Lu sur "canempechepasnicolas"
Le numéro deux de la garde présidentielle s'était autoproclamé chef de l'Etat par transition dans la nuit de vendredi à samedi
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Mis à jour le 01/11/2014 | 14:08
Alors que cette foule impatiente s'apprêtait à marcher sur le palais présidentiel, un lieutenant-colonel inconnu jusqu'alors, Isaac Yacouba Zida, sort de l'état-major et parcourt la centaine de mètres vers la place de la Nation en compagnie de plusieurs leaders de la société civile. Bientôt rejoint par les ténors de l'opposition, l'officier prend la parole sur un ton solennel.
- « Peuple du Burkina Faso, une page vient d'être tournée ce matin. A partir de ce jour, Blaise Compaoré n'est plus le président du Burkina Faso.
- Votre armée nationale a entendu votre appel et nous sommes là pour vous dire que le pouvoir est désormais au peuple.
- Le peuple va décider désormais de son avenir. Cette place de la Nation est désormais le siège du gouvernement du Burkina Faso. Sachez que votre armée est avec vous, dans toutes ses composantes. »
Après que l'armée a désigné samedi le lieutenant-colonel Isaac Zida pour conduire le régime de transition au Burkina Faso, au lendemain de la chute du président Blaise Compaoré, les partis de l'opposition et les organisations de la société civile burkinabè, réunis à Ouagadougou, ont exigé une transition « démocratique et civile », refusant la confiscation du pouvoir par l'armée après la chute du président Blaise Compaoré.
« La victoire issue de l'insurrection populaire appartient au peuple, et par conséquent la gestion de la transition lui appartient légitimement et ne saurait être en aucun cas confisquée par l'armée », selon un communiqué.
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