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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 08:17

Mis en ligne le 20 avril 2016 sur le blog d'Action Communiste

KKE: Solidarité avec les communistes polonais

La délégation du KKE au Parlement européen a déposé la question suivante par rapport à la persécution récente anti-communiste en Pologne:

« Récemment, des membres et cadres du PC de Pologne  ont été condamnés par le tribunal régional de Dąbrowa Górnicza à des peines de prison allant jusqu'à 9 mois, à plusieurs mois de « liberté limitée », au travail social obligatoire et aussi à des amendes, parce que la diffusion de leurs idées par le biais du journal « Brzask » et du site www.kompol.org est considérée comme une «infraction» et un «crime». Pour les condamner, le tribunal en suivant des positions anticommunistes des autorités polonaises, a utilisé des accusations pourries et sans fondement au sujet de « la promotion publique d'un système totalitaire ». Cela fait partie de leur tentative d'annuler et de calomnier les gains des travailleurs sous le socialisme, le droit au travail, les droits sociaux et du travail. Les autorités polonaises, il y a quelques années, ont interdit de manière provocante les symboles communistes et maintenant ils condamnent les communistes en invoquant des « valeurs démocratiques ».

Des persécutions, des condamnations et des interdictions anti-communistes similaires contre des PC ont également été imposées dans d'autres États membres de l'UE, avec le soutien ouvert de l'UE qui reconnait l'anticommunisme comme son idéologie officielle, quelque chose qui va de pair avec l'intensification de l’offensive antipopulaire. Maintenant, il y a suffisamment de preuves pour que chacun puisse comprendre la vraie signification des déclarations de l'UE sur les « valeurs de la liberté et la démocratie ».

La Commission pourrait-elle répondre à la question suivante: Est-ce que l'interdiction et la persécution de l'idéologie communiste, la criminalisation de l'expression des idées communistes et de l'activité des communistes, imposées par les autorités et le gouvernement de la Pologne, constituent une partie des «valeurs» de l'UE?

 

13.04.2016

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 08:15
Appel du Parti Communiste Polonais à la solidarité internationale...

Publié le par Front de Gauche de Pierre Bénite

Appel du Parti Communiste Polonais à la solidarité internationale...

Quatre militants du PCP ont été condamnés le 31 mars 2016 par le tribunal régional de Dąbrowa Górnicza pour propagande de l’idéologie communiste dans le journal Brzask et sur le site internet du parti. Ils ont été condamnés à 9 mois de restriction de liberté assortie de travaux d’intérêt général obligatoire et d’amendes.

Ce verdict provocateur a été prononcé lors d’une procédure sommaire, sans la présence de toutes les parties, ce qui a cours généralement pour les infractions, lorsque la culpabilité de l’accusé est déjà établie. Le tribunal n’a pas suivi la procédure judiciaire habituelle et a fondé son verdict uniquement sur une accusation. En outre, les accusés n’ont même pas eu la possibilité de se défendre. Les condamnés avaient déjà émis des objections au jugement en exigeant la mise en œuvre de procédures judiciaires habituelles.

Ces militants du PCP sont accusés d’avoir enfreint l’article 256§1 du Code pénal : « Quiconque promeut publiquement un système fasciste ou totalitaire ou incite à la haine pour des motifs de différences nationales, ethniques, raciales ou religieuses ou d’absence de confession religieuse est passible d’une amende, d’une peine de restriction de liberté ou d’une peine de prison pouvant atteindre deux ans. »

Une tentative préalable visant à amender cet article en y ajoutant une interdiction des symboles communistes avait suscité des manifestations à la fois en Pologne et à l’étranger. Le 19 juillet 2011, la Cour constitutionnelle a dénoncé ce projet d’amendement arguant qu’il était contraire au principe de liberté d’expression. Les accusations de promotion de système totalitaire à l’encontre des militants du PCP sont encore un exemple de la manière d’associer le communisme au fascisme et d’endiguer l’activité communiste.

L’affaire a démarré en raison d’une accusation proférée en 2013 par Bartosz Kownacki, député du Parti pour la Loi et la Justice (PiS). Le procureur avait refusé de donner suite à l’affaire. Toutefois, en 2015, les poursuites ont repris et se sont accélérées après la victoire du PiS aux élections. Le 31 décembre 2015, le Parquet régional de Katowice a déféré l’affaire au tribunal régional de Dąbrowa Górnicza. L’acte d’accusation stipulait que les militants faisaient publiquement la promotion d’un système totalitaire en publiant dans le journal Brzask des articles « directement liés au système communiste et au marxisme-léninisme, qui, compte tenu de l’expérience du passé, sont contraires aux valeurs démocratiques » – il s’agit pourtant d’activités menées par un parti politique légal.

L’affaire revêt également une importance dans le cadre de la politisation du Parquet, qui se retrouve subordonné au ministre de la Justice – Zbigniew Ziobro, membre du PiS, nommé Procureur général.

Le système judiciaire adopte ouvertement une attitude différente envers l’extrême droite. En effet, tandis que des membres de la rédaction du journal Brzask sont condamnés, des néofascistes de l’ONR (Camp national-radical) manifestent librement dans les rues de Białystok pour commémorer le 82e anniversaire de leur organisation. Au cours de la manifestation aux couleurs du symbole de la phalange, ils ont défilé avec des flambeaux et ont promis « d’en finir » avec les ennemis politiques; preuves patentes de fascisme.

Nonobstant, le ministère de la Défense envisage d’armer les néofascistes dans le cadre de la défense territoriale. Auparavant, le tribunal de Częstochowa avait acquitté un homme vendant des T-shirts racistes, n’y voyant aucune violation de l’article 256 du Code pénal. Récemment, le ministre de la Justice et le Procureur général ont accordé un sursis à un nationaliste condamné pour agression d’un policier.

Le verdict condamnant les communistes polonais a été prononcé au moment même où, le 1e avril, le Parlement a adopté une loi « pour interdire la promotion du communisme » qui oblige les autorités locales à modifier le nom des rues ou d’autres objets qui sont associés au communisme, ce qui représente un atteinte à la tradition du mouvement des travailleurs.

L’Institut de la Mémoire nationale a créé un registre et exige des autorités locales qu’elles liquident les monuments en l’honneur des soldats soviétiques et d’autres liés au communisme.

La destruction et la liquidation des monuments ainsi que la falsification de l’Histoire sont des pratiques courantes du fascisme.

Le gouvernement et la bourgeoisie se fourvoient s’ils pensent que le PC de Pologne et les communistes polonais se laisseront intimider par cette persécution anticommuniste et s’ils croient que cette campagne anticommuniste les fera se soumettre. Les mesures prises à l’encontre des communistes vont de pair avec l’escalade de la ligne politique antisociale et barbare du gouvernement et de l’UE.

Il est primordial que la solidarité envers le PC de Pologne, qui traverse une période difficile, et que le soutien en faveur des communistes persécutés s’expriment actuellement de façon résolue et à grande échelle. Par exemple à grand renforts de manifestations devant les ambassades de Pologne dans chaque pays, de motions de solidarité, etc.

Ne touchez pas au PC de Pologne ! La persécution contre le communisme doit cesser, les intolérables lois anticommunistes doivent être abrogées. L’anticommunisme et la réécriture de l’histoire ne l’emporteront pas.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 15:54
Veillées d’armes pour de nouveaux Jours heureux – par Floréal

L’Education nationale était encore dans les années 90 l’un des premiers systèmes scolaires au monde. Sous le coup des contre-réformes euro-libérales menées par C. Allègre, Fillon, Chatel, Peillon, NVB, elle peine à transmettre aux jeunes des milieux populaires les connaissances élémentaires sans lesquelles le lien social est en péril. Quant aux fils de riches, ils fuient en masse vers l’enseignement privé et son bourrage de crâne européiste.

Entreprise phare du secteur énergétique, vitrine du modèle social construit par le déporté-résistant et ministre communiste Marcel Paul, EDF a été mis aux portes de l’implosion par le dépeçage maastrichtien (découplage du réseau et de la production), l’euro-privatisation rampante, le dévoiement du savoir-faire des personnels pour fabriquer une transnationale tentaculaire aux dépens du développement industriel national. Pendant qu’ « Engy », le monopole PRIVE qui monte après avoir absorbé GDF, s’apprête à prendre sa part des dépouilles.

Le Code du travail français était loin d’être parfait. Il limitait cependant l’arbitraire patronal et formait encore un obstacle de taille à l’ « ubérisation » générale voulue par Bercy-Macron. Qu’à cela ne tienne, sur injonction de Moscovici – s’adressant en anglais au gouvernement « français » !  – la Commission européenne et ses collabos du MEDEF ont obtenu que le gouvernement « socialiste » engage le dynamitage de cette conquête sociale et qu’avec la complicité de la CFDT – mieux vaudrait dire, de l’agent orange de l’UE … – les futures conventions collectives de branche ne couvrent plus que les entreprises où il n’y aurait pas eu d’accord au rabais dicté par le patronat. Bonjour l’éclatement du salariat français !

Enfin, cerise sur le gâteau (les gens bien diraient plutôt « last but nos least »), les infimes protections qui garantissaient un tant soit peu la langue française contre le tout-anglais transatlantique sont devenues insupportables à l’heure du Traité transatlantique (du « TAFTA » comme disent, avec une totale passivité linguistique ceux qui croient pourtant le dénoncer) ; après que Fleur Pellerin ait cédé au chantage de Luc Bes - Suite sur www.initiative-communiste.fr

 

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 23:00

Pays-Bas. Résultat du référendum sur l’accord UE/Ukraine: la population rejette la propagande militariste et le libre-échange néolibéral

Pays-Bas. Résultat du référendum sur l’accord UE/Ukraine: la population rejette la propagande militariste et le libre-échange néolibéral

Communiqué du Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas (NCPN), 9 avril 2016, traduction MlN pour „Solidarité internationale PCF – vivelepcf“

En 2005, une part importante de la population néerlandaise avait dit non à la Constitution européenne. Ceci malgré une tentative écrasante des élites, du gouvernement d’alors et de leurs laquais dans les médias, pour amener l’opinion publique au oui.

La même chose se produit actuellement à l’occasion de ce référendum consultatif. Les opposants au traité ont à peine eu droit à la parole. Le super-spéculateur et anticommuniste George Soros a même payé le voyage à de jeunes Ukrainiens aux Pays-Bas pour qu’ils soutiennent le camp du oui. Pourtant malgré ce violent déploiement médiatique, ou peut-être en partie grâce à lui, plus de 61% des électeurs ont décidé de voter contre le traité, avec une participation nettement supérieure à 30%. Les représentants du gouvernement et les dirigeants de « l 'opposition » unifiée sont sous le choc et la surprise.

Le référendum portait officiellement sur l'accord d'association avec l'Ukraine. Cependant, dès le départ, il a été dévié pour renforcer l'image d'ennemi de la Russie. L'action de l'OTAN, qui ne cesse d’accroître les menaces de guerre, a été ainsi justifiée. La nature du coup d’Etat antidémocratique en Ukraine, commis avec le soutien des fascistes, a été, dès le départ, minimisée et excusée. L'UE a été posée en sauveuse de la démocratie. Pas un mot n'a été dit sur les effets néfastes de cet accord et du plan du FMI pour la majorité de la population, pour les travailleurs.

Une grande majorité de l'électorat ne s’est pas laissée tromper par cette propagande de guerre et a compris que l'accord d'association n'était pas une bonne chose.

Le gouvernement a promis de rediscuter avec Bruxelles, mais il le fait avec une réticence évidente. Rien n’indique qu'il prend en compte le rejet clair du contenu politique de l’accord par le peuple. Le résultat du référendum souligne le progrès de la résistance à l'élargissement agressif et manipulateur de l’UE et à ceux qui font la promotion.

Bien que le camp du «oui» et celui du «non» manquaient d'homogénéité politique, il apparaît qu'un nombre croissant de personnes a voulu donner une leçon au gouvernement et aux partis qui soutiennent sa politique. Le résultat du référendum est un signal clair que, dans une partie de plus en plus grande de la population, l’élite politique n’est plus prise au sérieux. Le résultat peut également nourrir de nouvelles formes de résistance chez les adversaires du traité dans les 27 autres pays de l'UE.

Le NCPN a mené, conjointement avec l'organisation de jeunesse CJB, la campagne contre le traité. Ils continueront de le faire. Ils ont produit du matériel de campagne, des brochures, des articles, dans lesquels les implications du traité pour les travailleurs et les classes dirigeantes en Ukraine ont été exposées. Ont été abordées les implications géopolitiques et les ambitions de l'UE et de l'OTAN que l’accord doit faciliter. Dans nos publications, a été posée la nécessité centrale d’agir contre l'UE capitaliste et les politiques de droite du gouvernement. Le NCPN a organisé le samedi 2 avril une manifestation devant l'ambassade d'Ukraine, à laquelle environ 70 personnes - dont beaucoup de jeunes - ont participé.

La lutte contre la liquidation des droits démocratiques, le démantèlement des services publics, l’abaissement des salaires, des prestations sociales et des pensions connaît une forte impulsion avec le résultat du référendum. C’est pour cela que le pouvoir s’efforce, de toutes les manières possibles, de minimiser le résultat et ses conséquences. Il entend que sa politique de casse sociale, de flexibilisation du travail, de privatisation et de remise en cause des droits démocratiques se poursuive sans contrôle démocratique et avec le moins possible de perturbation. Pour cela, les partis néolibéraux aux Pays-Bas et dans l’UE veulent aller dans la même direction.

Toutefois, le résultat de ce référendum montre clairement qu'il existe un potentiel de briser le front néolibéral. Cette brèche peut être utilisée pour gagner de «vrais emplois», plus de pouvoir d'achat pour les salariés, pour les retraités, une amélioration du secteur public, des transports, des services sanitaires et sociaux. Pour cela, l’opposition à la politique de casse néolibérale doit être sortie des mains des populistes de droite. Par conséquent, nous appelons à:

Renforcer le mouvement ouvrier.
Renforcer le mouvement syndical.
Renforcer le Parti communiste.

La direction du NCPN, le 9 Avril 2016

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 21:46
http://ancommunistes.org/

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dimanche 20 mars 2016
par  ANC

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 16:27
Samedi 30 Avril, Vénissieux, 9h-20h, rencontre communiste Wamen, Hoareau, Salem, Herrera, Gastaud, Bleitrach...
, par  pamillet
1 Million, ils manoeuvrent... 3 Millions, ils retirent... 10 millions, ils se tirent ! Mais comment faire ?

Les rencontres communistes du samedi 30 avril s’annoncent comme un moment fort dans la reconstruction d’une issue politique. Au moment ou un mouvement social renaissant bouscule la vie politique française, renvoie le FN, la droite revancharde, et la gauche gouvernementale à leur camp commun, celui du MEDEF et de la destruction des droits sociaux, la question d’une autre société, d’une reconstruction d’une alternative progressiste se pose avec force.

Les manifestations, les mobilisations lycéennes comme les nuits debout illustrent cet enjeu. Pour les communistes, c’est le moment de mettre toutes les questions sur la table, de faire le bilan critique des stratégies d’alliances électoralistes qui enferment toute perspective dans la recherche désespérée d’une gauche électorale véritable, et d’inscrire la reconstruction politique dans l’action des entreprises et des quartiers.

Le PCF Vénissieux et la revue "Unir les communistes" organisent une rencontre avec des militants, intellectuels et responsables autour du communisme. [...]

PNG - 423.5 koLire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 14:51

Publié par Jean Lévy

Déjà en 2011, les communistes polonais avaient dû se battre pour obtenir la levée de l'interdiction des symboles communistes...Aujourd'hui, ils doivent faire face à une répression des militants...

Déjà en 2011, les communistes polonais avaient dû se battre pour obtenir la levée de l'interdiction des symboles communistes...Aujourd'hui, ils doivent faire face à une répression des militants...

Répression anticommuniste en Pologne...

 

Bruno DRWESKI  a écrit :

 

Chers Camarades,
Ayant été contacté par Jacques Kmieciak de l'Association des amis d'Edward Gierek basée dans le nord de la France, à propos de la mise en prison de neuf dirigeants du Parti communiste polonais (KPP), et ayant moi-même trois semaines plus tôt, rencontré à Wroclaw deux camarades de ce parti à l'occasion du Forum social est-européen, je n'en ai d'abord pas cru mes yeux mais j'ai vérifié auprès de Beata Karon, membre de la direction du KPP qui me répond ce qui suit :
 
"Salut,
Je n'ai pas encore été mise en prison.
Quatre membres du KPP ont été condamnés pour avoir fait la propagande du communisme dans le journal "Brzask" (journal du KPP) et sur internet.
Le 31 mars le tribunal régional de Dabrowa Gornica a émis ce jugement (sans qu'il n'y ai eu ni procès, ni justification, etc.) condamnant deux personnes (dont moi-même) à neuf mois de limitation de la liberté et obligation d'effectuer un travail obligatoire sous contrôle à objectif social et deux autres camarades à payer des amendes.
Nous avons fait appel de ce jugement, en exigeant qu'un véritable procès ai lieu. J'ai justement envoyé aujourd'hui ma lettre d'appel du jugement.
Nous allons envoyer plus tard des informations plus amples.
Je vous remercie pour vous êtes intéressés à ce problème.
Salutations
Beata "
 
En conséquence, je pense qu'il faut de notre côté faire le maximum de diffusion concernant cette information et penser à prendre contact à ce sujet avec les ambassades de Pologne ou directement les autorités polonaises (présidence, gouvernement, tribunal constitutionnel, etc.). On trouve leurs adresses sur les sites correspondant.
Le maximum de bruit à l'étranger sur cette affaire peut aider.
Ils vont bien sûr répondre que la justice est indépendante ...mais ici, même les formalités de justice n'ont pas été correctement remplies, et donc normalement le ministre de la justice en est responsable. Et en plus, bien sûr, la loi elle-même est en contradiction avec le fait que la KPP avait précédemment été légalisé en Pologne avec ses statuts et que la constitution polonaise qui rend illégal "l'utilisation de méthodes fascistes et communistes" est suffisamment floue pour être d'un côté dénoncée, mais, dors et déjà, que veut dire le terme "méthodes" ? C'est d'ailleurs à cause de ce flou que le KPP avait été légalisé, les juges de l'époque estimant que les idées, les programmes et symboles communistes ne sont pas visés par la loi et que, en conséquence, le KPP pouvait être légalisé.
Je rappelle également que, en ce moment en Pologne, les autorités se sont engagées dans une campagne visant à détruire les monuments aux soldats soviétiques ayant libéré le pays en 1944-45, ainsi que ceux consacrés aux communistes et même aux socialistes ou à d'autres révolutionnaires polonais, que cette campagne se heurte à de nombreuses résistances de maires et de populations locales s'opposant à ces menaces et parfois déjà décisions, parfois aussi à des décisions prises en haut lieu. Cette campagne se heurte à des résistances qui dépassent largement les milieux communisant, et même de gauche, et, dans ce contexte, la répression visant ici les communistes polonais peut rencontrer une désapprobation plus large, à laquelle il faut donc aller à la rencontre.
 
Salut et Fraternité !
 
Bruno Drweski

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 05:31

Par Antoine Manessis, secrétaire du . sur le site du PRCF "Initiative communiste".

Brecht disait  : « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple. »

élection Portugal - 2016Tel est le but caché des .

Mais, allez-vous dire, c’est exactement le contraire que proclament les initiateurs des ces primaires !

Ce serait oublier la grande leçon de ce début de siècle : dans la novlangue néolibérale actuelle, les mots veulent dire le contraire de ce qu’il sont censés signifier. Réforme veut dire régression. Courage veut dire lâcheté face aux lobbys du grand capital. Gouvernance (entrepreneuriale, gestionnaire et apolitique…) prend la place de gouvernement du peuple. Pédagogie nécessaire pour montrer que le peuple, ignorant et fruste, doit être éduqué par ses bons maîtres. Syndicat réformiste veut dire « jaune » comme Berger qui soutient des CONTRE-réformes. Coût du travail pour faire oublier que le travail produit et que le capital prélève. La Dette (affreuse) qu’il faut rembourser s’élève à 70 milliards d’euros en 2015 et le montant de la fraude fiscale s’élève à 80 milliards d’euros*  auxquels aucun gouvernement ne touchera sérieusement puisque ces gouvernements truffés de Cameron et de Cahuzac sont des gouvernements des riches par les riches et pour les riches.

Mais revenons aux Primaires.

SUFFRAGE CENSITAIRE, LE RETOUR

La première question que l’on doit se poser est qui vote aux primaires  ?

L’Institut CSA nous donne la réponse (tous les sondages sont unanimes) : " Les primaires n’ont pas permis d’atténuer les discriminations à l’œuvre dans le processus électoral. La mise en correspondance des taux de participation avec les caractéristiques sociologiques atteste que la participation aux primaires est d’autant plus élevée que le niveau social est élevé. Plus il y a concentration de catégories populaires, plus le taux de participation est faible. Il y a une relation évidente entre le poids des ménages issus des catégories populaires et la non-participation aux primaires. Cela confirme l’éloignement entre le PS (pour les primaires du parti socialiste) et les catégories populaires. » Quand on sait que 64% des militants du PS sont diplômés de l’enseignement supérieur (contre 14% dans  la société dans son ensemble), on comprend où est la cible du PS. Et l’on voit bien en effet que les primaires non seulement n’amènent pas les abstentionnistes ou les déçus de la politique des gouvernements, c’est-à-dire les classes populaires, à réintégrer le jeu politique mais au contraire les en éloignent de fait.

C’est là une donnée que les états-majors des partis bourgeois (LR et PS) n’ignorent pas.

Au lieu de regretter ce fait, ils en sont fort satisfaits : le peuple, les ouvriers, les couches populaires sont hors-jeu et cela est conforme aux intérêts de classe des ces mêmes états-majors et de ceux qu’ils servent.

Le bobo, en tant que concept idéologico-social, devient l’arbitre des élégances. Même si les « nuits debout » ont le mérite de fixer les mobilisations et d’ouvrir des espaces non institutionnels de discussion politique,les centres-villes de Lyon, Paris, Bordeaux, Dijon, Grenoble ou Nantes deviennent l’épicentre de la recomposition politique et les primaires en sont un moment important.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 08:08
L'Association Nationale des Communistes crée son site
vendredi 18 mars 2016
par  ANC 

 

Avec la création de ce site nous tenons l’engagement pris à notre assemblée générale constitutive du 16 janvier dernier, d’ouvrir un espace d’expression nationale communiste. Identité et points de vue avons-nous dit lors de la création de l’ANC : ce sera la colonne vertébrale de ce site. Donner un point de vue communiste, une perspective politique en cours ou à venir, contribuer au débat politique national afin de peser voilà nos ambitions.

Au moment de cette création, quel meilleur signe pouvons-nous recevoir de notre utilité, de cette urgence du prolongement aux luttes, que le mouvement social qui se développe pour refuser le projet de loi de casse du droit du travail. Faire entendre notre soutien mais aussi nos propositions de réforme sociale qui va dans le sens de l’histoire et non vers le recul voilà notre tâche.

Refuser le projet de loi venu tout droit de cette alliance du capital ouest européen que le pouvoir appelle Europe par abus de langage rassemble bien sûr bien au-delà de celles et ceux qui se réclament du communisme. Mais il nous appartient de proposer notre analyse les causes de ce projet qui n’a pas germé tout seul un matin de fin d’hiver dans la tête d’une ministre qu’il faudrait d’un seul coup rendre seule coupable. Ce projet obéit à une logique, à celle du capital qui n’a de cesse de tenter de revenir sur tout ce que nous avons conquis depuis 1945, 1968 et 1981 (et même 1936 avec ce projet-là !) afin de limiter son pouvoir et rééquilibrer l’ordre dans choses dans le sens du monde du travail.

Ce qui se joue bien au-delà de la loi c’est non seulement son rejet, mais notre capacité à passer de la résistance à la contre-offensive. Encore faut-il savoir où nous voulons aller. La tribune de discussion que nous ouvrirons d’ici juin sur notre projet politique co-écrit et proposé au pays par tous les adhérent-e-s de l’ANC aura pour but de développer le nombre des co-auteurs, afin qu’un maximum d’entre nous puisse être les acteurs de cet avenir qui est à construire.

Le 16 janvier plusieurs d’entre nous l’ont dit, la création de l’ANC, surtout dans le marasme ambiant où certains en sont venus à devenir acteurs des primaires qui sont à la politique ce que TF1 est à la culture, cette création donc suscite de l’espoir.

Gageons tous ensemble que notre site, en se concentrant sur l’essentiel, c’est-à-dire en ayant pour boussole d’être utile au monde du travail et aux précaires, à celles et ceux qui résistent comme ils peuvent dans les quartiers populaires, à celles et ceux qui luttent contre toutes les discriminations, aux militantes et militants de la solidarité internationale de la Palestine aux kurdes, de Mumia Abu Jamal à George Ibrahim Abdallah, du refus du retour des guerres coloniales et pour l’éradication de l’impérialisme qui a fait des USA et de ses alliés les plus grands terroristes du monde, relevons donc en ayant en tête tout cela l’immense défi qui nous est posé.

Oui avec son site l’ANC veut se mettre au service de la reconstruction de l’outil révolutionnaire dont les femmes, les jeunes, les hommes et en premier celles et ceux qui souffrent le plus du capitalisme, ont besoin.

Charles Hoareau
Président de l’ANC

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 22:27

L’appétit gargantuesque et toujours plus important du Capital compresse toujours plus le monde du Travail et lui impose des régressions sans précédent. Ainsi les lois Macron, Rebsamen, maintenant El Khomri – pour ne citer que ces noms –, dans la continuité des politiques des précédents gouvernements depuis des décennies, s’inscrivent dans ce plan organisé de pillage des richesses produites par le seul Travail.

Seulement, si aucun gouvernement et même parti institutionnel ne s’oppose au diktat du Capital, il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste : le Travail est en train de prendre conscience du fait qu’il est seul créateur de richesses et que cela lui octroie une légitimité politique. Cette affirmation politique du point de vue du Travail peut faire sauter de nombreux verrous mis en place par le Capital depuis des décennies.

Le combat qui est en train de se mener avec des manifestations et rassemblements toujours plus massifs pour le retrait de la « loi travail » commence à montrer ces réels enjeux ; et à moins que le monde du Travail ne rentre dans ses chaumières comme si de rien n’était, le combat va très vite prendre une tournure plus politique : se libérer totalement de la domination du Capital. Pour cela, et dans un premier temps, le Travail va devoir dynamiter les deux principaux verrous indispensables à son émancipation, l’Union européenne et la privatisation de la dette dite « publique ».

 

La « loi travail » dans le plan de bataille du Capital

Alors que l’humiliation grecque battait son plein en juillet dernier, un texte inaperçu visant la France allait engendrer une fameuse loi qui allait prendre le nom d’El Khomri. L’ironie du sort est que ce texte a été publié un 14 juillet 2015 au JO de l’UE ! Comme pour beaucoup de lois, les « pantins » français n’ont qu’à s’exécuter…

LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

(…)

RECOMMANDE que la France s’attache, au cours de la période 2015-2016, à :

(…)

6. réformer le droit du travail afin d’inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée ; faciliter, au niveau des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail ; réformer la loi portant création des accords de maintien de l’emploi d’ici à la fin de 2015 en vue d’accroître leur utilisation par les entreprises ; entreprendre, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, une réforme du système d’assurance chômage afin d’en rétablir la soutenabilité budgétaire et d’encourager davantage le retour au travail.

Extrait du journal officiel de l’Union européenne (2015/C 272/14)

On appréciera aussi « réformer (…) le processus de formation des salaires pour que ceux-ci évoluent au même rythme que la productivité » et bien d’autres bonnes paroles !

Finalement la situation française pourrait ressembler à celle grecque, ce qui pourrait entraîner les foudres de cette Europe du Capital. Cette loi El Khomri est-elle faite uniquement pour satisfaire le MEDEF ou y aurait-il une autre raison ?

Quand un pays ne respecte pas les critères de Maastricht – notamment un déficit public inférieur à 3 % du PIB –, il risque une amende salée. Et en 2016, nous ne sommes plus que cinq dans ce cas avec le Portugal, l’Italie, la Bulgarie, et la Croatie – contre 15 en 2009. Pour la France, la sanction pour non-respect des recommandations des sages européens pourrait atteindre entre 0,2 % et 0,5 % du PIB, soit environ 10 milliards d’euros !

Souvenons-nous aussi, après les attentats de novembre, le président Hollande décide de créer des postes dans la police et la gendarmerie en assumant le surcroît de dépenses tout en déclarant que « Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité » ! Ajouté à cela un État d’urgence qui deviendrait permanent, ce renforcement sécuritaire sans doute plus dans l’objectif de calmer les réactions de plus en plus violentes du monde du Travail se paie auprès de Bruxelles… Sans parler de la politique guerrière pour soutenir l’impérialisme américain qui, elle, ne génère jamais trop de déficits publics !

Vue sous cet angle, la bataille à mener pour le retrait de la « loi travail » n’a aucune analogie avec le retrait du CPE – ce que certains pensent – et nécessite bien plus que des banderoles « Sénateurs ne votez pas cette loi ! ». Cette bataille passera par un véritable pied de nez aux institutions européennes avec notamment des répercussions importantes sur les remboursements de la dette à un Capital en colère.

Revendiquer le retrait de cette loi en restant dans ce cadre, coûterait au peuple français plusieurs dizaines de milliards d’euros, qu’il nous faudrait en plus emprunter ! Finalement, le monde du Travail pourrait vite comprendre que limiter le combat au seul retrait de cette loi serait sans intérêt pour lui ; une seule issue favorable apparaît donc inéluctable : sortir de cet asservissement au Capital en rejetant ses institutions et son chantage permanent à la dette. L’enjeu est de taille, mais la période semble favorable pour avancer dans ce sens.

À contrario, l’exemple grec avec A. Tsipras qui s’est cantonné à rester dans le cadre européen du Capital a eu des conséquences encore plus dramatiques pour son peuple humilié. On dirait que c’est notre tour : allons-nous décider collectivement de sortir de ce cadre mortifère et sans-issu ?

L’Union européenne ou l’asservissement des nations

Depuis la Libération, où un compromis entre le Capital et le Travail a été gagné par le monde du Travail – depuis des dizaines d’années, le monde du Travail pouvait faire varier le curseur en fonction du rapport de force qu’il pouvait montrer –, le Capital s’est organisé pour verrouiller toute prétention légitime du Travail afin de protéger, et d’assurer sa domination ; car ce n’est pas que de richesses qu’il rêve, mais de domination éternelle. Ainsi virent le jour des institutions purement créées par et pour le Capital, avec, par exemple : la primauté de l’élection du président de la République au suffrage universel et l’Union européenne.

Le but était simple : retirer toute souveraineté aux peuples d’Europe en y substituant progressivement une institution supranationale permettant à quelques dirigeants représentant les puissances du Capital de dicter à la lettre les lois et budgets aux nations totalement asservies. Et nous y sommes ! Le peuple français a perdu entièrement – ou presque – sa souveraineté. Comme ses voisins européens, il ne maîtrise plus de monnaie, plus de budget, plus ses lois. Seule perdure une farce pour entretenir l’illusion démocratique avec de mauvais comédiens pour lesquels le Travail serait condamné à élire régulièrement. Ainsi, en 2012 où une « chèvre » aurait gagné face à Sarkozy, nous avons hérité d’un Hollande qui passe toute son énergie à n’être rien !

Toujours dans cette farce, les mauvais comédiens Macron, Rebsamen, El Khomri [etc.] ne sont là que pour donner des noms aux lois que les institutions du Capital – ici l’UE – leur imposent d’écrire. Pas besoin de chercher bien loin pour mettre à jour cette farce : en 2005, quand le peuple français dit « NON », on fait quand même ; ce qui est peut-être moins humiliant que de revoter jusqu’à ce que le « OUI » passe ! Et d’élection en élection, une minorité vote pour des « pantins », ne représentant rien et ne respectant jamais ce pour quoi ils ont été élus. Et tous les partis institutionnels – c’est-à-dire reconnus légitimes par le Capital et participant à la farce – en portent une grande responsabilité.

La situation grecque – et l’avènement de SYRIZA qui avait suscité un espoir bien au-delà des frontières grecques –, il y a un an, est éloquente et a fait apparaître au grand jour le véritable visage des institutions européennes. Et si la complicité française de cette volonté d’humiliation du peuple grec nous avait fait réagir, il semblerait que maintenant ce soit la France qui soit sous les projecteurs de l’Union européenne ! Curieusement, on pourrait croire que de l’intérieur, nous ne nous en rendions pas compte…

Privatisation de la dette, le coup du siècle !

Au même moment que les institutions européennes commençaient à s’affirmer, le Capital allait mettre en place le coup du siècle. Mieux que des institutions pour asservir les peuples – mais cela s’ajoute ! –, il se devait d’être le seul à tenir les cordons de la bourse pour financer les besoins des Nations.

Une pierre, deux coups ! Non seulement le Capital allait dominer les Nations sous forme de chantage à la dette qu’il osera qualifier de « publique », mais en plus il allait se gaver sur les intérêts énormes que les peuples devront rembourser sans fin.

C’est le 3 janvier 1973, que Georges Pompidou et son ministre des Finances Valéry Giscard d’Estaing font passer une loi interdisant à la banque centrale de prêter au Trésor public, c’est-à-dire à l’État. Jusqu’à il y a plus de 40 ans, la Banque de France avait comme mission de financer les besoins de la Nation (investissements, politique industrielle, éducation…). Elle le faisait dans une logique de politique publique permettant ainsi des financements anticipant l’équilibre budgétaire et basé sur les richesses créées chaque année au niveau national. La banque de France créait la monnaie et prêtait cet argent à l’État, aux entreprises publiques et nationalisées, sans intérêts ou proche de l’inflation.

Après cette loi, chaque franc emprunté le sera dans les banques privées : cela fait maintenant plus de 40 ans que l’État est sous la coupe exclusive des marchés financiers, que la création monétaire a été privatisée et que le déclin de la puissance publique fut engagé, annihilant progressivement la souveraineté populaire.

La création de la dette n’est donc rien d’autre qu’un choix économique et politique conscient effectué par la bourgeoisie. La dette de l’État dépasse aujourd’hui les 2000 milliards d’euros avec un poids des intérêts à rembourser aux banques privées augmentant d’année en année.

Entre 1980 et 2008, l’État a versé 1142 milliards d’euros d’intérêts aux marchés financiers, le hold-up du millénaire ! Le Capital vient de s’assurer une rente pour des dizaines d’années… Car qui pourrait croire qu’il laisserait faire une baisse du poids de la dette et des intérêts qui lui reviennent annuellement ?

Un seul leitmotiv de nos mauvais comédiens : baisser le déficit public à moins de 3 % du PIB – aujourd’hui il a baissé de 0,5 % en 2015 et correspond à 3,5 % du PIB de 2015, soit 77,4 milliards d’euros – ce qui est dérisoire par rapport à la dette publique qui avoisine elle 2 100 milliards d’euros, soit 95,7 % du PIB de 2015.

On voit bien la volonté politique de comprimer les dépenses réellement publiques sous couvert de maîtrise d’une dette qui ne peut que croître, +0,4 % en 2015 ; mais ce n’est pas l’objectif, le Capital veut de plus en plus d’intérêts à piller… qu’on se doit en plus de « renégocier » avec lui régulièrement en faisant le bon élève auprès des agences de notations ! Autrement dit, en 2016, si on veut que le Capital soit compréhensif dans le remboursement d’une dette qui représente presque toute la valeur que les Français créent sur une année, il va falloir être bien docile, et la « loi travail » fait partie du lot… Un cercle vicieux sans fin qui nous emprisonnerait avec des chaînes toujours plus lourdes !

Si on voit que le déficit public pourrait se résorber facilement – rien que le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, CICE, coûte à l’État français 20 milliards d’euros par an –, le sujet de la dette ne pourra jamais se résoudre. D’ailleurs, allons-nous confier la résolution du problème à ceux qui l’ont créé ? De toute façon, à partir du moment qu’il faut emprunter au Capital pour rembourser les intérêts qu’on lui doit, la question de l’annulation de la dette – largement remboursée en plus – apparaît comme la seule issue possible et favorable pour le Travail.

Le point de vue révolutionnaire doit maintenant construire son programme

Si l’émotion est le propre de chaque être humain, l’histoire récente montre que les réactions en masse et à l’émotion brouillent les réflexions et empêchent de prendre le recul nécessaire aux prises de décisions. De « je suis Charlie », à la colère légitime des manifestations d’aujourd’hui, les masses se rassemblent, mais cela ne peut être une fin en soi, une raison suffisante.

Toutes ces émotions bien légitimes ne peuvent être le seul guide des masses, car lorsqu’elles passent, tout s’évapore, le mouvement s’éteint aussi vite qu’il a commencé. Aujourd’hui, le point de vue révolutionnaire, c’est-à-dire celui qui vise à changer la société, à se débarrasser du Capital, du Parasite, celui qui vise à redonner au Travail la maîtrise de toute la valeur qu’il est le seul à créer, est le seul à pouvoir rassembler. Si la colère peut-être un vecteur, le rassemblement ne peut se faire que sur un programme politique décidé collectivement et démocratiquement.

Dit autrement, ce n’est pas parce qu’il y a masse et qu’il y a émotion qu’il y a révolution ! Pour que le Travail s’assume politiquement comme seul créateur de richesses, qu’il prenne tout, de la gestion des entreprises dont il aura la propriété d’usage à l’ensemble de la valeur créée, il faut que tout un chacun fasse de la politique, qu’il participe à la définition collective et démocratique du programme politique révolutionnaire que nous devrons suivre tout en évitant la division du monde du Travail.

Maintenant les rapports Capital/Travail ont changé : le Capital a décidé de rompre avec toute idée de compromis avec le Travail ; il a décidé qu’il serait le seul à bouger le curseur. Cet aspect politique que le monde du Travail est en train d’admettre va réveiller de nouvelles questions par exemple : quid d’une « Europe sociale » dans ces conditions ? Pire, si pour certains, les anciens rapports Capital/Travail – le compromis historique – pouvaient légitimer la domination du Capital, maintenant plus personne ou presque ne peut défendre cette idée-là.

Et si le Capital n’a plus de légitimité à diriger, le Travail – et c’est l’aspect subversif de la période – ne se posera plus en porteur de revendications auprès de son dominant – tout en assumant d’être dominé –, mais écrasera définitivement le Capital et deviendra le seul légitime à diriger l’ensemble de la société. Le combat actuel ne peut prendre qu’une direction : tout prendre !

Maintenant qu’il y a masse, faisons de la politique, débattons de la fin du compromis historique Capital/Travail, de la sortie de l’Union européenne, de l’annulation de la dette dite « publique », débattons de la direction des entreprises, de la propriété d’usage, de la valeur que nous sommes les seuls à créer, du salaire à vie, de la fermeture de la bourse de Paris, de la souveraineté de notre peuple… Nous n’avons plus d’autre choix que de tout prendre ! Toutes ces questions doivent bouillonner dans nos têtes et être les vrais guides de nos actions. La période est propice au développement du point de vue révolutionnaire, nous pouvons avancer dans bien des domaines sur ces questions.

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