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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 11:58
La reconnaissance de l’Etat palestinien, « une première étape nécessaire »

Saeb Erekat, Le Monde avec AFP, mercredi 12 novembre 2014

Par Saeb Erekat, membre du comité exé­cutif de l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP)


La recon­nais­sance de l’État de Palestine dans les fron­tières de 1967 est une étape morale qui devrait être franchie par l’ensemble des Etats qui sou­tiennent la solution de deux Etats. C’est un inves­tis­sement pour la paix et le bon message à adresser aux Israé­liens comme aux Pales­ti­niens. Pour Israël, la force occu­pante, cette recon­nais­sance serait un signal fort indi­quant que sa poli­tique illégale de colo­ni­sation est nulle et non avenue. Elle le serait d’autant plus qu’Israël n’a pas le droit d’opposer son veto au recou­vrement par le peuple pales­tinien de ses droits inalié­nables à la liberté et l’indépendance.

Pour les Pales­ti­niens, une telle recon­nais­sance serait une réaf­fir­mation de leur droit à l’autodétermination et un pas dans la bonne direction, ainsi qu’une preuve que la diplo­matie et le droit inter­na­tional sont la voie à suivre. Enfin, cela confir­merait que la com­mu­nauté inter­na­tionale restera du côté de ceux qui res­pectent ses lois et ses principes.

Ceux qui s’opposent à notre appel à une recon­nais­sance inter­na­tionale subor­donnent notre droit à l’autodétermination à un choix israélien. Ils occultent ainsi le fait que notre indé­pen­dance n’a jamais figuré parmi les sujets du statut final qui, eux, devraient être traités avec les Israé­liens. Il s’agit d’un droit sou­verain dont dis­posent tous les peuples, en conformité avec le droit inter­na­tional. Notre droit à un Etat n’est pas négociable.

Nous refusons de continuer à être l’exception des normes inter­na­tio­nales, tandis que cer­taines parties de la com­mu­nauté inter­na­tionale per­sistent à dis­si­muler leur res­pon­sa­bilité der­rière les appels à la reprise des négo­cia­tions. Cependant, nous réaf­firmons qu’il ne s’agit pas de contourner les négo­cia­tions en vue d’un accord du statut final.

À l’instar de tout autre conflit, notamment la fin de l’apartheid sud-​​africain, les négo­cia­tions sont néces­saires pour régir les rela­tions entre Israël et la Palestine, après l’occupation. De telles négo­cia­tions devraient aborder tous les sujets du statut final, y compris les réfugiés, Jéru­salem, les colonies, les fron­tières, la sécurité, l’eau et les prisonniers.

En 1988, l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP) avait fait le dou­loureux com­promis his­to­rique d’une recon­nais­sance d’Israël sur les fron­tières de 1967, concédant ainsi 78 % de la Palestine his­to­rique. Cette démarche enthou­siasma l’Europe, qui n’avait eu de cesse de répéter qu’elle abou­tirait, « en quelques années », à une paix, avec l’indépendance de la Palestine. Cependant, notre droit légitime paraît aujourd’hui plus dif­ficile encore à mettre en appli­cation au vu de l’accroissement du nombre de colons israé­liens, qui a plus que triplé durant les vingt-​​six der­nières années.

L’horizon politique dépérit

L’accord d’association passé entre l’Union euro­péenne et Israël peut lui-​​même être trans­gressé au gré des vio­la­tions des droits de l’homme, sans qu’aucune sanction effective soit prise à l’égard d’Israël. Après avoir condamné pendant des décennies l’expansion des colonies israé­liennes, nombre de gou­ver­ne­ments euro­péens ont alerté sur la pro­bable dis­pa­rition de la solution de deux Etats. Les seuls appels à une reprise des négo­cia­tions ne sau­raient trans­former la situation actuelle : alors qu’un système d’apartheid est imposé à des mil­lions de Pales­ti­niens, l’horizon poli­tique continue de dépérir.

Des mil­lions d’Européens conti­nuent à témoigner, depuis des années, leur soli­darité envers la Palestine, beaucoup d’entre eux nous disent leur désespoir face au fait que la Palestine continue, jusqu’à nos jours, de payer pour les erreurs poli­tiques de l’Occident dans notre région. Ce sont ces mêmes poli­tiques qui ont octroyé à Israël une culture d’impunité sans précédent.

En recon­naissant la Palestine, et en apportant son soutien à notre ini­tiative qui vise à fixer une date limite à la fin de l’occupation, l’Europe n’encouragera pas les Pales­ti­niens à contourner les négo­cia­tions. Bien au contraire, elle adressera un message fort d’engagement en faveur du droit inter­na­tional et de la diplo­matie, comme seul moyen d’avancer. Afin de sauver la solution de deux Etats, une pre­mière étape serait effec­ti­vement de recon­naître deux Etats et non un seul.

 

Commentaire AC : Une certaine ambiguïté plane sur l'appel à la reconnaissance de l'Etat palestinien.  La société israélienne, la société palestinienne sont bouleversées.  Les orthodoxes poussent à la violence et à la colonisation encore davantage.  Des Palestiniens continuent d'être expulsés de leurs terres et de leurs maisons.  Les Israéliens poursuivent la construction du "Mur de la Honte" qui sépare des familles, des villages, des paysans et leurs terres.  Les Palestiniens sont privés de l'élémentaire droit à la circulation, tant vanté dans l'Union Européenne, sur leur propre sol .  Des étudiants israéliens sont privés du droit aux études à l'étranger.  Comment sortir de cette situation qu'Israël n'a cessé d'aggraver?  Des Palestiniens, des Israéliens, très minoritaires il est vrai, pensent qu'il serait juste de revenir à la situation de 1947 et souhaitent un seul Etat, démocratique et laïque, dans lequel Israéliens et Palestiniens pourraient vivre enfin en paix.  L'OLP réclame la reconnaissance de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967 ( ce qui était déjà un compromis pour les Palestiniens), comme étape nécessaire pour sauver la solution de deux Etats.  Refuser de soutenir cette proposition serait encourager Israël dans sa politique du pire.  Mais oublier de mentionner l'exigence des frontières de 1967 dans la résolution risquerait d'être pire que le mal.  C'est pourtant le risque si la résolution s'en tient à la reconnaissance vague d'un Etat israélien "hors sol".  C'est malheureusement ce que fait le mouvement de la paix dans sa lettre aux députés et dans ses récentes déclarations.  Pourquoi cet oubli ?  La résolution des députés PS, la position d'EELV, du PCF et du Front de gauche semble pourtant claire et la revendication d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967 affirmée.  On espère qu'un mauvais compromis ne l'emportera pas lors du vote à l'Assemblée.

 


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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 11:28

Ce matin sur France Info, Nadine Morano, pour justifier son refus de reconnaissance de l'Etat palestinien a grossièrement amalgamé le Fatah, le Hamas aux terroristes du prétendu état islamique.  Une position de droite extrême très éloignée des positions du Général De Gaulle qui n'était pas toujours tendre avec l'Etat d'Israël.  Mais qui est encore gaulliste à l'UMP ?  Ci-dessous un texte de Michel Peyret qui rappelle des vérités essentielles.

 

Palestine, le caractère colonial du conflit

 

Le grand mérite des Palestiniens – Hamas compris – est de n’avoir jamais mené une autre lutte qu’anticoloniale. Même les islamistes palestiniens n’ont jamais « déterritorialisé » leur revendication nationale pour la fondre dans un jihadisme sans frontières. Ils sont restés insensibles aux soubresauts qui ont bouleversé le monde arabo-musulman depuis la révolution iranienne de 1979. C’est au contraire Israël qui a tenté de transformer la lutte des Palestiniens en conflit religieux. On se souvient du cri d’Ariel Sharon au lendemain du 11 septembre 2001 : « Arafat est notre Ben Laden à nous ! » Il s’agissait évidemment de nier le caractère colonial du conflit et de le mêler au « choc des civilisations », cher aux néoconservateurs américains. Mais cette imposture n’a jamais fonctionné. Or, nous voilà peut-être à un moment où le risque est réel de voir s’implanter en Palestine des mouvements dits jihadistes...

Que reste-t-il à faire avant qu'il ne soit trop tard ?

 

Michel Peyret

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 11:14

Israël instaurerait officiellement l'apartheid pour les "non juifs" selon un projet de loi

 

Israël s'apprête à devenir l' "Etat-nation du peuple juif". Le gouvernement de Benjamin Nétanyahou a approuvé un projet de loi instaurant ce nouveau statut légal qui crée deux types de citoyens : Les juifs et les non-juifs
Israël instaurerait officiellement l'apartheid pour les "non juifs" selon un projet de loi
Par 14 voix pour et 6 contre, le gouvernement a entériné une proposition de loi redéfinissant la nature même de la démocratie israélienne.

C’est la nouvelle tempête politique en Israël. Cette fois, elle touche à l’essentiel. A la nature même du pays. Benjamin Nétanyahou, premier Ministre, a décidé contre l’avis de sa ministre de la Justice et du conseil juridique de son gouvernement de présenter au Parlement une proposition de loi qui dit ceci: "L’état d’Israël est un l'Etat-Nation du peuple juif. Il accorde des droits individuels à chaque citoyen mais seul le peuple juif y a des droits nationaux." En d’autres termes, les citoyens arabes d’Israël y ont des droits individuels mais sont exclus de l’identité nationale du pays.

Deux principaux partis de la coalition de Benjamin Nétanyahou ont déjà fait savoir qu’ils allaient voter contre, ce qui ouvre la porte à une crise gouvernementale. Dans les rangs de l’opposition c’est une levée de boucliers: "Il s’agit d’un crime contre la démocratie" a affirmé la présidente Zahava Gal-On de Meretz, le petit parti de gauche sioniste.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_israel-change-de-nom-pour-devenir-un-etat-nation-du-peuple-juif?id=8444333
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 10:50

Lu sur "canempechepasnicolas"

 

Vendredi 21 novembre 2014

rire

 

La dernière perle de BHL sur la Palestine

Le célèbre histrion a affirmé qu’une « majorité de Palestiniens ne savent même pas qu’Israël existe »

La dernière perle de BHL sur la Palestine
Invité dimanche de Radio J,
le célèbre histrion a affirmé qu’une « majorité de Palestiniens ne savent même pas qu’Israël existe ».
BHL a raison : les colonies qui poussent comme des champignons, les bulldozers qui détruisent les maisons, les blindés, les check-points et les bombes, les Palestiniens ne savent pas ce que c’est ni d’où ça vient !

Cela n’a pas empêché BHL d’affirmer que lui qui « connaît bien la situation » ne voterait pas la reconnaissance de la Palestine s’il était député.
Fort heureusement, il ne l’est pas.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:41
Quand l'OTAN parle...
27 novembre 2014

 

Le général américain Philip BREEDLOVE, Commandant en Chef des forces de l’OTAN, parlant à Kiev mercredi 26 novembre a fait une déclaration importante, qui bien entendu a été passée sous silence dans une grande part de la presse française.

 

Parlant de la présence possible de troupes russes dans la partie de l’Ukraine qui est sous le contrôle des forces insurgés il a précisément dit : "The numbers that we have been using for some weeks haven't really changed much – between eight to ten battalion task groups on the border, but that's not the important part," [Les nombres dont nous disposons depuis plusieurs semaines n’ont pas réellement beaucoup changé – entre 8 et 10 bataillons « task groups » sur la frontière, mais ce n’est pas la partie importante]. Les mots ont un sens. Cela signifie donc que (a) il n’y a pas eu « d’invasion » de l’Ukraine comme l’ont abondamment proclamé les journaux français et (b) si ces troupes sont « sur la frontière » elles ne sont pas à l’intérieur de l’Ukraine. Que l’on sache, la Russie est un pays souverain, et elle a parfaitement le droit de faire stationner des troupes à ses frontières. Cette déclaration détruit donc les différentes allégations sur la présence de troupes de combat russes se battant avec les insurgés.

Toujours dans cette déclaration, BREDDLOVE ajoute : [Russians inside Ukraine are] "involved primarily in training, advising, assisting and helping". Autrement dit, il n’y a pas de troupes de combats (soit des unités régulières) mais l’OTAN prétend avoir la preuve que « des russes sont impliqués en premier dans l’entraînement, l’assistance et l’aide ». Le général BREEDLOVE ajoute enfin : "It's less about the exact number, it's more about the fact that there is a great force there that can be exerted if it's required," soit « le problème est moins le nombre et plus le fait qu’il s’agit d’une grande force qui peut être exercée si elle est requise ». Autrement dit nous en sommes à juger des intentions et non des faits. Or, un commandement permanent dans TOUTES les écoles de guerre (et il se fait que j’en connais, pour y avoir enseigné, quelques unes) est qu’il faut juger des capacités d’un adversaire et non de ses intentions probables. En réalité, le Comandant en Chef de l’OTAN admet qu’il n’y a pas de forces russes déployées dans la partie contrôlée par l’insurrection. Il admet aussi que les précédentes déclarations sur les dizaines de chars russes en zone insurgée étaient fausses. Dont acte. Il y a certes des forces à la frontière, et l’on peut de demander en effet ce qui se produirait SI ces forces étaient employées. Mais, pour l’instant, ce n’est nullement le cas. C’est un point essentiel, qui, il faut le souligner, détruit complètement la thèse du gouvernement français quant à l’attitude de la Russie et qui rend nulle et non avenue notre décision concernant la livraison des BPC de type « Mistral » à la marine russe. La décision de notre gouvernement de suspendre cette livraison nous discrédite profondément, à la fois face aux russes, mais aussi face au reste du monde.


Que des Russes soient présents aux côtés des insurgés du Donbass est une évidence que nul n’a jamais niée. Ces Russes sont pour certains des volontaires issus de la société civile (et la mobilisation de cette dernière aux côtés des insurgés a été et reste impressionnante aujourd’hui) et pour d’autres des militaires qui ont demandé une permission de 3 à 6 mois. Il est aussi clair que ces volontaires n’ont pu se rendre en Ukraine qu’avec l’accord tacite, et parfois explicite, des autorités locales, et même fédérales. Dans certaines provinces (comme à Smolensk ou à Rostov), le mouvement en faveur des insurgés d’Ukraine a été massif, et il a été freiné par les autorités locales. Mais, ces dernières ne s’y sont pas opposé, et la raison est que la Russie est une démocratie, certes imparfaite, certes avec de nombreux défauts, mais néanmoins un démocratie. Les autorités de Smolensk et de Rostov n’ont pas voulu aller contre le sentiment de leurs électeurs. Au niveau fédéral, il est clair que le Ministre de la défense a donné son autorisation pour que les chefs de corps accordent des permissions de longue durée aux soldats et officiers souhaitant rejoindre les insurgés. Mais, le gouvernement n’a pas envoyé son armée à l’aide des insurgés et ceci est un point capital.
La présence de ces volontaires russes, mais aussi de volontaires venant d’une dizaine de pays d’Europe, de Serbie, de Slovaquie, de Roumanie, de France, d’Italie, et d’Espagne en particulier, doit se comprendre comme une réaction au sort qui a été fait aux populations des zones insurgées. Ces populations ont eu à subir ce que l’on appelle en langage diplomatique « un usage abusif et non légitime de la force militaire » par le gouvernement de Kiev. Ce dernier a eu recours à des raids aériens contre les zones insurgées, soit exactement ce qui fut reproché au gouvernement syrien par notre gouvernement et ce qui a motivé les reproches et la condamnation frappant le gouvernement de Damas. Les bombardements des forces de Kiev ont ciblé des hôpitaux et des écoles. Le silence des « grandes âmes » des intellectuels français fut alors assourdissant, et il faudra nous en souvenir. On peut parfaitement comprendre ce qui a motivé des russes, mais aussi des européens, pour se rendre aux côtés des insurgés. C’est un phénomène similaire à celui des « brigades internationales » dans la Guerre d’Espagne.

 

Il faut alors comprendre ce profond mouvement de solidarité qui s’est exprimée en Russie envers les insurgés. Il ne s’agit pas seulement d’une réaction au sort qui leur était fait (ou qui leur était réservé) par les autorités de Kiev. Cette réaction de solidarité puise ses racines dans une réaction nationale contre les abus multiples et multiformes des puissances occidentales. Quand vous méprisez une grande nation et que celle-ci se réveille, il faut s’attendre à des moments déplaisants. Encore faut-il pouvoir comprendre ce que signifie le mot Nation, et très clairement ce n’est plus le cas pour certains dirigeants occidentaux. La société russe, et cela va bien au-delà de la propagande du gouvernement qui existe aussi, bien entendu, s’est soulevée contre les prétentions occidentales à détenir une fois pour toute la « vérité » en tout et sur tout. Si l’on ne comprend pas cela, on ne comprend rien à ce qui se passe, à la fois dans l’est de l’Ukraine et en Russie. En fait, aujourd’hui, c’est le comportement arrogant et agressif des dirigeants de l’OTAN qui est le meilleur propagandiste de Vladimir Poutine en Russie. C’est la prétention des dirigeants européens, du moins de certains d’entre eux, à représenter une « exception » en matière de valeurs et de pratiques qui est en train de souder la société russe autour de ses dirigeants.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 15:51

M-PEP-nouveau

drapeau-palestine

Le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)
 

 
Le 28 novembre 2014, l'Assemblée Nationale votera sur la reconnaissance d'un Etat palestinien. 135 pays ont déjà reconnu officiellement l'Etat de Palestine.
 
Les organisations membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI), dont fait partie le M’PEP, qui militent depuis plus de 10 ans pour l'existence de deux Etats, un Etat palestinien dans les frontières de 67 avec Jérusalem Est comme capitale à côté de l'Etat israélien, appellent solennellement les députés français à voter en faveur de cette reconnaissance, comme viennent de le faire plusieurs parlements européens.
 

Le M’PEP appelle au rassemblement
du vendredi 28 novembre 2014 à 18h30
Place des Innocents à Paris

 

ainsi qu’à ceux organisés dans différentes villes à l’appel des organisations du CNPJDPI
pour la reconnaissance par la France de l’État de Palestine.

 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 06:10

Alarme Chine aux USA

L'art de la guerre
USA China caricature

Le gouvernement chinois a recours à des pratiques commerciales «déloyales », en stimulant l’économie et les exportations par des aides publiques au lieu d’entreprendre de « substantielles réformes économiques » : c’est la première accusation contenue dans le rapport présenté en novembre au Congrès des Etats-Unis par la US-China Economic and Security Review Commission. Malgré l’augmentation de l’exportation étasunienne en Chine, le déficit des Etats-Unis dans les échanges commerciaux avec la Chine est monté en 2013 à 318,4 milliards de dollars, et continue à augmenter. Il s’agit du plus haut déficit enregistré, à l’échelle mondiale, dans les échanges commerciaux entre deux pays.

La valeur des produits made in China importés par les Etats-Unis dépasse de quatre fois celle des produits made in USA exportés en Chine. Ceci a contribué à provoquer, de 2001 à 2014, une chute de 29% de l’emploi dans le secteur manufacturier étasunien. La même Commission doit cependant reconnaître que cela est dû au fait que les multinationales étasuniennes ont délocalisé de nombreuses productions en Chine (où elles trouvent une main d’œuvre à moindre coût et d’autres avantages), en retirant de notables « bénéfices », pendant que ce sont les travailleurs étasuniens qui en subissent les « conséquences négatives ». Même si on observe une récupération partielle d’emplois à la suite des investissements chinois aux USA, qui ont dépassé en 2014 les investissements étasuniens en Chine.

Des sociétés chinoises sont de plus en plus présentes aussi, avec leurs propres investissements, en Europe, Asie, Afrique et Amérique latine, en offrant des conditions largement plus favorables par rapport à celles des multinationales étasuniennes. En d’autres termes, contrairement à ce qu’ils souhaitaient, les Etats-Unis ne sont pas arrivés à assujettir la Chine à leur mécanisme d’exploitation néocoloniale, comme une simple source de main-d’œuvre à bas prix, et de marché pour leurs produits. Et ils n’ont pas obtenu la complète « libéralisation » de l’économie chinoise qui –souligne la Commission- est encore « dominée par des entreprises de propriété publique » : de ce fait les Etats-Unis « ne reconnaissent pas à la Chine le statut d’économie de marché ».

La Commission se déclare préoccupée aussi par la modernisation des forces armées chinoises et par l’augmentation consécutive du budget militaire, qui a grimpé à 131 milliards de dollars en 2014. Mais elle ne dit pas que les Etats-Unis, avec une population quatre fois inférieure à celle de la Chine, ont une dépense militaire qui (postes extra budgétaires au Pentagone compris) se monte à quasiment 1000 milliards de dollars annuels. Et elle ne dit pas non plus que, tandis que les Etats-Unis ont, selon les données officielles du Pentagone, 576 bases militaires à l’étranger (plus de nombreuses autres à leur disposition), les bases militaires chinoises ne se trouvent que sur le territoire chinois. Et autour de la Chine justement s’étend un réseau de bases étasuniennes. La Commission recommande au Congrès d’augmenter les attributions financières de façon que les Etats-Unis puissent accroître leur présence militaire dans la région Asie/Pacifique pour « contrebalancer les capacités militaires croissantes de la Chine ». Seront accrues les forces du Commandement USA du Pacifique, qui dispose actuellement de 360mille militaires, 200 navires et 1500 avions. Selon les plans du Pentagone, d’ici 2020 seront concentrés dans le Pacifique 60% des navires et des bases de la U.S. Navy.

« Les Etats-Unis –souligne le Pentagone dans la Quadrennial Defense Review 2014- ont contribué, notamment dans les six dernières décennies, à la paix et à la prospérité de la région Asie-Pacifique ». En témoigne le massacre de plus d’un demi-million d’Indonésiens dans le coup d’Etat organisé par la Cia en 1965, et de 2-3 millions de Vietnamiens dans la guerre conduite par les USA dans les années 60 et 70.

 Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Edition de mardi 25 novembre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/allarme-cina-negli-usa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source de l’illustration : Jiao Haiyang/China.org.cn

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:42

onaga.jpg 

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

L'élection du gouverneur de l'île japonaise ce 16 novembre dépasse le sort du million et demi d'insulaires. C'était une bataille nationale, cristallisée autour d'une base américaine honnie par la population locale. Le pouvoir nationaliste a perdu, le Parti communiste a vaincu.


 

La « bataille d'Okinawa ». Le Premier ministre nationaliste Shijno Abe, du Parti libéral-démocrate (PLD), et le Parti communiste japonais (PCJ) – seule force d'opposition historique au système – avait choisi de faire l'élection du gouverneur de l'île, une bataille nationale. Le PLD a perdu gros, le PCJ a remporté une victoire majeure.


 

La bataille d'Okinawa : victoire pour les communistes, défaite pour le pouvoir !

 

Car la défaite du candidat du pouvoir a été le coup de grâce pour Abe. L'échec de sa politique économique (« Abenomics ») à relancer l'activité, l'impopularité de la hausse de la TVA, le regain de tensions dans la région alimenté par la résurgence du militarisme japonais avaient déjà affaibli un gouvernement dont le chef a dissous l'Assemblée nationale ce 20 novembre.

Quatre jours après une défaite lourde en symbole. Le candidat sortant du Parti libéral-démocrate (le parti de Abe, privilégié par la bourgeoisie monopoliste et nationaliste), Hirokazu Nakaima a été battu sèchement, obtenant 260 000 voix, 41 % des suffrages exprimés.

Le grand vainqueur est le maire de Naha, la plus grande ville de l'île, Takeshi Onaga, qui a obtenu 360 000 voix, 59 % des votes. Le seul grand parti historique à l'avoir soutenu est le Parti communiste. Le petit Parti social-démocrate et le nouveau parti de gauche « Parti de la vie » ont également apporté leur soutien.

Onaga s'est présenté comme « candidat indépendant ». Il n'est pas un communiste. Il était une figure locale du Parti libéral-démocrate. Dans ce parti aux courants idéologiques divers, il représente une aile à la fois plus social-démocrate, et plus critique envers l'alliance avec les Etats-unis.


 

Les nationalistes nippons subordonnés aux USA face à leurs contradictions

 

Le parti du pouvoir – car telle est la raison d'être du PLD – s'est fracturé sur l'île sur une question :le projet de re-location sur l'île de la base aérienne américaine de Futenma.

Le gouverneur Nakaima, le gouvernement, tout comme l'allié américain subissent depuis plusieurs années des manifestations massives, organisées par des associations pacifistes ainsi que par les riverains pour exiger le départ de la base, située dans une zone densément peuplée.

Le gouverneur défendait le projet d'une re-localisation de cette base bruyante dans le nord de l'île. Un projet qui a suscité l'hostilité de la majorité des Okinawais, la condamnation du Parti communiste et la scission dans l'appareil local du PLD.

Le maire Onaga a rompu sur cette question avec le gouverneur Nakaima, qui avait pourtant fait la promesse il y a quatre ans de négocier le départ de la base de l'île. Onaga a promis au Parti communiste, aux forces de progrès, qu'il se battrait pour le retrait de la base.

La campagne a porté plus largement sur le développement économique et social local. Onaga a fait des bases américaines l'obstacle majeur au développement de l'île. Nakaima a vendu le projet, en s'appuyant sur les contreparties dépêchées par le gouvernement, un filet d'aides publiques.

Elle a opposé le patriotisme d'Onaga, rejoignant celui des communistes, critique envers la subordination aux États-Unis, au nationalisme honteux de Nakaima, derrière d'Abe, de la bourgeoisie nippone revancharde, qui voit l'alliance américano-japonaise comme un tremplin vers l'hégémonie régionale, contre la Chine.


 

Le début d'un combat dans une île sous influence américaine


La direction nationale du PLD, le gouvernement ont mis tout leur poids dans la balance – envoyant plusieurs ministres, le Secrétaire-général Tanigaki Sadakazu pour soutenir Nakaima, faisant des promesses d'aide financière de grande ampleur.

Le recours traditionnel à l'anti-communisme pour discréditer Onaga a été de plus en plus fréquent, au fur et à mesure qu'Onaga gagnait des points dans les sondages.

Au même moment, dans la plus grande ville de l'île, à Naha, l'élection municipale a été un second coup dur pour le pouvoir. Le vice-maire Shiroma Mikoko, soutenu par le PCJ, a été élu largement, battant le candidat soutenu par le PLD.

« J'ai obtenu les voix de ceux qui s'opposaient à la base militaire, les mêmes que ceux qui ont voté pour Onaga », a commenté Shiroma, soutenu par les communistes locaux.

Le combat ne fait que commencer à Okinawa, une île qui était américaine jusqu'en 1972, et qui compte encore 32 bases et 26 000 soldats sur son territoire. En tout, 20 % du territoire est directement rattaché aux Etats-unis !

Mais une large majorité des Okinawais veut retrouver son indépendance, loin de tout nationalisme belliqueux. Les derniers sondages montrent que près de 80 % des habitants de l'île désirent le départ de la base de Futenma, et non sa re-location à Henoko.

L'effet domino a prévalu. De Naha, la capitale de facto d'Okinawa, qui échappe au pouvoir jusqu'à la Diète du Japon dissoute ce samedi, laissant un paysage politique ouvert pour les forces de progrès, bien que la dissolution d'Abe soit calculée pour lui assurer une nouvelle majorité, afin de faire passer ses « réformes structurelles » anti-sociales.


Le Parti communiste japonais, forts de ses 400 000 membres, de son histoire de résistance au capitalisme monopoliste local, au militarisme nippon, à l'impérialisme américain, continue la lutte pour exiger le départ de toutes les bases américaines : l'élection du gouverneur Onaga sera un point d'appui certain dans ce combat.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 15:23
Les pays européens s’abstiennent dans la lutte contre la glorification du nazisme
par Karine Bechet-Golovko

samedi 22 novembre 2014, par Comité Valmy


Les pays européens s’abstiennent dans la lutte contre la glorification du nazisme

Aujourd’hui est une triste journée. Ce n’est pas la première. Ce ne sera pas la dernière. Mais ça ne change rien. Il y a des choses auxquelles on ne s’habitue pas. Surtout pas. A la faiblesse, par exemple. A la mesquinerie. A la bêtise aussi, c’est moins grave. Mais surtout à la pleutrerie.

Nous venons, en effet, d’apprendre une bien triste nouvelle. Les Etats Unis, le Canada et l’Ukraine ont voté contre la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU proposée par la Russie de lutter contre la glorification du nazisme. Encore 50 pays se sont abstenus. Dont tous les pays de l’Union européenne. Même si cette résolution fut quand même adoptée par 115 voix sur 193, c’est triste.

L’on peut être fier du niveau de notre renoncement. Jusqu’où les pays européens sont-ils encore capables de tomber ? Jusqu’au bout, c’est à n’en pas douter. La question qui m’inquiète est de savoir où est "le bout"... 

Pourquoi la France vient-elle de trahir sa Constitution ?  Oui, trahir.  Je vous rappelle la première phrase du Préambule de la Constitution de 1946, qui est toujors en vigueur, car cité et repris par la Constitution de 1958 :

 

"Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés."


Cela veut-il dire que nos peuples ne sont plus libres ? A quel moment avons-nous trébuché ?

Sur le plan international, il est facile de comprendre la répartition du vote. L’Ukraine glorifie son passé collaborationniste, extrémiste et nazi et le porte à la hauteur d’une idée nationale. Elle ne peut donc pas voter pour la résolution. Les Etats Unis utilisent l’extrémisme qui est le moyen le plus facile d’enrôler des jeunes en manque d’émotions fortes, de réponses simples - même si fausses - à de vraies questions. Ils sont plus facilement manipulables. Donc relancer les mouvements de jeunesse nazies en Europe est un excellent moyen d’affaiblir les Etats et de les faire exploser, comme en Ukraine, quand nécessaire. Le Canada n’a aucune politique autonome. L’Europe n’existe plus.

Triste bilan. N’oublions pas que c’est par ailleurs la meilleure arme pour toucher la Russie. C’est également le meilleur moyen de dégrader les peuples de l’Union soviétique qui ont participé à la Deuxième Guerre Mondiale. De définitivement les asservir. Psychologiquement. Car ils sont ainsi conduits à renier leur passé, à faire table rase, à se retrouver sans histoire et sans racines, à la merci du moindre courent d’air. Ils se renient eux-mêmes, ce qui a pour effet direct de renforcer d’autant leur haine pour la Russie. Ce pays qui ne renonce pas. Qui protège son passé, ses racines pour tenir face au vent.

C’est justement pour cela que le ministre des affaires étrangères russe. S. Lavrov, affirme que le but de la politique de l’Occident n’est plus de conduire la Russie à modifier sa ligne politique, mais de conduire à un changement de régime en Russie. Les leaders occidentaux affirment de plus en plus haut vouloir utiliser les sanctions pour détruire les sphères sociale et économique en Russie afin de contraindre la population à la révolte.

N’oublions pas qu’en URSS, 15 245 000 civils sont morts lors du combat de la 2e Guerre Mondiale contre le nazisme. Les Etats Unis ont perdu 3000 civils. Je ne parle pas des soldats. Je ne parle plus de l’Europe. A chacun d’en tirer les conséquences.

Karine Bechet-Golovko
samedi 22 novembre 2014

Russie politics

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 14:35

Lu sur le blog d'Olivier Berruyer, voici de larges extraits.  Si vous voulez lire l'article complet allez sur le blog "Les crises"

 

A l'ONU : quand "l'Europe" s'abstient sur "la lutte contre la glorification du nazisme" et que les Etats-Unis et ...l'Ukraine votent CONTRE cette lutte...

Blog d'Olivier Berruyer
23 Nov 2014
 

 

"ONU :
Lutte contre la glorification du nazisme.
BRICS POUR,
USA Canada Ukraine CONTRE,
UE s’abstient

Dois-je vraiment employer encore le mot “énorme” ?…

Les masques tombent…

La 3e Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une intéressante résolution le 21/11/2014 (l’AG elle-même n’a pas encore voté, on en est encore au travail préparatoire, mais il ne manque qu’une vingtaine de petits pays…), présentée entre autre par le Brésil et la Russie, Résolution L56 publié par les-crises

Le texte  prévoit entre autres :

[l56-1]

« Lutte contre la glorification du nazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée

4. Se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, du néonazisme et des anciens membres de la Waffen -SS, sous quelque forme que ce soit, notamment l ’édification de monuments et d ’ouvrages commémoratifs et l’organisation de manifestations publiques à la gloire du passé nazi, du mouvement nazi et du néonazisme, ainsi que les déclarations, expresses ou implicites , selon lesquelles ces membres et ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi ont participé à des mouvements de libération nationale;

6. Met l’accent sur la recommandation du Rapporteur spécial selon laquelle « les États devraient interdire toute célébration commémorative, officielle ou non, du régime nazi, de ses alliés et des organisations apparentées »12 et souligne à cet égard qu’il importe que les États prennent des mesures pour lutter contre toute manifestation organisée à la gloire de l’organisation SS et de ses composantes, dont la Waffen-SS, dans le respect du droit international des droits de l ’homme;

7. Se déclare préoccupée par les tentatives répétées de profanation ou de démolition de monuments érigés à la mémoire de celles et ceux qui ont combattu le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que d’exhumation ou de levée illégales des dépouilles de ces personnes et, à cet égard, exhorte les États à s’acquitter pleinement des obligations qui leur incombent, au titre notamment de l’article 34 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève de 1949;

8. Prend note avec inquiétude de la multiplication des incidents à caractère raciste partout dans le monde, en particulier de la montée en puissance des groupes de skinheads, qui sont responsables de nombre de ces incidents, ainsi que de la résurgence des violences racistes et xénophobes visant, entre autres, les personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques;

10. Condamne sans réserve tout déni ou tentative de déni de l’Holocauste;

11. Se félicite que le Rapporteur spécial a it demandé que soient préservés activement les sites où, pendant l’Holocauste, les nazis avaient installé des camps de la mort, des camps de concentration, des camps de travail forcé ou des prisons, et engagé les États à prendre des mesures, notamment législati ves, répressives et éducatives, pour mettre fin à toutes les formes de déni de l ’Holocauste;

12. Engage les États à continuer de prendre des mesures adéquates, notamment par le biais de leur législation nationale, afin de prévenir les incitations à la haine et à la violence à l ’encontre des membres de groupes vulnérables, dans le respect du droit international des droits de l’homme;

14. Souligne que les pratiques susmentionnées font injure à la mémoire des innombrables victimes des crimes contre l ’humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier ceux commis par l’organisation SS et par ceux qui ont lutté contre la coalition antihitlérienne et collaboré avec le mouvement nazi, et ont une influence néfaste sur les enfants et les jeunes, et que les États qui ne s’attaquent pas effectivement à ces pratiques contreviennent aux obligations que la Charte des Nations Unies impose aux États Membres de l’Organisation des Nations Unies, notamment celles qui sont liées aux buts et principes de celle-ci;

15. Souligne également que de telles pratiques alimentent les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée et contribuent à la propagation et à la multiplication des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes, y compris les néonazis et les skinheads, et appelle à cet égard à une vigilance a ccrue;

16. Constate avec inquiétude que les dangers que représentent les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes pour les droits de l ’homme et la démocratie sont universels et qu’aucun pays n’y échappe;

17. Insiste sur la nécessité de prendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux pratiques susvisées et engage les États à adopter des mesures plus efficaces, dans le respect du droit international des droits de l ’homme, pour combattre ces phénomènes et les mouvements extrémistes, qui font peser une réelle menace sur les valeurs démocratiques;

19. Prend note de la recommandation du Rapporteur spécial concernant la responsabilité des dirigeants et partis politiques eu égard aux messages qui incitent à la discrimination raciale ou à la xénophobie;

20. Constate avec préoccupation que le profilage ethnique et les actes de violence policière dirigés contre les groupes vulnérables font naître chez les victimes un sentiment de méfiance à l’égard du système juridique qui les décourage de demander réparation et, à cet égard , engage les États à accroître la diversité au sein des services de maintien de l ’ordre et à imposer des sanctions appropriées contre les membres de la fonction publique reconnus coupables de violence à caractère raciste ou de propagande haineuse;

21. Rappelle la recommandation du Rapporteur spécial qui invite les États à incorporer dans leur droit pénal une disposition prévoyant que les motivations ou les objectifs racistes ou xénophobes d’une infraction sont des circonstances aggravantes qui emportent des peines plus lourdes, et encourage les États dont la législation ne comporte pas une telle disposition à tenir compte de cette recommandation;

22. Souligne que les racines de l’extrémisme ont de multiples aspects et qu ’il faut s’y attaquer en adoptant des mesures adéquates comme l ’éducation, la sensibilisation et la promotion du dialogue et, à cet égard, recommande le renforcement des mesures visant à sensibiliser les jeunes aux dangers des idéologies et des activités des partis politiques, mouvements et groupes extrémistes;

24. Appelle l’attention sur la recommandation formulée par le Rapporteur spécial à sa soixante-quatrième session dans laquelle il a fait valoir l ’importance des cours d’histoire pour la sensibilisation aux événements tragiques et aux souffrances humaines nés d’idéologies telles que le nazisme et le fascisme ;

26. Invite les États à continuer d ’investir dans l’éducation, tant scolaire que non scolaire, entre autres, afin de faire évoluer les mentalités et de corriger les idées de hiérarchie et de supériorité raciales défendues par les partis politiques, mouvements et groupes extrémistes et d ’en contrer l’influence néfaste;

29. Réaffirme également que, comme cela est souligné au paragraphe 13 du document final de la Conférence d ’examen de Durban, toute apologie de la haine nationale, raciale ou religieuse incitant à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence doit être interdite par la loi, que toute propagation d ’idées reposant sur la notion de supériorité raciale ou sur la haine raciale, ou l ’incitation à la discrimination raciale ainsi que les ac tes de violence ou l’incitation à commettre de tels actes doivent être érigés en infractions tombant sous le coup de la loi, conformément aux obligations internationales des États, et que ces interdictions sont incompatibles avec la liberté d’opinion et d’expression;

47. Encourage les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les acteurs concernés à diffuser le plus largement possible, notamment, mais non exclusivement, par l’intermédiaire des médias, des informations concernant la teneur de la présente résolution et les principes qui y sont énoncés; »

Les votes :

Vote résolution L56 publié par les-crises
[l56-1]

POUR : les BRICS en particulier (dont la Russie – on voit à quel point Poutine est d’extrême-droite…)

Abstention : l’Europe

CONTRE : 3 pays seulement : les États-Unis (ça peut se comprendre vu la déification là-bas de la liberté d’expression), le Canada (forte communauté ukrainienne nationaliste) et… l’Ukraine !


    L’Assemblée Générale a adopté cette résolution 154 le 20/12/2012, avec ces votes : 129 oui, 54 abstentions (Europe), 3 non (USA, Canada, Palaos)
    L’Assemblée Générale a adopté cette résolution 150 le 18/12/2013, avec ces votes : 135 oui, 51 abstentions (Europe), 4 non (USA, Canada, Palaos, Kiribati)

Vos médias habituels n’en ont pas parlé les autres années ?  Oubliez aussi pour cette année, RIA en parle, mais pas l’AFP.

L’Assemblée Générale devrait donc adopter une 3e fois ce type de résolution le mois prochain … »

Commentaire d'AC : Les médias en parleront-ils ?  Rien n’est moins sûr.  Il faudrait parler des votes …  Et ça n’est pas très reluisant pour le camp occidental …


Voici ci-dessous les images montrées sur le blog d’O. Berruyer qui soulignent le silence des médias occidentaux à propos de cette résolution.  C'est un fait : Ria Novosti le relate.  L'AFP l'ignore.  Un tel vote a pourtant une signification pour la France qui a souffert des crimes nazis. Regardez ci-dessous les recherches effectuées par Olivier Berruyer sur le net.  Le résultat est éloquent.


 

fascistesukrain.JPG

 


afpsilenceonu.JPG

 

googleneantonu.JPG

 

 



 



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