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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 18:19
 
 
Une découverte, les pratiques esclavagistes filmées par CNN ? On tombe vraiment des nues ? Certainement pas. Le 11 avril 2017, l’Office international des migrations publiait un rapport indiquant que des milliers de migrants transitant par la Libye étaient vendus comme du bétail sur des marchés aux esclaves, avant d’être soumis au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle. Cette réalité, tout le monde la connaissait, et personne n’a rien fait.
Lorsque Emmanuel Macron a consacré son premier voyage présidentiel à la région sahélienne, on n’a pas le souvenir qu’il ait dit quelque chose. Mais on le comprend : la sécurité des approvisionnements miniers de l’ex-puissance coloniale est une affaire beaucoup plus sérieuse, et on ne va quand même pas perdre son temps avec des broutilles. C’est vraiment dommage, car la France aurait eu beaucoup à dire sur la situation en Libye.
Il ne faudrait pas l’oublier : si ce pays est à la dérive, s’il est dépecé par les factions rivales, si la violence y règne, c’est parce que la France et ses alliés l’ont anéanti en 2011. Les marchands d’esclaves ne sont pas tombés du ciel : ils sont arrivés dans les bagages de l’OTAN. Sous des prétextes humanitaires fabriqués par la propagande, Paris, Londres et Washington se sont arrogé le droit de détruire un Etat souverain. Ils l’ont remplacé par la loi de la jungle et le chaos milicien. On voit le résultat.
Où sont-ils, ceux qui ont décidé de renverser Mouammar Kadhafi ? On aimerait les entendre, ces visionnaires. [...]
Esclavage en Libye : merci l’OTAN ! par Bruno Guigne
Esclavage en Libye : merci l’OTAN ! par Bruno GuigneEsclavage en Libye : merci l’OTAN ! par Bruno Guigne
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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 18:11

La communication médiatique occidentale sur le XIXème congrès du Parti communiste chinois a été affligeante. L’attention a presque exclusivement porté sur les “marionnettes du spectacle”, sur un seul homme et les spéculations à propos de l’hypothétique étendue de son pouvoir. Toutefois ce congrès ne portait pas sur la personne de Xi Jinping mais sur les changements et les défis fondamentaux du plus grand pays au monde. Mais nous n’avons pas appris grand chose à ce sujet, sinon quelques clichés éculés.

 

Au cœur du congrès : le fait que la Chine se trouve dans une nouvelle ère de développement. L’expression “ère nouvelle” figurait 36 fois dans le discours du président Xi .L’ère ancienne s’est caractérisée par le développement rapide de l’économie et de la technologie, parallèlement à l’inégalité sociale et aux problèmes environnementaux.

L’ère nouvelle œuvre pour une croissance durable et équilibrée, une meilleure qualité de vie pour la population, davantage de participation et un rôle plus prépondérant sur la scène mondiale (1)

Nous donnons ci-après quelques informations contextuelles sur un certain nombre de domaines dans la société chinoise en pleine mutation, en plein “développement”, dans l’espoir de pouvoir étayer plus solidement les connaissances et ou les critiques. [...]

Une longue analyse qui permet d'entrevoir ce qu'est la Chine aujourd'hui et ce que dit le Parti Communiste Chinois.  Lire l'intégralité sur le site de Michel Collon :

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 17:51

Les événements au Proche-Orient s’accélèrent comme jamais. Saad Hariri, le premier ministre du Liban, vient d’annoncer sa démission de façon insolite, depuis l’Arabie saoudite où se déroule une « révolution de palais ». En Syrie, d’importantes victoires ont été remportées par l’armée et annoncent la fin d’un conflit meurtrier. Quelle sera l’issue de cette crise politique ? Pour approfondir ces questions, nous avons interrogé l’historien et ex-ministre des finances libanais Georges Corm, auteur du livre Le Liban contemporain.

Il y a un an, les élections présidentielles permettaient au Liban de sortir d’une longue période d’instabilité institutionnelle. Comment expliquer ce coup de théâtre ?

Le contexte libanais était effectivement très stable. Le gouvernement constitué par Saad Hariri en décembre comprenait tous les grands partis politiques, à l’exception du parti phalangiste qui s’est érigé en parti d’opposition. Il incluait donc aussi le Hezbollah et les choses semblaient bien se passer : loi électorale et budget adoptés, en particulier. Le ton de Saad Hariri restait très modéré pour ce qui concerne la politique iranienne et celle du Hezbollah, partie à son gouvernement.

Son rappel en Arabie saoudite trois jours après une visite qu’il y avait fait effectuée et son départ précipité sans que personne de son entourage ou des ministres libanais ne l’accompagne montre qu’il s’est agi d’une démission forcée faite en Arabie saoudite, comme tout le prouve, dans un contexte du coup d’État qui se déroule dans ce pays. [...]

Lire la suite ci-dessous :

Corm : « Seuls les naïfs pensent qu’il s’agit d’un conflit entre sunnites et chiites »
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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 15:44
 
"Challenge" publie un courrier signé par le Medef et envoyé aux députés qui fournit clé en main des amendements pour défendre les intérêts patronaux lors du vote du budget 2018. Amendements que l'on retrouve ensuite pratiquement à l'identique dans le débat parlementaire. Cherchez l'erreur.

Le Medef peut compter sur nos députés pour défendre ses intérêts. En plein examen sur le projet de loi de finances 2018, l'organisation patronale se mobilise pour essayer de faire pencher en sa faveur la loi, comme le révèle Challenge. Ce jeudi 16 novembre, le magazine a publié un courrier envoyé le 26 octobre dernier aux députés et signé par Geoffroy Roux de Bézieux, le vice-président du Medef, cosigné par François Asselin, président de la CPME et Yves Fargue, responsable d'une fédération des transports et de la logistique. [...]

Lire la suite ici :https://www.marianne.net/politique/ces-amendements-made-medef-presentes-par-les-deputes

Et l'article de Challenges, si vous êtes abonné : https://www.challenges.fr/economie/quand-le-medef-ecrit-les-amendements-des-deputes-lr-et-modem_513817

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 00:17

 

 

L’existence de tribunaux arbitraux privés qui permettent aux multinationales d’attaquer les Etats si leurs intérêts leur semble lésés et leur demander des compensations chiffrées en millions et milliards d’euros. Et cela, malgré les législations nationales, une grave anomalie contrevenant aux règles démocratiques. Ces tribunaux arbitraux sont au coeur de la contestation des traités commerciaux transatlantiques CETA et TAFTA.

Dans « Envoyé Spécial » du 16 novembre 2017, une enquête explique pour la 1ère fois, de manière claire et détaillée, comment les multinationales se servent des tribunaux arbitraux, une juridiction privée, pour imposer leur choix au-delà de l’intérêt commun touchant aux services publics, au social, à la santé ou à l’environnement. Il s’agit d’une justice ad-hoc qui fait pression sur les Etats au bénéfice exclusif de leurs profits. A la clé, la demande illégitime par les multinationales de millions voire de milliards de dollars et d’euros d’argent public au titre de la protection de leurs investissements. Dans l’enquête, ces pratiques apparaissent au grand jour avec les exemples de l’Argentine, de la Roumanie, de l’Uruguay et du Togo, aux prises avec les multinationales. La cible privilégiée de nombreuses multinationales sont les pays en voie de développement ou en transition démocratique et économique.

Le cas le plus emblématique est celui de la Roumanie, plus précisément du village de Rosia-Montana en Transylvanie aux prises avec la compagnie minière canadienne Gabriel Resources. Retour en arrière. En 1997, Gabriel Resources fait une campagne de publicité massive en promettant  des écoles, des emplois, etc. provenant de  l’exploitation souterraine de tonnes d’or et d’argent. L’objectif est d’en faire la plus grand mine d’or à ciel ouvert d’Europe. Pour réaliser ces bienfaits mirifiques, il aurait d’abord fallu raser une bonne partie de la région et du village mais le principal litige est la méthode d’extraction de Gabriel Resources, qui, pour séparer l’or de la roche, voulait utiliser du cyanure (cf ci-dessous), soit environ 200.000 tonnes sur les 16 ans d’exploitation prévus.  Conséquence de cette méthode radicale:  les vapeurs de cyanure se dispersent  dans l’atmosphère et se retrouvent dans les pluies dans un rayon 50 km autour de la zone d’extraction. La contamination se propage par le lait des vaches avec atteinte des poumons des consommateurs. Ce projet minier supposait le déplacement de 2000 personnes déplacées, la destruction de 1000 maisons ainsi que la disparation d’activités touristiques. En 2013, des membres du Parlement roumain  viennent vérifier sur place. Pour contrer cette action publique, la compagnie fait défiler ses employés dans les rues de Rosia-Montana. L’affaire médiatisée devient alors une cause nationale, le plus grand mouvement de contestation depuis la chute de Ceaușescu fin 1989.  Au final, le Parlement roumain vote l’abandon du projet. Aussitôt, Gabriel Resources attaque la Roumanie suivant la procédure arbitrale privée en avançant 630 millions d’euros d’investissement dans ce projet. Elle demande 3,7 milliards € de dédommagement (soit 2 % du PIB de la Roumanie ou son budget annuel pour l’éducation ! ) à Bucarest, un record du genre et fonde sa requête sur la base des profits attendus sur 16 ans d’exploitation. Elle mise tout sur un arbitrage favorable contre la Roumanie .

Au niveau de l’Union Européenne, la société civile n’a, dans le litige Roumain, aucun accès à l’information. La seule action possible est de présenter un court document de 20 pages que les arbitres ne sont pas tenus de le lire. 20 pages pour résumer 15 ans de combats … Le député écologiste Yannick Jadot est l’un des plus engagés contre l’arbitrage privé mais il n’a pas beaucoup de poids auprès des instances européennes.

Source : Le blog de Liliane Held-Khawam

Lire la suite ci-dessous :

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 15:43

Le problème est qu'il y a gros à parier que la commission européenne, la cour de justice européenne et ensuite le conseil constitutionnel en France donneront raison à l'entreprise au nom de "la concurrence libre et non faussée" inscrite dans le marbre de l'Union Européenne.  Union européenne que E.Macron et ses ministres n'ont nullement l'intention de contester.  Bien au contraire !

Dommage que le texte intersyndical ne dénonce pas cela et se réfère à un soit-disant Accord Social Européen qui masque les responsabilités de Bruxelles dans cette affaire. 

Si l'Europe était sociale, ça se saurait !  Pour les actionnaires, le dialogue social n'existe que quand les syndicats négocient des reculs sociaux.  Les illusions sont encore tenaces.  Même chez les syndicalistes.  Il est vrai que les syndicats sont tous membres de la très européiste Confédération Européenne des Syndicats.

 

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 15:12

Il serait bon de rappeler que cette situation est directement liée au traité de Lisbonne, traité signé contre la volonté majoritaire des Français qui avait rejeté le traité constitutionnel.  Les partisans de "la concurrence libre et non faussée" l'avait alors remplacé par un traité non ratifié par les citoyens. 

La privatisation des entreprises publiques délivrant un service public est l'une des conséquences de ce traité signé par des parjures.  Ces entreprises, naguère publiques sont : la SNCF ( conquête de 1936 ), EDF-GDF nationalisé en 1945, la poste et les télécommunications.  Ces privatisations ont rempli les poches des nouveaux actionnaires et visiblement ils en veulent encore plus.  Pour une optimisation fiscale ? ou un placement illégal dans les paradis fiscaux ?

Emmanuel Macron et le gouvernement Philippe sont les meilleurs promoteurs de cette politique européenne.  Ils ne l'avaient pas caché lors de l'élection présidentielle.  E.  Macron veut même aller plus loin et plus vite dans l'intégration européenne.  

Quand la France et les Français seront exsangues, leurs avantages sociaux et leurs salaires réduits à moins que rien, peut-être relocaliseront-ils en France ?  Avec la bénédiction de Bruxelles ?  Si d'ici là, les salariés ne sont pas mis vraiment en colère ... Mais il faudrait faire vite.

AC

   

L’intersyndicale CGT, CFDT, CFE CGC, FO, CFTC dénonce la volonté d’Engie de supprimer 1000 emplois sur le territoire français, emplois qui seront confiés à des sous-traitants au Cameroun et au Sénégal. Cette décision de la direction d’Engie est violente, antisociale et empreinte de cynisme à bien des égards. Tour d'horizon sur les origines de cette décision et ses conséquences.

Le résultat d’un long mouvement de précarisation de l’emploi

Depuis des années, Engie souhaite amoindrir les droits sociaux du personnel. En 2014, Engie (qui s’appelait encore GDF Suez) envisage de fusionner les équipes en charge de la commercialisation d’énergie au sein Cofely, filiale hors du statut du personnel des industries électriques et gazières. Bref, il s’agissait de tout simplement de faire du dumping social : Payer moins, accorder moins de droits, moins de protection sociale, pour faire le même travail qu’avant. Plusieurs députés interpellent le gouvernement à ce sujet.

Dès 2015, affirment les syndicats, Engie expérimente l’externalisation au Portugal, au Maroc, et à l’Ile Maurice. Pays « à bas coûts » comme on dit : Le libre-échange ne profite qu’àceux qui ont des biens et services à mettre en concurrence, ici il s’agit des salariés.

Simultanément, les représentants du personnel découvrent qu’Engie ne renouvelle plus les postes devenus vacants dans son service clients à destination des particuliers. Et ce, en l’absence de réorganisation annoncée ou de suppression de postes présentées aux instances représentatives du personnel (Comités d’établissement, Comité Central d’Entreprise). La FNME-CGT décide d’attaquer la société Engie au Tribunal de Grande Instance de Nanterre. Par une ordonnance du 28 juin 2016, le tribunal condamne l’entreprise à la publication de l’intégralité des emplois vacants, estimés à 350.

Finalement, Engie annonce la délocalisation au Cameroun et le Sénégal. Il y a cinq ans, les uns et les autres, et peut être moi avec eux, auraient dit « tu exagères », « on en est pas là ». Cette situation démontre une fois encore que la déconstruction des droits sociaux est un exercice long et méthodique, mais que le temps et la méthode, eux, ils l'ont.

D'ici la fin de l'année, 50% des activités de service client auront été délocalisées, et plus de 1000 emplois supprimés en France.

Responsabilité Sociale d’Entreprise ?

Pourquoi le Portugal, le Maroc et l’Ile Maurice ? Et pourquoi se réorienter aujourd’hui vers le Cameroun et le Sénégal ? Comme écrit plus haut, il s’agit de payer moins, mais le cynisme de l’entreprise va jusqu'à choisir le Sénégal et le Cameroun car les trois premiers pays seraient plus coûteux. Jusqu’où iront ces dirigeants : Peut-être sont-ils toujours à la recherche d’un pays où les gens travaillent gratuitement. Ils parleront de « réinterroger les process » et d’ « amélioration continue » pour définir leur tâche ingrate.

D’autres secteurs d’activité ont vécu le même mouvement la décennie précédente. Notamment les opérateurs de télécommunication : SFR, Orange, Free, tout le monde y est passé. Cela faisait déjà beaucoup de bruit - mais étrangement moins qu’Engie - car la qualité du service client se dégradait ou alors, pour certains hélas, par certains relents xénophobes. Non pas que les travailleurs d'autres pays aient moins de capacités, mais tout simplement car la qualité de la formation en entreprise, et la productivité qui leur est demandée ne permet pas, concrètement, d’assurer son travail de manière correcte.

Je suis allé à la recherche des offres d’emplois du sous-traitant d’Engie. Je n’en ai trouvé qu’une, au Portugal, chez Arvato, bien connu pour ses exploits partout dans le monde. L’annonce est rédigée en français sur un site d’offres d’emploi portugais. La mission des conseillers : « L’accueil du client et aussi la responsabilité d’accompagner, de répondre et de clarifier toutes ces demandes par mail et téléphone ». C’est bien les emplois des salariés français.

La vraie hypocrisie de cette annonce se situe ici : Dans la rubrique « 5 raisons pour rejoindre notre entreprise », Arvato écrit : « Commencer une carrière internationale ». Dans le profil recherché « Maitrise verbale et écrite en français (natif) ». Nous y sommes. Non contents de supprimer des emplois en France, on découvre qu’Engie ne recherche pas vraiment des portugais pour travailler, elle recherche surtout des salariés issus de pays francophones qui veulent bien s’expatrier pour travailler et vivre aux conditions sociales du Portugal. Peut être des étudiants, peut être pas, en tous cas des gens dont on pourra flexibiliser les horaires, la couverture sociale et les salaires.

Le mot « dumping social » tellement redit et rabâché peut avoir perdu de son sens. Il renferme pourtant bien une réalité cruelle : Il s’agit d’une manœuvre visant à contourner ou dégrader les droits sociaux en vigueur pour en tirer un avantage économique. Le progrès social n’a pas sa place, il va contre les intérêts du pouvoir de l’argent.

 Construire les solidarités interprofessionnelles et citoyennes

Dire que cette situation est exceptionnelle, malheureusement, serait faux. Cela arrive très régulièrement, et les cas dans l’industrie sont souvent médiatisés. Une situation dans le tertiaire avait pourtant fait couler beaucoup d’encre, lorsque les salariés de SFR Service Clients avaient été purement et simplement été vendus à Infomobile, filiale de téléperformance, chargée de réduire les droits et gérer un éventuel plan social.

Il y a quelques années, j’avais fait un entretien d’embauche en région lyonnaise dans ce qui était encore Gaz de France et où les services allaient se séparer de manière imminente. A une question sur les relations EDF-GDF que j'avais posée, le recruteur avait répondu au simple curieux que j’étais encore : « EDF et Gaz de France se sont lancés dans une guerre fratricide dont tout le monde sortira perdant ». Il ne croyait pas si bien dire. Je ne suis même pas sûr qu’il aurait imaginé un jour que l’on en arriverait à délocaliser son métier et ses équipes au Cameroun ou au Sénégal.

Engie est en charge d’une mission de service public, celle de gérer la fourniture de gaz naturel aux usagers au tarif règlementé. Elle se doit d’accueillir tous les publics et gérer les situations de précarité. Pourtant, l’entreprise semble avoir abandonné ses missions. Après avoir décidé de ne maintenir aucun accueil physique lors de l’ouverture totale à la concurrence en 2007, Engie semble avoir décidé de supprimer ses fonctions commerciales en France.

A EDF, dont je suis salarié, nous n’avons rien vu venir chez nos collègues d’Engie, que nous ne croisons plus, à qui nous ne parlons plus, étant donné que nous n’avons plus de locaux communs et que nous n’avons de toute façon plus le droit d’y accéder. Il aura été rabâché à tous que Engie est le concurrent d’EDF et inversement et que, finalement, notre destin n’est plus commun. Notre destin de travailleurs, et de salariés de l’énergie est pour autant notre bien commun. Mais faire intégrer leur concurrence semble la seule priorité du management d’EDF et Engie ces dix dernières années. Difficile dans ce contexte de créer les solidarités et les luttes nécessaires.

Côté citoyens et politique, c’est le silence radio. Aucune intervention sinon celle, par coïncidence, même si elle n’est pas liée directement à cette problématique, de François Ruffin et la dame à qui on a coupé l’électricité. Peu d’intervention politique aussi quand EDF annonce la suppression de milliers d’emplois dans ses fonctions commerciales. Et pas davantage quand EDF ferme l’intégralité de ses boutiques en France.

L’entreprise Engie, issue de la nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946, a l’Etat comme 1er actionnaire. Et celui-ci, il faut bien le dire, se contente d’un silence complice. Qu’il s’agisse donc du service public ou plus prosaïquement de préserver des emplois – pour lutter contre le chômage- le gouvernement n’en a rien à faire.

Le 26 septembre 2017, les salariés d’Engie seront en grève. Interrogeons-nous, salariés de l’énergie, citoyens, partis politiques sur ce qu’il y a à construire, ce qu’il y a défendre, pour que cette histoire, déjà trop souvent relue, ne se reproduise plus et que les emplois des salariés d'Engie soient sauvés.

 

  

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18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 00:04

 

2500 à Rouen le 16 Novembre - Photos
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:47

Ce député Franco-Israélien porte la guerre israélo-palestinienne dans les rangs de l'Assemblée Nationale.  Outre qu'il ment à propos de Salah Hamouri et soutient sans état d'âme, le gouvernement et le premier ministre israélien, il insulte violemment les députés insoumis et communistes, appelle à la violence contre Salah Hamouri qu'il compare aux djihadistes, auteurs d'attentats en France.  Faisant cela ce député semble décidé à représenter et défendre Israël par tous les moyens sur les bancs de l'Assemblée Nationale française.  Est-ce bien son rôle ?

Les députés constructifs comptent pourtant quelques gaullistes dans leur rang.  Assurément ce monsieur n'en est pas. ( Conférence du général De Gaulle en 1967 : http://www.france-palestine.org/La-conference-de-presse-du-General)

L'atmosphère qui règne ces temps derniers en France sur la question israélo-palestinienne, sur l'Islam assimilé à l'islamisme, sur l'antisionisme assimilé à l'antisémitisme, est pestilentielle. Les propos tenus à l'Assemblée sur les Palestiniens et ceux qui les défendent  rappellent ceux que tenait la droite des années trente sur les judéo-bolchéviques ... Gilbert Collard ne s'y est pas trompé.  Il a soutenu son collègue Meyer Habib. 

Y.G

Le député UDI-Constructifs des Français de l'étranger, le Franco-Israélien Meyer Habib, a fustigé violemment l'attention portée par les députés communistes et "insoumis" à deux dirigeants palestiniens emprisonnés en Israël.

Les "insoumis" et les communistes quittent l'Hémicycle pour protester contre ses propos
 
 
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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:23

"Le film Derrière les fronts propose un cheminement dans nos esprits et sur les routes de Palestine, en compagnie de la psychiatre psychothérapeute et écrivaine palestinienne Dr. Samah Jabr. Dans l’héritage du Dr. Frantz Fanon, psychiatre anticolonialiste, elle témoigne des stratégies et conséquences psychologiques de l’occupation et des outils des palestinien-nes pour y faire face", résume Ali Saber sur son blog de Médiapart à propos de la sortie nationale de ce documentaire.


Nous en avions parlé lors des avant-premières et nous le recommandons à nouveau ce film d’Alexandra DOLS qui est désormais présent depuis la semaine dernière dans plusieurs villes de France. (www.derrierelesfrontslefilm.fr).[...]

La suite ci-dessous :

 

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