Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 10:18

PORT du HAVRE

Fin de la grève des heures supplémentaires, des dérogations et travaux exceptionnels

Voir le site du syndicat CGT du port du Havre : https://www.cgt-gpmh.com/

Partager cet article
Repost0
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 08:58

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 22:15

Le 23 avril dernier la politique de l'UE et ceux qui l'ont mis en œuvre tour à tour ont été largement désavoués par les électeurs. F Fillon et E Macron défendaient cette Europe du capitalisme mondialisé. Ils ont réuni à eux deux un peu plus de 44,02% des suffrages. Les illusions restent cependant encore fortes sur les possibilités de réformer l'UE mais l'exaspération est à son comble et les bons résultats de JL Mélenchon en témoignent. En Seine-maritime, il est en deuxième position, en tête dans les villes dirigées par un maire communiste. Mais pas seulement. Il a su rassembler sur son nom les Havrais qui se sont si durement battus contre la loi travail et qui ont ainsi poursuivi leur lutte contre ceux qui avaient construit, soutenu ou permis cette politique. Il fait un bon score dans maints quartiers populaires et dans beaucoup de villes en France.

 

Marine Le Pen a pu apparaître comme le pourfendeur le plus virulent de l'UE et a su utiliser un langage social pour capter les électeurs. En Seine-Maritime et dans l'Eure, elle est en tête, particulièrement dans les campagnes et les petites villes.

Or le FN reste à l'évidence profondément attaché aux valeurs anti-ouvrières du patronat et de la droite traditionnels. Il entend contrôler les syndicats et garde un solide fond anti-communiste et anti-progressiste. Il rejette profondément la lutte des classes, les luttes sociales, même si il les tolère quand il s'agit d'une colère qu'il espère détourner à son profit. Il divise les salariés, il est dangereux pour les luttes. C'est un ardent défenseur de la Vème République et du pouvoir présidentiel. Ses propositions concernant le mode scrutin (proportionnelle assortie d'un bonus très important pour la liste arrivée en tête ) sont extrêmement dangereuses et tout aussi antidémocratiques que le système actuel.

 

Alors : voter Macron ? Voter pour le candidat qui nous promet d'aggraver par ordonnances la loi Travail ? Emmanuel Macron fera monter le FN tout autant que F. Hollande car il mènera une politique pire encore que celle des socialistes et des gouvernements de droite précédents. Voter pour Macron, c'est lui donner un blanc-seing pour ses projets anti-sociaux.

 

Ces deux candidats n'effraient pas la Bourse : elle a augmenté de cinq points à l'annonce des résultats. C'est la garantie pour le monde de la finance d'exploiter sans entraves les salariés.

La seule solution est de poursuivre le travail commencé lors des présidentielles : lier les luttes sociales aux luttes politiques contre les politiques européennes décidées à Bruxelles et incarnées par les forces politiques européistes. Avancer, dans les luttes sociales, politiques, les batailles pour la paix, des propositions réellement progressistes, comme les nationalisations, la relance de services publics élargis avec les usagers, de nouveaux pouvoirs pour les salariés et les usagers, et la lutte contre les institutions de la 5ème République, la sortie des institutions européennes et de l'OTAN.

 

Rien ne peut changer en s'appuyant uniquement sur des espoirs électoraux. Même JL Mélenchon n'aurait rien pu faire seul.

Bref nous refusons d'utiliser le bulletin Le Pen contre Macron, tout comme nous refusons d'utiliser le bulletin Macron contre Le Pen. Nous ne voterons ni pour l'un, ni pour l'autre.

Le 7 Mai, nous nous abstiendrons ou nous voterons blanc !

Toute autre attitude gênerait la construction en cours du mouvement progressiste contre les politiques du capitalisme mondialisé, contre les institutions européennes et celles de la Vème République.

 

Action communiste, le 27 avril 2017

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 21:48

La liste des soutiens d’Emmanuel Macron que nous proposons ci-dessous n’est pas exhaustive mais elle est à notre connaissance la plus complète disponible à ce jour. Les personnalités sont classées par catégorie (« Patrons et banquiers », « Responsables politiques », etc.), puis par ordre alphabétique. Les possédants, que leur capital soit prioritairement économique, politique ou culturel, sont, sans surprise, en bonne place…

La suite ici sur le site de Ruptures : https://ruptures-presse.fr/actu/liste-soutiens-emmanuel-macron-pouvoir-argent-election-presidentielle/

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 21:38

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 21:37

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:03
05 Mai

Pour moi qui ai vécu avec deux hommes qui ont été torturé (l’un par la Gestapo, l’autre par Batista) et n’ont pas parlé sans en faire un exploit, simmplemeent parce qu’il fallait agir ce qu’écrit Regis de Catelnau sur l’antifascisme, le vrai me parle dans ces temps où chacun prend la pose d’une manière aussi ridicule et nous encombre dans les réseaux sociaux d’une caricature de résistance qui brade notre passé. Ce sera probablement le dernier texte que je publierai avant cette sinistre farce des élexctions que je refuse de cautionner. (note de daneille Bleitracu)


9 JUILLET 2013

RÉGIS DE CASTELNAU sur son blog "Vu du droit"

Compagnons

Le hasard a voulu que la manifestation organisée le jour de la mort de Clément Méric ait lieu sous mes fenêtres. Aux premières loges, j’ai pu contempler le spectacle d’une petite manifestation gauchiste à l’ancienne. Avec cette différence, que désormais ce sont des délégations maigrelettes du PCF et de la CGT qui s’insinuent dans le cortège des autres. Singulier renversement. Il y avait identiques à eux-mêmes, les anars, les différentes chapelles trotskistes, des groupuscules encore plus marginaux. Au milieu, une petite phalange, aux slogans rythmés parfois en français, parfois en espagnol. Nos pasaran ! Ceux qui s’appellent eux-mêmes les « antifas ». Auxquels appartenait Clément Méric mort le matin même, d’une mort qui, malgré l’emphase des commentaires, apparaissait tellement stupide, tellement inutile. Tout cela était triste, pire dérisoire. Ce qui s’est passé ensuite, les polémiques décourageantes, pour faire passer une bagarre de rue qui a mal tourné en défense de Madrid en 1936, pour essayer de rassembler une gauche, politiquement à la dérive, autour des vieux réflexes, n’a pas aidé à remonter le moral.

Histoire de remettre les idées en place, le 18 juin, j’ai relu cette page des Mémoire de guerre ou de Gaulle décrit son arrivée à Londres : «je m’apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendrait franchir à la nage. »

Pour faire bonne mesure, je me suis repassé plusieurs documentaires, surtout ceux d’Antoine Casubolo intitulés « les derniers compagnons ». Ensemble de témoignages de ces Français libres distingués par le titre de «Compagnons de la Libération » qui leur fut décerné par de Gaulle. Au-delà de l’émotion et de l’admiration que l’on éprouve à entendre tous ces héros s’expliquer avec tant de simplicité, on ne peut s’empêcher de se poser, lancinante, la question : comment quelques garçons de 20 ans, de toutes origines sociales, géographiques et politiques, ont pu faire le choix, alors que tout était perdu, la nation effondrée, les élites légitimes appelant à la soumission, de partir sans armes, sans bagages, sans même savoir où aller, simplement pour continuer le combat ? Je dis quelques, car ils furent peu nombreux. Comme l’a dit Elizabeth de Miribel qui fut la secrétaire de Charles de Gaulle, Londres n’était pas une ville où on arrivait, c’était une ville dont on partait… André Maurois, Raymond Aron, Jean Monnet, Alexis Léger, tous les notables fuyaient pour le confort et la sécurité des États-Unis. Alors, chacun de ceux qui étaient à l’époque, de très jeunes hommes donne son explication. Tous, quelle que soit leur origine ou leur parcours, parlent à leur façon, de la France, du caractère inacceptable de la défaite. Et de la nature de l’ennemi. Et ils racontent le combat, la victoire, le difficile retour à la vie civile.

Maurice Halna du Fretay a été tué aux commandes de son avion lors du raid canadien sur Dieppe en août 42. Il avait rejoint l’Angleterre en novembre 40 après avoir, remonté pièce à pièce un vieil avion qu’il avait réussi à faire à atterrir en terre anglaise. Interrogé, après cet exploit, sur ses motivations il avait répondu simplement : « Je suis pauvre comme Job, je suis libre comme l’air. Je ne suis plus vaincu ».Dans la sociologie particulière de ce groupe étrange, les aristocrates étaient les plus nombreux. En général les cadets de famille. Ils eurent le taux de pertes le plus élevé. Normal.

Il y avait, beaucoup de bretons, de ces marins têtus qui payèrent un si lourd tribut à la bataille de l’Atlantique. Des intellectuels, des enseignants, des étudiants. Peu de paysans et d’ouvriers, catégories assommées par la défaite et la destruction du Parti Communiste. Ils se rattraperont.

Il y avait des juifs, aussi comme André Zirnheld jeune professeur de philosophie alsacien, premier officier parachutiste français tué à l’ennemi en juillet 1942 et auteur de la fameuse prière du para. Lazare Pytkowicz, « Petit Louis » qui commença la résistance en novembre 40 à l’âge de 12 ans ! Il s’enfuit du Vel’ d’Hiv’ en juillet 42. Devint agent de liaison. Arrêté trois fois par la Gestapo. Évadé trois fois. Il aura affaire à Klaus Barbie. Torturé, on lui demande s’il aurait parlé. Il répond non en souriant, jamais ! Puis se reprend et dit, confondant de modestie : « Mais, attention, je n’ai pas subi le supplice de la baignoire. Seulement les coups ». Il attendra en vain au Lutétia, ses parents et ses sœurs restés à l’intérieur du Vél d’Hiv. Sa Croix de la Libération lui sera remise dans le bureau du proviseur où il a été convoqué pendant la classe qu’il a reprise à la Libération.… Il a 16 ans.

Le communiste Jean Devé chef de district à la gare de Villedieu les Poêles rejoint Londres en juin 40. Il organise la sortie de Bir Hakeim en juin 42, s’élance le premier sur son Bren Carriers, pour ouvrir la voie aux ambulances chargées des blessés transportables, « hurlant à la bataille », arrêté par un obus antichar en pleine poitrine.

« Une mère, ça ne doute de rien ». Madame Moore habite à Louvigné-du-Désert, à quelques kilomètres de Villedieu les Poêles. Ses deux fils, Fred et Gaston, sont partis en Angleterre, en bateau à voile le 19 juin 1940. Depuis, aucune nouvelle. Au soir du 3 août 1944, la grand-rue de Louvigné résonne du passage incessant des troupes alliées qui viennent de s’engouffrer dans le sillage de la percée de Patton. « Mme Moore, Mme Moore, il y a des français, c’est l’armée Leclerc ! » C’est pourtant vrai ! Madame Moore avise un gaillard dans son half track :

«-Dites moi, vous n’auriez pas connu les frères Moore?

-Fred et Gaston ? Ils sont justes derrière. Mon lieutenant, on vous demande ! »

« Ce furent les retrouvailles » nous dit sobrement Fred d’une voix qu’il essaie d’affermir.

Des ecclésiastiques aussi, comme le truculent abbé de Naurois, antinazi farouche, Compagnon de la Libération et Juste parmi les nations, qui débarqua le 6 juin 1944 avec le commando Kieffer armé de son seul missel. Daniel Cordier, bien sûr, personnage extraordinaire. Dont la voix se brise lorsqu’il raconte son arrivée à l’Olympia Hall, lieu de rassemblement de la poignée de français « qui ne s’étaient pas couchés devant l’ennemi » au début du mois de juillet 1940. Arrivée de nuit, toutes les fenêtres éteintes. Qui s’allument les unes après les autres et des voix qui se répondent parlant du pays d’où elles viennent: Brest ! Concarneau ! Bayonne ! Rouen ! Paris ! Et la marseillaise qui éclate. « La plus belle que j’ai jamais entendue ». On veut bien vous croire, Monsieur.

Des militaires, finalement pas mal. Égaux à eux-mêmes. Leclerc, Koenig, Amilakvari, le prince géorgien, tant d’autres. J’ai une prédilection particulière pour Edgar de Larminat. Que de gaulle gratifiait d’une amitié « circonspecte ». Dont je recommande la lecture des « chroniques irrévérencieuses » particulièrement savoureuses. Sa définition de Leclerc en 1943 : « c’est le gaillard qui vient vous regarder sous le nez d’un air méchant, vous écrase le pied en vous bousculant et vous chipe votre mouchoir. Au moment où vous allez-vous rebiffer, vous vous apercevez qu’avec ce mouchoir il a fait un service de table complet alors vous ne dites rien et donnez votre chemise. »

Tous antifascistes. Tous. Mention particulière pour ce juif tunisien qui n’avait jamais mis les pieds en France et a débarqué, un des 177 du commando Kieffer le 6 juin 44. Qui décrit cette journée, avec son accent pied-noir à couper au couteau et une mine rigolarde. Les Anglais qui s’effacent quand la barge, touche le sable, en leur disant : « Messieurs les Français rentrez chez vous les premiers ». La prise du Casino d’Ouistreham. Les camarades tombés. Sa voix qui change et se brise dans un sanglot lorsqu’il raconte l’honneur retrouvé. Comment, au soir du combat, le colonel anglais, commandant le régiment, blessé à la tête, se redresse pour les saluer et les pointant du doigt, leur dit : « vous, les Français, vous avez fait du bon travail. »

On terminera avec ceux pour qui le « no pasaran » veut vraiment dire quelque chose. Ces Espagnols de la retirada qui ont rejoint la France libre et formé une compagnie célèbre : «la Nueve » celle qui rentrera la première dans Paris en août 44 commandé par le capitaine Dronne à qui Leclerc avait dit :« Je vous donne le commandement des Espagnols. Ils font peur à tout le monde. Ils ne sont pas vraiment faciles. Vous devriez vous en sortir…. » Antifascistes ceux là aussi, des vrais, des rudes. Qui à leur grand désespoir, après neuf ans de combat, ne pourront pas rentrer dans leur patrie.

Ce vieil homme retiré dans sa maison de retraite en Bretagne, qui a combattu au Tchad, en Libye, libéré Paris avec la Nueve, qui n’a jamais voulu retourner en Espagne et reçoit dans sa chambre aux murs de laquelle est accroché le drapeau de la République espagnole au côté de la photo de son chef, Philippe Leclerc de Hautecloque, est-il le Miralles, dont parle Javier Cercas dans son magnifique roman, « Les soldats de Salamine »?

« Il pense à un homme fini qui eut du courage et l’instinct de la vertu et pour cela ne se trompa jamais ou ne s’est pas trompé au moment où il fut vraiment important de ne pas se tromper….à un soldat seul dans un interminable désert ardent, brandissant le drapeau d’un pays qui n’est pas le sien, d’un pays qui est tous les pays à la fois et qui n’existe que parce que ce soldat brandit son drapeau renié ». Antifascisme…

Il y a probablement plusieurs façons d’être antifasciste. Mais c’est une chose sérieuse. Ceux que l’on vient de saluer l’ont été dans des circonstances particulières, celles où l’on payait le prix dans sa chair. C’est la raison pour laquelle il faut traiter tout cela avec précaution et ne pas galvauder. Le ventre serait encore fécond…? Certainement, certainement, mais il ne faut pas manier les symboles et la mémoire n’importe comment. Et puis écouter, et réfléchir à ce que nous disent ces gens-là. Que pour être antifasciste il faut d’abord être patriote.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 15:46

Par Ruth Eglash, le 27 avril 2017 sur le site Agence Médias Palestine


 

Portée par des militants palestiniens après sa libération d’une prison israélienne en 2016, la députée palestinienne Khalida Jarrar saluée au checkpoint israélien de Jbara, près de Tulkarem en Cisjordanie. (Abed Omar Qusini / Reuters)

 

 

RAMALLAH – Le bureau bien rangé et la tenue élégante de Khalida Jarrar ne donne que peu d’indices sur le fait que, l’année dernière à la même époque, elle accomplissait une peine de 15 mois de prison dans une cellule israélienne.

Elle est une élue au parlement palestinien, une avocate, une épouse et une mère. Elle est aussi, selon Israël, une agitatrice et un danger pour sa sécurité. Ses déplacements sont restreints depuis des années par Israël et elle n’a pas quitté la Cisjordanie occupée depuis 1998.

En avril 2015, un tribunal militaire israélien l’a condamnée, entre autres choses, pour incitation et appartenance à une organisation terroriste illégale – charges qu’elle continue à nier.

Libérée l’été dernier, Jarrar a passé son temps cette semaine à parler au nom d’environ 1.000 prisonniers palestiniens actuellement plongés dans une grève de la faim illimitée. Les conditions de vie dans les prisons israéliennes, disent-ils, sont devenues insupportables.[...]

Lire l'article ci-dessous

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:44

Sur France Inter le 2 mai 2017

Vincent Giret nous emmène ce soir à Varsovie et à Budapest, où deux manifestations opposées viennent de se dérouler.

J’avais vu passer ce week-end sur twitter, un message d’un confrère évoquant une manifestation fasciste à Varsovie. J’ai, un temps, je l’avoue, cru à une exagération, voire une intox. Et puis, je suis allé voir sur le site de Gazeta Wyborcza, le quotidien polonais de grande qualité, créé et toujours dirigé par l’ancien dissident Adam Michnik, et là, je l’avoue, ma stupéfaction a été totale : on y voit sur une vidéo que ce samedi 29 avril, en plein cœur de Varsovie, dans ce quartier du centre historique reconstruit dans une ferveur populaire exceptionnelle au lendemain de la Second Guerre, paradaient 500, un millier peut-être, hommes et femmes, le crâne souvent bien rasé, tous vêtus de noir de la tête au pied et strictement alignés, comme le serait une armée au garde à vous, agitant le drapeau vert et blanc d’un parti authentiquement néo-fasciste, appelé Renaissance Nationale de la Pologne. On y entend son leader éructer et le chœur de ses partisans reprendre des slogans haineux qui provoquent la stupeur des passants, une jeune femme sur le trottoir semble même essuyer une larme. Mais on comprend vite que non seulement cette manifestation a été autorisée, mais qu’elle est en outre fermement protégée par des rangées de CRS polonais. Ce groupuscule est en fait l’héritier politique du Camp national-radical, qui se proclamait ouvertement fasciste dans les années 30 et organisait même des pogroms anti-juifs. Bien sûr, ce parti est ultra minoritaire, mais l’image est terrible et dit surtout combien le parti populiste au pouvoir, les ultra-nationalistes du Parti Droit et Justice jouent avec le feu en attisant la haine, la xénophobie et s’attaquant depuis des mois à l’état de droit et aux grands principes démocratiques.

Vu sur le site http://wyborcza.pl que le journaliste de France Inter a consulté.

Tysiące podpisów pod petycją o delegalizację ONR
 (Des milliers de signatures pour une pétition visant à interdire l'ONR)
Kacper Sulowski

 

Marsz ONR-u w Warszawie

Extraits de l'article et traduction google

Les participants de la manifestation, marchant dans les rues de Varsovie avec croix et bannières de la phalange, ont scandé des slogans nationalistes et xénophobes : « Nous ne voulons pas l'islam ici, les terroristes, les musulmans » ou « Il y aura du bâton sur le museau de gauche. » Protégé par la police  en présence de plusieurs centaines de personnes.

(Uczestnicy demonstracji, idąc ulicami Warszawy z krzyżem i sztandarami z falangą, skandowali nacjonalistyczne i ksenofobiczne hasła, m.in.: „My nie chcemy tu islamu, terrorystów, muzułmanów” czy „Znajdzie się kij na lewacki ryj”. W ochranianym przez policję marszu wzięło udział kilkaset osób.)

Les autorités polonaises non seulement regardent sans rien faire des démonstrations de fascistes, mais récemment encore enlevé le symbole ONR - Phalange - de la liste des symboles reconnus du fasciste et raciste.

(A w ubiegłym tygodniu znów maszerowali ulicami Warszawy. Polskie władze nie tylko bezczynnie przyglądają się demonstracjom faszystów, ale niedawno usunęły nawet symbol ONR - falangę - z wykazu symboli uznawanych za faszystowskie i rasistowskie”.)

Au même moment, les communistes polonais n'ont plus le droit de s'exprimer.  Les membres du comité de rédaction du journal communiste "Brzask”   sont condamnés à la prison au terme d'une surprenante argumentation du procureur :

"Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”

Partager cet article
Repost0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:19
Sur Initiative communiste

Communiqué – Commission Internationale du PRCF

Le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) condamne de la manière la plus énergique la répression anti-communiste en .

Le régime cléricalo-fasciste polonais pourchasse les militants du Parti Communiste Polonais qui ne font que défendre leurs idées et leur projet politique.

Cette atteinte aux droits de l’homme et du citoyen polonais les télés, les radios, les belles âmes n’en parleront pas. Du moment où ce sont des communistes qui sont frappés ils font silence. Portant ce furent les communistes des pays occupés et l’URSS qui ont vaincu le /nazisme. A l’approche du 8 mai et de l’anniversaire de la capitulation du IIIe Reich il est bon et nécessaire de rappeler ce fait.

Et de constater que ce sont les descendants des collabos de nazis qui pourchassent les communistes en Pologne. Et que dans toute l’UE, cette prison des peuples, les partis d’extrême-droite relèvent la tête y compris en France où le FN, grâce à la complicité de la bourgeoisie, menace les syndicalistes et ceux qui luttent pour la démocratie et la paix.

Notre solidarité avec les communistes polonais et le Parti Communiste de Pologne est totale.

 

Nous participerons à toutes les manifestations de solidarité avec nos camarades de Pologne.

Nous vous appelons à signer la pour le cessation immédiate et inconditionnelle des poursuites contre des citoyens qui ne font qu’utiliser leurs droits.

Enfin il est temps de ne plus accepter l’amalgame honteux, indigne, mensonger qui veut faire croire que communisme et fascisme sont des frères jumeaux. Cet horrible mensonge se répand dans tous les médias bourgeois, les chiens de garde du système capitaliste ne cessent de le pilonner,des livres d’école reprennent le grand mensonge, le bourrage de crâne est général : c’est lui qui sème la revanche d’Hitler.

Appel international de soutien aux militants du Parti communiste de Pologne condamnés à la prison pour „propagation du communisme” – Pétition

Le 31 mars 2016 quatre militants du Parti communiste de Pologne ont été condamnés par le tribunal de première instance de Dąbrowa Gόrnicza à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir „propagé l’idéologie communiste” dans leur magazine "Brzask” et sur leur site internet.

Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels "la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”. Le tribunal n’a pas mené de procès selon la procédure du code pénal, se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense alors qu’ils avaient déjà demandé à être jugés selon une procédure pénal normale.

Les militants du (Parti Communiste de Pologne) sont accusés sur la base de l’article 256§1 du code pénal: "Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à 2 ans”.

 

Accuser les militants communistes polonais de propagande totalitaire est encore un pas vers la mise à égalité du communisme avec le fascisme afin d’interdire totalement l’activité des communistes.

Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice a envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation contenant l’accusation suivante: "Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”…

Les communistes polonais sont donc condamnés pour avoir poursuivi leur activité statutaire légale!

Au moment de la condamnation des rédacteur de "Brzask”, les néofascistes de ONR (Obόz Narodowo Radykalny – Rassemblement National Radical) défilaient dans la rue pour de Bialystok pour fêter le 82 anniversaire de leur fondation… Ils portaient alors des étendards avec le symboles de la Phalange, des torches allumées et appelaient publiquement à liquider leur ennemis politiques, c’est à dire faisaient complètement référence au fascisme historique. Malgré cela le Ministère de la Défense a programmé d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense territoriale. Auparavant un tribunal à Czestochowa a relaxé un homme qui faisait commerce de tee-shirts avec inscriptions racistes sans y voir une violation de l’article 256 du code pénal. Dernièrement le Ministère de la Justice et le Procureur Général ont suspendu l’exécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier.

L’Etat bourgeois pense qu’il va terroriser le KPP et les militants communistes polonais par cette répression anti-communiste et que cette campagne anti-communiste va lui profiter. Cependant cette répression est liée à l’intensification des pratiques anti-sociales barbares de l’Union européenne. La solidarité avec le KPP et le soutien aux communistes persécutés dont l’action se déroule dans des conditions très difficiles, sont très importantes pour et doivent devenir massives –chaque protestation devant les ambassades polonaises seront des actions décisives et efficaces.

Les répressions anti-communistes doivent cesser, et les lois anti-communistes abrogées!

À bas la falsification de l’Histoire ouvrière!

Komunistyczna Partia Polski – KPP – Parti communiste de Pologne

Signer en cliquant ici: https://www.change.org/p/kpp-p olish-communist-party-protest- against-the-criminalization- of-anti-capitalist-voice-in- poland?recruiter=55577695&utm_ source=share_petition&utm_ medium=email&utm_campaign= share_email_responsive

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents