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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 13:16

dacia-roumanie.jpgChantage patronal de Renault en Roumanie : des menaces de délocalisation au Maroc face à la grève des ouvriers de Dacia

 

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



On connaissait le chantage à l'emploi pratiqué par Renault en France, et les menaces de délocalisation en Europe de l'Est. Désormais, via sa filliale Dacia, ce sont les ouvriers roumains qui sont victimes de ce chantage.



Les mouvements revendicatifs se multiplient dans les usines Dacia, partie intégrante du groupe Renault. Ce 21 mars, les ouvriers de l'usine de Mioveni, au sud de la Roumanie, ont commencé une grève de 36 heures pour obtenir une augmentation de salaire de 113 euros par mois.



Face à cette grève, premier mouvement d'ampleur depuis la grève victorieuse de 2008, la direction met en avant la perte financière pour le groupe – 20 millions d'euros – et a brandi une nouvelle menace en Europe de l'est : la délocalisation.



« Si nécessaire, nous délocaliserons notre production vers nos usines au Maroc car nous ne pouvons pas faire face à la hausse des coûts en Roumanie. Les revendications des employés sont irréalistes », a avancé le vice-président de Dacia.



Selon la direction, les ouvriers roumains seraient actuellement payés en moyenne 800 € par mois, soit deux fois la moyenne nationale et six fois le salaire minimum. Nombre d'ouvriers ont protesté contre ce chiffre, arguant de payes deux fois inférieures.



Le patron de Dacia en Roumanie a rappelé que l'ouvrier marocain avait comme avantage d'être rémunéré deux fois moins qu'un roumain.



Le syndicat unique dans l'usine, le SAD, fidèle à sa stratégie de concertation de classe a désavoué la grève et a appelé les ouvriers à reprendre le travail.



Dacia, première source de profits pour Renault



Pourtant, pour Renault, le rachat de Dacia en 1998 est une affaire lucrative. Depuis, la production de véhicules n'a cessé d'augmenter, allant de pair avec les cadences de travail et les taux de productivité.



Dacia, avec le modèle Sandero produit en Roumanie, est aujourd'hui le moteur des profits réalisés par Renault. Les Dacia permettent, par la pratique des bas salaires et de la délocalisation, de réaliser une marge de profits de 10%, comparable à celles des voitures de luxe.



La nouvelle usine marocaine, inaugurée l'an dernier par Dacia et évoquée par le directeur de Dacia, devrait pouvoir produire 400 000 voitures par an.



Avec près de 8 000 travailleurs, elle, l'usine roumaine de Mioveni produit chaque jour 1 400 véhicules soit 350 000 véhicules par an. Parmi les revendications des ouvriers, aussi le relâchement de la pression des cadences, chaque ouvrier ne disposant que de 40 secondes pour chaque unité.



En 2012, Dacia a encore augmenté ses ventes de 4,8%, pour un total de 360 000 unités, dont seulement 6% sont destinés au marché intérieur, le reste se dirigeant prioritairement vers la France, premier marché avec 23% des ventes de Dacia.

 

Article repris sur solidarité-Internationale-pcf

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 22:46

Nous reprenons ici un texte de colère et de combat de notre ami Jean Lévy
 

DANS 9 JOURS LE PREMIER MAI…

 

UNE OCCASION D’ORGANISER

UNE RIPOSTE POPULAIRE DE MASSE

A L’OFFENSIVE MEDEF-HOLLANDE-CFDT

MENEE CONTRE LES TRAVAILLEURS

 
Pourquoi laisser la rue depuis des semaines

aux seuls manifestants

POUR ou CONTRE

le mariage gay ?

 

Le 1er MAI, journée de lutte des travailleurs, doit être en 2013

une JOURNEE DE RIPOSTE MASSIVE contre

le Medef, les syndicats à sa botte et le pouvoir PS à son service, qui mènent ensemble une offensive frontale concertée contre le Code du Travail, la dernière digue qui protégeait encore les salariés de l’exploitation sans limite du patronat.

 
Avec le vote accéléré de l’ANI au Sénat par les parlementaires socialistes, sans discussion des amendements déposés – véritable coup de force du gouvernement Hollande –
la seule réponse ouvrière se trouve dans la rue.

Pourquoi laisser celle-ci aux seuls manifestants Pour ou Contre le mariage « gay » ?


Certes, il y a eu l’initiative CGT du 9 avril à laquelle se sont joints FO, la FSU et Solidaire. Sans campagne de masse pour la réussite des manifestations, celles-ci n’ont pas eu – et de loin – l’ampleur que la situation exigeait.

Il faut donc faire du 1ermai, une réplique à la hauteur des enjeux.

Il reste neuf jours.

Nul besoin de faire grève ce jour-là, cette journée est fériée.

Elle ne se situe pas en fin de semaine, mais un mercredi.

 
Rien ne s’oppose à réaliser partout de vastes rassemblements populaires exprimant la juste colère des salariés et des retraités.

 
Les sujets ne manquent pas :

 
le chômage envahissant,

les fins de mois qui se terminent parfois le 10,

la retraite une fois de plus menacée,

le Code du Travail en voie d’être fracassé.

 

Le Premier Mai 2013

doit refléter la volonté du monde du travail

de dire STOP

à l’offensive frontale du patronat et de ses soutiens politiques et syndicaux

 

Comme en 1968, où le 1er mai massif et combatif a ouvert la voie à la grève historique de mai
le 1er mai 2013, par son ampleur, doit permettre une nouvelle mobilisation populaire d’ampleur nationale, premier acte d’une reconquête ouvrière de ses droits et de ses conditions de vie.

Oui, il est possible, si nous y mettons tous, de « renverser la table » et d’imposer une autre politique économique et sociale au gouvernement qui doit son existence au vote populaire.

 La rue appartient au peuple, quand celui-ci se soulève.

Avec la CGT, avec tous les syndicats qui choisissent la lutte

 
FAIRE DU PREMIER MAI 2013

UN ENORME RASSEMBLEMENT POPULAIRE

EN Y PARTICIPANT ACTIVEMENT

AVEC SA FAMILLE, SES AMIS, SES VOISINS

CELA DEPEND DE VOUS

 

paru sur le blog canempechepasnicolas

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:09

Paru le 8 avril 2013 ...

Sont-ils encore socialistes ?
Sont-ils encore de gauche ?

Les députés « socialistes », parmi lesquels Guillaume Bachelay, Estelle Grelier, Sandrine Hurel se félicitent de l’accord compétitivité intervenu dans les usines Renault et s’apprêtent à voter l’ANI et à casser ainsi le code du travail.  Aucun député socialiste de Seine-Maritime ne s’est d’ailleurs prononcé contre l’ANI.

Travailler plus et gagner moins

En somme, ils appellent les salariés à se résigner. L’accord dont ils se réjouissent c’est pour les salariés de Renault :

 
- jusqu’à 21 jours de congé en moins
- Possibilité d’imposer la semaine de 6 jours pendant 4 mois de l’année
- Des samedis travaillés « obligatoires » sans majoration
- Blocage des salaires pendant 3 ans
- Et 8260 suppressions d’emplois !


Mais c’est grâce à cela 500 millions d’économies qui pourront être redistribués aux actionnaires qui sont les seuls à bénéficier des richesses créées par les salariés.

« Dialogue social » patronal = plus de reculs sociaux

Patronat, gouvernement, médias et syndicats réformistes nous prêchent le «  dialogue social » mais ce sont des reculs sociaux qui ont été acceptés  par les syndicats signataires. Quand ces gens-là clament « concertation » les accords signés sont toujours à l’avantage du patronat.

Nationaliser pour maîtriser l’industrie et les emplois

Les trois députés socialistes s’agitent, interpellent le ministre, interviennent dans les médias, mais ils ne votent aucune mesure sérieuse. Nous comptons plus de 150 000 demandeurs d’emplois en Seine-Maritime.  Or ce sont là des emplois, de vrais emplois d’avenir qui disparaissent. L’Etat français est actionnaire de Renault à hauteur de 15% mais il n’a pas eu un geste contre les délocalisations au Maroc et les suppressions d’emplois dans l’automobile.  Renault a reçu plus de subventions depuis la privatisation que du temps de l’entreprise nationale.  Comme beaucoup d’autres multinationales.  Si ces entreprises ne respectent pas leurs engagements, il faut les nationaliser.

Renault, laboratoire du patronat

Ce soutien des socialistes au dirigeant patronal de Renault est dans la logique de l’action gouvernementale. Devant les syndicats, Carlos Ghosn se référait à l’ANI : « On prend appui sur l’accord national », l’ « Accord National Interprofessionnel » gagné par le patronat et présenté au parlement par le gouvernement « socialiste ». Renault a été le laboratoire du patronat en cette matière.  D’autres anticipent la loi. Europac, entreprise du papier, après avoir reçu des subventions en 2012, a cherché à imposer une mobilité au Portugal à certains salariés.  A Eiffage, dans l’agglomération rouennaise, on s’en prend également aux droits syndicaux.


Les députés « socialistes » de Seine-Maritime prêts à casser le code du travail

Dans l’agglomération rouennaise, la députée socialiste Luce Panne a également annoncé qu’elle voterait cette loi anti-sociale.  Telle quelle.  Comme l’ont exigé L.Parisot et les technocrates de Bruxelles.  La France a été tancée vertement en janvier par Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques : « Il est essentiel que la France avance sur le chemin des réformes et prenne des mesures supplémentaires en faveur de la compétitivité de ses entreprises ».  Les parlementaires « socialistes » se déclarent ainsi prêts à satisfaire les vœux du patronat et de la commission européenne en cassant le code du travail au détriment des ouvriers et travailleurs. Ils ne sont pas de gauche, ils sont « sociaux-libéraux », la version sociale de la droite européenne libérale …

Ce n’est pas au Parlement que s’exerce la démocratie

Mais les luttes, si elles prennent de l’ampleur et convergent pourraient bien les faire reculer.  Car ce n’est pas avec la majorité « socialiste », ce n’est pas au parlement qu’on pourra « changer maintenant ».  Ce parlement élu avec des modes de scrutin injustes ne représente pas les travailleurs. Ce n’est même pas une démocratie représentative.  La démocratie réelle est ailleurs : dans les entreprises, dans les quartiers, là où s’expriment et se battent les salariés, les populations les plus pauvres.  Alors luttons.  Le 9 avril et au-delà.

Manifestations du 9 Avril en Seine-Maritime

 

Rouen : 10 heures Cours Clémenceau

Dieppe : 10 heures Gare SNCF

Le Havre : 10 heures 30 Franklin

 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 08:09

Eloge du populisme


Si être populiste c'est voir qu'il n'y a pas de peuple européen, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est rire à Bruxelles des costumes gris autour de l'auge, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est aimer la diversité des Nations en Europe, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est être internationaliste, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est défendre sa langue maternelle, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est détester  la politique d'Israël, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est combattre toutes les ingérences bottées, je suis populiste.
Si être populiste c'est être anti-américain en politique, je suis populiste.
Si être populiste c'est se détourner de la presse qui caquète d'un seul bec, je suis populiste.
Si être populiste c'est penser le mot «comandante» avec des larmes dans la gorge, je suis populiste.
Si être populiste c'est savoir que les maffias financières font partie du système, je suis populiste.
Si être populiste c'est saisir que les crises sont l'aubaine des droites, je suis populiste.
Si être populiste c'est comprendre que les gauches molles se servent des crises, je suis populiste.
Si être populiste c'est dire merde aux politiciens bien-pensants, je suis populiste.
Si être populiste c'est penser lutte des classes, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est accepter de n'être pas du côté des plus forts, alors je suis populiste.
Si être populiste c'est se revendiquer marxiste jusqu'au bout et au-delà,  je suis populiste.
Et si être populiste c'est penser révolution en serrant les poings, je suis populiste.

Pascal Acot




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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 20:39

 

 

 POUR COMBATTRE LE CAPITALISME ET L’EXTRÊME DROITE

SE RÉAPPROPRIER L’IDÉE DE NATION

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

 

 

Le 24 mars 2013.


 

C’est un fait ! Prononcez le mot « nation » et vous serez qualifié de ringard, tout de suite soupçonné de « nationalisme ». Sortez un drapeau tricolore ou défendez la langue française, et immédiatement vous apparaîtrez chauvin, cocardier, etc. Et bien sûr vous serez, en plus, soupçonné d’être sympathisant… du Front national !

Vous voulez passer pour quelqu’un de moderne, progressiste, ouvert sur le monde ? Alors parlez de « libre-échange », de « mondialisation », de « construction » européenne, de « gouvernance »... Soyez contre tout cela et on vous accusera de prôner le repli nationaliste et d’être… pour la guerre !

Pour imposer le système capitaliste et son modèle de société, ses défenseurs mènent une véritable guerre idéologique. En disqualifiant l’idée de nation, en la rendant « has been », voire dangereuse… les classes dirigeantes souhaitent en finir avec la nation, devenue un cadre trop gênant pour l’expansion de leurs profits.

Ils ont en effet compris que la nation constitue le seul et unique espace de souveraineté des peuples. Il n’existe pas de souveraineté populaire sans souveraineté nationale. Par conséquent, faire disparaître la nation c’est faire disparaître la démocratie… c’est limiter la capacité d’action des peuples à décider de leur avenir.

Ils s’y emploient donc activement. La gauche les regarde sans réagir, elle-même empêtrée dans un rêve « alter » mondialiste (qu’elle confond avec son idéal internationaliste) où la nation est remplacée par une hypothétique « gouvernance mondiale ».

Guerre culturelle

    Faire disparaître la nation passe donc par un travail idéologique qui consiste à en faire une idée du passé. Cela passe aussi par un impérialisme culturel qui consiste (entre autre) à imposer la langue des affaires (l’anglais) comme la langue « naturelle », via des productions culturelles standardisées réalisées par les multinationales anglo-saxonnes (voir à ce sujet les excellentes analyses et initiatives de l’association C.O.U.R.R.I.E.L (www.courriel-languefrancaise.org)

Guerre institutionnelle

      Pour mettre en œuvre leur stratégie de « mondialisation » qui consiste à réorganiser la production à l’échelle de la planète afin de maximiser les profits, les classes dirigeantes doivent détruire les espaces qui ont permis les conquêtes sociales. En effet, l’Histoire nous apprend qu’aucune lutte sociale n’a jamais abouti en dehors des cadres nationaux. Aucune conquête sociale n’est possible sans indépendance nationale.

   Pour remplacer la nation, ils ont donc inventé des institutions supranationales : l’OMC, le FMI, l’Union européenne. Toutes ces institutions fonctionnent en fait de manière anti-démocratique : les peuples n’ont jamais voix au chapitre. Pour s’en convaincre il suffit de se poser la question : « à quel moment la voix des peuples a-t-elle été prise en compte dans cette fameuse « construction européenne ?  ».

       D’ailleurs une démocratie pourrait-elle émerger au niveau européen alors qu’il n’existe pas de peuple européen, qu’il n’existe pas de nation européenne ? Autre question : serait-il souhaitable d’avoir un gouvernement européen ? Et pourquoi pas un gouvernement mondial… ? Voilà un scénario orwellien peu désirable.

La gauche en déshérence idéologique

    Les positions de la « gauche de gauche » - ne parlons même pas de la « gauche » qui n’est pas de gauche - sur ces questions sont très inquiétantes. En effet, elle semble elle-même engluée dans ce discours idéologique dominant. Ainsi, pour certains dirigeants du Front de Gauche, une éventuelle explosion de l’Union européenne et de la zone euro conduirait à « un retour des nationalismes en Europe ». Mais c’est déjà le cas ! La montée des partis d’extrême droite au sein des pays membres de l’UE en témoigne ! Les causes principales sont les politiques d’austérité qui mettent les peuples dans la misère et les mettent en concurrence. Alors, est-ce le fait que les peuples retrouvent demain leur souveraineté qui constitue un risque de guerre, ou bien le fait que l’Union européenne continue à exister et à imposer ses politiques d’austérité ?

    Ces inquiétudes reposent en réalité sur une chimère idéologique construite par les classes dirigeantes et ressassée à longueur de temps dans les grands médias et qui pourrait se résumer ainsi : « l’Union européenne c’est la paix, le retour aux nations c’est la guerre ».

Quand la nation est associée au Front national

    Alors que la droite et l’ensemble de la gauche sont devenues mondialiste et européiste, que les gaullistes ont disparu, que le Parti communiste n’ose plus associer le drapeau tricolore au drapeau rouge, le Front national peut s’approprier à lui seul l’idée et les symboles de la nation. Et réciproquement l’idée de nation finit par être assimilée… au Front national !

    Or le FN défend une vision étriquée de la nation réduite à sa seule dimension identitaire. Ce discours identitaire sert avant tout à dresser les citoyens les uns contre les autres pour éviter de pointer les véritables responsables de la crise. Le rôle du Front national dans la vie politique française est donc clair : finir de diaboliser l’idée de nation, masquer les vrais problèmes et diviser le peuple. Loin d’être un parti antisystème, comme il prétend l’être, il est en réalité un agent au service du système et des classes dirigeantes !

    Il n’empêche que la montée du vote Front national est bien réelle. L’insécurité sociale et psychologique dans laquelle sont plongés les citoyens (une insécurité permanente organisée par les classes dirigeantes) les amène à rechercher des repères, des « valeurs sûres ». La nation fait partie de ces repères. Il y a donc toutes les chances pour que le FN continue de progresser en se faisant le chantre de la défense de la nation, et en se camouflant derrière un pseudo discours social !


La gauche doit se réveiller !

    Face à ce danger, la gauche doit se réveiller. Elle doit se réapproprier l’idée de la nation. Elle doit comprendre que le capitalisme n’a aucun intérêt à voir les nations continuer à exister… tout simplement parce que leur existence gêne sa propre expansion. Comme nous le proposons au M’PEP, la gauche doit s’émanciper du mythe du libre-échange et repenser les relations internationales entre des nations libres et indépendantes, coopérant entre elles, sur les bases de la Charte de la Havane

    Concrètement il s’agit de sortir des institutions supranationales que sont l’OMC, le FMI, l’OTAN, la Banque mondiale et l’UE pour reprendre notre souveraineté (monétaire, industrielle, écologique, culturelle, etc.). Les classes populaires qui souffrent des politiques néolibérales mises en œuvre par l’OMC et l’UE n’ont rien à perdre et tout à gagner.

 

  www.m-pep.org

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:46

300 manifestants à Rouen, 150 à Dieppe et au Havre. 

Le slogan le plus repris était " De l'argent pour les retraites, pas pour les banquiers".


 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:39

Hardi en paroles
Timoré dans les actes

Le site des élus communistes et républicains de Seine Maritime reproduit l'intervention de Dominique Hardy précédant le vote du budget de la CREA1.
Dans son discours, le président du groupe communiste a vivement critiqué la politique d'austérité du gouvernement socialiste. Accusant François Hollande et les élus socialistes de répondre aux exigences de la finance, de se conformer au diktat du traité européen et de violer ainsi leurs engagements électoraux, Dominique Hardy n'a pas manqué de dénoncer les retombées néfastes de cette politique au plan local.
La pertinence de l’argumentation développée aurait dû normalement amener les élus communistes à voter contre le budget décrié. Il n’en a rien été. En une brève conclusion inattendue, D. Hardy a invité ses collègues à adopter le budget socialiste. La violente diatribe s’est achevée en coupable ralliement.
Une conclusion aussi illogique fait qu’on se perd en conjectures : pour quelles raisons le Président du groupe communiste s’est-il montré si hardi en paroles et si timoré dans les actes ? La proximité des élections municipales conduirait-elle les élus communistes à vouloir ménager la chèvre et le chou en «  aboyant » les grands principes pour sauver la face sans jamais « mordre » afin de sauvegarder les intérêts électoraux ?
Est-ce pour ces raisons que D. Hardy, dans son intervention, persiste à qualifier de gauche le gouvernement et les élus socialistes ? Vouloir éclairer les consciences et gagner une majorité de nos concitoyens à se prononcer pour une politique radicalement progressiste au service de tous ceux qui souffrent de la politique actuelle menée par le gouvernement socialiste, suppose que l’on appelle « chat un chat. » Il faut donc cesser d’entretenir l’illusion sur la nature des dirigeants socialistes, en leur reprochant seulement d’être une gauche maladroite quand ils pratiquent gauchement une politique bien à droite.

Michel Barrière



  1- CREA : Communauté de l'agglomération Rouen Elbeuf

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:40

Nous reprenons ci-dessous la "Lettre ouverte à François Hollande" d’une militante du CADTM qui a été repris par nos camarades de Rouge-Midi.  Ce texte est plus que jamais d’actualité.
 

"Le Mali outragé !

    Le Mali brisé ! Le Mali martyrisé !

    Mais le Mali libéré ?…

Le 10 janvier 2013, l’armée française, sous votre commandement, envoyait un corps expéditionnaire au Mali pour combattre les djihadistes. Le 2 février, vous vous êtes rendu au Mali pour célébrer l’« immense succès » de l’intervention française. Vous êtes alors devenu, selon la presse malienne, « le héros », « l’icône du libérateur » ou encore « le 334e saint »… A ce titre, sans doute, vous avez semblé vouloir changer les relations franco-africaines.

Vous avez parlé de fraternité, de souveraineté, de droits de l’homme et d’une dette historique, dont la France, par cette intervention militaire éclair, se serait acquittée. Mais les mots prononcés à Bamako doivent s’accompagner d’actes pour démontrer que la France en Afrique n’a pas seulement changé de discours.

Le Mali outragé !

A Bamako, vous avez remercié les anciens combattants maliens pour leur engagement au côté de la France lors de la seconde guerre mondiale. Vous avez reconnu qu’à cet égard la France a une dette vis-à-vis des Maliens, ou plutôt « avait » car la récente intervention militaire au Mali aurait permis de « payer » cette dette. Pendant les deux guerres mondiales, 80 000 Maliens se sont battus au côté de la France, 15 à 20 % d’entre eux sont morts [1]. Durant des années, les anciens combattants étrangers n’ont pas reçu de pension et l’histoire de ces soldats a dû attendre la sortie d’un film grand public pour être révélée au grand jour. Certes, vous n’êtes pas responsable des silences et fourberies de vos prédécesseurs. Mais la prudence, l’humilité, la fraternité  et  le respect  dont vous avez parlé  auraient pu vous pousser  à éviter la formule :
« Nous payons aujourd’hui notre dette à votre égard ».

Le Mali brisé !

La France a plus d’une dette à l’égard du Mali. En 1968, la France est le deuxième créancier du Mali. Entre 1968 et 1980, le stock de la dette du Mali augmente de 175 % et le service de la dette de 218 %. Au début des années 1980, le Mali connaît une crise de la dette, le FMI impose alors un plan d’ajustement structurel (PAS) qui consiste à abandonner toute politique publique visant à assurer les droits fondamentaux de la population. La France, en tant que puissance créancière, a une part de responsabilité. La souveraineté du Mali est ainsi bafouée au nom du remboursement d’une dette largement illégitime car n’ayant pas servi les intérêts de la population.

Vous avez affirmé à Bamako, que « la France (…) est aux côtés du Mali pour vous accompagner dans le redressement économique ; dans la renaissance de vos services publics, pour l’éducation, la santé, la sécurité ». Pour que le Mali puisse se « redresser » économiquement, il lui faut retrouver sa souveraineté économique. Pour que le Mali puisse faire renaître des services publics, il lui faut arrêter d’appliquer les politiques néolibérales dictées par les créanciers. Le FMI a d’ailleurs lui-même reconnu récemment s’être trompé, l’austérité engendrant la crise et non la croissance.

Afin de légitimer l’intervention française au Mali, vous avez souligné que celle-ci se faisait dans « le respect de la charte des Nations unies ». La même charte stipule que les droits humains priment sur les autres engagements pris par les États, parmi lesquels le remboursement des dettes et aussi l’application des programmes d’austérité. Ainsi la France peut, en se basant sur le droit international, reconnaître l’illégitimité des dettes réclamées au peuple malien et soutenir le non paiement de celles-ci. Voilà l’aide dont a besoin le Mali aujourd’hui : l’annulation totale de ces créances illégitimes.

Le Mali martyrisé !

La souveraineté économique du Mali et son « redressement » nécessitent que le pays puisse disposer librement de ses ressources et de ses richesses naturelles. Si vous avez expliqué que la France ne s’est pas rendue au Mali « pour servir je ne sais quel intérêt », vous n’êtes pas sans savoir que les intérêts français y sont nombreux et que la formule est peu convaincante.

Le Sahara est considéré depuis la colonisation comme un espace particulier en raison des nombreuses richesses de son sous-sol. La France y a des intérêts colossaux, notamment pour assurer son « indépendance énergétique » en assurant la sécurité de la région, puisque près de 40% du combustible des centrales françaises proviennent des sites d’Arlit et d’Imouraren (au Niger voisin) exploités par Areva.

Mais le Mali libéré ?…

Monsieur le Président, vous aviez déclaré en 2012 que « le temps de la Françafrique est révolu ». Tant que la dette et le pillage des ressources maintiendront le peuple malien dans l’extrême pauvreté, le privant de ses droits fondamentaux, le Mali ne sera pas libre. Le Mali ne sera pas non plus en paix. Vous avez beau déclarer « ne pas laisser un seul espace territorial du Mali sous le contrôle des terroristes », ils ont un terreau fertile : la pauvreté. C’est bien cela qu’il faut éradiquer et c’est en territoire politique français que cette guerre-là doit être menée."

Pauline Imbach le 11/03/2013   ( CADTM ) ( Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde).

Pour rappel, le 11 Février 2013, nous écrivions dans ce blog, sous le titre « MALI : Sous le masque de la "morale", les intérêts de "Total" et d'"Areva" » un texte toujours d’actualité dont nous reprenons des extraits.

«…  C’est pour défendre les intérêts de «  Total » et d’ « Areva » que la France intervient militairement au Mali. C’est d’ailleurs parce que les intérêts capitalistes menacés sont essentiellement français que les partenaires européens se sont bien gardés d’intervenir directement dans le conflit et que les pays africains, pourtant maintes fois sollicités n’apportent qu’une aide timide à la France.
[…]
[ Reste que la France est désormais engagée dans une guerre durable et coûteuse parce que l’ennemi s’est avéré insaisissable et que l’armée malienne n’existe quasiment pas. Les millions d’euros déjà dépensés dans cette opération guerrière auraient été mieux utilisés en aidant le peuple malien à maîtriser son destin au plan économique, social et démocratique.  …»


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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:48

Nous publions ci-dessous le tract diffusé à Renault Cléon suite à la signature de l'accord de régression arraché par Carlos Ghosn après la signature de l'ANI par des syndicats minoritaires.  FO, non signataire de l'ANI, a pourtant signé un accord inspiré par l'ANI pour le groupe Renault.

A noter que le syndicat FO de Renault Cléon a condamné l'accord et apposé l'affichette suivante:


"Au regard de la position de Renault France concernant la signature de l'accord de Renault relatif à la compétitivité, le syndicat FO Cléon organisera une assemblée générale très prochainement afin de statuer sur l'avenir du syndicat FO Renault Cléon

Notre syndicat qui a toujours défendu la non-signature de cet « accord » réaffirme tous ses regrets vis à vis de la position votée en central"

 

Serait-ce que cet accord ne passe pas chez les militants FO et les ouvriers et salariés de Renault Cléon ?

 

Pour lire l'intégralité, cliquez ici

 

CGTRenault-Cleon-une140313

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 10:21

C’est une triste nouvelle.  Christian Pierre est décédé.  Christian était le trésorier d’Action Communiste depuis sa création.  Nous l’avions choisi pour sa capacité à gérer strictement nos recettes et dépenses.  Il tenait à ce qu’Action Communiste dispose des moyens nécessaires à son activité. 

Christian, je l’ai connu au PCF, plus précisément au Comité fédéral de Seine-Maritime où je l’y rencontrais pour la première fois dans les années 70.  Il était secrétaire de la section des dockers.  Un militant ouvrier.  Un militant d’expérience. 

Toujours présent quand le Parti faisait appel à lui.  Toujours présent à la Fête de l’Humanité, aux Chartreux, animant le stand du port de Rouen. Toujours actif dans les débats.  Rares étaient les comités fédéraux où il ne donnait pas son point de vue et celui de sa section.  Et ce n’était pas un point de vue de circonstances.  Il disait ce qu’il pensait et il le disait sans détour. Ça ne plaisait pas toujours forcément à tout le monde.  Il livrait son analyse de l’évolution du rapport des forces idéologiques tel qu’il le ressentait à partir des discussions sur le port et dans sa section.  Avec toujours un souci : faire progresser les idées révolutionnaires pour que les luttes se développent, faire reculer les idées réformistes qui paralysent les luttes et génèrent de graves illusions.

C’est sans doute pour toutes ces raisons qu’il s’est retrouvé à nos côtés quand nous avons créé « Le PCF à la croisée des chemins », puis Action Communiste.  Ensemble nous avons décidé de nous opposer à la gauche plurielle, au quinquennat, à l’élargissement de l’Union, à l’Union Européenne.  Il voulait faire vivre et transmettre les idées pour lesquelles il s’était toujours battu.  Il voulait que se reconstruise  un parti communiste de lutte de classes.  Certains de ses camarades sont restés en pensant qu’ils changeraient le PCF « de l’intérieur ».  Il ne les avait pas oubliés.  Même s’il ne partageait pas leur point de vue.  Cette rupture n’était pas facile.  Mais il l’a fait parce qu’il le pensait juste.  Il a été communiste au PCF.  Il était communiste à Action Communiste. 

C’était tout Christian cela. Agir selon ses principes. Toujours souriant et chaleureux, rigoureux dans ses actes et dans sa pensée. Respecter ses engagements, c’était sa manière de vivre. 

La classe ouvrière a perdu l’un des siens.  Un des meilleurs.

Nous disons à Denise, sa femme, et ses enfants et petits enfants, sa famille, tout notre soutien, toute notre amitié.  Christian était très soucieux des siens.  Il savait combien Denise l’avait soutenu dans son militantisme et il lui en était reconnaissant.  Christian leur manque.  Christian nous manque.

Christian, tes camarades te saluent.

Yvette Genestal, au nom des militants d’Action Communiste.

 


L’inhumation aura lieu le Jeudi 14 mars à 10 heures 30

au cimetière de Mont-Saint-Aignan, rue Boucicaut.

 

 

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