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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 18:18

 

Jacob-Walles-BCE-16-12-2013-photo-Nidaa-Tounes

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Légende de la photo : l'ambassadeur américain Walles est le premier à rencontrer les deux futurs "maîtres" de la Tunisie - Rachid Ghennouchi, leader d'Ennahdha et Beji Caid Essebssi de Nidda Tounes, après la nomination du gouvernement éclair de Jomaa, le 16 décembre 2013

Voir l'article de fond sur les élections : Tunis, ville à vendre? Trois ans après la révolution tunisienne, les affairistes, le patronat ont repris contrôle de la scène politique  

 

L'avenir s'annonce compliqué pour le peuple tunisien. Les résultats ne sont pas encore officiels, mais l'hégémonie des forces économiques néo-libérales est nette. Certains Tunisiens n'ont pas perdu le Nord, ce dimanche, ils ont protesté contre les ingérences étrangères, visant l'ambassadeur américain en représentation à Tunis.

 

Ce dimanche, l'ambassadeur américain en Tunisie était en représentation dans les rues de Tunis, faisant le tour des bureaux de vote, vantant les 155 observateurs américains dépêchés pour surveiller le scrutin.

Tout devait se passer comme prévu : photos pour les journaux avec des Tunisiens enthousiastes, interviews pour la radio louant la démocratie tunisienne.

 

L'ambassadeur américain accueilli aux cris de "Dégage" à Tunis !

 

Tout ne s'est pas passé comme prévu dans un bureau de vote, rue de Marseille, dans le centre de Tunis. Jacob Walles a été accueilli aux cris de "Dégage", avec des slogans dénonçant les ingérences des Etats-unis et du Qatar dans le scrutin.

 Jacob Walles a quitté le bureau sous ses cris de "Dégage". L'ambassade américaine a reconnu l'ensemble de la scène, minimisant toutefois le fait qu'il ait été contraint à partir précipitamment sous la pression populaire.

 

"Les USA derrière la Tunisie quel que soit le vainqueur" ? Bien sûr !

 

M.Walles s'est toutefois fendu en déclarations dithyrambiques sur le scrutin constatant qu'il s'agit d'un "grand jour pour la Tunisie" et que les "Etats-unis continueraient à soutenir la Tunisie, indépendemment du vainqueur des élections".

M.l'Ambassadeur ne prend pas trop de risques. Les combinaisons politiciennes sont multiples après le scrutin. Aucune ne mettra en danger les intérêts économiques et géopolitiques des Etats-unis.

Là où ce fut le cas dans la région depuis 2011, les Etats-unis sont intervenus : guerre en Libye en 2011, coup d'Etat militaire en Egypte en 2013. Quand ses intérêts sont garantis, ils sont prêts à jouer la mise en scène, la farce électorale.

 

En Tunisie, on se rappelle qu'en 2009, le parti Ennahdha avait contacté l'ambassade américaine pour les rassurer sur leur programme pro-capitaliste et américano-compatible.

Décembre 2013, après la nomination du cabinet Jomaa, l'ambassadeur rencontrait successivement les leaders d'Ennadha et Nidaa Tounes - même si ce dernier n'était pas encore un parti majeur, il l'a rencontré en premier ! - pour s'assurer de la transition de la Tunisie vers un ordre stable, dans les intérêts des USA. L'ambassadeur avait insisté sur le "dialogue national", l' "union nationale". Un élément à prendre en compte pour la suite.

 

Un consensus néo-libéral à 90 % : est-ce la volonté du peuple tunisien ?

 

Les diverses sources convergent sur les grandes lignes du scrutin. Si on suit les estimations dee l'agence de presse turque Anadolou : les "modernistes libéraux-républicains" de Nidaa Tounes seraient largement devant en voix, premier en députés (38%) talonnés par les islamistes-libéraux d'Ennahdha (31%, moins selon d'autres sources)

 Suivent deux partis néo-libéraux, menés par des affairistes ambitieux : l'UPL (8 %) du milliardaire britannico-tunisien Slim Riahi, Afek Tounes (4 %) de l'homme d'affaires Yacine Brahim qui se vante d'être le parti qui compte le plus d'entrepreneurs dans ses rangs !

Cela fait pour les forces acquises au libéralisme économique, portées par les hommes  d'affaires et le patronat, de 80 à 90 % des sièges. Est-ce cela pour quoi les Tunisiens se sont battus en janvier 2011 ?

 

Les partis fantoches de centre-gauche, corrompus et opportunistes, de la "Troika" (alliance de pouvoir avec Ennahdha) sont balayés mais présents : le Congrès pour la République (2 %) de l'ami de la France Moncef Marzouki et les sociaux-démocrates d'Ettakatol (1%)

   

Seul le Front populaire - regroupant autour du Parti des travailleurs des formations marxistes et nationalistes de gauche - sauverait l'honneur, regroupant 5 % des sièges. Nos camarades d'Al-Massar, regroupés dans l'Union pour la Tunisie, n'auraient aucun siège.

 

Les chiffres pourraient encore varier beaucoup dans le détail, les grandes lignes ne changeront pas. Les sondages sérieux et officieux - de source américaine - annonçaient ce tableau. D'où l'absolue sérénité de l'ambassadeur américain devant un scrutin joué d'avance.

 

Deux scénarios de combinaisons politiciennes. Un seul gagnant : le patronat acquis à l'austérité du FMI !

 

Les scénarios ne sont pas infinis, en fait ils sont fondamentalement deux :

 

A - Une alliance modernisatrice de centre-droit (Nidaa + Afek + UPL), sur des bases libérales, en alliance avec les USA, les pays européens, obéissant au FMI, avec une marge fragile :

 

Nidaa Tounes mènerait ce bloc, en alliance avec Afek Tounes et l'UPL. Ils pourraient seuls avoir la majorité, mais guère plus de 51 %, ils auront peut-être 60-65 % avec une myriade de petits partis. Cela pourrait rendre cette alliance de bon sens assez instable.

Toutefois, les convergences peuvent se faire sur trois points : (1) réalisation des réformes structurelles, la libéralisation de l'économie, les privatisations et réductions de salaire exigées par le FMI ; (2) sécularisation d'un Etat de droit, rétablissement de l'ordre favorable aux investisseurs ; (3) partenariat privilégié avec les USA, les pays européens, et d'abord la France, premiers investisseurs du pays.

On remarque chez ces trois partis les plus grandes fortunes du pays (les Elloumi, Bouchamaoui, Charfeddine, Riahi, Zouari, Klebi), ainsi que les anciens cadres de l'appareil d'Etat Ben alistes recyclés chez Nidaa Tounes. C'est une preuve de sérieux pour les investisseurs étrangers, a-t-on pu retrouver  dans la presse économique internationale !

La majorité des têtes de liste de Nidaa Tounes était composée d'hommes d'affaires, de membres éminents du patronat. Afek Tounes pouvait, elle, compter sur 25 % d'entrepreneurs ... chez ses adhérents !

Si le camp modernisateur-libéral obtient un écart suffisant, il offrirait les meilleures garanties en terme de politique néo-libérale. Avec le soutien du patronat (l'UTICA), et peut-être un temps du syndicat (UGTT). On retrouve d'ailleurs des figures du patronat et du syndicat dans Nidaa Tounes !

Le risque est de donner trop d'influence aux islamistes dans l'opposition, avec le risque de déstabiliser le pays, bien qu'ils ne soient pas désireux de la canaliser sur des bases sociales, trop d'accord avec cette politique d'austérité qu'ils ont tenté d'appliquer depuis 2011!

 

2 -  Une "union nationale" islamistes/laics, sur des bases économiques libérales, en alliance avec les USA et les monarchies du Golfe, obéissant aux diktats du FMI

 

C'est le rêve du patronat (UTICA), des investisseurs étrangers américains et du Golfe : une "union nationale" entre islamistes d'Ennahdha et modernistes de Nidaa Tounes.Ils pourraient bénéficier de près de 75 % des voix, voire plus avec Afek et l'UPL.

C'est la formule idoine, trop fragile avec la faiblesse des petits partis de la Troika après 2011. La puissance de Nidaa Tounes la rend inébranlanble politiquement. Depuis 2011, l'UTICA ne cesse de pousser à l' "union nationale", à un "gouvernement technocratique", favorable au business local et international, attaché à la modernisation ( = libéralisation) du pays.

 

Ce schéma est-il possible après le scrutin de dimanche? Bien entendu.  Les islamistes ont déjà salué, très fair-play, la victoire de Nidaa Tounes. Rachid Ghannouchi s'étaient dit prêts à collaborer avec Nidaa après le scrutin. Le leader de Nidaa n'a pas refusé cette main tendue.

Nidaa et Ennahdha peuvent s'entendre sur l'essentiel : une politique de libéralisation de l'économie, les réformes structurelles nécessaires, exigées par le FMI, la Banque mondiale. Au niveau international, une bonne entente sans vague avec les USA, l'Europe, le Qatar est dans les intérêts de tout le monde.

 

Rappelons-nous ces paroles du baron des affaires Mohammed Frikha, soutien d'Ennahdha :

 « l'UTICA a proposé aux différents partis, dont Ennahda, d'intégrer des hommes d'affaires dans leur liste. Il est vrai qu'il existe un certain consensus sur la ligne économique, notmament chez Ennahda, Nidaa Tounès, et d'autres comme Afek ».

 

Ce scénario n'est pas gagné d'avance. Il constituerait une énorme trahison pour tous les Tunisiens qui ont voté pour les laïcs de Nidaa pensant faire barrage aux islamistes. Les divergences sur la conception de l'Etat, la place de la religion dans la société ne sont pas minces.

 

On est encore dans de la politique-fiction. Sans doute jusqu'à demain quand vont commencer les tractations. La désillusion risque d'être terrible pour les Tunisiens : dès les premières alliances nouées, dès les premières mesures d'austérité tombées. Mais une bonne partie du peuple tunisien n'est pas dupe, celle qui crie "dégage" aux ambassadeurs étrangers venus faire la loi en Tunisie !

 

Cet épisode est évoqué dans cette vidéo officielle des visites de l'ambassadeur américain : https://www.youtube.com/watch?v=8s_bLiBFbM0

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 10:53

artiga.jpg 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

On le disait après la mort du commandant Hugo Chavez : 2014 serait l'année de la révolution socialiste, ou d'une terrible réaction de l'oligarchie, de l'impérialisme, n'hésitant pas à user de milices fascistes pour briser le bloc révolutionnaire. Comme toujours, les attaques contre les communistes sont le prélude à une offensive contre-révolutionnaire générale.

 

Après l'assassinat du député révolutionnaire du PSUV Robert Serra, 27 ans, la jeunesse révolutionnaire subit une nouvelle attaque de la part de bandes d'extrême-droite, bien décidée à semer la terreur pour inverser le processus révolutionnaire.

Ce mardi 21 octobre, à 2 h 30 du matin, le siège national de la Jeunesse communiste du Vénézuela (JCV) a été victime d'un attentat terroriste qui aurait pu coûté la vie à plusieurs dirigeants et militants de la JC présents dans le local situé à Artigas, dans le quartier d'El Paraiso, à Caracas.

 

Un attentat qui aurait pu coûter la vie à sept personnes

 

Le siège de la JCV a été attaqué par des engins explosifs incendiaires lancés depuis plusieurs points, de façon simultanée, touchant la façade, la salle de réunions. L'incendie a d'abord pris le premier niveau de l'immeuble, à 3 h du matin, laissant des traces importantes de combustion sur la façade.

Les camarades de la JC – selon le communiqué officiel du Parti communiste vénézuelien – ont agi « de façon opportune et avec sérénité », contenant l'incendie avant que les pompiers et la Police nationale que ne constate l'état des dégats.

 

L'intervention des Pompiers du District Capitale a sauvé la vie à cinq jeunes communistes, ainsi qu'à deux camarades plus anciens, de 48 et 80 ans.

 

Selon le Bureau politique du Parti communiste du Vénézuela et la Commission exécutive nationale de la JCV – réunis en urgence dans la matinée – il s'agit d'un fait qui s'inscrit « dans le déroulement d'un plan des franges les plus réactionnaires de la droite pour effrayer, démoraliser et frapper les forces du mouvement populaire révolutionnaire. »

La Jeunesse communiste du Vénézuela a ajouté que « ce fait s'inscrit dans l'escalade de violence imposée par le fascisme depuis février, executée par des mercenaires et des groupes para-militaires au service de l'extrême-droite pro-impérialiste ».

Pour le Bureau politique du PCV, la priorité va à une enquête prompte par les autorités pour « faire la vérité sur les faits ; identifier et punir les responsables matériels et intellectuels ».

 

Les jeunes du PSUV, ouvriers, catholiques progressistes, solidaires avec la JCV

 

Les démonstrations de solidarité se sont multipliées dans les jours suivants.

 

Elles sont venues d'abord des alliés des communistes réunis dans le « Grand pôle patriotique de jeunesse » (GPPJ), mené par la jeunesse du Parti socialiste unifié du Vénézuela (PSUV) d'Hugo Chavez et Nicolas Maduro.

Le Grand pôle patriotique de la jeunesse, par la voix de son porte-parole Kariana Garcia, a « exprimé sa solidarité avec la Jeunesse communiste du Vénézuela face à l'attaque terroriste subie par l'organisation de jeunesse communiste », affirmant que « aujourd'hui plus comme jamais, nous marcherons unis pour approfondir la révolution socialiste. »

Outre les représentants du Grand pôle patriotique de la jeunesse, de la jeunesse du PSUV, plusieurs autres organisations de masse ont exprimé leur solidarité tels que la Centrale ouvrière des travailleurs et la Jeunesse ouvière catholique.

Une initiative a été organisée par l'ensemble des organisations de jeunesse réunies dans le Grand pôle patriotique ce jeudi 23 octobre devant le Bureau du Procureur général pour dénoncer l'attentat terroriste.

 


 

jcv fascismoLa solidarité doit désormais trouver une expression en France par la plus ferme condamnation de ces tentatives de déstabilisation du processus révolutionnaire au Vénézuela, de l'attaque brutale contre les jeunes communistes, qui reste le premier signal d'une contre-offensive fasciste d'ampleur.

 

C'est dans ce sens que va la lettre de solidarité du secrétaire-général du MJCF (Mouvement de jeunesses communistes français) Nordine Idir exprimant « notre plus chaude et sincère solidarité à votre égard » et concluant que « le fascisme et la contre révolution ne passeront pas. ».

 

Les communistes français, fidèles à leur tradition de solidarité internationale crient haut et fort : solidarité avec nos camarades vénézueliens attaqués ! Le fascisme, la contre-révolution ne passeront pas ! Vive la révolution bolivarienne et socialiste !

 

 

 

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 09:42

 

Pyotr-Simonenko-copie-1

            Les médias français qui manifestaient un profond mépris, une indifférence royale pour les communistes ukrainiens, le troisième parti du pays, ayant rassemblé 3 millions d'électeurs en 2012 (14 % des voix) sont prêts à se réveiller pour souligner leur éviction du Parlement.


            Rien évidemment sur la chasse aux communistes menée depuis six mois, la dissolution du groupe parlementaire du troisième parti du pays, le procès visant à l'interdiction du Parti communiste, l'absence du Parti communiste parfois jusque dans les sondages ou listes officielles (!).


            Si, avec une fraude massive, une telle répression, la puissance dans la rue des milices fascisantes, l'impossibilité de fait pour les bastions du mouvement communiste (Crimée, Donbass) de s'exprimer électoralement, si avec tous ces éléments, les communistes parviennent à conserver des dizaines de milliers de voix et quelques pour-cents, ce sera une victoire.


            Nous ne pouvons en tout cas que souscrire à l'analyse du secrétaire-général du PC Ukrainien (KPU), Petro Simonenko :

 

Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

« Quel que soit le résultat du vote, le Parti communiste ne reconnaît pas ces élections comme démocratiques et légitimes », a déclaré le responsable du Parti communiste ukrainien Petro Simonenko, lors d'une réunion avec une délégation de députés européens, hier à Kiev.

 

S'adressant aux députés, répondant à leurs interrogations, Petro Simonenko a fait remarquer qu'au vu du déroulement de la campagne électorale, des conditions dans lesquelles elle s'est opérée, le futur parlement sera illégitime et ne reflètera pas la véritable diversité des opinions et des attentes de nos concitoyens.

« La politique criminelle du nouveau gouvernement ukrainien, qui a conduit à la perte de la Crimée, et à la guerre dans le Donbass, a complètement déformé la représentation électorale. En outre, une partie importante des résidents de l'Ukraine, de Crimée ont été privés de toute possibilité de prendre part au scrutin et d'exprimer leur volonté, ce qui fait que des millions d'électeurs sont contraints de voter par les armes, et ce n'est pas une métaphore », a déclaré le chef du Parti communiste.

 

Petro Simonenko a également rappelé aux députés que pendant la campagne électorale, le pouvoir s'est appuyé sur des groupes armés d'extrême-droite, néo-nazis, qu'il a brutalement persécuté ceux qui exprimaient un point de vue différent que celui officiel sur l'avenir du pays.

 « Tout était permis : chantage, menaces de violences physiques, enlèvements, torture. Les autorités nationalistes, liées à des oligarques cyniques, ont particulièrement harcelé les militants du Parti communiste. Nos candidats, responsables, militants ont été attaqués à plusieurs reprises, y compris avec la participation d'agences policières censées garantir l'ordre et transformées de plus en plus en une sorte de police politique, plus si loin des méthodes de la Gestapo », a ajouté Petro Simonenko.


Le secrétaire du Parti communiste d'Ukraine affirme également que, dès le départ, l'objectif de ce gouvernement est de détruire le Parti communiste.

« C'est compréhensible, seul le Parti communiste est dans l'opposition idéologique et politique au régime en place. Ce n'est pas un hasard si, à la demande des dirigeants de Maidan, nos bureaux ont été pris d'assaut et incendiés. Ce n'est pas un hasard si une loi anti-constitutionnelle a été votée qui dissout notre groupe parlementaire et prive ainsi les trois millions de citoyens qui ont voté pour nous en 2012 de leur représentation au Parlement. Ce n'est pas un hasard si sur la base d'accusations fallacieuses, a commencé un procès politique visant à interdire le Parti comuuniste. Certains avocats européens évoquent un 'tribunal de l'Inquisition' pour qualifier l'autorité chargée du procès », souligne le leader communiste ukrainien.


Par ailleurs, il existe des preuves assez sérieuses que le régime, peu sûr de sa victoire, prépare une fraude massive. A cette fin, plus de 10 millions de bulletins supplémentaires ont été imprimés, une façon éhontée et manifeste de manipuler, d'instrumentaliser le nombre réel d'électeurs, une fraude électorale aux  « âmes mortes » [NdT : selon une nouvelle de Gogol, pour les Ukrainiens, c'est une référence au fait de "faire voter les morts" comme on dirait en France]. Dans tout le pays, s'est formé un « réseau parallèle », avec un serveur de transfert de données ajustant les résultats du vote en faveur de la junte.


« Ainsi - a conclu Petro Simonenko face aux députés - il temps d'enlever les lunettes qui font voir à certains la réalité en rose, et reconnaître que ces élections anticipées en Ukraine qui ont lieu ce 26 octobre 2014 ne peuvent pas être reconnues comme démocratiques, ni légitimes : ce furent les élections les plus sales et corrompues de l'histoire de l'Ukraine  ». 

 
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 14:46

Lu sur le blog de Michel Collon, "Investig'Action"

 

Bolivie : le défi historique d’un peuple

Le 12 octobre dernier, le peuple bolivien a été appelé à s’exprimer sur l’avenir du pays andin dans une tournée électorale historique. Pour la troisième fois consécutive, le candidat indigène du Mouvement au Socialisme (MAS), Juan Evo Morales Ayma, a remporté la victoire au premier tour, avec un score de 60%. Le peuple a choisi : la Bolivie continuera son laborieux chemin de changement social, économique, culturel et politique, initié par le gouvernement de Evo Morales en 2006. Il n’est pas question de retour en arrière, vers des années marquées par des injustices et des inégalités croissantes.

 

Les élections nationales boliviennes de 2005 et de 2009 proclament le triomphe du candidat indigène Evo Morales, ex-syndicaliste et acteur de premier ordre au sein des mouvements sociaux. C’est un tournant sans précédent pour le pauvre pays andin qui, pour la première fois, est gouverné par un président d’origine indigène et de tendance progressiste (socialiste). Le 12 d’octobre 2014, Evo est réélu président de la Bolivie avec 60% des voix, contre 25% à son adversaire principal, le riche industriel Samuel Doria Medina. Mais qu’est-ce qui explique, après près de dix ans de présidence et beaucoup de défis, cet appui constant à l’administration Morales ? Quelles sont les caractéristiques de ce pays ? Et finalement, comment la situation politique et socio-économique a-t-elle évolué depuis l’arrivée au pouvoir du MAS ? [...]

Lire la suite en cliquant sur le titre souligné.

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 13:00

Lu sur "Résistance"

Umbrella RevolutionNos médias (les médias du capital, ne l’oublions pas !) adorent les manifestants hongkongais qui, par milliers prétendent-ils, brandissent des parapluies pour exiger la démocratie, la pure, la vraie, l’authentique !

Il paraît que le gouvernement chinois n’est pas d’accord. Il préférerait désigner lui-même les hommes qui dirigeront Hong Kong. Alors, qui a raison, les manifestants ou le gouvernement chinois ? Attention aux réponses un peu trop spontanées !

Nous qui avons l’expérience de cette démocratie dont rêvent, paraît-il, certains Hongkongais, on sait bien que celui qui gagne ce genre d’élection est celui qui a le soutien du capital : la presse lui passe la soupe tous les jours, les sondeurs expliquent qu’il est incontournable et les experts montrent que son programme est vraiment tout ce qu’il y a de plus raisonnable. En somme, le vainqueur est celui qui dispose de grosses sommes d’argent attribuées à sa campagne par ceux qui en disposent, et qui comptent avoir comme « élus » des gens qui prendront soin de leurs intérêts !

On l’a bien vu en France en 2007 lorsque la presse, les sondeurs et les experts ont largement contribué à promouvoir Nicolas Sarkozy. Les mêmes, en 2012, ont soutenu François Hollande ! On constate (comme c’est surprenant !) que l’un et l’autre mènent des politiques relevant de la même stratégie… en faveur du capital !

Dans le cas particulier de Hong Kong, on remarque que la méthode employée par les manifestants se rapproche des « révolutions orange » : une revendication soi-disant démocratique, un emblème simple à reconnaître (ici, les parapluies) et l’occupation permanente d’un lieu central.

Le gouvernement chinois et les Hongkongais ont bien repéré ce qui se tramait. La main étasunienne et britannique ne fait aucun doute ! Cette revendication « démocratique », si elle était effectivement mise en œuvre, aurait en effet comme conséquence à court terme de séparer Hong Kong de la Chine, et de revenir sur l’accord de rattachement de 1997.

Car si on parle auourd'hui de rattachement, c’est qu’il y avait auparavant séparation : pendant les guerres de l’opium au milieu du XIXème siècle, les puissances coloniales avaient obligé le gouvernement chinois de l’époque à concéder des territoires à leur profit exclusif, sous forme de bail de long terme. C’est ainsi que Hong Kong, territoire chinois, est devenu britannique. À l’époque, les Chinois ont parlé de « traités inégaux », dont fait partie le traité de Nankin.

Les Britanniques pensaient bien que Hong Kong leur appartenait toujours. Mais, au terme de ce long bail centenaire, le gouvernement chinois a fait valoir ses droits et signifié à la Grande-Bretagne qu’il ne serait pas renouvelé : Hong Kong allait redevenir une terre chinoise, gouvernée par la Chine.
La République populaire de Chine et le Parti communiste chinois avaient bien préparé l’affaire : pour convaincre les Britanniques de ne pas faire d’histoire et apaiser les craintes de l’économie hongkongaise, l’accord proposé se résumait en : « un pays, deux systèmes » (c’est d’ailleurs la même proposition que fait la Corée du Nord à la Corée du Sud depuis 1953 : « un pays, deux système »).

L’économie de Hong Kong relève donc d’un système capitaliste, sous contrôle de Pékin. Hong Kong n’est donc pas « un pays indépendant » : c’est une province chinoise, mais administrée de façon très spécifique.
Il est certain que la Chine n’envisage pas un instant de revenir en arrière. Les guerres de l’opium sont bel et bien terminées et Hong Kong restera à la Chine.
Le gouvernement chinois a donc expliqué que le futur gouverneur de Hong Kong sera élu par les habitants du territoire. Cependant, les candidats ne pourront pas être des hommes sous influence faisant campagne avec des financements étasuniens et britanniques : Pékin propose donc des candidats qui portent le principe simple, mais complexe : « un pays, deux systèmes »…

Ce type de filtre est-il légitime ? Oui, parce que le « laisser-faire » favorise de fait la fortune, l’argent de l’étranger anglo-saxon, et, dans le cas particulier de Hong Kong, aurait pour but une nouvelle séparation.
On aura remarqué que le gouvernement chinois traite l’affaire par la négociation et un usage prudent des forces de police. Mais il ne cède pas. L’humiliation des traités inégaux du XIXème  siècle n’est pas oubliée ! Aujourd’hui, la Chine a réglé les questions de frontières avec la plupart de ses voisins, en particulier la Russie. Reste la question de Taïwan et celles, en suspens, avec le Japon et le Vietnam.

Il y a là une tentative manifeste des États-Unis de déstabiliser la Chine. Il y en aura d’autres, soyons-en certains. N’accordons aucun crédit à ces manœuvres !

D.R.

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 21:08

Communiqué de l'Association France Palestine Solidarité

Reconnaissance de l’Etat de Palestine : le temps presse

http://www.france-palestine.org/Reconnaissance-de-l-Etat-de,24954

 

Communiqué de l’AFPS, mardi 14 octobre 2014

Le Par­lement du Royaume Uni a adopté le 13 octobre, par 274 voix contre 12, une motion appelant le gou­ver­nement bri­tan­nique à recon­naître un Etat pales­tinien à côté de l’Etat d’Israël. Dix jours aupa­ravant, la Suède avait fait savoir qu’elle allait recon­naître l’Etat de Palestine à l’instar des 134 pays l’ayant à ce jour reconnu. Cela avait pro­voqué les pro­tes­ta­tions indi­gnées des diri­geants israé­liens qui n’ont pas suffi à empêcher le vote au par­lement de West­minster. Les par­le­men­taires bri­tan­niques auront été plus sen­sibles à l’appel des 363 per­son­na­lités israé­liennes qui appe­laient cette recon­nais­sance de leurs vœux.

La France ne peut continuer à rester para­lysée alors le gou­ver­nement israélien s’emploie au grand jour à empêcher la réa­li­sation d’un Etat pales­tinien confis­quant de nou­velles terres pour la colo­ni­sation, détruisant des infra­struc­tures financées par des gou­ver­ne­ments euro­péens, cher­chant par tous les moyens à main­tenir le blocus de Gaza après les mas­sacres et des­truc­tions de cet été.

Se borner à répéter que la France recon­naîtra la Palestine le moment venu est se payer de mots. Le moment est aujourd’hui venu pour qui regarde la réalité en face : c’est ce que diront les mani­fes­tants de la CONVER­GENCE PALESTINE ce samedi place de la Répu­blique à Paris. Pour que ne s’effondre pas pour long­temps une solution poli­tique fondée sur le droit, c’est aujourd’hui qu’il faut mettre en œuvre des sanc­tions contre Israël et recon­naître l’Etat de Palestine.

Le Bureau national

 

Convergence Palestine

samedi 18 octobre 2014

à Paris, 14h, place de la République

CONCERTS : KERY JAMES, VOLO, HAROLD, ONDA ROAD

Prises de paroles : res­pon­sables poli­tiques, syn­dicaux et asso­ciatifs et jeunes militants

 

tract_convergence_afpsrecto-6c320.jpgtract_convergence_verso-9c50e.jpg

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 17:19

Président blanc et liberté blancheLes États-Unis, mieux qu’aucun autre pays, sont passés maîtres dans l’art d’entretenir les mythes liés à leur histoire. Le rêve américain est un concept qui remonte à l’arrivée des pèlerins, au XVIIème siècle. Aujourd’hui, il repose sur trois éléments majeurs : l’espoir d’une vie prospère, l’égalité comme valeur fondamentale et le sentiment d’appartenance à une Nation à nulle autre pareille.  Les discours du président Obama évoquent ces thèmes de mérite personnel et de possibilité de mobilité sociale pour l’ensemble de la population.

Pourtant, tout ce qui brille n’est pas forcément de l’or et deux mandats successifs d’un président noir ne suffisent pas à effacer les blessures indélébiles d’un passé violent, expansionniste et profondément raciste. Cinquante ans à peine se sont écoulés depuis la signature par Lyndon Johnson du Civil Rights Act déclarant de fait illégale la discrimination reposant sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale. Cinquante ans qui n’ont guère faire bouger les lignes. Le pays reste plus que jamais divisé sur une base ethnique en ce qui concerne le revenu, l’instruction, la santé et la possibilité d’ester ou de se défendre en justice. Récemment, l’actrice noire américaine Danielle Watts, qui a campé le rôle d’une esclave dans Django unchained, a vécu une interpellation de plus humiliantes. Alors qu’elle se trouvait avec son mari dans leur voiture dans un quartier chic de Los Angeles, des policiers sont intervenus pour les interpeller pendant qu’ils s’embrassaient. Les forces de l’ordre ont expliqué avoir reçu l’appel d’un résident qui dénonçait une « exhibition indécente d’un homme et d’une femme à l’intérieur d’une Mercedes avec une porte ouverte ». Les policiers n’ont pas reconnu l’actrice et ont pensé que la jeune femme était une prostituée noire qui embrassait son client blanc. Ces choses sont fréquentes dans la très démocratique Amérique ; elles finissent souvent très mal lorsqu’il s’agit non pas de personnes publiques mais de pauvres hères.

C
et été, un jeune noir américain, Michael Brown, était arrêté à Ferguson parce qu’il marchait sur la route et non pas sur le trottoir. Il rentrait de faire ses courses, accompagné par un de ses copains. Il est alors abattu par un policier. Pour défendre Darren Wilson, l’agent blanc qui a tiré, le chef de la police locale invoque l’agressivité dont aurait fait preuve la victime. Mais Brown n’était pas armé, et son copain affirme que le policier a fait feu alors qu’il avait les mains en l’air. L’autopsie pratiquée à la demande de la famille du jeune homme montre qu’il a été touché par six impacts de balle, dont deux à la tête. Les résultats montrent que la balle responsable de la mort laisse supposer que la victime se tenait tête baissée, un signe de reddition au moment du coup de feu. La flambée de colère qui a suivi  serait incompréhensible si l’on se bornait à l’expliquer à travers les seules circonstances de la tragédie.

« Si l’attitude de la police fut l’étincelle qui a déclenché l’explosion de Ferguson, la pauvreté et le désespoir en sont les causes essentielles », révèle le journaliste du Saint-Louis Post-Dispatch, David Nicklaus. Dans le quartier où Brown a été abattu, habité à plus de 70 % par des Noirs, le revenu annuel moyen ne dépasse pas 27.000 dollars (21.500 euros). Et si l’on observe l’évolution des salaires perçus, les chiffres ne sont pas beaucoup plus folichons. Selon les statistiques officielles, les revenus des habitants ont chuté de 30 % depuis l’an 2000. Au même moment s’affiche une insolente richesse dans les quartiers huppés de Saint-Louis habités quant à eux par des Blancs. 

Les États-Unis ne sont donc pas ce pays libre et tolérant que les scénarios de films hollywoodiens voudraient nous faire croire. Le racisme de l’époque de l’esclavage a persisté même après son abolition. Si les Noirs américains représentent 12 % de la population américaine, ils forment 42 % du fameux couloir de la mort. Le déséquilibre est encore plus frappant si l’on considère l’origine des victimes : un Noir qui a tué un Blanc a beaucoup plus de chance d’être exécuté qu’un Blanc qui a tué un Noir. Au niveau national, la majorité des victimes ne sont pas blanches. Pourtant, 80 % des sentences sont prononcées à l’égard des meurtriers d’Américains blancs. Par ce constat, on remarque d’une part que la peine de mort est un dispositif majoritairement au service des personnes de couleur blanche et d’autre part, que la vie n’a pas le même prix selon la couleur de la peau ou les capacités financières de chacun.

Le fossé entre Noirs et Blancs s’exprime aussi sur le terrain social. Entre 1984 et 2007, l’écart entre les uns et les autres a été multiplié par quatre, les foyers blancs à moyens revenus étant bien plus riches que les foyers noirs qui sont au plus haut de l’échelle. « Même lorsqu’ils font tout ce qu’il faut - c’est-à-dire étudient, travaillent dur, ont une bonne paie – les Afro-Américains ne peuvent atteindre le niveau de richesse de leurs collègues blancs, et cela se traduit par une grande différence de chances dans la vie », écrit dans un communiqué Thomas Shapiro, coauteur d’une étude publiée en 2010 par l’université de Brandeis (Massachusetts).

De même que les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du monde arabe sont témoins de la brutalité des États-Unis en dehors de ses frontières, ces mêmes communautés sont confrontées à l’exploitation raciste et coloniale à l’intérieur de ses frontières. Ces deux phénomènes sont inextricablement liés. L’Empire s’est construit sur le dos des esclaves noirs et le génocide des Noirs ainsi que sur la colonisation et le génocide des peuples indigènes. Ceux qui pensent que le destin des peuples aux États-Unis est lié aux partis de la classe dirigeante (les Républicains et les Démocrates) vivent dans l’illusion. La défaite de l’Empire américain n’arrivera que par la lutte et par l’organisation du peuple émergeant à travers les soulèvements et la colère des communautés contre l’injustice.

Capitaine Martin 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 14:08
"L'armée turque bombarde des positions rebelles du PKK

Le Monde.fr avec AFP

 

L'opération intervient quelques jours après les émeutes de la communauté kurde en Turquie.

Les chasseurs de l'armée de l'air turque ont bombardé, lundi 13 octobre, des positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui attaquaient depuis trois jours un poste des forces

de sécurité turques dans le village de Daglica (sud-est), selon les services de sécurité.

Cette opération – une première depuis le cessez-le-feu décrété par les rebelles kurdes en mars 2013 – intervient quelques jours après les émeutes qui ont enflammé la communauté kurde dans toute la Turquie, faisant au moins 34 morts, des centaines de blessés et de très importants dégâts matériels.

Dans la région voisine de Tunceli, des hélicoptères d'attaque turcs ont également ouvert le feu lundi contre d'autres unités du PKK après des affrontements entre rebelles et armée signalés autour de Geyiksuyu, selon les médias turcs.

Ces manifestations ont été provoquées par le refus du gouvernement islamo-conservateur turc d'intervenir militairement pour sauver la ville kurde syrienne de Kobané, assiégée depuis des semaines par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI)."


Notre commentaire.  L'article est alambiqué et embarrassé. A la suite de quelles manoeuvres de l'armée turque, des affrontements ont-ils eu lieu avec les Kurdes du PKK ?  Le président turc, Erdogan,  cherche visiblement, à la faveur de l'émergence islamiste à ses frontières et en territoire kurde en Syrie et en Irak, à liquider son opposition kurde.

Or, que dit la France ? Depuis que le prétendu Etat islamique fait régner la terreur en Irak et en Syrie, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, est beaucoup plus silencieux que lorsqu'il appelait à une intervention armée en Syrie.  N'est-il pas de ceux qui ont favorisé l'armement des rebelles syriens que les chancelleries occidentales et américaines savaient pertinemment très largement infiltrés par les islamistes ?  Mais il fallait à tout prix, à n'importe quel prix, faire tomber Bacher Al Assad pour contrôler cette région au profit du camp occidental avec l'aide de la Turquie qui favorisait les passages d'islamistes et d'armes vers l'armée syrienne libre... Ils n'ont décidément rien appris de ce qui s'est passé en Afghanistan.  Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Ukraine ... Ces gens là sont dangereux. Pendant ce temps-là les actionnaires des industries de l'armement, aux Etats-Unis, en France, au Royaume-Uni comptent leurs dividendes.  Et chaque fois que Laurent Fabius, avec Obama, Hollande ... et BHL, joue les va-t-en guerre, ces dividendes grimpent, grimpent ... 

Les Français ont intérêt à les arrêter avant qu'il ne soit trop tard.  La sortie de l'OTAN est, pour la France, plus que jamais nécessaire.

Un autre article sur Figaro.fr.  Plus détaillé.
"En Turquie, l'armée bombarde des positions kurdes

Ces bombardements marquent la fin du cessez-le-feu entre rebelles kurdes et Turquie datant de mars 2013. Il a volé en éclat ces derniers jours, victime d'un contexte régional chauffé à blanc par le siège de la ville de Kobané.

L‘aviation turque a bombardé plusieurs positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans le Sud-Est de la Turquie. Depuis trois jours, des attaques avaient été lancées depuis les zones visées contre un poste des forces de sécurité turques. Dans le même secteur, des hélicoptères de l'armée ont ouvert le feu sur d'autres combattants du PKK, qui s'accrochaient avec l'armée.

Les négociations entre le PKK et les autorités turques sont mises à mal depuis le début du siège de Kobané. La communauté kurde de Turquie, composée de 15 millions de personnes, s'est enflammée, il y a quelques jours, pour dénoncer le refus du gouvernement turc de sauver cette ville, qui compte la troisième communauté kurde de Syrie. Au cours de ces émeutes, 34 personnes ont perdu la vie et des centaines ont été blessées. Kobané, située le long de la frontière turco-syrienne, menace de tomber sous le giron de l'État islamique qui mène l'assaut depuis un mois. L'armée turque, postée à quelques centaines de mètres ne bouge pas. S'inquiétant du renforcement des forces kurdes, elle empêche ceux qui souhaitent participer à la défense de la cité de passer la frontière.

«Pas d'accord contre le sang de Kobané»

Des négociations avaient été entamées en 2012 pour tenter de mettre fin à une révolte qui a coûté la vie à 40.000 personnes depuis ses débuts, il y a 30 ans. Plusieurs avancées ont pu avoir lieu: droit d'utiliser la langue kurde, création d'une chaîne de télévision kurde, fin de l'état d'urgence… Les négociations portaient également sur le désarmement des combattants et la libération de prisonniers.

Le leader historique des Kurdes, Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 15 ans, a prévenu que la chute de la ville de Kobané annoncerait la fin du processus de paix. L'actuel leader du PKK, Cemil Bayik, a récemment déclaré que les «négociations [avec les Turcs] ne pouvaient se tenir alors qu'ils sont en train de créer les conditions d'un massacre à Kobané […] Nous ne scellerons pas un accord contre le sang de Kobané.» Dans un autre entretien, il avertissait: «Si la Turquie continue dans cette voie, nous reprendrons notre guérilla pour défendre notre peuple»

Erdogan inflexible

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a condamné les récentes attaques du PKK, évoquant l'action de «voyous» à la solde d'une «organisation terroriste» (le PKK) et dénoncé une tentative de «sabotage» des pourparlers qu'il a promis, lui, de sauver.

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a de son côté accusé le PYD (Parti de l'union démocratique, parti politique kurde de Syrie) d'avoir «torturé» les réfugiés kurdes qui ont fui l'offensive sur la ville de Kobané. «Nos frères (kurdes) sont venus ici (en Turquie) pour échapper à la pression du PYD. Ils ont imposé une très forte pression sur ceux qui ne partagent pas leurs opinions à Kobané».

Depuis 2012, les Kurdes avaient commencé à retirer leurs forces dans leur base des monts Kandil, en Irak. Un mouvement stoppé il y a un an devant le manque d'empressement d'Ankara à faire progresser les réformes. Depuis quelques temps, un mouvement inverse s'est mis en place afin d'apporter des combattants à Kobané et des manifestants lors des émeutes prokurdes."

 


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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:15

2014-Ebola-medecins-Cubains.jpgConférence à Genève le 12 septembre dernier, avec le ministre de la Santé cubain, Roberto Morales Ojeda.

C'est le Wall Street Journal — le journal de la finance mondialisée — qui le dit:
"Il n'y a aucune comparaison entre la faible implication des pays européens et des Etats-unis, et la forte implication de Cuba pour lutter contre le virus Ebola."

Mais est-ce si étonnant ? Non !

Car en 2014, la France n'est plus en capacité de former suffisamment de médecins par ses propres moyens: elle importe chaque année 25% de ses nouveaux praticiens, qui sont des médecins formés principalement en Algérie, en Roumanie et en Belgique. Les régions se desertifient ! On en arrive aux expédients !

Car en France c'est le règne du "Numérus Clausus" depuis 40 ans ! Voulu par les technocrates pour réduire les dépenses de santé des Français la conséquence du numérus clausus c'est que l'on forme, en 2014, moins de médecins en France qu'on en formait en 1971, alors que la population française est passée de 50 à 65 millions d'habitants !!!

Donc, pas étonnant qu'avant de penser à soutenir les pays émergeants, la France s'occupe d'elle-même, car elle n'a plus les moyens de s'occuper des autres, et donc pour s'occuper d'Ebola!

Aussi, pour la CGT, est-il urgent d'agir pour défendre notre sécurité sociale ! Tous dans l'action le 16 octobre !

A noter que cette information, sur la forte implication de Cuba en Afrique, a été relayée par de de nombreux médias français, comme Le Figaro, La Croix, le Monde, l'Humanité, etc.

Lire sur notre site:

> Santé: La polémique sur les "sans dents" occulte le fait que la France fait former de plus en plus ses médecins à l'étranger.

> Seine-Maritime: 152 jours d’attente en moyenne pour un rendez-vous chez l’ophtalmo

L'article du Wall Street Journal
"Les docteurs cubains en première ligne dans la lutte contre le virus Ebola.

L'île caribéenne surpasse les grands pays dans l'envoi de personnel médical : un partenaire improbable pour les Etats-unis

Alors que le risque est croissant qu'Ebola puisse s'envoler vers d'autres cieux, les Etats-unis appellent les nations du monde entier à envoyer des docteurs, des infirmières en Afrique occidentale, où des milliers de vie sont en jeu. Rares sont ceux qui ont répondu à l'appel, un pays a répondu en force : Cuba.

Dans les semaines qui ont suivi l'envoi par le président Obama de près de 4 000 troupes en Afrique occidentale, la lutte pour éradiquer Ebola a créé des tandems insolites. Rien n'est plus étrange que le spectacle de médecins cubains rejoignant les militaires américains pour lutter contre Ebola en Afrique occidentale. Cuba est depuis longtemps dans une relation de conflit avec son voisin du nord : les Etats-unis.

Les puissances émergentes comme la Chine, l'Inde, la Russie font des affaires en Afrique, mais leurs contributions à la lutte contre l'épidémie d'Ebola ont été plutôt décevantes jusque-là. Et les nations bénéficiant des meilleurs systèmes de santé ont fourni une aide trop faible, trop tardive à la crise, selon les leaders des pays touchés par Ebola.

Jeudi, le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à une « multiplication par 20 de l'aide », comprenant « un personnel de santé bien formé ».

« La réponse internationale a été lente », a déclaré la présidente du Liberia Johnson Sirleaf. Jeudi, elle a plaidé pour l'envoi de plus de personnel médical, s'adressant depuis la capitale Monrovia à la conférence de la Banque mondiale à Washington. « Plus que jamais, nous avons besoin de personnels qualifiés et dévoués pour participer à la lutte contre Ebola ».

Cuba a répondu à cet appel. Elle a envoyé 165 travailleurs de la santé au Sierra Leone, durement touché, un nombre exceptionnellement élévé pour une petite île de 11 millions d'habitants. Ils ont rejoint les travailleurs médicaux en Afrique occidentale de plusieurs nations qui sont sous les auspices des groupes d'assistance. Médecins sans frontières (MSF) doit que près de 250 travailleurs médicaux internationaux se trouvent la région et près de 3 000 contre Ebola sur place dans son ensemble.

Cuba joue depuis longtemps un rôle énorme en Afrique, envoyant des troupes pour lutter afin de bouter l'armée sud-africaine de l'Apartheid hors d'Angola, et entrainant des guérillas qui ont rejoint la lutte armée de Nelson Mandela contre l'apartheid. Au début des années 1960, Che Guevara s'est rendu en Afrique pour fomenter une révolte dans la tout juste indépendante République démocratique du Congo – bien qu'il ait jugé par la suite qu'ils étaient peu intéressés par le socialisme mondial et plus par le brigandage.

« Nous ne pouvons libérer nous-mêmes un pays qui ne veut pas combattre », a-t-il écrit dans une lettre découragée au leader cubain Fidel Castro.

En revanche, le médecin argentin devenu révolutionnaire cubain a suggéré que Cuba y envoie autre chose : les docteurs. Depuis, Cuba envoyé des dizaines de milliers de travailleurs de la santé à l'étranger. Le pays a envoyé 2 500 travailleurs de la santé au Pakistan après le tremblement de terre de 2005, et 1 500 à Haiti après le séisme de 2010, a déclaré Jorge Delgado Bustillo, responsable de la Brigade médicale cubaine au Sierra Leone.

En comparaison, les 165 médecins représentent presque une réponse prudente.

« Nous travaillons sur la malaria, le choléra, la dengue, une situation de désastre, inondations au Vénezuela, au Guatemala, au Belize », dit M.Bustillo. « Mais Ebola ? C'est une première pour les Cubains ».

Dans un discours datant de ce mois-ci, M.Castro semblait rappeler les exploits militaires de Cuba face au déploitement de docteurs au Sierra Leone. Il les a nommé « une armée de blouses blanches » et a lancé : « Honneur, gloire à nos combattants valeureux de la cause de la santé et de la vie ! » selon les extraits de son discours publié dans le journal Granma.

Les Cubains minimisent l'idée de toute rivalité avec les Américains. « Contre Ebola, nous devons travailler avec tout le monde », dit M.Bustillo. « Les Etats-unis ? Oui, nous pouvons le faire ».

Mercredi, le drapeau cubain flottait sur le mur du palais des congrès ici, alors que les docteurs bouillant d'impatience sur leurs chaises, attendant plus d'une heure que le gouvernement du Sierra Leone ne les accueille officiellement.

Un officiel australien de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), chargé de les formes sur Ebola, les regardait avec inquiétude alors que les Cubains multipliaient les mains serrées, les tapes dans le dos et autres gestes hasardeux quoique sincères. Les officiels mettent en garde : Ebola peut se diffuser au contact, le virus peut avoir comme vecteurs des fluides corporels tels que la sueur.

« Ce sont des gens très calins (sic) », dit Katrina Roger, responsable technique à l'agence de l'ONU. « Demain, on va leur expliquer pourquoi il faut qu'ils arrêtent de serrer des mains et de se partager les choses qu'ils touchent ».

Le secrétaire d'Etat John Kerry, mercredi, a demandé à ce qu'un plus grand nombre de nations envoie des travailleurs de la santé ainsi que d'autres formes d'aide. « Nous avons besoin de gens pour aller plus loin », a-t-il dit.

Que les Etats-unis se trouvent désormais depéndants de leur rival de Guerre froide souligne la réponse humanitaire dissymétrique à l'épidémie d'Ebola. Les USA sont la première nation donatrice, ayant promis d'envoyer près de 4 000 soldats et près de 400 millions de $ en aides diverses. Ils ont envoyé 65 responsables du Service public de santé pour former un service Ebola auprès des agents de santé au Liberia. Plus de 2 600 volontaires de santé ont accepté, sur le site du gouvernement, d'aller en Afrique pour aider les organisations de santé sur place.

Le premier partenaire commercial de l'Afrique, la Chine, a dit qu'elle fournirait 1 millions de $ en cash, 2 millions de $ en nourriture et spécialistes pour chacun des pays suivants : Liberia, Sierra Leone et Guinée.

Le géant asiatique envoie aussi 170 travailleurs de la santé au Liberia, a déclaré l'agence de presse Xinhua. Actuellement, 58 chinois forment une équipe de traitement d'Ebola et de tests sanguins, dans une clinique construite par les Chinois. Sur ces 58 personnes, 35 sont des conducteurs, personnels techniques et cadres, selon Guo Tongshing, chef de la clinique.

L'Inde, qui a d'importants liens commerciaux et des connections aériennes avec l'Afrique occidentale, a récemment promis de contribuer à hauteur de 12,5 millions de $ mais sans envoyer de personnel médical. Le Brésil, qui courtise depuis près d'une décennie les nations africaines, a donné 413 000 $.

La Russie, qui cherche aussi à raviver certains liens issus de la Guerre froide, a envoyé une équipe de huit virologistes en Guinée, jadis un avant-poste soviétique, et des vêtements de protection.

L'Afrique du sud – un pays désireux d'affirmer son rôle de leader sur le continent – a envoyé un laboratoire mobile au Sierra Leone. Il n'y a aucune trace de contribution monétaire venant de ce pays.

Les travailleurs de la santé africains sont intégrés à la riposte, toutefois. L'Union africaine a envoyé 75 travailleurs de la santé, et l'Ouganda, qui a une expérience certaine avec Ebola, en a envoyé 15.

Pendant de temps, le Japon, troisième économie du monde après les Etats-unis et la Chine, envoie 40 millions de $ pour la cause, mais pas de personnel. Toyota envisage de donner des voitures pour aider au transport des patients.

Même la France, le pays européen qui dispose du plus grand nombre de bases militaires en Afrique, a été lent à envoyer des personnels médicaux. L'ancienne puissance coloniale construira et gérera une clinique de 50 lits en Guinée, avec 15 médecins français envoyés sur place, en plus des volontaires de la Croix Rouge, d'après ce qu'a dit l'agence publique gérant les réservistes médicaux.

La Grande-Bretagne envoie 750 personnes pour aider à construire des dizaines de cliniques au Liberia et au Sierra Leone. Les cliniques sont nécessaires pour isoler les patients de leurs familles et briser la chaîne virale de transmission. Mais on ne sait toujours pas clairement qui gérera ces cliniques.

Le Liberia a besoin à lui seul de près de 10 000 travailleurs de la santé qualifiés, et un nombre similaire est nécessaire au Sierra Leone, d'après ce qu'en dit le gouvernement américain. Jusqu'à présent, la plus grande brigade médicale, c'est celle de Cuba au Sierra Leone.

« Cuba est le seul pays, à ma connaissance, à répondre avec des ressources humaines, en termes de médecins et d'infimières », déclare Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de l'Union africaine et ex-femme du président sud-africain Jacob Zuma.

Ce ne sera pas suffisant, affirme Abdoulaye Baratay, porte-parole du gouvernement sierra-léonais : « Même si nous apprécions les Cubains (…) nous pensons qu'à la vitesse où le virus se répand, nous aurons besoin de plus de gens sur le terrain ».

Les gouvernements, Chine compris, se plaignent du fait qu'ils n'ont tout simplement pas assez d'expérience avec Ebola pour envoyer du personnel en nombre : « c'est un grand défi pour nos scientifiques », a affirmé Qian Jun, chef d'équipe du Centre chinois pour le contrôle de la maladie dans l'équipe du laboratoire mobile au Sierra Leone.

En fait, il n'y avait aucune station pour se laver les mains et les pieds à l'arrivée de l'équipe Ebola chinoise dans la capitale du Sierra Leone, Freetown, une mesure de sécurité vitale. Par contre, il y avait une famille de chats vivant dans l'embrasure de la porte, l'un dormant sur les marches.

« Chaque jour qui passe, nos médecins, nos infirmières viennent à l'heure ici », déclare M.Guo, chef de la clinique. « Mais parfois, les Sierra-léonais, eux, ne viennent pas ».

Voilà le vide que remplit Cuba. Tandis que les consultants du Centre américain pour le contrôle de la maladie et sa prévention sont longés à l'hôtel Radisson Blu – 200 $ la nuit – les 165 médecins cubains vivent à trois dans une salle dans un des hôtels bon marché de Freetwon. Les toilettes de l'hôtel sont cassés. Les mouches bourdonnent autour de nappes sales, sur lesquels les Cubains mangent sur le pouce.

« Ce n'est pas le Sierra Leone qui a besoin de nous », dit Yosvany Vera, docteur cubain de 36 ans se frayant un chemin, un plat graisseux de riz à la main : « c'est le monde qui a besoin de nous ».


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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:12

assises-communistes

DÉCLARATION COMMUNE

En Ukraine, le gouvernement « socialiste » soutient un régime ouvertement pro-nazi qui provoque la Russie, interdit et persécute le Parti communiste ukrainien, discrimine les russophones et bombarde le Donbass ouvrier en quête d’autonomie. Au Sommet de l’OTAN, Hollande a poussé à la roue pour que l’OTAN, étroitement associé à l’Union Européenne, aggrave sa dangereuse pression sur la Russie, seconde puissance nucléaire mondiale et poursuive sa politique d’encerclement straté-gique de ce pays : c’est littéralement jouer avec la guerre mondiale. 

En Syrie et en Irak, le gouvernement Hollande s’associe - sans le moindre débat parlementaire - à la coalition montée par Washington, soi-disant pour en finir avec l’Etat Islamique. En réalité, cet « Etat » de bouchers et de tortionnaires est une créature monstrueuse des politiques impérialistes qui ont poussé à la guerre civile en Syrie en prenant appui sur les pétromonarchies féodales et intégristes du Golfe persique. Le but réel des impérialistes n’est pas de restaurer, mais de liquider totalement les Etats irakien et syrien comme on l’a déjà vu en Libye, où sous prétexte de protéger les populations ci-viles, la coalition franco-anglo-américaine a détruit l’Etat exis-tant en laissant le terrain aux mafieux et aux intégristes. Et c’est maintenant Le Drian qui, mettant ses pas dans ceux de Sarkozy, pousse à une seconde intervention en Libye avec un résultat prévisible : l’aggravation de l’instabilité dans toute la région, y compris en s’attaquant à l’Iran. 

En Afrique, non seulement l’intervention française n’a « pacifié » ni le Mali, ni le Centrafrique, mais la situation y est plus grave que jamais. 

Quant à la situation en Palestine, malgré quelques propos hypocrites sur la situation humanitaire à Gaza, jamais on n’aura vu un gouvernement aller aussi loin dans le blanc-seing à la politique grossièrement colonialiste, raciste et criminelle de Tel-Aviv ! Face au véritable massacre des populations civiles palestiniennes par Israël, l’Exécutif français a honteusement renvoyé dos à dos les agresseurs et leurs victimes, les occupant et les résistants. La déstabilisation des Etats du Moyen-Orient permet à l’Etat d’Israël de poursuivre ses crimes de guerre comme à Gaza et à refuser un Etat au peuple palestinien. Cette nouvelle offensive à Gaza n’a pu se concrétiser qu’avec le soutien des USA et notamment du Gou-vernement français. 

La réalité est que le gouvernement Hollande, totalement inféodé à l’OTAN, à l’UE atlantiste et à la stratégie visant à intégrer la République française dans l’Union transatlantique hégémonique (ce qui répond à l’exigence du MEDEF qui proclame ouvertement son « besoin d’aire ») piétine à la fois la souveraineté des peuples étrangers et celle du peuple français. Celui-ci ne veut pas la guerre tous azimuts à l’étranger, il veut le règlement des problèmes sociaux, la restauration de sa souveraineté nationale et la coopération pacifique avec tous les peuples. 

Plus que jamais il faut imposer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à coopérer à égalité, refuser les aventures impérialistes en Afrique, au Proche-Orient et en Europe orientale, s’opposer à la mise en place d’un Empire euro-atlantique menaçant la paix mondiale, exiger que les sommes énormes dilapidées dans les guerres impérialistes soient utilisées pour l’emploi, le pouvoir d’achat populaire, le logement social, les services publics, la Sécu, les retraites, etc. 

Plus que jamais le mouvement ouvrier et populaire, à l’instar des cheminots et des pilotes d’Air France, doit relever la tête pour stopper l’offensive prédatrice libérale du MEDEF et du pouvoir socialiste et reconquérir sa souveraineté pour décider de son destin. 

Plus que jamais, sans la moindre illusion sur la prétendue « Europe sociale, démocratique et pacifique », les organisations participant aux Assises du Communisme appellent les communistes et les progressistes à militer pour que la France sorte de l’euro, de l’Union Européenne, du Grand Marché Transatlantique et de l’OTAN, antisociale, supranationale, antidémocratique et belliciste, à se battre contre l’impérialisme et donc pour la paix !

10 octobre 2014

 

Lu sur le blog Réveil Communiste

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