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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 10:12

 

Entretien de Jean-Pierre Chevènement accordé au Figaro, samedi 12 septembre 2015. Propos recueillis par Emmanuel Galiero.

Lu sur le blog de JP Chevènement

 

LE FIGARO : La crise des migrants agite la classe politique française. Quelle est votre analyse?
JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT : On s'attache beaucoup trop aux effets et pas assez aux causes. On ne veut pas voir que ces migrants sont originaires de pays qui ont été déstabilisés par la guerre ou par des conflits internes. Mais la guerre est souvent étrangère et nous avons collectivement, nous Occidentaux, une certaine responsabilité dans la déstabilisation de l'Irak, de la Libye et dans une certaine mesure, de la Syrie car il aurait fallu organiser une médiation plutôt que de prendre parti dans un conflit qui nous dépasse, le conflit Sunnites/Chiites. Il faut tarir la principale source de ces migrations et gérer les effets sans gesticulations inutiles, sans déclarations à l'emporte-pièce, avec fermeté et humanité.

Comment lutter en amont contre un tel problème?
Le problème doit être pris dans sa globalité. Je veux parler de la question du codéveloppement avec les pays d'origine, du problème des Etats que nous pouvons aider à se construire ou à se développer, puis celui de la gestion des flux. Mais sur ce dernier point, la matière est partagée entre les Etats et l'Union européenne aux termes du traité de Lisbonne. Personne n'a dit que c'est une décision prise par la Commission qui le règle par répartition entre les pays. Ce problème implique l'accord de tous les pays. Cela suppose donc un Conseil européen préparé et outillé pour faire appliquer les décisions qu'il pourra prendre. En même temps, il ne faut pas laisser croire que la question se réduit à la gestion des flux. Ce n'est pas vrai. Quand on observe les ordres de grandeur, on constate 8 millions de déplacés à l'intérieur de la Syrie, 4 millions de réfugiés dans les pays voisins et environ 200 000 Syriens arrivés sur nos côtes.

Le spectre de 800 000 réfugiées accueillis en Allemagne suscite des inquiétudes…
A force de faire des annonces dans tous les sens, on finit par ne plus rien maîtriser. Celle-ci a été faite par le ministre de l'Intérieur allemand sur les demandeurs d'asile en fin d'année. Je mets en garde contre de tels effets d'annonce. La politique, ce n'est pas la communication.

Source : LE FIGARO
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 09:06

Publié par Michel El Diablo

Les SYNDICATS anglais menacent de voter NON à l’Union EuropéenneLes SYNDICATS anglais menacent de voter NON à l’Union Européenne

La confédération syndicale britannique TUC a mis en garde le premier ministre, David Cameron, contre la remise en cause de droits sociaux que ce dernier cherche à renégocier avec Bruxelles. Réunis en congrès du 13 au 16 septembre à Brighton, les syndicalistes anglais ont voté un texte menaçant d’appeler à voter pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE lors du référendum qui sera organisé d’ici 2017.

La direction du TUC est traditionnellement pro-européenne ; les syndicats affiliés qui, comme le RMT (transports), militent pour la sortie de l’UE sont rares. Cela ne donne que plus de poids à la menace. L’un des dirigeants du syndicat Unite, Steve Turner, a ainsi déclaré : « nous espérons que les efforts de Cameron pour affaiblir les droits des travailleurs échoueront. Mais si tel n’est pas le cas, nous avertissons le premier ministre : vous perdrez les suffrages de nos membres », car ceux-ci voteront Non, c’est-à-dire refuseront que le pays reste au sein de l’Union..

Mauvaise nouvelle donc, pour le chef du gouvernement. Celui-ci souhaite négocier certains changements dans les rapports avec Bruxelles, et s’en prévaloir ensuite pour une campagne en faveur du Oui. Or les sondages montrent pour l’heure une dynamique favorable au Non, l’un d’entre eux donnant même une avance (51%-49%) en faveur de ce dernier.

 

SOURCE: Ruptures

 

Les SYNDICATS anglais menacent de voter NON à l’Union Européenne
 
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 06:55

Plus de trois-quarts des Syriens estiment que "Daesh a été créé par les Etats-Unis et leurs alliés"

Les ruines d'une ville syrienne Source: Reuters
Les ruines d'une ville syrienne
 

Un sondage mené dans les 14 gouvernorats de la Syrie, dans lesquels sont abrités un peu partout des combattants de Daesh, a rendu des résultats intéressants. On y apprend qu’un habitant sur cinq juge positive l’influence de l’organisation terroriste.

L'agence de sondage britannique ORB, qui a eu l’idée de questionner sur leurs états d’âme le peuple syrien subissant les ravages de la guerre depuis déjà quatre années, a reçu des résultats étonnants.

A la surprise de tous, 20% des Syriens interrogés du 10 juin au 2 juillet ont qualifié l’influence de l’Etat islamique, le groupe connu pour ses décapitations et le chaos qu’il sème dans les pays, de «positive». Dans le même temps, une majorité écrasante, 82%, juge que ce sont les Etats-Unis et leurs alliés qui portent la culpabilité de la formation du groupe extrémiste.

Il est à noter que la majorité de la population dénonce l’afflux de combattants étrangers, indiquant qu’ils n’ont fait qu’envenimer la guerre qui fait rage dans le pays depuis 2011. De plus, presque la moitié des personnes interrogées se sont prononcées contre les frappes aériennes menées par la coalition avec les Etats-Unis à sa tête.

Cependant, les gens ne perdent pas espoir : 64% estiment que c’est par la voie diplomatique qu’une solution au conflit sera trouvée, et que les Syriens pourront de nouveau vivre ensemble comme un peuple uni.

 
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 17:34
Repris par le site de l'AFPS

Tribune de Genève avec ATS, jeudi 10 septembre 2015

Fort de son nouveau statut à l'ONU, l'Etat de Palestine a intégré des agences de l'ONU et a rejoint la Cour pénale internationale

Ce drapeau flottant au siège de l’organisation est une victoire pour les Palestiniens qui mènent une intense campagne diplomatique pour faire reconnaître leur Etat.

Une résolution en ce sens devait être soumise à 15h locales (21h suisses) à l’Assemblée générale de l’ONU et son adoption est une formalité, estiment des diplomates. Les seules incertitudes portent sur l’ampleur du soutien que lui accordera l’Assemblée et sur la position des Européens, divisés sur cette initiative à laquelle Israël et les Etats-Unis sont opposés.

Quand la Palestine est devenue un « Etat observateur non membre » de l’ONU le 29 novembre 2012, ce vote historique a été acquis par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions parmi les 193 pays membres de l’Assemblée. Les Palestiniens se démènent depuis plusieurs semaines pour réunir « le plus de votes possibles », souligne leur représentant à l’ONU Riyad Mansour.

« Mesure symbolique »

Il s’agit « d’une mesure symbolique », reconnaît-il. Mais elle va « renforcer les fondations de l’Etat palestinien » et elle offrira aux Palestiniens une « lueur d’espoir » au moment où le processus de paix avec Israël est dans une impasse totale.

Fort de son nouveau statut à l’ONU, l’Etat de Palestine a intégré des agences de l’ONU et a rejoint la Cour pénale internationale. Mais il n’est pas encore devenu membre à part entière des Nations unies bien qu’il soit reconnu par plus de 130 pays.

La résolution demande que les drapeaux des Etats non membres de l’ONU ayant statut d’observateur soient « hissés au siège et dans les bureaux des Nations unies après ceux des pays membres ». Seuls les Palestiniens et le Vatican ont ce statut.

Comme par hasard, la résolution donne aussi vingt jours à l’ONU pour se préparer à hisser le drapeau palestinien, ce qui coïncidera avec la venue à New York du président palestinien Mahmoud Abbas. Celui-ci doit participer à la session annuelle de l’Assemblée générale et à un sommet sur le développement durable. Mahmoud Abbas doit prononcer un discours devant l’Assemblée le 30 septembre.

Drapeau pour le Saint-Siège

L’autre bénéficiaire de la résolution sera le Saint-Siège. Il s’est démarqué de l’initiative palestinienne mais sans s’y opposer et il devrait lui aussi déployer son drapeau. Le Vatican a reconnu de facto l’Etat palestinien. Le pape François doit s’adresser à l’Assemblée le 25 septembre.

Les deux drapeaux pourront aussi être hissés au fronton des autres bâtiments officiels de l’ONU, à Genève ou à Vienne. A New York, les étendards des pays membres s’alignent tout autour du périmètre de l’ONU et il est prévu des emplacements supplémentaires pour en accueillir de nouveaux.

Cette initiative, qui ne manquera pas d’être célébrée dans les territoires palestiniens, n’a pas provoqué pour l’instant de levée de boucliers à Washington ou en Israël. L’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor a accusé l’Autorité palestinienne de « manipuler » les Nations unies « pour marquer des points ». Il a demandé aux instances de l’ONU de l’en empêcher, mais en sachant bien qu’elles sont tenues de respecter la décision de l’Assemblée.

 

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 14:29

ÉLECTIONS EN GRÈCE : LA COMMISSION EUROPÉENNE VOTE TSIPRAS !
 
Par le Parti de l'émancipation du peuple (ex-M'PEP).
 
Le 15 septembre 2015.
 
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné le 20 août dernier et prononcé la dissolution du parlement. Il ne disposait plus de majorité puisque sa politique a conduit à diviser son parti, Syriza. En faisant le contraire des engagements qu'il avait pris, le Premier ministre grec a ainsi provoqué le départ du tiers des membres de son parti (sur 35.000 adhérents) et du tiers de ses parlementaires. Ses soutiens au parlement se sont alors réduits à 119 députés sur 300. Les lois étaient désormais votées grâce aux députés de droite (Nouvelle Démocratie) et socialistes (Pasok), ceux précisément contre lesquels Syriza avait lutté. Ces partis avaient accepté et mis en œuvre les deux premiers mémorandums ayant saigné la Grèce à blanc, pour être ensuite rejetés par la population notamment lors du référendum du 5 juillet 2015 (61% de NON).
 
Tout a changé aujourd'hui, la Commission européenne se dit " sereine " et appelle, de manière à peine voilée, à voter Tsipras. Comme Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF !
 
(...)
 

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 15:58

Il y a une alternative en faveur du peuple, avec un KKE fort partout, dans la voie du renversement du capitalisme

Dans son discours, le 27 août, pendant la grande manifestation organisée par l’organisation du parti de l’Attique, à Syntagma, en face du parlement, le SG du CC du parti, Dimitris Koutsoumpas, a appellé le peuple à contribuer avec son vote à l’organisation de la lutte pour le renversement, en renforçant la voix de la cohérence militante, de la vérité, de la sortie réelle en faveur du peuple, la voix du KKE.

La manifestation a été le début de l’effort d’amener dès aujourd’hui à chaque maison populaire l’appel pour le renforcement électoral du KKE.

« Tu les as essayés… Maintenant avec le KKE il y a une solution dans la voie du renversement », était le slogan sur l’estrade de la manifestation, qui résume l’appel des communistes au peuple à faire le bilan de tout ce qu’il a vécu pendant les dernières années et les derniers mois, à juger par son expérience tout ce qu’il écoute et voit aujourd’hui, à arriver aux urnes avec le bulletin du KKE à la main.

Dimitris Koutsoumpas a souligné qu’en réalité, des partis tels que le SYRIZA, la ND, POTAMI, PASOK et ANEL, qui ont voté pour le 3ème mémorandum (accord) du gouvernement avec les organisations impérialistes (EU, FMI, BCE), demandent du peuple de dire « oui » avec son vote au massacre de ses droits, à choisir le gouvernement qui implémentera le 3ème mémorandum. Il a souligné qu’il ne faut pas que le peuple se piège dans les promesses du SYRIZA pour une meilleure gestion du mémorandum, et aussi qu’aucun vote populaire ne rentre à la ND et au PASOK, ne soit pas piégé par POTAMI.

Le SG du CC du KKE a appelé les travailleurs à rejeter l’effort de « SYRIZA 2 », du nouveau parti de l’ « Unité Populaire », de ressusciter la ligne frauduleuse anti-mémorandum. Il a noté les responsabilités par la participation de ce parti au gouvernement SYRIZA-ANEL, ainsi que ce parti défend la même propriété et pouvoir capitalistes, comme les autres partis.

Il a aussi demandé du peuple de ne pas disculper l’ « Aube Dorée » fasciste et criminelle et il s’est référé à son activité criminelle (des assassinats, des attaques). Il a aussi révélé que l’ « Aube Dorée » soutient les intérêts de la bourgeoisie.

Enfin, il s’est référé en détail à la proposition politique du KKE, en soulignant qu’elle est la seule proposition aspirante, qui puisse mettre un point final décisif aux mesures antipopulaires, imposées en faveur de la voie de développement capitaliste. Avec le KKE, afin que le peuple devienne le maître de l’économie et du pouvoir, pour une domination et un pouvoir vraiment ouvriers et populaires.

Il a noté qu’aujourd’hui, on peut créer des conditions meilleures pour l’organisation, le regroupement du mouvement ouvrier, le renforcement de l’alliance populaire, afin d’ouvrir la voie du renversement. Dans cette route, il faut un KKE plus fort partout.

 

28.08.2015

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 11:08

"La Commission européenne refuse de remettre aux députés les documents permettant d'examiner si les États membres de l'UE utilisent des régimes fiscaux spéciaux qui favorisent les grandes sociétés multinationales telles que Facebook et Amazon. Le commissaire à l'économie de l'UE Pierre Moscovici a écrit à la commission spéciale du Parlement européen sur les réglementations fiscales cette semaine affirmant qu'il était incapable de lui donner 25 documents demandés sans le consentement des Etats membres. "Près de la moitié des Etats membres consultés par mes services ont dit qu'ils ne consentiraient pas à la transmission de ces documents à votre commission spéciale", a déclaré M. Moscovici dans la lettre, vu par le site EUobserver, citant la confidentialité comme la raison principale du refus de coopérer."

Source : The independant

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 16:18

Publié par Michel El Diablo

 

Grosse polémique après la proposition de Jacques Sapir, économiste revendiqué de gauche, d’envisager, dans le cadre d’un « Front de libération nationale » contre les ravages de l’Euro, des relations, non seulement avec certaines composantes de droite, mais aussi avec le Front national.

On passera ici sur les réactions enfiévrées, mais caricaturalement convenues, des éditocrates mainstream comme Jean Quatremer. Haro sur le Sapir comme sur tout ce qui dépasse les limites étroites de leur pensée unique. Les chiens aboient contre toutes les caravanes qui les dépassent. Et se jettent sur tous les os venus. pour les discréditer. Normal, c’est leur fonction.

Une proposition inutile de Jacques Sapir

Il n’en reste pas moins qu’à mon sens, Jacques Sapir  a en l’occurrence péché par excès de théorisation politique (son péché mignon, avec la modélisation mathématiques des comportements économiques). Deux raisons :

  • Sauf à être le commode épouvantail agité par l’axe UMP/PS, le FN ne possède toujours aucun réel poids politique dans le pays. Après trente-sept ans d’agit-prop régressif, le parti de la famille Le Pen (décomposée) compte toujours ses députés sur les doigts d’une seule main et ne dirige — la plupart du temps très mal — qu’un maximum d’une dizaine de villes importantes. Si tant est qu’aujourd’hui, l’axe UMP/PS, maqué à la mafia financière, est bien plus dangereux que son épouvantail.

 

  • Si, électoralement parlant, le FN pèse bon an mal an un cinquième des suffrages exprimés, son électorat ne se manifeste surtout qu’à l’occasion de premiers tours sans conséquences. De fait, les voix se portant sur le FN expriment plus un rejet épidermique des partis institutionnels qui se partagent le pouvoir, qu’une adhésion raisonnée aux thèses de l’extrême-droite. Le vote FN est souvent une autre facette, rageuse, de l’abstention.

De fait, quel que soit la justesse de la cause défendue (la neutralisation de la dangereuse monnaie unique européenne en est une), proposer d’ouvrir des relations avec un parti aussi douteux que le FN apparaît donc comme non seulement périlleux et politiquement amoral, mais aussi parfaitement inutile et maladroit : en proposant d’ouvrir des relations avec le FN, Jacques Sapir confère à ce parti une importance qu’il n’a pas.

Le mono-idéisme de gauche de Frédéric Lordon

On se gardera pourtant de tomber dans l’excès de « clarté » idéologique exigée en retour de bâton par Frédéric Lordon . Sous prétexte de pourfendre le « mono-idéisme » de Sapir contre l’euro (face au mono-idéisme des européistes qui veulent y rester), Lordon verse dans un autre travers tout aussi pernicieux : le mono-idéisme de gauche et ses obligations monomaniaques de pureté idéologique qui finissent par confiner la gauche dans un verbiage ampoulé à n’en plus finir (le péché-mignon de Lordon) et dans le cadre électoralement étriqué des cercles exclusivement militants.

Ce n’est pas banaliser le FN que de constater la propagation de ses idées, même si, à juste titre, on les trouve faisandées et pour tout dire puériles. Qui d’entre nous n’a pas dans son entourage (familial, bistrot…) quelques pourfendeurs ardents des immigrés cosmopolites, des fainéants de chômeurs, des arnaqueurs patentés aux prestations sociales, de ces petits salopards de terroristes qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils, nos compagnes… ?

Ce n’est pas sacraliser le FN que de prendre acte de son intrusion dans le paysage politique français. Qui niera que sans l’apport des voix frontistes, le non au référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne serait resté tristement minoritaire ?

Et alors, qu’est-ce qu’on fait ? On envoie les brebis galeuses frontistes de notre entourage en camp de rééducation ? On les fusille ? On se réfugie dans notre tour d’ivoire de gauche purifiée à 10 % maxi (en comptant large) des voix à chaque élection ? La réalité politique d’un pays est sans doute bien plus complexe que l’idée dont voudraient se convaincre les théoriciens en leur vase clos.

Toujours en vertu des grands principes

En vérité, peu me chaut personnellement de voter comme le FN, ou plutôt que le FN vote comme moi. Que Marine Le Pen en vienne un jour à approuver ma proposition de régulariser tous les migrants sans papier ne me perturberait en rien, bien au contraire. Je l’ai dit et répété, seuls comptent les grands principes auxquels nous nous référons sans défaillir. Ceux-là tiennent en trois mots — Liberté, Égalité, Fraternité — et en 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme . Point.

A-t-on besoin d’ourdir quelques sombres ou troubles relations pour faire valoir ces grands principes ? Qui les aiment les suivent, de droite comme de gauche, extrêmes ou non, c’est leur problème, pas le nôtre.

Le Conseil national de la Résistance, auquel se réfère Jacques Sapir, et qui rassembla des forces de tous horizons, n’est pas né d’une stratégie politique mûrie en alcôves, mais d’une urgence communément ressentie à un moment critique de l’Histoire. Advienne à nouveau que pourra.

Quant à l’accusation faisandée de “rouge-brun” proférée à l’envi par les zozos hystériques de la pensée unique et leurs médiocres épigones, autant dire que l’on doit s’en foutre comme de l’an quarante.

 

LE YÉTI

 

SOURCE:

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:51

http://www.france-palestine.org/Israel-et-territoires-occupes-le-desengagement-de-Veolia-une-vraie-victoire

La nouvelle est confirmée : Transdev, filiale de Veolia environnement et de la Caisse des dépôts, vient de céder toutes ses participations dans le tramway de Jérusalem à des investisseurs israéliens, qu’il s’agisse de sa participation de 5% dans le consortium propriétaire des équipements ou de l’opérateur du tramway, Connex Jérusalem, dont elle était actionnaire à 100%. Ainsi se concrétise le désengagement annoncé de Veolia du marché israélien et des territoires occupés. Il n’y a plus désormais aucune participation française dans cette infrastructure coloniale puisqu’Alstom avait lui-même dû revendre ses 20% de participation dans Citypass en août 2013 à des investisseurs israéliens. C’est un signe significatif de l’isolement international d’Israël auquel conduit la colonisation.

L’AFPS a chèrement payé le combat politique et judiciaire mené depuis 2007 aux côtés de l’OLP contre la participation de Veolia à la colonisation, en particulier avec sa participation au tramway colonial de Jérusalem. Elle apprécie d’autant plus la portée de ce retrait qui constitue une vraie victoire pour l’ensemble du mouvement international Boycott Désinvestissement Sanctions et pour tous ceux, à travers le monde, qui défendent le droit international.

Nous constatons qu’il n’a pas été simple pour Veolia de mener à terme son projet de désengagement de l’ensemble de ses activités du marché israélien. Ce retrait risque de s’avérer fort coûteux pour l’entreprise qui avait fait un bien mauvais choix en investissant dans un projet qui violait le droit international. On l’a vu aussi tout récemment avec Orange, le désengagement, fût-il pour une simple licence de marque, a toujours un coût.

Les entreprises françaises doivent en tirer toutes les leçons. Investir en effet sur un marché où sont massivement violés droits de l’homme et droit international comporte des risques graves tant du point de vue juridique qu’en terme d’image et de communication. Le gouvernement français doit faire passer avec plus de force un message clair aux entreprises : tout investissement qui participe, même indirectement, à la colonisation viole le droit international et les conventions de Genève et doit être proscrit.


Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:25
"L'Humanité" 18 août 1836 : Maurice Thorez appelle à un "Front français"

"L'Humanité" 18 août 1836 : Maurice Thorez appelle à un "Front français"

COMITE VALMY

Pour un Front Français,
Maurice Thorez,  17 août 1936
Un lecteur me demande des précisions sur le Front Français souhaité par Maurice Thorez (cf. précédent billet, "L’appel au Peuple"). Voici donc.

L’Humanité du 18 avril 1936 publiait sur une page entière le texte de l’allocution électorale par Maurice Thorez au micro de Radio Paris, dans le cadre de la campagne électorale des législatives de fin avril (une véritable grande première alors : un communiste sur les ondes nationales !).

 

Contre la minorité prédatrice des 200 familles et la dictature des banques, contre les fascistes diviseurs des Français, Thorez non seulement présente, dans le cadre du Front populaire (Communistes, Radicaux, Socialistes) les propositions communistes pour combattre la crise économique, sociale, culturelle, morale dont souffre la France, mais il lance un appel totalement inédit à l’union du peuple de France contre les menaces mortelles, intérieures et de plus en plus extérieures, qui pèsent sur la Nation.

 

" Pour la réconciliation du peuple de France

Et maintenant nous travaillons à l’union de la nation française contre les 200 familles et leurs mercenaires. Nous travaillons à la véritable réconciliation du peuple de France.


Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques, parce que tu es notre frère, et que tu es comme nous accablé par les mêmes soucis.


Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu croix de feu, parce que tu es un fils de notre peuple, que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux, comme nous, éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe.


Nous sommes le grand Parti communiste, aux militants dévoués et pauvres, dont les noms n’ont jamais été mêlés à aucun scandale et que la corruption ne peut atteindre. Nous sommes les partisans du plus noble idéal que puissent se proposer les hommes.
 

Nous communistes, qui avons réconcilié le drapeau tricolore de nos pères et le drapeau rouge de nos espérances, nous vous appelons tous, ouvriers, paysans et intellectuels, jeunes et vieux, hommes et femmes, vous tous, peuple de France, à lutter avec nous et à vous prononcer le 26 avril.
 

Pour le bien-être, contre la misère ;
 

Pour la liberté, contre l’esclavage ;
 

Pour la paix, contre la guerre.
 

Nous vous appelons avec confiance à voter communiste. A voter pour la France forte, libre et heureuse, que veulent et que feront les communistes. "

 

Si elle avait rencontré un aval populaire évident, la stratégie du Front populaire, qui rompait avec la politique antérieure du PCF (Front commun à la base, dénonciation des dirigeants socialistes réformistes), avait pu déconcerter des militants rompus aux dures luttes et à l’isolement des années 1920.

 

Il est évident que le nouveau dépassement stratégique et théorique de l’Union nationale, promulgué par la direction du Parti, pouvait surprendre une partie des militants encore marqués par le trauma de l’Union sacrée de 1914, sans cesse reprochée aux dirigeants socialistes...

 

Le Parti se lance alors dans une grande campagne d’explications sur "L’union entre Français". La brochure de Maurice Thorez, L’Union de la Nation française, est massivement diffusée. Début août, une fois passée l’immense vague de grèves spontanées qui permirent les conquêtes sociales que l’on sait, Jacques Duclos donne dans l’Humanité,plusieurs éditoriaux explicatifs :

 
« A l’heure où la sécurité de la France est menacée non seulement à l’Est, mais en Espagne et en Afrique du Nord, le Front Français devient une nécessité vitale et nous avons la certitude que cela répond tellement bien aux aspirations profondes du pays que c’est avec espoir et confiance que nous augurons de son avenir ». (L’Humanité, 6 août 1936)

 

Enfin, Maurice Thorez revient sur le chantier de la constitution du Front Français (L’Humanité, 7 août 1936)

 

« le front français doit se réaliser. ‘Le gouvernement issu du Front populaire n’est pas le gouvernement des partisans du Front populaire, mais le gouvernement de la France, et il doit agir avec autorité à l’intérieur et à l’extérieur’.

Maurice Thorez montre que cette politique, qui tient compte des leçons de l’histoire, maintenant l’unité entre le prolétariat et les autres classes populaires ».

 

On sait que le PCF aura suffisamment de mal à maintenir l’unité du Front populaire, immédiatement mise à bas par la non intervention en Espagne, l’absence de réaction devant l’arrogance des Hitlériens et des Fascistes italiens, la prudence (pour ne pas dire plus) des radicaux devant les réformes sociales, et la fameuse Pause proclamée par Léon Blum. La réalisation du Front Français, pour être toujours souhaitée par le PCF, s’éloignait d’autant plus des perspectives concrètes. On sait ce qu’il en advint en 1939.

 

René Merle sur son Blog
 

4 février 2015

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