Rights Henda Chennaoui › Jul 12, 15 sur le site nawaat.org
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Dans une démarche plus qu’attendue, le président de la République, Béji Caid Essebdi a décrété, le 4 juillet dernier, l’état d’urgence suite à la dernière attaque terroriste perpétrée à Sousse. Avant lui, Habib Essid, Premier ministre, a annoncé des mesures exceptionnelles de sécurité dans ce que les deux ont appelé « une guerre ouverte contre le terrorisme ». Le Parlement, de son côté, promet d’accélérer les discussions sur la nouvelle loi anti-terroriste afin de l’adopter dans les prochains jours. Entre temps, la société civile tire la sonnette d’alarme et prévient le pouvoir du danger de la répression généralisée sur les droits et les libertés fraîchement acquis en Tunisie.
Dans un désordre total et une panique sans précédent, le président de la République met en garde le peuple et menace d’une forte et ferme réponse contre les mouvements sociaux et les grèves syndicales. En les accusant d’être une des raisons principales de l’affaiblissement de l’État, Béji Caïd Essebsi pointe de doigt les revendications sociales. En parlant de la menace terroriste, il prévoit que « si ça se reproduit, l’État s’effondra! ». Selon Moez Sinaoui, le conseiller du président de la République chargé de la communication, Béji Caid Essebssi a voulu créer « un choc psychologique pour les Tunisiens » [...]
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