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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 15:41

Ci-dessous deux appels du SNES-FSU.  Un appel à rejoindre les manifestations du 9 Mars, en particulier aux côtés des organisations de jeunesse.  Et le communiqué du SNES-FSU sur la loi El Khomri qu'il qualifie d'inacceptable.

Contre la loi travail : soutenir la jeunesse le 9 mars

Le SNES-FSU appelle les personnels à rejoindre les manifestations et initiatives prises en particulier par les organisations de la jeunesse le 9 mars prochain pour le retrait de la loi El Khomri. Personnels des lycées et collèges, notre place est aux côtés d’une jeunesse qui refuse la précarité comme seul futur. Salarié-es, nous sommes partie prenante de ce combat contre la réduction des droits et garanties du monde du travail et pour l’ouverture de nouveaux droits.

En outre, le SNES-FSU appelle à signer la pétition contre cette loi.

Les raisons de l’opposition de la FSU sont en particulier rappelées dans ce communiqué. La FSU est partie prenante de l’intersyndicale qui s’est constituée pour s’opposer à ce projet de loi et appellera dans ce cadre à toutes les actions unitaires en construction.

Loi Travail : un projet inacceptable
jeudi 25 février 2016

Après les différents rapports publiés (Combrexelle et Badinter) et les lois de sécurisation de l’emploi (Macron, Rebsamen), le projet de loi "visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" est un pas supplémentaire dans la réduction des droits et garanties offertes aux salariés et aux jeunes.

Nombre d’éléments contenus dans ce texte ne sont pas pour la FSU acceptables, comme le plafonnement du barème des indemnités prud’homales, la facilitation des licenciements économiques, l’inversion de la hiérarchie des normes, le temps de travail des apprentis mineurs ou encore nombre de dispositions relatives à la formation professionnelle...

Pour la FSU, « la loi protège le faible », et le rôle de la négociation collective n’est donc pas de revenir sur les dispositions protectrices de la loi. Cette loi rompt des équilibres nécessaires à trouver pour l’organisation sociale du travail entre les salariés et les employeurs. Le concept de "flexi-sécurité" est en train de se traduire par plus de sécurité pour les employeurs et plus de flexibilité pour les salariés.
A l’inverse, le débat devrait porter non pas sur la limitation des droits des salariés mais sur la construction de droits nouveaux pour faire face à la situation économique et sociale et au chômage.

Ce projet de loi n’est pas acceptable.  Il doit être rediscuté sur d’autres bases, avec l’objectif d’améliorer les droits des salariés, des jeunes et des chômeurs. Il est nécessaire et urgent de leur donner des garanties.

Le gouvernement doit entendre les inquiétudes et mécontentements qui grandissent. Il doit établir un véritable dialogue social avec les organisations syndicales sur cette question avant tout examen du projet de loi en conseil des ministres.

La FSU poursuivra le travail engagé dans le cadre de la réunion unitaire du 23 février et considère que si le gouvernement poursuit dans cette voie, l’intervention des salariés et des jeunes sera nécessaire.

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:26

Ce que ne supporte pas la direction de l'entreprise McDonald's, c'est l'existence d'un syndicat CGT et les succès obtenus poour les salariés.  Succès qui deviennent des exemples pour les salariés des autres restaurants de la chaîne ...

Chez McDonald's, c'est "Travaille et tais-toi!" - A Caudebec les Elbeuf près de Rouen - Les salariés en grève pour soutenir leur chef mis à pied -  Il est aussi militant CGT et milite pour les droits des salariés de McDonald's -
Caudebec-lès-Elbeuf En Seine-Maritime, un McDonald's en grève pour soutenir un manager sanctionné

Des salariés du McDonald's de Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime) ont manifesté mardi 1er mars 2016. Ils soutiennent leur chef mis à pied pour avoir « dénigré » l'enseigne.

Mise à jour : 02/03/2016 à 17:09 par Raphaël Tual sur Normandie-actu

 

La manifestation a mobilisé plusieurs dizaines de salariés ou d'anciens employés pour soutenir le manager sanctionné (photo d'un manifestant).

La manifestation a mobilisé plusieurs dizaines de salariés ou d'anciens employés du MacDonald's de Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime). Ils soutiennent le manager sanctionné. (Photo envoyée par un manifestant)

Les salariés du McDonald’s de Caudebec-lès-Elbeuf, dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) se sont mobilisés avec manifestation et débrayage, mardi 1er mars 2016. Des employés en repos ou d’anciens collaborateurs se sont associés aux actuels salariés pour soutenir un des managers. Ils étaient une cinquantaine de manifestants, selon les organisateurs.
Loïc R., assistant de direction, a subi une mise à pied pour deux jours : mardi 1er mars et mardi 8 mars 2016. Cet employé est également délégué du personnel et représentant CGT restauration rapide en Seine-Maritime. En réaction à cette sanction, un préavis de grève a été déposé pour huit jours. Les manifestants en ont profité pour revendiquer une hausse de salaire.

Peut-être que d’autres actions seront menées cette semaine. Ce qui est sûr, c’est que mardi prochain, 8 mars, une nouvelle manifestation sera organisée », indique Loïc R. à Normandie-actu.
« Des manquements répétés »

La direction reprocherait au syndicaliste un « dénigrement envers l’enseigne », souligne-t-il. Régulièrement, ce manager écrirait des mots sur un tableau destiné à la communication de l’équipe : « Il y a les bulletins de salaires, mais pas la paie », ou encore « il y a le bien-être ensemble, mais beaucoup de fatigue ». Le manager  se défend : « Ce n’est pas du dénigrement, c’est de l’humour. » Selon lui, « une trentaine de salariés ont écrit à la direction pour expliquer que ces mots sur le tableau les motivent. C’est la liberté d’expression qu’ils veulent bâillonner ».
La direction du restaurant, contactée par Normandie-actu, « confirme qu’une procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre d’un salarié, compte tenu des manquements répétés constatés dans l’exécution de son contrat de travail et des fonctions qu’il exerce. Cette procédure a été engagée dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires et a d’ailleurs donné lieu à un entretien préalable avec le salarié ».

« McDonald’s veut ma tête »

Cette mise à pied est, pour Loïc R., la conséquence d’une tout autre raison : « McDo veut ma tête depuis longtemps. On est un des rares restaurants de France à avoir des avantages sociaux, comme le 13e mois. Ce sont des acquis obtenus après des luttes menées ces deux dernières années, et on incite les autres McDo à faire de même. »
Une page Facebook a même été créée pour renseigner les salariés sur leurs droits. Près de 2 000 personnes suivent cette page. Un « pousse aux grèves » qui ne serait pas très bien vu par sa hiérarchie. Cette dernière affirme que cette sanction « n’est en aucun cas liée au mandat de délégué syndical que ce salarié exerce depuis plusieurs années au sein de l’entreprise ». Elle affirme avoir « agi en responsabilité ».

Manifestation près de Rouen des salariés de McDonald’s
Publié le 03/03/2016 

Paris Normandie, 2 mars 2016 -  Extrait.

[...]« Cette sanction, précise l’intéressé, n’est qu’un début puisqu’elle précède un licenciement qui m’a été annoncé derrière. On me reproche d’être trop près des salariés et de faire de l’humour avec eux pour créer l’ambiance. Cela n’est pas du goût de cette entreprise paternaliste qui prend ce prétexte pour « casser » de la CGT et l’un de ses représentants syndicaux en ma personne. D’autant, poursuit-il, que depuis la mise en place d’un syndicat CGT dans notre restaurant et grâce à la solidarité de l’équipe, notre entreprise s’est progressivement dotée d’avancées sociales significatives ». Un 13e mois, par exemple.[...]

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:17
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:15

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 15:44
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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 15:40

Commentaires

Depuis la publication du projet de loi Travail, les oppositions se multiplient, la mobilisation grandit.  La responsabilité du pouvoir socialiste qui fait ce que veut Gattaz et le MEDEF, qui réalise ce que Sarkozy n'a pas osé faire est largement comprise.

Mais curieusement, une responsabilité cruciale est oubliée, occultée, cachée ... : celle de l'Union européenne et de ses deux bras armés, la commission européenne et le conseil européen qui ont écrit les recommandations à la France qui inspire le projet Valls-Hollande-El Khomri.AC.

Publié par Michel El Diablo

Avant projet de LOI EL KHOMRI: des salariés FLEXIBLES et INSÉCURISÉS [l'analyse du Syndicat des Avocats de France]Avant projet de LOI EL KHOMRI: des salariés FLEXIBLES et INSÉCURISÉS [l'analyse du Syndicat des Avocats de France]

Le Gouvernement vient de transmettre au Conseil d’État l’avant-projet de loi sur la négociation collective, l’emploi et le travail (le projet dit El Khomri).

 

Tel un rouleau compresseur, le Gouvernement continue son action de destruction des droits des salariés avec la méthode utilisée sans relâche depuis 4 ans : après la loi de sécurisation de l’emploi, la loi Macron, la loi Rebsamen, il s’agit à nouveau de modifier les textes en prétendant améliorer les droits des salariés, mais en les réduisant en réalité. Seules les entreprises sont sécurisées, au prétexte de relancer l’emploi, sans aucune démonstration de l’efficacité de ces mesures depuis 4 ans.

 

Des pans entiers du Code du travail sont modifiés avec effets dévastateurs sur les salariés :

 

  • Les principes rédigés par la Commission Badinter sont repris tels quels, sans discussion alors qu’ils font l’objet de critiques de toute part. Le premier article de ce rapport place ainsi le bon fonctionnement de l’entreprise au même niveau que les libertés et droits fondamentaux du salarié et permet ainsi de justifier que des limitations y soient apportées.

  • Concernant le temps de travail, les renvois à la négociation collective d’entreprise sont généralisés, la plupart des règles devenant supplétives et n’étant pas toujours fixées, le projet de loi renvoyant dans de nombreux cas à une décision de l’administration du travail.

  • Les 35 heures sont plus que jamais théoriques : la semaine de travail pourra atteindre 60 heures, tout ceci par simple accord d'entreprise sans autorisation de l'inspection du travail. Le temps de travail pourra être « modulé » sur 3 ans avec accord d’entreprise et sur 16 semaines sans accord, par simple décision unilatérale de l’employeur dans les entreprises de moins de 50 salariés, pour éviter de payer les heures supplémentaires lorsque le temps de travail dépasse 35 heures sur une ou plusieurs semaines. Comment ces mesures peuvent-elles favoriser l’emploi, puisqu’il s’agit de faire travailler les salariés en poste à moindre coût au lieu d’embaucher ?

  • Le référendum est autorisé dès lors qu’un accord collectif n’est signé que par 30% des représentants des salariés. Comme l’ont montré les affaires Smart et Fnac, les référendums pratiqués dans ces situations aideront les entreprises à contourner la discussion syndicale et à utiliser le chantage à l’argent et à l’emploi pour obtenir l’accord des salariés.

  • La révision des accords d’entreprise est facilitée et le maintien des droits des salariés en cas de révision ou de dénonciation des accords est limité. Les accords à durée déterminée seront généralisés, source d'une véritable précarité des droits des salariés et d’insécurité permanente.  

  • Face au peu de succès des accords de maintien de l’emploi, qui constituaient une grave remise en cause du principe de faveur, le projet de loi va plus loin : désormais, sans qu’il soit besoin de démontrer des « graves difficultés conjoncturelles », il sera possible, moyennant la promesse de préserver ou développer l’emploi, d’imposer au salarié une modification de son contrat de travail (par exemple une augmentation du temps de travail sans contrepartie). En cas de refus de celui-ci, il sera licencié sans passer par un licenciement pour motif économique et sans aucune possibilité de contestation pour le salarié.

  • En tout état de cause, l’intérêt de contester son licenciement est, dans bien des cas, privé d’intérêt : le projet de loi réintroduisant la barémisation des indemnités en cas de condamnation pour licenciement abusif. Censuré de la loi Macron par le Conseil constitutionnel au motif d’inégalité entre petites et grandes entreprises, le projet harmonise le barème par le bas, quelle que soit la taille de l’entreprise ! Non seulement il n'y a plus de plancher, mais en dessous de 5 ans d'ancienneté, le plancher devient le plafond. L’employeur pourra donc délibérément licencier un salarié sans motif, en provisionnant, avec un risque financier très limité et parfaitement contrôlé, le rôle du juge étant réduit, sans possibilité pour lui d’apprécier la réalité du préjudice subi par le salarié. Or, le préjudice ne se limite pas à l’ancienneté dans l’entreprise, mais aussi à la précarisation, à la violence du licenciement, aux conséquences sur la vie privée, sur le logement, etc.

  • A travers les nouvelles règles proposées concernant les expertises, la mise du CHSCT sous tutelle du comité d’entreprise est encore renforcée.gner il faudra que nous rassemblions des forces telles

  • Au chapitre des nouvelles technologies, la nouvelle priorité du Gouvernement est la promotion des plateformes de type Uber. En lieu et place de l’amélioration des droits des travailleurs, le Gouvernement leur interdit toute possibilité de faire reconnaître l’existence d’un contrat de travail.

         

Quant au compte personnel d'activité (CPA), il n'a, pour l’instant, que le mérite d’être prévu, mais ne crée pas de droits nouveaux. Sa règlementation et ses modalités d'utilisation demeurent très imprécises. Face à une régression de cette ampleur et à la dégressivité annoncée des allocations chômage, cette mesure fait figure de leurre destinée à travestir une attaque sans précédent contre les salariés, en avancée sociale.

 

Le Gouvernement tente le coup-double en déformant la notion de flexi-sécurité : flexibiliser le travail et sécuriser les employeurs… Sans simplifier le Code du travail ni sécuriser les salariés ! En guise de sécurisation, les salariés se trouvent confrontés à la précarisation de leur emploi et de leurs conditions de travail, à la complexité des règles appliquées et un socle commun du droit du travail qui se délite.

 

Le 4 novembre 2015, le Premier ministre annonçait : « C’est dans la continuité́ des grandes conquêtes sociales qui ont marqué notre pays que s’inscrira le projet de loi qui sera présenté́ au premier trimestre 2016. C’est là toute l’ambition du Gouvernement, en faveur du progrès social, pour un modèle renouvelé́, en phase avec les grands défis de demain ». C’est exactement le contraire. Ce projet de loi est en rupture totale avec les grandes conquêtes sociales et remet en cause la finalité même du Code du travail : protéger les salariés, du fait de l’inégalité intrinsèque entre les parties au contrat.

Le 18 février 2016
 

 

 
LE TEXTE en PDF en lien ci-dessous: 

 

 

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 12:11
Rouen : les syndicats étudiants se mobilisent contre la loi Travail

La ministre du travail Myriam El Khomri se dit « debout, motivée et déterminée » à défendre son projet de loi, soutenue par François Hollande. Les syndicats étudiants appellent à un retrait de son projet de loi travail

  • CL et AFP
  • Publié le 02/03/2016 | 19:19 sur FR3 Normandie.  Lire la totalité de l'article et voir la video ici.
 
© France 3 Normandie

© France 3 Normandie


A la Faculté des lettres de l’université de Rouen, les syndicats étudiants tractent en vue de la journée d’action du 9 mars, contre le projet de loi travail.

Les étudiants faisant part de leurs inquiétudes à enchainer les CDD, craignant des licenciements abusifs, et un projet de loi empêchant tout recours à la justice. [...]

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 09:42
La CGT formule ses PROPOSITIONS pour réformer le droit du travail

La CGT, qui rejette en bloc le projet de réforme du droit du travail, a formulé mardi ses propres propositions pour "construire le code du travail du 21e siècle".

LIRE LA SUITE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS:

http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/la-cgt-formule-ses-propositions-pour-reformer-le-droit-du-travail_1769242.html

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 23:51
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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 23:48

Le Parti communiste allemand (DKP) quitte le Parti de la gauche européenne (PGE)

Le Parti communiste allemand (DKP) quitte le Parti de la gauche européenne (PGE)

Déclaration du Parti communiste allemand, 1er mars 2016, traduite par MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf »

Contre l’Union européenne, pour un travail en commun à gauche

Les délégués du 21ème congrès du Parti communiste allemand (DKP) [réunis en 3ème session] ont décidé le 27 février 2016 que le Parti abandonnait son statut d’observateur dans le « Parti de la gauche européenne » (PGE). 99 délégués ont voté pour cette résolution, 52 se sont prononcés contre et six se sont abstenus. Le DKP entend à l’avenir mettre l’accent, dans le travail en commun au plan international, sur la recherche de contacts avec les partis frères communistes.

Que le DKP reste observateur ou même devienne membre de plein droit du PGE fait partie depuis des années des questions les plus controversées dans le Parti. Le PGE, comme l’a rappelé une intervention liminaire à la discussion de la résolution, critique certes la politique actuelle de l’UE. Mais, le PGE part de l’analyse qu’il ne s’agit là que d’une déviation du cours, fondamentalement juste pour lui, de l’intégration européenne. Les délégués, par leur décision ont souligné une nouvelle fois que le DKP considère que cette UE ne saurait être amendable. De son point de vue, l’UE est dans sa structure même tournée vers les intérêts des banques et des trusts. Une minorité du Parti a critiqué le retrait du PGE estimant qu’il signifiait un renoncement à la collaboration avec d’autres forces de gauche. Beaucoup d’intervenants sont allés contre cette vision des choses. Pour eux, il ne s’agit pas de savoir s’il on doit travailler avec d’autres forces de gauche. Il s’agit de définir à quoi ce travail doit ressembler : les communistes peuvent-ils s’accorder avec un PGE dont le programme n’envisage pas de dépasser les frontières du capitalisme ? Le DKP milite pour des formes de travail en commun où soient reconnues les différences de vue entre les participants. Il n’entend pas se laisser ôter la possibilité, aussi bien de s’engager dans de larges alliances qu’en même temps aussi, de promouvoir ses propres options progressistes et révolutionnaires.

A l’avenir encore, le DKP entend travailler avec des partis membres du PGE. Il se place dans l’unité d’action dans le combat contre l’exploitation, la remise en cause de la démocratie et la guerre. Il salue chaque initiative qui met en avant les intérêts communs des travailleurs contre les monopoles. Il participe à toute démarche visant au combat commun. Dans les entreprises et les quartiers, dans la rue et dans les conseils municipaux, au niveau national et international, le DKP s’engage dans le combat, dans de vastes alliances, pour les intérêts des travailleurs.

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