celui de Jaurès et de Marcel Cachin complètement décérébré qui change de ligne au gré des humeurs de son directeur qui n’a plus rien de communiste. Tout a été bradé…

Oui cela n’a rien à voir avec la venue d’Hitler au pouvoir… Il n’y a  pas d’intellectuels prêts à s’exiler, à se battre comme Brecht en dénonçant le capital… Ou alors ils n’ont plus le droit à la parole ni dans les médias aux ordre, ni dans l’Humanité, ni dans le parti qu’ils ont déserté. Combien de communistes ont-ils désespéré, ont-ils écarté pour leur substituer des employés des collectivités locales, des attachés parlementaires, tous les gens attachés à un système, les autres étaient accusés de « stalinisme » pour mieux disqualifier leurs propos, pour interdire qu’on les écoute… Plus de formation, plus de débat, des porteurs de tracts pour campagnes électorales menées dans la confusion. Une jeunesse qui ignore l’histoire, la vraie et qui nous condamne tous à la revivre comme le disait Marx, mais qui s’occupe encore de ces vieilles lunes… L’humain d’abord vous dis-je au moment même où on fait le lit à l’inhumanité, à la guerre sans la moindre réaction, se blottir derrière les verts ou des sociaux-démocrates en rupture et ne plus exister en tant que parti, vouer ceux qui au plan local tentent d’être encore communistes au silence et à l’isolement……

Et vous croyez qu’ils ont changé de stratégie? Point du tout, la déclaration du PCF ne fait que confirmer la ligne qui perd, pas la moindre autocritique, la grande peur du Front National tient lieu de tout n’est-ce pas? Quant au PS, tout prouve qu’il ne joue que les présidentielles, on renonce à deux bastions pour mieux tenter de démontrer qu’il est le seul rempart devant le FN, identifié à Hitler… Cambadelis ne l’envoie pas dire… lamentable et l’argument Hitler lui aussi est arrivé par les élections a encore de beaux jours… Une partie de la jeunesse qui a voté massivement pour le FN ne craint plus Hitler, seule l’URSS était coupable …

Y a-t-il encore un espoir? Le seul espoir serait dans l’existence d’un parti capable de résister pas seulement à la montée de l’extrême-droite mais au chômage, aux politiques d’austérité, aux abandons de souveraineté nationale y compris dans la guerre, c’est-à-dire au capital, à l’impérialisme…  mais ce parti a été sciemment détruit et je pense que le construire est une entreprise qui réclame d’autres hommes et femmes que ceux qui occupent actuellement la place du colonel Fabien ou les groupuscules qui entretiennent la division au sein du Front de gauche et qui ne veulent écouter personne, confondant l’addition de divergences et d’ambitions personnelles avec un parti capable de se battre aux côtés de ceux qui n’espèrent plus rien d’eux, pas plus que d’une gauche déshonorée. Pourtant il y a eu des communistes courageux pour ne pas renoncer à cette espérance, auront-ils la force d’enfin s’unir pour ensemble travailler à la création de ce parti dont nous avons besoin. Ils existent dans et hors le parti, ils sont la seule perspective pour un pays trahi de toutes parts. Un parti uni autour d’une perspective, privilégiant le contact et le rassemblement à la base, l’intervention des exploités, des rebelles, et de ceux qui n’en veulent plus autant que des intellectuels et des artistes qui veulent être l’expression de cette réalité de notre monde… Pas une alliance de groupuscules avec leurs combats de chefs, une perspective portée par une organisation décidée à changer de système social, à redonner une perspective à une jeunesse individualisée, et entraînée dans de fausses visions identitaires comme réponse à la crise.

Voilà je puis enfin vous expliquer ma colère, la manière dont j’enrage de voir un tel drame dans mon pays… Je n’ai plus envie pour quelques temps d’alimenter ce blog, j’espère que l’on me comprendra… Continuez à vous faire peur pour éviter de changer ou donnez-vous les moyens politiques de ce changement de société, vers la paix, le socialisme, le vrai, la justice sociale, le respect des êtres humains et de leur planète ne pourra exister sans ce choix … …

Danielle Bleitrach

PS. Le système de propagande, c’est-à-dire le capital voire les marchands d’armes avaient choisi, ils avaient fait de cette élection le POUR ou contre le FN, pour mieux préparer les présidentielles et empêcher toute alternative… C’est la seule analogie, mais elle est de taille, le choix du capital, y compris l’intervention de Gattaz…

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 10:53

Mis en ligne le 12/12/2015

 

 

"Le choc", titraient lundi le Figaro et l'Humanité.

Le FN est devant l'Union des droites et le PS, la seconde droite, dans 6 régions. En Normandie il rassemble plus de 27% des suffrages exprimés, derrière la droite et devant le PS largement distancé.  Aucune manifestation anti-FN n'a pu l'empêcher.

Il profite du désarroi des Français et surfe sur un discours anti-immigré et les peurs générée par les attentats. Il capte les voix de ceux dont la vie bascule, bousculée par la crise et les politiques européennes. Rien de tout cela n'était imprévisible.

 

Les salariés, les privés d'emploi, ne peuvent rien attendre ni du FN, ni du PS, ni de la droite.

 

Le PCF-Front de gauche, " un vent de colère, un souffle d'espoir" obtient la confiance de plus de 7% des électeurs en Normandie, plus de 10% en Seine-Maritime. Le PS, autoproclamé "Union de la gauche", subit un réel recul et la droite progresse moins qu'elle ne l'espérait.

Le plus grand parti de France est encore une fois celui des abstentionnistes, des votes blancs et nuls. Réunis, ils sont majoritaires. Ce qu'occultent les analystes, c'est qu'une majorité de Français ne veulent plus ni des socialistes, ni de la droite, c'est-à-dire des partis politiques qui soutiennent la politique d'austérité européenne, ceux qui ont voté pour la "concurrence libre et non faussée", pour les "réformes" voulues par Bruxelles, les deux partis qui en Normandie étaient soutenus par le MEDEF local et national. Les Français et les Normands, quelle que soit la manière dont ils l'expriment ne veulent plus de la politique dictée par Bruxelles et mise en oeuvre par les gouvernements successifs.

 

Beaucoup ne croient plus pouvoir peser sur les décisions politiques puisqu'au bout du compte ils sont appelés à voter pour des partis qui restent sourds à leurs demandes. C'est ainsi que le système électoral privilégie les unions factices de second tour et les deux grands partis européistes. Le suffrage universel est détourné au profit du PS et de la droite. C'est le système instauré par De Gaulle et prorogé par Mitterrand. Pour l'un comme pour l' autre, il s'agissait écarter, de marginaliser les communistes.

Seules les élections à la proportionnelle intégrale permettent de représenter tous les courants d'opinion. Et c'est bien pour préserver leur pouvoir, celui du Capital et de l'Union Européenne que le PS et la droite ont opté pour le bipartisme.

 

Aucune des listes du deuxième tour ne peut représenter les électeurs ouvriers et salariés. Aucune ne soutient les luttes des salariés contre les licenciements, pour l'augmentation des salaires, contre la course à la compétitivité dans les entreprises, contre la suppression des postes dans la fonction publique. Ni la droite, ni le FN, ni le PS. Aujourd'hui le FN rêve de profiter du système et ne met plus en avant la proportionnelle. De plus, il a mis une sourdine à ses revendications anti-européennes. Seul le pouvoir l'intéresse. Les socialistes en place n'ont rien fait pour s'opposer à la fermeture de Petroplus, aux licenciements à Chapelle Darblay et aujourd'hui aux licenciements des Sidel. Pire, après la droite ils votent des lois anti-salariés les unes après les autres : destruction du code du travail, travail du dimanche, allongement du temps de travail et de l'âge de la retraite... Ils appellent à la chasse aux militants syndicaux ou associatifs et les traînent devant les tribunaux. Sans compter leur action à Bruxelles : accord sur le travail détaché, sur le traité transatlantique ...

 

C'est pourquoi le PCF-Front de gauche ne peut prétendre représenter les intérêts des salariés en s'alliant, sur la même liste, aux socialistes et aux Verts. C'est donner à peu de frais une caution de gauche à un PS qui n'est plus à gauche depuis longtemps. C'est certainement une déception pour nombre d'électeurs communistes.

 

Les électeurs réellement de gauche savent ce qu'ils ont à faire. Nous ne prétendons pas leur dicter leur comportement. Nous donnons notre point de vue.

Aucune homme ou femme vraiment de gauche, aucun salarié ou ouvrier, aucun privé d'emploi n'a intérêt à voter ni pour le FN. Nicolas Bay, ni pour le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, ni pour le candidat de la droite Hervé Morin.

C'est seulement en construisant des luttes unitaires pour la paix et contre l'OTAN, contre TAFTA et l'Union européenne, contre l'austérité et Bruxelles qu'ils pourront se faire entendre.


Action Communiste, 11 décembre 2015

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 18:32
Commentaires : Pas très clair ...  Il voterait pour Estrosi ou Bertrand, mais il voterait aussi pour le PS en Alsace ... Alors, quelle est la position d'André Chassaigne?  Elle semble être à l'image de la politique du PCF-Front de gauche telle qu'il la dénonce lui-même :" un méli-mélo incroyable ".
André Chassaigne à l'Assemblée Natioanle

André Chassaigne à l'Assemblée Natioanle

Le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée voterait "pour les Républicains sans hésiter" s'il était électeur dans le Nord ou en Paca dimanche prochain, a-t-il déclaré mardi, tout en regrettant le choix "unilatéral" du PS de retirer ses listes.
 

"Si je devais choisir entre une liste FN et une liste Les Républicains, avec Bertrand ou quelqu'un d'autre, je voterais les Républicains sans hésiter", a déclaré le député du Puy-de-Dôme lors d'un point presse. Toutefois il a déploré le choix "unilatéral" du PS de se retirer, "sans débat avec les autres forces de gauche". En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, il voterait ainsi pour "la liste socialiste".

Le député du Puy-de-Dôme ne pense pas que "le retrait soit la bonne solution" mais "le dilemme est terrible entre laisser le FN au pouvoir avec les conséquences notamment sur le financement des associations qui font frissonner et avoir des conseils régionaux sans élus progressistes portant d'autres valeurs", a-t-il reconnu. "Des deux côtés, mon mal est infini", a-t-il dit, citant Don Rodrigue dans Le Cid.

Le résultat des régionales est un "choc terrible" qui nous "interpelle tous", a-t-il estimé. "Au Front de gauche, nous avons eu un manque de lisibilité, il n'y avait pas deux régions où nous avions les mêmes alliances ni le même discours. C'était un méli-mélo incroyable", a-t-il admis. Pour autant, même dans les régions où la gauche sera absente au second tour, André Chassaigne continue de penser qu'il était bien que "chacun puisse présenter ses propositions au premier tour" et qu'une liste d'union de la gauche n'aurait "pas changé beaucoup de choses".

SOURCE: L'Humanité.fr

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 16:42
Nous reproduisons cette très bonne analyse de Rouge Vifs 13, lue sur le site de Rouge Midi.
 

Le 13 novembre au soir ou le lendemain au plus tard, la France s’est retrouvée hébétée, abasourdie et submergée tout à la fois par l’émotion, la stupeur et la révulsion.
Il est de ces moments dans l’histoire où l’on ne peut se précipiter dans la narration avec tout le voyeurisme qu’elle peut comporter, ni dans l’analyse sommaire même si des éléments nous viennent tout de suite à l’esprit. L’immensité de l’évènement impose, du moins en ce qui nous concerne à Rouge Midi, le silence, la réflexion, l’écoute et l’échange. Dimanche 15 au soir, nous nous sommes retrouvés au local de Rouge Vif 13 pour un de ces moments où l’on se dit que l’expression et l’action politiques sont non seulement nécessaires mais vitales pour l’humanité, où notre volonté de nous engager pour un monde de paix, de liberté, de justice et de progrès social prend tout son sens…
De cet échange est né, avec la maturation nécessaire, tout à la fois le texte ci-dessous et le tract joint que nous distribuons auprès d’un maximum de gens pour que l’espoir subsiste et que l’engagement grandisse.

Évidement d’abord la compassion avec les victimes.

Bien sûr en premier nous pensons aux victimes de Paris. Nous avons la même compassion pour celles du monde entier et en particulier au Moyen Orient et en Afrique en commençant par la Palestine, le Kurdistan, la Syrie, l’Irak, le Mali… et le Liban pays où nombre d’observateurs nationaux faisaient remarquer, non sans raison, aux pays occidentaux après le dernier attentat à Beyrouth, que nous avions l’indignation sélective. L’horreur n’est pas pire quand elle s’invite chez nous que lorsqu’elle touche Gaza depuis tant d’années ou la Syrie depuis 5 ans. On pourrait ici aussi reprendre le silence radio autour du massacre d’Odessa en 2014...

…et puis tenter de comprendre et d’analyser

Comprendre ne veut surtout pas dire chercher à excuser l’inexcusable ni attribuer des circonstances atténuantes aux auteurs des atrocités, mais tenter de déterminer les causes, au-delà de la folie meurtrière de quelques-uns, pour empêcher que de tels évènements se reproduisent, pour endiguer ce fléau du fascisme criminel qui a frappé notre sol.
Nous déclinons rapidement dans notre tract les principales raisons que nous voyons : les pays qui financent Daesh tous alliés de la France, la politique d’occupation d’Israël, la politique internationale de la France et ses guerres coloniales, son soutien à la Turquie qui bombarde les kurdes et bien sûr le rôle de l’OTAN. A cela on peut ajouter la ghettoïsation des milieux populaires, le racisme et les discriminations, la montée du chômage et de la pauvreté… Concernant les éléments nationaux Il suffit de regarder les CV des meurtriers, délinquants en mal d’identité pour la plupart d’entre eux, individus de plus en plus en marge d’une société excluante pour s’en convaincre. En ayant en tête tout cela que nous reprenons à notre compte la formule de Saïd Bouamama : « un monde immonde produit des actes immondes ».

….pour mieux peser sur les choix internationaux

Que peut faire un gouvernement face à ça ?
D’abord rompre toutes relations avec les pays financeurs ou complices par leur complaisance de ces meurtriers : la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Israël pays auxquels Daesh ne s’est jamais attaqué…et pour cause.
Faut-il bombarder la Syrie comme l’a décidé le gouvernement ? Non. D’abord parce que cela revient à bombarder des populations civiles otages de Daesh et ensuite c’est peu efficace. De plus dans cette logique où s’arrêter ? Après avoir bombardé la région de Raqqa, il faudrait bombarder Molenbeek et St Denis où d’autres quartiers où on soupçonne la présence de combattant de Daesh ?
Tout le monde le sait, au Moyen Orient l’armée de Daesh, qui n’a ni caserne ni camp retranché mais est au contraire disséminée dans des populations qu’elle prend en otage, ne sera pas vaincue par des bombardements en aveugle.
De plus qui sommes-nous, nous, pour aller bombarder un pays souverain qui ne nous l’a pas demandé (contrairement à la Russie qui peut se prévaloir du droit international et qui elle, contrairement à la France, met en œuvre des moyens aériens capables de s’attaquer aux colonnes mouvantes de Daesh) ? Quelle légitimité avons-nous alors qu’en plus avons refusé jusqu’à maintenant de coopérer avec le gouvernement syrien sous prétexte que son président est un dictateur ?
Que le peuple ait le droit et même le devoir de s’opposer à un gouvernement comme celui de Syrie, ici à Rouge Midi nous l’avons soutenu et ce dès le début en reprenant entre autres cette belle lettre : « Ecoutez le peuple qui a inventé l’alphabet »
Mais que ce soit des pays étrangers qui tentent par la guerre d’imposer leur vision du monde et veuillent faire ou défaire des gouvernements afin de choisir parmi les dirigeants, dictateurs ou pas, ceux qui sont fréquentables ou non en fonction des intérêts des multinationales occidentales qui veulent continuer à piller le reste du monde, quitte à nous précipiter dans leurs guerres impérialistes et que nous pleurions nos morts, cela est intolérable.
C’est cela que nous devons combattre.
Rien ne peut justifier les interventions armées de la France en Libye, en Côte d’Ivoire, en Syrie ou ailleurs et nous nous honorons de nous être toujours élevés ici contre ces choix politiques y compris quand, même des organisations progressistes de France soutenaient les forces réactionnaires libyennes ou peinaient à se mobiliser contre les interventions françaises reprenant l’antienne de notre modèle de démocratie (parlons-en !) exportable à coups de canons…

Si des peuples estiment que la seule solution qu’il leur reste c’est la lutte armée, c’est leur affaire et faisons leur confiance. Cessons de classer le PKK, entre autres, parmi les organisations terroristes et apportons l’aide que demandent les combattants kurdes, eux qui ont obtenu, comme les russes, les plus spectaculaires résultats contre Daesh.

…et nationaux

Ce qui est posé aussi à un gouvernement responsable c’est de combattre la fascination qu’exerce Daesh sur une infime minorité de notre jeunesse. Pour cela il ne s’agit ni de montrer du doigt ni de stigmatiser une partie des habitants de France en fonction de ses origines familiales ou de sa religion mais au contraire de lutter contre toutes les discriminations dont notre pays regorge et qui ne s’affaiblissent pas avec les années.
Et qu’on ne vienne pas nous dire ici qu’il faut que les musulmans (ou les arabes c’est selon), eux qui sont les premières victimes de ces politiques guerrières, condamnent de manière spécifique les crimes commis au nom d’Allah. Comme s’ils ne le faisaient pas déjà avec l’ensemble des citoyens du monde !
A-t-on demandé aux chrétiens de Norvège et du monde de s’excuser voire de s’exprimer de façon spécifique quand un fou a assassiné plus d’une centaine de gens au nom de sa « foi catholique » ?
Combattre la plongée dans la violence fanatique de quelques citoyens impose de combattre la violence sociale qui s’exerce de plus en plus fortement sur le monde du travail. Une société de plein emploi, de justice sociale, où les politiques menées feraient que la devise nationale liberté, égalité, fraternité aurait encore un sens aurait-elle connu le 13 novembre ? Il est permis de se poser la question.
Combattre la tentation fanatique qui toucherait 4000 individus (ce chiffre étant bien sûr à prendre avec des pincettes) impose de combattre le chômage, d’interdire les licenciements programmés en commençant par les entreprises où l’état a des parts dans la direction.
En un mot, cela impose de combattre le capitalisme qui, selon la célèbre phrase de Jaurès, « porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

…et combattre le piège des irresponsables de tous bords

Le monde n’a pas besoin d’une escalade guerrière de plus ni de nouvelles atteintes aux libertés, mais de paix et de rapports respectueux des nations et des peuples qui les composent.
Au lieu de cela, « un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous les pays du sud, aux pays du tiers monde » comme l’avait superbement dénoncé Chavez lors d’un fameux discours au sommet climatique de Copenhague en 2009 :,

tente d’imposer ses choix y compris par la guerre et les dictatures.
- C’est avec cette conception que le gouvernement Hollande lance son appel à l’unité nationale. Unité pour que puisse se poursuivre au plan national la même politique au service des puissants qui fait des ravages et à laquelle répond la montée des frustrations et des replis identitaires.

- C’est cette conception qui tente d’imposer l’idée que nous n’avons pas le choix : soit c’est le fascisme du FN, sa politique isolationiste parce que nationaliste et raciste, soit un consensus autour d’une politique nationale d’austérité et donc d’aggravation de la crise.

- C’est cette conception qui amène à réformer la constitution et prolonger l’état d’urgence, prolongation contre laquelle auraient dû voter au minimum ceux qui se disent attachés aux libertés. Il est d’ailleurs réconfortant de voir qu’entre autres le syndicat de la magistrature et la CGT ne sont pas tombés dans ce piège [1].

L’état d’urgence ne protègera pas plus la population que les mesures prises sur le renseignement n’ont empêché le massacre du 13 novembre. Par contre il amplifie les risques de dérapage, les atteintes aux libertés et la dérive totalitaire d’un régime qui ressemble de plus en plus au précédent sur ces questions-là…et donc valide les thèses de la droite et son extrême.
Et voilà que la surenchère fleurit avec des propos comme celui de Wauquiez demandant l’internement sans autre forme de procès, de 4000 suspects ou celui d’Estrosi parlant de la 5ème colonne islamiste.

L’appel à l’union nationale d’aujourd’hui est le même que l’appel à l’union sacrée de 1914 par Clémenceau, celui dont Valls se réclame. C’est le même appel que ceux lancés par les socialistes à chaque fois qu’ils ont voulu nous entraîner dans une guerre, ce « massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas ». [2]
Comme nous l’avons écrit, avant le 13 novembre, ils osaient déjà des atteintes aux libertés et le passage en force de la régression sociale. Ils veulent continuer et amplifier.
Que ce gouvernement de guerriers réactionnaires ne compte pas sur nous pour accepter demain ce que nous avons toujours refusé.

Plus que jamais nous continuons notre combat qui passe aujourd’hui par Air France, la SNCM, par les luttes du monde du travail, par la solidarité avec le peuple palestinien et les victimes des guerres réfugiées du Moyen Orient ou attaquées ici et bien sûr aussi, plus que jamais, par notre refus des guerres.

Rouges Vifs 13, le lundi 23 novembre

[1] voir les déclarations en documents joints

[2] Paul Valéry

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 17:14

Nos amis et camarades du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF" se sont réunis.  Nous publions ici l'introduction au débat.

 

Introduction à la rencontre nationale des animateurs du réseau Faire vivre et renforcer le PCF

 

, par  Marie-christine.burricand 

 
 
Bonjour à tous et merci d’avoir fait le déplacement pour cette réunion nationale de Faire vivre et renforcer le PCF qui était réclamée par de nombreux camarades.
 

Une question essentielle nous est posée : comment construire une résistance populaire efficace face à un capitalisme plus que jamais prédateur jusqu’à créer les conditions d’une rupture porteuse d’un projet socialiste ?

C’est au regard de cette question qu’il nous faut apprécier notre activité, mesurer les enjeux du congrès et décider de notre feuille de route pour les mois qui viennent.

Jamais sans doute depuis la fin des années soixante notre peuple n’avait connu une période aussi difficile qu’inquiétante pour l’avenir.

Nous sommes maintenant presque au bout du détricotage du compromis social issu du Conseil National de la Résistance, marqué du sceau des idées progressistes dopées par la place des communistes dans la résistance.

Il est inutile que je revienne ici sur les détails de la reconquête par le patronat et les grandes fortunes de leurs prérogatives, mais du droit du travail à la retraite en passant par la sécurité sociale et les services publics, tout est peu à peu effacé, vendu et j’en passe jusqu’à cette toute dernière mesure concernant les retraites complémentaires qui finalement rajoute 1 an de travail à un très grand nombre d’entre nous.

Dans l’affrontement capital travail, le capital est aujourd’hui globalement gagnant cela ne fait aucun doute, par contre cela fait mal.

La colère des salariés d’AIR France ? C’est aussi celle de travailleurs fiers de leur boîte, longtemps certains de sa pérennité, ne pensant pas que cela pourrait leur arriver, des salariés pour qui les choses basculent peu à peu.

Il est rassurant de remarquer que l’énorme entreprise de criminalisation de l’action syndicale n’a pas marché, beaucoup s’identifiant plus aux salariés qu’aux dirigeants même sans chemises !

Et la combativité de la CGT, qui a refusé de participer à la conférence sociale est aussi une bonne nouvelle à quelques mois de son congrès.

Notre pays s’enfonce, tandis que la situation internationale se dégrade chaque jour. Le droit des palestiniens à une nation, déjà fortement tronqué, apparaît de plus en plus ténu. Après la Libye et l’Irak, nations détruites par l’Otan, bras armé des puissances capitalistes, après la guerre et les résurgences du nazisme et de l’anticommunisme le plus brutal en Ukraine, c’est la Syrie qui est dans la tourmente.

Au nom de la solidarité avec l’opposition à Bachar El Assad, c’est une nouvelle nation qui est détruite. Comment nos concitoyens peuvent-ils s’y retrouver entre les frappes des uns et des autres, Daesh et l’État islamique….c’est le sentiment du chaos et de la barbarie qui l’emporte, la défiance encore plus grande envers ces pays et leurs peuples alors que des milliers de gens n’ont guère d’autre choix pour sauver leur vie que de s’enfuir sur les routes du monde rejoignant le flot de ceux qui fuient la misère.

Et là aussi, il faut noter que, malgré les moyens mis pour criminaliser ces pays qui restent associés au communisme, même si Poutine ne l’est évidemment pas, la Chine et la Russie apparaissent finalement comme des facteurs d’équilibre pour pas mal de Français.

Le parti socialiste, aux commandes de l’austérité en France et de la guerre dans le monde, entraîne la disqualification de toute la gauche.

La faible visibilité du PCF et la faiblesse de ses positions laisse la place aux apparences trompeuses.

Comment s’étonner dans ses conditions que domine le « on n’y peut rien, il faut s’adapter, les patrons ont trop de charge, on ne peut pas accueillir tous les pauvres, il y en a marre que ceux qui travaillent paient pour les autres, il y a moins d’argent il faut dépenser moins... » toutes ces évidences trompeuses sur lesquelles s’appuient une droite dure et populiste dans sa reconquête du pouvoir.

Pendant ce temps, le Front national, bien aidé par les médias, Hollande et Sarkozy qui voient en Marine leur chance pour 2017, s’impose comme la force qui monte. Accompagnement de la colère populaire dans l’expression, achat de quelques penseurs en économie, opération séduction-normalisation auprès d’intellectuels, Marine le Pen était déjà bien placée pour 2017, on imagine la catastrophe si le Fn gagnait une ou deux régions comme cela est possible, renforçant ainsi sa légitimité !

 

[...]

 

Lire la suite sur le blog du site pcfbassin

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:40
" Sous le capitalisme, nous ne pouvons pas parler de la vraie liberté et de la démocratie!  » 17ème conférence internationale des partis communistes et ouvriers

La 17e Conférence internationale des partis communistes et ouvriers a commencé ses travaux à Istanbul

Sur Histoire et société

Publié le 30/10/2015

 

Aujourd’hui, 30 octobre 2015 à Istanbul (Turquie) a commencé la 17e réunion internationale des partis communistes et ouvriers sur le thème « Les défis des partis communistes et ouvriers, afin de renforcer la lutte de la classe ouvrière contre l’exploitation capitaliste et les guerres impérialistes et le fascisme, pour l’égalité, pour le socialisme ».

L’événement a réuni les représentants de 62 partis provenant de 50 pays, y compris une délégation du Parti communiste de l’Ukraine.

Au programme de la réunion – échanges de vues et d’informations sur les derniers développements liés à l’exacerbation de la concurrence impérialiste, l’escalade des mouvements fascistes dans les différentes régions et États, l’expérience et les perspectives de développement du mouvement communiste international.

Le discours d’ouverture a été prononcé par le chef du Parti communiste de Turquie Kemal Okuyan.

Il a salué ses camarades et a assuré que les communistes turcs faisaient tout leur possible pour que la réunion soit constructive, sûre et se déroule dans une atmosphère conviviale.

« Aucune période n’a été facile pour le mouvement ouvrier. Le capitalisme, traversant à plusieurs reprises des crises économiques et politiques, attaquera naturellement, comme aujourd’hui, le mouvement de la classe ouvrière, essayera de détruire les progrès réalisés au cours des siècles par la longue lutte des travailleurs, les contradictions inter-impérialistes vont s’aggraver, s’accroîtra la menace de la guerre et du fascisme – a dit K. Okuyan. – Oui, cela signifie des difficultés supplémentaires du point de vue de la menace envers les communistes. Les interdictions, les mises hors-la-loi, les arrestations massives, les tortures, les meurtres … Dans l’histoire du mouvement communiste mondial, il existe de nombreux exemples des attaques de la classe bourgeoise. Et la période actuelle ne fait pas exception. … Sous le capitalisme, nous ne pouvons pas parler de la vraie liberté et de la démocratie!  »

« Nous devons nous débarrasser du capitalisme. L’humanité ne peut pas et ne devrait plus tolérer cette barbarie, « – a déclaré le chef du Parti communiste de Turquie.

Matériel affiché sur le Parti communiste: http://www.kpu.ua

Lien: http://www.kpu.ua/ru/82653/17ja_mezhdunarodnaja_vstrecha_kommunystycheskyh_y_rabochyh_partyj_nachala_rabotu_v_stambule

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