Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:52

haende_weg_von_syrien_03.jpg" Pas d'armes dans le nord de l'Irak !"



Communiqué du Parti communiste allemand (DKP)



Traduction WK pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Il n'y a plus de réticence côté allemand à s'engager dans des interventions à l'étranger », ce fut la teneur de la « nouvelle » politique étrangère allemande, proclamée par la ministre de la Défense Ursula von der Leyen (CDU), le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (SPD) et le président Joachim Gauck à la Conférence sur la sécurité de Munich en 2014. Ces propagandistes de l'impérialisme allemand ne connaissent plus de tabous.



Ce qu'ils voulaient souligner, c'est qu'ils avaient déjà décidé depuis longtemps de livrer des armes allemandes dans le nord de l'Irak, dans une zone de guerre, ce qu'ils ont fait le 1er septembre – jour symbolique de mobilisation contre la guerre –, avec l'approbation du Bundestag. Le Bundestag n'a pas grand-chose à dire sur la chose, il ne peut que faire de beaux discours, à moins de s'abstenir symboliquement, peut-être.

En dépit d'une sortie belliciste du président du groupe parlementaire de Die Linke, Gregor Gysi, il semble pourtant que Die Linke soit le seul parti parlementaire à se positionner contre cette livraison d'armes.

L'Allemagne est le troisième exportateur d'armes au monde, il fournit régulièrement des armes meurtrières à des fauteurs de guerre, comme par exemple à Israël. Maintenant, il s'agit de fusils et d'armes anti-chars livrés directement aux unités kurdes, dans une zone de guerre, pour qu'elles puissent repousser les troupes de l' « Etat islamique » (EI). Ils auraient pu ne pas être si forts, si ils n'avaient pas reçu des armes des Etats-unis, de l'Allemagne et d'autres pays de l'OTAN, livrées à la Turquie, à l'Arabie saoudite et au Qatar, qui les ont utilisées pour déstabiliser la Syrie.

L'escalade militaire récente dans la région est la conséquence ultime d'années d'embargo des Etats-unis, des sanctions, de la politique de guerre menée avec le soutien des partenaires de l'OTAN, dont l'Allemagne. Aujourd'hui, les bombardiers américains attaquent de nouveau l'Irak, avec comme but de diviser le pays.

La chancelière Angela Merkel (CDU) a qualifié la décision du gouvernement fédéral, de livrer des armes dans le Nord de l'Irak, de « remarquable ». A juste titre, elle fait cependant remarquer qu'il y a bien eu « une participation allemande à l'opération en ex-Yougoslavie ou un déploiement de troupes en Afghanistan », des décisions d'une portée analogue.

Déjà en 2012, lors d'une Conférence de la Bundeswehr, il fut décidé d'exporter des armes dans des « opérations d'imposition de la paix » - ce qui veut dire qu'on encourage à envoyer des soldats à l'étranger chaque fois que c'est possible.

Nous constatons : qu'il n'y a pas de missions humanitaires de la Bundeswehr à l'étranger, seulement des livraisons d'armes allemandes. Dans les deux cas, il n'y a qu'une Allemagne qui prend le parti de la guerre et agit pour sécuriser ses intérêts géo-stratégiques et économiques. Dans le cas de la « super-puissance énergétique » du nord de l'Irak, avec ses immenses ressources pétrolières et gazières et l'expert de la politique étrangère de la CDU Fried Pflüger décrit le soutien à la région kurde comme une question géopolitique de première importance.

En tant que communistes, nous disons : non à toute agression impérialiste. L'ingérence et l'armement des partenaires régionaux par les États impérialistes doivent cesser. Au lieu de cela, il doit y avoir une politique de soutien aux forces progressistes qui luttent pour l'indépendance nationale et l'émancipation sociale, celles qui luttent contre l'impérialisme, le féodalisme et le fanatisme religieux. Ce soutien ne peut en aucun cas être une aide militaire par les puissances militaires qui provoquent délibérément ces conflits.



Nous exigeons l'arrêt immédiat de toutes les exportations d'armes – pas seulement au Moyen-orient. Désarmement maintenant !

Nous exigeons la fin des missions allemandes à l'étranger. Il faut désarmer l'armée allemande !

 

Nous exigeons la reconnaissance du droit à l'autodétermination des Kurdes. Levez l'interdiction du PKK !

 

Nous exigeons une politique sur les réfugiés causés par la guerre et les crises régionales. Le droit de séjour pour tous !



Nous allons manifester contre la guerre, ainsi que pour la fin immédiate de la guerre en Ukraine de l'est et dans la bande de Gaza, qui ont été déclenchées par ces alliés des exportateurs d'armes et des agresseurs états-uniens et allemands.



A Berlin, nous avons appelé avec la coordination pour la paix (www. frikoberlin.de) à une manifestation le 1er septembre à 13 h devant le Bundestag avec un mot d'ordre clair :

Pas en notre nom ! Dites non !

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:42



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Rompre avec la logique d'intégration capitaliste européenne » ou « réformer l'Union européenne » : l'alternative dans les partis communistes et la gauche d'alternative en Europe. Si les partis réformistes du PGE comme Die Linke, Syriza poussent à l'accomodement, le PC portugais choisit la rupture.



Ce 29 août, les trois députés européens du PCP ont mis les pieds dans le plat de la remise en question de l'intégration à une Europe « néo-libérale, militariste et anti-démocratique » incarnée par le nouveau président Donald Tusk, rejetée massivement par les peuples.

Alors que nombreux sont les partis dans le groupe GUE (Gauche unitaire européenne) prêts à « défendre l'idée européenne », « sauver l'Euro », « réorienter la BCE », le PCP pose la question qui fâche : et si on envisageait de sortir de l'Euro ?



« Préparer la sortie de l'euro et renégocier la dette »

 

Au cours de cette conférence de presse, les trois députés du PCP – Joao Ferreira, Inés Zuber et le nouvel élu Miguel Viegas – ont fixé une ligne de conduite à porter dans l'enceinte du Parlement européen : « renégocier la dette et préparer la sortie du Portugal de l'euro ».

Le jeune député Joao Ferreira a livré un constat sans appel de l'intégration à la monnaie unique : « Cela fait longtemps que le Portugal souffre d'une intégration à une monnaie découplée des conditions réelles de la base productive du pays et de ses besoins sur le plan économique ».

Et la catastrophe de l'intégration à la monnaie unique enfonce le peuple portugais dans la crise, l'austérité insoutenable : « les contraintes identifiées à la soumission du Portugal à la monnaie unique non seulement persistent, mais elles tendent à s'aggraver ».



Pas d'amélioration pour le peuple portugais au sein de l'euro pour le PCP

 

Ce qui débouche sur une conclusion politique claire : « la question, le PCP se la pose depuis longtemps : existe-t-il une voie pour la reprise économique qui repose sur la défense des conditions de vie des portugais au sein de l'euro ? La réponse est négative ».

Pour les élus communistes, le débat doit donc s'ouvrir au Parlement pour : la dissolution de l'Union économique et monétaire, la fin du Pacte de Stabilité, une renégociation de la dette « devenues insoutenables et impayables » et des « compensations européennes pour les préjudices causés par une sortie négociée de la monnaie unique ».

Car pour Joao Ferreira, « cette exigence de la sortie de l'euro monte de plus en plus, elle doit se faire en lien avec la renégociation de la dette justement pour libérer le pays de cette contrainte ».



Pour le PCP, l' « Union européenne n'est pas réformable »

 

Cette prise de position publique, collective, révèle une radicalisation du discours du Parti communiste portugais ces derniers mois.

Certes, le PCP a toujours été un fervent critique de l'adhésion du Portugal à la CEE, au Traité de Maastricht, à l'adhésion du pays à la monnaie unique et plus tard au Traité de Lisbonne.

Il a toujours identité l'intégration européenne comme un processus d'asservissement du peuple portugais aux intérêts du capital national et européen, un moyen de casser les acquis sociaux et démocratiques, issus notamment de la Révolution de 1974.

Lors de son dernier congrès, en décembre 2012, le PCP a réaffirmé sa position :l’Union européenne n’est pas réformable, la crise de la zone Euro est la conséquence logique de l’Union économique et monétaire, et de la nature de classe de cette UE.



Le PCP se radicalise : « sortir de l'euro : nécessaire mais pas suffisant »

 

Toutefois, jusque-là, il s'était montré prudent sur la question du « sortie de l'euro », soulevant d'abord – non sans raisons – les dangers de cette manœuvre dans un pays très dépendant de l'extérieur, les risques d'une dégradation de la situation.

La situation a évolué depuis. La direction du PCP a organisé une grande rencontre le 19 mars 2013 à Lisbonne avec divers économistes du PCP, l'économiste longtemps proche du PS Joao Ferreira do Amaral favorable à la sortie de l'euro, qui a permis de révéler tant la nécessité de cette rupture, que les complexes conditions techniques de sa réalisation.

La synthèse du secrétaire-général du PCP, Jeronimo de Sousa, a alors : (1) – fait le constat de l'incompatibilité entre « maintien dans l'euro » et « politique alternative, de gauche, patriotique, pour les travailleurs », critiquant l'hypocrisie du PS, du Bloc de gauche dans leur « fédéralisme européen outrancier » ; (2) – la déduction que la sortie de l'euro était « nécessaire mais pas suffisante » à cette rupture ; (3) – ce qui pose la question des mesures permettant la rupture avec l'intégration capitaliste, accompagnant cette sortie : re-négociation de la dette mais aussi nationalisation des secteurs stratégiques, dont les banques.

Depuis, le PCP a porté dans la campagne des élections européennes une critique radicale de trente ans d'intégration capitaliste européenne au Portugal, elle a pointé du doigt le rôle de la monnaie unique dans la casse de l'appareil productif national, des droits sociaux des travailleurs, indiqué les responsabilités de la classe dirigeante nationale, dont le Parti socialiste.



Une ligne claire face au « Bloc de gauche » pro-européen

 

Cette ligne de clarté a payé :le Parti communiste portugais dans la coalition de la CDU a obtenu 13 % des voix aux européennes, son meilleur score depuis 20 ans et gagné un troisième député

Dans le même temps, le « Bloc de gauche » soutenu par le PGE (partenaire de SYRIZA, Die Linke, du Front de gauche …) a porté la « réforme de l'UE », du « maintien dans l'euro » : les électeurs ont tranché, le « Bloc » a obtenu 4,5 % des voix (contre 11 % en 2009) et perdu deux députés.

Fort heureusement, nos camarades portugais ne sont pas seuls en Europe. Au Parlement européen, les chypriotes d'AKEL posent la question de la sortie de l'Euro, le PTB belge, le KKE grec, le KSCM tchèque remettent en question l'intégration capitaliste européen. Hors du Parlement, les Partis communistes du Luxembourg, d'Irlande, d'Allemagne ou des Pays-bas partagent cette ligne.



Voilà un bel exemple de ce qui différencie les communistes porteurs d'une ligne de rupture avec le capitalisme et l'UE du Capital et la « gauche européenne » d'accompagnement. Que les « bouches s'ouvrent » en Europe notamment grâce aux communistes portugais !

 

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 16:07

Obama s’engage à ce que les Etats-Unis entrent en guerre contre la Russie pour défendre les Etats baltes

Carte_Pays-Baltes

 

Dans une série de discours et de conférences de presse donnés dans le cadre du sommet de l’OTAN qui s’est déroulé la semaine passée au Pays de Galles, le président Barack Obama a publiquement déclaré que l’armée des Etats-Unis maintiendra une présence permanente dans les Etats baltes, en Estonie, en Lituanie et en Lettonie, qui bordent la Russie. Il a promis que les forces aériennes et terrestres américaines se tiendront à tout jamais prêtes à réagir à toute déclaration d’agression russe de la part du gouvernement de ces pays, par une attaque contre Moscou.


Lors de sa visite dans la capitale de l’Estonie, Tallinn, et plus tard au Pays de Galles, Obama a annoncé une série de décisions militaires à l’encontre de la Russie de la part des Etats-Unis et de l’OTAN, ainsi que des sanctions économiques élargies et la promesse de renforcer les forces militaires des anciennes républiques soviétiques d’Ukraine, de Géorgie et de Moldavie. Il a clairement fait savoir qu’en plus Washington encouragerait ces trois pays à rejoindre l’alliance militaire de l’OTAN qui est dominée par les Etats-Unis.

Ces déclarations représentent une énorme escalade des menaces militaires proférées contre la Russie par les Etats-Unis et l’OTAN. Sans aucun débat public, et sans tenir compte de l’opinion de la population américaine, le gouvernement Obama s’est engagé à ce que le pays entre en guerre contre la deuxième puissance nucléaire du monde au sujet de trois petits pays d’Europe de l’Est.

Le 3 septembre, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de l’Estonie, Toomas Ilvers, Obama a déclaré, « Je suis venu ici avant tout pour réaffirmer l’engagement des Etats-Unis concernant la sécurité de l’Estonie. En tant qu’alliés de l’OTAN, l’article 5 établit notre devoir de défense collective. C’est un engagement qui est inviolable. Il est inébranlable. Il est éternel. »

 

Dans un discours prononcé plus tard dans la même journée à l’adresse du « peuple d’Estonie», Obama a été pour le moins encore plus explicite au sujet de l’engagement des forces militaires américaines dans les pays baltes et leur disponibilité pour attaquer la Russie. « Aujourd’hui, davantage d’avions de l’OTAN patrouillent dans le ciel des pays baltes. Davantage de forces américaines sont sur le terrain et s’entraînent en passant tour à tour par chacun de ces Etats baltes. Davantage de navires de l’OTAN patrouillent en Mer noire… J’estime que notre alliance devrait prolonger ces mesures défensives aussi longtemps qu’il faudra… »

« L’article 5 est clair comme de l’eau de roche. Une attaque contre l’un équivaut à une attaque contre tous les autres. Et donc, si à un tel moment vous posez la question, "qui viendra à l’aide ", vous connaîtrez la réponse: l’alliance de l’OTAN, y compris les forces armées des Etats-Unis d’Amérique, "présente ici même, maintenant !" Nous serons présents pour l’Estonie. Nous serons présents pour la Lettonie. Nous serons présents pour la Lituanie…

« Présents dans les pays baltes… cela signifie davantage de forces américaines, y compris des troupes américaines au sol en rotation continuelle entre l’Estonie et la Lettonie et la Lituanie. »

 

Il a poursuivi en disant, « Nous devons accroître la force de réaction rapide de l’OTAN pour qu’elle puisse se déployer encore plus rapidement et pas simplement réagir aux menaces, mais pour constituer aussi une dissuasion. »  Cette dernière déclaration implique clairement le droit des Etats-Unis et de l’OTAN de riposter militairement non seulement à des actions mais aussi à « titre préventif » à de prétendues menaces.

 

Deux jours plus tard, lors de la conférence de presse, après le sommet de l’OTAN, Obama a réitéré la même attitude belliqueuse.

Avec les engagements énoncés la semaine dernière, le gouvernement américain lie le sort de la population américaine, et de ce fait, de la population mondiale, aux agissements des gouvernements de trois petits pays dont la population totalise 6,6 millions d’habitants. Ces trois gouvernements sont droitiers, ultranationalistes et viscéralement anti-russes. Ils représentent une couche criminelle d’oligarques qui ont fait fortune en pillant les biens publics après avoir fait sécession de l’Union soviétique et le début de la restauration capitaliste.

 

Tous ces gouvernements sont aussi dirigés par des individus qui entretiennent des liens étroits avec le renseignement américain et le Pentagone. Ils sont tous en train d’imposer des programmes d’austérité qui appauvrissent la classe ouvrière, suppriment toutes les protections sociales et ouvrent leur économie respective à la course au profit déchaînée du capitalisme occidental. 

Toomas Ilves, avec lequel Obama a partagé l’estrade dans la capitale estonienne, a grandi et étudié aux Etats-Unis. De 1984 à 1993, il a travaillé pour la radio Europe libre (Radio Free Europe) qui est opérée par les Etats-Unis, et y a dirigé la rédaction estonienne.

La présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, souvent surnommée « Dame de Fer » et « Magnolia d’acier », a suivi des cours destinés aux cadres supérieurs à l’université de Georgetown à Washington DC après que la Lituanie a fait sécession de l’Union soviétique. De 1996 à 1999, elle a exercé les fonctions de ministre plénipotentiaire à l’ambassade de la République de Lituanie aux États-Unis.

La première ministre de Lettonie, Laimdota Straujuma, est membre du parti droitier Unité.

Ces trois gouvernements sont des gouvernements fantoches pro-américains. Ils sont d’une grande instabilité et déchirés par des conflits internes. Ils président sur des populations qui bouillent de colère face à la destruction du niveau de vie de la classe ouvrière et de la corruption des oligarchies dirigeantes. Ils font partie des défenseurs les plus belliqueux des agissements agressifs à l’encontre de la Russie. Chacun d’entre eux serait capable, pour des raisons de politique intérieure, d’inciter ou de fabriquer un affrontement militaire avec la Russie.

Washington est en train de monter de toutes pièces une menace non existante de la Russie à l’égard des pays baltes. Il y a plus de vingt ans, durant le processus de dissolution de l’Union soviétique, ces pays étaient devenus indépendants avec l’approbation de Moscou. L’affirmation qu’ils sont actuellement confrontés à une menace imminente de la Russie est un prétexte pour violer les précédents accords passés avec Moscou qui stipulaient qu’il n’y aurait pas d’élargissement de l’OTAN ni de stationnement de forces militaires de l’OTAN sur l’ancien territoire soviétique.

 

D’un point de vue géostratégique, le sort de l’Estonie, de la Lituanie et de la Lettonie n’a quasiment aucune signification pour les Etats-Unis. Mais, pour la Russie, le positionnement de forces terrestres et aériennes et de matériel militaire à quelques kilomètres à peine de sa frontière est une menace existentielle.

Comment Washington réagirait-il si la Russie annonçait le stationnement de troupes au Mexique, en Amérique centrale ou dans les Caraïbes ? Il y cinquante ans, lors de la crise des missiles de Cuba, le gouvernement Kennedy avait déclaré que l’installation par Moscou de missiles à Cuba constituait une menace intolérable à la sécurité nationale américaine. Kennedy avait fait peser la menace de la guerre nucléaire si Khrouchtchev ne les retirait pas.

 

Le gouvernement et l’armée russes ne peuvent tirer de la crise actuelle d’autre conclusion que celle de croire que Washington est en train de planifier une attaque contre Moscou. Des responsables russes ont annoncé qu’en réaction au sommet de l’OTAN, Moscou était en train de réorganiser sa doctrine militaire.

Dans les années 1950 et 1960, au plus fort de la Guerre froide, le terme de « brinksmanship» (stratégie de la corde raide) était utilisé pour indiquer l’irresponsabilité volontaire en matière de politique étrangère. Ce que le gouvernement Obama est en train de faire de nos jours va bien au-delà de tout ce que le gouvernement américain avait fait à cette époque.

A l’époque, l’inquiétude fréquemment soulevée était qu’un degré renforcé de méfiance et de tensions entre Washington et Moscou puisse produire un incident relativement mineur qui s’intensifie et dérape de façon incontrôlable et provoque une guerre nucléaire. C’est pour cette raison que ce que l’on appelle le « téléphone rouge » fut mis en place, reliant les deux capitales afin d’empêcher que l’une ou l’autre partie n’interprète mal les objectifs de l’autre.

De nos jours, les décisions du gouvernement Obama et de ses alliés de l’OTAN semblent conçues pour générer en Russie le plus grand degré possible d’appréhension et pour l’inciter à réagir militairement. Il s’agit d’un pays, faut-il le rappeler, qui a perdu 27 millions de personnes dans une guerre qui avait commencé par une attaque surprise de la part de l’Allemagne.

Toutes les raisons citées par les Etats-Unis et l’OTAN pour inciter à la guerre contre la Russie sont des mensonges. Depuis le début, les agresseurs dans la crise ukrainienne ont été Washington et Berlin. Ils ont orchestré un coup d’Etat dirigé par des forces fascistes pour renverser le gouvernement élu du président Viktor Ianoukovitch, en février dernier, après la décision de Ianoukovitch de ne pas signer l’accord d’Association avec l’Union européenne ni d’accepter un programme d’austérité dicté par le Fonds monétaire international.

Depuis, ils utilisent la crise en Ukraine pour mener une politique visant à isoler et affaiblir la Russie. Il est clair que le but des mesures militaires, politiques et économiques contre la Russie est de la contraindre à se soumettre aux dictats de l’impérialisme américain et allemand.

Si les provocations belliqueuses des Etats-Unis et de l’impérialisme allemand ne sont pas stoppées par l’intervention de la classe ouvrière internationale, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’un incident impliquant l’OTAN et les forces russes ne déclenche une crise qui serait susceptible de dégénérer en une guerre nucléaire de grande envergure.

 

Barrey Grey

Article original, WSWS, paru le 8 septembre 2014

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:30
Loin de la préserver, l’Otan constitue une menace pour la paix. (The Guardian)


 

Pour les maîtres de la guerre occidentaux, c’est un bon moment pour être au Pays de Galles. Une alliance militaire qui se démène depuis des années pour expliquer pourquoi elle existe encore a un ordre du jour chargé pour son sommet de Newport.

L’OTAN n’est peut-être pas au centre des plans de Barack Obama et de David Cameron pour lancer une intervention au Moyen-Orient pour rayer de la carte le dit Etat islamique. Mais après 13 ans d’une occupation sanglante de l’Afghanistan et une intervention désastreuse en Libye, l’alliance occidentale a maintenant un ennemi qui semble enfin faire son affaire. Au cours de sa visite éclair dans l’ancienne république soviétique de l’Estonie aujourd’hui, le président américain a déclaré que l’OTAN était prête à défendre l’Europe contre "l’agression russe".

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen - qui en tant que premier ministre danois en 2003 affirmait catégoriquement que « l’Irak possède des armes de destruction massive ... nous le savons" - a fait publier des images satellites censées démontrer que la Russie a envahi l’Ukraine. Pour ne pas être en reste, le Premier ministre britannique a comparé Vladimir Poutine à Hitler.

Le sommet prévoit le déploiement d’une force de réaction rapide à travers l’Europe de l’Est pour dissuader Moscou. La Grande-Bretagne envoie des troupes en Ukraine pour des entraînements. A Washington, les faucons du Congrès poussent des cris d’apaisement tout en exigeant des mesures pour donner à l’Ukraine "une force de combat plus capable de résister" à la Russie.

Tout espoir que l’annonce aujourd’hui d’un accord de cessez- le-feu par le président ukrainien puisse signifier la fin du conflit fut anéanti lorsque son premier ministre, Arseny Yatseniuk - favori américain à Kiev – qualifia la Russie "d’état terroriste", et encouragé par Rasmussen, exigea que l’Ukraine soit autorisée à adhérer à l’Otan. C’est précisément la menace que l’Ukraine soit entraînée dans une alliance militaire hostile à la Russie, malgré l’opposition de la plupart des Ukrainiens et de son gouvernement élu de l’époque, qui fut à l’origine de cette crise. Au lieu de maintenir la paix, l’Otan est la cause de l’escalade des tensions et de la guerre.

C’est ainsi depuis la création de l’Otan en 1949, à l’apogée de la Guerre Froide, six ans avant le Pacte de Varsovie, traité prétendument défensif contre toute menace soviétique. Il est souvent affirmé que l’alliance a maintenu la paix pendant quarante ans, alors qu’en fait il n’existe pas la moindre preuve que l’Union Soviétique ait jamais eu l’intention d’attaquer.

Après l’effondrement de l’Union Soviétique, le Pacte de Varsovie fut comme dûment dissout. Mais pas l’Otan, bien que la raison apparente de son existence ait disparu. Si la paix avait véritablement été son objectif, elle aurait pu être utilement transformée en un dispositif de sécurité collective incluant la Russie, sous les auspices des Nations Unies.

Au lieu de cela, elle s’est accordé un nouveau mandat "hors-zone" pour faire la guerre unilatéralement, de la Yougoslavie à l’Afghanistan et la Lybie, comme la garde avancée d’un nouvel ordre mondial dominé par les Etats-Unis. En Europe, elle a jeté les bases de la guerre en Ukraine en rompant un engagement pris par les Etats-Unis envers Moscou et en accroissant inexorablement son influence vers l’est : d’abord dans les états de l’ex-Pacte de Varsovie, puis au sein de l’ancienne Union Soviétique elle-même.

Mais le "plus gros lot", comme l’a dit l’an dernier le chef du National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie) financé par les Etats-Unis, c’était l’Ukraine ethniquement divisée. Après que l’Union Européenne a conclu son accord d’association aux implications militaires avec l’Ukraine, excluant tout accord avec la Russie – et que le président ukrainien corrompu mais élu, qui refusa de le signer, fut renversé par un coup d’état soutenu par les Etats-Unis, on ne peut appeler cela autrement – la Russie ne peut guère être accusée de paranoïa de considérer la main mise sur l’état voisin comme une menace pour ses intérêts fondamentaux.

Six mois plus tard, soutenue par Moscou la résistance de l’Ukraine orientale aux nationalistes de Kiev soutenus par l’Otan s’est développée en guerre à part entière. Des milliers de personnes sont mortes, et des violations des droits de l’homme se sont multipliées des deux côtés, tandis que des troupes gouvernementales et leurs auxiliaires irréguliers bombardent des zones civiles et enlèvent, détiennent et torturent de présumés séparatistes sur une échelle gigantesque.

Les forces ukrainiennes soutenues par les gouvernements occidentaux incluent des groupes comme le bataillon néo-nazi Azov, dont l’insigne est le crochet de loup des troupes d’assaut nazies pendant la guerre. Le régime de Kiev de plus en plus répressif tente maintenant d’interdire le parti communiste, qui a remporté 13% des suffrages aux dernières élections législatives.

Mais l’Otan, dont les membres ont souvent compté des gouvernements fascistes dans le passé, n’a jamais été très pointilleuse en matière de démocratie. Les preuves de ses allégations selon lesquelles des troupes russes ont envahi l’est de l’Ukraine sont également très minces sur le terrain. La fourniture d’armes et une intervention secrète en soutien aux rebelles du Donbass – comprenant des forces spéciales et des irréguliers soutenus par l’état – sont une autre affaire.

Mais c’est exactement ce que les puissances de l’Otan, telles que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France font depuis des années partout dans le monde, du Nicaragua à la Syrie et la Somalie. L’idée que la Russie a inventé une nouvelle forme de "guerre hybride" en Ukraine est étrange.

Ce qui ne veut pas dire que la guerre par procuration entre l’Otan et la Russie en Ukraine ne soit pas horrible et dangereuse. Mais il n’est pas nécessaire d’éprouver une quelconque sympathie pour l’autoritarisme oligarchique de Poutine pour reconnaître que ce sont l’Otan et l’Union Européenne, et non la Russie, qui ont déclenché cette crise – et que ce sont les puissances occidentales qui opposent une résistance à un règlement négocié de peur d’apparaître faibles.

Ce règlement devra inclure au minimum l’autonomie fédérale, des droits égaux pour les minorités et la neutralité militaire – en d’autres termes, pas d’Otan. Etant donné l’ampleur de l’effusion de sang et le fait que le centre de gravité politique à Kiev se déplace vers la droite, tandis que l’économie ukrainienne implose, seuls ses sponsors occidentaux peuvent faire qu’un tel accord puisse être appliqué. L’autre choix, après la Crimée, c’est l’escalade et la désintégration.

L’Otan aime à se voir comme l’incarnation de la communauté internationale. En réalité c’est un club interventionniste et expansionniste d’états du monde riche et de leurs satellites, utilisé pour mettre en œuvre leurs intérêts économiques et stratégiques. Comme l’Ukraine le démontre, loin de la préserver, l’Otan constitue une menace pour la paix.

Par Seumas Milne source The Guardian le 03/09/ 2014
Traduction : Micheline Borceux

Transmis par Linsay

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:20

bresil-carte

Marina Silva-bresil

Evangéliste, écologiste fervente mais aussi adepte d'une politique économique  néolibérale  et censeur de l'actuel processus d'intégration régionale (Unasur), l'ex-ministre Marina Silva, une amazonienne descendante de Noirs et d'Indiens, candidate du "Parti socialiste du Brésil" (après la mort accidentelle du précédent candidat de ce parti le 13 août dernier, mais Marina Silva, elle, se dit "apolitique") vient perturber pour les élections présidentielles du 5 octobre le jeu politique entre le parti des travailleurs (PT) et sa candidate, la présidente sortante Dilma Rousseff et.le Parti social-démocrate (PSDB), de droite, dont le candidat est facilement identifiable aux échecs  du gouvernement de Fernando Henrique Cardoso dans les années 2000.

 

En 2012 le gouvernement britannique a invité Silva à être l'un des huit porteurs de la torche lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, ce qui avait souligné ses liens avec la monarchie britannique (rappelons qu'en juillet 2014 la banque de Santander, filiale du groupe du baron anglais Rothschild avait émis à l'intention de ses adhérants un bulletin hostile à la réélection de Dilma Rousseff). Lors de la présidentielle de 2010 le président de l'ONG de protection de la nature World Wildlife Fund-Brésil (WWF Brésil) Alvaro de Souza était devenu président du Comité des finances de campagne de Silva. En échange Silva, ministre de l'écologie, a accordé de nombreuses zones à gérer au WWF. Le WWF est présidé par la reine d'Angleterre.


Les sondages d'opinion jusqu'à présent indiquent que Dilma Rousseff a sa principale base de soutien parmi les plus humbles qui vivent avec jusqu'à deux fois le salaire minimum (1 448 reais, d'environ 650 dollars), un groupe qui représente 40 % de l'électorat brésilien. Parmi ceux qui gagnent entre 3 et 5 salaires minimum (la «nouvelle classe moyenne») les soutiens sont divisés à parts égales entre les deux candidates, tandis que Marina Silva s'impose parmi ceux qui gagnent plus de 5 fois le salaire minimum (El Economista). Sa percée dans les sondages était mise à l'honneur Wall Street Journal le 26 août.

 

 

Le Brésil, membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) est un pivot de l'unification de l'Amérique du Sud. Il a mené des batailles récemment contre l'espionnage américain, contre la tutelle des Etats-Unis sur le Net, mais aussi contre le colonialisme français au Mali. La victoire de Silva impliquerait la sortie immédiate du pays des BRICS.

 

source: atlas alternatif

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 08:30

Les adresses de notre ami El Diablo à la Fête de l'Humanité.

 

el-diablo-etoile

Fête de l'HUMANITÉ 2014 

SUR MON AGENDA

------

PRCF – Pôle de Renaissance Communiste en France : n° 156, avenue Joséphine PENCALET [Près du croisement avec les avenues CHE GUEVARA et Aimé CÉSAIRE]

prcf-b

 

samedi 13 septembre à 13h30 : Débats en collaboration avec les Républicains espagnols de la Région parisienne (ARE), sur le  thème du « Mouvement de la récupération de la mémoire historique en Espagne ».

 

samedi 13 septembre à 17 h : « Pour un nouveau CNR, pour sortir de l’UE, de l’euro, de l’OTAN et du capitalisme » - débat politique avec Georges GASTAUD, secrétaire national du PRCF, une délégation des Clubs « Penser la France », Jacky OMER du Front Syndical de Classe, Marie-Christine BURRICAND de « Faire vivre et renforcer le PCF » et François RUFFIN, animateur du journal « FAKIR ».

 

dimanche 14 septembre à 10 h : Passage au stand du PRCF du héros cubain René Gonzalez, récemment libéré des geôles yanquies par la solidarité internationale.Venez le rencontrer et soutenir CUBA SOCIALISTE !

 

dimanche 14 septembre à 10 h : débat avec des participants divers des « ASSISES DU COMMUNISME ».

 

dimanche 14 septembre à  12 h : Meeting internationaliste avec le PC de Cuba, un dirigeant palestinien, le parti Sadi, le PC allemand, le Comité Internationaliste qui présentera son action de solidarité antifasciste avec le PC ukrainien.

 

ROUGE MIDI –Rouges vifs 13 : avenue Stéphane Hessel

Rouge-Midi

 

samedi 13 septembre à 14 h : rencontre avec Saïd Bouamama autour de son dernier livre : Figures de la révolution africaine

 

samedi 13 septembre à 16 h :  Débat = Luttes, transformation sociale et engagement politique , animé par des syndicalistes : Fralib, chimie, services publics...

 

dimanche 14 septembre à 11h : Rencontre nationale des signataires de l'appel (RE) CONSTRUIRE

 

M’PEP – Mouvement Politique d'Émancipation Populaire :avenue Danielle Mitterrand

M-PEP-nouveau

samedi 13 septembre à 14 h : Pour sortir de la crise sortir de l’Union Européenne et de l’Euro : débat avec Jacques NIKONOFF

 

samedi 13 septembre à 16 h : Combattre politiquement le FN avec Michèle DESSENNE

 

dimanche 14 septembre à 13 h 30 :  Réformes territoriales , la souveraineté nationale en péril avec Danielle GOUSSOT

 

URCF – Union des Révolutionnaires Communistes de France :avenue Karl Marx (et non Stéphane Hessel comme initialement prévu)

urcf

 

samedi 13 septembre à 15 h : forger l’opposition anti-capitaliste à la politique de Hollande-Valls

 

dimanche 14 septembre à 15 h : débat sur la politique de guerre de l’impérialisme

 

PORTUGAL- Journal « Avante » : Avenue Che Guevara

PCP01

avante-pcp

 

ALGÉRIE – Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme : Place Robjin, Sakine et Leyla

Lien-PADS

VENEZUELA – République Bolivarienne : Avenue Chokri Belaïd

venezuela-drapeau

 

VILLAGE DU LIVRE : Avenue Henri Krasucki (Halle Nina Simone)

 

etc...

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 08:07

 

MICHEL COLLON - INVESTIG' ACTION

à la 

fete-huma-2014-bandeau

 

Samedi 13 septembre 2014 , je donnerai une conférence sur le thème « Gaza sous les bombes, médiamensonges, comment résister ? » à côté de Radja Abou Dakka, journaliste palestinien. Elle aura lieu au stand du Philistin (vente de produits palestiniens en solidarité), rue Gladys Marin, Village du Monde de 13 h à 15h.
  
 

Dimanche 14 septembre 2014, ma conférence portera sur "L’offensive médiatique contre le Venezuela" au stand de la République Bolivarienne du Venezuela, et de l'Alba-TCP, (entre les Avenues Hugo Chavez et Che Guevara) au Village du Monde,  de 16 h 30 à 18h.


Nous vous invitons à ces deux moments forts sur des sujets d'actualité. Nos livres et l’équipe seront aussi disponibles sur le stand Philistin en permanence. Ce sera donc le moment de rencontrer lesà la membres d' Investig'Action et de soutenir économiquement nos nouveaux projets, tout en achetant nos livres dédicacés ! Venez nombreux !  

Comme vous le savez sans doute, notre site de vente en ligne a été hacké par un sioniste. Ceci nous empêche depuis un mois et demi de vendre nos livres, revenu essentiel à la survie d’Investig’Action.

Nous vous lançons donc un appel : venez à notre stand pour acheter directement ce livre Israël, parlons-en ! mais aussi Les 7 Péchés d’Hugo Chavez (à présent disponible en français et en espagnol), ou un autre de nos livres. Vous pouvez aussi en acheter pour offrir à un ami, pour préparer vos cadeaux de fin d’année. Et vous pouvez enfin amener vos stands au stand. Plusieurs manières de nous aider à survivre et à nous développer.
  

Merci d’avance !
 

MICHEL COLLON

 

source : michel collon info

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 08:00

fakir

COMMUNIQUÉ

Salut à vous, forces vives de la nation fakirienne.

Cette année encore, FAKIR sera présent à la fête de l'Huma.

Petit changement toutefois, nous partagerons un espace avec nos potes de l'Aube Nouvelle, journal communiste amiénois.

L'adresse du stand:

Espace Nord -Avenue Rosa Parks

Y aura à bouffer, à boire, de la zique....

On aura besoin de main d'oeuvre comme d'hab pour tenir la table, vendre du journal, differ du tchio Fakir, mais en plus pour préparer et servir la bouffe.

Si ce programme vous allèche, oui vous allèche, dites-moi par retour les jours où vous souhaitez être présents, afin d'établir un planning et de répartir les tâches.

 

C'est l'occasion, pour certains, de passer de lecteur de Fakir, à militant actif du canard.
Pour les autres, de nous prouver votre indéfectible fidélité.

http://fete.humanite.fr/?-infos-pratiques-

 

Merci et à bientôt

 

Le site du journal FAKIR est ici

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:02

 

 

Jeudi 11 septembre 2014

onu.png

 

L'assemblée générale de l'ONU a voté le 9 septembre en faveur d'un nouveau dispositif juridique susceptible de protéger la restructuration de la dette argentine face aux fonds de pension nord-américains prédateurs.

124 pays ont voté pour 41 se sont abstenus et 11 ont voté contre dont les Etats-Unis d'Amérique, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Japon, Israël, le Canada, l'Australie, la République tchèque, l'Irlande, la Hongrie et la Finlande. L'Italie, s'exprimant au nom de l'Union européenne, a déclaré que l'Organisation des Nations Unies n'est pas l'organe approprié pour discuter de nouvelles normes en matière de restructuration de la dette.

 

La résolution a été présentée par le groupe des pays du G-77 plus la Chine, désormais présidé par la Bolivie. Sacha Llorenty Soliz, représentant du gouvernement d'Evo Morales, a qualifié le vote historique et a rejeté les critiques, estimant que l'Assemblée générale est «l'endroit le plus légitime et démocratique» qui constitue un cadre institutionnel global pour résoudre le problème.

 

En 2001, après des années de crise, l'Argentine a fait défaut sur sa dette, alors d'une centaine de milliards de dollars. En 2005 et 2010, le gouvernement est parvenu à restructurer une partie de celle-ci : 93 % des créanciers ont accepté une décote. Parmi les irréductibles, les hedge funds Aurelius et surtout NML ont alors entamé une  guérilla juridique, afin d'obtenir le remboursement total de leurs titres, soit 1,33 milliard de dollars (769 millions d'euros).
buitres.jpg
Le 23 juillet 2012, les hedge funds en question ont obtenu une première victoire devant le juge new-yorkais Thomas Griesa, qui a interdit à l'Argentine d'honorer les échéances de sa nouvelle dette (celle restructurée en 2005 et 2010) tant qu'elle ne rembourserait pas aussi les hedge funds. En juin dernier la Cour suprême américaine ayant refusé d'examiner  l'affaire, l'ordonnance du juge Griesa est entrée en application. Et Buenos Aires n'a pas pu rembourser la majorité de ses créanciers ayant accepté la décote le 30 juin, comme prévu, ce qui a amené l'Argentine au bord du défaut de paiement.

Le cadre réglementaire recherché par les Nations Unies vise à établir des normes qui impliquent que si la majorité des créanciers acceptent les termes d'une restructuration de la dette, il doit être accepté par tous les détenteurs d'obligations. Mais il ne s'agit que d'une résolution de principe, l'ONU n'ayant aucun pouvoir dans ce domaine.

 

Le 16 juillet, la présidente Cristina Kirchner s'était rendue à Brasilia pour assister au sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et de l'UNASUR pour obtenir un crédit de 5 milliards de dollars de la nouvelle  Banque de développement et le soutien  de tous les chefs d'Etat contre la décision de la juge Griesa Thomas.

 

F. Delorca

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:50

Elena-Bondarenko-deputeeUK.jpg

Elena Bondarenko, députée d’opposition au gouvernement de Kiev, privée de parole pour avoir déclaré que « le pouvoir qui envoie l’armée bombarder des civils est criminel »

------

DÉCLARATION DE LA DÉPUTÉE DE LA RADA SUPRÊME D’UKRAINE ELENA BONDARENKO

Née le 26 mai 1974, originaire de Makeeva, dans l'Oblast de Donetsk, fille d'un mineur et d'une infirmière, Elena BONDARENKO, 40 ans, mère d'une fille de 15 ans et d'un garçon de 4 ans, affiche courageusement son soutien à la population du Donbass. Journaliste, puis , élue deux fois députée à la Rada suprême de Kiev, en 2006 et en 2012, sous l'étiquette "Parti des Régions", elle siège dans la fraction de ce parti, dans l'opposition au gouvernement d'alliance droite-extrême-droite qui tient le pouvoir à Kiev et a envoyé l'armée combattre son propre peuple [1].

 

Kiev, Ukraine, 10 Septembre 2014 

 

«Mes amis, voici ma déclaration ! Je demande de la diffuser un maximum. Ceux qui ont la possibilité de la traduire, qu’ils le fassent.

 

« Moi, Elena Bondarenko, députée du Parti des régions, me trouvant dans l’opposition à l’actuel pouvoir en Ukraine, je veux déclarer que ce pouvoir s’abaisse jusqu’aux menaces directes d’élimination physique des représentants politiques d’opposition en Ukraine, jusqu’à priver de leur droit de parole l’opposition au parlement et en dehors, et même à la complicité de crimes non seulement contre ces représentants politiques mais contre leurs enfants.

 

Des menaces constantes, l’interdiction non formulée de la présence des opposants sur les ondes de la plupart des chaînes ukrainiennes, une persécution déterminée, ce sont là déjà les attributs de la vie courante d’un député en Ukraine.

 

Tous ceux qui appellent à la paix en Ukraine sont immédiatement inscrits par le gouvernement sur la liste des ennemis du peuple, comme ils le furent, par exemple, dans l’Allemagne des années 30-40 du siècle dernier ou au temps de la politique de McCarthy aux USA.

 

Il y a quelques jours, le ministre des Affaires intérieures de l’Ukraine, Arsen Avakov, qui est un ardent partisan du dénommé « parti de la guerre » en Ukraine, a déclaré la chose suivante : « Quand Elena Bondarenko monte à la tribune faire un discours, la main cherche tout de suite le revolver ». Je souligne que c’est un homme investi de la fonction de premier policier de l’état qui dit une chose pareille.

 

Il y a exactement une semaine, le porte-parole du parlement ukrainien Alexandre Tourtchinov m’a privée de la même façon de mon droit de parler à la tribune en tant que représentante de la fraction d’opposition du « Parti des régions ». Il m’en a privée simplement parce que j’ai déclaré que « le pouvoir qui envoie l’armée bombarder des civils est criminel ». Après quoi, il a donné avec magnanimité la possibilité aux radicaux du parlement d’appeler à fusiller l’opposition.

 

Rappelant que, à la fin de l’année dernière, quand les extrémistes commençaient à s’armer à Kiev, on avait tiré sur ma voiture et que ce fait avait été enregistré par les organes de police sur ma déclaration, je considère ce genre de menaces avec le plus grand sérieux.

 

J’informe également tous ceux qui ne le savent pas encore que le pouvoir actuel couvre des criminels, qui ont osé lever la main sur le fils d’un autre opposant politique, Vladimir Oleinik. Rouslan Oleinik, qui occupe la fonction de procureur de district, a été roué de coups sur son lieu de travail, à la suite de quoi sa vie et sa santé se sont trouvées menacées.

 

Au lieu d’enquêter sur cette agression contre un procureur dans l’exercice de ses fonctions et sur cette intimidation monstrueuse à l’égard d’un opposant et de sa famille, le pouvoir a licencié ledit procureur.

 

J’entends chaque semaine mes collègues parler des passages à tabac de leurs collaborateurs, des perquisitions dans les entreprises de leurs partisans, des menaces et même des attentats sur leurs vies, leur santé et leurs biens.

 

L’espace informatif ukrainien est presque complètement épuré de cette information, et les Ukrainiens ordinaires ne devinent même pas que se déroule en Ukraine une lutte criminelle contre l’opposition, que le droit à la libre parole donné par la Constitution est malmené de toutes parts.

 

Ces mêmes rédactions qui, surmontant leur peur, travaillent honnêtement s’exposent aux agressions des groupuscules nationalistes, or les organisateurs et les participants de ces pogroms des rédactions, même identifiés par des vidéos et du matériel photographique, ne sont pas tenus responsables.

 

J’en appelle aux structures internationales qui déclarent leur attachement aux principes démocratiques, pour qu’elles ne se contentent pas de prêter attention à cela mais qu’elles se mettent au travail afin que soient conservés et observés les droits démocratiques et les libertés des citoyens ukrainiens.

 

Les méthodes de la junte de Kiev dans sa lutte pour le pouvoir, et plus exactement dans sa lutet pour l’édification d’une dictature en Ukraine n’ont rien de commun avec la notion de « démocratie ».

 

L’inactivité de la communauté internationale à l’égard de ces faits criants seront considérés comme de la complicité et de l’approbation silencieuse envers tous les crimes qui se commettent à présent en Ukraine. Le monde libre perd encore un avant-poste, l’Ukraine.

 

Tous ceux qui se battent, non en paroles, mais dans les faits, pour la démocratie, les droits et la liberté de l’homme peuvent ensemble faire beaucoup.

 

Car nous sommes les seuls à pouvoir arrêter la junte et la guerre fratricide en Ukraine !

 

Avec tout mon respect.

 

La députée populaire d’Ukraine,

Elena Bondarenko

 

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Olena_Anatoliivna_Bondarenko

Le post de la députée sur sa page facebook https://www.facebook.com/E.A.Bondarenko/posts/324449304394390

 

 

source : AGORAVOX

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents