Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 17:43
, par  lepcf.fr

 

Quelques semaines après le congrès du PCF, la réalité vient percuter des décisions de congrès prises hors sol.

Les frondeurs nous ont joué une nouvelle fois la comédie de la motion de censure tout en s’inscrivant dans la primaire du parti socialiste avec François Hollande. La primaire de gauche que la direction du parti défendait au congrès est morte.

Pourtant, Pierre Laurent continue les appels du pied à des personnalités issues du PS tel Arnaud Montebourg, sans que les communistes ni-même le Conseil national n’aient été consultés sur ces positions. Pendant ce temps, Marie-Georges Buffet soutient Jean-Luc Mélenchon qui signe l’acte de décès du Front de gauche et annonce des candidats aux législatives dans toutes les circonscriptions. Plus que jamais, le PCF est menacé d’effacement et d’implosion. Dans ces conditions, attendre novembre pour mettre sur la table la candidature communiste, c’est décider de ne pas la décider.

Le mouvement social contre la loi El Khomri, le coup de pied dans la fourmilière européenne de la part des classes populaires anglaises, tout nous montre que l’issue politique se construit sur le terrain, dans le monde du travail et les quartiers populaires, loin du secret des alliances électoralistes.

Nous demandons donc la convocation d’une conférence nationale extraordinaire dès la rentrée pour placer les communistes à l’offensive pour la bataille du PCF de 2017 dans la perspective de la reconstruction d’un grand parti communiste. Avec la conférence nationale, il faut ouvrir dès la rentrée un véritable débat débouchant sur un choix collectif, décidé souverainement par les communistes.

Débat au PCF - Les militants communistes de "Faire vivre et renforcer le PCF" lancent un "Appel pour une conférence nationale extraordinaire des communistes dès la rentrée"
Partager cet article
Repost0
19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 16:54

Les temps de déraison (et de lutte)

 

mis à jour le : 6 Juillet, 2016

Le projet de loi El Khomry de réforme libérale du droit du travail aura eu le mérite de susciter la mobilisation admirable de centaines de milliers de citoyens français, salariés, étudiants, jeunes et vieux, contre le démantèlement organisé des droits sociaux et l’organisation de la précarité, selon les voeux du MEDEF. Et il est juste que cette colère sociale s’exprime contre Hollande et Valls, qui en sont les premiers auteurs, même s’ils n’étaient, en le faisant, que les serviteurs dévoués de la bourgeoisie française, et du capitalisme transnational. la majorité des Français a soutenu, tous les sondages le disent, ce mouvement social habité par des clivages de classes, alors même que certains parmi eux s’abstiennent aux élections, ou votent pour divers partis de droite. Cela ne signifie pas que tout soit clair dans l'opinion, tant le poids des médias est fort dans la société actuelle, manipulant les faits et les concepts : à preuve, les insultes déversées sur la CGT et Martinez depuis qu’ils animent la lutte sociale, et les discours de tous les « experts » et « communicants » préposés à l’image et à la parole pour affirmer la « modernité des réformes » , et la « ringardise » de ceux qui s’y opposent. Au XXIème siècle plus encore qu’aux précédents, « les idées dominantes sont celles de la classe dominante ».

La réponse rationnelle aux méfaits du capitalisme national et transnational actuel est évidemment la lutte collective et organisée, pour une société basée sur l’appropriation collective des richesses : ce fut, dès leur origine, l’objectif des communistes, et les luttes syndicales y contribuent depuis la Charte d’Amiens, sur la base des luttes de classes. Mais ce chemin est rude quand il doit se frayer une voie dans un bain idéologique dominé par cette religion du Capital qu'on qualifie souvent d'" ultralibéralisme". Notre décennie est dévorée par le déferlement de l’irrationnel, de l’émotion au lieu de la raison concrète, de l’individualisme au détriment du collectif. Ce basculement des esprits prend des formes diverses, plus ou moins néfastes: toutes nous éloignent des solutions, qui passent exclusivement par la lutte des classes.

Les plus anodines de ces postures irrationnelles que cultivent nos médias sont le déferlement de l’émotion, qui se traduit en « marches blanches » compassionnelles, à l’occasion d’un crime pédophile ; en rassemblements « On est Charlie, on est Paris, on est la police ", à l’occasion d’attentats intégristes, mêlant dans une unanimité manipulée les victimes et les racistes, réfutant la moindre analyse du massacre au profit de manipulations sécuritaires et politiciennes ; l’émotion compassionnelle n’a jamais arrêté le crime, pas plus que la charité n’a éradiqué l’inégalité sociale.

A un niveau plus dangereux, nos médias grossissent par la dérision ces phénomènes bien réels que sont l’opportunisme, la corruption et le carriérisme de nos politiciens, pour en arriver à répandre l’idée simpliste « ils se valent tous », et l’apolitisme : d’ores et déjà, la moitié des citoyens français et une grande partie des travailleurs vomissent la politique et le suffrage universel. Cet apolitisme désarmant imprègne même une partie des salariés et étudiants engagés dans les luttes actuelles. Le but est bien de détourner le rejet des conséquences du capitalisme vers des voies de garage sans danger, vers des ectoplasmes informels qui peuvent être manipulés par des bobos-fricotins de la contestation des Beaux Quartiers parisiens, par le biais des « réseaux sociaux » où l’indignation et l'invective remplacent trop souvent l’analyse. Les quelques milliers de jeunes ou moins jeunes qui ont participé aux « Nuits debout », étaient sincèrement révoltés par la société actuelle. Mais ces rassemblements délibérément hétéroclites, volontiers rétifs à tout parti ou syndicat organisé, privilégiant la réaction individuelle sur l’action collective, peuvent déboucher sur des ectoplasmes politiciens sans programme, fort peu subversifs: le plus bel exemple en est le mouvement « Cinque Stelle » italien qui, après quelques années de succès électoraux ne sait plus où se situer entre la gauche et la droite extrême. Même si cela lui vaut quelques récents succès aux élections municipales, sur quoi déboucheront ils? La France et ses mouvements populaires n’ont rien à gagner à suivre ce chemin.

Plus dangereux comme dérivatif au mécontentement social, le discours « moderniste » et individualiste d’un Macron, fier de ses costars et de sa « réussite » qu’il juge méritée, plein de mépris pour les « perdants », chômeurs et pauvres, qui selon lui, le méritent. On ne sait si son parti « en marche » aura le succès que certain lui promettent. Mais ne nous y trompons pas : cette foi religieuse en l’inégalité sociale, et la « loi du marché », directement importée des USA, ne fait pas seulement fureur parmi les « cadres dynamiques » fraichement sortis des écoles de commerce privées. Libération nous expliquait récemment que l’ubérisation du transport collectif était « la » solution pour les jeunes chômeurs fils d’immigrés des banlieues...

Mais le plus virulent des dérivatifs actuels est la xénophobie d’inspiration raciste, qui fait du Musulman, de l’Arabe, de l’émigré ou accessoirement du Juif ou du Roumain, le bouc émissaire de tous les maux causés par le capitalisme. Cette dérive xénophobe est certainement la plus répandue aujourd’hui en France, comme dans les autres pays d’Europe, et elle est d’autant plus dangereuse qu’elle sert de marchepied vers le pouvoir politique aux partis d’extrême droite comme le FN, qui cachent leur volonté d’éradiquer la lutte de classes sous un verbiage démagogique. Mais leur raison première est d’assurer par la force étatique la pérennité des inégalités sociales. Ils sont de la grande famille des ultra-conservateurs fascisants: le maire pro-FN de Béziers, Ménard, cherche à les rassembler sous le nom « Osons la droite », et les Marine et Marion Le Pen font de même avec leur compère Philippot, sous d'autres formes. Le vote des travailleurs d'Angleterre en faveur de la sortie de l'Union Europeenne est largement justifié par sa nature d'instrument du capitalisme transnational contre les droits des salariés, mais cette décision positive porte aussi en ellemême le risque de dérive xénophobe, que nous devrons juguler.

La seule réponse efficace à toutes ces dérives irrationnelles est le mouvement social de masse, parce qu’il rassemble dans la lutte organisée sur la base de leurs intérêts de classe, les exploités de toute condition, contre les privilégiés et leurs serviteurs, sans dispersion des énergies populaires dans des combats douteux perdus d'avance. Mr Gattaz du MEDEF ne s’y est pas trompé, qui a éprouvé le besoin d’en rajouter sur Mr Valls et son masque mussolinien, en qualifiant les grévistes et leurs dirigeants reconnus de terroristes et preneurs d’otages.

En 1943 aussi, vichystes et nazis traitaient les Résistants de terroristes, avant de les fusiller. Ils étaient cependant l’avenir de la Nation française et de ses libertés, comme en 2016, les travailleurs en lutte pour leurs droits.

francis arzalier

sur Collectif Communiste Polex

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 15:55

Tentative de coup d’Etat en Turquie : réaction du Parti communiste (Turquie)

Tentative de coup d’Etat en Turquie : réaction du Parti communiste (Turquie)

Traduction, MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 16 juillet 2016

« Il n’y a pas d’alternative en dehors du peuple »

Le Parti communiste appelle à s’organiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de l’humanité. La libération est dans nos propres mains.

Nous n’avons pas les détails de ce qui s’est passé lors de la tentative de coup d’Etat en Turquie entre le 15 et le 16 juillet. Toutefois, nous savons très bien que des plans soutenus par des forces étrangères, dont les forces ne proviennent pas de la classe ouvrière, sont incapables de mettre en défaite l’obscurantisme de l’AKP et de résoudre les problèmes de la Turquie.

Les événements d’aujourd’hui nous rappellent à nouveau cette réalité : soit le peuple de Turquie s’organise pour se débarrasser de l’AKP, soit les politiques réactionnaires de l’AKP vont s’intensifier, la répression s’étendre, les massacres, pillages et vols se poursuivre.

La seule force susceptible de renverser l’AKP, c’est celle du peuple. Il n’y pas d’autre alternative.

L’AKP est responsable ce qui a eu lieu cette nuit. Tous les facteurs qui ont conduit à la situation présente sont le produit du régime de l’AKP et des puissances, à l’intérieur du pays et à l’étranger, qui la soutiennent.

Toutefois, le fait que le principal parti responsable de la situation soit l’AKP ne signifie pas que la tentative de coup d’Etat a été orchestrée par Erdogan lui-même pour parachever ses objectifs, notamment préparer le terrain au pouvoir personnel ou éliminer les obstacles à la nouvelle constitution.

La tension et les rivalités entre différents groupes, au sein même de l’Etat et des forces armées, qui sont apparues depuis un moment, se sont transformées en conflit armé. Même si les tensions entre ces forces sont réelles, il est mensonger de prétendre qu’une des parties dans ce conflit puisse porter les intérêts du peuple. De ce fait, rechercher une solution contre le régime de l’AKP à travers un coup d’Etat militaire est aussi erroné qu’apporter un soutien à l’AKP au nom d’une opposition de principe contre tout coup d’Etat militaire. La dernière des choses qui pourrait être faite au nom de la défense de la liberté et des droits de l’homme en Turquie serait bien de soutenir l’AKP qui n’a cessé de démontrer qu’elle est un ennemi de l’humanité.

Sans avoir orchestré ce coup d’Etat, Erdogan et l’AKP sauront utiliser les conditions qui en résulteront et les soutiens qu’ils recevront pour accroître leur légitimité. Notre peuple doit se tenir en alerte devant les étapes que l’AKP ne va pas manquer de franchir dans les jours à venir. Elever la lutte contre l’AKP et son obscurantisme est la seule voie pour empêcher que ce coup d’Etat manqué n’aboutisse à consolider son régime et ne serve d’instrument pour transformer la Turquie instable de l’AKP en un pays stable. Le fait que toutes les mosquées de Turquie aient relayé la propagande diffusée continuellement sur les ondes par Erdogan, toute la nuit, indique concrètement l’urgence de la tâche à accomplir.

Le Parti communiste appelle à s’organiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de l’humanité.

La libération est entre nos mains.

Parti communiste, Turquie

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 22:26

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) manifestation de l’importance du Parti communiste allemand - DKP

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) manifestation de l’importance du Parti communiste allemand - DKP

EDT pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 10 juillet 2016

Nous sommes trois camarades français du PCF, participant aux « Cahiers communistes » (et à ses sites internet), à voir fait le voyage de Dortmund les 1er, 2 et 3 juillet 2016 pour participer à la 19ème fête du journal « Unsere Zeit « (Notre temps) édité par le Parti communiste allemand (DKP).

Cette fête a traduit pour nous l’importance et le renouveau du DKP.

Le DKP reste la seule formation politique se réclamant communiste héritière historique du Parti communiste d’Allemagne (KPD).

Rappelons que le DKP a été constitué légalement à l’ouest de l’Allemagne, en 1968, par les militants du KPD devenu clandestin après son interdiction inique par les autorités de la RFA en 1956. A l’est du pays et à Berlin, le KPD avait fusionné après la Libération avec une fraction de la social-démocratie, en RDA dans le SED (Parti socialiste unifié). Après l’annexion de la RDA, des éléments ont transformé le SED d’abord en PDS (« parti du socialisme démocratique ») avant de le fusionner dans le « Parti de gauche » puis simplement la « Gauche » (die Linke) avec des groupes et personnalités socio-démocrates de l’ouest, abandonnant toute référence au communisme.

Après l’annexion de la RDA par la RFA, le DKP a choisi de rester autonome à gauche, à côté du PDS puis de « Linke », et a étendu son activité à l’est du pays. Depuis deux congrès, une ligne de réaffirmation des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, de positions de classe, s’est imposée dans le Parti. Au dernier congrès (en deux phases fin 2015/début 2016), ont notamment été longuement discutés et décidés la rupture avec le Parti de la gauche européenne et l’abandon du statut d’observateur du DKP dans ce PGE.

En 2016, le DKP est très loin d’avoir retrouvé ses effectifs d’avant 1989 et tourne autour de 3500 membres.

La fête d’Unsere Zeit permet toutefois d’apprécier une influence beaucoup plus large, sous plusieurs aspects. Le journal, hebdomadaire de haute tenue, est diffusé très au-delà des seuls membres.

L’espace, dans la fête, de la SDAJ (Jeunesse ouvrière socialiste allemande), organisation de jeunesse sœur du DKP, était tenu par plus d’une centaine de jeunes militants de toutes les régions, déjà membres ou non du DKP.

Surtout la fête dans son ensemble, en elle-même, est un événement militant considérable : plusieurs dizaines milliers de visiteurs sur les trois jours, plusieurs scènes, une cinquantaine de stands, une importante « cité du livre » comme à la Fête de l’Humanité, des stands de publications comme le quotidien berlinois Junge Welt qui, en toute indépendance, sympathise avec le DKP.

Il s’agit d’une fête au caractère politique et culturel marqué et prédominant, y compris dans les spectacles, de loin la plus grande de ce type en Allemagne, à gauche. C’est un lieu de rencontre festif et militant pour des militants et des sympathisants de gauche, surtout de gauche anticapitaliste pour lesquels le DKP reste une référence.

Nous avons pu assister à plusieurs débats – il y en a eu des dizaines - : à chaque fois, de vrais échanges d’analyses et d’expériences de lutte, avec des intervenants d’organisations diversifiées, notamment syndicales, devant une assistance attentive. Nous avons par exemple entendu exposer les tentatives et les difficultés de construire une solidarité de classe entre les travailleurs allemands ou immigrés installés de longue date et les nouveaux réfugiés dont le pouvoir exploite cyniquement l’afflux pour déséquilibrer le marché du travail ou celui du logement. Ailleurs, il était question d’organiser la résistance à la spéculation immobilière dans le centre-ville de Cologne ou à paupérisation du quartier difficile de Marxloh à Duisbourg. Ailleurs était présentée une nouvelle édition allemande de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine…

L’édition 2016 a été marquée – outre par la pluie, mais il semble que ce soit traditionnel là-bas aussi – par le grand meeting sur la scène centrale pour la paix avec des intervenants de Syrie notamment.

La solidarité internationale contre l’impérialisme était fortement présente sur la fête. Un grand stand cubain, des stands turcs, kurdes, grec (KKE), irlandais… illustraient son caractère internationaliste. Une délégation du PCF du Pas-de-Calais, comprenant le maire de Grenay, était présente et a animé un débat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

La présence de 29 délégations officielles de partis communistes et ouvriers étrangers (le PCF national était excusé) souligne ce que représente le DKP sur ce plan aussi. Quelques jours après le vote au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE, la question de la rupture avec l’UE du capital a alimenté beaucoup d’échanges.

Au fil des multiples conversations que nous avons pu avoir avec des animateurs de stand, des militants, des visiteurs, il nous semble que le DKP a dépassé la croisée des chemins : il a clairement décidé, dans un débat ouvert qui continue avec certains partisans de l’ancienne ligne de dilution politique à gauche, de rester et de s’affirmer pleinement comme parti communiste.

Mais un autre défi se présente, également dans un contexte de marginalité électorale. Ne pas être qu’un parti communiste témoin, une réserve théorique, un conservatoire de la riche histoire du mouvement ouvrier allemand, parfois un aiguillon anticapitaliste de la gauche, mais (re)-développer dans le mouvement social, dans le mouvement syndical, dans la lutte de classe, sans sectarisme mais avec confiance en soi, le parti de classe et de masse.

Nous avons ressenti que c’était clairement la préoccupation de la direction du DKP et de nombreux militants, lucides mais optimistes. Après chaque giboulée (au mois de juillet !), le soleil est revenu ! La fête a été une belle fête qui nous a enrichis et renforcés en tant que communistes français, confrontés à une situation certes différente mais en même temps bien similaire.

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 23:48
Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 22:46

APRÈS LE BREXIT LA LUTTE CONTINUE

 

Communiqué du Collectif communiste Polex
mis à jour le : 6 Juillet, 2016

Depuis sa naissance, l'Union européenne est une machine de guerre du capitalisme transnational contre les Nations d'Europe et la démocratie. Son rôle est d'imposer des politiques d'austérité, la destruction accélérée des conquêtes sociales et politiques des travailleurs (le projet de loi El Khomry n'en est qu'un exemple français), les privatisations, les délocalisations d'entreprises, etc., au seul profit des actionnaires par-delà les frontières et les volontés des peuples : c'est pourquoi notre première réaction est de nous réjouir de la giflé infligée par les travailleurs d'Angleterre aux partisans de l'Union européenne, banquiers, affairistes, politiciens de droite et de « gauche », journalistes à leur dévotion, etc. Ce chœur des pleureuses du capital ne mérite que notre mépris.

Oui, toutes les Nations, de part et d'autre de la Manche, comme dans les autres continents, ont le droit imprescriptible de décider sans ingérence extérieure de leurs lois, de leur politique économique, monétaire et sociale, de leur politique d'emploi et migratoire, etc. : cela se nomme la souveraineté nationale et la souveraineté populaire, que le Capitalisme actuel ne supporte plus, et qui ont toujours fait partie de l'idéal communiste.

C'est justement quand on oublie ces objectifs justifiés contre l'Union européenne, dans un discours opportuniste et irréaliste sur « une autre Europe possible de Gauche » que l'on laisse les partis d'extrême droite s'en emparer par démagogie, se prétendre défenseurs de la démocratie alors qu'ils rêvent de camps de concentration au service du Capital, et détourner en xénophobie et racisme le mécontentement des salariés.

Les mouvements sociaux du printemps français 2016 le prouvent, comme les luttes sociales et politiques qui se poursuivent en Angleterre, Espagne, Italie, Grèce, et ailleurs, sous des formes diverses : on peut imposer des défaites au Capitalisme et aux dirigeants des pays d'Europe à son service, à condition de mener ces luttes avec lucidité, sans les laisser détourner vers la xénophobie, meilleur allié du Capital.

Collectif communiste polex le 27 juin 2016

Partager cet article
Repost0
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 10:59
Brexit : ouvrons le débat sur l'Europe [ Jean-Jacques Candelier, député communiste du Nord ]
 

Brexit

Déjouant tous les pronostics et les pressions de l’oligarchie, les britanniques ont voté massivement pour le Brexit ce 23 juin dans le referendum pour la sortie de l’UE.

La campagne a été marqué par un faux dilemme imposé par les partisans de l’austérité : soit rester dans l’UE néolibérale soit sortir par la droite pour une politique néolibérale en Grande-Bretagne.

Si le rejet de l’UE et de ses politiques est légitime tant il n’y a pas grand-chose à garder de cette Europe de l’austérité, les travailleurs britanniques peuvent craindre que les puissants se servent du Brexit pour accentuer les politiques thatchériennes dans le pays.  Cependant, l’Union Européenne n’est pas un rempart contre l’ultralibéralisme, bien au contraire. La priorité de l’Europe actuelle, c’est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Je ne m’y trompe pas. « L’économie de marché » et la « concurrence libre et non faussée » prescrites par l’Union Européenne sont des prétextes formidables pour permettre au patronat de comprimer les salaires et d’attaquer les services publics ainsi que la protection sociale.

Je suis également fortement attaché au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à exercer leur souveraineté. L’UE peut donc, à beaucoup d’égard, représenter une « prison des peuples ». Cela n’intéressait plus les britanniques.

Contre le piège d’une « sortie de droite » ou d’un « maintien de gauche » dans l’UE, proposons une « sortie de Gauche », pour pouvoir renationaliser les secteurs stratégiques de notre économie cassée, remettre le monde du travail au centre de la vie nationale, coopérer avec tous les pays de tous les continents et rouvrir à notre pays la voie de la coopération internationale.

La reconquête de la souveraineté britannique peut être un appel d’air pour tous les peuples d’Europe qui étouffent sous la poigne des traités supranationaux et néolibéraux de l’UE avec en prime, leur complément belliqueux obligé, l’appartenance à l’OTAN.

La campagne présidentielle et législative pour 2017 doit notamment être l’occasion d’un grand débat populaire sur l’Europe. Il n’y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l’Europe austéritaire.

Jean-jacques Candelier, député communiste du Nord

Partager cet article
Repost0
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 09:45

Militants-37e-congres-Parti-Communiste-Francais-5-juin-2016-Aubervilliers_0_730_473Aubervilliers, cette grande et belle ville populaire où se mêlent et s’entremêlent le monde, les civilisations et les cultures fût la témoin d’un petit congrès accouchant d’une petite perspective. Les mots sont durs parce que la colère est grande ! Alors que la classe ouvrière relève la tête, combat avec une détermination sans faille un pouvoir sombrant dans la noirceur du fascisme républicain, sorte de monstruosité institutionnelle moribonde entre les mains d’une oligarchie déterminée à en découdre pour servir ses petits intérêts égoïstes, les congressistes du PCF se sont englués dans de vulgaires pratiques d’appareil. L’avez-vous noté mes camarades qui avaient participé ou suivi les débats, cet écart terrible entre l’enthousiasme populaire qui anime les cortèges ou les barricades dans les usines et les dépôts contre la loi travail, et les échanges faussement dialectiques autour d’une virgule ou d’un mot de textes qui nous engagent dans une aventure ronronnante, dans des pratiques que nous disons pourtant vouloir combattre. J’ai souffert de subir ce triste spectacle. Ce congrès, il était celui du reniement, des petits compromis.[...]

L'intégralité sur le blog de Guillaume Sayon en cliquant ci-dessous.

Partager cet article
Repost0
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:15
Le 4 juin : Fête de Rouge Midi !  Bonne fête, camarades !

Le 4 juin à SCOP-TI (tout un symbole) aura lieu la fête des 11 ans de Rouge Midi.
Evidemment cette année cette fête s’inscrit dans un contexte particulier.
Non seulement elle se déroulera entre deux journées d’action nationales, mais aussi en pleine montée du mouvement de grèves qui touche tout le pays et que les syndicats, CGT en tête, s’appliquent à développer.

Ce gouvernement qui a 75% de l’opinion publique contre lui, qui a l’assemblée nationale contre lui et qui veut passer en force ne s’y est pas trompé qui tous les jours n’a pas de mots assez durs contre la première centrale syndicale du pays qui se serait « radicalisée » (pour un peu ils vont nous traiter de talibans comme l’avait fait UNILEVER pour les fralibs), une CGT qui pratiquerait le « chantage » parce qu’elle refuse la dictature du 49 3. Une parfaite inversion des rôles pour un gouvernement qui n’a plus de légitimité.

La fête de Rouge Midi sera donc en plein au coeur de la mêlée.

Aperçu de la journée
A partir de 10h
Stands d’entreprises en luttes et d’associations de solidarité.
Stand librairie où on pourra, entre autres, commander le livre Fralibres
Musique
Apéro
Restauration
Espace enfants avec en particulier le groupe les Crapules ils ne seront surtout pas les oubliés de la fête, bien au contraire.

Georges Ibrahim Abdallah étant notre président d’honneur, il sera bien évidemment au coeur de notre fête.

Deux débats sont au programme :

14h Comment être solidaire aujourd’hui du peuple palestinien ? Comment amplifier la campagne BDS quand le gouvernement veut la criminaliser ? Avec la participation d’associations de solidarité internationales

16h Convergence des luttes et perspectives politiques . Avec des interventions de syndicalistes disant ce qu’ils attendent du politique au regard des enjeux de leur profession et de leur combat et les prises de paroles de Kamel BEN AZOUZ, (PCF 62 et vice-président de l’ANC) et Charles HOAREAU (Rouge Vif 13 et président de l’ANC).

Bien sûr pour celles et ceux qui n’auraient pas encore pu le faire une visite de l’usine est prévue ainsi que pour toutes et tous une diffusion sur grand écran du 2e film de Claude Hirsh sur la lutte des FRALIB.

Sur le plan musical deux concerts (et quels concerts !) sont prévus et nous y reviendrons.

A noter qu’un covoiturage sera organisé pour se rendre à Gémenos.

Bref nous vous attendons encore plus nombreuses et nombreux que l’an passé
Un dernier élément et ce n’est pas qu’un détail, l’entrée est à prix libre à partir de 2€ : en ces temps de lutte où nos porte-monnaie sont soumis à rude épreuve cela nous semble important

En attendant continuons à pousser au coeur de la mêlée, aidons aux blocages là où nous sommes, à la généralisation de la grève, à la mobilisation pour les manifestations et actions en cours, n’en déplaise à Valls, Macron et ce gouvernement de valets du capital qui ne connaissent rien au monde du travail...

A ces jours-ci dans la rue, sur les piquets et au 4 juin à SCOP-TI !

Partager cet article
Repost0
31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:55
Une rescapée du massacre d’Oradour sur Glane refuse d’être honorée par Manuel Valls

publié dans 30 mai 2016 sur AntiK

 

 

 
Camille Senon toujours fidèle au journal l'Humanité © Radio France - Françoise Ravanne

Lis moi avec webReader

 

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin Lundi 30 mai 2016 à 12:58

 

Camille Senon, l’une des dernières rescapées du massacre d’Oradour sur Glane, vient de refuser la proposition du premier ministre de l’élever au rang de commandeur de l’ordre national du mérite. Opposée à la loi travail elle ne veut surtout pas trahir les convictions de toute une vie.

A 93 ans , Camille Senon, garde un caractère bien trempé. C’est le 18 mai dernier qu’elle a reçu un courrier de Matignon l’informant qu’elle allait être nommée commandeur de l’ordre national du mérite,  mais c’était sans compter sur son passé de syndicaliste et qui plus est à la CGT. Pour Camille Senon qui suit l’actualité au jour le jour et qui soutient les opposants à la loi El komri, « pas question d’accepter une décoration venant d’un gouvernement qui ne respecte pas les salariés«  explique t-elle.

« Je veux rester fidèle à mes convictions »

Moins de 48 heures après avoir reçu la proposition de Manuel Valls, Camille Senon lui a adressé un courrier pour expliquer son refus d’être élevée au rang de commandeur de l’ordre du mérite . Elle explique avoir toujours milité pour plus de justice, de fraternité et de paix et que le contexte actuel déclenché par le gouvernement, estime Camille Senon  ne va pas dans ce sens. « Accepter d’être décorée ce serait renier les engagements de toute ma vie « . Lors des dernières élections municipales à Limoges Camille Senon s’était présentée sur la liste du Front de gauche.

J’ai consacré ma vie à lutter en faveur de la paix

« Le massacre d’Oradour sur Glane je vis avec depuis 72 ans » explique aussi Camille Senon qui témoigne auprès des jeunes depuis des décennies pour qu’on n’oublie pas ce qui s’est passé ce 10 juin 1944 dans ce village de la Haute Vienne où 642 personnes ont été tuées par la division SS Das Reich. Ce jour là  Camille Senon était dans le tramway la ramenant de Limoges à Oradour sur Glane,  lorsqu’elle a vu les flammes dans le village. Elle faisait  partie de la vingtaine de passagers qui ont échappé  au massacre . Et  » tout ce que j’ai fait depuis c’est pour le devoir de mémoire, ce n’est pas pour des décorations «  conclut aujourd’hui Camille Senon.

 

 

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents