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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 23:20

 

Les ridicules explications de ELLE, nous lançons un défi à cet hebdomadaire….

index

Voilà comment les charmantes néo-nazies que soutient l’hebdomadaire ELLE ont jeté des cocktails Molotov contre la maison des syndicats, brûlant des militants qui s’y étaient réfugiés, nous demandons à cet hebdomadaire qui prétend ne pas savoir, s’il est prêt à donner la parole à la mère de l’une des victimes pour qu’elle explique ce qui se passe réellement en Ukraine… Les explications de l’hebdomadaire sont en effet totalement risibles et témoignent de l’impunité dans laquelle se complait la presse française (note de Danielle Bleitrach)

Face à la polémique grandissante, le magazine a réagi par communiqué, confirmant que la jeune Sveta était en fait une « activiste d’extrême-droite" . « Suite à la publication le 14 novembre dernier dans notre magazine d’un reportage (…) traitant du rôle de femmes au parcours très divers dans le conflit à l’est de l’Ukraine, nous avons appris, fin décembre, qu’une des jeunes femmes, interviewée et photographiée, était une activiste d’extrême-droite, diffusant sur les réseaux sociaux des photographies faisant l’apologie du néo-nazisme » explique la rédaction de « Elle ».

L’hebdo féminin se justifie : « Lors du reportage, la jeune femme incriminée, combattante du Bataillon Aidar, rencontrée le 2 octobre dernier, sur la ligne de front près de la ville de Lougansk, aucun élément, aucun signe extérieur distinctif, aucune parole dans l’interview, ne laissait comprendre ce jour-là que cette jeune femme était néo-nazie« . Puis ajoute : « Le reportage s’est partiellement déroulé auprès d’une unité du Bataillon Aidar, une formation paramilitaire nationaliste d’environ 600 membres, rattachée au ministère de la Défense ukrainien, qui comprend dans ses rangs des combattants d’origine et d’obédience politique très diverses« .

« La rédaction de ELLE a été choquée », elle croyait que la bataillon Aïdar était lié au ministre de l’intérieur et qu’il était pluraliste…

Le communiqué conclut en condamnant « toute idéologie prônant la xénophobie, l’antisémitisme ou l’apologie du nazisme« . « La rédaction de ELLE ainsi que les deux journalistes ayant réalisé le reportage, ont été choqués d’apprendre, à posteriori, le véritable profil idéologique de cette jeune femme, et condamnent bien entendu toute idéologie prônant la xénophobie, l’antisémitisme ou l’apologie du nazisme« , rappelle ainsi la rédaction de l’hebdomadaire.

Ces excuses de l’hebdomadaire sont en elles-mêmes un aveu du bain de désinformation dans lequel patauge l’ensemble de la presse française et loin de faire machine arrière la rédaction en rajoute une couche, en expliquant que selon elle le bataillon Aïdar est célèbre pour ses exactions. En effet, dès le 10 septembre 2014 le bataillon Aïdar était condamné par Amnesty international

Les crimes de guerre du bataillon punitif Aïdar dans la région de Lougansk (Amnesty International)

Amnesty international à cette date a publié un rapport au sujet des exactions commises par le bataillon Aidar, rattaché au Ministère de l’Intérieur ukrainien. Amnesty ne souligne pas que le gouvernement de Kiev, reconnu et soutenu par l’Union européenne, n’émane d’aucun choix démocratique de la population ukrainienne. Qu’il n’est en tout cas pas reconnu par une partie de la population ukrainienne. Cette faible légitimité démocratique peut pourtant compter dans la manière dont les droits de l’homme et les lois de la guerre sont respectés, en particulier mener une guerre contre une partie de la population parce qu’elle refuse un coup d’Etat est le premier viol de la démocratie. Lors d’une rencontre avec le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk lundi 8 septembre, le secrétaire général d’Amnesty International Salil Shetty a exhorté le gouvernement ukrainien à mettre fin aux atteintes aux droits humains et aux crimes de guerre commis par les bataillons d’engagés volontaires agissant aux côtés des forces armées ukrainiennes régulières.

De qui se moque la rédaction de ELLE

A partir du 25 janvier, il y aura en France la mère d’une des victimes du massacre d’Odessa, 46 victimes brûlées vives, cette femme est menacée d’être renvoyée de son emploi à l’Université d’Odessa après que les néo-nazis dont ELLE a fait l’apologie aient brûlé dans la maison des syndicats son fils unique. Est-ce que ELLE lui donnera la parole? C’est un défi que nous lançons à cet hebdomadaire et à l’ensemble de la presse française.

Danielle Bleitrach

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 23:07

 Lu sur "Histoire et société"

ELLE, la revue française soutient les nazis à Kiev

La revue française  ELLE s’est lancée dans un reportage sur les  nazis.Dans son numéro du 14 au 20 novembre 2014 (N°3594), en page 150, les lecteurs peuvent découvrir Sveta (Vita Zaverukha), une jeune et charmante Ukrainienne de 19 ans, que l’hebdomadaire nous présente comme une « secrétaire, engagée volontaire dans un groupe d’autodéfense ».

Cette femme est Vita Zaviryuha, nazie ukrainienne qui appartient au bataillon punitif Aydar ; elle a fait un appel  public au génocide des habitants du Donbass. Elle a participé à la torture et à l’assassinat des prisonniers et des civils.

La rédaction de la revue ELLE devrait savoir que cet « individu »  confesse appartenir à un parti national socialiste et aux assassins de masse. Par conséquent la revue ELLE a choisi de faire la propagande du nazisme.

Cet acte n’est pas une simple erreur, est-il destiné à préparer la société occidentale (spécialement les français) à accepter les tentatives de réhabiliter le nazisme en Europe? [...] lire la suite en cliquant sur le titre.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:45

Paru le 9 décembre sur Agoravox

 

Roman Herzog, Antje Vollmer, Wim Wenders, Gerhard Schröder et bien d’autres personnalités appellent au dialogue avec la Russie. ZEIT ONLINE relaie cet appel.

Plus de 60 personnalités issues du monde politique, économique, culturel, ou encore médiatique nous mettent en garde contre une guerre imminente avec la Russie, et exhortent toute l’Europe à une politique de détente. Leur lettre s’adresse au gouvernement fédéral, aux membres du Parlement et aux médias. À l’origine, l’appel est parti de l’ancien secrétaire du Chancelier, Horst Teltschik (CDU), de l’ancien secrétaire d’État à la Défense, Walter Stützle (SPD), ainsi que de l’ex-vice-président du Bundestag, Antje Vollmer (Les Verts).
Détaillant les raisons qui les ont poussés à lancer cet appel, Teltschik déclare : « Nous voulons d’urgence lancer un signal politique, de façon à empêcher que la critique, par ailleurs légitime de la politique de Moscou vis-à-vis de l’Ukraine, n’efface tout d’un coup 25 ans de relations avec la Russie. »
Sont signataires du texte, entre autres, les anciens chefs des gouvernements régionaux d’Hambourg, Berlin et Brandebourg, Klaus Von Dohnanyi, Eberhard Diepgen et Manfred Stolpe, l’ex-président du SPD, Hans-Jochen Vogel, l’ex-chancelier fédéral Gerhard Schröder, l’ex President de la Republique Roman Herzog et l’acteur Mario Adorf.

Voici le texte de l’appel :

 

* * *  APPEL   * * *

“Une autre guerre en Europe ? Pas en notre nom !”

 

Personne ne veut la guerre. Mais l’Amérique du Nord, l’Union européenne et la Russie se dirigent tout droit vers une guerre si l’on ne met pas fin à la spirale mortelle des menaces et contre-menaces.

Tous les Européens, y compris la Russie, partagent la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité. Seuls ceux qui ne perdent pas de vue cet objectif peuvent éviter de nous engager sur la mauvaise voie.
Le conflit en Ukraine montre que la soif de pouvoir et de domination sont des problèmes toujours bien réels. En 1990, à la fin de la Guerre froide, nous avions tous espéré le contraire. Mais le succès de la politique de détente et les révolutions pacifiques nous ont rendus imprudents et nous ont endormis. À l’est comme à l’ouest. Aussi bien les Américains que les Européens et les Russes, ont oublié le principe fondamental de bannir définitivement la guerre des rapports internationaux. Sinon, on ne s’explique pas l’élargissement occidental vers l’Est, menaçant pour la Russie, en l’absence totale d’une collaboration contextuelle plus approfondie avec Moscou ; ou encore l’annexion de la Crimée par Poutine, contraire au droit international .

Dans un moment de grand danger pour le continent comme celui que nous sommes en train de vivre, l’Allemagne a une responsabilité particulière dans le maintien de la paix.

Sans la volonté de réconciliation du peuple de Russie, sans la clairvoyance d’un Mikhaïl Gorbatchev, sans le soutien de nos alliés occidentaux et l’action prudente du gouvernement fédéral d’alors, nous n’aurions jamais pu surmonter la fracture de l’Europe. Le fait de rendre possible la réunification pacifique de l’Allemagne fut un acte majeur et d’une grande sagesse de la part des puissances sorties vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. De la fin de cette fracture devait naitre un ordre européen durable fait de paix et de sécurité, allant de Vancouver à Vladivostok, comme cela fut établi en novembre 1990 par tous les chefs de gouvernement des 35 États membres de l’OSCE signataires de la « Charte de Paris pour une nouvelle Europe. »

Sur la base des principes convenus ensemble et des premières mesures concrètes mises en oeuvre, il fallait construire une « maison européenne commune », dans laquelle chaque État membre pourrait jouir du même niveau de sécurité. Cet objectif fondamental de la politique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui n’a pas été atteint. Les Européens ont encore des raisons d’avoir peur.

Nous, signataires de ce texte, appelons le gouvernement fédéral à agir de façon responsable pour la paix en Europe. Nous avons besoin d’une nouvelle politique de détente en Europe. Celle-ci ne peut exister que sur la base d’une sécurité égale pour tous, et entre partenaires aux droits égaux et au respect réciproque. Le gouvernement allemand serait dans son rôle si compte tenu de la situation de blocage, il lançait un appel au calme et au dialogue avec la Russie. Le besoin de sécurité des Russes est aussi vaste et légitime que celui des Allemands, des Polonais, des Ukrainiens ou des habitants des Pays baltes.

Nous ne pouvons pas chasser la Russie de l’Europe. Ce serait contraire à l’Histoire, irrationnel et dangereux pour la Paix. Jusqu’au congrès de Vienne de 1814, la Russie était reconnue comme une des puissances dirigeante de l’action politique en Europe. Tous ceux qui ont essayé de changer cet état de fait par la violence ont failli et ont généré un immense bain de sang, comme ce fut le cas avec la tentative meurtrière et mégalomane de l’Allemagne d’Hitler qui s’aventura hors de ses frontières pour tenter de soumettre également la Russie à son propre régime.

Nous exhortons tous les députés du Bundestag allemand, en tant que représentants du peuple, à être à la hauteur de la gravité de la situation, et à se faire les gardiens des engagements de Paix du gouvernement fédéral. Ceux qui ne font que construire l’image d’un ennemi, et manipuler les faits en lui attribuant unilatéralement les fautes, exacerbent les tensions à un moment où au contraire devraient prévaloir les signes de détente. Incorporer, intégrer, ne pas exclure, devraient être le leitmotiv des politiques allemands.

Nous en appelons aux médias, afin qu’ils se conforment de façon plus convaincante à leurs obligations de rapporter les faits sans a priori. Les éditorialistes et les commentateurs diabolisent des nations entières, sans donner suffisamment de crédit à leurs récits. N’importe quel journaliste expert en politique étrangère comprendra facilement la crainte des Russes, depuis que fin 2008, les membres de l’OTAN invitent la Géorgie et l’Ukraine à entrer dans l’Alliance atlantique. Il ne s’agit pas de Poutine. Les chefs vont et viennent. Il s’agit de l’Europe. Il s’agit d’ôter aux gens la peur de la guerre. Dans ce contexte, un compte-rendu responsable des faits, basé sur des recherches solides, ne peut qu’être bénéfique.
Le 3 octobre 1990, le jour de l’Unité allemande, le président Richard von Weizsäcker a dit : « La guerre froide est surmontée. Liberté et démocratie ont été rapidement appliquées à tous les États… Désormais ceux-ci peuvent intensifier leurs rapports et les consolider au niveau institutionnel, au point que pour la première fois, pourra se former un ordre commun de vie et de paix. […] C’est ainsi que commence pour les peuples d’Europe un nouveau chapitre de leur histoire. Son but est une union paneuropéenne. C’est un objectif formidable. Nous pouvons l’atteindre, mais nous pouvons aussi le rater. L’alternative qui se présente à nous est claire : unir l’Europe, ou bien retomber dans des conflits nationalistes dans la lignée d’autres exemples historiques douloureux. »

Jusqu’au conflit ukrainien, nous avions cru, en Europe, que nous étions sur la bonne voie. Aujourd’hui, le discours de Richard von Weizsäcker, prononcé voilà un quart de siècle, n’a jamais été plus actuel.

 

Les signataires :

Mario Adorf, acteur
Robert Antretter (e- parlementaire au Bundestag)
Prof. Dr Wilfried Bergmann (Vice-président de l’Alma Mater Europaea)
Luitpold Prinz von Bayern (Königliche Holding und Lizenz KG, manufacture de porcelain de Nymphenburg)
Achim von Borries (metteur en scène et scénariste)
Klaus Maria Brandauer (acteur, metteur en scène)
Dr Eckhard Cordes (président de la commission pour les relations économiques avec l’Europe de l’Est)
Prof. Dr Herta Däubler-Gmelin (ex-ministre de la Justice)
Eberhard Diepgen (ex maire de Berlin)
Dr Klaus von Dohnanyi (maire de la Cité libre de Hambourg)
Alexander van Dülmen (Conseiller d’administration de la A-Company Filmed Entertainment AG)
Stefan Dürr (Managing Partner et administrateur délégué de la Ekosem-Agrar GmbH)
Dr Erhard Eppler (ex-ministre fédéral pour le développement et la coopération)
Prof. Dr Heino Falcke (recteur)
Prof. Hans-Joachim Frey (président du Conseil d’Administration de la Semper Opernball de Dresde)
Père Anselm Grün (moine)
Sibylle Havemann (Berlin)
Dr Roman Herzog (ex-président fédéral)
Christoph Hein (scénariste)
Dr H. C. Burkhard Hirsch (ex Vice président du Bundestag)
Volker Hörner (recteur)
Josef Jacobi (agriculteur biologique)
Dr Sigmund Jähn (ex-astronaute)
Uli Jörges (journaliste)
Prof. Dr H. C. Dr Margot Käßmann (ex-présidente du Conseil Protestant allemand et évêque)
Dr Andrea von Knoop (Moscou)
Prof. Dr Gabriele Krone-Schmalz (ex-correspondant de la chaine tv ARD à Moscou)
Friedrich Küppersbusch (journaliste)
Vera von Lehndorff Gräfin (artiste)
Irina Liebmann (scénariste)
Dr H. C. Lothar de Maizière (ex premier ministre de la RDT, ex-ministre de la RFT)
Stephan Märki (directeur du Theatre de Bern)
Prof. Dr Klaus Mangold (président de Mangold Consulting GmbH)
Reinhard e Hella Mey (auteur chanteur)
Ruth Misselwitz (pasteur protestant de Pankow)
Klaus Prömpers (journaliste)
Prof. Dr Konrad Raiser (ex-secrétaire général du Conseil oecuménique mondial des Églises)
Jim Rakete (photographe)
Gerhard Rein (journaliste)
Michael Röskau (ex dirigeant ministeriel)
Eugen Ruge (scénariste)
Dr. H. C. Otto Schily (ex-ministre federal de Interieur)
Dr H. C. Friedrich Schorlemmer (spécialiste en théologie, militant des droits civils)
Georg Schramm (comique)
Gerhard Schröder (ex-Chancellier federal)
Philipp von Schulthess (acteur)
Ingo Schulze (scénariste)
Hanna Schygulla (actrice, chanteuse)
Dr Dieter Spöri (ex-ministre des Affaires économiques)
Prof. Dr. Fulbert Steffensky (théologue catholique)
Dr Wolf-D. Stelzner (Managing Partner: WDS-Institut für Analysen in Kulturen mbH)
Dr Manfred Stolpe (ex ministre fédéral, ex-gouverneur du Brandebourg)
Dr Ernst-Jörg von Studnitz (ex-ambassadeur)
Prof. Dr Walther Stützle (ex-secrétaire d’État à la Défense)
Prof. Dr Christian R. Supthut (ex-Conseiller en Droit)
Prof. Dr H. C. Horst Teltschik (ex-conseiller auprès du Bureau fédéral pour la sécurité et la politique étrangère)
Andres Veiel (metteur en scène)
Dr. Hans-Jochen Vogel (ex ministre federal de la Justice)
Dr Antje Vollmer (ex-Vice-président du Bundestag)
Bärbel Wartenberg-Potter (éveque emerite de Lubecca)
Dr Ernst Ulrich von Weizsäcker (scientifique)
Wim Wenders (metteur en scène)
Hans-Eckardt Wenzel (Auteur chanteur)
Gerhard Wolf (écrivain, éditeur)

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 14:57

Lu sur le blog de Jean Ortiz sur Humanite.Fr

Chroniques Latines
Jean Ortiz
Un nouveau Venezuela est en train de naître

Le blog de Jean Ortiz. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ».

Nous venons de séjourner plusieurs semaines au Venezuela, de sillonner le pays, des « llanos » (plaines) aux Andes, puis à la forêt amazonienne, de Caracas au delta de l’Orénoque, au contact des populations et communautés de base, en toute liberté de déplacement, dans un pays peu équipé pour recevoir le « tourisme international ». Un séjour en deux parties, la première plutôt brute , sans trop de médiations, à l’intérieur d’un pays-continent laboratoire, et la seconde à Caracas, plus protocolaire, afin de participer à la « Rencontre des intellectuels, artistes et mouvements sociaux, pour la défense de l’humanité ».

Durant notre parcours, très politique, nous avons été accueillis par des paysans, des pêcheurs, des enseignants, des « afro-descendants », des « peuples indigènes », des « comuneros » qui s’investissent dans la mise en place des « communes socialistes » (loi organique du 21 décembre 2010) et d’un « Etat communal » afin de consolider un « pouvoir populaire » et une révolution qu’ils veulent « irréversibles ».

Un premier constat s’impose : un nouveau Venezuela est en train de naître, le plus souvent dans l’invention, le tâtonnement, parfois même dans la douleur, aux forceps, dans le cadre d’une lutte des classes implacable. L’acteur de cet accouchement n’est autre que « le peuple président », sujet politique, orphelin de Chavez, mais devenu une sorte de « Chavez collectif ». La « vieille société », le système capitaliste encore dominant, l’Etat bourgeois, ne sont pas prêts à céder leur place démocratiquement, au nouveau né socialisant.

Ils se préparent à « l’affrontement final ». Infiltrés de Colombie, des groupes paramilitaires vont et viennent, dans la plupart des Etats. « Lorsque l’on partage équitablement le gâteau, il y en a qui perdent un peu, et qui ne s’y résignent pas ». Tirso Cereno  préside  l’association des pêcheurs du village de Querepare. « Avant Chavez, nous étions abandonnés, oubliés ». Cette fierté de « désormais exister », de compter, nous la retrouverons majoritairement partout. Tout comme l’esprit et la présence de Chavez. Présence, plus que souvenir. Les « bases chavistes » parlent du « comandante » au présent, imprégnées de sa présence absente. « Beaucoup déifient  Chavez », nous confie un enseignant de l’école expérimentale de « Pueblo nuevo », à Mérida. La déification sert de ressort propulseur, mais reste sur une base essentiellement affective, insuffisante face aux nouveaux défis.

Incontestablement, le chavisme, un corpus doctrinal intégrant le marxisme, le « nationalisme  révolutionnaire », la théologie de la libération et la pensée de Simon Bolivar, a survécu à Chavez, décédé le 2 mars 2013. L’opposition et son marionnettiste étatsunien escomptaient qu’une fois levé « l’obstacle Chavez », la révolution serait à cueillir comme un fruit mûr. D’où la tentative insurrectionnelle du printemps dernier (opération « Salida ») contre le président Maduro, mise en échec par le sang-froid du président, sa volonté pacificatrice, et le soutien populaire.

Malgré l’accentuation des contradictions internes du chavisme, le « camarade président-ouvrier » a consolidé son assise et pris une stature étonnante. Moins charismatique que Chavez, celui que l’opposition méprise parce que « prolétaire » (donc incompétent !),  gouverne avec une assurance et une force tranquille, compétente, en délégant beaucoup à la base, aux autogouvernements locaux que sont les « communes socialistes », en tenant des « séances gouvernementales de rue ». Le « camarade président -ouvrier » « se ha crecido » (« s’est affirmé »), nous dit-on souvent, et a pris une dimension qui n’a rien à envier aux médiocres politiciens occidentaux de marché. Il a annoncé une « offensive socialiste » pour le début de 2015, inspirée du « Plan Patrie, 2013-2019 », sorte de testament de Chavez. Ceux qui, de l’opposition ou à l’intérieur du chaviste PSUV, voudraient pactiser, freiner le cours des changements, en seront pour leurs frais. Maduro a opté pour une stratégie de réorganisation de l’Etat et de la société autour « d’espaces libérés » et de l’« empoderamiento » (transfert de pouvoir) aux acteurs sociaux et aux structures de base du « pouvoir populaire ». Un nouveau modèle politique et économique de développement s’esquisse, mais il reste pour l’essentiel à inventer, en cheminant.

La « guerre économique » que mènent l’opposition et l’oligarchie, prétend « user » la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement. Et tout fait ventre : sabotages, organisation de pénuries de produits de première nécessité (à Valencia, fin novembre, on ne trouvait ni antibiotiques pour enfants ni lait en poudre), stockage clandestin, marché noir, spéculation sur l’écart vertigineux entre le taux de change officiel de la monnaie, le bolivar, et celui « de la rue ».

Depuis deux ans, le pays doit affronter une crise économique qui affecte la vie quotidienne et peut menacer la stabilité politique. Lors de la clôture du congrès des mouvements sociaux du « Grand pôle patriotique », le 8 décembre 2014, le président a annoncé la création de « sept conseils présidentiels de pouvoir populaire », dont un de « la classe ouvrière et des courants syndicaux », et la décision de s’investir principalement sur le « front économique ».

Les cours du pétrole sont au plus bas depuis 2009. Les Etats-Unis et leurs relais au sein de l’OPEP, jouent de l’arme redoutable du pétrole. Ils inondent le marché du brut, provoquent la surabondance de l’offre afin de faire baisser le prix du baril et d’affecter les finances de pays comme le Venezuela et la Russie. Par ailleurs, le Venezuela reste prisonnier d’une politique intérieure, aberrante, des hydrocarbures, qui fait qu’un plein de cinquante litres d’essence nous a coûté 4 centimes d’euros. Le Venezuela a certes les plus grandes réserves pétrolières au monde mais il manque de moyens pour exploiter la riche « franja » (bande) de l’Orénoque. La « rente pétrolière » pousse à la facilité, à l’importation, au « court-termisme ». Mise désormais au service de la lutte contre la pauvreté, de la construction de milliers de logements sociaux (« Gran Mision Vivienda Venezuela »), elle ne parvient pas à générer pour l’instant un système économique diversifié et solide, moins dépendant d’un seul produit et d’un « monde globalisé ». L’inflation galope au-dessus de 70% et le gouvernement a dû augmenter les salaires de plus de 75%.

La guerre économique se double d’une guerre idéologique de tous les instants. Le Venezuela, victime du « blocus financier » du FMI, de la Banque Mondiale, vient de se voir attribuer, par des mercenaires de Washington, le « risque pays » le plus élevé au monde. Ahurissant pour qui s’y est promené de long en large, mais nécessaire pour préparer le terrain à « la reconquête » d’un pays clé pour la géopolitique mondiale.

A Caracas, faire la revue de presse consiste à acheter des quotidiens bien faits, mais rageusement et grossièrement antichavistes, comme « El Nacional », « El Universal », « Tal Cual » (qui intitule son éditorial du 24 novembre : « L’extermination de l’intelligence » -par le chavisme- ), et plus modérément : « Ultimas Noticias ». Le quotidien chaviste (gratuit) « Ciudad Caracas » n’est, lui, distribué qu’en centre ville.

L’opposition s’est redéployée autour des secteurs les plus extrémistes, partisans de « chasser Maduro » à n’importe quel prix. Son leader, martyr préfabriqué, Leopoldo Lopez, est toujours emprisonné à la suite des violences meurtrières (« guarimbas ») du printemps 2014 (43 victimes, la plupart chavistes). Dans tous les pays démocratiques, la subversion, l’appel à la violence, à la sédition, tombent sous le coup de la loi. « Au Venezuela, il n’y a pas de prisonniers politiques, seulement des politiques mafieux et subversifs en prison », opine le jeune militant Jenny Pacheco. L’ex-candidat présidentiel de la MUD (Table de l’opposition, de « l’unité démocratique », allant des sociaux-démocrates aux groupes fascisants), Henrique Capriles, jugé trop mou, se retrouve marginalisé et sans doute hors course.

La révolution doit « se révolutionnner », lance le président Maduro le 15 décembre 2014, lors de la célébration du 15ième anniversaire du processus constituant et de la nouvelle constitution bolivarienne . L’avenue Bolivar de Caracas, bénie des dieux par un soleil complice, a revêtu, sur des kilomètres, le rouge, dégoulinant de sueur, du chavisme. Parmi les dizaines de milliers de manifestants, une majorité d’ouvriers et de jeunes, qui scandent : « C’est ainsi, c’est ainsi que l’on gouverne !!», « Vers le haut, vers le bas, que les gringos aillent se faire foutre !! », « Ils ne reviendront pas !!», « Maduro, cogne dur sur les gringos !!», « Maduro, ami, le peuple est avec toi ». Plus que des slogans : des professions de foi et un engagement à la vie-à la mort.

Pour ce peuple des « ranchitos » (quartiers pauvres), des usines, des ateliers, pour ces jeunes étudiants des « universités bolivariennes », pour ces femmes libérées, ces militants de la « sexo-diversité », acteurs « visibles » d’une l’histoire qui s’écrit fièrement à chaque moment, « la révolution ne peut faire marche arrière », les « Missions sociales » « ne sont pas négociables ».

« Palante ! », « En avant donc ! », même si le président vient d’annoncer « une réduction des dépenses publiques » et des « ajustements nécessaires » à la suite de la chute de plus de 50% des cours du pétrole ; mais pas question de toucher aux budgets sociaux. Le gouvernement va réduire les importations, les investissements superflus, les salaires des hauts fonctionnaires, prélever sur les riches... Les couches moyennes, tiraillées, attendent de voir... Pour les chavistes, il faut gagner significativement les élections législatives de 2015, la 19ième consultation électorale depuis 1998. Si le résultat s’avérait serré, l’opposition pourrait recourir au « référendum révocatoire ».

Les Etats-Unis viennent de franchir un pas supplémentaire dans leur stratégie d’hostilité et d’agressions contre un Venezuela qu’ils veulent ramener sous leur coupe. Début décembre 2014, le congrès américain a voté un projet de loi (signé depuis par Obama), qui applique en fait des sanctions unilatérales à l’ensemble d’un peuple. Washington a décidé de s’ingérer toujours plus dans les affaires d’un pays souverain, en refusant tout visa à une liste de personnalités coupables, selon l’étalon autoproclamé étatsunien,  de « violation des droits de l’homme ». La vieille ficelle, qui a beaucoup servi, relève désormais du câble attrape-nigauds. Avec « l’empire », les violeurs ne sont jamais ceux qui sont pointés du doigt. De lourds nuages s’amoncèlent sur le Venezuela, coupable de récuser tranquillement le néolibéralisme, de transformer une utopie égalitaire en réalité naissante.

Simon Bolivar disait : « on ne guérit pas les gangrènes politiques avec des palliatifs »

 

0b89abb7bd6e1998ff51b62142319331_LLes médias alternatifs, dont ce site fait partie, représentent encore la portion congrue dans l’information du public. Pourtant ce genre de presse fait que les médias traditionnels perdent incontestablement du terrain. Il y a donc espoir, mince mais réel. Prenons l’exemple des États-Unis.

L’institut de sondage Gallup révèle que 57% des Américains ne font pas confiance aux médias. Ce pourcentage se dégrade d’année en année selon eux. Il y a des thèmes tabous que vous ne verrez jamais abordés dans les journaux à grande diffusion outre-Atlantique. Écrira-t-on que la Réserve Fédérale a un rôle nocif et désastreux, que le montant faramineux des dérivés est de nature à détruire tout le système financier, vous dira-t-on la vérité sur la désindustrialisation de l’Amérique et ce genre de presse  la voracité de Goldman Sachs ?

Il n’y a pas si longtemps, en 1983, une cinquantaine de corporations possédaient l’ensemble des médias aux USA. Aujourd’hui ils sont seulement six. Nous en donnons la liste. Ils décident de ce que nous regardons, écoutons, et lisons. Ils nous influencent et nous tiennent à l’écart de ce qu’ils ne désirent pas que nous sachions.

Ces six grands groupes de presse sont : Time Warner, Walt Disney, Viacom, Rupert Murdoch News Corp, CBS, et NBC. Vous les connaissez tous.

Time Warner :

Home Box Office (HBO), Time Inc., Turner Broadcasting System, Inc., Warner Bros. Entertainment Inc., CW Network (partial ownership), TMZ, New Line Cinema, Time Warner Cable, Cinemax, Cartoon Network, TBS, TNT, America Online, MapQuest, Moviefone, Castle Rock, Sports Illustrated, Fortune, Marie Claire, People Magazine

Walt Disney :

ABC Television Network, Disney Publishing, ESPN Inc., Disney Channel, SOAPnet, A&E, Lifetime, Buena Vista Home Entertainment, Buena Vista Theatrical Productions, Buena Vista Records, Disney Records, Hollywood Records, Miramax Films, Touchstone Pictures, Walt Disney Pictures, Pixar Animation Studios, Buena Vista Games, Hyperion Books

Viacom :

Paramount Pictures, Paramount Home Entertainment, Black Entertainment Television (BET), Comedy Central, Country Music Television (CMT), Logo, MTV, MTV Canada, MTV2, Nick Magazine, Nick at Nite, Nick Jr., Nickelodeon, Noggin, Spike TV, The Movie Channel, TV Land, VH1

News Corporation :

Dow Jones & Company, Inc., Fox Television Stations, The New York Post, Fox Searchlight Pictures, Beliefnet, Fox Business Network, Fox Kids Europe, Fox News Channel, Fox Sports Net, Fox Television Network, FX, My Network TV, MySpace, News Limited News, Phoenix InfoNews Channel, Phoenix Movies Channel, Sky PerfecTV, Speed Channel, STAR TV India, STAR TV Taiwan, STAR World, Times Higher Education Supplement Magazine, Times Literary Supplement Magazine, Times of London, 20th Century Fox Home Entertainment, 20th Century Fox International, 20th Century Fox Studios, 20th Century Fox Television, BSkyB, DIRECTV, The Wall Street Journal, Fox Broadcasting Company, Fox Interactive Media, FOXTEL, HarperCollins Publishers, The National Geographic Channel, National Rugby League, News Interactive, News Outdoor, Radio Veronica, ReganBooks, Sky Italia, Sky Radio Denmark, Sky Radio Germany, Sky Radio Netherlands, STAR, Zondervan

CBS Corporation  :

CBS News, CBS Sports, CBS Television Network, CNET, Showtime, TV.com, CBS Radio Inc. (130 stations), CBS Consumer Products, CBS Outdoor, CW Network (50% ownership), Infinity Broadcasting, Simon & Schuster (Pocket Books, Scribner), Westwood One Radio Network

NBC Universal :

Bravo, CNBC, NBC News, MSNBC, NBC Sports, NBC Television Network, Oxygen, SciFi Magazine, Syfy (Sci Fi Channel), Telemundo, USA Network, Weather Channel, Focus Features, NBC Universal Television Distribution, NBC Universal Television Studio, Paxson Communications (en partie), Trio, Universal Parks & Resorts, Universal Pictures, Universal Studio Home Video.

Les Américains ont faim de plus en plus pour la vérité et se rendent compte que ce n’est pas dans les medias traditionnels, concentrés entre les mains d’une minorité dirigeante, qu’ils la trouveront. L’apôtre Jean a écrit dans la bible « Et vous connaîtrez la liberté, et la liberté vous rendra libre ». Il est certain que ce n’est pas en s’adressant à une presse aussi concentrée, véritable outil de désinformation, que la liberté va apparaître et que nous serons libérés de nos entraves.

L’Américain regarde en moyenne 153 heures par mois d’émissions et nouvelles. On lui martèle dans la tête les messages qui l’abrutissent et le conditionnent.

Ce glissement imperceptible des medias de masse vers l’Internet engendre une stratégie qui consiste pour la cabale à infiltrer les blogs et les medias alternatifs. C’est beaucoup plus pervers que s’organiser en medias dominants traditionnels. Peu s’en méfient. Troupeau docile pour les industries pharmaceutiques et agro-alimentaires, conditionnés par la presse à grande diffusion, proies de la finance, si la vérité nous sera connue et nous rendra libres, ce n’est pas gagné et pas pour aujourd’hui. En être conscients et s’organiser, réagir, serait un premier pas.

Nous avons pris exemple sur les Etats-Unis. Le même schéma s’applique à l’identique chez nous. Je lis sur des milliers de blog l’écoeurement des auteurs du parti-pris des pseudo-journalistes qui mènent les interviews de façon tronquée, et leurs messages lucides m’apportent l’espoir. Auparavant, avant l’Internet, cela ne transparaissait que dans les urnes et excluait toute organisation dans la ‘dissidence’, ou la ‘résistance’. Deux mots qui ont été chargés de connotation négative par les manipulateurs qui nous gouvernent.

Algarath

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0b89abb7bd6e1998ff51b62142319331_LLes médias alternatifs, dont ce site fait partie, représentent encore la portion congrue dans l’information du public. Pourtant ce genre de presse fait que les médias traditionnels perdent incontestablement du terrain. Il y a donc espoir, mince mais réel. Prenons l’exemple des États-Unis.

L’institut de sondage Gallup révèle que 57% des Américains ne font pas confiance aux médias. Ce pourcentage se dégrade d’année en année selon eux. Il y a des thèmes tabous que vous ne verrez jamais abordés dans les journaux à grande diffusion outre-Atlantique. Écrira-t-on que la Réserve Fédérale a un rôle nocif et désastreux, que le montant faramineux des dérivés est de nature à détruire tout le système financier, vous dira-t-on la vérité sur la désindustrialisation de l’Amérique et ce genre de presse  la voracité de Goldman Sachs ?

Il n’y a pas si longtemps, en 1983, une cinquantaine de corporations possédaient l’ensemble des médias aux USA. Aujourd’hui ils sont seulement six. Nous en donnons la liste. Ils décident de ce que nous regardons, écoutons, et lisons. Ils nous influencent et nous tiennent à l’écart de ce qu’ils ne désirent pas que nous sachions.

Ces six grands groupes de presse sont : Time Warner, Walt Disney, Viacom, Rupert Murdoch News Corp, CBS, et NBC. Vous les connaissez tous.

Time Warner :

Home Box Office (HBO), Time Inc., Turner Broadcasting System, Inc., Warner Bros. Entertainment Inc., CW Network (partial ownership), TMZ, New Line Cinema, Time Warner Cable, Cinemax, Cartoon Network, TBS, TNT, America Online, MapQuest, Moviefone, Castle Rock, Sports Illustrated, Fortune, Marie Claire, People Magazine

Walt Disney :

ABC Television Network, Disney Publishing, ESPN Inc., Disney Channel, SOAPnet, A&E, Lifetime, Buena Vista Home Entertainment, Buena Vista Theatrical Productions, Buena Vista Records, Disney Records, Hollywood Records, Miramax Films, Touchstone Pictures, Walt Disney Pictures, Pixar Animation Studios, Buena Vista Games, Hyperion Books

Viacom :

Paramount Pictures, Paramount Home Entertainment, Black Entertainment Television (BET), Comedy Central, Country Music Television (CMT), Logo, MTV, MTV Canada, MTV2, Nick Magazine, Nick at Nite, Nick Jr., Nickelodeon, Noggin, Spike TV, The Movie Channel, TV Land, VH1

News Corporation :

Dow Jones & Company, Inc., Fox Television Stations, The New York Post, Fox Searchlight Pictures, Beliefnet, Fox Business Network, Fox Kids Europe, Fox News Channel, Fox Sports Net, Fox Television Network, FX, My Network TV, MySpace, News Limited News, Phoenix InfoNews Channel, Phoenix Movies Channel, Sky PerfecTV, Speed Channel, STAR TV India, STAR TV Taiwan, STAR World, Times Higher Education Supplement Magazine, Times Literary Supplement Magazine, Times of London, 20th Century Fox Home Entertainment, 20th Century Fox International, 20th Century Fox Studios, 20th Century Fox Television, BSkyB, DIRECTV, The Wall Street Journal, Fox Broadcasting Company, Fox Interactive Media, FOXTEL, HarperCollins Publishers, The National Geographic Channel, National Rugby League, News Interactive, News Outdoor, Radio Veronica, ReganBooks, Sky Italia, Sky Radio Denmark, Sky Radio Germany, Sky Radio Netherlands, STAR, Zondervan

CBS Corporation  :

CBS News, CBS Sports, CBS Television Network, CNET, Showtime, TV.com, CBS Radio Inc. (130 stations), CBS Consumer Products, CBS Outdoor, CW Network (50% ownership), Infinity Broadcasting, Simon & Schuster (Pocket Books, Scribner), Westwood One Radio Network

NBC Universal :

Bravo, CNBC, NBC News, MSNBC, NBC Sports, NBC Television Network, Oxygen, SciFi Magazine, Syfy (Sci Fi Channel), Telemundo, USA Network, Weather Channel, Focus Features, NBC Universal Television Distribution, NBC Universal Television Studio, Paxson Communications (en partie), Trio, Universal Parks & Resorts, Universal Pictures, Universal Studio Home Video.

Les Américains ont faim de plus en plus pour la vérité et se rendent compte que ce n’est pas dans les medias traditionnels, concentrés entre les mains d’une minorité dirigeante, qu’ils la trouveront. L’apôtre Jean a écrit dans la bible « Et vous connaîtrez la liberté, et la liberté vous rendra libre ». Il est certain que ce n’est pas en s’adressant à une presse aussi concentrée, véritable outil de désinformation, que la liberté va apparaître et que nous serons libérés de nos entraves.

L’Américain regarde en moyenne 153 heures par mois d’émissions et nouvelles. On lui martèle dans la tête les messages qui l’abrutissent et le conditionnent.

Ce glissement imperceptible des medias de masse vers l’Internet engendre une stratégie qui consiste pour la cabale à infiltrer les blogs et les medias alternatifs. C’est beaucoup plus pervers que s’organiser en medias dominants traditionnels. Peu s’en méfient. Troupeau docile pour les industries pharmaceutiques et agro-alimentaires, conditionnés par la presse à grande diffusion, proies de la finance, si la vérité nous sera connue et nous rendra libres, ce n’est pas gagné et pas pour aujourd’hui. En être conscients et s’organiser, réagir, serait un premier pas.

Nous avons pris exemple sur les Etats-Unis. Le même schéma s’applique à l’identique chez nous. Je lis sur des milliers de blog l’écoeurement des auteurs du parti-pris des pseudo-journalistes qui mènent les interviews de façon tronquée, et leurs messages lucides m’apportent l’espoir. Auparavant, avant l’Internet, cela ne transparaissait que dans les urnes et excluait toute organisation dans la ‘dissidence’, ou la ‘résistance’. Deux mots qui ont été chargés de connotation négative par les manipulateurs qui nous gouvernent.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 08:31

Commentaires : Nous avons cherché ces infos sur nos médias nationaux.  Nous n'avons pas trouvé.  Autocensure ou censure ?  Les esprits bien-pensants diront que c'est de la propagande russe.  Qu'ils nous donnent donc les informations.  Nous sommes abreuvés d'images, de faits divers, mais fort peu d'analyses ou de reportages de fond sur des sujets qui nous concernent pourtant.  Qui sont les partisans de la tension et des sanctions en Europe ? Guerre ou paix ?  La question mérite que les citoyens y réfléchissent.  Ce sont eux qui subissent la politique imposée par les Etats-Unis et à laquelle se soumettent les responsables politiques européens.  D'autant que Poutine a récemment fait observer que pendant que les échanges avec l'UE diminuaient, ceux avec les Etats-Unis augmentaient...

 

Lu sur El Diablo

UE-drapeau-plis.jpg

Le chancelier autrichien Werner Faymann a déclaré hier que les pays européens n'avaient aucun intérêt à voir s'effondrer l'économie russe et qu'il ne partageait pas, à titre personnel, cette "euphorie du succès des sanctions contre la Russie", écrit lundi le quotidien Kommersant. D'autres hommes politiques européens ont récemment soutenu cette position au sujet des sanctions, qui divisent toujours l'Union européenne (UE). Les pays-membres devront trouver un consensus d'ici mars 2015, date à laquelle un éventuel prolongement des mesures sera décidé.

Le chancelier autrichien Werner Faymann a sévèrement critiqué ce renforcement potentiel des sanctions contre la Russie dans une interview publiée dimanche dans le quotidien Osterreich:

"Je ne peux pas partager cette euphorie du succès des sanctions contre la Russie, qui touche de nombreux Européens. Je ne vois aucune raison de s'enthousiasmer et ne comprends pas pourquoi un effondrement de l'économie russe devrait nous réjouir". Et d'ajouter: "Quand on construit un nouveau mur isolant l'économie russe, on scie la branche sur laquelle on est assis". Par ailleurs, il affirme avoir récemment évoqué les perspectives de résolution de la crise avec le président russe Vladimir Poutine. Malgré ces retenues, il considère que les sanctions déjà en vigueur sont justes, rappelant qu'elles ont été prises en tant que mesure de riposte.


D'autres hommes politiques européens ont récemment partagé des opinions similaires: les ministres des Affaires étrangères allemand et danois, Frank-Walter Steinmeier et Martin Lidegaard, s'inquiètent également d'une déstabilisation de la Russie. "L'Europe doit répondre sévèrement aux événements inacceptables, comme ceux qui se déroulent en Ukraine, a déclaré le premier ministre italien Matteo Renzi. Mais la Russie a une importance stratégique pour l'Italie et toute l'Europe. Il nous faut trouver des points communs car mettre ce pays à genoux ne bénéficie, aujourd'hui, à personne".

 

Quoi qu'il en soit, cette question divise toujours les pays-membres. "Des partisans de mesures radicales - pas seulement aux États-Unis - exigent même l'entrée de l'Ukraine à l'Otan", a indiqué hier au Tagesspiegel Sigmar Gabriel, vice-chancelier allemand et chef du Parti social-démocrate. Lors du sommet de l'UE en fin de semaine dernière, l'adoption de nouvelles sanctions contre la Crimée - que les Européens considèrent comme une partie du territoire ukrainien - a illustré parfaitement ces propos. L'ordre du jour de cette rencontre n'a même pas prévu une révision des sanctions contre la Russie. "Nous devons conserver les mesures actuelles jusqu'au changement d'attitude de la Russie et l'arrêt de son agression en Ukraine", a fait remarquer le premier ministre britannique David Cameron.


"Les propos des leaders italien et autrichien constituent non seulement une partie de leur rhétorique traditionnelle prorusse ou antirusse, mais aussi une conséquence rationnelle de leurs intérêts économiques à long terme, estime Sergueï Outkine, chef du département d'évaluations stratégiques du Centre d'analyse des situations auprès de l'Académie russe des sciences. Limiter l'activité des acteurs économiques du pays est une chose, mais laisser s'effondrer l'économie et le marché russes - bien que les sanctions ne soient pas la seul raison de cette situation - est tout à fait différent."

 

Les premiers résultats de ce litige devraient être connus en mars prochain, quand les pays-membres de l'UE décideront d'une prolongation éventuelle des sanctions. Selon Sergueï Outkine, il ne s'agirait pas d'une scission au sein de l'UE mais "d'un avantage en faveur des partisans d'une réponse plus dure ou plus souple envers la Russie".


"La pression des sanctions dépend des événements à l'est de l'Ukraine, rappelle l'expert. Et bien que certains pays montrent depuis longtemps une approche plus nuancée, toutes les sanctions ont été adoptées par consensus". Une source européenne explique que les pays-membres ont déjà un plan d'action pour le scénario négatif, mais le renforcement des sanctions économiques n'est à l'ordre du jour qu'en cas "d'aggravation de la situation ou de changement de frontières géographiques".

MOSCOU, 22 décembre 2014 - RIA Novosti
L'infographie sur les sanctions adoptées contre la Russie et mesures de rétorsion
Lu sur la Tribune.fr
Poutine "surpris" que le commerce russe profite aux Etats-Unis et non à l'Europe
(Crédits : Reuters) latribune.fr  |  22/12/2014, 18:23  - 


Le président russe a fait part de son "étonnement" après avoir divulgué les chiffres du commerce avec l'Union européenne et les Etats-Unis. Le président russe semble insinuer que les Américains profiteraient des sanctions infligées contre la Russie au détriment des Européens...

Vladimir Poutine n'a pas boudé son plaisir ce lundi en envoyant une nouvelle "pique" aux Européens. Le président russe a ainsi feint l'étonnement en annonçant que si le commerce entre la Russie et l'Union Européenne avait bien baissé sous l'effet des sanctions, celui avec les Etats-Unis avait au contraire augmenté.

 

"Lorsque j'ai regardé les statistiques aujourd'hui, certaines choses m'ont surpris", a déclaré l'homme fort de la Russie avant de préciser: "Les échanges commerciaux avec l'Union européenne ont chuté de 4,3% et les importations ont aussi diminué de l'ordre de 7-8-10 % selon les pays".

Les importations en provenance des Etats-Unis: +23%

Vladimir Poutine a indiqué que la situation continuait à se "dégrader" avec l'Allemagne, l'un de ses principaux partenaires en Europe. A l'inverse, les échanges commerciaux auraient augmenté de 7% entre la Russie et les Etats-Unis, selon le président russe. Les importations en provenance des Etats-Unis auraient même augmenté de 23%.

Le Kremlin semble insinuer que les Européens sont les grands perdants de la crise ukrainienne et des sanctions qui frappent la Russie, et ce au profit des États-Unis. Ceux-là même qui ont soutenu Bruxelles, d'après les Russes, dans la surenchère des sanctions commerciales à l'encontre de Moscou...

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 14:14

Le nouveau grand défi de Cuba

cuba-estados-unidos1

Après qu’en 1959 la révolution cubaine eut mis fin à la domination étasunienne, commencée avec la guerre hispano-américaine de 1898, les USA ont essayé pendant plus d’un demi siècle de reconquérir Cuba en ayant recours à tous les moyens : de l’invasion au terrorisme d’Etat, de l’isolement à l’embargo. Mais la résistance du peuple cubain, organisé en « Etat socialiste de travailleurs, indépendant et souverain » (Art. 1 de la Constitution), a fait échouer la tentative. Le président Barack Obama a été obligé d’en prendre acte, en rétablissant les relations diplomatiques et en allégeant partiellement l’embargo.

Cette décision est accueillie avec joie par les Cubains et par ceux qui les ont soutenus, en tant que fruit de leur lutte. Mais on assiste en même temps à une vaste campagne qui exhausse aux honneurs de l’Histoire le président Obama, comme s’il avait opéré une coupure nette dans l’agressive politique étasunienne envers Cuba. Interprétation démentie par la Maison-Blanche même. « Des décennies d’isolement de Cuba par les Etats-Unis -lit-on dans le document officiel- ne sont pas parvenus à réaliser notre objectif : aujourd’hui, comme en 1961, Cuba est gouverné par les Castro et par le Parti communiste ». En rétablissant les relations diplomatiques, « les USA concentrent leurs efforts dans la promotion de l’indépendance du peuple cubain, afin que celui-ci n’aient pas à se fier à l’Etat cubain ».

L’administration Obama, donc, ne change pas la stratégie visant à la destruction de l’Etat cubain. Elle ne change que la façon de la réaliser. Il n’y aura pas de nouveau débarquement type celui de la Baie des Cochons, effectué en 1961, sous la présidence du démocrate Kennedy, par des contre-révolutionnaires cubains entraînés et financés par la Cia. Il y aura, sous la présidence du démocrate Obama, un débarquement d’organisations « non-gouvernementales » (émanation de la Cia et du Département d’Etat), envoyées par Washington pour «des projets humanitaires de soutien au peuple cubain ». Le Congrès des Etats-Unis -souligne le document de la Maison-Blanche – a attribué d’importants « fonds pour la programmation de la démocratie à Cuba, finalisés pour fournir de l’assistance humanitaire, promouvoir les droits humains et les libertés fondamentales, soutenir le libre flux d’informations, encourager les réformes dans nos contacts à haut niveau avec des fonctionnaires cubains ». Seront en particulier financées « les activités de fondations privées et d’instituts de recherche et d’instruction ».

Avec les organisations « non-gouvernementales » aux poches pleines de dollars, débarqueront les multinationales étasuniennes qui, écrit le New York Times, sont en train de constituer une « tête de pont » pour pénétrer avec leurs capitaux dans l’économie cubaine, en visant le secteur des biotechnologies (très développé à Cuba), celui des mines (surtout de nickel dont Cuba possède une des plus grandes réserves du monde), le secteur hôtelier et touristique aux grosses potentialités. Le défi qu’a devant lui le peuple cubain est comment empêcher que les conquêtes de la révolution ne soient annulées par la nouvelle offensive menée par Washington avec des outils non moins dangereux que les précédents. Aujourd’hui la situation est plus favorable pour Cuba : une grande partie de l’Amérique latine n’est plus « l’arrière-cour des Etats-Unis » et Cuba, avec le Venezuela (objet de nouvelles sanctions étasuniennes) et d’autres pays, a donné vie à l’Alliance bolivienne pour les Amériques (Alba).

Décisive sera donc une nouvelle génération qui, à Cuba, continue la révolution, en faisant échouer le plan de Washington de démolir l’Etat socialiste au nom d’une « indépendance du peuple cubain », qui serait une nouvelle dépendance à l’impérialisme étasunien.

Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Edition de mardi 23 décembre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-nuova-grande-sfida-di-cuba/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:48

CARICOM-CUBA.jpg

carte-cuba

La communauté internationale 

exhorte les Etats-Unis 

à mettre fin aux sanctions contre Cuba

Partout dans le monde, des voix s’élèvent pour réclamer à Washington la fin de l’état de siège économique contre Cuba et l’adoption d’une politique plus rationnelle.


Lors du sommet régional de la Communauté des Caraïbes tenu à La Havane en décembre 2014, les quinze Etats-membres ont unanimement réclamé aux Etats-Unis la fin des sanctions contre Cuba. Par son président Gaston Browne, premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, la CARICOM a exhorté Washington à abandonner la mentalité de la Guerre Froide : « J’appelle le président Obama à lever immédiatement cet embargo absurde ».


Depuis plus d’un demi-siècle, les Etats-Unis imposent des sanctions économiques extrêmement sévères qui affectent toutes les catégories de la population cubaine et tous les secteurs de la société. Dotées d’un caractère extraterritorial et rétroactif, elles constituent une grave violation du Droit international et représentent le principal obstacle au développement économique de l’île.


En octobre 2014, pour la 23ème année consécutive, 188 pays ont voté pour la levée des sanctions contre Cuba lors de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies. Washington s’est une nouvelle fois vu infliger un camouflet politique cinglant, se retrouvant isolé sur la scène internationale. Seul Israël a apporté son soutien aux Etats-Unis.


De nombreuses voix se sont élevées aux Etats-Unis pour réclamer un changement de politique à l’administration démocrate. Hillary Clinton, secrétaire d’Etat durant le premier mandat de Barack Obama, avait exhorté l’actuel président à assouplir l’état de siège contre Cuba, et même à éliminer complètement les sanctions en raison de leur caractère anachronique, cruel et inefficace. « L’embargo n’a pas atteint ses objectifs », a-t-elle souligné dans son ouvrage Hard Choices, ajoutant que l’hostilité vis-à-vis de l’île était très mal perçue en Amérique latine et constituait un obstacle au développement des échanges avec les pays du Sud.


Charlie Crist, ancien gouverneur démocrate de la Floride, où réside la plus grosse communauté cubano-américaine des Etats-Unis, a également fait part de sa circonspection quant au maintien des sanctions. « Je suis arrivé à la conclusion que nous devons lever l’embargo. La définition de la folie est de refaire la même chose est d’espérer un résultat différent », a-t-il souligné, en rappelant le caractère irrationnel de la politique étrangère des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba.


La Chambre de commerce des Etats-Unis, qui représente le monde des affaires et près de 3 millions d’entreprises, a appelé la Maison-Blanche à établir une nouvelle relation avec La Havane. Thomas Donohue, son président, s’est rendu à Cuba et a lancé un appel aux responsables politiques étasuniens : « Trop longtemps, la relation entre nos nations a été définie par nos différences. Il est temps d’ouvrir un nouveau chapitre des relations entre les Etats-Unis et Cuba, et ce moment, c’est maintenant […]. Il est temps d’éliminer les barrières politiques établies de longue date et de gommer nos différencesC’est dans l’intérêt du peuple américain et des entreprises américaines ». Donohue a été charmé la beauté de l’île : « Cuba est un endroit merveilleux ». Il a appelé Obama à lever les restrictions qui pèsent sur les citoyens étasuniens, lesquels sont interdits de séjour à Cuba, alors qu’ils peuvent se rendre dans n’importe quel autre pays du monde : « Nous souhaitons que les Américains qui n’ont pas de famille à Cuba puissent également voyager ».

Dans un long éditorial, le New York Times a enjoint Washington à changer de politique et à établir une relation plus apaisée avec La Havane :

 « Pour la première fois depuis plus de 50 ans, un changement de politique aux Etats-Unis et à Cuba rend politiquement possible le rétablissement de relations diplomatiques formelles et le démantèlement de cet embargo insensé. […] M. Obama devrait saisir l’opportunité de mettre un terme à une longue ère d’inimitié et aider la population qui a énormément souffert […]. Le gouvernement [cubain] a fait part de sa disposition à rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis sans conditions. En guise de premier pas, l’administration Obama devrait éliminer Cuba de la liste du Département d’Etat des nations soutenant le terrorisme […]. Le gouvernement des Etats-Unis reconnait que La Havane joue un rôle constructif dans le conflit en Colombie en accueillant des pourparlers entre le gouvernement et les leaders de la guérilla. Depuis 1961, Washington a imposé des sanctions pour se débarrasser du régime castriste. Au fil du temps, il est devenu évident pour de nombreux responsables américains que l’embargo est un échec cinglant. […]. Un sondage récent montre qu’une ample majorité de Cubains-américains de Miami sont désormais opposés à l’embargo. Une majorité significative d’entre eux est favorable au rétablissement de relations diplomatiques, reflétant ainsi le point de vue de l’ensemble des Américains ».

 

Même l’Eglise catholique cubaine a fortement critiqué la politique des Etats-Unis lors de la Conférence des Evêques catholiques de Cuba (COCC). « La population souffre de l’isolement dont est l’objet Cuba de la part des Etats-Unis car cette politique contribue à accroitre les difficultés des plus faibles ».

 

En persistant à appliquer une politique obsolète datant de la Guerre froide, qui affecte les secteurs les plus fragiles de la société cubaine, Washington se retrouve isolé au sein de la communauté internationale qui ne comprend pas cet acharnement à maintenir un état de siège inefficace et contreproductif. Désormais, le seul pays d’Amérique à ne pas disposer de relations diplomatiques et commerciales normales avec Cuba sont les Etats-Unis. A deux ans de la fin de son second mandant, Barack Obama serait avisé de prêter une oreille attentive à cette exhortation unanime et d’accepter le rameau d’olivier tendue par La Havane.


Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1 

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr 


Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 10:23
Lu sur le blog de Jacques Sapir "Russeurope"
Spéculations sur le Rouble 
16 décembre 2014 Par

 

Le rouble a été durement attaqué hier, lundi, et a connu une nouvelle baisse importante. En réaction, la Banque Centrale de Russie a monté son taux directeur de 10,5% par an à 17%. Cette réaction, dont on peut comprendre la logique, risque d’être insuffisante. Compte tenu de la nature des attaques spéculatives dont le Rouble est l’objet, seul des mesures de contrôle des capitaux sont en mesure de ramener le calme sur le marché des changes.

I. Un mouvement clairement spéculatif.

Il est clair désormais que le rouble fait l’objet d’attaques spéculatives. Les causes structurelles de sa baisse sont connues :

  • (1) Baisse des prix du pétrole.
  • (2) Endettement des entreprises russes en Dollar et nécessité pour ces entreprises de rembourser pour 120 milliards de Dollars dans le deuxième semestre de 2014.
  • (3) Raréfaction des dollars sur le marché russe du fait des sanctions financières imposées par les Etats-Unis et appliquées par nombre de banques européennes.
  • (4) Conjoncturellement, hausse de la demande de dollars pour payer les importations de biens de luxe du fait des fêtes de Noël.

Ces causes sont connues. Mais il est aussi clair que l'on est en présence d'un mouvement spéculatif. Les effets de ce derniers peuvent être lus dans les graphiques suivants.

Graphique 1

Volumes sur le marché des changes – Marché au comptant

 A - Rubl Compatnt

Graphique 2

Volumes sur le marché des changes – Marché à terme

 A - Rub Lendemain

Sources : graphiques 1 et 2 – Banque Centrale de Russie et Marché Interbancaire des Changes (MICEX-MMVB)

On sait aussi que les pressions à la baisse devaient se ralentir, voire s’inverser, au début de 2015. Les remboursements des entreprises russes doivent baisser fortement en 2015 et l'on peut penser que le prix du baril de pétrole va remonter à partir de février, en raison de risques que cette baisse fait courir à l'économie américaine. Rien ne peut justifier les mouvements récents, rien sauf le spéculation. L’ampleur des mouvements récents traduit en réalité une spéculation de la part d’acteurs russes mais aussi étranger (des fonds spéculatifs). C’est cette spéculation à la baisse qui a provoqué la chute brutale du Rouble lundi 15 décembre.

Graphique 3

Mouvement des remboursements

A - PaiementsTrim - copie

Source: Banque Centrale de Russie. Estimation du solde positif de la balance commerciale de la Russie à 10 milliards de dollars par mois.

II. Une réaction logique mais sans doute inefficace.

Dans ce contexte, la décision prise dans la nuit du 15 au 16 par la Banque Centrale de Russie se comprend parfaitement. Pour casser la spéculation elle monte fortement les taux afin de rendre le rouble plus cher. Les agents qui contracteraient des emprunts en roubles pour les transformer en dollars devront payer bien plus cher. Mais, un taux de 17% par an n’est pas dissuasif pour ce genre de spéculation où les positions prises le sont à la journée voire, au plus, à la semaine. La BCR devra alors soit continuer de faire monter ses taux soit noyer le marché par des ventes massives de dollars afin de faire remonter brutalement le Rouble et de prendre les spéculateurs à contre-pied, leur faisant perdre beaucoup d’argent.

C’est donc une stratégie possible, les réserves en devises de la BCR sont largement suffisantes, mais c’est une stratégie couteuse. Les montants que la BCR devra accepter de dépenser pourraient atteindre les 100 milliards de dollars en quelques semaines si elle veut faire du mal aux spéculateurs. Par ailleurs, cette très forte hausse des taux aura des conséquences très négatives pour l’économie, au moment ou de nombreuses entreprises russes cherchent à investir pour développer des productions de substitution aux importations. Dans ces conditions, soit il s’agit d’une politique de court terme, et on verra ce qui se passe sur le marché des changes très vite, soit la BCR devra se résoudre à introduire un contrôle des capitaux comme nous le lui avons conseillé depuis plusieurs mois.

III. Des mesures de contrôles sont plus efficaces.

Il est en effet connu que des mesures de contrôle des capitaux sont des armes efficaces face à un marché qui est l’objet de mouvements spéculatifs. L’ampleur de cette spéculation conduit à des mouvements de capitaux importants, qui sont parfaitement identifiables et qui peuvent être interdits ou qui peuvent donner lieu à des pénalités dissuasives. Par ailleurs, un contrôle des capitaux a pour effet de déconnecter les taux d’intérêts internes et ceux des marchés internationaux. Il devient possible de baisser les taux d’intérêts, ce qui est profitable pour l’industrie et les entrepreneurs.

Des mesures de ce type ont été appliquées avec succès dans plusieurs pays. Elles sont désormais recommandées dans ce type de situation par le FMI et par de nombreux économistes. Mais, il est clair que c'est une décision politique. La BCR avait exclu en octobre le recours à des mesures de ce type. Elle va devoir prouver très rapidement que l’arme des taux peut être efficace. Dans le cas contraire, il faudra qu’elle mette très rapidement (d’ici à la semaine prochaine) en place un mécanisme efficace de contrôle des capitaux.


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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 10:31

Lu sur le blog "Histoire et société"

Analyse du Parti communiste d’Ukraine sur les ministres étrangers et la colonie ukrainienne

03 déc

Pyotr-Simonenko

Petro Symonenko :" l’Ukraine définitivement transformée en une colonie des pays occidentaux, la formation du nouveau gouvernement est un des événements plus tristement célèbres dans l’histoire moderne de l’Ukraine. "  Cette opinion a été exprimée par le chef du parti communiste d’Ukraine Petro Symonenko.

Petro Symonenko a dit que les étrangers peuvent travailler en tant que conseillers et consultants des politiciens ukrainiens ce qui est tout à fait normal, mais pas  qu’ils dirigent un ministère.

" Maïdana power » pour la première fois  a mis les étrangers à la tête de tous les secteurs de la société, " a ajouté Petr Simonenko.

Toutefois, pour le leader du parti communiste d’Ukraine, si l' "on considère l'afflux massif d’étrangers, le gouvernement n’est que la pointe de l’iceberg, car il faut que l’opinion publique ne puisse pas voir le processus de création d’un contrôle externe sur l’Ukraine.

L’Ukraine antérieure était sous le contrôle financier externe avec un crédit du FMI, après la série de récentes nominations au sein du gouvernement, il est clair qu’elle est  également dirigée  et administrée. C’est  une conséquence naturelle de l’insolvabilité de  « maïdana power. " "Il a développé une énorme dette extérieure et continue à supplier pour l’augmenter. Les États-Unis et l’Union européenne donnent à l’Ukraine de l’argent pour devenir une forteresse contre les Russes. Mais voici que les prêts occidentaux nous entraînent ùalheureusement vers une direction inconnue. Il semble que les prêteurs se sont  rendu compte que des milliards de dollars sont volés. D’où leur exigence  de mettre les  ressources sous la clé de ministres étrangers.

De là nous, communistes, pouvons faire comprendre à l’Ukraine qu’elle est finalement transformée en une colonie des États occidentaux, " a déclaré Petro Symonenko, ajoutant aussi que les Nationaux-patriotes aujourd’hui ne  désapprouvent pas  la dépendance colonial.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 10:22

UKRAINE-FMI.jpg

Une équipe du FMI sera au travail à Kiev le 9 décembre 2014 pour renforcer les mesures d’austérité pour la population déjà réduite à la misère. Le gouvernement ukrainien vient d’être constitué.


Il comprend au ministère des finances, l’américaine Nathalie Jaresko, qui a travaillé aux affaires étrangères et dirige un fonds d’investissement US.


Le ministère de l’économie est confié à un financier lituanien dirigeant d’un fonds spéculatif suédois . Il annoncé l’utilisation de «méthodes les plus radicales» pour «réformer».


Ces deux ministres ont été naturalisés quelques heures avant leur entrée en fonction.


Le FMI a prévu des prêts sous condition (ce qu’on appelle une aide), pour un montant de 27 milliards de dollars. Mais la faillite de l’économie est telle que ces sommes ne suffiront pas, selon la mission du FMI du mois de novembre. La première mesure imposé par le FMI en juillet a été l’augmentation du prix du gaz de 50%, qui a fait plonger l’économie.


L’Ukraine a une dette vis à vis de la Russie et doit en payer une partie pour obtenir la poursuite des livraisons de gaz. Le FMI, la Russie, et l’Ukraine se sont mis d’accord sur un échelonnement des paiements : 3,1 milliards ont été payé sur 5,3.


Dans les derniers mois, le gouvernement ukrainien sous la conduite des USA a engagé de lourdes dépenses militaires. La guerre a anéanti l’industrie de l’Est du pays  et a provoqué une récession dans toute l’Ukraine. Le plan d’austérité de juillet du FMI a prévu des hausses d’impôts qui se sont évaporées dans la guerre, la corruption et la spéculation.


Le charbon manque du fait de l’arrêt des mines du Donbass. La Russie vient de livrer 50 000 tonnes de charbon à Kiev afin d’alimenter les centrales électriques car les coupures d’électricité se multiplient, tandis que le gouvernement ukrainien engage de lourdes dépenses pour construire un mur à sa frontière Est.

 

source: POI

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